Priorité santé – Details, episodes & analysis
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Être en bonne santé est un besoin universel. Caroline Paré reçoit en direct des spécialistes pour faire le point sur l’actualité médicale dans le monde, faire de la prévention auprès du grand public, l’informer sur ses droits, sur les traitements et les moyens d’y accéder. *** Diffusions du lundi au vendredi vers toutes cibles à 09h10 TU (rediffusion à 01h10 TU). Tous les jours, posez vos questions par WhatsApp au + 33 7 61 18 46 41, par téléphone au + 33 1 84 22 75 75 ou par mail à priorite.sante@rfi.fr. Réalisation : Victor Uhl. Coordination : Ophélie Lahccen, Thalie Mpouho, Louise Caledec.
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Produits éclaircissants: pourquoi les utilise-t-on et comment arrêter?
vendredi 24 avril 2026 • Duration 48:29
[Questions de femmes] Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons de dépigmentation et de la pression sociale qui est exercée sur les femmes pour avoir un teint plus clair. Quels peuvent être les risques pour la santé ? Comment aider les femmes à arrêter cette pratique préjudiciable pour leur santé ? (Rediffusion)
Vouloir changer quelque chose dans son apparence, ça peut sembler à la fois légitime et naturel, surtout lorsque l'environnement y incite, et que l'on est persuadé que les produits employés sont inoffensifs, sur le plan de la santé. La dépigmentation volontaire est une pratique fréquente, dans certaines régions du monde. Une étude de l'OMS montre ainsi que près de 77% des femmes utiliseraient régulièrement ces produits éclaircissants au Nigeria, 66% au Congo-Brazzaville ou encore 50% au Sénégal.
Brûlures, infections, boutons ou vergeturesDerrière une pratique qui peut sembler à première vue inoffensive, existent en réalité de multiples risques pour la santé associés à l'usage de certains produits : des complications dermatologiques, mais aussi à long terme, un risque accru de maladies comme certains cancers ou le diabète…
Valoriser les peaux au naturelUne pression sociétale incite les femmes à ces usages : une représentation de la réussite sociale, une valorisation de modèles importés, et une forme de dépréciation de la peau noire ou naturelle, associée à des normes héritées de la colonisation.
Le cercle vicieux de la dépigmentationCette pratique dangereuse pour la santé est d'autant plus problématique qu'y mettre fin présente plusieurs difficultés. On associe ainsi la dépigmentation à une dépendance, très complexe à arrêter : dans un premier temps, la peau peut présenter des taches et imperfections qui vont conduire les personnes à reprendre cet usage. Certains dermatologues comparent les produits éclaircissants à une drogue.
Responsabilité publiqueIl faut donc envisager la sensibilisation d'un point de vue global, qui exclut la culpabilité des usagers et intègre la complexité de l'arrêt de la pratique, dans un environnement propice. La lutte contre la dépigmentation est donc non seulement l'affaire des soignants, des patients, mais aussi des pouvoirs publics, des médias et des supports de communication qui continuent de tolérer ou de faire la promotion de ces cosmétiques néfastes en particulier pour la santé des femmes.
Avec :
-
Ismahan Soukeyna Diop, maîtresse de conférences au Département de Psychologie et docteure en Psychologie clinique à l’Université de Cheikh Anta Diop à Dakar au Sénégal
-
Dr Elena Bougaire, dermatologue, activiste féministe, co-fondatrice de la Kimpavita, initiative culturelle féministe et éco-responsable.
-
La palabre au féminin de Charlie Dupiot.
Programmation musicale :
► Asa – Jailer
► Zily – Mamio.
Hausse des maladies cardiovasculaires en Afrique subsaharienne: comment mieux les prévenir?
jeudi 23 avril 2026 • Duration 48:29
Si les maladies infectieuses demeurent une cause majeure de mortalité dans la région africaine, les décès dus aux maladies chroniques sont en constante augmentation. Ce changement s’explique par la modification des habitudes telle que les habitudes alimentaires, la sédentarité et le vieillissement des populations. Parmi ces maladies chroniques, on compte les maladies cardiovasculaires. (Rediffusion)
Comment mieux prévenir ces maladies ? Comment atteindre toutes les populations, même les plus reculées ? Quels sont les enjeux en matière d’accès aux soins de pointe en cardiologie ? Deux spécialistes mauritaniens partagent leur expérience.
AVC, infarctus, atteinte des valves cardiaques : ces maladies constituent, d’après l’OMS, la principale cause de décès au niveau mondial. Longtemps considéré comme un risque sanitaire majeur réservé aux pays développés, ces atteintes cardiovasculaires dépassent désormais les maladies infectieuses comme principale cause de mortalité dans la région Afrique.
Facteurs de risques évitablesDerrière cette tendance - la transition épidémiologique - on retrouve comme explication l'incidence croissante de maladies chroniques, de l’hypertension artérielle, du diabète ou du surpoids, associés à l'urbanisation, aux changements d'alimentation et à la sédentarité conjugués.
Améliorer la préventionSi ces modifications en termes de mode de vie expliquent, en partie, la croissance du risque cardiovasculaire à l'échelle de l'Afrique, un certain nombre d’insuffisances viennent encore majorer ce fardeau : pas assez de sensibilisation, pas assez de dépistage et de diagnostic précoce et pas suffisamment de suivi et de spécialistes, pour les patients chroniques, pour stabiliser et contrôler les symptômes.
Cette question de la prévention cardiovasculaire en Afrique, constitue donc un enjeu majeur à l’échelle du continent. Un enjeu, et même une priorité !
Avec :
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Pr Sirakhé Camara, cardiologue à Nouakchott. Directeur du Centre National de Cardiologie et président de la Société mauritanienne de cardiologie
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Dr Fatimata Gatta Ba, cardiologue, cheffe de service des Urgences du Centre National de Cardiologie de Nouakchott en Mauritanie.
Programmation musicale :
► Innoss’B - Love Ya Rs
► JAZZWRLD, MaWhoo, Thukutela, Gi-Ceejay – Uzizwa Kanjan.
Questions de femmes : soulager les migraines
vendredi 10 avril 2026 • Duration 48:29
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, nous parlons des migraines. Les femmes sont en effet 2 à 3 fois plus touchées que les hommes. La migraine peut être accompagnée d’autres symptômes tels que les nausées ou une intolérance au bruit, à la lumière. Quelles sont les causes des migraines ? Pourquoi les femmes sont-elles plus concernées que les hommes ? Comment éviter l’automédication ?
La migraine est une maladie neurologique fréquente, qui concerne plus d’une personne sur 10. Elle peut entraîner la survenue de crises caractéristiques, avec des douleurs pulsatiles marquées sur la moitié de la tête (hémicrânie), des symptômes invalidants, des nausées, qui peuvent conduire à se couper des autres, à renoncer à certaines activités, pour limiter l’exposition à la lumière et au bruit.
Distinguer une migraine d'un mal de têteCertaines migraines sont précédées de signes caractéristiques – troubles visuels, fourmillements – on parle alors de migraines avec aura. La migraine ne doit pas être confondue avec un banal mal de tête et beaucoup de patients non-diagnostiqués, ont recours à l'automédication, ce qui va favoriser l'installation de formes chroniques de la migraine.
Traiter la migraine, c’est d’abord expliquer et bien comprendre les mécanismes et les facteurs déclenchants (stress, manque de sommeil, odeurs, cycle menstruel et activité hormonale pour les femmes...), pour identifier la prise en charge susceptible d’améliorer le quotidien et, si nécessaire, distinguer le traitement de crise aiguë du traitement de fond.
Avec :
-
Dr Arame Gaye, neurologue, neurophysiologiste au CHNU de Fann de Dakar au Sénégal.
La palabre au féminin de Charlie Dupiot.
Programmation musicale :
► Annie Flore Batchiellilys - Je t'invite
► Hendry Massamba - Ngé Ké Changer Kaka.
La maladie de Parkinson : des symptômes qui s’aggravent au fil du temps
jeudi 9 avril 2026 • Duration 48:29
La maladie de Parkinson est une affection chronique neurodégénérative. Deuxième cause de handicap moteur chez l’adulte après les accidents vasculaires cérébraux, la maladie de Parkinson se manifeste par différents symptômes, parmi lesquels des tremblements intermittents au repos et surtout de la lenteur des gestes ainsi que des atteintes non-motrices (anxiété, dépression, troubles de mémoire). Quels sont les traitements existants ? Peut-on ralentir l’évolution de la maladie ? Quels sont les symptômes invisibles de Parkinson ?
La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative provoquée par la destruction progressive des neurones à dopamine et contrairement aux idées reçues, ses symptômes ne se limitent pas aux tremblements ou mouvements involontaires ou ralentis, qui surviennent après une évolution silencieuse, une chute de la production du neurotransmetteur dopamine, dans un premier temps compensée par le cerveau. Au-delà de ces signes typiques, peuvent survenir aussi insomnies et fatigue, anxiété et dépression…
Des causes non définiesParkinson, une maladie associée dans la plupart des cas au vieillissement qui touche davantage les hommes que les femmes. En revanche, ses causes précises ne sont pas définies. Cette maladie fait peur, parce si les médicaments permettent d’en retarder l’évolution (associée à des soins de réadaptation physique ou de rééducation orthophonique par exemple), il n’existe pas actuellement de traitement curatif.
Les symptômes de Parkinson risquent à terme d’abîmer la qualité de vie (en perturbant la coordination, l'exécution des gestes, l'écriture ou encore la parole… mais également en altérant les fonctions cognitives et les émotions), de limiter l’autonomie et peuvent avoir un fort retentissement sur la santé mentale.
Avec :
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Pr David Devos, neurologue et pharmacologue à l'Université et au CHU de Lille. Directeur de l'équipe de recherche en neurosciences TREAT labellisée INSERM au sein du centre Lille Neurosciences & cognition de l’Université de Lille. Co-coordinateur du réseau NS PARK/F CRIN
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Pr Mendinatou Agbetou Houessou, professeure de Neurologie à l’Université de Parakou au Bénin.
Un reportage de Charlie Dupiot.
► En fin d’émission, nous donnons la parole à Nathalie Ernoult, directrice du plaidoyer pour l’accès aux médicaments chez Médecins Sans Frontières, suite à la lettre ouverte adressée par MSF au Laboratoire pharmaceutique américain Gilead. Ce dernier refuse de vendre à l’association du lénacapavir, un médicament essentiel en termes de prévention du VIH.
Programmation musicale :
► Pat Thomas, Kay Slice - Kwame Nkrumah.
Les Troubles du Comportement Alimentaire
mercredi 8 avril 2026 • Duration 48:29
Anorexie, boulimie et hyperphagie boulimique sont des troubles du comportement alimentaire (TCA) qui modifient le rapport à l’alimentation au niveau qualitatif (choix des aliments) ou quantitatif. Souvent associés à un trouble de la perception du corps, aussi appelé dysmorphophobie, les troubles alimentaires peuvent avoir de nombreuses répercussions sur la santé et nécessitent une prise en charge, qui peut nécessiter des hospitalisations de longue durée. Quelles peuvent être les causes de ces troubles ? Quelles prises en charge existent ? Quelles sont les complications de ces TCA ?
Ne pas assez manger, bannir certains aliments, trop manger, se faire vomir, s’épuiser par le sport, prendre des laxatifs : souffrir, mentir et ne plus savoir comment sortir de cette spirale cauchemardesque que personne n’imagine, ni ne comprend autour de soi. Troubles des conduites alimentaires, troubles des comportements alimentaires (TCA) : trois initiales derrière lesquelles on retrouve l'anorexie mentale, la boulimie et l'hyperphagie boulimique.
Ces TCA concernent le plus souvent les femmes, avec un déclenchement à l’adolescence – en association avec la dysmorphophobie (altération de la perception de son apparence physique –et peuvent engendrer une grande souffrance et des complications sévères (dépression, anxiété, carences alimentaires préjudiciables pour la santé cardiaque, aménorrhée, impact sur la santé buccodentaire…).
Une prise en charge complexeCes désordres alimentaires plus ou moins sévères peuvent nécessiter des hospitalisations de longue durée. Comme pour d'autres problèmes de santé mentale, ces TCA peuvent s'installer de manière insidieuse et silencieuse, et se vivre dans un premier temps de manière cachée, jusqu'à ce que la silhouette traduise les premiers symptômes visibles. La maladie se révèle alors à l’entourage, lorsque certains agissements compulsifs se sont installés, et commencent à faire partie du quotidien du patient (restrictions alimentaires, décompte des calories, vomissements, crises boulimiques…)
Ces troubles sont aujourd'hui associés à beaucoup de préjugés : parce qu’un certain nombre de personnes croient encore qu’il suffit de se remettre à manger pour se soigner. Leur prise en charge est complexe et douloureuse et demande un engagement puissant des patients, de son entourage et des soignants.
Avec :
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Dr Camille Ringot, médecin psychiatre spécialiste des troubles des conduites alimentaires (TCA) en Île-de-France. Co-auteure de l’ouvrage Quand manger te fait galérer, aux éditions Vuibert
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Dr Racky Wade-Kane, psychiatre au CHU de Fann à Dakar, au Sénégal. Enseignante-chercheure à la faculté de Médecine de l’université Cheikh Anta Diop, de Dakar.
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Jade Le Ruyet, auteure de l’ouvrage Je pèse mes maux aux éditions Baudelaire.
Programmation musicale :
► Mãeana – Meu pedaço de pecado
► Juls, Tyler Daley – You know I'm down.
La prématurité : principale cause de décès chez les enfants de moins de cinq ans
mardi 7 avril 2026 • Duration 48:29
On parle de prématurité lorsqu’un enfant nait avant 8 mois et demi de grossesse, soit 37 semaines d'aménorrhée. En fonction de l’âge gestationnel, on parle de grande ou très grande prématurité. Selon le degré de prématurité, ces bébés peuvent présenter une immaturité des organes qui ne sont pas prêts à fonctionner en dehors de l’utérus. Cela peut entrainer des complications, avec des degrés de sévérité variables. Selon l’OMS, environ 900 000 enfants meurent chaque année des complications de la prématurité.
Comment éviter ces naissances trop précoces ? Quelles peuvent en être les causes ? Quelle prise en charge est nécessaire pour ces bébés ? Comment sauver les prématurés dans les contextes sanitaires précaires ?
Neuf mois : c'est le terme normal d'une grossesse, soit 41 semaines entre la date des dernières règles et celle de la naissance. Avant 37 semaines, l’enfant sera considéré comme prématuré, avec des fragilités qui vont varier d’un bébé à l’autre. Son faible poids, ainsi que l’immaturité de certains organes vont accroître le risque de complications. Ces complications de la prématurité, elles constituent d’après l’OMS la cause principale de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans.
Sensibiliser pour limiter les accouchements précocesLes indicateurs de mortalité néonatale sont étroitement liés au niveau de développement et de qualité de l’offre de santé : le devenir des enfants prématurés, c’est donc une affaire médicale, mais aussi un problème de santé publique qui se traduit par un défi familial, pour les parents, dont les attentes sont bouleversées.
En fonction du terme de la gestation, plusieurs niveaux de prématurité se distinguent:
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Prématurité moyenne : de sept à huit mois de grossesse (32ᵉ et 36ᵉ semaine d'aménorrhée révolue)
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Grande prématurité : de six mois à sept mois de grossesse (28ᵉ à 32ᵉ semaine aménorrhée).
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Très grande prématurité : en deçà de six mois de grossesse (soit avant 28 semaines.)
Les conditions de naissance et l’accès aux soins ont une importance cruciale pour la survie de ces bébés très fragiles. D’où l’importance de prévenir, de limiter – dans la mesure du possible – certains risques évitables, qui vont provoquer le déclenchement de l’accouchement :
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Sensibiliser et dépister les facteurs de risque (maladies chroniques, grossesses rapprochées, grossesse précoce ou tardive, conditions socio-économiques difficiles, travail prolongé...)
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Assurer un bon accompagnement de la grossesse et des soins prénatals de qualité
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Et en cas de naissance avant terme, pouvoir mettre en place une prise en charge adaptée, en fonction du contexte sanitaire.
Cette prise en charge implique également l’accompagnement des jeunes parents, confrontés à une inquiétude extrême, des émotions et ressentis qui peuvent compliquer le processus d'attachement.
Avec:
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Dr Amina Yamgnane, gynécologue-obstétricienne, médecine fœtale. Ex-cheffe de service de la maternité de l'hôpital américain à Neuilly-sur-Seine en région parisienne, fondatrice de La Clinique des Femmes, à Paris, autrice du livre Prendre soin des femmes chez Flammarion
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Dr. Mohamed Abass, pédiatre et néonatologue au Centre hospitalier national de Nouakchott, en Mauritanie
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Reportage d’Inès Emprin
► En fin d’émission, nous parlons du sommet One Health qui se tient aujourd’hui à Lyon. Quels sont les enjeux de ce sommet réunissant des chefs d’État du monde entier pour accélérer la mise en place de cette approche multidisciplinaire reposant sur les liens entre la santé animale, la santé humaine et l’environnement ? Interview de Manon Lounnas, chargée de recherche IRD et coordinatrice scientifique pour PREZODE.
Programmation musicale :
► Leo Middea – Bloco pra Tristeza
► The In Crowd, Jah Stitch – Baby my love.
Les bénévoles, au cœur du soin
lundi 6 avril 2026 • Duration 48:30
Les associations œuvrant dans le domaine de la santé sont nombreuses. En France, on recense ainsi 35 000 associations qui fonctionnent principalement grâce à l’engagement de leurs bénévoles. Ils et elles sont environ un million, en France (baromètre France Bénévolat/IFOP 2025), à donner de leur temps, de leur énergie à ceux qui souffrent d’une pathologie et ils les accompagnent parfois, sur les derniers moments de leur vie. Dans un contexte de très forte tension du système de santé, et alors que l’hôpital public français est en crise depuis des années, leur rôle est primordial.
Qui sont ces personnes qui agissent dans l’ombre, à l’hôpital ou dans des locaux associatifs ? Comment décide-t-on de prendre soin des autres, sans rétribution ? Comment se protéger face à la souffrance des autres ?
Dans le domaine de la santé, on parle rarement d’eux, mais, c’est sur leur bonne volonté que reposent beaucoup de soins et d’accueil, d’orientation, d’accompagnement et d’actions de mobilisation. Les bénévoles, ces femmes et ces hommes qui, à côté des personnels soignants rémunérés, sont là pour accompagner, sensibiliser, accueillir. On peut les retrouver à des niveaux très différents, directement pour soigner mais aussi pour informer, défendre les patients, dans la communauté, dans les hôpitaux, au téléphone dans le cadre de lignes d’écoute. Ces citoyens donnent de leur temps et de leur énergie, au sein d’associations, pour la santé des autres
Solidarité et engagementCet engagement, sans contrepartie financière, peut être lié à leur parcours personnel, une expérience de la maladie et devenir bénévole peut aussi devenir un moment de la vie où la solidarité prend toute sa place, en réunissant des personnes d’horizons très variés, qui vont jouer des rôles parfois inattendus, et qui au travers de ce dévouement, vont également trouver leur place, donner du sens.
Un bénévolat d’autant plus important lorsque les systèmes de santé sont en tension et défaillants, et que ce savoir-faire désintéressé va non seulement combler certaines carences, mais aussi apporter un plus : des compétences inattendues, remettre de l’humain, recréer du lien, de l’écoute.
Avec :
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Hubert Pénicaud, référent Vie Associative de France Bénévolat
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Françoise Jacquens, Membre de la Chaine de l’Espoir
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Mamie Misengabu, Infirmière fondatrice et Directrice Générale de la structure SPD (soins palliatifs à domicile), association sans but lucratif à Kinshasa en RDC
► En fin d’émission, nous écouterons un reportage de Charlie Dupiot sur des ateliers de chorales organisés par la Philharmonie de Paris avec des collégiens dont l’objectif n’est pas seulement de travailler la voix comme instrument, mais aussi comme un outil de bien-être et de construction en tant qu'individu.
Programmation musicale :
► Charli xcx - Chains of love
► Opa – Choose you
Questions de femmes : vos questions à une nutritionniste
vendredi 3 avril 2026 • Duration 48:29
Comme chaque vendredi, un médecin spécialisé répond aux questions des auditrices de Priorité Santé. Cette semaine, des conseils pour une alimentation équilibrée, aux différents âges de la vie, au cours de la grossesse, lorsque l’on est concerné par un problème de santé.
Bien manger pour bien se porter aux différents âges de la vie, c'est se mettre à la recherche d'informations personnalisées, mais aussi partager des conseils qui vont se révéler utiles pour toute la communauté.
Des recommandations seront particulièrement adaptées aux différentes étapes de l'existence et avec les besoins nutritionnels correspondants :
- Assurer la croissance et le développement des enfants, comprendre quels sont les apports essentiels pour les tout-petits et savoir bien se nourrir au cours de la grossesse.
- Lorsque l’on est concerné par une maladie chronique, qui peut être encore aggravée par certains excès, comprendre les enjeux d’une alimentation équilibrée : savoir intégrer certains changements, en évitant d’exacerber les sentiments de frustration.
- En passant à table, en matière d'alimentation, se méfier des remèdes miracles, des promesses de perte de poids express, des infusions ventre plat, etc.
À côté des indications ciblées, d'autres conseils liés à une alimentation équilibrée et saine sont, quant à eux, communs. Varier les goûts, privilégier la fraîcheur : les produits non transformés, une cuisine du marché, riche en nutriments, tout en se montrant raisonnable sur les apports en graisse et en sucre.
Avec :
-
Binetou Cheikh SECK, diététicienne-nutritionniste à Dakar, au Sénégal.
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La palabre au féminin de Charlie Dupiot.
Programmation musicale :
► Rebo - Etaliyé
► Aupinard - Un thé
Sexualité et complexes
jeudi 2 avril 2026 • Duration 48:30
Comme chaque premier jeudi du mois, nous consacrons notre émission à la sexualité. Ce mois-ci, la sexologue de l’émission aborde la question des complexes dans la sexualité. Complexes par rapport à un corps qui ne nous convient pas ou par rapport à des « performances » qu’on juge insuffisantes. Comment peuvent-ils empêcher une sexualité épanouie ? Comment s’en débarrasser ?
Quand on parle de santé sexuelle et de sexualité, on va se poser la question des obstacles qui vont freiner ou bloquer l’épanouissement et parmi eux, les complexes, qu'ils soient physiques ou psychiques. Des complexes de multiple nature, qui provoquent de la gêne et peuvent concerner des parties de l’anatomie : trop ceci, pas assez cela. Pudeur qui paralyse, perte de confiance en rapport avec des pseudo-performances,autant de choses qui fragilisent et dont on n’arrive pas forcément parler, y compris avec sa/son partenaire.
Injonctions et mensurationsCertains de ces complexes liés à la sexualité vont également répondre des stéréotypes de genre : taille du pénis, durée du rapport, tenue de l'érection chez les hommes et chez les femmes, la perte de confiance concernant notamment le corps, les mensurations, l'âge, le relâchement des tissus... Ces complexes peuvent être associés à une surexposition de la sexualité, pétrie de modèles normatifs et d’injonctions, véhiculés par des supports médiatiques et culturels
Sortir du silence, en confianceS’il est si difficile de se libérer de ces complexes, c’est parce qu’ils sont amplifiés par un sentiment de honte et de manque d’estime de soi. Derrière certains de ces complexes, il peut y avoir aussi des blessures du passé, des fausses croyances et des clichés au sujet de la sexualité. En parler, sortir du silence, se livrer, surtout lorsque l’on touche à l’intime, c’est une étape à la fois complexe et cruciale : un premier pas, qui nécessite un courage certain.
Avec :
-
Noëlle Cayarcy, sage-femme, sexologue, onco-sexologue, membre de l’association inter-disciplinaire post-universitaire de sexologie, directeur de projets en prévention de santé, expert à la Haute autorité de santé et présidente de la communauté pluriprofessionnelle de santé de Paris XVIe.
Programmation musicale :
► Saïna Manotte, Lucas Seb - Fais tout doux
► Ayra Starr – Hot body.
Autisme: un trouble qui se manifeste au plus jeune âge
mercredi 1 avril 2026 • Duration 48:29
L’autisme, aussi appelé trouble du spectre de l’autisme (TSA), est un trouble du neurodéveloppement, qui peut prendre des formes diverses. Troubles du langage et de la communication, difficultés relationnelles, comportement et gestes répétitifs sont les principales manifestations de ce trouble. L'autisme n’est pas une maladie et les différences induites peuvent se révéler plus ou moins envahissantes. Les troubles de l’autisme se manifestent dès la petite enfance. Selon les études, environ 1% de la population mondiale pourrait être concernée. Comment repérer les signes de l’autisme au plus tôt ? Quels sont les bénéfices d’une prise en charge précoce ?
Quand on parle de l’autisme (des troubles du spectre de l’autisme ou TSA), il n’est pas question de maladie, mais d’un développement atypique et qui va entraîner un certain nombre de différences dans la manière de communiquer, de regarder ou de se comporter.
Diagnostic précoceCe sont souvent d’abord les pédiatres, puis les pédopsychiatres qui prennent en charge les enfants diagnostiqués pour un TSA. C’est le cas lorsque les signes sont reconnus dès le plus jeune âge, quand les proches identifient certains retards, un repli, des signes d’anxiété par exemple. Ce diagnostic précoce permet de mieux accompagner l’enfant, d’améliorer sa qualité de vie et soulager aussi un certain mal-être, parce qu’à l’autisme peuvent s’ajouter d’autres fragilités, notamment sur le plan de la santé mentale.
Un parcours de soins et d’inclusionQuand on parle d’autisme, il n’est donc pas question de guérison, mais bien d’accompagnement, de compréhension et d’adaptation aux besoins. Rechercher un cadre souhaité et souhaitable, mais encore souvent inaccessible pour les personnes concernées comme pour leurs proches, qui composent, jonglent, et négocient pour vivre au mieux cette différence, sur laquelle pèse encore trop de méconnaissance, de stigmatisation et d’approximation.
Avec :
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Pr Caroline Demily, psychiatre, responsable du centre d’excellence des troubles du neurodéveloppement iMIND et du pôle ADIS « autisme, neurodéveloppement et inclusion sociale » à l’hôpital le Vinatier à Bron
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Faby Diallo, directrice du centre LAB Academy, centre dédié aux enfants autistes situé à Nongo, Conakry en Guinée
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Reportage de Raphaëlle Constant
En fin d’émission, nous recevons le Dr Ibrahima Soce Fall, directeur de l’institut Pasteur de Dakar au Sénégal à l’occasion des journées scientifiques de l’ANRS sur les maladies infectieuses émergentes qui se tiennent le 1er et 2 avril. Nous abordons la question de la prise en charge des maladies infectieuses émergentes.
Programmation musicale :
► Kali Uchis – Quiero sentirme bien









