Into The Wind – Details, episodes & analysis
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#101 Virginie et François Nivelleau, toute une vie pour la Coupe
Season 7 · Episode 1
vendredi 23 août 2024 • Duration 01:46:18
Si vous n'êtes pas un habitué des arcanes de la Coupe de l'America, leur nom ne vous dira rien. Et pourtant, Virginie et François Nivelleau sont des piliers de l'épreuve depuis près de 35 ans !
Leur histoire débute à Marseille, où ils se rencontrent... le jour du bac, à 17 ans. Ils ne se quitteront plus : études de maths puis d'architecture navale, régates, premier bureau d'études, ils font tout ensemble. Ils se spécialisent dans les études en soufflerie sur les voiles et les gréements et collaborent avec Marc Pajot pour la coupe de 1992 à San Diego.
Dès 1995, toujours avec l'équipe de Pajot, ils développent une technologie qui permet de mesurer la forme des voiles via une caméra installée en tête de mât, d'abord en différé puis en direct. Ils sont repérés par les Kiwis, qui viennent de remporter la Coupe et déménagent à Auckland. Ils gagneront avec la dream team all black (Brad Butterworth, Tom Schnackenberg, Russell Coutts...) leur première aiguière d'argent.
Ils suivent Coutts chez Alinghi pour trois éditions, dont deux victorieuses (2003, 2007), et font évoluer leur expertise : pour l'édition 2010, ils s'installent à San Diego pour suivre le défi américain pour le compte d'Alinghi. S'ils sont effectivement des "espions", ce sont des espions capables d'interpréter les images qu'ils capturent et de fournir des synthèses précieuses pour le defender - ils iront jusqu'à redessiner des foils...
Ils ne seront pas de l'édition 2013 à San Francisco, mais mèneront ce job de "recon", comme on dit désormais dans le jargon de la Coupe, lors des éditions 2017 et 2021, de nouveau pour Team New Zealand, avec deux nouvelles victoires à la clé.
Pour l'édition 2024, ils passent chez Luna Rossa, mais le boulot a changé : c'est désormais l'organisation qui fournit des milliers d'images de chaque défi, que les analystes décortiquent ensuite.
A 67 et 68 ans, après 9 participations et 5 victoires, la passion des Nivelleau pour la Coupe de l'America ne faiblit pas, et ils sont partants pour la prochaine !
Diffusé le 23 août 2024
Générique : In Closing – Days Past
Post-production : Grégoire Levillain
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
[REDIFFUSION] - #55 Jeanne Grégoire - Un été de coaches
Season 6 · Episode 31
vendredi 16 août 2024 • Duration 02:10:55
Chaque vendredi du 26 juillet au 16 août Tip & Shaft vous propose sa traditionnelle série estivale Un Été de Coaches, en hommage à tous ceux et toutes celles qui passent des heures sur l'eau sur un semi-rigide et en salle de débriefing, avec la rediffusion de quatre épisodes d'Into The Wind. Vous pourrez ainsi (ré)écouter vendredi 26 juillet Christian Le Pape, puis Philippe Presti le 2 août, Tanguy Leglatin le 9 août et Jeanne Grégoire le 16 août.
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C'est l'un des jobs les plus en vue du monde de la voile de compétition : la direction du Pôle Finistère course au large de Port-la-Forêt, l'usine à champions où sont passés - entre autres - Michel Desjoyeaux, Franck Cammas et nombre de vainqueurs de la Solitaire du Figaro, de la Route du Rhum et du Vendée Globe. Une "institution", selon ses propres dires, dont la patronne est Jeanne Grégoire, 45 ans, qui a succédé en juin 2021 à Christian Le Pape, cofondateur du pôle, à sa tête durant trois décennies.
Rien ne prédestinait, pourtant, la petite Jeanne, née à Paris, élevée dans l'Aisne, à se tourner vers la mer. Mais un stage aux Glénans, à 18 ans, chamboule sa prépa Sciences Po en cours - "une révélation". De stagiaire elle devient bénévole puis monitrice et enchaîne les diplômes (Brevet d'Etat, BPPV). Dans la foulée, son chemin croise celui de la Mini Transat en 1999 et elle se jette dans le grand bain, terminant 8e de l'édition 2001 - "une confirmation, j'étais à ma place".
Quelques semaines plus tard, début 2002, la ministe est admise à Porlaf, comme on appelle déjà le Pôle Finistère course au large, et se lance dans le Figaro. Douze saisons denses s'annoncent - interrompues par la naissance de sa fille en 2009 -, qui vont transformer la voileuse en athlète de haut niveau : Jeanne Grégoire va enchaîner les podiums sur la Transat AG2R avec Gérald Véniard, décrochant également en 2008 une 5e place sur la Solitaire, ce qui reste, à ce jour, la meilleure performance pour une femme dans l'épreuve. Skipper du Figaro Banque Populaire de 2005 à 2012, elle rêvait de s'aligner sur le Vendée Globe, mais la banque de la voile lui préféra Armel Le Céac'h - "Je suis arrivée trop tôt", résume-t-elle sans amertume.
Au mitan des années 2010, elle commence ses premières piges de coach, et y prend vite goût. Dès 2015, Christian Le Pape lui demande d'accompagner les figaristes de Porlaf : son regard, son expérience et sa légitimité font mouche. Elle s'impose dans le paysage du pôle, d'autant qu'elle a complété sa formation à l'Ecole nationale de voile, et c'est en 2019, au départ de la Transat Jacques Vabre, qu'un coureur pose franchement la question de l'avenir à Christian Le Pape, qui bute sur la recherche de son successeur. Dix-huit mois plus tard, le boss du pôle part en vacances avant de prendre sa retraite et de laisser officiellement les rênes du pôle à Jeanne Grégoire.
Et alors, madame la directrice, ces premiers mois ? La réponse fuse, toute simple : "Je me régale !"
Diffusé le 22 avril 2022
Rediffusé le 16 août 2024
Générique : In Closing – Days Past
Post-production : Grégoire Levillain
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#97 Stan Thuret, au bout de ses convictions
Season 6 · Episode 22
vendredi 31 mai 2024 • Duration 02:26:09
Ils ne sont pas si nombreux que ça à accorder leurs paroles et leurs actes, au point de se retirer bien avant l'heure de la retraite. Stan Thuret est de ceux-là, et quand il a renoncé à la course pour raisons écologiques et l'a annoncé le 15 février 2023, à 36 ans, cela a fait du bruit. Beaucoup. Et les réactions ont été violentes.
Pourtant, le "cinéaste-navigateur" ne trustait pas les podiums et sa carrière avait été courte ; mais il faut croire - c'est son hypothèse - qu'il avait "appuyé sur une blessure bien réelle", en soulignant que "l’urgence climatique et l’effondrement de la biodiversité sont incompatibles avec la manière de vivre de la course au large et la compétition".
Il a grandi loin de la mer, dans un petit village du Val d'Oise, et n'approche l'océan qu'épisodiquement, en vacances, sur le dériveur familial. Il travaille déjà dans le cinéma quand il approche, au début des années 2010, le monde des ministes et plonge dedans, en achetant un bateau en 2014. Trois ans plus tard, il boucle sa Mini-Transat et déjà, le milieu a repéré ce personnage sympa et drôle, qui produit des vidéos décalées. Mediaman pour Conrad Colman, Yves Le Blévec, il fait son trou et succède début 2019 à Clarisse Crémer à la tête du projet Everial, d'abord en Figaro puis en Class40.
Mais déjà, une dissonance s'installe entre sa passion de la navigation en course et ses convictions environnementales, de plus en plus solides. Dans son livre Réduire la voilure (Robert Laffont), qui sort le 6 juin, Stan Thuret ne cache rien de ses paradoxes, qui l'amènent à rentrer dans la carrière tout en se posant une foule de questions.
Des questions qui l'amènent, à l'issue de la Route du Rhum 2022, à trouver une réponse claire : pour lui, il n'est pas possible de changer les choses de l'intérieur, alors il faut avoir le courage de "déserter" les courses à la voile, et d'y renoncer, tant qu'elles ne sont pas durables.
Car il le rappelle en guise de conclusion : "J’espère revenir un jour à la course au large, quand elle aura retrouvé son équilibre."
Diffusé le 31 mai 2024
Générique : In Closing – Days Past
Post-production : Grégoire Levillain
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#43 Alexia Barrier, tenir les promesses de sa jeunesse... et bien plus
Season 4 · Episode 5
vendredi 1 octobre 2021 • Duration 01:44:12
C'est l'histoire d'une promesse. Celle que se fait à elle-même une petite fille, le jour de ses 10 ans, un certain 26 novembre 1989, au départ du premier Vendée Globe : elle aussi, elle participera un jour à cette folle aventure autour du monde.
Une promesse qu'elle mettra 31 ans à tenir, ce qui en dit long sur l'énergie qu'il faut déployer et sur la ténacité qui l'a animée pour y parvenir : la petite fille en question s'appelle Alexia Barrier, 24e du Vendée Globe 2020-2021.
Née à Paris, elle déménage à Nice à 3 ans et découvre la voile avec ses parents plaisanciers novices. Fan de cheval et de basket, elle devient monitrice de voile à 15 ans, tâte du Laser mais se lance rapidement, avec succès dans le match racing féminin, où elle évolue au niveau mondial.
Bientôt c'est la Mini Transat (en 2005) qui l'attend, puis la transat AG2R, du Class40, de l'Imoca et, très vite les grands yachts en Médterranée, où elle devient marin professionnel, éclusant les circuits maxi et classiques.
En 2014, elle décroche une 3e place sur l'AG2R, enchaîne sur le Tour de France à la voile, court la Solitaire du Figaro en 2017, sans jamais oublier son étoile polaire : le Vendée Globe.
En 2018, elle franchit le pas et achète le Pingouin, solide et rustique Imoca sur plan Lombard que Catherine Chabaud et Tanguy de Lamotte ont emmené autour du monde. Jusqu'au bout, elle se bat pour conquérir son budget, euro par euro. Et prend, quelques jours avant ses 40 ans, le départ du Vendée Globe.
Avant même de toucher terre, Alexia Barrier sait qu'elle veut repartir pour une nouvelle giration planétaire et se lance dans la course pour le Vendée Globe 2024. Histoire d'aller toujours plus loin que son rêve de petite fille...
Générique : In Closing – Days Past
Post-production : Clovis Tisserand
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#42 Yves Parlier, "L'Extraterrestre" qui allait sur la mer - 2e partie
Season 4 · Episode 4
vendredi 24 septembre 2021 • Duration 01:13:48
Trouver son chemin, en dehors des sentiers battus : voilà, en résumé, l'histoire d'Yves Parlier. De son enfance dans la banlieue ouest de Paris, passée à "grimper dans les arbres", jusqu'à la création de gigantesques ailes de kitesurf pour décarboner le transport maritime aujourd'hui, celui qui marqua les années 1990 de son empreinte a toujours choisi une route originale et innovante.
C'est sur le bassin d'Arcachon, où résident ses grands-parents qu'il découvre la voile avec ses cousins. Très vite, bercé par les livres des Damien, il enchaîne sur les convoyages, les cours et les croisières en école de voile - comme moniteur - après avoir écumé, ado, leurs stands au salon nautique.
A 18 ans, il a la Mini Transat dans le viseur, mais va devoir patienter de longues années - en profitant pour se former de manière pointue au composite - jusqu'en 1985, où il la remporte sur un bateau construit par ses soins, bourré d'innovations. Six ans plus tard, après une expérience en Formule 40, c'est la Solitaire du Figaro qu'il s'offre, gagnant au passage son surnom d'Extraterrestre suite à quelques coups météo fumants... alors même qu'il pensait à se ranger de la course.
L'année suivante, il débarque sur le circuit Imoca, raflant en quelques années Transat anglaise, Transat Jacques Vabre, Route du Rhum, échouant au pied du podium du Vendée Globe 1992-1993.
C'est le début des années Aquitaine Innovations, un plan Finot-Conq radical et innovant, véritable pelle à feu qui marque son époque. Il doit abandonner le Vendée Globe 1996-1997, mais gagne l'année suivante le Fastnet, la Transat Jacques Vabre - avec Tabarly - la Route de l'Or, la Course de l'Europe...
Le Vendée Globe suivant permet à Yves Parlier d'entrer dans la légende : après son démâtage au sud de la Nouvelle-Zélande, il renonce à l'abandon pour reconstruire son mât et finir en 126 jours, après s'être beaucoup restreint par manque de vivres.
Il goûte ensuite au multicoque et se lance dans la conception puis la construction de l'Hydraplanneur. Un projet difficile, où, s'il bat le record de la distance parcourue en 24 heures en 2006, il chavire et se blesse. Après quelques piges, notamment avec Franck Cammas sur le Trophée Jules Verne, il se consacre progressivement à son entreprise Beyond The Sea qui développe des solutions pour le tractage automatisé des bateaux de commerce avec des ailes de kite automatisées.
Une trajectoire incroyable, qui nécessite un épisode en 2 parties, denses, où Yves Parlier raconte son histoire avec précision.
Générique : In Closing – Days Past
Post-production : Clovis Tisserand
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#42 Yves Parlier, "L'Extraterrestre" qui allait sur la mer - 1ère partie
Season 4 · Episode 3
vendredi 17 septembre 2021 • Duration 01:33:44
Trouver son chemin, en dehors des sentiers battus : voilà, en résumé, l'histoire d'Yves Parlier. De son enfance dans la banlieue ouest de Paris, passée à "grimper dans les arbres", jusqu'à la création de gigantesques ailes de kitesurf pour décarboner le transport maritime aujourd'hui, celui qui marqua les années 1990 de son empreinte a toujours choisi une route originale et innovante.
C'est sur le bassin d'Arcachon, où résident ses grands-parents qu'il découvre la voile avec ses cousins. Très vite, bercé par les livres des Damien, il enchaîne sur les convoyages, les cours et les croisières en école de voile - comme moniteur - après avoir écumé, ado, leurs stands au salon nautique.
A 18 ans, il a la Mini Transat dans le viseur, mais va devoir patienter de longues années - en profitant pour se former de manière pointue au composite - jusqu'en 1985, où il la remporte sur un bateau construit par ses soins, bourré d'innovations. Six ans plus tard, après une expérience en Formule 40, c'est la Solitaire du Figaro qu'il s'offre, gagnant au passage son surnom d'Extraterrestre suite à quelques coups météo fumants... alors même qu'il pensait à se ranger de la course.
L'année suivante, il débarque sur le circuit Imoca, raflant en quelques années Transat anglaise, Transat Jacques Vabre, Route du Rhum, échouant au pied du podium du Vendée Globe 1992-1993.
C'est le début des années Aquitaine Innovations, un plan Finot-Conq radical et innovant, véritable pelle à feu qui marque son époque. Il doit abandonner le Vendée Globe 1996-1997, mais gagne l'année suivante le Fastnet, la Transat Jacques Vabre - avec Tabarly - la Route de l'Or, la Course de l'Europe...
Le Vendée Globe suivant permet à Yves Parlier d'entrer dans la légende : après son démâtage au sud de la Nouvelle-Zélande, il renonce à l'abandon pour reconstruire son mât et finir en 126 jours, après s'être beaucoup restreint par manque de vivres.
Il goûte ensuite au multicoque et se lance dans la conception puis la construction de l'Hydraplanneur. Un projet difficile, où, s'il bat le record de la distance parcourue en 24 heures en 2006, il chavire et se blesse. Après quelques piges, notamment avec Franck Cammas sur le Trophée Jules Verne, il se consacre progressivement à son entreprise Beyond The Sea qui développe des solutions pour le tractage automatisé des bateaux de commerce avec des ailes de kite automatisées.
Une trajectoire incroyable, qui nécessite un épisode en 2 parties, denses, où Yves Parlier raconte son histoire avec précision.
Générique : In Closing – Days Past
Post-production : Clovis Tisserand
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#41 Philippe Presti, le Frenchy devenu cador de la Coupe - 2e partie
Season 4 · Episode 2
vendredi 10 septembre 2021 • Duration 01:33:47
Les mômes qui apprennent la voile sur le lac de Cazaux ne gagnent pas tous la Coupe de l'America. Mais on en compte au moins un, et il s'appelle Philippe Presti.
A 56 ans, l'Arcachonnais est un coach très recherché par les teams qui se lancent dans la conquête de l'aiguière d'argent. Avant de devenir une référence, ce prof d'EPS a appris la voile à Bordeaux, avant de tomber dans la régate, presque par hasard.
Lasériste à l'origine, il passe sur Finn et, trois ans plus tard, devient champion du monde en 1993, à 28 ans, puis champion d'Europe en 1995, avant de partir aux Jeux d'Atlanta en 1996 (14e) et d'enchaîner avec un nouveau titre mondial ! Il se lance ensuite dans le Soling (9e aux Jeux de Sydney) qui lui permet de découvrir le circuit mondial de match-racing, à l'époque antichambre de la Coupe de l'America.
En 2003, il découvre la Coupe pour de bon, avec le défi français 6e Sens : c'est le début d'une longue histoire, toujours en cours, près de vingt ans plus tard. Luna Rossa (2007), BMW Oracle (2010), Oracle Team USA (2013 et 2017), Luna Rossa (2021), Philippe Presti participe comme coach aux cinq dernières éditions, en remportant deux, dont la mythique remontada face aux Kiwis à San Francisco en 2013.
Enfin, depuis 2018, il cumule la Coupe avec le circuit SailGP, gagnant la première édition avec l'équipe australienne, avant d'être transféré dans l'équipe américaine à l'arrivée de Jimmy Spithill, avec qui il a collaboré lors de cinq des six éditions auxquelles il a participé.
Une carrière - toujours en cours ! - incroyable, que Philippe Presti prend le temps de nous raconter avec chaleur et précision tout au long de cet épisode diffusé en deux parties.
Dans cette 2e partie, on retrouve Philippe au moment où il quitte, Luna Rossa à l'issue de la Coupe de l'America 2007 pour rejoindre James Spithill chez les Américains d'Oracle team USA, pour des aventures extraordinaires, en multicoque, cette fois.
Générique : In Closing – Days Past
Post-production : Clovis Tisserand
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
#41 Philippe Presti, le Frenchy devenu cador de la Coupe - 1ère partie
Season 4 · Episode 1
vendredi 3 septembre 2021 • Duration 01:30:07
Les mômes qui apprennent la voile sur le lac de Cazaux ne gagnent pas tous la Coupe de l'America. Mais on en compte au moins un, et il s'appelle Philippe Presti.
A 56 ans, l'Arcachonnais est un coach très recherché par les teams qui se lancent dans la conquête de l'aiguière d'argent. Avant de devenir une référence, ce prof d'EPS a appris la voile à Bordeaux, avant de tomber dans la régate, presque par hasard.
Lasériste à l'origine, il passe sur Finn et, trois ans plus tard, devient champion du monde en 1993, à 28 ans, puis champion d'Europe en 1995, avant de partir aux Jeux d'Atlanta en 1996 (14e) et d'enchaîner avec un nouveau titre mondial ! Il se lance ensuite dans le Soling (9e aux Jeux de Sydney) qui lui permet de découvrir le circuit mondial de match-racing, à l'époque antichambre de la Coupe de l'America.
En 2003, il découvre la Coupe pour de bon, avec le défi français 6e Sens : c'est le début d'une longue histoire, toujours en cours, près de vingt ans plus tard. Luna Rossa (2007), BMW Oracle (2010), Oracle Team USA (2013 et 2017), Luna Rossa (2021), Philippe Presti participe comme coach aux cinq dernières éditions, en remportant deux, dont la mythique remontada face aux Kiwis à San Francisco en 2013.
Enfin, depuis 2018, il cumule la Coupe avec le circuit SailGP, gagnant la première édition avec l'équipe australienne, avant d'être transféré dans l'équipe américaine à l'arrivée de Jimmy Spithill, avec qui il a collaboré lors de cinq des six éditions auxquelles il a participé.
Une carrière - toujours en cours ! - incroyable, que Philippe Presti prend le temps de nous raconter avec chaleur et précision tout au long de cet épisode diffusé en deux parties.
Générique : In Closing – Days Past
Post-production : Clovis Tisserand
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
[REDIFFUSION] - Un été de cadors 5/5 : Pascal Bidégorry
Season 3 · Episode 30
vendredi 27 août 2021 • Duration 02:15:27
Chaque vendredi du 30 juillet au 27 août, Tip & Shaft vous propose sa série estivale baptisée Un été de cadors. Un "été de cadors" car nous avons choisi de rediffuser des épisodes d'Into The Wind où l'on retrouve des vainqueurs de la Solitaire du Figaro, dont la 52e édition s’est élancée dimanche dernier de Saint-Nazaire.
Cinquième et dernier invité, Pascal Bidégorry, avec un épisode d'Into The Wind (le numéro 13), diffusé le 20 décembre 2019, un mois après l’arrivée de la Transat Jacques Vabre 2019 dont le vainqueur de la Solitaire 2000 avait pris la quatrième place à bord d'11th Hour Racing Team aux côtés de Charlie Enright.
Depuis, le Basque, qui, pour cause de Covid, a été privé de Transat anglaise en 2020 sur le trimaran Macif alors qu’il devait en prendre la barre à la place de François Gabart, a continué sa collaboration avec l’équipe américaine, participant notamment en juin à la première édition The Ocean Race Europe, avec à la clé une deuxième place finale.
A la fin de ce mois d’août, il découvrira le tout nouvel Imoca 11th Racing Team, plan Guillaume Verdier construit chez CDK sous la maîtrise d’œuvre de MerConcept, avec dans le viseur la prochaine Transat Jacques Vabre, qu’il courra de nouveau avec Charlie Enright.
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Il est basque et ça s’entend un peu : Pascal Bidégorry, 52 ans, a une longue carrière derrière lui, entamée sur le tard, puisqu’il découvre la voile avec son père à la fin de son adolescence. Pas de voile légère, mais de l’habitable entre Bayonne et les ports espagnols.
« Bidé », comme beaucoup l’appellent, c’est d’abord un caractère – entier, direct – mais aussi et surtout un talent rare pour faire aller vite les bateaux, et n’importe lesquels. Vainqueur de la Solitaire du Figaro en 2000, il est un équipier recherché sur les trimarans Orma avant d’être recruté comme skipper par Banque Populaire.
Il y enchaîne les victoires avant de lancer la construction du plus grand trimaran du monde – aujourd’hui Spindrift -, décroche un record de l’Atlantique qui tient encore (3 jours 15 heures, plus de 900 milles en 24h) et échoue dans le Trophée Jules Verne.
Débarqué, il rebondit ensuite sur de nombreux supports avant d’enchaîner deux Volvo Ocean Race comme navigateur de Charles Caudrelier, dont une victoire historique en 2018.
Un épisode de 2h15 où Pascal Bidégorry reste fidèle à lui-même, plein de sincérité et d’authenticité, évoquant sans détour les hauts mais aussi les bas d’une carrière rare.
Première diffusion le 20 décembre 2019
Rediffusé le 27 août 2021
Générique : In Closing – Days Past
Post-production : Clovis Tisserand
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
[REDIFFUSION] - Un été de cadors 4/5 : Kito de Pavant
Season 3 · Episode 29
vendredi 20 août 2021 • Duration 01:25:21
Chaque vendredi du 30 juillet au 27 août, Tip & Shaft vous propose sa série estivale baptisée Un été de cadors. Un "été de cadors" car nous avons choisi de rediffuser des épisodes d'Into The Wind où l'on retrouve des vainqueurs de la Solitaire du Figaro, dont la 52e édition s'élance ce dimanche de Saint-Nazaire.
Quatrième invité, Kito de Pavant, avec un épisode d'Into The Wind (le numéro 10), diffusé le 4 octobre 2019, trois semaines avant le départ de la Transat Jacques Vabre dont le Sudiste a pris la 7e place avec Achille Nebout en Class40.
Depuis, le vainqueur de la Solitaire du Figaro 2002 est resté fidèle au circuit Class40, effectuant l'hiver dernier des modifications sur l'étrave de son HBF - Reforest'Action, avec l'objectif de pouvoir rivaliser au mieux avec tous les nouveaux 40 pieds en forme de scows, notamment sur la Transat Jacques Vabre 2021 qu'il courra aux côtés de Gwen Gbick.
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C’est l’histoire d’un plagiste né en Dordogne qui découvre la course au large à près de 40 ans et vient gagner la Solitaire du Figaro au nez et à la barbe des Bretons…
La trajectoire de Kito de Pavant, marin du Sud qui n’aura jamais quitté sa base de Port Camargue, est unique. A 58 ans, venu sur le tard à la régate professionnelle, il compte 8 Solitaires du Figaro, 9 Transats Jacques Vabre, 5 Transats AG2R, 3 Routes du Rhum… et 3 Vendée Globe, tous malheureusement très rapidement abrégés.
Pas mal pour un garçon qui apprît la mer en convoyant des bateaux autour de la planète, exerçant mille métiers avant de devenir, sorti de nulle part, un coureur qui allait squatter les podiums pendant deux décennies…
En 1h30 passée en sa compagnie, on voyage et on s’amuse, Kito ne cachant pas les difficultés et les méandres de son parcours, celui d’un marin à l’accent légèrement chantant qui aime charrier ses amis bretons !
Première diffusion le 4 octobre 2019
Rediffusé le 20 août 2021
Générique : In Closing – Days Past
Post-production : Clovis Tisserand
Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.









