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Explore every episode of the podcast Into The Wind

Dive into the complete episode list for Into The Wind. Each episode is cataloged with detailed descriptions, making it easy to find and explore specific topics. Keep track of all episodes from your favorite podcast and never miss a moment of insightful content.

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#101 Virginie et François Nivelleau, toute une vie pour la Coupe23 Aug 202401:46:18

Si vous n'êtes pas un habitué des arcanes de la Coupe de l'America, leur nom ne vous dira rien. Et pourtant, Virginie et François Nivelleau sont des piliers de l'épreuve depuis près de 35 ans !


Leur histoire débute à Marseille, où ils se rencontrent... le jour du bac, à 17 ans. Ils ne se quitteront plus : études de maths puis d'architecture navale, régates, premier bureau d'études, ils font tout ensemble. Ils se spécialisent dans les études en soufflerie sur les voiles et les gréements et collaborent avec Marc Pajot pour la coupe de 1992 à San Diego.


Dès 1995, toujours avec l'équipe de Pajot, ils développent  une technologie qui permet de mesurer la forme des voiles via une caméra installée en tête de mât, d'abord en différé puis en direct. Ils sont repérés par les Kiwis, qui viennent de remporter la Coupe et déménagent à Auckland. Ils gagneront avec la dream team all black (Brad Butterworth, Tom Schnackenberg, Russell Coutts...) leur première aiguière d'argent.


Ils suivent Coutts chez Alinghi pour trois éditions, dont deux victorieuses (2003, 2007), et font évoluer leur expertise : pour l'édition 2010, ils s'installent à San Diego pour suivre le défi américain pour le compte d'Alinghi. S'ils sont effectivement des "espions", ce sont des espions capables d'interpréter les images qu'ils capturent et de fournir des synthèses précieuses pour le defender - ils iront jusqu'à redessiner des foils...


Ils ne seront pas de l'édition 2013 à San Francisco, mais mèneront ce job de "recon", comme on dit désormais dans le jargon de la Coupe, lors des éditions 2017 et 2021, de nouveau pour Team New Zealand, avec deux nouvelles victoires à la clé.


Pour l'édition 2024, ils passent chez Luna Rossa, mais le boulot a changé : c'est désormais l'organisation qui fournit des milliers d'images de chaque défi, que les analystes décortiquent ensuite.


A 67 et 68 ans, après 9 participations et 5 victoires, la passion des Nivelleau pour la Coupe de l'America ne faiblit pas, et ils sont partants pour la prochaine !


Diffusé le 23 août 2024

Générique : In Closing – Days Past

Post-production : Grégoire Levillain


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

[REDIFFUSION] - #55 Jeanne Grégoire - Un été de coaches16 Aug 202402:10:55

Chaque vendredi du 26 juillet au 16 août Tip & Shaft vous propose sa traditionnelle série estivale Un Été de Coaches, en hommage à tous ceux et toutes celles qui passent des heures sur l'eau sur un semi-rigide et en salle de débriefing, avec la rediffusion de quatre épisodes d'Into The Wind. Vous pourrez ainsi (ré)écouter vendredi 26 juillet Christian Le Pape, puis Philippe Presti le 2 août, Tanguy Leglatin le 9 août et Jeanne Grégoire le 16 août.


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C'est l'un des jobs les plus en vue du monde de la voile de compétition : la direction du Pôle Finistère course au large de Port-la-Forêt, l'usine à champions où sont passés - entre autres - Michel Desjoyeaux, Franck Cammas et nombre de vainqueurs de la Solitaire du Figaro, de la Route du Rhum et du Vendée Globe. Une "institution", selon ses propres dires, dont la patronne est Jeanne Grégoire, 45 ans, qui a succédé en juin 2021 à Christian Le Pape, cofondateur du pôle, à sa tête durant trois décennies.


Rien ne prédestinait, pourtant, la petite Jeanne, née à Paris, élevée dans l'Aisne, à se tourner vers la mer. Mais un stage aux Glénans, à 18 ans, chamboule sa prépa Sciences Po en cours - "une révélation". De stagiaire elle devient bénévole puis monitrice et enchaîne les diplômes (Brevet d'Etat, BPPV). Dans la foulée, son chemin croise celui de la Mini Transat en 1999 et elle se jette dans le grand bain, terminant 8e de l'édition 2001 - "une confirmation, j'étais à ma place".


Quelques semaines plus tard, début 2002, la ministe est admise à Porlaf, comme on appelle déjà le Pôle Finistère course au large, et se lance dans le Figaro. Douze saisons denses s'annoncent - interrompues par la naissance de sa fille en 2009 -, qui vont transformer la voileuse en athlète de haut niveau : Jeanne Grégoire va enchaîner les podiums sur la Transat AG2R avec Gérald Véniard, décrochant également en 2008 une 5e place sur la Solitaire, ce qui reste, à ce jour, la meilleure performance pour une femme dans l'épreuve. Skipper du Figaro Banque Populaire de 2005 à 2012, elle rêvait de s'aligner sur le Vendée Globe, mais la banque de la voile lui préféra Armel Le Céac'h - "Je suis arrivée trop tôt", résume-t-elle sans amertume.


Au mitan des années 2010, elle commence ses premières piges de coach, et y prend vite goût. Dès 2015, Christian Le Pape lui demande d'accompagner les figaristes de Porlaf : son regard, son expérience et sa légitimité font mouche. Elle s'impose dans le paysage du pôle, d'autant qu'elle a complété sa formation à l'Ecole nationale de voile, et c'est en 2019, au départ de la Transat Jacques Vabre, qu'un coureur pose franchement la question de l'avenir à Christian Le Pape, qui bute sur la recherche de son successeur. Dix-huit mois plus tard, le boss du pôle part en vacances avant de prendre sa retraite et de laisser officiellement les rênes du pôle à Jeanne Grégoire.


Et alors, madame la directrice, ces premiers mois ? La réponse fuse, toute simple : "Je me régale !"



Diffusé le 22 avril 2022

Rediffusé le 16 août 2024

Générique : In Closing – Days Past

Post-production : Grégoire Levillain


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

#97 Stan Thuret, au bout de ses convictions31 May 202402:26:09

Ils ne sont pas si nombreux que ça à accorder leurs paroles et leurs actes, au point de se retirer bien avant l'heure de la retraite. Stan Thuret est de ceux-là, et quand il a renoncé à la course pour raisons écologiques et l'a annoncé le 15 février 2023, à 36 ans, cela a fait du bruit. Beaucoup. Et les réactions ont été violentes.


Pourtant, le "cinéaste-navigateur" ne trustait pas les podiums et sa carrière avait été courte ; mais il faut croire - c'est son hypothèse - qu'il avait "appuyé sur une blessure bien réelle", en soulignant que "l’urgence climatique et l’effondrement de la biodiversité sont incompatibles avec la manière de vivre de la course au large et la compétition".


Il a grandi loin de la mer, dans un petit village du Val d'Oise, et n'approche l'océan qu'épisodiquement, en vacances, sur le dériveur familial. Il travaille déjà dans le cinéma quand il approche, au début des années 2010, le monde des ministes et plonge dedans, en achetant un bateau en 2014. Trois ans plus tard, il boucle sa Mini-Transat et déjà, le milieu a repéré ce personnage sympa et drôle, qui produit des vidéos décalées. Mediaman pour Conrad Colman, Yves Le Blévec, il fait son trou et succède début 2019 à Clarisse Crémer à la tête du projet Everial, d'abord en Figaro puis en Class40.


Mais déjà, une dissonance s'installe entre sa passion de la navigation en course et ses convictions environnementales, de plus en plus solides. Dans son livre Réduire la voilure (Robert Laffont), qui sort le 6 juin, Stan Thuret ne cache rien de ses paradoxes, qui l'amènent à rentrer dans la carrière tout en se posant une foule de questions.


Des questions qui l'amènent, à l'issue de la Route du Rhum 2022, à trouver une réponse claire : pour lui, il n'est pas possible de changer les choses de l'intérieur, alors il faut avoir le courage de "déserter" les courses à la voile, et d'y renoncer, tant qu'elles ne sont pas durables.


Car il le rappelle en guise de conclusion : "J’espère revenir un jour à la course au large, quand elle aura retrouvé son équilibre."


Diffusé le 31 mai 2024

Générique : In Closing – Days Past

Post-production : Grégoire Levillain


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

#43 Alexia Barrier, tenir les promesses de sa jeunesse... et bien plus01 Oct 202101:44:12

C'est l'histoire d'une promesse. Celle que se fait à elle-même une petite fille,  le jour de ses 10 ans, un certain 26 novembre 1989, au départ du premier Vendée Globe : elle aussi, elle participera un jour à cette folle aventure autour du monde.


Une promesse qu'elle mettra 31 ans à tenir, ce qui en dit long sur l'énergie qu'il faut déployer et sur la ténacité qui l'a animée pour y parvenir : la petite fille en question s'appelle Alexia Barrier, 24e du Vendée Globe 2020-2021.


Née à Paris, elle déménage à Nice à 3 ans et découvre la voile avec ses parents plaisanciers novices. Fan de cheval et de basket, elle devient monitrice de voile à 15 ans, tâte du Laser mais se lance rapidement, avec succès dans le match racing féminin, où elle évolue au niveau mondial.


Bientôt c'est la Mini Transat (en 2005) qui l'attend, puis la transat AG2R, du Class40, de l'Imoca et, très vite les grands yachts en Médterranée, où elle devient marin professionnel, éclusant les circuits maxi et classiques.


En 2014, elle décroche une 3e place sur l'AG2R, enchaîne sur le Tour de France à la voile, court la Solitaire du Figaro en 2017, sans jamais oublier son étoile polaire : le Vendée Globe.


En 2018, elle franchit le pas et achète le Pingouin, solide et rustique Imoca sur plan Lombard que Catherine Chabaud et Tanguy de Lamotte ont emmené autour du monde. Jusqu'au bout, elle se bat pour conquérir son budget, euro par euro. Et prend, quelques jours avant ses 40 ans, le départ du Vendée Globe.


Avant même de toucher terre, Alexia Barrier sait qu'elle veut repartir pour une nouvelle giration planétaire et se lance dans la course pour le Vendée Globe 2024. Histoire d'aller toujours plus loin que son rêve de petite fille...


Générique : In Closing – Days Past
Post-production : Clovis Tisserand


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

#42 Yves Parlier, "L'Extraterrestre" qui allait sur la mer - 2e partie24 Sep 202101:13:48

Trouver son chemin, en dehors des sentiers battus : voilà, en résumé, l'histoire d'Yves Parlier. De son enfance dans la banlieue ouest de Paris, passée à "grimper dans les arbres", jusqu'à la création de gigantesques ailes de kitesurf pour décarboner le transport maritime aujourd'hui, celui qui marqua les années 1990 de son empreinte a toujours choisi une route originale et innovante.


C'est sur le bassin d'Arcachon, où résident ses grands-parents qu'il découvre la voile avec ses cousins. Très vite, bercé par les livres des Damien, il enchaîne sur les convoyages, les cours et les croisières en école de voile - comme moniteur - après avoir écumé, ado, leurs stands au salon nautique.


A 18 ans, il a la Mini Transat dans le viseur, mais va devoir patienter de longues années - en profitant pour se former de manière pointue au composite - jusqu'en 1985, où il la remporte sur un bateau construit par ses soins, bourré d'innovations. Six ans plus tard, après une expérience en Formule 40, c'est la Solitaire du Figaro qu'il s'offre, gagnant au passage son surnom d'Extraterrestre suite à quelques coups météo fumants... alors même qu'il pensait à se ranger de la course.


L'année suivante, il débarque sur le circuit Imoca, raflant en quelques années Transat anglaise, Transat Jacques Vabre, Route du Rhum, échouant au pied du podium du Vendée Globe 1992-1993.


C'est le début des années Aquitaine Innovations, un plan Finot-Conq radical et innovant, véritable pelle à feu qui marque son époque. Il doit abandonner le Vendée Globe 1996-1997, mais gagne l'année suivante le Fastnet, la Transat Jacques Vabre - avec Tabarly - la Route de l'Or, la Course de l'Europe...


Le Vendée Globe suivant permet à Yves Parlier d'entrer dans la légende : après son démâtage au sud de la Nouvelle-Zélande, il renonce à l'abandon pour reconstruire son mât et finir en 126 jours, après s'être beaucoup restreint par manque de vivres.


Il goûte ensuite au multicoque et se lance dans la conception puis la construction de l'Hydraplanneur. Un projet difficile, où, s'il bat le record de la distance parcourue en 24 heures en 2006, il chavire et se blesse. Après quelques piges, notamment avec Franck Cammas sur le Trophée Jules Verne, il se consacre progressivement à son entreprise Beyond The Sea qui développe des solutions pour le tractage automatisé des bateaux de commerce avec des ailes de kite automatisées.


Une trajectoire incroyable, qui nécessite un épisode en 2 parties, denses, où Yves Parlier raconte son histoire avec précision.


Générique : In Closing – Days Past
Post-production : Clovis Tisserand


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

#42 Yves Parlier, "L'Extraterrestre" qui allait sur la mer - 1ère partie17 Sep 202101:33:44

Trouver son chemin, en dehors des sentiers battus : voilà, en résumé, l'histoire d'Yves Parlier. De son enfance dans la banlieue ouest de Paris, passée à "grimper dans les arbres", jusqu'à la création de gigantesques ailes de kitesurf pour décarboner le transport maritime aujourd'hui, celui qui marqua les années 1990 de son empreinte a toujours choisi une route originale et innovante.


C'est sur le bassin d'Arcachon, où résident ses grands-parents qu'il découvre la voile avec ses cousins. Très vite, bercé par les livres des Damien, il enchaîne sur les convoyages, les cours et les croisières en école de voile - comme moniteur - après avoir écumé, ado, leurs stands au salon nautique.


A 18 ans, il a la Mini Transat dans le viseur, mais va devoir patienter de longues années - en profitant pour se former de manière pointue au composite - jusqu'en 1985, où il la remporte sur un bateau construit par ses soins, bourré d'innovations. Six ans plus tard, après une expérience en Formule 40, c'est la Solitaire du Figaro qu'il s'offre, gagnant au passage son surnom d'Extraterrestre suite à quelques coups météo fumants... alors même qu'il pensait à se ranger de la course.


L'année suivante, il débarque sur le circuit Imoca, raflant en quelques années Transat anglaise, Transat Jacques Vabre, Route du Rhum, échouant au pied du podium du Vendée Globe 1992-1993.


C'est le début des années Aquitaine Innovations, un plan Finot-Conq radical et innovant, véritable pelle à feu qui marque son époque. Il doit abandonner le Vendée Globe 1996-1997, mais gagne l'année suivante le Fastnet, la Transat Jacques Vabre - avec Tabarly - la Route de l'Or, la Course de l'Europe...


Le Vendée Globe suivant permet à Yves Parlier d'entrer dans la légende : après son démâtage au sud de la Nouvelle-Zélande, il renonce à l'abandon pour reconstruire son mât et finir en 126 jours, après s'être beaucoup restreint par manque de vivres.


Il goûte ensuite au multicoque et se lance dans la conception puis la construction de l'Hydraplanneur. Un projet difficile, où, s'il bat le record de la distance parcourue en 24 heures en 2006, il chavire et se blesse. Après quelques piges, notamment avec Franck Cammas sur le Trophée Jules Verne, il se consacre progressivement à son entreprise Beyond The Sea qui développe des solutions pour le tractage automatisé des bateaux de commerce avec des ailes de kite automatisées.


Une trajectoire incroyable, qui nécessite un épisode en 2 parties, denses, où Yves Parlier raconte son histoire avec précision.


Générique : In Closing – Days Past
Post-production : Clovis Tisserand


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#41 Philippe Presti, le Frenchy devenu cador de la Coupe - 2e partie10 Sep 202101:33:47

Les mômes qui apprennent la voile sur le lac de Cazaux ne gagnent pas tous la Coupe de l'America. Mais on en compte au moins un, et il s'appelle Philippe Presti.


A 56 ans, l'Arcachonnais est un coach très recherché par les teams qui se lancent dans la conquête de l'aiguière d'argent. Avant de devenir une référence, ce prof d'EPS a appris la voile à Bordeaux, avant de tomber dans la régate, presque par hasard.


Lasériste à l'origine, il passe sur Finn et, trois ans plus tard, devient champion du monde en 1993, à 28 ans, puis champion d'Europe en 1995, avant de partir aux Jeux d'Atlanta en 1996 (14e) et d'enchaîner avec un nouveau titre mondial ! Il se lance ensuite dans le Soling (9e aux Jeux de Sydney) qui lui permet de découvrir le circuit mondial de match-racing, à l'époque antichambre de la Coupe de l'America.


En 2003, il découvre la Coupe pour de bon, avec le défi français 6e Sens : c'est le début d'une longue histoire, toujours en cours, près de vingt ans plus tard. Luna Rossa (2007), BMW Oracle (2010), Oracle Team USA (2013 et 2017), Luna Rossa (2021), Philippe Presti participe comme coach aux cinq dernières éditions, en remportant deux, dont la mythique remontada face aux Kiwis à San Francisco en 2013.


Enfin, depuis 2018, il cumule la Coupe avec le circuit SailGP, gagnant la première édition avec l'équipe australienne, avant d'être transféré dans l'équipe américaine à l'arrivée de Jimmy Spithill, avec qui il a collaboré lors de cinq des six éditions auxquelles il a participé.


Une carrière - toujours en cours ! - incroyable, que Philippe Presti prend le temps de nous raconter avec chaleur et précision tout au long de cet épisode diffusé en deux parties.


Dans cette 2e partie, on retrouve Philippe au moment où il quitte, Luna Rossa à l'issue de la Coupe de l'America 2007 pour rejoindre James Spithill chez les Américains d'Oracle team USA, pour des aventures extraordinaires, en multicoque, cette fois.


Générique : In Closing – Days Past
Post-production : Clovis Tisserand


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

#41 Philippe Presti, le Frenchy devenu cador de la Coupe - 1ère partie03 Sep 202101:30:07

Les mômes qui apprennent la voile sur le lac de Cazaux ne gagnent pas tous la Coupe de l'America. Mais on en compte au moins un, et il s'appelle Philippe Presti.


A 56 ans, l'Arcachonnais est un coach très recherché par les teams qui se lancent dans la conquête de l'aiguière d'argent. Avant de devenir une référence, ce prof d'EPS a appris la voile à Bordeaux, avant de tomber dans la régate, presque par hasard.


Lasériste à l'origine, il passe sur Finn et, trois ans plus tard, devient champion du monde en 1993, à 28 ans, puis champion d'Europe en 1995, avant de partir aux Jeux d'Atlanta en 1996 (14e) et d'enchaîner avec un nouveau titre mondial ! Il se lance ensuite dans le Soling (9e aux Jeux de Sydney) qui lui permet de découvrir le circuit mondial de match-racing, à l'époque antichambre de la Coupe de l'America.


En 2003, il découvre la Coupe pour de bon, avec le défi français 6e Sens : c'est le début d'une longue histoire, toujours en cours, près de vingt ans plus tard. Luna Rossa (2007), BMW Oracle (2010), Oracle Team USA (2013 et 2017), Luna Rossa (2021), Philippe Presti participe comme coach aux cinq dernières éditions, en remportant deux, dont la mythique remontada face aux Kiwis à San Francisco en 2013.


Enfin, depuis 2018, il cumule la Coupe avec le circuit SailGP, gagnant la première édition avec l'équipe australienne, avant d'être transféré dans l'équipe américaine à l'arrivée de Jimmy Spithill, avec qui il a collaboré lors de cinq des six éditions auxquelles il a participé.


Une carrière - toujours en cours ! - incroyable, que Philippe Presti prend le temps de nous raconter avec chaleur et précision tout au long de cet épisode diffusé en deux parties.


Générique : In Closing – Days Past
Post-production : Clovis Tisserand


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

[REDIFFUSION] - Un été de cadors 5/5 : Pascal Bidégorry27 Aug 202102:15:27

Chaque vendredi du 30 juillet au 27 août, Tip & Shaft vous propose sa série estivale baptisée Un été de cadors. Un "été de cadors" car nous avons choisi de rediffuser des épisodes d'Into The Wind où l'on retrouve des vainqueurs de la Solitaire du Figaro, dont la 52e édition s’est élancée dimanche dernier de Saint-Nazaire.

Cinquième et dernier invité, 
Pascal Bidégorry, avec un épisode d'Into The Wind (le numéro 13), diffusé le 20 décembre 2019, un mois après l’arrivée de la Transat Jacques Vabre 2019 dont le vainqueur de la Solitaire 2000 avait pris la quatrième place à bord d'11th Hour Racing Team aux côtés de Charlie Enright.


Depuis, le Basque, qui, pour cause de Covid, a été privé de Transat anglaise en 2020 sur le trimaran Macif alors qu’il devait en prendre la barre à la place de François Gabart, a continué sa collaboration avec l’équipe américaine, participant notamment en juin à la première édition The Ocean Race Europe, avec à la clé une deuxième place finale.


A la fin de ce mois d’août, il découvrira le tout nouvel Imoca 11th Racing Team, plan Guillaume Verdier construit chez CDK sous la maîtrise d’œuvre de MerConcept, avec dans le viseur la prochaine Transat Jacques Vabre, qu’il courra de nouveau avec Charlie Enright. 


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Il est basque et ça s’entend un peu : Pascal Bidégorry, 52 ans, a une longue carrière derrière lui, entamée sur le tard, puisqu’il découvre la voile avec son père à la fin de son adolescence. Pas de voile légère, mais de l’habitable entre Bayonne et les ports espagnols.


« Bidé », comme beaucoup l’appellent, c’est d’abord un caractère – entier, direct – mais aussi et surtout un talent rare pour faire aller vite les bateaux, et n’importe lesquels. Vainqueur de la Solitaire du Figaro en 2000, il est un équipier recherché sur les trimarans Orma avant d’être recruté comme skipper par Banque Populaire.


Il y enchaîne les victoires avant de lancer la construction du plus grand trimaran du monde – aujourd’hui Spindrift -, décroche un record de l’Atlantique qui tient encore (3 jours 15 heures, plus de 900 milles en 24h) et échoue dans le Trophée Jules Verne.


Débarqué, il rebondit ensuite sur de nombreux supports avant d’enchaîner deux Volvo Ocean Race comme navigateur de Charles Caudrelier, dont une victoire historique en 2018.


Un épisode de 2h15 où Pascal Bidégorry reste fidèle à lui-même, plein de sincérité et d’authenticité, évoquant sans détour les hauts mais aussi les bas d’une carrière rare. 


Première diffusion le 20 décembre 2019

Rediffusé le 27 août 2021

Générique : In Closing – Days Past

Post-production : Clovis Tisserand


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[REDIFFUSION] - Un été de cadors 4/5 : Kito de Pavant20 Aug 202101:25:21

Chaque vendredi du 30 juillet au 27 août, Tip & Shaft vous propose sa série estivale baptisée Un été de cadors. Un "été de cadors" car nous avons choisi de rediffuser des épisodes d'Into The Wind où l'on retrouve des vainqueurs de la Solitaire du Figaro, dont la 52e édition s'élance ce dimanche de Saint-Nazaire. 


Quatrième invité, Kito de Pavant, avec un épisode d'Into The Wind (le numéro 10), diffusé le 4 octobre 2019, trois semaines avant le départ de la Transat Jacques Vabre dont le Sudiste a pris la 7e place avec Achille Nebout en Class40. 


Depuis, le vainqueur de la Solitaire du Figaro 2002 est resté fidèle au circuit Class40, effectuant l'hiver dernier des modifications sur l'étrave de son HBF - Reforest'Action, avec l'objectif de pouvoir rivaliser au mieux avec tous les nouveaux 40 pieds en forme de scows, notamment sur la Transat Jacques Vabre 2021 qu'il courra aux côtés de Gwen Gbick.


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C’est l’histoire d’un plagiste né en Dordogne qui découvre la course au large à près de 40 ans et vient gagner la Solitaire du Figaro au nez et à la barbe des Bretons…


La trajectoire de Kito de Pavant, marin du Sud qui n’aura jamais quitté sa base de Port Camargue, est unique. A 58 ans, venu sur le tard à la régate professionnelle, il compte 8 Solitaires du Figaro, 9 Transats Jacques Vabre, 5 Transats AG2R, 3 Routes du Rhum… et 3 Vendée Globe, tous malheureusement très rapidement abrégés.


Pas mal pour un garçon qui apprît la mer en convoyant des bateaux autour de la planète, exerçant mille métiers avant de devenir, sorti de nulle part, un coureur qui allait squatter les podiums pendant deux décennies…


En 1h30 passée en sa compagnie, on voyage et on s’amuse, Kito ne cachant pas les difficultés et les méandres de son parcours, celui d’un marin à l’accent légèrement chantant qui aime charrier ses amis bretons !


Première diffusion le 4 octobre 2019

Rediffusé le 20 août 2021

Générique : In Closing – Days Past

Post-production : Clovis Tisserand


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[REDIFFUSION] - Un été de cadors 3/5 : Yoann Richomme13 Aug 202101:52:30

Chaque vendredi du 30 juillet au 27 août, Tip & Shaft vous propose sa série estivale baptisée Un été de cadors. Un "été de cadors" car nous avons choisi de rediffuser des épisodes d'Into The Wind où l'on retrouve des vainqueurs de la Solitaire du Figaro, dont la 52e édition s'élance le 22 août de Saint-Nazaire.

Troisième invité, Yoann Richomme, avec un épisode d'Into The Wind (le numéro 8), enregistré moins d'un mois après sa deuxième victoire sur la Solitaire du Figaro (fin juin 2019), la première disputée sur le Figaro Beneteau 3.

Depuis, le
vainqueur de la Route du Rhum 2018 en Class40, s'il n'a pas trouvé de budget pour courir le Vendée Globe 2020, a encore pris de l'envergure, sélectionné comme skipper du VO65 The Mirpuri Foundation Racing Team, qu'il a mené à la victoire sur la première édition de The Ocean Race Europe, tout en travaillant à un nouveau projet en vue du Vendée Globe 2024.

 

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Tranquillement, presque sans bruit Yoann Richomme s'est construit en quatre petites années un joli palmarès : vainqueur de la Solitaire du Figaro en 2016, de la Route du Rhum en Class40 en 2018 et, à nouveau de la Solitaire du Figaro en 2019, à l'issue d'une cinquantième édition qui restera dans les mémoires.


A 36 ans, ce solide gabarit formé à l'école du Tour de France à la Voile prépare désormais le prochain Vendée Globe et raconte dans cet épisode d'Into The Wind les étapes de son apprentissage, les hauts et les bas de sa progression et l'implication que demandent ses projets.


En près de deux heures en sa compagnie, on entre dans les coulisses de la vie de figariste, mais aussi dans le quotidien d'un marin qui construit lui-même ses projets et, jusqu'ici, allait chercher lui-même ses sponsors.


Première diffusion le 26 juillet 2019

Rediffusé le 13 août 2021

Générique : In Closing – Days Past

Post-production : Clovis Tisserand


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[REDIFFUSION] - Un été de cadors 2/5 : Yann Eliès06 Aug 202101:10:35

Chaque vendredi du 30 juillet au 27 août, Tip & Shaft vous propose sa série estivale baptisée Un été de cadors. Un été de cadors car nous avons choisi de rediffuser des épisodes d'Into The Wind où l'on retrouve des vainqueurs de la Solitaire du Figaro.


Deuxième invité, Yann Eliès, avec un épisode d'Into The Wind (le numéro 3), enregistré quelques semaines après une deuxième place en Imoca sur la Route du Rhum 2018. Depuis, le triple vainqueur de la Solitaire du Figaro s'il n'a pas pu enchaîner sur un nouveau Vendée Globe comme il le souhaitait, a remporté une nouvelle Transat Jacques Vabre avec Charlie Dalin. 

 

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Yann Eliès appartient à un club très fermé de l’élite de la voile : celui des triples vainqueurs de la Solitaire du Figaro, auquel appartiennent également Philippe Poupon, Jean Le Cam, Michel Desjoyeaux, Jérémie Beyou.


De son entrée en « figarisme » – il a participé à 14 éditions de la classique estivale – en passant par les deux trophées Jules Verne remportés avec Bruno Peyron sur Orange, le Briochin revisite sans langue de bois une riche carrière émaillée de deux Vendée Globe, dont l’un faillit bien se terminer tragiquement.


A 44 ans, il rempile pour une nouvelle saison en Figaro 3, continuant à viser une nouvelle participation au Vendée Globe. Un troisième épisode d’Into The Wind où les marins continuent à s’exprimer dans la longueur, avec des paroles fortes et originales.


Première diffusion le 10 janvier 2019

Rediffusé le 6 août 2021

Générique : In Closing – Days Past

Post-production : Clovis Tisserand


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[REDIFFUSION] - Un été de cadors 1/5 : Charles Caudrelier30 Jul 202101:21:29

Chaque vendredi du 30 juillet au 27 août, Tip & Shaft vous propose sa série estivale baptisée Un été de cadors. Un été de cadors car nous avons choisi de rediffuser des épisodes d'Into The Wind où l'on retrouve des vainqueurs de la Solitaire du Figaro. 


Premier invité, Charles Caudrelier, pour ce qui a été le tout premier épisode d'Into The Wind, enregistré le 18 septembre 2018, quelques semaines après une victoire historique dans la Volvo Ocean Race. Depuis, le vainqueur de la Solitaire du Figaro 2004 a été choisi comme co-skipper du Maxi Edmond de Rothschild en compagnie de Franck Cammas.

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Les marins français qui peuvent aligner deux victoires dans la Volvo Ocean Race sur leur CV ne sont pas légion ; ceux qui peuvent prétendre être montés sur le podium lors des trois dernières éditions encore moins ; et un seul d’entre eux peut se targuer d’ajouter une Solitaire du Figaro et plusieurs Transat Jacques Vabre à son palmarès: il s’appelle Charles Caudrelier.


A 44 ans, le skipper de Dongfeng Race Team vient de consacrer une décennie à courir l’exigeante Volvo Ocean Race, couronnée par une incroyable victoire sur le fil en juin dernier à la barre du bateau chinois. Pour ce premier numéro d’Into The Wind, il revient longuement sur son parcours, depuis ses premiers bords en baie de La Forêt, jusqu’à l’option victorieuse au large des côtes du Danemark, cet été.


Un entretien plein d’anecdotes et de révélations, où Charles Caudrelier, désormais star en Chine, ne fait pas mystère de son envie de retourner au solitaire.



Première diffusion le 18 septembre 2018

Rediffusé le 30 juillet 2021

Générique : In Closing – Days Past

Photo : Éloi Stichelbaut / Dongfeng Race Team


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#96 Charles Caudrelier, entrer dans la légende à 50 ans - 2ème partie24 May 202401:18:13

Chez Into The Wind, Charles Caudrelier n'est pas un invité comme les autres, pour la simple et bonne raison, qu'il a été le tout premier à venir passer du temps devant notre micro. C'était le 6 octobre 2018 et il était alors le récent et inoubliable vainqueur de la Volvo Ocean Race 2017-2018, skipper de Dongfeng Race Team. Il affichait alors déjà un solide palmarès et sa victoire dans la Volvo couronnait un parcours d'exception.


Mais 6 ans plus tard, c'est un autre Charles Caudrelier que nous avons invité, avec de nouvelles histoires à nous raconter. Car entre temps, le vainqueur de la Solitaire du Figaro 2004 a sacrément étoffé son CV : quelques semaines après ce premier enregistrement, il a en effet fait son entrée dans le Gitana Team en compagnie de Franck Cammas et... remporté depuis toutes les courses auxquelles il a participé - à l'exception de la Transat Jacques Vabre 2023 - à bord de l'Ultim Edmond de Rothschild.


Le Fastnet, la Brest Atlantiques, la Transat Jacques Vabre 2021, et, bien sûr, la Route du Rhum Destination Guadeloupe en 2022 et puis, cette année, l'Arkéa Ultim Challenge l'ont vu franchir la ligne d'arrivé en tête. A 50 ans, il peut se targuer d'afficher désormais une carrière hors norme.


Dans cet épisode en deux parties, Charles Caudrelier revient longuement sur ces 6 années intenses et incroyables au sein du Gitana Team.


Un moment rare avec un marin d'exception.


Diffusé le 24 mai 2024

Générique : In Closing – Days Past

Post-production : Grégoire Levillain


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#40 Jean-Baptiste Bernaz, le Laser dans la peau et quatre olympiades au plus haut niveau16 Jul 202101:48:05

Ils ne sont pas nombreux, les athlètes français à participer à leurs quatrièmes Jeux Olympiques consécutifs : à 34 ans, Jean-Baptiste Bernaz fait partie de ce club fermé.


Depuis près de 15 ans, le Varois règne sur le Laser français, leader indéboulonnable du support. Passé par l'optimist et, très tôt, accro au dériveur en solitaire le plus diffusé au monde, Jean-Baptiste Bernaz commence fort avec des titres mondiaux et européens en jeune. Avant de venir concurrencer rapidement les coureurs en place.

A 21 ans, il est sélectionné pour les JO de Pékin, où il se classe 8e, très déçu. Mais il a compris que seuls les Jeux peuvent procurer des émotions aussi fortes - une vraie drogue. Son histoire olympique ne fait donc que commencer : sans concurrence en France, il enchaîne les PO pour Londres 2012 (10e) et Rio 2016, multipliant, en cours de route les titres nationaux en Laser et en match-racing.


Pour cette olympiade brésilienne, il change d'entraîneur et monte en puissance : 6e au championnat du monde en 2014, vainqueur du test-event en 2015, il s'entraîne avec Robert Scheidt, la légende brésilienne, décrochant l'argent au Mondial 2016 puis une 5e place aux Jeux.

"Frustré de fou", il prend le temps de réfléchir, navigue sur d'autres supports, mais repart pour une nouvelle campagne avec une envie de revanche à Tokyo. Toujours au sommet - il gagne 6 manches sur 12 au Mondial de Melbourne en 2019 ! - il change d'entraîneur au milieu de la pandémie et se présente au Japon avec des ambitions dorées.

Près de 2 heures d'entretien, pendant lesquelles Jean-Baptiste Bernaz raconte avec franchise les coulisses de la vie de coureur olympique, les joies, les doutes, et, surtout la détermination et l'engagement que réclame le plus haut niveau mondial. 


Générique : In Closing – Days Past
Post-production : Clovis Tisserand


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#39 Alan Roura, l'enfant de la balle devenu double finisher du Vendée Globe à 28 ans02 Jul 202101:48:18

Avec Alan Roura, ne vous attendez pas à l'histoire d'un jeune breton programmé pour la course en solitaire depuis sa plus tendre enfance. Non, là, vous allez découvrir la saga d'un môme embarqué autour du monde par des parents sur le voilier familial parti du Léman, plutôt partisans de l'école de la vie et des vagues que des cours par correspondance.


En 2001, quelques mois après le grand départ familial, le jeune Suisse croise la Mini Transat en escale à Lanzarote : à 8 ans, c'est un coup de foudre, cette course est pour lui. A 15 ans, il travaille déjà, rachète et retape un Mini 6.50 pour courir dans la Caraïbe ; à 19 ans, il décide de s'aligner dans la Mini et quitte définitivement le bateau familial.


C'est le début des années consacrées à des projets bouts de ficelles, bricolés à l'arrache... mais menés pour la plupart jusqu'au bout. La Mini Transat en 2013, sur un vieux proto, d'abord, la Route du Rhum en Class40 ensuite – abandonnée, "une leçon pour la suite" - puis la Transat Jacques Vabre, toujours en Class40. Et enfin, le Vendée Globe 2016 à bord de Super Bigou, Imoca de légende qui n'avait jusque-là jamais fini un tour du monde sans escale...


A 23 ans, il est le plus jeune finisher du Vendée Globe(12e), avec un bateau de 15 ans d'âge, un budget de Class40 et une équipe de bénévoles... Mais son sponsor, La Fabrique, embraye direct et Roura peut enfin franchir un palier pour mener un projet structuré, avec l'ancien MACSF doté de foils, pour le Vendée Globe suivant.


Le va-nu-pieds qui dormait dans sa voiture devient chef d'entreprise et grandit avec son équipe, enchaînant les transats en solo (7e de la Route du Rhum) et en double, battant, au passage, le record de l'Atlantique Nord en solo en 2019.


Son deuxième Vendée Globe, bouclé cet hiver, se termine dans le dur (17e), mais reste riche de leçons pour le troisième, déjà en gestation. Cette fois, Alan Roura veut partir pour gagner. Au départ du prochain Vendée Globe, il aura 31 ans.


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#38 Bertrand Pacé, une vie entière pour la régate et le match-racing18 Jun 202101:32:42

Il n'a jamais traversé l'Atlantique en course, jamais participé à la Mini Transat, à la Solitaire du Figaro, à la Route du Rhum, à la Transat Jacques Vabre, encore moins au Vendée Globe. Et pourtant, Bertrand Pacé, 60 ans en août, est bien ce qu'il faut appeler une légende de la voile française.

Ce fils de capitaine au long cours, breton d'origine mais né à Dunkerque, a déjà gagné trois fois le Tour de France à la voile quand il fête ses 20 ans. Son service militaire - après des études d'ingénieur - il le passe à bord de French Kiss, le 12 mètres JI français engagé dans la Coupe de l'America 1986-1987 à Fremantle par Marc Pajot. Son destin est désormais tracé : Pacé sera l'un des meilleurs match-racers mondiaux, aimanté par la Coupe pendant trente ans.

Il sera des campagnes françaises à San Diego (1992, 1995) puis à Auckland (1999), où il sera recruté par Team New Zealand, tactiquant même à bord du bateau kiwi en finale (2003). Il enchaîne par la tentative Team France avec Loïck Peyron (2003-2004) et  travaille pour BMW Oracle Racing (2007), s'implique dans un nouvel essai tricolore (Aleph, 2013) puis dans Groupama Team France (2015-2017) .


Rares sont les marins français à avoir connu une telle carrière dans la Coupe, une trajectoire soulignée par deux victoires encore uniques en France aujourd'hui : un titre de champion du monde de match-racing en 1994 et une victoire dans le World Match Racing Tour en 2000.


A ce palmarès rare, il faut rajouter d'autres victoires : dans l'Admiral's Cup (1991), dans le TFV - 8 trophées au total - et même dans le Tour de Bretagne en double (2003), avec Gildas Morvan, l'une de ses rares incartades en équipage réduit.

Avec un tel parcours, Bertrand Pacé est devenu un coach recherché, qui accompagne Matthieu Richard sur le WMRT, Franck Cammas dans la Coupe, et, plus récemment, Jérémie Beyou ou les coureurs de Lorient Grand Large.


Marin discret, Pacé est un homme de peu de mots, au style direct et sans fioritures. Cette heure et demie en sa compagnie n'en est que plus précieuse. 


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#37 Mark Turner, de la Royal Navy à la direction de la Volvo Ocean Race04 Jun 202102:15:22

C'est l'histoire d'un jeune homme qui s'engage dans la Royal Navy à 18 ans pour devenir, trois décennies plus tard, patron de la Volvo Ocean Race, le pinacle de la voile professionnelle anglo-saxonne.


Entre les deux, Mark Turner, 53 ans, aura vécu plusieurs vies. Celle de coureur, d'abord, débutée par la Whitbread à la fin des années 1980, à bord d'un bateau engagé par l'armée britannique - une "révélation" - qui l'emmènera jusqu'à la Mini Transat en 1997, dont il parle encore avec émotion aujourd'hui.


Celle d'associé d'Ellen MacArthur, ensuite, rencontrée peu avant cette fameuse Mini Transat, avec qui il formera un incroyable duo - elle en mer, lui à terre - de la victoire dans la Route du Rhum en 1998 jusqu'au record du tour du monde en solo en 2005, en passant, bien sûr, par une deuxième place lors du Vendée Globe 2001.


Celle d'entrepreneur, enfin, boss d'OC Sport, qui, avec ses équipes, enchaînera les créations et les innovations, influençant pour longtemps le business de la voile de compétition. Rachat de l'Ostar devenu The Transat, création des Extreme Sailing Series et de la Barcelona World Race, gestion des projets de Sam Davies, Nick Moloney et Sébastien Josse, lancement d'Oman Sail, de l'Artemis Offshore Academy et du projet Dongfeng dans la Volvo Ocean Race...


A la moitié des années 2010, alors qu'OC Sport s'est diversifié dans les marathons et le cyclisme, Mark Turner et ses associés vendent leurs parts au Groupe Télégramme, déjà organisateur de la Route du Rhum, de la Solitaire du Figaro et de l'AG2R.
C'est là, en 2016, qu'il est recruté comme CEO de la Volvo Ocean Race. Il restera 18 mois en poste, le temps d'introduire - entre autres - la mixité dans les équipages et une politique de développement durable innovante. Ne pouvant mener la réforme radicale qu'il a prévue pour la course, il démissionne à l'automne 2017.


Depuis, cet Anglais né à Cowes, qui comprit très tôt le rôle de l'écosystème français dans la course au large, joue le rôle de conseiller et de consultant auprès de projets variés, toujours dans le sport et pas forcément dans la voile, retrouvant sa passion de jeunesse : la natation en eaux libres.


Plus de 2 heures d'une discussion intense à ne pas manquer, avec l'un des personnages clés de la voile de compétition de ces trois dernières décennies. Le tout en français, of course !

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#36 Kevin Escoffier, l'ingénieur passionné devenu marin qui ne lâche rien21 May 202102:26:54

Il fut d'abord joueur de rugby, déjà attiré par la mer. Mais quand on est malouin, bercé par les départs de Route du Rhum, avec un père - Franck-Yves Escoffier - marin-pêcheur-coureur, on est tôt ou tard rattrapé par la patrouille...

A 41 ans, Kevin Escoffier est un cas rare : celui d'un ingénieur passionné, passé des bureaux d'études pointus, où il a participé à la conception de machines hors normes, aux courses au large les plus engagées.

Après ses études, il est lancé dans le grand bain par Michel Desjoyeaux qui le recrute chez Mer Agitée, où il participe à la conception du Multi50 de son père - avec qui il gagne la Transat Jacques Vabre 2005 - et du PRB sur plan Farr de Vincent Riou pour le Vendée Globe 2008. Avant de renter, à 26 ans, chez Banque Populaire, pour la construction de Banque Populaire V, le plus grand trimaran de course du monde...

Il a beau être passionné, l'envie de naviguer ne cesse de grandir. Avec Pascal Bidégorry, skipper Banque Populaire à l'époque, il gagne sa place à bord et devient un naviguant indispensable, établissant nombre de records, dont le Jules Verne.

Quand le Basque, débarqué du team Banque Pop, s'engage auprès de Charles Caudrelier sur Dongfeng dans la Volvo Ocean Race 2014-15, les deux hommes font appel à Kevin Escoffier. Le Malouin s'éclate et reviendra dans l'édition suivante pour gagner avec eux.

L'ingénieur fera des allers-retours entre le BE de Banque Populaire et ses engagements en équipage, jusqu'à ce que Vincent Riou l'appelle pour lui succéder chez PRB. Sans jamais avoir participé à la Solitaire du Figaro, il s'aligne au départ du dernier Vendée Globe, le préparant en quelques mois où l'on comprend vite qu'il sera à l'aise après nombre de podiums en 2019 avec Nicolas Lunven.

Il est dans le paquet de tête quand son Imoca s'ouvre en deux sous ses pieds, le 30 novembre. On connaît l'histoire : sauvé par Jean Le Cam, avec qui il traverse l'Indien, Kevin Escoffier est rapatrié par la Marine nationale à La Réunion.

Rien qui ne le décourage de repartir pour le Vendée Globe 2024, avec le soutien de son sponsor. En attendant, Kevin Escoffier est retourné, une fois de plus, chez Banque Populaire, non plus au bureau d'études, mais comme équipier d'Armel Le Cléac'h sur le nouvel Ultim pour la prochaine Transat Jacques Vabre.

Un parcours, dense et original, que le skipper de PRB raconte pendant 2h30 avec passion et franchise, et ce ton toujours clair, précis, direct.

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#35 Paul Meilhat, du lac de Créteil au Vendée Globe07 May 202101:59:29

Comment devient-on coureur au large quand on naît au début des années 1980 en banlieue parisienne ? La route est longue avant de prendre, comme Paul Meilhat, le départ de transats ou de tours du monde...

Il faut des parents qui pratiquent la croisière le week-end et l'été, en particulier un père, qui s'engage dans la Mini Transat en 1993. Il faut aussi, la passion qui vous entraîne, en Optimist, sur les lacs de Conflans Sainte-Honorine puis de Créteil. Et enchaîner, ensuite, en Laser, en décrochant un titre de champion de France jeune en 2000.

C'est l'heure, alors, pour Paul Meilhat, de quitter l'Ile-de-France et de se rapprocher du littoral, à La Rochelle puis à l'ENV à Quiberon en passant au 49er. Mais les années passées à régater lors de Tours du Finistère mémorables à l'adolescence ont laissé des traces et "Paulo" reste irrémédiablement attiré par le large...

Il cumule donc la voile olympique avec des navigations en IRC entre copains, des Tours de France, un peu de Mini 6.50 et puis le grand saut en 2008 avec la participation à Cap Istanbul, à l'arrache. Première Solitaire en 2009 et deux ans après Paul Meilhat devient skipper Macif.

Quatre saisons - une victoire dans l'AG2R et trois places dans les 10 premiers - plus tard, SMA lui propose un Vendée Globe, mené sous la houlette de Michel Desjoyeaux. Une campagne difficile, ponctuée par une grave blessure en 2015 et un abandon alors qu'il est 3e, mais qui place Paul Meilhat sous les projecteurs.

Les saisons suivantes montrent qu'il joue dans la cour des grands (2e la Transat Jacques Vabre 2017, vainqueur de la Route du Rhum 2018) et qu' il faut compter sur lui, même si son sponsor ne poursuit pas l'aventure.

Depuis, s'il continue à chercher des partenaires pour pouvoir s'aligner à nouveau au départ du Vendée Globe, Paul Meilhat est devenu un équipier recherché, collaborant avec Sam Davies, et pour cette saison 2021, avec Charlie Dalin. Avec un objectif : conserver le titre décroché en 2019 par le skipper d'Apivia.

Pas mal pour un gars qui a appris la régate à Créteil !

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#34 Damien Seguin, navigateur comme les autres... ou presque23 Apr 202101:58:23

Sur le papier, ça ne semblait pas très raisonnable ; dans les faits, ça n’a pas semblé lui poser de problèmes. Damien Seguin n’a pas de main gauche, et pourtant, il s’est classé 7e du Vendée Globe, avec beaucoup de naturel, si l’on peut dire.

Tellement de naturel, d’ailleurs, que le monde de la voile, plus habitué à voir en lui un compétiteur redoutable qu’un coureur handicapé, n’a perçu que dans le sprint final du Vendée Globe la portée de l’exploit qu’il réalisait.

Il faut écouter son parcours tout au long des deux heures de cet épisode pour mesurer la détermination nécessaire pour en arriver là.

Né à Briançon, grandi en Guadeloupe, il est aux portes de l’équipe de France de Tornado quand il découvre, à 23 ans, le 2.4, support solitaire des Jeux Paralympiques qu’il ne quittera que quatre olympiades et trois médailles (dont deux en or) plus tard.

Dès le milieu des années 2000, le large l’attire, mais le refus de la Solitaire du Figaro de l’accepter en 2005 va faire du bruit et, finalement, lui ouvrir les portes.

Figaro, Class40 (2 Routes du Rhum, 2 Transats Jacques Vabre), mais aussi Diam 24 (il gagne le Tour Voile en 2017) : « step by step », comme il le raconte, Damien Seguin gravit les marches vers le Graal de nombreux marins.

C’est donc presque naturellement - encore - qu’il s’aligne, à 41 ans, au départ du Vendée Globe, avec le succès que l’on sait. Pour ce compétiteur acharné, l’objectif est désormais de faire mieux lors de la prochaine édition, sur un bateau plus performant.

Comme n’importe quel coureur.

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#33 Dominic Vittet, le routeur aux milliers de milles dans les bottes09 Apr 202101:47:28

Il est là en face de vous, avec sa voix grave, la mémoire précise, les mots justes, le ton direct et quatre décennies de carrière à partager : enregistrer un podcast avec Dominique Vittet, c'est embarquer pour une vraie saga, celle de la course au large à la française.

Car "Mino" n'est pas que le routeur recherché qu'il est devenu, dispensant désormais son savoir aux marins engagés dans la Mini Transat, la Solitaire du Figaro ou le Vendée Globe. A 63 ans, cet enfant de la banlieue parisienne a navigué sur tout ce qui flotte - ou presque.

Formé à Jeunesse & Marine, à Groix, Vittet suit des études d'animateur socio-culturel et, très vite, connaît la grande époque des multicoques géants du début des années 1980, avec une rencontre fondamentale pour lui : Eugène Riguidel. Puis, il court la Mini Transat, et prend très vite goût à la compétition, quand l'époque est pour beaucoup, encore, à la bohème.

Il devient figariste à la fin des années 1980, confiant comme Alain Gautier, que "la Solitaire a guidé sa vie". Il va s'y consacrer corps et âme durant 15 ans, parvenant à décrocher son "graal" en 1993, s'alignant 7 fois au départ de l'AG2R tout en participant à quantité de Tour de France à la voile.

En 2002-2003, il participe à la Coupe de l'America avec le Défi Areva et plonge dans la météo et les nouvelles technos, une expérience qui va structurer la suite de sa carrière. Il enchaîne ensuite avec les premières années du circuit Class40, avant de courir après des records avec GItana.

40 ans après sa première course - La Baule-Dakar, en 1980 - Mino est toujours là, formant et partageant son expérience avec les nouvelles générations. Il n'a qu'un seul regret : ne pas avoir pu prendre le départ du Vendée Globe.

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#32 Romain Attanasio, forcer le destin et devenir double finisher du Vendée Globe26 Mar 202102:06:28

C’est le genre de trajectoire qui vous fait immanquablement penser que tout est possible : peut-on devenir double finisher du Vendée Globe en étant issu d’une famille de montagnards des Hautes Alpes et en ayant tiré ses premiers bords dans les boucles de l’Oise, en Picardie ? La réponse est oui, et celui qui l’incarne s’appelle Romain Attanasio.

Quelques semaines après sa deuxième remontée du chenal des Sables d’Olonne, le skipper de Pure - Best Western, 43 ans, n’a pas encore pris de vacances, car cette période post-Vendée Globe est celle du “money time” où se (re)négocient contrats, projets et bateaux.

Mais le compagnon de Sam Davies prend le temps de raconter dans cet épisode, avec sa verve habituelle, comment on force le destin. Grâce à un grand oncle et des vacances à Port Navalo, d’abord ; en candidatant en sport-études voile sans résultat sportif ou presque, ensuite ; en s’alignant au départ de la Mini-Transat au forceps, enfin.

Une foi en sa passion qui finit par payer, puisqu’à 20 ans, Romain Attanasio entre au pôle Finistère Course au large de Port-la-Forêt et devient figariste, entrant régulièrement dans le top 10, avant d’être recruté comme navigateur sur le circuit Orma par Michel Desjoyeaux puis Franck Cammas.

S’ensuit une période moins facile, après le démâtage de Sam Davies lors de son deuxième Vendée Globe, mais le tour du monde en solo continue de l’appeler et il saisit l’opportunité - des rencontres, encore - de s’aligner en mode aventure au départ de l’édition 2016.

Romain Attanasio n’a pas quitté, depuis, le circuit Imoca. Et prépare déjà son troisième Vendée Globe.

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#31 Ian Lipinski, l'ancien des Glénans devenu cador du Mini 6.50 et du Class4012 Mar 202101:35:53

Qui a dit qu'il fallait être tombé dedans tout petit pour tutoyer les podiums en course au large ? Ian Lipinski a dû attendre ses 30 ans pour prendre le départ de sa première course en solo. Et s'est bien rattrapé durant la décennie suivante !

Elevé en banlieue parisienne, ce fils d'une institutrice et d'un chercheur au CNRS attend l'adolescence pour découvrir la mer. A 15 ans, il participe à son premier stage aux Glénans, au cœur de l'archipel du même nom et c'est une révélation. Après des études scientifiques, il renonce à sa carrière d'ingénieur aéronautique pour un long séjour aux Glénans puis un tour de l'Atlantique en croisière.

A son retour, il plonge dans le grand bain du Mini 6.50 et s'installe à Lorient ; il n'en ressortira que 6 saisons plus tard, avec un palmarès inégalé jusqu'ici : chavirage dans la Mini Transat 2013, vainqueur de l'édition 2015 en série, puis de l'édition 2017 en prototype, un doublé inédit en 40 ans d'histoire de l'épreuve.

Ian Lipinski est monté d'une division en lançant en 2018 un projet Class40, restant fidèle à l'architecte de son dernier Mini 6.50, David Raison, qui lui dessine le premier "scow" de la classe, financé par le Crédit Mutuel. Quatre mois après sa mise à l'eau, il remporte avec Adrien Hardy la Transat Jacques Vabre, puis bat le record du Tour des îles britanniques en solo l'été suivant.

A bientôt 40 ans, il a beau être l'un des favoris de la prochaine Transat Jacques Vabre et de la Route du Rhum 2022, il confie pourtant souffrir encore du "syndrome de l'imposteur", fruit d'un parcours hors des sentiers battus. Un drôle de syndrome... qui l'amène cependant à aller très vite sur l'eau !


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#96 Charles Caudrelier, entrer dans la légende à 50 ans - 1ère partie17 May 202401:32:37

Chez Into The W!nd, Charles Caudrelier n'est pas un invité comme les autres, pour la simple et bonne raison, qu'il a été le tout premier à venir passer du temps devant notre micro. C'était le 6 octobre 2018 et il était alors le récent et inoubliable vainqueur de la Volvo Ocean Race 2017-2018, skipper de Dongfeng Race Team. Il affichait alors déjà un solide palmarès et sa victoire dans la Volvo couronnait un parcours d'exception.


Mais 6 ans plus tard, c'est un autre Charles Caudrelier que nous avons invité, avec de nouvelles histoires à nous raconter. Car entre temps, le vainqueur de la Solitaire du Figaro 2004 a sacrément étoffé son CV : quelques semaines après ce premier enregistrement, il a en effet fait son entrée dans le Gitana Team en compagnie de Franck Cammas et... remporté depuis toutes les courses auxquelles il a participé - à l'exception de la Transat Jacques Vabre 2023 - à bord de l'Ultim Edmond de Rothschild.


Le Fastnet, la Brest Atlantiques, la Transat Jacques Vabre 2021, et, bien sûr, la Route du Rhum Destination Guadeloupe en 2022 et puis, cette année, l'Arkéa Ultim Challenge l'ont vu franchir la ligne d'arrivé en tête. A 50 ans, il peut se targuer d'afficher désormais une carrière hors norme.


Dans cet épisode en deux parties, Charles Caudrelier revient longuement sur ces 6 années intenses et incroyables au sein du Gitana Team.


Un moment rare avec un marin d'exception.


Diffusé le 17 mai 2024

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#30 Charlie Dalin, marin rationnel dévoré par la passion de la course26 Feb 202102:11:02

Il a fini le Vendée Globe voilà un mois et il vous reçoit tranquillement dans sa cuisine, à peine entamé par 80 jours de course autour des trois caps. A peine fatigué, non plus, de répéter quelques pans de la course avant d'entrer dans les détails de son parcours.

Ainsi va Charlie Dalin, 2e du Vendée Globe - mais premier sur la ligne - tout entier dévoré par la passion de la mer, des bateaux et de la course, piqué depuis un stage d'optimist à 6 ans en presqu'île de Crozon.

A 36 ans, le skipper d'Apivia dévoile dans une conversation tranquille le parcours d'un jeune homme que pas grand-chose ne prédestinait à tutoyer le très haut niveau de la course au large. Mais l'on sent bien, tout au long de cet épisode de 2 heures, la détermination d'un garçon qui décide, dès l'adolescence, que sa vie se ferait sur l'eau.

Après quelques années en voile légère, il part étudier l'architecture navale à Southampton puis se jette dans le bouillon de culture de la Mini, terminant 2e de la Mini Transat en 2009. Deux ans plus tard il s'attaque au circuit Figaro et au bout de 3 saisons, il s'installe sur le podium de la Solitaire pour ne plus le quitter - exploit unique - jusqu'en... 2018.

Ministe devenu figariste, il enchaîne en Imoca, bien entouré par des parrains comme Yann Eliès, François Gabart, Pascal Bidégorry, avec toujours une obsession : apprendre, encore et toujours. Un apprentissage accéléré qui le mène à la victoire sur la Transat Jacques Vabre puis à ce Vendée Globe hors norme qui semble d'ores et déjà digéré.

Charlie Dalin est déjà passé au coup d'après : la Jacques Vabre 2021, la Route du Rhum 2022... et le Vendée Globe 2024.

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#29 Christian Dumard, le routeur passé par la Coupe et passionné par l'Arctique12 Feb 202101:36:28

D'aussi loin qu'on le connaisse, Christian Dumard a toujours eu le chic pour expliquer simplement des choses compliquées. À 59 ans, le météorologue officiel du Vendée Globe - mais aussi d'un grand nombre d'épreuves, de la Mini-Transat à la Volvo Ocean Race - est spécialiste d'une discipline de niche : le routage océanique. Autrement dit, optimiser les trajectoires au large en fonction de nombreux paramètres, dont, bien sûr, la météo.

Comme nombre de ses confrères, il fut d'abord marin : une adolescence marquée par plusieurs années de voyage autour du monde, puis des études brillantes (ESCP, MBA) et, tout de suite, une passion pour les outils techniques de navigation, tout juste naissants.

À la vingtaine, Christian Dumard décroche le job de navigateur dans les équipages, enchaîne courses du Rorc et Tour de France, devient professionnel, intègre le Corum Sailing Team, équipe de légende à la charnière des années 1980-1990, embarque sur la Coupe de l'America avec Pajot…

À la moitié des années 1990, il pose sac à terre. Le navigateur devient un routeur recherché et un entrepreneur en série, créant notamment Sail Online, le premier média voile électronique - au total, il compte plus de 12 créations d'entreprises, la dernière autour du routage et de l'intelligence artificielle.

A l'approche de la soixantaine, une passion d'adolescence renaît, attisée par sa fille Clara : les glaces de l'Arctique et le passage du Nord-Ouest. Père et fille ont été jusqu'ici bloqué par les glaces et le Covid, mais, à l'écouter tout au long de cet épisode, on sent bien que ce n'est que partie remise.

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#28 Bernard Stamm, le Suisse qui n'a jamais fait les choses à moitié - 2ème partie29 Jan 202101:27:51

C'est l'histoire d'un jeune Suisse, à l'aise à l'école mais qui comprend vite que le grand air et la planète sont là pour être arpentés. Il devient bûcheron puis marin au long cours avant de retrouver les plaisirs nautiques de son enfance sur le Léman et la vie de convoyeur : à la mi-temps des années 1990, Bernard Stamm se lance dans la course au large, un peu par hasard.

En 25 ans de carrière, il va marquer la discipline par un niveau d'engagement rare. Pas de budget pour la Mini 1995 ? Il va construire son bateau lui-même et finir 3e. Pas de budget pour le Vendée Globe ? Il va construire son bateau - encore. Et, plus tard, gagner avec lui.

S'ensuivront des tours du monde en pagaille - 3 Vendée Globe, 2 Around Alone (double victoire), 3 Trophées Jules Verne (2 victoires) 1 Barcelona World Race (victoire) -, des records et beaucoup de transats.

Mais aussi de nombreuses aventures : une perte de quille sur la Transat anglaise qui l'empêche de participer au Vendée Globe 2004 ; un échouage aux Kerguélen pendant le Vendée Globe suivant ; une rocambolesque disqualification dans la même épreuve 4 ans plus tard ; un sauvetage épique, incroyable, au retour de la Transat Jacques Vabre 2013...

À 57 ans, depuis son moulin finistérien, Bernard Stamm vous raconte tranquillement cette vie de marin bien remplie avec le sourire. Il fallait bien deux parties à cet épisode pour en venir à bout !

Dans cette 2e partie, Bernard repart à la conquête du Vendée Globe, après son échec de 2004, et commence par un petit Trophée Jules Verne...

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#28 Bernard Stamm, le Suisse qui n'a jamais fait les choses à moitié - 1ère partie22 Jan 202101:21:11

C'est l'histoire d'un jeune Suisse, à l'aise à l'école mais qui comprend vite que le grand air et la planète sont là pour être arpentés. Il devient bûcheron puis marin au long cours avant de retrouver les plaisirs nautiques de son enfance sur le Léman et la vie de convoyeur : à la mi-temps des années 1990, Bernard Stamm se lance dans la course au large, un peu par hasard.

En 25 ans de carrière, il va marquer la discipline par un niveau d'engagement rare. Pas de budget pour la Mini 1995 ? Il va construire son bateau lui-même et finir 3e. Pas de budget pour le Vendée Globe ? Il va construire son bateau - encore. Et, plus tard, gagner avec lui.

S'ensuivront des tours du monde en pagaille - 3 Vendée Globe, 2 Around Alone (double victoire), 3 Trophées Jules Verne (2 victoires) 1 Barcelona World Race (victoire) -, des records et beaucoup de transats.

Mais aussi de nombreuses aventures : une perte de quille sur la Transat anglaise qui l'empêche de participer au Vendée Globe 2004 ; un échouage aux Kerguélen pendant le Vendée Globe suivant ; une rocambolesque disqualification dans la même épreuve 4 ans plus tard ; un sauvetage épique, incroyable, au retour de la Transat Jacques Vabre 2013...

À 57 ans, depuis son moulin finistérien, Bernard Stamm vous raconte tranquillement cette vie de marin bien remplie avec le sourire. Il fallait bien deux parties à cet épisode pour en venir à bout !

Dans cette première partie, nous découvrons la genèse du jeune Stamm et ses premières aventures : la Mini et son premier Vendée Globe, avec, à chaque fois, la construction d'un bateau... par ses soins. 

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#27 Justine Mettraux, la Suissesse passée de la Mini Transat aux tours du monde en équipage08 Jan 202101:28:31

C'est l'histoire d'une jeune Suissesse dont les parents se destinaient à l'agriculture dans la campagne fribourgeoise… et qui est devenue l'une des femmes marins les plus capées de sa génération.


À 34 ans, Justine Mettraux, dont les quatre frères et sœurs ont été eux aussi happés par la passion de la course, compte déjà une solide expérience, des Surprises du lac Léman de sa jeunesse à la Volvo Ocean Race.


Formée au sein de l'incontournable Centre d'Entraînement à la Régate de Genève, elle a cumulé les saisons en Surprise, en Farr30, en D35, en Mini, en Figaro et en Volvo 65, sans oublier quelques piges en Class40.


Deuxième de la Mini-Transat en 2013 en bateau de série, elle enchaîne immédiatement par une participation à la Volvo Ocean Race au sein de l'équipage féminin de Team SCA avant de se lancer dans 4 saisons de Figaro (7e de la Solitaire en 2017), entrecoupées d'une Transat Jacques Vabre (4e en Class40 en 2017)


Aussi à l'aise en solitaire qu'en équipage, Justine Mettraux fait partie des rares femmes capables d'intégrer un team sur The Ocean Race, dont elle a fait son prochain objectif. Avant, un jour, de s'aligner sur le Vendée Globe.


Diffusé le 9 août 2021

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#26 Jean-Pierre Dick, quand la passion du large change un destin tout tracé24 Dec 202001:54:03

C'est l'histoire d'une passion dévorante, capable de renverser un destin tout tracé. Ce destin, c'est celui de Jean-Pierre Dick, héritier du laboratoire Virbac, qui commencera naturellement par travailler dans l'entreprise familiale, avant de changer le cours de sa vie en 2001.


C'est l'année de la première victoire de Michel Desjoyeaux dans le Vendée Globe, dont une phrase agit comme un déclic chez Dick, que l'amour du large, de la voile et de la compétition prend le dessus. Passionné depuis son enfance, "JP" devient coureur pro, apportant au secteur des méthodes issues du monde de l'entreprise.


S'ensuivent seize années d'une carrière intense qui voit le Niçois écrire un incroyable palmarès en double, avec 4 victoires dans la Transat Jacques Vabre et 2 dans la Barcelona Wolrd Race - en compagnie de cinq équipiers différents !


Le véto passé par HEC est aussi l'un des rares marins à enchaîner quatre Vendée Globe à la suite, dont trois terminés. Classé deux fois au pied du podium, il garde le privilège d'entrer dans le cercle fermé des coureurs à finir la course... sans quille. 


A 55 ans, Jean-Pierre Dick se consacre désormais à son activité de coaching d'équipiers qu'il emmène en course sur son JP54 et au circuit des ET26, qu'il a créé. Au cours de ce 26e épisode d'Into The Wind, il revient sur la genèse de sa passion, le rôle prépondérant de son père, ses premiers projets amateurs, son entrée dans le monde pro, ses choix techniques, sa manière de naviguer...


Le récit d'une trajectoire originale mais passionnante.


Diffusé le 24 décembre 2020

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#25 François Gabart, de la campagne charentaise aux victoires tous azimuts - 2e partie11 Dec 202001:12:55

Faut-il encore présenter François Gabart ? Arrivé sur le devant de la scène en gagnant le Vendée Globe à moins de 30 ans, en 2013, le jeune Charentais connaît un enchaînement prodigieux avec des victoires consécutives dans la Route du Rhum (2014), la Transat Jacques Vabre (2015), la Transat anglaise (2016) et le record du tour du monde en solitaire (2017).


L'ex "petit prodige" a découvert depuis les 2èmes places et les difficultés, avec la fatigue, début 2020, qui le conduit à transmettre le guidon de son trimaran à Pascal Bidégorry pour The Transat, puis la perte de son sponsor Macif, en juin dernier.


Dans cet épisode de près de 3 heures, diffusé en deux parties, on découvre avec lui la naissance d'un futur champion, qui accumule les titres dans sa jeunesse avant de renoncer à ses ambitions olympiques en Tornado, la découverte du Figaro et - très vite - l'entrée fracassante en Imoca...


On le suit dans la construction de ses projets, l'enchaînement des victoires, la création et le développement de MerConcept, son écurie devenu l'une des plus grosse de l'Hexagone. Mais aussi les hauts et les bas, qu'on a parfois oublié.


A 37 ans, François Gabart est l'un des marins les plus médiatisés - sinon le plus connu aujourd'hui - et parle beaucoup, forcément. Mais rarement aussi longtemps que dans cet épisode d'Into The Wind.


Dans cette 2e partie, nous retrouvons François en 2011, juste après que son sponsor Macif ait donné son accord pour la construction d'un Imoca neuf dans la perspective du Vendée Globe 2012. Pour le jeune figariste, c'est un changement de taille...


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#25 François Gabart, de la campagne charentaise aux victoires tous azimuts - 1ère partie04 Dec 202001:36:28

Faut-il encore présenter François Gabart ? Arrivé sur le devant de la scène en gagnant le Vendée Globe à moins de 30 ans, en 2013, le jeune Charentais connaît un enchaînement prodigieux avec des victoires consécutives dans la Route du Rhum (2014), la Transat Jacques Vabre (2015), la Transat anglaise (2016) et le record du tour du monde en solitaire (2017).


L'ex "petit prodige" a découvert depuis les 2èmes places et les difficultés, avec la fatigue, début 2020, qui le conduit à transmettre le guidon de son trimaran à Pascal Bidégorry pour The Transat, puis la perte de son sponsor Macif, en juin dernier.


Dans cet épisode de près de 3 heures, diffusé en deux parties, on découvre avec lui la naissance d'un futur champion, qui accumule les titres dans sa jeunesse avant de renoncer à ses ambitions olympiques en Tornado, la découverte du Figaro et - très vite - l'entrée fracassante en Imoca...


On le suit dans la construction de ses projets, l'enchaînement des victoires, la création et le développement de MerConcept, son écurie devenu l'une des plus grosse de l'Hexagone. Mais aussi les hauts et les bas, qu'on a parfois oublié.


A 37 ans, François Gabart est l'un des marins les plus médiatisés - sinon le plus connu aujourd'hui - et parle beaucoup, forcément. Mais rarement aussi longtemps que dans cet épisode d'Into The Wind.


Cette première partie nous emmène de l'enfance de François dans la campagne charenaise jusqu'au jour où Macif accepte de se lancer dans le Vendée Globe, fin 2011.


2e partie diffusée le 11 décembre.

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#24 Sébastien Josse, de la baie des Anges aux tours du monde21 Nov 202002:06:30

C'est l'histoire d'un petit Niçois, grandi loin de la Bretagne et des pros de la course au large, qui commence par le J24 et les grandes classiques méditerranéennes. Et monte, presque par hasard, à peine majeur, dans ce qui n'est pas encore la Sailing Valley, tenter sa chance à Port-la-Forêt.


C'était il y a 25 ans, et Sébastien Josse, coureur solide et discret, a construit depuis une carrière dense, en solitaire comme en équipage, en monocoque comme en multicoque. Des débuts en Figaro avec une incartade - chose rare à l'époque - sur la Mini-Transat, et puis, très vite, à moins de 30 ans, la cour des grands : le Trophée Jules Verne sur Orange avec Bruno Peyron (2002), un premier Vendée Globe sur VMI (2004-2005) qui s'enchaîne avec une expérience fondatrice de skipper de  l'équipage jeune d'ABN Amro sur la Volvo Ocean Race (2005-2006).


Devenu un marin recherché, Sébastien Josse navigue avec Vincent Riou, est recruté par Offshore Challenges, l'écurie d'Ellen MacArthur et Mark Turner, enchaîne les transats, prend le départ d'un deuxième Vendée Globe... En 2010, il est chef de quart sur Groupama avec Franck Cammas pour préparer la Volvo Ocean Race quand Gitana l'appelle.


C'est le début d'une quasi décennie au sein de l'écurie de la famille Rothschild où Jojo, comme beaucoup l'appellent, va découvrir le multicoque, prendre le départ d'un troisième Vendée Globe et entrer, à partir de 2017, dans le cercle fermé des marins qui découvrent le vol à haute vitesse.


L'aventure Gitana s'arrête début 2019 après une Route du Rhum avortée dans le golfe de Gascogne suite à la perte d'une partie du flotteur tribord du maxi trimaran Edmond de Rothschild.

Actuellement conseiller météo de la direction de course du Vendée Globe, après avoir aidé Nicolas Troussel sur le projet Corum L'Epargne, Sébastien Josse ne cache pas son envie de revenir sur le tour du monde en solitaire qui s'est refusé à lui deux fois sur trois.


Homme de peu de mots, Jojo se raconte avec simplicité et sincérité au cours de ces deux heures d'entretien. Une conversation rare pour apprendre à connaître ce marin aux yeux clairs, qui rappelle, comme une évidence, qu'il est "bien en mer".


Diffusé le 21 novembre 2020

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Post-production : Clovis Tisserand


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#23 Christian Le Pape, le prof d'EPS devenu éleveur de champions07 Nov 202002:16:58

Christian Le Pape se serait bien vu comme nombre de ses copains de la baie de la Forêt dans les années 1980 - les Le Cam, Jourdain, Guillemot - devenir coureur à plein temps. Mais la vie de saltimbanque sans statut qui allait avec ne l'emballait pas trop et il a préféré devenir prof de gym.


De ce choix cornélien de sa jeunesse, le Finistérien gardera une trace qui l'amènera, en 1990, a créer une structure qui va profondément transformer et organiser la voile de compétition en France : le Pôle Finistère Course Au Large de Port-La-Forêt.


Trois décennies plus tard, Christian Le Pape, 61 ans, raconte dans cet épisode le cheminement qui amène des marins - qui, longtemps, ont préféré investir dans le matériel - vers l'entraînement et la professionnalisation de leur pratique.


Trente années passées à survoler les podiums et à se construire un palmarès incroyable, d'abord en Figaro (la Solitaire n'a pas échappé depuis 2002 à un coureur du pôle) puis en Imoca (idem pour le Vendée Globe depuis 2000-2001), qui font de Portlaf', comme on dit, une référence en or massif de la course au large.


L'ex prof d'EPS n'occulte pas les difficultés, les discussions, les dissensions sur la route du succès mais évoque aussi le chercheur de pépites qu'il est, ayant détecté tour à tour Franck Cammas, Armel Le Cléac'h, François Gabart, Sébastien Simon.


Plus de 2 heures d'émission pour découvrir comment fonctionne, non pas la Star Ac' de la voile, comme on a pu parfois appeler le Pôle, mais plutôt le Harvard de la course au large !


Diffusé le 7 novembre 2020

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Post-production : Clovis Tisserand


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#95 Alexis Loison, par amour de la Solitaire03 May 202402:12:40

Il aura 40 ans le 11 août, quelques jours avant le départ de la Solitaire du Figaro, à Rouen, sa ville natale. Est-ce un signe ? Alexis Loison se dit "un peu superstitieux, mais moins que d'autres". Pas au point de croire au mauvais œil, celui qui le poursuivrait, lui qui vise, pour sa 18e participation, la victoire dans la prochaine édition.


Pourquoi un tel acharnement, alors que les figaristes d'aujourd'hui restent moins longtemps que leurs glorieux aînés, qui consentaient à quitter le circuit au bout d'une dizaine d'années pour beaucoup d'entre eux ? Parce qu'il aime cette course, tout simplement.


Une passion qui le tient depuis son plus jeune âge : un virus transmis par son père et les croisières familiales depuis Cherbourg, le port d'attache des Loison. puis les courses du Rorc, le Laser, le First Class 8, le Figaro 1 avec Alexandre Toulorge... Lycéen, il rêve de Figaro., pas de Route du Rhum ou de Vendée Globe !


Il plonge enfin dans le grand bain en 2006, à l'occasion du départ de la Solitaire depuis Cherbourg : et c'est parti pour 17 participations consécutives - avec juste une pause en 2022. Il lui faudra six éditions pour rentrer dans le top 10, quand, enfin, après des années de vaches maigres, il décroche un vrai sponsor - Fiva - et entre au Pôle Finistère course au large. Depuis il fait partie des habitués du top 10, candidat "naturel" à la victoire, même s'il n'a remporté qu'une seule étape et n'est jamais monté sur le podium.


Figariste, Alexis Loison est aussi stakhanoviste, n'hésitant pas à multiplier les supports, en particulier l'IRC, qu'il fréquente assidûment sur les courses du Rorc : en 2013, avec son père, il réalise un exploit, remportant le Fastnet en double et au général - une épreuve qu'il a remportée 4 fois au total. Il est aussi habitué de Sydney-Hobart, remporté à deux reprises. Il goûte aussi au Class40, avec trois Transat Jacques Vabre dans les bottes.


Quand il entre comme technico-commercial chez Technique Voile, en 2022, mettant la Solitaire en pause, ce n'est que pour mieux revenir l'an dernier : avec un nouveau sponsor et toujours la même passion, tout en continuant son nouveau job chez Incidences.


Le Figaro dans la peau, toujours...


Diffusé le 3 mai 2024

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Post-production : Grégoire Levillain


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#22 Marie Riou, performer entre trois bouées comme au large23 Oct 202002:03:14

Les femmes qui ont gagné quatre titres de champions du monde en voile légère tout en comptant une victoire dans la Volvo Ocean Race ne sont pas légion sur la planète voile. La Française Marie Riou, 39 ans, appartient à ce cercle très fermé.


La native de Plougastel, au bord de la rade de Brest, tombée dans la voile toute petite dans le sillage d'un père et de deux frères passionnés, a connu un début de carrière fulgurant, devenant championne du monde et d'Europe de 420 en 1999 (avec Anne-Claire Le Berre).


L'enchaînement s'avère ensuite plus difficile mais après quelques années de recul, la voilà de retour par le match-racing où les titres s'accumulent et l'emmènent aux JO de Londres en 2012 en compagnie de Claire Leroy, qui règne alors sur la discipline.


Puis c'est la rencontre - les retrouvailles à - avec Billy Besson et l'enchaînement incroyable de quatre titres de champions du monde de Nacra 17 en 4 ans - ainsi qu'un titre de marins de l'année en 2015 - qui font d'eux les grandissimes favoris des jeux de Rio 2016.


Après la blessure de Billy et l'échec de Rio, la voilà qui rebondit et embarque en 2017 sur Dongfeng pour une inoubliable campagne qui voit le projet franco-chinois remporter la Volvo Ocean Race. Et Marie Riou d'être désignée Rolex Sailor of The Year en 2018.


Puis c'est l'aventure SailGP - seule femme de la flotte sur ces catas à foils qui se baladent à 50 noeuds -, du Diam24, une nouvelle campagne olympique avec Benjamin Schartz vers Paris 2024...


Au fil de deux heures de discussion, on découvre la trajectoire d'une femme directe et authentique, naviguant au gré des rencontres. Tranquillement, discrètement, Marie Riou se bâtit brique par brique un palmarès incroyable sur tous les supports. Un parcours éclectique doré sur tranche, sans doute loin d'être fini.


Diffusé le 23 octobre 2020

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Post-production : Clovis Tisserand


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#21 Loïck Peyron ou l'inextinguible passion des bateaux - 2e partie09 Oct 202001:27:01

Faut-il vraiment présenter Loïck Peyron ? L'un des marins les plus populaires et les plus connus des Français, il compte plus de quatre décennies de courses à la voile au compteur, sur les supports les plus variés. Ce fou de bateaux, qui dessine depuis toujours son embarcation idéale, a touché à toutes, absolument toutes les machines de course - même s'il a longtemps montré une préférence pour les multicoques. 


L'un des rares marins à avoir participé à la Mini-Transat ET à la Coupe de l'America, il affiche un palmarès hors normes : triple vainqueur de la Transat anglaise, double vainqueur de la Transat Jacques Vabre, vainqueur de la Route du Rhum et de la Barcelona World Race, détenteur du Trophée Jules Verne, plusieurs fois champion du monde Orma, il était aussi de la première édition du Vendée Globe, où il se classe 2e derrière Titouan Lamazou. 


À 60 ans, il se définit comme "comme un planneur qui descend tranquillement", enchaînant les navs plaisirs et les piges ça et là. Formidable conteur, pédagogue au regard précis, il a toujours considéré qu'il ne pouvait pas se plaindre, cachant une grande efficacité derrière une apparente facilité. 


Au cours de ces 3 heures de conversation (en 2 parties, rassurez-vous !), nous retraversons avec lui les grandes heures de la course au large, depuis son départ de la maison familiale à 18 ans, sans le sou, jusqu'à la Solitaire du Figaro 2019, courue plus de 40 ans après.


Dans cette 2e partie, nous retrouvons Loïck Peyron à la veille de la Route du Rhum 2002, où il va devoir abandonner pour la première fois son bateau. Mais les deux décennies suivantes s'annoncent chargées en aventures...


Diffusé le 02 octobre 2020

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Post-production : Clovis Tisserand


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#21 Loïck Peyron ou l'inextinguible passion des bateaux - 1ère partie02 Oct 202001:36:21

Faut-il vraiment présenter Loïck Peyron ? L'un des marins les plus populaires et les plus connus des Français, il compte plus de quatre décennies de courses à la voile au compteur, sur les supports les plus variés. Ce fou de bateaux, qui dessine depuis toujours son embarcation idéale, a touché à toutes, absolument toutes les machines de course - même s'il a longtemps montré une préférence pour les multicoques.

L'un des rares marins à avoir participé à la Mini-Transat ET à la Coupe de l'America, il affiche un palmarès hors normes : triple vainqueur de la Transat anglaise, double vainqueur de la Transat Jacques Vabre, vainqueur de la Route du Rhum et de la Barcelona World Race, détenteur du Trophée Jules Verne, plusieurs fois champion du monde Orma, il était aussi de la première édition du Vendée Globe, où il se classe 2e derrière Titouan Lamazou.

A 60 ans,  il se définit comme "comme un planneur qui descend tranquillement", enchaînant les navs plaisirs et les piges ça et là. Formidable conteur, pédagogue au regard précis, il a toujours considéré qu'il ne pouvait pas se plaindre, cachant une grande efficacité derrière une apparente facilité.

Au cours de ces 3 heures de conversation (en 2 parties, rassurez-vous !), nous retraversons avec lui les grandes heures de la course au large, depuis son départ de la maison familiale à 18 ans, sans le sou, jusqu'à la Solitaire du Figaro 2019, courue plus de 40 ans après.

Ce premier épisode nous emmène de l'enfance de Loïck au Pouliguen jusqu'à The Race, en 2001, à la veille de la fameuse Route du Rhum.


Diffusé le 02 octobre 2020
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#20 Christopher Pratt, le Marseillais qui murmure à l'oreille des Bretons20 Sep 202002:08:47

Pour beaucoup, il est la doublure de Jérémie Beyou, co-skipper de Charal dans la Transat Jacques Vabre et "performer" préféré du Morlaisien depuis de longues années - son remplaçant officiel sur le Vendée Globe 2020, aussi.


Mais Christopher Pratt, 39 ans, natif de Marseille, tombé dedans tout petit, a eu son propre parcours en dehors de l'ombre des top guns du Vendée Globe qui l'ont recruté pour ses capacités d'analyste et son savoir-faire dans la marche des machines de course.


Passé par le 420 - vice-champion du monde en 1999 - il accumule les expériences sur le Tour de France à la voile, tentant sa chance à 4 reprises avant de décrocher son graal, le Challenge Crédit Agricole et le Figaro qui va avec en 2005. Il enchaîne ensuite avec des années sous les couleurs de DCNS en Imoca, puis accompagne Le Cléac'h et Beyou.


Dans cet entretien dense, on découvre avec lui le monde méditerannéen de la voile de compétition, le long chemin d'un minot passionné vers le Vendée Globe, désormais entrepreneur avec Marsail, où il transfère son expérience de coureur dans le management.


Une forme de ténacité et de résilience aussi, quand Christopher Pratt évoque son chavirage en Multi50 avec Eric Defert - où il a "grillé un joker" - et le Pot-au-noir qui l'a vu perdre la dernière Transat Jacques Vabre alors qu'ils avaient 150 milles d'avance avec Jérémie Beyou.

Deux heures authentiques et sans détours, à écouter le Marseillais qui parle à l'oreille des Bretons !


Diffusé le 20 septembre 2020

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#19 Yann Riou, l'ingénieur-ministe devenu un mediaman recherché04 Sep 202001:25:47

A 46 ans, Yann Riou est l'un des mediamen les plus respectés de la course au large. Les mediamen, ce sont ces hommes et ces femmes dont le job à bord consiste à envoyer textes, sons et images depuis les bateaux en course. Un métier né voilà une dizaine d'années dans le sillage de la Volvo Ocean Race - le tour du monde en équipage avec escales - qui a rendu leur présence obligatoire à bord depuis l'édition 2008-2009.


Yann Riou est d'abord passé par la Classe Mini - 2 Mini-Transats et 3 victoires dans le Mini-Fastnet à son actif - après une école d'ingénieur un début de carrière dans les télécoms. C'est Franck Cammas, en l'embauchant en 2006 pour gérer l'électronique de Groupama 3, qui va lui ouvrir les portes du métier, en l'embarquant comme mediaman dans l'édition victorieuse de la Volvo Ocean Race en 2011-2012.


Depuis, le natif de l'Ile Tudy n'a pas beaucoup posé son sac à terre : participation au tournage d'En Solitaire, Trophée Jules Verne sur Spindrift, record de l'Atlantique sur Comanche, deux autres participation à la Volvo Ocean Race avec Dongfeng et Brunel, The Bridge avec François Gabart... Et, tout récemment, Brest Atlantiques avec le duo Cammas-Caudrelier sur le Maxi Edmond de Rothschild, dont il sera le mediaman pour la prochaine tentative de Trophée Jules Verne de l'équipe.


Au cours de cet épisode, Yann Riou revient sur son parcours, son métier, ses joies et ses difficultés, son matériel et l'évolution rapide du secteur. Un homme de l'ombre qui parle longtemps, profitez-en !


Diffusé le 04 septembre 2020

Générique : In Closing – Days Past

Post-production : Clovis Tisserand


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Un été avec Bilou 4/4 - Homme libre, toujours tu chériras l'engagement20 Aug 202000:35:17

Jusqu'à la fin du mois d'août, Tip & Shaft vous propose d'embarquer avec Roland Jourdain pour un podcast en 4 épisodes au cours desquels nous allons suivre le parcours éclectique d'un marin qui, en 30 ans de carrière, aura touché à tout ou presque.  

De la Mini-Transat, dans laquelle il fait naufrage à 20 ans, jusqu'à ses trois Vendée Globe, qui le feront connaître du grand public, en passant par l'aventure des Formule 40 et des Orma, du Figaro ou des MOD70, Bilou - comme on le surnomme - sera partout pendant ces décennies où la voile de compétition progresse à pas de géant tout en se professionnalisant.  

Au fil des milles on verra aussi comment les enjeux environnementaux prendront une importance grandissante dans les préoccupations du marin quimpérois, cofondateur de Kaïros et d'Explore.  

Pour ce quatrième et dernier épisode diffusé ce vendredi, Roland Jourdain évoque la diversification de sa carrière, à partir des années 2010 : lancement de Kaïros, d'Explore et un engagement grandissant dans la préservation de l'environnement, un enjeu auquel la course au large commence tout juste à s'intéresser...


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Un été avec Bilou 3/4 - Echange abandons dans le Vendée Globe contre victoires dans le Rhum !14 Aug 202000:34:34

Jusqu'à la fin du mois d'août, Tip & Shaft vous propose d'embarquer avec Roland Jourdain pour un podcast en 4 épisodes au cours desquels nous allons suivre le parcours éclectique d'un marin qui, en 30 ans de carrière, aura touché à tout ou presque.  

De la Mini-Transat, dans laquelle il fait naufrage à 20 ans, jusqu'à ses trois Vendée Globe, qui le feront connaître du grand public, en passant par l'aventure des Formule 40 et des Orma, du Figaro ou des MOD70, Bilou - comme on le surnomme - sera partout pendant ces décennies où la voile de compétition progresse à pas de géant tout en se professionnalisant.  

Au fil des milles on verra aussi comment les enjeux environnementaux prendront une importance grandissante dans les préoccupations du marin quimpérois, cofondateur de Kaïros et d'Explore.  

Pour ce troisième épisode diffusé ce vendredi, nous traversons la décennie 2000, marquée par un double abandon dans deux Vendée Globes auquel répond une double victoire, toujours inédite, dans la Route du Rhum en Imoca, avant un retour éphémère au multicoque...


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Un été avec Bilou 2/4 - Des Solitaires du Figaro au premier Vendée Globe : l'appel du large06 Aug 202000:37:19

Jusqu'à la fin du mois d'août, Tip & Shaft vous propose d'embarquer avec Roland Jourdain pour un podcast en 4 épisodes au cours desquels nous allons suivre le parcours éclectique d'un marin qui, en 30 ans de carrière, aura touché à tout ou presque.

De la Mini-Transat, dans laquelle il fait naufrage à 20 ans, jusqu'à ses trois Vendée Globe, qui le feront connaître du grand public, en passant par l'aventure des Formule 40 et des Orma, du Figaro ou des MOD70, Bilou - comme on le surnomme - sera partout pendant ces décennies où la voile de compétition progresse à pas de géant tout en se professionnalisant.

Au fil des milles on verra aussi comment les enjeux environnementaux prendront une importance grandissante dans les préoccupations du marin quimpérois, cofondateur de Kaïros et d'Explore.

Pour ce deuxième épisode diffusé ce vendredi, nous traversons les années 1990, au cours desquelles Bilou enchaîne les Solitaires du Figaro pour arriver à son premier Vendée Globe, terminé troisième en 2001.


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Un été avec Bilou 1/4 - Les années 1980 : d'un naufrage dans la Mini-Transat à la Whitbread avec des Soviétiques03 Aug 202000:58:05

Tip & Shaft vous propose d’embarquer avec Roland Jourdain pour un podcast en 4 épisodes au cours desquels nous allons suivre le parcours éclectique d’un marin qui, en 30 ans de carrière, aura touché à tout ou presque.  

De la Mini-Transat, dans laquelle il fait naufrage à 20 ans, jusqu’à ses trois Vendée Globe, qui le feront connaître du grand public, en passant par l’aventure des Formule 40 et des Orma, du Figaro ou des MOD70, Bilou sera partout pendant ces décennies où la voile de compétition progresse à pas de géant tout en se professionnalisant.  

Au fil des milles on verra aussi comment les enjeux environnementaux prendront une importance grandissante dans les préoccupations du marin quimpérois, cofondateur de Kaïros et d’Explore.  

Premier épisode : Les années 1980, d’un naufrage dans la Mini-Transat à la Whitbread avec les Soviétiques !


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#18 Camille Lecointre, de l'optimist à la médaille olympique05 Jul 202001:49:52

Les marins de la voile olympique vivent souvent dans l'ombre médiatique de ceux de la course au large. Une injustice, tant la France recèle d'incroyables talents dans cette discipline. Parmi eux, Camille Lecointre fait figure de référence : à 35 ans, la havraise installée à Brest, évolue au plus haut niveau du 470 mondial depuis plus de 15 ans.


Double championne d'Europe, championne du monde, 4e aux JO de Londres en 2012 et médaillée de bronze aux JO de Rio en 2016 - le tout avec 3 équipières différentes ! - celle qui se surnomme elle-même avec humour la "mamie du 470" est en lice avec Aloïse Retornaz pour décrocher l'or olympique à Tokyo dans un an.


Au cours de ce 18e épisode d'Into The Wind, Camille Lecointre nous raconte le long chemin qui mène au plus haut niveau, depuis ses premiers bords en Optimist sur les bassins du Havre jusqu'au titre, l'an dernier, de Marins de l'Année, partagé avec Aloïse Retornaz, en passant par les changements d'équipières, les victoires, les déceptions et sa maternité.


Un épisode exceptionnel pour comprendre comment se construisent les grandes championnes.


Diffusé le 05 juillet 2020

Générique : In Closing – Days Past

Post-production : Clovis Tisserand


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#94 Luc Talbourdet, du pétrole aux foils construits par des robots19 Apr 202402:47:27

Si les chats ont 9 vies, Luc Talbourdet, 57 ans, en a 3... et c'est déjà pas mal.


La première, pour ce fils de fonctionnaire né à Saint-Quentin, dans l'Aisne, mais dont les racines sont du côté de Dinan, est celle d'un ingénieur qui commence sa carrière dans l'exploration pétrolière, enchaîne par un MBA à HEC suivi de cinq années à gérer un site de production de bonbons dans les Deux-Sèvres. La mer est loin - la course encore plus -, même s'il la pratique comme un plaisancier lambda, avec un objectif d'année sabbatique à moyen terme.


Sauf qu'à HEC, il a rencontré un certain Jean-Pierre Dick, avec qui il a monté un projet de participation au Tour de France à la Voile. Alors quand son copain de promo, avec qui il s'est lié d'amitié, lui dit, à l'automne 2001, qu'il recherche quelqu'un pour gérer son projet de Vendée Globe, Luc Talbourdet se porte candidat, pensant que cette aventure fera office de "pause" dans sa carrière. Elle durera en fait... 16 années, pendant lesquelles, en tant que team manager d'Absolute Dreamer, il vivra 4 Vendée Globe aux côtés de Jean-Pierre Dick, gagnera 4 Transat Jacques Vabre et 2 Barcelona World Race - sans parler de ses mandats de président de l'Imoca...


Mais Luc Talbourdet garde depuis longtemps en lui l'envie d'être aux commandes seul, d'entreprendre. C'est sa troisième vie : dans le giron d'Absolute Dreamer, il développe une innovation, la construction de foils, d'abord d'ETF26, par robot. Les tests sont concluants, la recherche scientifique valide le concept et il lance Avel Robotics en 2017 avec Adrien Marchandise. Sept ans plus tard, l'entreprise - 30 salariés - construit des foils pour de nombreux Imoca, participe au consortium Solid Sail qui construit les mâts pour les paquebots SilenSeas et se diversifie dans l'aéronautique.


Une nouvelle tranche de vie, encore loin d'être arrivée à terme à écouter Luc Talbourdet...


Diffusé le 19 avril 2024

Générique : In Closing – Days Past

Post-production : Grégoire Levillain


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#17 Morgan Lagravière, de l'olympisme aux tours du monde04 Jun 202001:45:15

Chez les coureurs au large, Morgan Lagravière est un personnage atypique. Natif de la Réunion, il passe d'abord par la filière de la voile légère (champion du monde cadet de 420 au début des années 2000) avant d'être repéré et de courir plusieurs années en 49er en Equipe de France.


A tout juste 24 ans il quitte l'olympisme, bifurque vers le Figaro et débarque avec fracas sur le circuit : 1er bizuth et 7e en 2011, 2e l'année suivante avec un titre de champion de France de course au large, 3e en 2013 ! Le style Lagravière, tout en sensations, marque un circuit où la différence se joue sur les détails.


Recruté par Safran en Imoca pour succéder à Marc Guillemot, Morgan Lagravière vit un Vendée Globe difficile (abandon à Cape Town) et ne le cache pas : marin sensible à l'écoute de ses émotions, il détonne dans une discipline où les marins ne font pas forcément beaucoup de phrases. Les années Imoca sont rudes et il ne s'en cache pas, malgré une belle 3e place avec Eric Peron lors de la Transat Jacques Vabre 2017.


Après un retour au Figaro, il fait désormais partie de l'équipage de Gitana pour le prochain Trophée Jules Verne. Une nouvelle expérience en équipage pour ce marin éclectique qui, tout au long cet épisode, parle vrai.


Diffusé le 04 juin 2020

Générique : In Closing – Days Past

Post-production : Clovis Tisserand


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#16 Alain Gautier, 40 ans au plus haut niveau - 2e partie15 May 202001:25:25

Quatre décennies de course à la voile au plus haut niveau : peu de marins peuvent s'enorgueillir d'une telle longévité, mais Alain Gautier fait partie des rares coureurs à afficher un tel parcours...  

A 57 ans, le Lorientais peut dérouler un palmarès impressionnant : 18 Solitaire du Figaro - dont une victoire en 1989 -, 2 Vendée Globe - dont une victoire en 1993 -, et des premières places sur l'AG2R, La Baule-Dakar, des podiums sur le BOC Challenge, la Route du Rhum, la folie des années Orma, une campagne de Coupe de l'America...  

Personnage discret mais passionné de vitesse et d'automobiles, Alain Gautier s'est un peu assagi, désormais team manager du projet Imoca d'Isabelle Joschke, soutenu par MACSF.  

Dans cette 2e partie, nous le retrouvons à l'issue de son premier Vendée Globe. Pas le moins du monde rassasié, Alain Gautier va enchaîner avec d'autres tours du monde avant de se lancer dans l'aventure de l'Orma...


Diffusé le 30 avril 2020

Générique : In Closing – Days Past

Post-production : Clovis Tisserand


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#16 Alain Gautier, 40 ans au plus haut niveau - 1ère partie30 Apr 202001:16:40

Quatre décennies de course à la voile au plus haut niveau : peu de marins peuvent s'enorgueillir d'une telle longévité, mais Alain Gautier fait partie des rares coureurs à afficher un tel parcours...

A 57 ans, le Lorientais peut dérouler un palmarès impressionnant : 18 Solitaire du Figaro - dont une victoire en 1989 -, 2 Vendée Globe - dont une victoire en 1993 -, et des premières places sur l'AG2R, La Baule-Dakar, des podiums sur le BOC Challenge, la Route du Rhum, la folie des années Orma, une campagne de Coupe de l'America...

Personnage discret mais passionné de vitesse et d'automobiles, Alain Gautier s'est un peu assagi, désormais team manager du projet Imoca d'Isabelle Joschke, soutenu par MACSF.

Une première partie qui nous emmène dans les années 1980, depuis sa première Solitaire du Figaro, courue à crédit alors qu'il est à peine majeur, jusqu'au premier Vendée Globe, celui des pionniers, où, benjamin de la course, il finit 6e.

Diffusé le 15 mai 2020

Générique : In Closing – Days Past

Post-production : Clovis Tisserand


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