Faire découvrir l'écologie aux enfants – Details, episodes & analysis

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Faire découvrir l'écologie aux enfants

Faire découvrir l'écologie aux enfants

Mélanie

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Écoanxiété : 5 astuces pour en faire une alliée de choc !

Episode 11

lundi 22 juillet 2024Duration 16:18

L’actualité évolue, le réchauffement climatique accélère et les consciences s’éveillent. Nous sommes de plus en plus nombreux à ressentir une inquiétude face aux problématiques environnementales. Dans quel état sera notre planète dans quelques dizaines d’années ? Quel avenir ont nos enfants dans ce monde qui change si vite ? Qu’est-ce que l’écoanxiété ? Comment se manifeste-t-elle ? Quelles en sont les conséquences ? Mais surtout, comment s’apaiser, la surmonter et en faire une alliée de choc pour ne pas tomber dans l’immobilisme ? C’est à toutes ces questions que nous allons répondre ensemble pour passer à l’action et accompagner nos enfants sereinement dans leur sensibilisation !

C’est quoi l’écoanxiété ? Ecoanxiété adaptative et pathologique

L’écoanxiété est le stress lié à la prise de conscience des bouleversements environnementaux actuels et à venir. On peut distinguer l’écoanxiété adaptative et l’écoanxiété pathologique.

La première est une réaction adaptative face à un monde qui ne va pas bien. On prend conscience de cette situation et de qui se profile, puis on finit par surmonter cette angoisse (ou bien l’ignorer) pour passer à l’action (ou reprendre le cours de notre vie).

L’écoanxiété pathologique, quant à elle, s’inscrit dans une vision plus systémique, plus globale du monde et de ses enjeux. C’est pourquoi elle touche principalement les adultes et les adolescents. Elle va être beaucoup plus intense. Elle va représenter une réelle souffrance pour les personnes concernées, avec de fortes remises en question.

Ici, nous allons essentiellement nous concentrer sur la forme adaptative, celle que nous allons surmonter pour passer à l’action !

Une émotion ambivalente

Cette écoanxiété est très perturbante du fait de son caractère ambivalent. En effet, en prenant conscience du contexte environnemental actuel et à venir, on se rend compte qu’on est à la fois victimes ET coupables

La bonne nouvelle, qui peut nous aider à sortir de ce double ressenti, c’est que nous sommes aussi à la fois le problème ET la solution !

Comment se manifeste-t-elle ? Chez l’adulte, chez l’adolescent et chez l’enfant ?

Chez l’adulte, l’écoanxiété va se manifester par des peurs, des angoisses, des questionnements et des remises en question. Parfois même une paralysie, qui va pousser à l’inaction, à ignorer cette situation effrayante.
Chez l’enfant, les symptômes sont plus complexes, car tout petits, ils ne savent pas toujours mettre des mots sur leurs ressentis. On peut observer des maux de ventre, des questionnements, de la peur. Il peut aussi mettre en place une forme de rejet envers cet environnement qui lui fait peur : ne plus vouloir aller se balader en forêt, de peur de l’abîmer encore plus.

Mais rassurez-vous ! Si les enfants sont sensibilisés avec bienveillance, qu’on ne leur dévoile pas toutes les facettes de ces dérèglements environnementaux, ils auront une prise de conscience douce et sereine. A partir du moment où ils vont comprendre comment ça se passe, pourquoi la planète va mal et qu’on va leur montrer que des solutions existent, ils vont beaucoup plus facilement surmonter cette écoanxiété que les adultes et passer à l’action !

1.      L’écoanxiété comme signe d’espoir et non une fin en soi

Il faut prendre conscience que l’écoanxiété n’est pas une maladie. C’est un état de conscience, finalement une émotion comme les autres.

Quand on prend conscience que la planète ne va pas bien, l’écoanxiété est en quelque sorte un passage obligé, à partir du moment où la situation ne nous laisse pas insensible !

Cette écoanxiété est donc plutôt bon signe, que quelque chose se passe, la preuve d’une réaction ! On peut ainsi la voir comme un signe d’espoir et d’empathie.

Prenons un exemple ! A l’image de l’homme des cavernes, qui a su utiliser sa peur des bêtes sauvages pour mettre en place des solutions pour se protéger : feu, grottes, pièges…, nous pouvons utiliser cette angoisse pour chercher des solutions et évoluer !

2.      Déculpabiliser, accepter l’ambivalence de nos gestes

Souvent, en prenant conscience de la situation environnementale, on a envie de bousculer nos habitudes, de tout changer immédiatement ! On rejette tout ce qui comporte du plastique, on bannit les emballages, on ne veut plus prendre la voiture… C’est normal, mais malheureusement, on va rapidement déchanter, car de nouvelles habitudes ne sont pas si simples à ancrer dans notre quotidien. Et cette bonne volonté peut rapidement fondre comme neige au soleil.

En effet, on dit qu’il faut en moyenne 21 jours pour installer une nouvelle habitude. Alors, dans cette démarche de transition écologique, il faut aussi accepter l’ambivalence de nos gestes, le fait de ne pas faire tout bien tout de suite. Accepter d’être en transition !

C’est en avançant pas à pas que nous allons mettre en place de nouvelles habitudes sur le long terme !

N’oublions pas que nous vivons dans une société fiduciaire, une société de consommation dans laquelle nous avons forcément besoin de nous déplacer, de consommer (des produits, de l’énergie…), de communiquer…  

3.      Surmonter son écoanxiété d’adulte pour accompagner sereinement son enfant

Avant de commencer à sensibiliser son enfant, il est important de s’apaiser, d’accepter que le monde est tel qu’il est et que la transition prendra du temps. Une fois rassurés, nous serons plus à-mêmes de sensibiliser nos enfants avec bienveillance en leur transmettant de l’espoir et une envie d’action !

Voici déjà quelques chiffres rassurants et encourageants pour vous aider surmonter cette écoanxiété. Des chiffres qui montrent que les actions menées pour l’environnement sont efficaces, qu’il suffit de s’y mettre !

  • -28% d’émissions de gaz à effet de serre en 29 ans (1990-2019),
  • 19% de notre énergie provient d’une source renouvelable : chiffre en hausse constante,
  • +75% de pistes cyclables ces dernières années,
  • -10% de consommation de chauffage en 20 ans,
  • +80% de collecte sélective depuis 2000,
  • 55,7 milliards d’euros : budget en hausse en faveur de l’environnement.

A travers ces chiffres, on voit que les habitudes changent, que des actions se mettent en place et portent leurs fruits ! Si ça ce n’est pas une bonne nouvelle !

4.      Passer à l’action ! 2 étapes indispensables

Le remède à l’écoanxiété est donc l’action ! A partir du moment où on se met en mouvement, on se sent acteur de son destin, on fait notre part et on se sent moins coupables !

Le premier volet de ce passage à l’action va être l’information. Adultes comme enfants (j’insiste sur ce point, car les enfants vont avoir autant besoin de comprendre pour pouvoir agir !), il est important d’avoir une information complète pour comprendre comment notre environnement fonctionne, ce qui cloche et ce que nous pouvons faire pour l’aider.

Pour les enfants, il va donc falloir leur fournir des informations à leur portée, à la fois claires, précises et adaptées à leurs âges.

Un exercice intéressant pour un enfant (comme pour un adulte d’ailleurs) est de réfléchir à notre propre impact, de manière ludique et sans culpabiliser. Prenons l’exemple d’un jouet qui lui ferait très envie, neuf dans son emballage. On peut lui expliquer que cet emballage va aller à la poubelle, qu’il sert à protéger le jouet, mais qu’il ne sert finalement qu’à ça. Que le jouet a nécessité des matières premières et de l’énergie pour être fabriqué, puis transporté. Alors, que peut-on faire ? On peut décider de consommer autrement ! Il y a peut-être un autre enfant qui ne se sert plus du même jouet, mais qui reste en bon état ! Cela évite d’en fabriquer un neuf, de jeter un nouvel emballage… Un geste tout bête pour la planète ET pour le portefeuille !

5.      Transmettre le flambeau à nos enfants, sans écoanxiété !

Nos enfants sont les citoyens de demain, ceux qui prendront les décisions capitales pour l’avenir de notre planète. Il est donc essentiel de les sensibiliser à ces thématiques environnementales dès le plus jeune âge (à leur niveau bien sûr !). Ils auront ainsi toutes les cartes en main pour se construire un avenir durable !

En leur montrant l’exemple, les enfants reproduisent automatiquement nos actions par mimétisme. Le recyclage par exemple, c’est tout naturel pour eux. Mais avons-nous pris le temps de leur expliquer pourquoi ? Ce qui se passe après que la poubelle ait été ramassée ? En comprenant ça, l’enfant aura conscience de son geste et des solutions possibles ! C’est ainsi qu’il pourra inventer les siennes !

Mais l’imitation a malheureusement ses limites. Une étude a démontré que l’impact positif sur les comportements des petits gestes du quotidien n’est que de 2%… Par contre, le simple fait de se connecter à la nature, d’apprendre à nos enfants à la comprendre et à la respecter, a un impact positif sur les comportements à hauteur de 69% !

Alors, c’est parti, tous en forêt, avec des supports pédagogiques adaptés à l’âge pour comprendre comment ça fonctionne !!!  

Pour aller plus loin, vous pouvez aussi découvrir l’article : « 4,5 raisons de sensibiliser nos enfants à l’environnement dès le plus jeune âge » : JUSTE ICI !

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Éco-geste : est-ce vraiment utile ?

Episode 10

lundi 17 juin 2024Duration 14:58

Vous avez sans doute déjà tous entendu cette petite phrase « Il n’y a pas de petit geste », ou encore « Chaque geste compte ». Éteindre la lumière en quittant une pièce, trier ses déchets, opter pour des transports en commun ou réduire sa consommation de viande sont autant de petites actions que nous pouvons intégrer facilement dans notre quotidien. Chaque geste est ce que l’on appelle un « éco-geste ». Ils visent à réduire notre empreinte écologique et à préserver notre planète.

Cependant, alors que les catastrophes naturelles se multiplient et que les rapports scientifiques se font de plus en plus alarmants, une question persiste : ces éco-gestes sont-ils vraiment efficaces face à l’ampleur des défis environnementaux ? Peuvent-ils véritablement contribuer à inverser la tendance du réchauffement climatique, ou ne sont-ils qu’une goutte d’eau dans l’océan ?

Cette question cruciale divise les experts et les citoyens. D’un côté, les éco-gestes sont présentés comme des solutions simples et accessibles pour chacun d’entre nous, nous permettant de participer activement à la protection de l’environnement. D’un autre côté, certains argumentent que ces actions individuelles sont dérisoires face aux problèmes globaux tels que la déforestation massive, la pollution industrielle ou les émissions de gaz à effet de serre à grande échelle.

Alors, pour vous, un éco-geste, c’est une simple action anodine ou un véritable levier de changement ? C’est ce que je vous propose d’explorer ensemble, afin de vous faire votre propre opinion…

Qu’est-ce qu’un éco-geste ?

Un éco-geste est un geste écologique, une action individuelle ou collective qui vise à réduire notre impact sur l’environnement. Ces gestes peuvent être simples et ancrés dans nos habitudes, comme éteindre la lumière quand on sort d’une pièce, mais ils peuvent aussi être plus complexes comme changer de banque ou se tourner vers des énergies renouvelables par exemple. Ils demandent alors un effort supplémentaire.

Pourquoi est-ce qu’on en parle de plus en plus ?

Ces dernières années, les éco-gestes ont gagné en popularité pour plusieurs raisons :

  • Déjà parce qu’il y a une sorte de prise de conscience collective, grâce aux médias, les gens sont de plus en plus sensibles à leur impact sur la planète.
  • Ensuite, parce qu’on commence à être touchés de plein fouet par des événements climatiques extrêmes : canicules, incendies, inondations… ce fameux réchauffement climatique devient tangible et on se rend compte qu’il nécessite des actions concrètes.
  • L’émergence des réseaux sociaux, qui créé une espèce de pression sociale pour adopter certains éco-gestes.
  • Il y a aussi, mine de rien, des réglementations qui sont mises en place par les gouvernements. Des systèmes de subventions ou de pénalités pour encourager les écogestes.
  • Le fait aussi que les alternatives durables deviennent de plus en plus accessibles et faciles à adopter.
  • Les consommateurs, qui se rendent compte qu’ils ont un véritable pouvoir collectif pour guider les entreprises vers la production de produits et services plus écologiques.
Eco-geste : juste une goutte d’eau dans l’océan face aux grands défis environnementaux ?

C’est vrai que quand on prend chaque éco-geste isolément, il peut sembler dérisoire face à l’ampleur des défis environnementaux mondiaux que nous avons à surmonter, comme la perte de biodiversité, le dérèglement climatique, la pollution à grande échelle. Finalement, prendre ma douche en moins de 2 minutes et éteindre mes appareils en veille ça semble insignifiant ! Les problèmes vont bien au-delà de ça et nécessitent des actions coordonnées à grande échelle, qui impliquent des politiques gouvernementales, des innovations technologiques et des changements systémiques dans l’industrie et l’économie.

Quels rôles jouent les éco-gestes ?

On peut donc se demander quels rôles jouent réellement les éco-gestes. Explorons chacune de leur utilité ensemble, afin de mieux comprendre et de savoir s’ils sont vraiment utiles.

Prise de conscience et éducation

En adoptant des pratiques durables au quotidien, les gens deviennent plus conscients de l’impact de leurs actions et plus susceptibles de soutenir des changements plus larges.

Changement culturel

Chaque éco-geste contribue à un changement culturel, où les pratiques durables deviennent peu à peu la norme. Et finalement, nos éco-gestes influencent aussi les politiques publiques et les pratiques commerciales.

L’effet cumulatif des éco-gestes

Chaque action individuelle peut sembler petite, mais lorsque des millions de personnes adoptent un éco-geste, les changements deviennent significatifs. On l’a vu en 2022 en France, suite à l’appel massif à baisser son chauffage d’au moins 1 degré, on a baissé notre consommation d’énergie d’un peu plus de 10% !

Chaque éco-geste est le prélude à des changements plus importants

Ces changements de comportement à petite échelle sont en fait le prélude à des changements plus importants. On prépare le terrain pour des mesures plus ambitieuses. Enfin, j’espère !

L’éco-geste : le meilleur remède contre l’éco-anxiété

Et puis, il ne faut pas oublier que l’action est le meilleur des remèdes contre l’éco-anxiété. Faire un éco-geste permet aux individus de se sentir acteurs, et d’avoir un sentiment de contrôle et d’espoir.

Les éco-gestes les plus impactants et faciles à adopter

Certains éco-gestes peuvent avoir un effet significatif sur la réduction de notre empreinte carbone individuelle. Observons ensemble ceux qui peuvent avoir le plus d’impact.

  • Déjà, au niveau des transports. L’avion est généralement ce qui plombe le plus notre empreinte carbone. Quand on privilégie des moyens de transport à faible émission, on réduit considérablement notre impact : le vélo, la marche, les transports en commun…
  • Mettre un stop pub : chaque foyer reçoit 40kg de publicités chaque année, qui finissent à la poubelle. Un éco-geste simple, mais efficace !
  • La consommation d’énergie est aussi un bon levier : ça passe par l’isolation de son domicile pour éviter les déperditions de chaleur, par éteindre les appareils électriques quand on ne les utilise pas, par l’installation d’ampoules à faible consommation, par choisir des appareils électroménagers à forte efficacité énergétique, par changer de fournisseur d’énergie pour une électricité verte.
  • Au niveau de l’alimentation : consommer local et de saison (plutôt que des produits qui arrivent par avion), lutter contre le gaspillage alimentaire, diminuer la consommation de viande, en particulier de bœuf et de porc, qui ont un impact environnemental élevé, acheter en vrac pour réduire les emballages.
  • Economiser l’eau, utiliser l’eau de pluie.
  • Consommer différemment : avec moins, mais mieux ; se poser la question de la réelle utilité des choses. Privilégier l’occasion, la seconde main. Privilégier les entreprises locales et engagées. Opter pour des produits réutilisables plutôt que jetables.
  • Numérique : rationnaliser notre utilisation.
  • Et enfin, faire rayonner cette démarche, en parler autour de soi, convertir les autres, voire s’engager pour l’environnement.
Certains éco-gestes peuvent-ils être contre-productifs ou avoir des effets secondaires négatifs sur l’environnement ?

Certains éco-gestes nous déculpabilisent et nous poussent à consommer différemment, mais génèrent des effets négatifs qui ne sont pas immédiatement évidents.

  • Il y a par exemple l’effet rebond : l’amélioration de l’efficacité énergétique d’un appareil conduit parfois à l’augmentation de son utilisation.
  • Le recyclage nous pousse à nous dire : « c’est pas grave », cet emballage est recyclable. Mais il ne faut pas oublier que le recyclage n’est pas la solution miracle. Le fait de recycler est très gourmand en énergie et en eau, a un impact parfois similaire à la production de nouveaux matériaux, et surtout tous les matériaux sont encore loin d’être en réalité tous recyclés. Il faut se dire qu’un bon déchet est un déchet qui n’existe pas !
  • On prône la réparabilité, mais ce n’est pas toujours accessible. Il faudrait s’atteler à faire renaître ce savoir-faire pour que la réparation devienne systématique.
  • Les bioplastiques ne sont pas tous biodégradables.
  • Les voitures électriques : meilleures en termes d’émissions, mais se pose toujours la question de la production et de la fin de vie des batteries.
  • On prône aussi beaucoup la consommation d’aliments locaux VS aliments importés, mais en fonction de leurs méthodes de cultures, certains aliments importés ont parfois une empreinte carbone moins élevée que des aliments locaux. Donc faire attention au mode de culture local.
  • Certains labels dont les critères ne sont pas compliqués à réaliser, donc ne sont pas fiables. Il y a souvent derrière ces labels une question de subvention, d’argent, donc de business (du greenwashing quoi !).
Comment faire la distinction entre un véritable éco-geste et une simple action marketing (greenwashing) ?

Malheureusement, il y a d’un côté l’économie et d’un autre l’écologie. Et il est souvent difficile de faire rimer ces 2 mots !

Pour réussir à faire la distinction entre un véritable éco-geste et démasquer les techniques de greenwashing, il faut adopter une approche critique et chercher à s’informer.

  • Par exemple, quand on est face à des entreprises qui communiquent des informations vagues ou manquent de transparence, on peut être sûrs qu’elles cherchent à masquer des comportements peu écologiques. Sur un emballage, quand on voit un gros logo « Fabriqué en France », on peut se renseigner sur la provenance des ingrédients, souvent, si ce n’est pas écrit « Produit en France », c’est que les produits viennent d’autre pays. Si les informations sont floues, c’est qu’il y a quelque chose à cacher. Se méfier des mentions « naturel », « éco-friendly » sans preuve concrète.
  • Se méfier des labels et des certifications. Ils en existent énormément, qui sont généralement attribués par des organisations indépendantes, mais ne suivent pas tous les mêmes critères. C’est le cas pour les logos Bio. On peut se fier aux logos AB (France) et celui de l’UE, mais vérifier les critères des autres.
  • Evaluer le cycle de vie complet du produit, de sa fabrication, en passant par son utilisation, jusqu’à son réemploi ou son élimination : un véritable éco-geste devrait avoir un impact positif global, et pas seulement sur un aspect isolé.
  • Regarder l’investissement de l’entreprise dans son ensemble : si une entreprise se dit engagée dans la durabilité, on devrait retrouver ces principes dans tous les aspects de son activité.
Eco-geste : quel est le rôle du gouvernement et des institutions dans leur promotion et l’éducation ?

Le gouvernement et les institutions jouent un rôle crucial dans la promotion de chaque éco-geste et il faut que ça continue, voire que ça s’accentue !

  • Déjà, en lançant des campagnes d’information et d’éducation, ils ont une portée considérable. Ils ont le pouvoir d’instaurer des réglementations, des normes, des restrictions et aussi des incitations fiscales pour favoriser les comportements durables. C’est ainsi que chaque éco-geste devient peu à peu un réflexe et une norme admise.  
  • L’éducation à l’environnement fait aujourd’hui partie des programmes scolaires et ce rôle d’éducation des jeunes générations aux enjeux écologiques est fondamental.
  • Le gouvernement et les institutions soutiennent aussi la recherche et l’innovation dans des technologies durables, contribuant donc à ce que les écogestes soient plus accessibles et efficaces.
  • Les défis environnementaux sont globaux et nécessitent une réponse collective, que seuls les gouvernements sont capables de coordonner.
  • Développer des infrastructures nous permettant de mettre en pratique la théorie qui nous est demandée : le train est souvent encore plus cher que l’avion, pas toujours de pistes cyclables…
  • Ce qui manque beaucoup aujourd’hui, c’est la valeur de modèle. Il faudrait que les gouvernements adoptent eux-mêmes les pratiques qu’ils prônent et servent davantage de modèle.
Peut-on quantifier l’impact positif d’un éco-geste ?

Ce n’est pas impossible, mais c’est extrêmement complexe.

Il y a beaucoup de facteurs qui entrent en compte dans l’impact d’un éco-geste, sachant qu’ils ne sont pas les mêmes en fonction du contexte, et qu’il peut y avoir des réactions en chaîne… Il faut faire une analyse vraiment détaillée de chaque éco-geste pour connaître son impact.

Il faut regarder, sur l’ensemble du cycle de vie du produit :

  • Les émissions de gaz à effet de serre,
  • La consommation d’eau et d’énergie,
  • La quantité de déchets évités ou de matière recyclée,
  • Les effets indirects ou non intentionnels, la modification de notre comportement à long terme,
  • Le recyclage ou l’élimination du produit,
  • Le contexte géographique, économique et culturel. Par exemple, l’impact de l’installation de panneaux solaires ne sera pas le même en fonction de l’ensoleillement de la région.
  • Plein d’autres facteurs interdépendants.

Il existe plein d’outils pour calculer notre empreinte carbone individuelle, dont les méthodes de calcul sont d’ailleurs très différentes. Ça nous donne vraiment une estimation à interpréter avec prudence.

Vous pouvez calculer votre empreinte carbone par exemple sur le site de WWF : juste ici ou sur le site FootPrint Calculator : juste là !

Comment vont évoluer les éco-gestes dans les années à venir ?

L’évolution des éco-gestes est susceptible d’être influencée par plusieurs tendances et innovations émergentes.

La technologie jouera bien sûr un rôle croissant dans la facilitation de chaque éco-geste. Par exemple, la domotique et les maisons intelligentes pourront optimiser de mieux en mieux l’utilisation de l’énergie, et les applications mobiles pourront aider à surveiller et réduire notre empreinte carbone individuelle.

Les énergies renouvelables devraient continuer de prendre de l’essor et devenir plus accessibles, plus efficaces et moins coûteuses. L’amélioration des réseaux et des offres de transports encouragera une mobilité plus durable.

Je crois aussi beaucoup à l’agriculture urbaine et aux jardins verticaux, qui pourraient devenir des moyens plus courants de produire des aliments localement.

L’économie circulaire va continuer de se répandre et de gagner en popularité. Les produits seront de plus en plus conçus pour être durables, réparables, réutilisables, recyclables, dans des matériaux innovants comme les plastiques biodégradables ou compostables.

L’intérêt pour les alternatives alimentaires durables vont continuer de croître, comme les protéines végétales par exemple.

J’espère aussi que l’éducation environnementale sera de plus en plus intégrée aux programmes scolaires et aux médias, pour sensibiliser à l’importance des écogestes et préparer la nouvelle génération à prendre de grandes décisions.

Quand les éco-gestes seront bien en place, les gouvernements pourront imposer des normes plus strictes, des restrictions et des exigences en matière d’efficacité énergétique.

La participation va devenir de plus en plus globale et naturelle dans nos quotidiens, tant au niveau individuel qu’organisationnel.


Conseil pour intégrer davantage d’éco-gestes dans nos vies

Mon conseil serait d’accepter l’ambivalence de nos gestes, accepter de ne pas tout faire bien tout de suite, d’avancer étape par étape, pour ne pas se sentir submergé, et au final baisser les bras. Intégrer chaque nouvel éco-geste l’un après l’autre.

Il faut commencer par des changements simples et progressifs, en choisissant les actions les plus pertinentes et réalisables selon son mode de vie.

Et puis aussi d’expliquer cette démarche aux enfants, les impliquer. Et célébrer les petits succès, car c’est un puissant moteur de motivation !

Comment sensibiliser les enfants à l’environnement tout en s’amusant ?

Sur ce point, j’ai pensé à tout ! J’ai créé les supports que j’aurais voulu trouver pour mes enfants il y a quelques années :

  • Les abonnements Défi Découvertes écolo (3-6 ans) et Défi Exploration écolo (6-10 ans) : chaque mois, les enfants explorent une thématique environnementale (eau, déchets, océans, insectes…) grâce à de nombreux supports : fiches, expériences scientifiques, jeux, activités manuelles, recettes ET une grande aventure pour apprendre sans s’en rendre compte (escape game, chasse au trésor, enquête…).
  • Les kits thématiques : qui reprennent chaque thématique abordée dans les abonnements.
  • Les carnets de voyage à remplir : pour explorer son environnement de vacances en s’amusant : ciblés sur différentes régions de France et pays voisins.
  • Le calendrier de l’avent escape game dans lequel les enfants répondent chaque jour à une question sur l’environnement, grâce à des jeux et une grande histoire mise en scène par Gribouille et Célestia.

Vous avez toutes les cartes en main et les supports prêts à l’emploi pour ENFIN parler d’environnement avec vos enfants, tout en passant des moments de qualité ensemble !

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C’est quoi l’écologie ?

lundi 1 mars 2021Duration 05:01

C’est parti pour mon défi de répondre à 1 question d’enfant par jour pendant tout le mois de mars ! Pour cette première réponse, commençons par le commencement ! C’est quoi l’écologie ?
Attention l’Académie Française et Bernard Pivot n’ont qu’à bien se tenir !

La question de ma fille de 5 ans

On a tous déjà eu droit à cette question d’enfant, qui arrive sans prévenir. On pense y être préparé, connaître notre sujet et pouvoir gérer. Mais le moment venu, on bafouille… Pas si simple finalement de trouver les bons mots pour expliquer ce qu’est l’écologie à un enfant !

Cette première question, c’est tout simplement ma fille de 5 ans qui me l’a posée, quand je lui ai annoncé que je changeais de « travail » : « Tu vas faire quoi comme travail maintenant ? ». « Je vais sensibiliser les petits et les grands à l’écologie, ma chérie ! ». Vous le voyez venir vous aussi ce mur ? Evidemment, ça n’a pas raté « Ça veut dire quoi sensibiliser, et c’est quoi l’écologie ? ».

Répondre à la question « C’est quoi l’écologie ?« 

En général, en tant qu’adulte, on pense tout de suite simplement à la protection de la planète, ou à un parti politique. Bref, même nous, on ne sait plus très bien ce qu’est finalement l’écologie…

Alors initialement, l’écologie c’est tout simplement la science qui étudie l’environnement. Et plus précisément les relations et les échanges des êtres vivants entre eux et avec leur environnement (le milieu dans lequel ils vivent).

Les scientifiques spécialistes de l’écologie s’intéressent aux conditions qui sont nécessaires aux êtres vivants pour exister. Ce dont chaque être vivant, animal ou végétal, a besoin pour vivre.

Ce mot a été inventé en 1866, à une époque où on était encore loin de se douter des méfaits de l’activité humaine sur notre planète et de l’avenir qui l’attend…

C’est quoi l’écologie, l’écologisme, écologique, écologue et compagnie

Etant donné les préoccupations récentes concernant l’avenir de notre planète et les conditions de vie qui y sont liées, le terme « écologie » a récemment pris un autre sens.

En 1967, un pétrolier : le Torrey Canyon, a fait naufrage. Il a déversé dans l’océan Atlantique des tonnes de pétrole, qui sont également venues se répandre sur les côtes françaises et anglaises. Une vraie catastrophe écologique… C’est à partir de ce moment-là que l’homme a commencé à se soucier de la protection de l’environnement.

Aujourd’hui, l’écologie désigne donc une manière de penser nos activités humaines, prenant en compte nos impacts sur la planète. Quand on pense de manière « écologique », on essaie de faire en sorte que nos actions aient le moins d’effets possible sur notre environnement.

Si on veut bien séparer ces deux définitions, on peut parler d’écologisme pour le terme plus récent.

Les écologues, ou écologistes, sont donc les scientifiques de l’environnement !

L’expérience scientifique des conditions de la vie pour répondre à la question « C’est quoi l’écologie ? »

Voici une expérience scientifique à réaliser en famille, pour réaliser que la vie est fragile et qu’elle ne peut se développer que dans des conditions très particulières.
Je l’ai moi-même utilisée pour répondre à la question de ma fille « C’est quoi l’écologie ? ».

Ce qu’il vous faut : une vingtaine de lentilles sèches, 3 petits récipients (coupelles ou ramequins), un verre d’eau, une cuillère et du coton.

  • Mettre les lentilles dans le verre d’eau et les y laisser toute une nuit.
  • Récupérer les lentilles dans le verre d’eau.
  • Dans un premier récipient, placer un peu de coton et disposer directement 5 lentilles dessus. Ecrire sur un bout de papier à côté du récipient « Coton » (écrire « Coton + air + lumière » pour les plus petits ou les dessiner).
  • Dans un second récipient, placer un peu de coton et l’humidifier avec un peu d’eau. Y disposer 5 lentilles, et mettre le récipient au congélateur. Ecrire sur un bout de papier à côté du récipient « Coton + eau + froid ».
  • Dans un troisième récipient, placer un peu de coton et l’humidifier avec un peu d’eau. Y disposer 5 lentilles. Ecrire sur un bout de papier à côté du récipient « Coton + eau » (écrire « Coton + eau + air + lumière » pour les plus petits).
  • Laisser les 5 lentilles restantes dans le verre d’eau.
  • Placer les trois récipients restants dans un endroit où ils pourront recevoir de la lumière du jour.
  • Patienter quelques jours.
  • Sortir le récipient du congélateur et placer les 4 récipients les uns à côté des autres pour les observer.

Les lentilles de quel récipient ont germé ? Celles du récipient « Coton + eau + air + lumière ». Laissez votre enfant deviner pourquoi et quelles sont les trois conditions essentielles au développement de la vie. En effet, seules les conditions de cette coupelle étaient favorables pour y développer de la vie : de l’eau, de l’air et une température douce.

Avec cette expérience, on prend conscience de la chance que nous avons de vivre sur une planète qui rassemble toutes les conditions idéales pour vivre. D’où l’importance de la protéger, pour les préserver !

Si vous souhaitez que je réponde aux questions de vos enfants avec des mots simples et une illustration, n’hésitez pas à me laisser un commentaire !

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Sevrage du sucre : est-ce vraiment une drogue ?

Episode 9

mardi 4 juin 2024Duration

Aujourd’hui, nous allons explorer un sujet brûlant, souvent débattu, sur lequel nous sommes nombreux à faire l’autruche. Pourtant, c’est aujourd’hui une vraie question de santé publique. On entend partout que le sucre est dangereux pour la santé, pourtant notre corps en a besoin pour vivre. En effet, les glucides sont notre principale source d’énergie. Pour autant, notre corps est capable d’en synthétiser lui-même à partir des lipides et des protéines (oui, oui !), qui sont, elles, vraiment indispensables à notre survie. Nous pourrions donc survivre sans manger aucun sucre, autrement dit aucun glucide ! Ça semble fou ! Alors pourquoi en consomme-t-on ?
Est-ce le sucre qui nous rendrait accro ? Serait-ce une drogue ? Comment peut-on entamer un processus de sevrage du sucre ? Ou au moins en réduire notre consommation sans frustration pour améliorer notre santé ?

C’est à toutes ces questions que je vous propose de répondre ensemble !

Point sur notre consommation de sucre Chiffres-chocs

Pour commencer, faisons le point sur notre consommation de sucre. Savez-vous que, selon le CNRS, entre 5 et 10% des Français seraient véritablement accros au sucre ? Alors, là, c’est le cas extrême où une sorte de dépendance ce serait installée (on pourra alors parler de sevrage du sucre).

Certains experts comparent même cette dépendance à celle provoquée par la cigarette ou d’autres drogues plus fortes. Nous verrons un peu plus tard si on peut vraiment parler de dépendance et si le sucre peut vraiment être assimilé à une drogue.

Autre chiffre intéressant à observer : en moyenne, un Français consomme environ 35 kg de sucre par an. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande pourtant de limiter la consommation de « sucres libres » à moins de 10% de l’apport énergétique journalier, ce qui correspond à environ 25 grammes pour les femmes et 40g pour les hommes, soit un environ 9kg par an pour les femmes et 14kg pour les hommes. On est bien loin de nos 35kg !

Une étude de 2015 a même suggéré de réduire cette consommation à 5% pour des bénéfices additionnels sur la santé.

Ce sont des chiffres impressionnants, qui montrent à quel point le sucre est présent dans nos vies.

Que sont les sucres libres ?

Il s’agit des sucres ajoutés aux aliments et aux boissons directement par le consommateur, par le cuisinier ou par l’industriel, mais également les sucres naturellement présents dans le miel, les sirops et les jus de fruits. Ils ne concernent donc pas les sucres présents dans les fruits et légumes frais ou encore dans le lait.

Le sucre est partout !

A la maison, il est facile de mesurer le « sucre visible », celui qu’on ajoute dans les pâtisseries, dans les boissons… Cela devient plus compliqué quand on mange à l’extérieur ou des produits industriels. Les étiquettes restent très floues sur leur indication de la quantité de glucides et de sucres, car nous n’avons pas la possibilité de distinguer les glucides naturellement présents de ceux ayant été ajoutés.

Le sucre est omniprésent dans notre alimentation, souvent caché dans des produits où on ne s’y attend pas. Par exemple, une simple pâte à tartiner peut contenir jusqu’à 57 morceaux de sucre par pot. Des produits du quotidien comme le pain de mie, les sodas, les chips, les pizzas, ou même la ratatouille en boîte contiennent des quantités significatives de sucre ajouté.

On ne voit pas toujours la mention « sucre » écrite dessus, mais il faut apprendre à décrypter les étiquettes : glucose, fructose, saccharose, dextrose, mélasse… c’est du sucre aussi !

Mais pourquoi y a-t-il autant de sucre dans les plats préparés, même salés ? Pour les industriels, le sucre a de nombreux avantages ! Tout d’abord, comme le sel, il sert d’exhausteur de goût, favorisant la salivation et permettant aux saveurs de mieux se répartir sur les papilles. Il améliore aussi la texture des produits, favorise la fermentation dans les pâtes à brioche ou à pain, et absorbe l’humidité, empêchant ainsi le développement des microbes.

Selon l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (ANSES), 77% des produits alimentaires ultra-transformés contiennent au moins un produit sucrant. En consommant ces produits quotidiennement, nous devenons accros au sucre sans même nous en rendre compte.

Donc pour tous ceux qui se sont dit au début de cet article « Mais moi, je ne consomme pas autant de sucre, je suis en-dessous de la moyenne. » ou encore « Parler de sevrage du sucre, ça va un peu loin quand même ! » Méfiez-vous ! Il n’y a pas que les bonbons qui indiquent une consommation excessive de sucre, il y a aussi tous les produits industriels, qu’ils soient sucrés ou salés. On consomme donc beaucoup plus de sucre qu’on ne le pense…

L’impact du sucre sur notre santé

Outre son effet addictif, le sucre a de nombreux impacts négatifs sur notre santé. Une consommation excessive de sucre est liée à une augmentation du risque de diabète de type 2, d’obésité, de maladies cardiaques et de certains cancers (je vous parlerai de mon cas juste après). Pour nos enfants, cela signifie un risque accru de développer ces maladies à un âge plus précoce.

Une étude publiée dans le journal Nature a montré que les régimes riches en sucre augmentent le risque de développer des maladies cardiaques en perturbant le métabolisme des lipides et en favorisant l’inflammation.

En France, le surpoids et l’obésité touchent environ 17% des enfants, et une des causes principales est la consommation excessive de sucre.

On l’a vu, le sucre se cache souvent là où on ne l’attend pas : dans les boissons gazeuses, les jus de fruits, les sauces, les plats préparés, et même certains aliments dits « sains ». Apprendre à lire les étiquettes et à identifier les différents noms du sucre est une compétence précieuse que nous devons transmettre à nos enfants. C’est un petit pas vers une alimentation plus consciente et plus saine.

Qu’est-ce que l’index glycémique ?

Qu’ils soient simples ou complexes, tous les glucides provoquent un pic de glycémie 30 minutes après leur ingestion. L’amplitude de ce pic est plus ou moins grande en fonction de la capacité d’un aliment à élever la glycémie. Plus l’IG d’un aliment est élevé, plus il fait grimper fortement et rapidement le taux de glucose dans le sang.

Observons rapidement ensemble les effets indésirables du sucre sur notre santé. Si vous pensiez ne pas être concernés par cette question de sevrage du sucre, lisez bien. Il est fort probable que vous ressentiez au moins un de ces effets indésirables, et que la régulation de votre taux de sucre dans le sang pourrait en être la solution !

Les effets à court terme des chutes vertigineuses de glycémie 

Après un fort pic, notre glycémie est en chute libre et provoque des symptômes qui varient d’un individu à l’autre : sensations de faim, fringale, fatigue chronique, insomnies, sommeil agité, difficultés à gérer le diabète gestationnel ou le diabète de type 1, bouffées de chaleur, augmentation du risque et de la fréquence des migraines, troubles de la mémoire et des fonctions cognitives.

Les effets à long terme des pics de glucose

Concernant les effets à plus long terme, ceux que nous avons tendance à ignorer, car ils sont « invisibles » et plus loin dans le temps, ils sont aussi nombreux :

  • Problèmes de peau (acné, rosacée, eczéma, psoriasis : résultent d’un processus inflammatoire)
  • Vieillissement, rides, arthrite,
  • Maladie d’Alzheimer (les études commencent à montrer ce lien entre glycémie et maladies dégénératives chroniques, à tel point que la maladie d’Alzheimer est surnommée « diabète de type 3 », ou « diabète du cerveau ». La bonne nouvelle, c’est que ce déclin cognitif serait réversible en prenant de nouvelles habitudes alimentaires !)
  • Risques de cancers : un enfant qui naît aujourd’hui a 1 chance sur 2 de développer un cancer au cours de sa vie. Sachant que 50% des cancers sont imputables à une mauvaise alimentation ou au tabagisme.
  • Aggravation des symptômes dépressifs et des troubles de l’humeur.
  • Troubles intestinaux : l’inflammation pourrait l’altérer l’étanchéité de la paroi intestinale, laissant ainsi passer des toxines dans l’organisme.
  • Maladies cardiaques,  
  • Infertilité et syndrome des ovaires polykystiques (SOPK) : le taux d’insuline est un des indicateurs qu’a notre corps pour déterminer si notre corps est un environnement propice à la conception, aussi bien du côté féminin que masculin.
  • Résistance à l’insuline et diabète de type 2 : la plus connue des maladies liées à un excès de glucose dans le sang : ½ milliard de personnes dans le monde en souffrent (chiffre en constante augmentation).
  • Stéatose hépatique non alcoolique, aussi appelée maladie du foie gras,
  • Cataracte : avec le temps, l’accumulation de protéines glyquées bloque la lumière : c’est la cataracte.
Et si nous lissons notre courbe de glycémie ?

Bien sûr, notre code génétique nous prédispose à certaines de ces maladies, mais nous avons le pouvoir d’agir sur le risque et la probabilité qu’elles apparaissent ou se développent.

Ce qui est intéressant, c’est qu’en lissant nos pics de glycémie, nous avons la possibilité de ralentir, de guérir, voire de renverser ces processus. Il existe de nombreuses stratégies alimentaires qui permettent de lisser les courbes de glycémie.

Dans le module 4 du programme Alimentation Familiale Positive (et Réaliste !), nous observons en détail le mode d’action du glucose, ses effets entre autres sur nos mitochondries, et comment parvenir à lisser nos pics de glycémie en consommant le sucre autrement.

Evidemment, il est important d’en avoir une consommation raisonnable (malgré ce que certains livres à la mode peuvent laisser penser), mais sans supprimer le sucre de notre alimentation, il est possible de le consommer différemment pour en limiter les effets indésirables à court et long terme.

Les glucides sont-ils vraiment indispensables ? Le sucre et notre cerveau

Le cerveau est l’organe le plus gourmand en glucose, mais il est incapable de le stocker. Pour fonctionner de manière optimale, il a besoin d’un apport constant en glucose, ce qui explique notre appétence pour les aliments sucrés. C’est pour ça qu’il est important de consommer des aliments à index glycémique faible, afin de l’alimenter de manière continue, sans provoquer de pic de glycémie.

Zoom sur les macronutriments

Petit rappel sur les macronutriments : il s’agit des lipides, des protéines et des glucides, qui ont pour rôle de fournir de l’énergie à notre corps.

Notre corps a la capacité de fabriquer du glucose !

La bonne nouvelle concernant nos fameux glucides, c’est que contrairement aux lipides et aux protéines, notre corps a la capacité de fabriquer lui-même du glucose ! Justement grâce aux graisses (lipides) et aux protéines apportées par l’alimentation, le foie peut générer du glucose grâce au processus de la gluconéogenèse (comme la photosynthèse des plantes).

Les protéines et les lipides, qu’on a parfois tendance à diaboliser, sont donc vraiment indispensables à notre organisme. Nous devons donc impérativement lui en apporter par notre alimentation. Alors que les glucides ne le sont pas !

C’est sur ce principe que se base le régime cétogène par exemple, qui consiste à réduire au maximum la consommation de glucides (sevrage du sucre) pour que le corps aille puiser dans ses réserves de graisses comme carburant.

Sevrage du sucre : est-il vraiment une drogue ? Les origines de notre appétence pour le sucre

Nous n’avons donc pas besoin de féculents, d’amidon ou de sucre pour vivre ! Mais alors, pourquoi l’aimons-nous tant ? Il faut remonter à l’origine de notre appétence pour le sucre. Il faut savoir qu’aucun aliment n’est à la fois sucré et vénéneux. Les hommes préhistoriques avaient déjà associé le goût du sucre aux aliments à la fois sûrs et bourrés d’énergie. D’où le plaisir que nous prenons toujours aujourd’hui à en consommer.

La libération de dopamine

Du côté chimique, quand nous consommons du sucre, notre cerveau libère de la dopamine : le neurotransmetteur du plaisir.

C’est ce même mécanisme qui entre en jeu lorsqu’on consomme de l’alcool ou des drogues plus fortes. Cette libération de dopamine nous donne une sensation de bien-être immédiate, mais elle peut aussi nous pousser à en vouloir toujours plus, créant ainsi une sorte de dépendance.

Pour les enfants, dont le cerveau est en plein développement, la consommation excessive de sucre peut entraîner des problèmes de comportement, de l’hyperactivité et même des troubles de l’apprentissage. Une étude menée par l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA) a montré que des niveaux élevés de sucre peuvent altérer les fonctions cognitives et la mémoire. En tant que parents, il est donc essentiel de comprendre ces mécanismes pour pouvoir mieux guider nos enfants vers des choix alimentaires plus sains.

Le sucre est-il vraiment une drogue ?

Pourtant les scientifiques réfutent l’idée que le sucre serait une drogue, au même titre que la cigarette ou l’alcool par exemple, tout simplement parce que ces derniers ne sont pas indispensables au fonctionnement de notre organisme. Alors que les glucides le sont.

Même si le sucre entraine un comportement addictif, il n’est officiellement pas classifié comme une drogue.

De plus, lors de l’arrêt du sucre, on n’observe pas les mêmes symptômes du manque que lors du sevrage des drogues, comme des sueurs, des tremblements, de la tachycardie. Lors d’un sevrage du sucre, on peut malgré tout ressentir de la fatigue ou de l’angoisse, le temps que le corps s’adapte et regagne en énergie.

Selon une étude publiée dans le British Journal of Sports Medicine, le sucre pourrait entraîner une dépendance en activant les mêmes voies neurologiques que les drogues, bien que les symptômes physiques de sevrage du sucre soient moins sévères.

Sevrage du sucre : quelques conseils pour réduire notre consommation

On l’a bien compris, il est essentiel de réduire notre consommation de sucre et d’apprendre à le consommer autrement. Voici quelques conseils pour entamer un processus de sevrage du sucre, de manière pratique et sans frustration.

Sevrage progressif du sucre : commencer par se déshabituer du goût sucré
  • Remplacer le sucre par des arômes naturels : la cannelle, les extraits naturels de vanille, de citron, de fleur d’oranger.
  • Diminuer progressivement sa consommation de sucre, quitte à le remplacer au début par du miel ou de la stevia.
  • S’autoriser une gourmandise sucrée mais plus intéressante nutritionnellement : le chocolat >70% cacao.
Sevrage du sucre : des alternatives au sucre plus intéressantes nutritionnellement, mais malgré tout à consommer avec modération
  • Le miel : il a un IG moyen =55, 3 calories /g, mais surtout l’avantage d’apporter des vitamines, minéraux, acides aminés, anti-oxydants… Il a de nombreuses vertus sur l’organisme, dont la science n’a encore pas fait le tour !
    Le miel a un pouvoir sucrant 1,3 fois plus élevé que le saccharose. En d’autres termes, dans un gâteau, il suffit de mettre 65g de miel pour remplacer 100g de sucre et ainsi de se passer de 192 calories vides !
  • L’extrait de stévia : il s’agit de l’édulcorant le plus sûr disponible à ce jour. Issu d’une plante (la stévia), il a un pouvoir sucrant élevé. Il faut malgré tout veiller à ne pas dépasser la dose maximale recommandée de 4mg / kg de poids corporel / jour.
Sevrage du sucre : les édulcorants de synthèse sont-ils une solution ?

L’aspartame, le sucralose, l’acésulfame K, la saccharine, le neotame… apportent certes moins de calories que le sucre, mais « zéro sucre » ne signifie pas « zéro risque ». Certaines études rapportent des effets potentiels sur la glycémie, le microbiote intestinal, les risques de cancers… Ils possèdent tous une dose journalière admissible qu’il est essentiel de ne pas dépasser.

Conseils pour entamer un sevrage du sucre
  • Mettre en place des stratégies alimentaires pour lisser les pics de glycémie : il serait trop long d’aborder toutes ces stratégies ici, mais nous les décryptons en détail dans le module 4 du Programme Alimentation Familiale Positive (et Réaliste !).
  • Faire de l’exercice physique, apprendre à gérer son stress et améliorer la qualité de son sommeil, permet également de lisser les pics de glycémie.
  • Lire les étiquettes : apprendre à déchiffrer les étiquettes des produits alimentaires pour éviter les sucres cachés.
  • Consommer le moins possible de produits industriels, qui sont, pour rappel, 77% à contenir du sucre.
  • Cuisiner maison : préparer des repas et des collations maison permet de contrôler les ingrédients et de réduire les sucres ajoutés.
  • Éduquer les enfants : expliquer aux enfants les effets du sucre sur leur corps et les impliquer dans le choix et la préparation des repas.
  • Privilégier les fruits, qui contiennent des sucres naturels et sont riches en fibres, vitamines et minéraux.
  • Limiter les boissons sucrées en remplaçant les sodas et les jus de fruits industriels par de l’eau, des infusions ou des jus de fruits frais maison (ces derniers avec modération malgré tout).
J’en ai pris conscience à mes dépens…

Je vous l’ai déjà raconté dans un précédent article, mais tout ce qu’on vient d’observer ensemble ici, j’en ai moi-même pris conscience à mes dépens. Malheureusement, une mauvaise alimentation ne se traduit pas uniquement par du surpoids.

A 34 ans, on m’a diagnostiqué une leucémie aigüe foudroyante. On n’en connaît pas les causes exactes et je suis maintenant en rémission, mais mon alimentation a sans doute joué un rôle important dans l’équation…

C’est là que je me suis rendue compte que je n’avais en réalité aucune idée de comment fonctionne notre métabolisme et des grands piliers de l’équilibre alimentaire… Je ne savais pas quels rôles jouent les fibres, les vitamines, les minéraux, les antioxydants, ou encore les graisses alimentaires. Je ne savais pas ce qu’est l’équilibre acide-base, ni le ratio sodium/potassium. J’ai découvert l’index glycémique et la notion de densité nutritionnelle seulement à ce moment-là.  

Mais entre théorie et pratique… il y a un fossé !

Dans mon quotidien à 1000 à l’heure, je me suis aussi rendue compte ce n’est pas toujours évident d’appliquer toutes les recommandations nutritionnelles données dans les études scientifiques et les livres écrits par des médecins… De trouver le temps de trouver les bons produits, de les cuisiner, de chercher de nouvelles idées, d’expliquer tout ça à notre famille.

Ce n’est déjà pas simple de passer à l’action, de se documenter, de prendre de nouvelles habitudes pour améliorer son alimentation, de convaincre sa famille… mais alors garder sa motivation sur le long terme, je crois que c’est le plus difficile !

Le challenge Summer Boost

C’est en faisant ce constat avec vous que j’ai décidé de créer le Challenge Summer Boost ! C’est un challenge de 21 jours dans lequel on se lance ensemble, justement pour se soutenir et se motiver !

L’idée, c’est de vous donner chaque jour une mini-vidéo de quelques minutes, pour apprendre les fondamentaux d’une bonne alimentation, puis un petit défi fun à relever seule ou en famille.

L’objectif c’est de :

  • Comprendre comment fonctionne notre corps,
  • Ancrer de bonnes habitudes en famille,
  • Préparer son corps pour l’été (le summer body quoi !).

Evidemment, pour se motiver, je mise fort sur l’esprit de communauté :

  • Tout au long du challenge, on s’encouragera et on partagera nos réussites, nos échecs et nos questions : sur l’espace Communauté du challenge, mais aussi dans un groupe What’s app privé.
  • Vous recevrez un mail chaque jour avec la thématique et le défi du jour : ça ira de la compréhension du métabolisme, à nos ennemis invisibles, en passant par l’importance de chaque nutriment, le décryptage des étiquettes, etc.
  • Mais surtout, pour avoir une carotte en ligne de mire, je vous ai prévu des cadeaux à remporter ! La plateforme du challenge est gamifiée pour que vous gagniez des points pour chaque défi réalisé. On peut y suivre son classement en temps réel. A la fin des 21 jours du challenge, la gagnante remportera un superbe appareil photo instantané Polaroïd ! La seconde, une magnifique gourde en inox aux couleurs estivales et la troisième un livre pour enfant !

En gros, vous n’avez rien à perdre et tout à gagner à prendre part à ce grand challenge de 21 défis. Dans tous les cas, vous mettez en place de bonnes habitudes, dans la bonne humeur générale et, si vous faites partie des plus assidues, vous remporterez peut-être un cadeau pour vous accompagner dans votre été de rêve !

Le Challenge Summer Boost aura lieu du 11 juin au 1er juillet 2024 ! J’espère vous y retrouver nombreux pour transformer votre vie en seulement quelques minutes par jour !

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Insectes en voie de disparition : comprendre pour mieux protéger

Episode 8

mardi 21 mai 2024Duration 14:40

Je suis ravie de vous retrouver aujourd’hui autour d’un nouvel article ET d’un podcast, que je n’ai pas enregistré seule, mais en binôme avec ma fille ! Vous pouvez découvrir le podcast en cliquant sur le lecteur en haut de cet article ! N’hésitez pas à nous dire si ce format vous plaît en commentaires !
Nous avons choisi de parler d’un thème qui peut provoquer de l’émerveillement comme de la peur chez les enfants. Il s’agit des insectes et des petites bêtes, et plus particulièrement les insectes en voie de disparition ! Certains enfants sont fascinés et en feraient bien leurs animaux de compagnie. Pour d’autres, c’est un peu plus compliqué…
Comme pour beaucoup de choses, souvent la peur vient de la méconnaissance. On ne sait pas toujours quel rôle joue les petites bêtes sur Terre. Elles sont pourtant tellement importantes pour la santé de notre belle planète !

On vous propose donc de monter avec nous dans notre machine à rétrécir et de partir ensemble à la rencontre de ce monde minuscule, rempli de curiosités !

Cet article a été écrit en partenariat avec Twinkl, une plateforme proposant plus d’un million de ressources éducatives !

Un monde minuscule… parfois insoupçonné !

A votre avis, est-ce qu’il y a plus d’humains ou plus d’insectes sur Terre ?

Sur Terre, on compte 100 millions de fois plus d’insectes que d’êtres humains ! C’est tellement énorme qu’on a du mal à se l’imaginer ! Les petites bêtes sont partout.

Les insectes et les petites bêtes existaient bien avant les dinosaures et ont survécu à des changements climatiques importants. Ce sont sûrement les animaux les plus résistants au monde !

Qu’est-ce qu’un insecte ?

Lorsqu’on parle d’animaux, les premiers exemples qui nous viennent à l’esprit sont les mammifères, les oiseaux, les poissons… Mais il faut savoir que les insectes sont eux aussi des animaux ! Ce sont des êtres vivants qui grandissent, vivent et sentent.

Les insectes représentent d’ailleurs les animaux les plus nombreux sur Terre. Pour le moment, nous comptons environ 1 million d’espèces dans le monde et plus de 35.000 espèces différentes en France. Mais il faut savoir que de nombreuses espèces n’ont pas encore été découvertes, notamment dans les forêts tropicales, encore peu visitées par l’Homme.

Comment distinguer un insecte d’une autre petite bête ?

Les insectes ont des caractéristiques qui permettent de les identifier et de les différencier des autres animaux :

  • Un squelette externe : les insectes n’ont pas de colonne vertébrale, leur squelette est à l’extérieur : c’est une carapace qui recouvre entièrement leur corps.
  • Un corps en 3 parties : la tête (avec 2 yeux et 1 bouche), le thorax, l’abdomen.
  • 2 antennes sur la tête.
  • Exactement 6 pattes : 3 paires de pattes fixées sur le thorax.

De nombreux insectes possèdent des ailes, leur permettant de se déplacer. Ce sont généralement elles qui produisent le bourdonnement que l’on entend et qui nous avertit de leur présence.

Et les autres petites bêtes alors ?

Les autres petites bêtes qui n’ont pas ces 4 caractéristiques ne sont pas des insectes !

  • Ceux qui ont 8 pattes font partie de la famille des arachnides (araignées, scorpions, acariens…).
  • Les crustacés (crabes, crevettes…) possèdent entre 10 et 14 pattes.
  • Les myriapodes (mille-pattes, scolopendres…) ont plus de 20 pattes (mais jamais 1000 !).
Insectes en voie de disparition : pourquoi sont-ils si importants pour la planète ?

Déjà, il y a toutes les petites bêtes qui vivent dans la terre. Elles sont très utiles pour recycler les déchets végétaux, comme des restes de fruits et légumes ou des feuilles mortes. Elles les transforment en matière organique (humus), utile aux plantes.

On a tendance à l’oublier, mais les insectes font partie de la catégorie des animaux. De minuscules animaux ! Dans les chaines alimentaires, ils servent donc de nourriture à de plus gros animaux : des oiseaux, des rongeurs, de plus gros insectes… Tout comme les plantes, ils sont à l’origine de la chaîne alimentaire.

Certains insectes ont aussi un rôle de pollinisateurs. C’est-à-dire qu’ils transportent le pollen de fleurs en fleurs, ce qui leur permet de se reproduire : de donner des fruits, puis des graines. Ces fruits que nous mangeons et ces graines qui nous permettent d’en faire pousser de nouveaux ! Quand on parle d’insectes en voie de disparition, il s’agit aussi d’une inquiétude pour notre propre nourriture…

On peut aussi parler du ver de terre. En creusant des galeries pour se déplacer, il aère le sol. Sans lui, la terre serait trop dure. En transformant la terre en éponge, il permet aux racines de se faufiler et à l’eau de nourrir tout le sol !

Et le mille-pattes ? Lui, il se nourrit d’algues qui poussent sur les troncs humides. Ils permettent aux arbres de ne pas se laisser envahir.

Et les araignées, que vous aimez tant les enfants ? Et bien elles ont tout simplement pour rôle de manger d’autres insectes. On dit qu’elles régulent les populations d’insectes. Sans elles, il y aurait encore plus de moustiques par exemple !

En fait, chaque petite bête a son rôle à jouer dans l’équilibre de la planète !

Insectes en voie de disparition : pourquoi certains sont-ils menacés ?

Malheureusement, de nombreux insectes sont en voie de disparition et mancés. Tout comme les animaux, il existe de nombreuses raisons qui menacent la vie des petites bêtes :

  • La pollution, qui abîme leur environnement,
  • Le réchauffement climatique, qui les oblige à s’adapter si elles veulent survivre, mais n’y arrivent pas toujours,
  • L’urbanisme : les forêts et la nature qui sont parfois détruites pour construire des bâtiments pour les êtres humains,
  • Les pesticides et la monoculture intensive : pour faire pousser les cultures plus vite et en plus grande quantité, mais qui tuent de nombreuses espèces de petites bêtes,
  • Et même nous : quand nous écrasons une araignée quand elle nous fait peur…

Il est possible de savoir si une espèce est menacée et son degré d’extinction directement sur le site de l’IUCN.

Heureusement, nous prenons conscience de l’importance des petites bêtes pour la planète et pour notre avenir, et nous pouvons faire autrement pour les protéger !

Comme on l’a dit au début, souvent, quand on a peur des petites bêtes, c’est qu’on ne les connait pas bien. J’espère qu’en apprenant à les connaître, vous apprendrez à les comprendre, à les aimer et à les protéger.

Comment protéger les petites bêtes ?

Protéger les insectes en voie de disparition, c’est protéger la biodiversité, la planète et aussi les humains. Il existe de nombreux moyens de protéger ce monde miniature, même sans le voir :

  • En faisant pousser des fleurs, de l’herbe ou même des haies : ce sont de la nourriture et un habitat qu’on leur offre !
  • En utilisant des produits naturels et écologiques pour le jardin, non-dangereux pour les insectes !
  • En arrêtant d’écraser les araignées : ce sont elles qui régulent les populations d’insectes, sans elles, il y en aurait beaucoup plus et peut-être même trop ! Alors si on en trouve une à la maison, on la remet gentiment dehors !
  • En construisant un hôtel à insectes : cet abri leur permet de s’abriter pendant l’hiver, puis de pondre leurs œufs au printemps. Et nous, nous pouvons les observer plus facilement ! Pas besoin d’en acheter un tout fait, il suffit de garnir un pot en terre de paille et le tour est joué ! Ou encore d’entasser dans un coin du jardin ou au pied d’une haie un tas de bois mort.

Les petites bêtes participent à l’équilibre de la biodiversité. Nous respirons l’oxygène des plantes, buvons l’eau que la Terre nous offre, utilisons des plantes pour nous nourrir, nous guérir, transformons le bois pour nous mettre à l’abri… Sans tout ça, nous ne pourrions pas vivre !

Pour aller plus loin Mon partenaire, côté ressources pédagogiques

Twinkl propose plus d’1 million de ressources éducatives dans une vingtaine de langues, de la maternelle à la 6ème pour aider les parents et les enseignants. Parmi ces ressources vous trouverez des jeux, des feuilles de coloriages, des leçons sur des sujets précis, et des idées d’activités en fonction du calendrier.

Twinkl offre régulièrement des ressources à télécharger gratuitement. Pour y avoir accès, il vous suffit de créer un compte gratuit sur www.twinkl.fr et de suivre les annonces sur leur page Instagram et leur newsletter. Grâce à notre partenariat avec Twinkl France, 15 ressources pédagogiques sur les abeilles seront téléchargeables gratuitement du 16 au 18 mai 2025 sur cette page afin de célébrer la journée mondiale des abeilles.

Un kit clé-en-main pour tout savoir sur les insectes ! https://faire-decouvrir-l-ecologie-aux-enfants.fr/kit-petites-betes/

On espère que cet article et cet épisode de podcast en binôme mère-fille sur les insectes en voie de disparition vous a plu ! Si vous avez adoré plonger dans le monde minuscule des insectes, on vous propose d’aller encore plus loin grâce au kit « De l’infiniment grand à l’infiniment petit » !

Vous y trouverez :

  • Des fiches explicatives, des anecdotes rigolotes sur les insectes et une roue sur le cycle de vie,
  • Fiches de jeux sur les insectes à imprimer,
  • Une expérience scientifique,
  • Pour les petits (3-6 ans) : des cartes de nomenclature avec une activité manuelle sur les insectes, puis une activité créative sur les abeilles,
  • Pour les grands (6-10 ans) : un jeu de société « Le concept des petites bêtes » et une ruche à construire,
  • Et évidemment, on ne termine jamais une exploration sans une grande aventure immersive ! Dans ce kit, il s’agit d’un escape game. Les petits seront transformés en abeilles et partiront à la découverte de la vie dans une ruche. Alors que les grands devront réaliser tous les métiers au sein d’une fourmilière pour en comprendre son organisation.

Et si vous avez envie d’explorer d’autres thématiques, comme les animaux, les végétaux, la pollution, l’eau, les océans ou encore le réchauffement climatique, sachez que tous ces kits et plus encore sont aussi disponibles sous forme d’abonnement !

https://faire-decouvrir-l-ecologie-aux-enfants.fr/abonnements-defi-ecolo/

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Dans l’assiette de nos enfants : santé ou danger ?

Episode 7

mardi 30 janvier 2024Duration 15:45

Il y a une question que je me suis longtemps posée, sans vraiment oser chercher des réponses, par peur de connaître la vérité. C’est peut-être aussi votre cas ? Cette question, c’est : « Quand on remplit les assiettes de nos enfants, est-ce qu’on est vraiment certains de leur offrir ce qu’il y a de mieux pour leur santé ? ». La question de la véritable « assiette santé » mérite d’être posée, parce que c’est quelque chose qu’on fait plusieurs fois par jour, pendant toute leur vie. En tout cas, tant qu’ils vivent chez nous et, pour la suite, ils continuent généralement de se nourrir comme on leur a appris à le faire.  

« Assiette santé » : sur-information et manque de connaissances concrètes…

Parce que oui, on se nourrit le plus souvent comme nos parents nous ont appris à le faire. Et c’est là qu’on se rend compte que ce ne sont pas des choses qu’on apprend à l’école, mais qu’on devrait peut-être nous enseigner ! Parce que d’un côté on vit dans une société qui baigne dans la sur-information, où toute l’information est facilement accessible. Mais d’un autre côté, quand on creuse un peu le sujet de la véritable « assiette santé », on comprend vite qu’on manque de façon flagrante de connaissances concrètes sur ce qu’est réellement un régime alimentaire équilibré !

L’éducation nutritionnelle, grande absente de notre système éducatif !

Ce déficit d’information n’est pas vraiment surprenant puisque l’éducation nutritionnelle fait cruellement défaut dans notre système éducatif. Et quand on regarde les recommandations gouvernementales, elles sont complètement obsolètes !

On peut prendre plusieurs exemples pour le prouver.

Les messages obsolètes du PNNS

Le PNNS (Programme National Nutrition Santé) qui nous rabâche le même message depuis des années : « Manger 5 fruits et légumes par jour », « Mangez, bougez », « Il faut éviter de manger trop gras, trop sucré ou trop salé. » ou encore (véridique et entendu en plein hiver) « Comme les pirates, mange des carottes et des tomates ! ».

Alors déjà, ce ne sont pas 5, mais minimum 7-8 portions de fruits et légumes qu’il faudrait placer dans une assiette santé chaque jour dans le cadre d’une alimentation équilibrée.

Ensuite, c’est très bien de dire qu’il faut manger moins de sucre, de sel et de gras, mais si on n’explique pas aux gens pourquoi et comment, ça ne risque pas de fonctionner… En effet, on a pour la plupart conscience qu’on mange qu’on de sucre.

Pour le sel, on est déjà moins informés. Il faut savoir que l’école d’Harvard (qui est une des meilleurs en nutrition) a mené une étude sur les dangers du sel. Elle a montré qu’à l’échelle mondiale, 10% des décès liés à des maladies cardio-vasculaires sont imputables au sel. Et ce chiffre monte jusqu’à 40% chez les moins de 70 ans ! Ça représente 1,65 million de personnes qui meurent à cause d’une alimentation riche en sodium. Alors, on s’indigne lorsqu’un médicament ou une épidémie fait plusieurs morts, mais les gouvernements ne réagissent pas face à ce chiffre ! Rien qu’en France, ce sont environ 25.000 personnes qui décèdent chaque année à cause du sel, et 75.000 accidents cardio-vasculaires qui lui sont amputables. Si des mesures étaient prises par les pouvoirs publics pour diminuer les quantités de sel autorisées dans les produits transformés, ou même dans le pain en boulangerie, on sauverait réellement des vies !

Et concernant le « trop gras », ce genre de message a plutôt tendance à diaboliser les matières grasses, alors que notre organisme en a clairement besoin. Là encore, il faut juste savoir lesquelles, quelle quantité et comment bien les utiliser.

Les chiffres du surpoids en France

Le PNNS a été créé en 2001 pour apporter aux Français des conseils nutritionnels dans l’objectif de prévenir les maladies de civilisation, c’est-à-dire le surpoids, le diabète, les cancers… Des millions d’euros ont été investis pour y parvenir. Un des enjeux majeurs était de faire reculer l’obésité et d’augmenter la consommation de fruits et légumes. Résultats : l’obésité a augmenté de 20% entre 2001 et 2006 et la consommation de fruits et légumes a diminué… Bizarrement, d’autres objectifs, plutôt douteux, ont été atteints : l’augmentation de la consommation de produits laitiers, de produits céréaliers ou encore de pommes de terre… Depuis 2001, ces campagnes sont clairement un échec, mais elles sont pourtant reconduites, quasiment à l’identique chaque année…

Selon une étude coordonnée par des chercheurs de l’Inserm et du CHU de Montpellier, le surpoids concerne 47% des adultes Français. Ce chiffre est plus ou moins stable, mais ce sont surtout les chiffres de l’obésité qui sont préoccupants, puisqu’il est passé de 8,5% des adultes en 1997 à 17% en 2020.

Et on ne parle pas de toutes les autres maladies dites de civilisation, liées à l’alimentation, qui touchent 50 à 65% de la population adulte dans les pays développés. Elles y sont la première cause de mortalité.

La pyramide alimentaire pour constituer notre assiette santé

C’est évident, puisqu’on ne nous apprend pas les vraies bases pour composer une assiette santé… On s’en rend rapidement compte quand on jette un coup d’œil à la pyramide alimentaire recommandée par le PNNS, seul vestige de l’éducation nutritionnelle qui figure dans les manuels scolaires ! A la base de cette pyramide, on trouve… les féculents ! Et seulement ensuite les fruits et légumes. Il a pourtant été prouvé dans de nombreuses études et depuis de longues années que se sont les végétaux qui doivent être au cœur de notre alimentation ! Des végétaux au sens des légumes, des fruits et des légumineuses. Cette catégorie ne comprend pas les produits céréaliers. Notre alimentation devrait être composée au minimum de la moitié de fruits et légumes !

Bizarrement, ces maladies étaient complètement absente chez nos ancêtres préhistoriques, qui consommaient une majorité de végétaux et aucun produit transformé !

Les nouvelles études mettent 10 ans avant de nous parvenir

J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour vous !

La bonne nouvelle, c’est que nos connaissances sur le métabolisme, la nutrition et la santé évoluent en permanence. Chaque mois, ce ne sont pas moins de 10.000 nouvelles études qui sont publiées et qui nous donnent des pistes pour vivre plus sainement !

La mauvaise nouvelle, c’est que ces études mettent 10 à 20 ans pour parvenir au grand public afin que nous puissions commencer à en appliquer les recommandations. C’est à croire que les recommandations gouvernementales n’arrivent pas à suivre le rythme des dernières recherches scientifiques…

Le résultat ? Nous naviguons à vue dans un océan d’informations floues, contradictoires, en faisant de notre mieux pour que nos enfants sortent gagnants de cette loterie nutritionnelle… Car les chiffres cités concernent les adultes, mais les enfants sont touchés de plus en plus tôt.

J’en ai pris conscience à mes dépens…

Malheureusement, j’ai moi-même pris conscience à mes dépens de l’importance de ce fameux équilibre alimentaire pour notre santé à long terme. Et qu’une mauvaise alimentation ne se traduit pas uniquement par le surpoids.

Depuis toute petite, on m’a toujours répété cette phrase : « Tu as de la chance, tu peux manger tout ce que tu veux et tu ne prends pas de poids ! ». J’ai toujours considéré que j’avais donc une bonne alimentation. Pensais savoir composer une « assiette santé ». Je mangeais un peu de tout, dont des légumes, je faisais un peu de sport et hop, le tour était joué !

Mais à 34 ans, on m’a diagnostiqué une leucémie aigüe foudroyante. On n’en connaît pas les causes exactes et je suis maintenant en rémission, mais mon alimentation a sans doute joué un rôle important dans l’équation…

Cette maladie a été un véritable électrochoc pour ma santé, mais surtout celle de ma famille ! Je me suis formée, j’ai lu des livres, décortiqué les études et complètement révolutionné notre alimentation familiale !

Mais surtout, je suis tombée de haut en me rendant compte que je n’avais en réalité aucune idée de comment fonctionne notre métabolisme et des grands piliers de l’équilibre alimentaire… Je ne savais pas quel rôle jouent les fibres, les vitamines, les minéraux, les antioxydants, ou encore les graisses alimentaires. Je ne savais pas ce qu’est l’équilibre acide-base, ni le ratio sodium/potassium. J’ai découvert l’index glycémique et la notion de densité nutritionnelle. Et j’en passe !

J’ai alors pu répondre à cette question : « Quand on remplit les assiettes de nos enfants, est-ce qu’on est vraiment certains de leur offrir ce qu’il y a de mieux pour leur santé ? ». Et je vous le donne dans le mille, quand on ne connaît pas les piliers sur lesquels repose un réel équilibre alimentaire, la réponse est NON…

Mais entre théorie et pratique… il y a un fossé !

Dans mon quotidien à 1000 à l’heure, je me suis aussi rendue compte ce n’est pas toujours évident d’appliquer toutes les recommandations nutritionnelles données dans les études scientifiques et les livres écrits par des médecins… De trouver le temps de trouver les bons produits, de les cuisiner, de chercher de nouvelles idées, d’expliquer tout ça à mes 3 enfants (oui, je compte mon mari dans le lot, car c’est finalement le plus dur à convertir !)…

Alors, je ne vous cache pas que j’ai galéré pour réunir tous les outils qui me permettent d’effectuer cette « transition alimentaire » en douceur ! Car oui, ça ne se fait pas en un claquement de doigt… mais progressivement, étape par étape.

Mais que j’y suis parvenue et que je continue de mettre de nouvelles choses en place en famille chaque jour ! Et qu’est-ce que ça fait du bien d’avoir des repas plus sereins, que tout le monde y prenne du plaisir et comprenne pourquoi on mange ce qu’on a dans notre assiette : une véritable assiette santé !

J’ai retrouvé un meilleur sommeil, plus d’énergie, moins de migraines, une plus belle peau, une silhouette plus harmonieuse. Parce que notre alimentation est liée à tellement d’aspect de notre santé et de notre bien-être.

Et je suis aussi plus sereine de savoir que je fais ce qu’il faut pour que mes enfants soient en bonne santé sur le long terme. Même si je ne pourrai pas les protéger de tout, j’aurais fait mon maximum.

Et le pire, c’est que j’ai appris à faire en sorte que ça ne me prenne pas plus de temps, ni d’argent qu’avant, bien au contraire !

Un programme à la fois complet ET réaliste !

C’est pour toutes ces raisons que j’ai réuni toutes les informations et tous les outils que j’aurais aimé trouver pour mettre en place facilement cette alimentation saine, variée et fun pour ma famille.

J’ai donc créé le Programme Alimentation Familiale Positive (et Réaliste !) et je l’ai conçu pour qu’il soit le plus adapté possible à VOTRE quotidien !

Déjà, vous y trouverez une multitude de supports pour suivre les cours à votre rythme selon les formats qui vous conviennent le mieux, que ce soit la vidéo, le podcast ou des fiches à lire.

Ensuite, j’y ai intégré plein d’outils et de supports pour embarquer toute votre famille dans cette merveilleuse aventure ! Afin que chacun puisse comprendre et prenne du plaisir à participer à la préparation des repas et à les déguster ensemble.

Grâce à ce programme, vous aurez toutes les cartes en main pour adapter les repas de votre famille à vos réels besoins nutritionnels, tout en tenant compte de vos goûts.

Il ne s’agit pas de suivre des règles strictes, mais d’apprendre à faire des choix alimentaires éclairés qui favorisent la santé et le bien-être de toute la famille.

Les grands axes du Programme Alimentation Familiale Positive (et Réaliste !)

Pour vous donner une idée des thèmes abordés, voici les grands chapitres du programme :

  • Module 1 : Les bases d’une alimentation saine pour une bonne santé à long terme
  • Module 2 : S’organiser pour mieux manger et gagner du temps
  • Module 3 : Légumes et enfants : 2 mots qui vont enfin faire bon ménage
  • Module 4 : Contrôler sa glycémie pour gagner en énergie et en santé
  • Module 5 : Des choix alimentaires durables

Après chaque leçon, vous aurez systématiquement une liste d’actions à faire, d’exercices, de défis à relever pour passer de la théorie à la pratique ! Avec des cases à cocher pour que ce soit le plus ludique possible !

A ces cours, s’ajoutent plusieurs bonus, dont :

  • Mon e-book « Cuisiner les légumes en famille » avec +50 recettes pour ne jamais être à court d’idées.
  • Le kit pédagogique « Mangez-moi, mangez-moi, mangez-moi » pour tout expliquer aux enfants.
  • Une communauté bienveillante et soudée via la plateforme de formation avec laquelle partager et se soutenir.
  • Une séance hebdomadaire de questions/réponses pour qu’aucune de vos questions reste sans réponse.
  • Des quiz ludiques pour ancrer les connaissances.
  • Mais aussi un appel de 30 minutes avec moi pour vous débloquez si vous rencontrez une problématique particulière.

Avec tout ça, il n’y a aucune raison que vous n’arriviez pas à instaurer une alimentation saine, durable et simple, qui plaise à toute la famille !

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Comment préserver la biodiversité ? avec Marius Baroudeur

Season 1 · Episode 6

vendredi 22 octobre 2021Duration 15:56

Il y a quelques temps, j’ai connu Audrey sur Instagram. J’ai vu naître sous ses pinceaux son petit manchot Marius Baroudeur Intercontinental. Puisj’ai suivi l’éclosion de son projet de livre pour enfant. Je me suis tout de suite attachée à son projet, ses messages et à son petit personnage ! Puis j’ai vu le projet grandir et rayonner. Ainsi sont aussi nés une application, des cartes, un magazine hebdomadaire… Et je suis sûre qu’il y aura encore plein de beaux projets !  
Alors quand j’ai voulu parler avec les enfants des animaux menacés sur le podcast, et répondre à la question « Comment préserver la biodiversité » j’ai tout de suite pensé à Audrey ! C’est aussi comme ça que j’ai fait la connaissance de Cécile qui, elle, a mis des mots sur le fabuleux périple que vit Marius !

J’ai donc eu le plaisir de recevoir Audrey et Cécile au micro de mon podcast. Et de vous faire découvrir nos échanges également dans cet article !

Comment préserver la biodiversité ? Une interview pour répondre aux questions des enfants

Mélanie – Faire découvrir l’écologie aux enfants : Hello les mini-écolos ! Il y a un sujet qu’il me tient particulièrement à cœur d’aborder avec vous aujourd’hui, et je sais que vous y êtes aussi très sensibles ! Il s’agit des animaux. Ceux que l’on site souvent quand on parle d’écologie : les animaux menacés, ou en voie de disparition.

Et aujourd’hui, je ne serai pas seule pour vous en parler, car j’ai le plaisir d’avoir à mon micro Cécile et Audrey, qui ont écrit et illustré le livre Marius Baroudeur Intercontinental.
Je sais, je sais, vous avez plein de questions à leur poser ! Je l’ai fait pour vous et j’espère que vous apprendrez plein de choses ! Alors installez-vous bien confortablement, cette conversation risque d’être très intéressante !

Présentation d’Audrey, de Cécile et de Marius Baroudeur

Mélanie – Faire découvrir l’écologie aux enfants : Bonjour Audrey, Bonjour Cécile. Je suis vraiment ravie de vous accueillir aujourd’hui sur le podcast, comment allez-vous ?

Audrey Croharé – Illustratrice : Ça va bien.

Cécile Goguely – Auteure : Comme une rentrée qui s’est bien passée ! Ça va bien.

Mélanie – Faire découvrir l’écologie aux enfants : J’ai hâte de discuter avec vous, mais avant tout, je vais vous présenter, pour les enfants qui ne vous connaîtraient pas déjà. Donc là, c’est le moment où je travaille un peu, vous pouvez vous détendre, et ensuite je vais vous poser toutes mes questions !!!

Alors, Audrey, c’est toi qui es à l’initiative du projet Marius Baroudeur Intercontinental. Tu nous raconteras pourquoi tout à l’heure, mais tu as eu l’idée de créer un livre pour enfant qui donnerait la parole à des animaux menacés. Tu as imaginé et dessiné différentes scènes, et tu as ensuite demandé à Cécile de mettre des mots dessus.

Le challenge de Cécile a été de donner vie à tout cet univers, en apportant une touche d’espoir et d’humour ! Parce que ce sujet n’est finalement pas si simple…

Et le résultat est carrément canon, puisqu’on peut aujourd’hui suivre les aventures de Marius dans un livre de 76 pages et dans la gazette hebdomadaire « Marius Mag », qui nous donne les bonnes nouvelles de la biodiversité. Et ça c’est super chouette !

Alors, on parle de Marius, mais qui est Marius ? Marius, c’est un manchot, et il en a marre de voir fondre sa banquise ! Alors il part pour un tour du monde, pour rencontrer les animaux menacés. Chaque page du livre raconte sa rencontre avec l’un d’entre eux, et nous sensibilise à l’urgence de préserver notre biodiversité.

Petit rappel pour vous les enfants. Savez-vous ce qu’est la biodiversité ? Il existe énormément d’animaux différents sur la Terre, et encore plus de plantes ! On compte des millions d’espèces ! Comme nous, ils vivent dans un milieu qui leur est adapté, avec des conditions particulières. C’est ça qu’on appelle la biodiversité, c’est tout cet ensemble des animaux, des végétaux et de leur environnement. Mais quand cet équilibre est chamboulé, toutes les espèces ne parviennent pas toujours à s’adapter.

Allé, assez parlé, il est temps de donner la parole à Cécile et à Audrey !

Marius Baroudeur : comment et pourquoi est né ce projet ?

Mélanie – Faire découvrir l’écologie aux enfants : Comment et pourquoi est né ce projet ?

Audrey Croharé – Illustratrice : Le projet est né pendant ma première grossesse. Parce que j’ai été arrêtée assez tôt. Je me suis mise à peindre des toiles pour décorer la chambre de ma fille. Et petit à petit, à force de peindre, je me suis rendue compte que n’importe quel animal que je choisissais était en danger, en voie de disparition. Ce n’était pas un constat nouveau pour moi. Je le savais et on le sait, tous depuis qu’on est petit. Là j’en ai vraiment pris conscience. Je me suis dit mince, qu’est-ce que je peux faire moi, à mon petit niveau.

Et c’est comme ça que c’est parti ! De la toile de Marius, je me suis dit tiens, ça peut être un petit manchot qui se balade, pour parler de sa banquise et peut-être rencontrer d’autres animaux.

Mélanie – Faire découvrir l’écologie aux enfants : Et après donc, tu as appelé Cécile pour la rédaction des textes et pour donner vie à tout ça ?

Cécile Goguely – Auteure : Il faut savoir que dans l’écriture, les caractères des personnages étaient déjà définis par Audrey. Donc elle a quand même participé aussi à l’écriture. C’est vraiment pour ça que c’est elle qui est à l’initiative du projet. Par exemple, l’iguane il était timide, de par le dessin. Le quetzal il était un peu foufou, un peu prétentieux. C’était déjà dans le dessin. Moi j’avais déjà les caractères. Et après je n’avais plus qu’à combiner la rencontre avec Marius, puis à introduire dans chaque histoire le pourquoi ils sont menacés.

Audrey Croharé – Illustratrice : Et après tu as construit tout le récit autour du voyage de Marius. Il rencontre… Il faut découvrir le livre ! C’est très riche, chaque petite histoire est très riche. Chaque personnage rencontre d’autres personnages. Quand même, le processus d’écriture, j’en suis assez impressionnée !
On a pris du temps, à cause des aléas de la vie : déménagements, grossesses… Le projet, initialement c’était un abécédaire. C’est devenu vraiment un vrai voyage avec l’affichage des cartes petit à petit. Et l’enrichissement avec une application également, ça s’est fait petit à petit. Donc cette lenteur a été frustrante, et aussi bénéfique.

Mélanie – Faire découvrir l’écologie aux enfants : C’est sûr ! Parce que vous avez créé un vrai univers et plein de petits projets liés au gros projet. C’est vrai qu’avec l’application tu peux aller encore plus loin, avec les cartes aussi. Vous avez créé un vrai monde pour Marius. Et ça, c’est vrai que c’est super chouette !

Pourquoi est-ce que certains animaux sont menacés aujourd’hui ?

Mélanie – Faire découvrir l’écologie aux enfants : Alors du coup, on est là aujourd’hui pour parler des animaux menacés et de comment préserver la biodiversité. Est-ce qu’il y en a une de vous deux qui saurait répondre à la question : Pourquoi est-ce que certains animaux sont menacés aujourd’hui ? Est-ce que vous auriez des exemples ?

Audrey Croharé – Illustratrice : C’est un sujet vaste : pourquoi la biodiversité est menacée. Mais si on fait les gros points : il y a la surpêche, la pollution des océans qui devient un vrai problème. Surtout la pollution des micro-plastiques, mais aussi des cigarettes. Il y a la déforestation bien sûr, de la chasse au trophée, qui est redevenue un peu à la mode. L’urbanisation aussi, fait quand même beaucoup de dégâts : on fragmente toutes les habitats, on casse les zones humides. Et puis le changement climatique.
Moi j’avais choisi l’exemple du requin. Je voulais vraiment insister sur les requins. Parce qu’on en massacre entre 25 et 100 millions par an. C’est un des gros prédateurs et c’est important pour la chaine alimentaire, pour l’équilibre des océans. C’est un animal sur lequel j’avais envie de faire changer les imaginaires, c’est un animal qui est beau en plus ! On voit juste le grand blanc dans Les dents de la mer.

Mélanie – Faire découvrir l’écologie aux enfants : C’est ça, ça a un peu diabolisé l’animal aussi.

Audrey Croharé – Illustratrice : Je crois que Spielberg c’était excusé d’ailleurs !

Mélanie – Faire découvrir l’écologie aux enfants : Oups, trop tard !

Cécile Goguely – Auteure : Moi j’avais pensé au koala, et à notre processus dans l’écriture. Comme ça a pris du temps, en fait la première version de Kevin le koala méfiant c’est qu’il empêchait les gens d’entrer s’ils n’avaient pas une sorte de pass sanitaire. A l’époque on n’en parlait pas, mais c’était ça ! Parce que les koalas avaient été décimés par une épidémie. Donc il était très méfiant, il ne voulait pas être contaminé. Puis finalement est arrivée la période Covid, mais aussi peu de temps avant les incendies en Australie, et on a réécrit le texte du koala où il avait peur plus des incendies.

Alors, il y a encore des koalas, il faut garder de l’espoir ! Mais c’est pour dire que les causes, elles peuvent être multiples et que nous ça nous a fait évoluer, pendant l’écriture.

Mélanie – Faire découvrir l’écologie aux enfants : C’est vrai que les incendies en Australie, on en a beaucoup entendu parler ces dernières années. Ça se répète. Il y a des menaces qui évoluent, et malheureusement une autre qui prend le relais derrière.

Comment préserver la biodiversité : Y-a-t’il des espèces plus fragiles que d’autres ?

Mélanie – Faire découvrir l’écologie aux enfants : Est-ce qu’il y a des espèces qui sont plus fragiles que d’autres ?

Cécile Goguely – Auteure : En fait, ce qu’on peut dire, c’est qu’Audrey s’est basée aussi sur les classements de l’UICN, qui classe (et c’est d’ailleurs dans l’application je crois) les animaux selon comment ils sont menacés. Je n’ai plus les termes, mais on peut dire « un petit peu », « beaucoup », « énormément » menacés. Et donc, c’est un peu grâce à la liste rouge de l’UICN qu’on peut savoir à quel stade ils en sont. Il y a effectivement différents niveaux qui existent. Et puis ça change. Parce que des fois ça change aussi dans le bon sens. C’est ce qu’on voit dans le Marius Mag qui est le projet actuel, il y a des animaux qui étaient en danger, et qui sont en danger plus faible aujourd’hui. Grâce à des programmes, parce qu’on peut faire des choses.

Audrey Croharé – Illustratrice : Je pense que c’était le dauphin Maui pour lequel il ne restait plus que 30 individus. Et puis ils ont mis en place des stratégies de protection de la zone.
Le confinement a joué aussi. On a vu ça à Venise. Tout d’un coup, les canaux s’éclaircissaient, on revoyait de la biodiversité. Enfin bref, quand l’humain se détend et arrête d’être invasif, et bien ça va mieux !

Comment préserver la biodiversité ? Est-ce qu’on peut avoir de l’espoir ?

Mélanie – Faire découvrir l’écologie aux enfants : Oui, c’est ça, il y a des prises de conscience. Et ça fait partie des bonnes nouvelles aussi !
Et ça fait une très bonne transition avec mes questions suivantes : Existe-t-il des solutions pour sauver ces animaux en voie de disparition ? Comment préserver la biodiversité ? Est-ce qu’on peut encore avoir de l’espoir ?  

Audrey Croharé – Illustratrice : Oui, franchement, c’est vraiment ce que vient de dire Cécile : dès qu’on met des mesures, on voit bien que la nature est plus forte que ce qu’on ne croit, et plus résiliente même. Les espèces s’adaptent. On s’inquiète beaucoup de l’ours blanc, qui commence à s’accoupler avec l’ours brun du Canada. Oui, mais il s’adapte ! Il s’adapte à la glace qui fond, au fait qu’il n’y ait plus à manger. Je pense qu’il faut avoir confiance en la nature ! Ça nous ramènera un peu d’humilité. Mais il faut en effet arrêter cette surpêche, la déforestation…

Cécile Goguely – Auteure : C’est vrai que dans le livre Marius Baroudeur Intercontinental, on ne parle que des causes. Alors on n’en parle pas directement, mais à travers des histoires à chaque fois. Il y a une petite allusion pour savoir pourquoi ils sont menacés. Mais à partir du moment où on connaît les causes, on connaît aussi les solutions !

Mélanie – Faire découvrir l’écologie aux enfants : Et on a vu aussi qu’avec ses temps de confinement, quand on laisse un peu la nature tranquille…  

Audrey Croharé – Illustratrice : Elle reprend vite ses droits !

Faire évoluer les idées reçues à propos de certains animaux mal-aimés

Mélanie – Faire découvrir l’écologie aux enfants : Donc comme quoi, tout est possible !
Tu en parlais un petit peu Audrey, dans le livre, votre but était aussi de faire évoluer certaines idées reçues, concernant des animaux qui étaient et qui sont mal-aimés. Comme par exemple le requin, le serpent ou encore le vautour. Pourquoi est-ce que c’était important pour vous ?

Audrey Croharé – Illustratrice : Pour casser ces imaginaires, moi j’ai vraiment été traumatisée par le documentaire sur le « Seigneur de la mer ». C’est sur les grands blancs et les requins. Cette surpêche où on les tue, on prend juste les ailerons, et on les rebalance vivants dans l’eau et ils se noient comme ça. Ça m’avait vraiment traumatisé. Et je m’étais dit « Pourquoi ? », juste pour quelques ailerons ?
Et on ne ferait pas ça à un koala. Avec un koala, on serait ému. Alors qu’un requin, on s’en fiche. Un serpent on s’en fiche. Un vautour ça a une salle réputation. Et c’est ça qui était intéressant aussi au niveau du bouquin. C’est de changer la vision qu’on peut avoir du requin, mais aussi du koala. Le koala, dans le livre…

Cécile Goguely – Auteure : Il est moins sympa que le requin !

Mélanie – Faire découvrir l’écologie aux enfants : Ahah bien fait, pour changer un peu !

Cécile Goguely – Auteure : Mais je pense que quand on sort du « qui est gentil / qui est méchant », même pour les enfants, ça permet de comprendre les choses différemment et de se dire qu’on est tous interdépendants.

On a tous besoin les uns des autres, et c’est ça la biodiversité ! C’est que toutes les espèces ont besoin des unes des autres. Dès qu’on met un déséquilibre quelque part, même dès qu’on enlève un prédateur, ça cause des dommages chez l’animal qui en était d’habitude victime. Il faut préserver les animaux qui ont l’habitude de vivre ensemble. Même si c’est pour se chasser, il faut les laisser ensemble. Et il n’y a pas de méchants, ni de gentils. Ils ont tous besoin les uns des autres.

Audrey Croharé – Illustratrice : Moi, les requins, j’avais vraiment… Et c’est pour ça que j’en parle beaucoup ! Mais les conséquences sont vraiment graves. Il est en haut de la chaîne alimentaire. Il y a l’orque aussi. Les conséquences, c’est qu’au fur et à mesure, il y a de plus en plus de petits poissons, qui mangent de plus en plus de planton. L’océan, c’est le régulateur pour le changement climatique. C’est très important de maintenir nos océans dans de bonnes conditions. Et là, du coup, le carbone n’est plus bien capté comme il faudrait. Le massacre des requins a des conséquences graves, y compris sur le changement climatique, qui nous occupe tant ! Tout est en entraide en fait. C’est ça aussi qu’on a voulu passer comme message dans le livre.

Si vous aviez un super pouvoir, quel serait-il ?

Mélanie – Faire découvrir l’écologie aux enfants : Pour terminer, j’ai une petite question, qui est plus rigolote, pour finir sur une touche un peu d’humour, comme avec Marius : Si vous aviez chacune un super-pouvoir, quel serait-il ?! (en lien ou non avec notre thème : Comment préserver la biodiversité ?)

Cécile Goguely – Auteure : Alors moi, mon rêve ça serait de remonter le temps. Je suis un peu nostalgique, j’avoue ! Mais pour revenir dans nos thèmes, ça pourrait être très utile si on était plusieurs à remonter le temps. Pour dire « attention, attention, ça il ne faut pas le faire !!! ».

Audrey Croharé – Illustratrice : Alors moi j’ai vachement réfléchi, c’était dur ! Alors je me suis dit que j’aimerais bien arriver à parler aux arbres, parler le langage des arbres ! C’est beau en fait, quand on s’intéresse à la forêt, à la façon dont les plantes s’entraident. Pareil, que les animaux aident les arbres, que tout communique. C’est vraiment génial en fait ! J’aimerais bien tchatcher, avoir une petite conversation avec les arbres ! Ils nous apprendraient beaucoup de choses ! Il y en a qui sont millénaires quand même, ou centenaires. Ils ont vu passer des choses !

Mélanie – Faire découvrir l’écologie aux enfants : Oui, c’est vrai qu’il y aurait plein de choses à apprendre des arbres, et ils auraient plein de choses à nous raconter ! Parce que ça fait un bout de temps qu’ils sont là aussi.

Est-ce que vous avez quelque chose à rajouter, l’une ou l’autre ?

Cécile Goguely – Auteure : Je pense qu’on a dit pas mal de choses. L’idée c’est aussi qu’on essaie de rester positif. Il y a le projet Marius Baroudeur Intercontinental, le livre, et actuellement on fait le Marius Mag, qui donne les bonnes nouvelles de la biodiversité. Parce qu’on pense que pour agir, il ne faut pas être désespéré en fait ! Il faut rester positif. En ce moment, il y a une prise de conscience, en France particulièrement par rapport à d’autres pays, dans lesquels on ne voit que des nouvelles catastrophes. C’est très très anxiogène pour les enfants je pense. Et il faut se dire que non, comme le disait Audrey tout à l’heure : la nature, dès qu’on la laisse un peu tranquille, elle reprend ses droits. Et puis d’autre part, être trop pessimiste, ça empêche d’agir. C’est pour ça qu’on essaie aussi de mettre la lumière sur les choses positives pour la biodiversité ! Il n’y a que comme ça qu’on pourra amplifier le phénomène : c’est en montrant que c’est possible !

Mélanie – Faire découvrir l’écologie aux enfants : C’est super bien dit ! C’est un très bon mot de la fin !

Pour conclure sur ce thème « Comment préserver la biodiversité ? »

Audrey, Cécile, un immense merci d’avoir accepté de partager tout ça sur le podcast ! Je suis sûre que les enfants seront ravis de découvrir l’univers de Marius, et son périple pour nous rappeler que certains animaux sont en danger. Merci pour votre bonne humeur et pour votre humour !

Longue vie à Marius, à tous ces animaux et à notre belle biodiversité !

Si vous voulez aller encore plus loin dans la découverte de ces animaux menacés mais plein d’humour, n’hésitez pas à vous procurer le livre Marius Baroudeur Intercontinental. Je vous invite également, si vous ne l’avez pas déjà fait, à aller télécharger le guide gratuit « 10 activités pour découvrir l’écologie en s’amusant » ! Vous y trouverez, entre autres, une activité et des explications sur les chaînes alimentaires !

Allé, à la prochaine les Mini-écolos !

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La grande histoire d’un petit déchet : la pollution d’une bouteille en plastique

lundi 29 mars 2021Duration 07:40

Aujourd’hui, je voudrais vous raconter l’histoire d’une petite chose dont le sort me touche particulièrement.
Même si la route vers le zéro déchet est longue et semée d’embuches, il y a certains petits gestes qui sont très simples à adopter, et qui ont un impact fort… Tellement qu’on se demande pourquoi est-ce qu’on ne l’a pas fait plus tôt. Et pourquoi le monde entier continue de le faire.
Cette petite chose dont aujourd’hui je ne me sers plus, et qui me fait de la peine, c’est la bouteille en plastique.
La pollution liée à cette bouteille en plastique est considérable, nous en avons tous conscience, et pourtant… Alors aujourd’hui, c’est la grande histoire de ce petit déchet que je voudrais vous raconter !

Chapitre 1 : ta conception

Avant même que tu existes, tu es réfléchie, pensée dans les moindres détails. Souple ou épaisse ? Colorée ou transparente ? De forme allongée ou évasée ? On t’imagine, on te dessine, on te met en situation. Rien n’est laissé au hasard pour que tu sois choisie plutôt qu’une autre. Pour que tu sois la plus belle, la plus pratique, pour que tu tapes à l’œil.

La question que l’on se pose moins, c’est le polymère que l’on va utiliser pour te fabriquer. Le polymère c’est le type de plastique, sa composition, et donc son degré de toxicité, pour l’environnement mais aussi pour l’organisme des êtres humains. En général, tu seras fait en PET. Le PET c’est le Polyéthylène Téréphthalate. Mais peu importe, le PET c’est chouette !

Peu importe ton impact sur la planète et la pollution petite bouteille en plastique, car tu seras recyclable ! Bon, niveau utilisation, tu ne pourras servir qu’une seule fois par contre… Parce que le PET c’est chouette, mais il absorbe quand même les bactéries et les mauvaises odeurs… Et puis il est difficile à nettoyer aussi…

Chapitre 2 : ta fabrication, petite bouteille plastique

Une fois que tout le monde s’est mis d’accord, il va falloir creuser. Creuser longtemps. Creuser profondément dans la croûte terrestre, parfois même au fond de l’océan. Parce que tu n’existerais pas sans pétrole et gaz naturel.

Ce sont des ressources naturelles, oui. Qui servent déjà à faire rouler les voitures et fabriquer de l’énergie pour toute la planète. Ce sont des énergies fossiles, qui, un jour, seront épuisées. Et qui rejettent des gaz à effet de serre dans l’atmosphère, contribuant fortement au réchauffement climatique. Oui, mais ça reste moins cher que le papier ou l’inox ! Alors GO !

Alors le plastique, c’est magique et si pratique ! Et hop, une fois les ingrédients extraits, les machines se mettent à chauffer. Et ça y est, tu existes petite bouteille en plastique !!! Toi, et tes millions de petits frères et sœurs !

Chapitre 3 : la star des rayons au-delà de la pollution

Aussitôt fabriquée, hop, tu es embarquée. En avion ou en camion, peu importe, ta vie et ton périple ne font que commencer ! Des régions, parfois même des pays, quelle chance tu as de tant voyager !

Puis un jour, ce premier voyage s’arrête. On te sort de ta palette, et on te met sur un piédestal. Tu deviens la star des rayons, exposée aux yeux de tous ces passants !

Et c’est là que tout s’accélère. Le coup de foudre ! Il ne peut pas te résister, il t’attrape et te met dans son chariot. Il passe à la caisse. Tu es ravie, petite bouteille en plastique, car c’est pour lui que tu as été créée. Il t’offre ton deuxième voyage. Tu découvres la nature et la beauté d’un pique-nique en forêt.

Chapitre 4 : ton troisième voyage peut commencer

Unis pour la vie, c’est ce que tu pensais… Il se sert de toi, il boit. Après tout, c’est vital pour lui. Mais vient la fin de la journée. Il rentre chez lui, et t’oublie sur l’herbe. Tu voudrais crier, l’appeler, mais tu n’y parviens pas, car tu ne peux pas parler petite bouteille.

Et là, contre toute attente, démarre ton troisième voyage. Moins sympa celui-là. Au gré des vents et des pluies. Tu visites la forêt et la campagne. Mais tu n’es pas seule petite bouteille. Des tas de passants te voient et te regardent ! Mais malheureusement, aucun ne te recueillera.

Chapitre 5 : ta tentative de dégradation

Toutes les bonnes choses ont une fin. Tu te fais une raison. Tu ne pouvais pas rester éternellement la star des rayons ! Alors tu continues de voguer, au gré des vents, vers des jours meilleurs. Tu te dis même qu’il vaudrait mieux te dégrader et ne faire plus qu’un avec cette nature que tu as appris à aimer. Tu essaies fort, tu essaies encore. Mais comme tu le sais, tu es en PET. Et le PET c’est chouette ! C’est surtout pratique et recyclable, mais dans la nature… Comment te dire petite bouteille… Tu mettras des centaines d’années à te dégrader. Entre 400 et 1000 ans pour être précise.

Chapitre 6 : une âme bienveillante

Mais un jour, enfin, une âme bienveillante croise ton chemin. C’est un enfant, avec ses parents. Enfin quelqu’un qui te porte attention ! Il te ramasse délicatement et te pose dans une poubelle. Tu y retrouves des copines, perdues de vue depuis longtemps. C’est la fête !

A bord d’un gros camion, vous êtes de nouveau emmenées. Certaines compagnes ont la chance d’être recyclées et de démarrer une nouvelle vie. Mais ce n’est pas ton cas. Vous êtes trop nombreuses et il n’y a que peu d’élues (seulement 26% sont sélectionnées). Et encore une fois, plus personne ne veut vous voir… De nouveau, tu es transportée, mais où va-t-on t’emmener cette fois ?

Chapitre 7 : l’océan, enfin… (ou la pollution plastique dans toute sa splendeur)

Alors tu ne perds pas espoir, et un jour tes attentes sont récompensées ! Un beau jour, le soleil se lève et enfin, l’océan se dessine devant toi ! Le sable chaud, l’eau fraiche. Nager parmi les tortues et les poissons. Le rêve quoi ! Et des copines, des tonnes et des tonnes de copines à perte de vue ! Alors, c’est sans doute ça le paradis pour une petite bouteille en plastique !

Epilogue : le fin mot de l’histoire de la pollution de la petite bouteille plastique

Le rêve pour cette petite bouteille qui a tant voyagé. Mais de notre point de vue, pas si terrible pour l’avenir de notre planète…
Ce paradis pour notre petite bouteille en plastique est en réalité ce qu’on appelle le 7ème continent. Une île de plastique, flottant entre le Japon et l’Amérique du Nord sur plus de 1,6 million de km², composée de plus de 80.000 tonnes de déchets. La pollution de notre bouteille en plastique et de ses copines est bien réelle, alors que pourtant, elles sont censées être recyclables !!! Si tous les chiffres liés à la pollution plastique vous intéressent, vous pouvez aller lire cet article sur le site de Novethic : les chiffres chocs des déchets plastiques. En voici quelques exemples :

  • 89 milliards de bouteilles en plastique sont vendues tous les ans,
  • 99% des animaux marins auront absorbé des déchets plastiques d’ici 2050,
  • Seulement 26% des emballages plastiques sont recyclés…

C’est pour cela que le plus beau cadeau que je puisse te faire, petite bouteille, c’est de t’ignorer. De passer à côté de toi dans ce rayon, sans te regarder. Tu ne seras pas une star à mes yeux, mais finalement, pour toi, pour moi et pour tous, il vaut mieux…
Je vais plutôt jeter mon dévolu sur une gourde en inox. Je suis désolée petite bouteille en plastique, mais au moins, à elle, c’est facile de rester fidèle…

Et pour aller plus loin et aborder de manière ludique la thématique de la pollution, découvrez le kit éducatif « La pollution sous toutes ses formes » !

Ce kit éducatif est composé de :

https://faire-decouvrir-l-ecologie-aux-enfants.fr/kit-pollution/2 kits disponibles :
3-6 ans et 6-10 ans !
  • Des explications ludiques en vidéo,
  • Des fiches illustrées,
  • 4 expériences scientifiques,
  • 1 exercice-jeu « Les bons gestes »,
  • 1 activité manuelle : créative pour les 3-6 ans et 3 tours de magie pour les 6-10 ans,
  • 1 quiz,
  • 1 grand jeu : 2 « cherche et trouve » pour les 3-6 ans et un jeu d’enquêtes type « Micro-Macro » pour les 6-10 ans !

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C’est quoi le réchauffement climatique : mieux comprendre pour agir

vendredi 5 mars 2021Duration 06:48

A 3 ans, ma fille m’avait demandé « C’est quoi le réchauffement climatique ? ». A cet âge, je lui avais simplement répondu que « c’est la température qui augmente à cause de la pollution, et qui fait fondre la glace au Pôle Nord ». J’avais aussi dû lui glisser un rapide « C’est pour ça qu’il faut tout faire pour ne pas polluer. » Emballé, c’est pesé… Hop, la question était vite expédiée !
Oui je sais, j’aurais dû mieux lui expliquer, mais à cet âge le sujet me paraissait bien trop complexe et angoissant pour elle… Et je n’avais peut-être pas les bons mots à l’époque…
A 5 ans, elle me pose de nouveau la même question, mais évidemment, cette fois, elle veut savoir le pourquoi du comment !
Alors après quelques recherches documentaires, voici ma réponse. Plus détaillée et explicite, elle parlera aux petits comme aux grands.

C’est quoi le réchauffement climatique ?

Les enfants l’ont bien compris, la planète est en danger et il faut agir ! Mais pourquoi et comment ? Après tout, pour un enfant ce n’est pas si simple…

Tout d’abord, c’est quoi le réchauffement climatique ? C’est tout simplement l’augmentation de la température à la surface de la Terre.

Les climatologues (scientifiques du climat) pensent que d’ici 2100, la température pourrait augmenter de 1 à 5°C.
Ça paraît peut, voire insignifiant. Ça serait même presque pratique pour bronzer à la plage en été ! Et l’hiver on aurait même moins froid ! Alors pourquoi est-ce que cela semble si inquiétant ?

Avant de voir les conséquences du réchauffement climatique et les solutions que nous pouvons apporter, observons déjà rapidement les causes. Cela nous permettra de mieux comprendre.

C’est quoi le réchauffement climatique : les causes

Tout autour de la Terre, il y a une couche de gaz que l’on appelle l’effet de serre. Ils sont naturellement présents dans le haut de l’atmosphère depuis toujours. Ils sont très utiles, car ils permettent de conserver une température agréable sur Terre, d’en moyenne 15 degrés. Ils conservent une partie de la chaleur sur Terre et en laissent s’échapper le surplus.

Mais depuis la révolution industrielle, c’est-à-dire la modernisation des transports, des usines et de l’agriculture, les activités humaines se sont mises à émettre des gaz à effet de serre. L’effet de serre est passé du rôle de filtre au rôle de manteau. Il retient de plus en plus de chaleur.

C’est ce qui provoque le réchauffement climatique.

C’est quoi le réchauffement climatique : les conséquences

Nous avons répondu à la question « C’est quoi le réchauffement climatique ? Et à quoi est-il dû ? ». Maintenant voyons pourquoi ce réchauffement, même infime, change beaucoup de choses pour l’équilibre de la planète.

Records de chaleur et vagues de froid polaire

Premièrement, la première conséquence du réchauffement climatique sera l’observation de records de chaleur. Avec donc l’augmentation des déserts et de la sécheresse. Ce qui réduira les zones habitables sur Terre.

Mais le dérèglement climatique aura aussi pour effet d’apporter des vagues de froid polaire en Europe, auxquelles nous échappions jusque-là.

Augmentation des catastrophes naturelles

A cause de ces températures globalement plus élevées, les incendies seront plus fréquents et plus destructeurs. De même, les ouragans et les cyclones seront aussi plus intenses.

Des espèces animales et végétales menacées

Tous les animaux et espèces végétales ne pourront pas s’adapter. Une partie d’entre eux finira par disparaître (c’est d’ailleurs déjà le cas actuellement). On estime à 20.000 espèces par an qui disparaîtront définitivement.

La fonte des glaces et ses conséquences

Une des grandes catastrophes écologiques provoquées par le réchauffement climatique est la fonte des glaces. Les scientifiques estiment que presque tous les glaciers auront fondu avant la fin du siècle. Provoquant une hausse du niveau des océans pouvant aller jusqu’à 82cm d’ici 2100.

Ainsi, plusieurs centaines de millions de personnes devront quitter leur logement. On appelle cela des réfugiés climatiques.

Des répercussions sur notre santé

De plus, avec ces nouvelles conditions climatiques, les maladies tropicales vont se répandre et apparaître dans de nouveaux pays. C’est le cas des maladies transmises par les moustiques, comme la dengue et le chikungunya.
Le réchauffement climatique aura donc aussi des répercussions sur notre santé

Que faire pour limiter les gaz à effet de serre ?

La situation est bien réelle. Et comme nous ne sommes ni dans un livre, ni dans un film, il n’y aura personne pour nous sauver au dernier moment.

J’ai donc une bonne et une mauvaise nouvelle. Vous voulez la bonne ou la mauvaise d’abord ? Je vais vous donner les deux en même temps : les seuls à pouvoir agir… c’est nous ! C’est une bonne nouvelle car l’avenir de la planète est entre nos mains. Mais aussi une mauvaise, car si nous ne faisons rien, la situation risque d’être compliquée…

Alors la solution, on l’a bien compris, c’est de rejeter le moins possible de gaz à effet de serre. Voici plusieurs moyens d’y parvenir :

  • Utiliser le moins possible la voiture, ou encore l’avion, mais plutôt le vélo, le train ou simplement nos pieds !
  • Acheter le moins possible de produits neufs, dont la fabrication est gourmande en énergies fossiles (gaz, pétrole et charbon), mais privilégier l’occasion.
  • Faire travailler les entreprises locales : en achetant des vêtements fabriqués en France ou en Europe, en choisissant des fruits de saison.
  • Limiter les gaspillages au sens large : déchets, eau, énergie…
  • Et à plus grande échelle, on peut lutter contre la déforestation et privilégier les énergies renouvelables.
C’est quoi le réchauffement climatique : une explication « C’est pas sorcier »

J’étais fan de « C’est pas sorcier » quand j’étais petite ! Très ludique et visuelle, cette émission expliquait vraiment bien les choses.

Alors quand j’ai vu cette vidéo de Jamy qui explique avec ses mots « c’est quoi le réchauffement climatique », je n’ai pas résisté à vous la mettre ici (oui, l’ancien animateur de « C’est pas sorcier » !!!). C’est une vidéo qui est proposée par la Fondation Good Planet : https://www.youtube.com/watch?v=dnhMJ3inEks

Et pour conclure, je reprendrai la dernière phrase de Jamy : « La meilleure énergie, c’est celle qu’on ne consomme pas ! ».

Pour aller plus loin et explorer de fond en comble « C’est quoi le réchauffement climatique » ET de manière ludique, découvrez le kit éducatif « Ca chauffe » !

https://faire-decouvrir-l-ecologie-aux-enfants.fr/kit-rechauffement-climatique/ > 2 kits disponibles :
3-6 ans et 6-10 ans !

Ce kit éducatif est composé de :

  • 1 explication ludique en vidéo,
  • Des fiches explicatives illustrées,
  • 2 expériences scientifiques,
  • 1 activité manuelle,
  • 1 fiche de jeux,
  • 1 quiz,
  • 1 escape game !!!

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C’est quoi la pollution ? Seulement la faute des humains ?

mercredi 3 mars 2021Duration 05:39

Des questions sur la pollution, on en a et on en aura encore beaucoup de la part de nos enfants ! C’est un sujet intarissable pour leurs esprits vifs. Et c’est normal, ils veulent avant tout comprendre, pour pouvoir agir ! Alors évidemment, on les encourage à fond dans cette démarche !
Aujourd’hui, je vais aborder les thèmes des écosystèmes et de la pollution, pour pouvoir répondre à la question du fils de Coralie. Il se demande : « Il n’y a que les humains qui polluent ? Alors il ne faudrait plus d’Hommes sur Terre ? ». Et avant toute chose, je répondrai à la question « C’est quoi la pollution ? ».

A la fin de l’article, je vous présente également le kit éducatif : « La pollution sous toutes ses formes« , disponible pour les 3-6 ans et les 6-10 ans.

Qu’est-ce qu’un écosystème ? C’est quoi la pollution ?

Avant toute chose, il important de savoir ce qu’est un écosystème. Il s’agit d’un ensemble composé d’un environnement physique (terre, eau, air, température, lumière) et de tous les êtres vivants qui y habitent (animaux et végétaux).

Et alors, « C’est quoi la pollution ? » Polluer c’est abîmer un écosystème en y introduisant des éléments qui en dégradent le fonctionnement. Les activités humaines produisent en permanence des éléments nocifs à notre environnement. Ils sont introduits dans l’air, mais aussi dans l’eau, dans les sols et sous-sols.

Les polluants sont des substances qui peuvent être aussi bien liquides, que solides ou encore gazeuses.

C’est quoi la pollution : les différentes sortes de pollution

Mais répondre à la question « C’est quoi la pollution ? » ne suffit pas. Il est aussi essentiel d’expliquer qu’il existe différentes sortes de pollution liées aux activités humaines :

  • La pollution de l’air : les activités humaines rejettent dans l’air différents gaz (dioxyde de carbone, méthane, dioxyde de soufre…) qui altèrent la qualité de l’air et accélèrent le réchauffement climatique.
  • La pollution de l’eau : des déchets domestiques ainsi que des produits chimiques réussissent à atteindre les rivières, les lacs, les mers, les océans, mais aussi les eaux souterraines.
  • La pollution des sols et des sous-sols : lorsque des déchets et produits chimiques sont rejetés dans la nature, ils finissent aussi par polluer les sous-sols lorsqu’il se met à pleuvoir.
  • La pollution chimique et radioactive : elle est principalement due aux activités industrielles et médicales. Il existe aussi une pollution radioactive naturelle (nous en parlerons plus tard).

Voici 3 expériences scientifiques toutes simples pour manipuler, observer et comprendre 3 types de pollution ! Elles ne nécessitent que du matériel qu’on a dans les placards, alors c’est parti !

C’est quoi la pollution cachée ?

On oublie trop souvent de parler de la pollution cachée, quand on aborde les éléments nocifs sur Terre. Au-delà des substances nocives, il y a aussi tous les désagréments dérangeants qui nuisent à notre santé physique et mentale. Le bruit excessif en fait partie, il s’agit de la pollution sonore.

Vous pouvez réfléchir avec vos enfants aux autres éléments qui composent la pollution cachée.

Nous avons cité la pollution sonore, mais il y a aussi la pollution lumineuse : qui nous empêche par exemple d’observer les étoiles la nuit quand nous sommes proche d’une grande ville, et la pollution visuelle (les panneaux publicitaires qui poussent comme des champignons par exemple). La pollution numérique et par les ondes est aussi une source de nuisances.

De toutes ces pollutions cachées résultent des effets indésirables sur l’ensemble des êtres vivants : stress, problèmes respiratoires ou d’audition, maux de tête. L’OMS estime qu’un niveau sonore est nocif à partir de 70 décibels.

Une autre sorte de pollution que l’on ne voit pas, dont on parle peu, mais qui est bien réelle est la pollution spatiale. En effet, on estime que 128 millions de débris (d’une taille supérieure à 1cm) qui flotteraient dans l’orbite de la Terre (source : estimations de l’Agence Spatiale Européenne (ESA)). Il s’agit de tous les déchets rejetés dans l’espace lors de toutes les expéditions spatiales.

Mais il existe aussi des pollutions naturelles ?

Pour répondre à la question posée initialement : les êtres humains ne sont pas les seuls à polluer ! En effet, on a du mal à le croire, mais la nature participe elle aussi à sa propre dégradation. Alors c’est quoi la pollution naturelle ? Les éruptions volcaniques et les incendies rejettent dans l’air de grandes quantités de poussières et de gaz toxiques. Les tempêtes de sable saturent l’air de particules. Certaines roches sont également naturellement radioactives.

Mais avec des réactions et des phénomènes comme la photosynthèse, la planète est capable de s’auto-réguler, c’est-à-dire d’éliminer seule la pollution qu’elle produit.

Malheureusement, même si les phénomènes naturels et certains animaux et plantes polluent, le plus gros pollueur reste l’homme… Et la planète ne peut pas absorber toute la pollution générée.

L’Homme est le plus gros pollueur : qu’est-ce qu’on peut faire ?

Il faudrait que chaque personne sur Terre fasse attention à la pollution qu’elle génère. Il existe plein de petits gestes à intégrer petit à petit à notre quotidien pour progresser sur cette voie.

Pour le lancer sur la voie de l’écologie, voici un petit exercice pour apprendre de façon ludique les bons gestes à votre enfant. Il suffit de classer les affirmations suivantes dans l’une ou l’autre des deux rubriques : « A faire » et « A ne pas faire ».

Vous pouvez écrire (ou dessiner) sur un tableau effaçable, ou simplement le faire à l’oral !
  • Utiliser plus souvent ton vélo, et moins la voiture.
  • Planter un arbre.
  • Jeter des déchets par terre.
  • Trier et donner / vendre les jouets avec lesquels tu ne joues plus.
  • Laisser couler l’eau pendant que tu te laves les dents.
  • Boire de l’eau dans une gourde plutôt que dans une bouteille en plastique.
  • Trier ses déchets.
  • Prendre des bains plutôt que des douches.
  • Laisser les appareils électroniques (comme la télé par exemple) en veille.
  • Faire ses goûters soi-même et faire attention à ce qu’il y ait le moins d’emballage possible quand on achète un paquet de gâteaux.
  • Donner ses vieux vêtements à des associations.
  • Dessiner de chaque côté des feuilles en papier.

Et pour aller plus loin et aborder de manière ludique la thématique de la pollution, découvrez le kit éducatif « La pollution sous toutes ses formes » !

Ce kit éducatif est composé de :

https://faire-decouvrir-l-ecologie-aux-enfants.fr/kit-pollution/2 kits disponibles :
3-6 ans et 6-10 ans !
  • Des explications ludiques en vidéo,
  • Des fiches illustrées,
  • 4 expériences scientifiques,
  • 1 exercice-jeu « Les bons gestes »,
  • 1 activité manuelle : créative pour les 3-6 ans et 3 tours de magie pour les 6-10 ans,
  • 1 quiz,
  • 1 grand jeu : 2 « cherche et trouve » pour les 3-6 ans et un jeu d’enquêtes type « Micro-Macro » pour les 6-10 ans !

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