Ainsi va la ville - Radio Cause Commune – Details, episodes & analysis

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Podcast Ainsi va la ville - Radio Cause Commune

Ainsi va la ville - Radio Cause Commune

Radio Cause Commune

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Society & Culture

Frequency: 1 episode/42d. Total Eps: 50

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Avec leurs invités (des chercheurs, des écrivains et des praticiens de la ville), Paul Citron (urbaniste et chercheur en urbanisme), Lolita voisin (paysagiste et enseignante) et Olivier Gaudin (enseignant et chercheur en sciences sociales) animent des débats interactifs d’expression citoyenne autour des problématiques de la ville et de l’urbanisme, tels que les développements du Grand Paris, l’avenir du pavillonnaire, la financiarisation urbaine, la ville temporaire ou l’activisme environnemental, au gré de l’actualité francilienne.

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#63 – Le logement non ordinaire, avec Camille Picard et Gaspard Lion

lundi 2 juin 2025Duration 59:58

🎙️ Ainsi va la ville – Habitat non ordinaire

Dans cet épisode, nous explorons les formes de logement en marge des standards, à travers les parcours de deux invité·es engagé·es sur ces questions d’habitat non ordinaire.

🎧 Nos invité·es
  • Camille Picard – Politiste et urbaniste. Après un parcours dans l’aménagement et l’immobilier public, notamment comme directrice territoriale pour la Caisse des Dépôts (Seine-Saint-Denis & Val d’Oise), elle est aujourd’hui directrice générale de Toit Temporaire Urbain, entreprise spécialisée dans les constructions modulables sur fonciers vacants, cofondée par la Caisse des Dépôts et la SNCF.
  • Gaspard Lion – Sociologue, maître de conférences à l’Université Sorbonne Paris Nord. Ses recherches portent sur les classes populaires et les formes de mal-logement. Il est l’auteur de « Vivre au camping. Un mal-logement des classes populaires », publié en 2024 aux éditions du Seuil.
🏘️ Au programme
  • Formes d’habitat précaire ou dérogatoire
  • Occupations temporaires, fonciers vacants, constructions modulables
  • Logements en camping, habitat mobile, stratégies de contournement du système locatif classique
  • Quelle reconnaissance politique et urbaine pour ces formes de vie ?

Une émission produite et animée par Dominique Alba et Paul Citron.

🎙️ En référence sur Radio Cause Commune

Liberté sur paroles, #69 – Vivre (toute l’année) au camping, avec Gaspard Lion, 24 juin 2024

#62 – Grand Paris ville sensible, avec Madeleine Masse et Vianney Delourme

lundi 26 mai 2025Duration 56:00

« Le Grand Paris est « inflânable », les intensités n’y sont pas réunies, concentrées derrière une ceinture historiquement déterminée. Et je prends ce verbe « arpenter » en son sens double : mesurer (évaluer en arpents) et marcher à grands pas. (…) Marcher, c’est prendre la mesure de cette démesure, c’est conquérir par l’effort et la tension du regard ce qui fut conçu, imaginé en termes de purs réseaux, déterminé par des algorithmes, séquencé par des quotas. L’arpenteur en prend la mesure au sens d’abord d’une conquête. Il pose ses yeux et ses pas concrets, humbles mais décidés, sur ce monde commandé, produit par la pensée abstraite. Le flâneur ne découvrait rien ; il saisissait par son balancement tendu, ses volte-face hasardeux, des étincelles poétiques. L’arpenteur trouve ce qui n’a jamais été cherché par les urbanistes : la vibration produite par des nécessités techniques sur un corps marchant et curieux. »

Extrait du texte de Frédéric Gros, « Les randonneurs urbains humanisent les métropoles de leurs pas », publié par le média Enlarge Your Paris.

🎙️ Contexte

Dans cet épisode d’Ainsi va la ville, nous partons à la rencontre du Grand Paris à hauteur de pas. À rebours des visions métropolitaines déconnectées des réalités du sol, l’urbanisme sensible s’invente en marchant.

Pour en parler :

  • Vianney Delourme, cofondateur du média Enlarge Your Paris
  • Madeleine Masse, architecte urbaniste

Une émission produite et animée par Dominique Alba et Paul Citron.

#54 – L’air de la ville rend puissant. Avec Kevin Lambert

lundi 6 novembre 2023Duration 51:23

Contexte

« Montréal a tout pour rejoindre les rangs des grandes villes d'Amérique du Nord, pour attirer les sièges sociaux et les étudiants internationaux qui ont de se payer les frais de scolarité, Vancouver, Toronto, les moyens New York, San Francisco sont les exemples à suivre, des marchés où ça joue dur, villes-talismans dont on répète les noms comme un mantra. D'après la petite caste de dirigeants que Marine apprend chaque jour à connaître, Montréal a la planification urbaine idéale pour qu'émergent de ses sols contaminés des tours d'habitation modernes, le conseil municipal encourage ce genre d'initiative qui augmente la densité habitable et contribue au projet socialiste qu'il croit défendre. Dans des soirées entre personnes influentes, on se dit à mi-voix, avec de l'espoir dans les yeux, que c'est ici que ça se passe, maintenant, que ça va juste exploser dans les prochaines années, Toronto, Vancouver, c'est fini, c'est rendu trop fou, le gros argent international s'est mis de la partie et certaines villes préparent des règlements municipaux qu'on compare à ceux des pays nordiques, catastrophiques pour les bailleurs de fonds et les spéculateurs. Ici on a bien quelques lois, mais elles ne sont presque jamais appliquées, les locataires qu'accompagnent les collègues de Marine sont souvent effrayés par la lourdeur des processus judiciaires, elles ne parlent parfois ni français ni anglais, ils ne connaissent pas toujours l'existence d'un tribunal du logement où les juges, eux-mêmes propriétaires, penchent du côté des possédants. Les étudiantes étrangères et autres Permis-Vacances-Travail s'en tapent que les prix montent, elles louent n'importe quoi au gros prix avec l'argent de leurs parents ; en septembre, un gars que Marine connaît a fait une énorme opération dans le Mile-End en transformant son appartement en dortoir, louant ses lits superposés 500 $ mois. »

#53 – Qui fait le trottoir ? Avec Isabelle Baraud-Serfaty

lundi 9 octobre 2023Duration 55:57

Contexte

« « Pour lire l’avenir des villes, regardez le trottoir ! », titrait un éditorialiste américain. Depuis quelques années dans les métropoles européennes, les fontaines rafraichissantes, les micro-plateformes de compostage urbain, les bornes de recharge électriques témoignent ainsi des nouveaux usages de la rue, sous l’effet de la transition écologique, tandis que la multiplication sur les trottoirs des trottinettes en free-floating, des chariots de livraison Amazon, des livreurs de repas portant des sacs isothermes de couleur orange, violette ou turquoise atteste que les plateformes numériques participent de plus en plus à la fourniture de services aux habitants.
Si le trottoir constitue de fait un sismographe de l’évolution des villes, c’est sans doute parce qu’il est fondamentalement un entre-deux. Sur le plan spatial, il est l’espace entre la chaussée et la base des façades des immeubles ou des maisons. Sur le plan juridique, il est en principe, en tout cas en France, de domanialité publique, mais les riverains peuvent avoir des obligations d’entretien. Il est également hybride du point de vue de la distinction marchand/non marchand : en tant que composante de l’espace public, le trottoir est fondamentalement considéré comme non marchand, libre d’accès et gratuit. Pourtant, depuis longtemps, nombreux sont ceux qui gagnent leur vie sur le trottoir : prostituées, mendiants, boutiquiers et cafetiers qui y déploient leurs étals et leurs terrasses.
Espace de l’entre-deux, le trottoir est de fait l’espace du jeu, au sens mécanique du terme (espace nécessaire qui permet l’assemblage des éléments d’un mécanisme). Il est ainsi l’espace qui rend possible l’ajustement de la ville aux évolutions qu’elle subit. »

Cet extrait est tiré d’un livre intitulé « Trottoirs ! une approche économique, historique et flâneuse », paru cette année aux éditions Apogées, et écrit par Isabelle Baraud-Serfaty.

#52 – Qui sont les nouveaux urbanistes ? avec Thibaut Vullin

lundi 10 juillet 2023Duration 51:58

Contexte

« Si l’objectif de mixité peut être globalement perçu comme une contrainte sur un îlot, il constitue l’opportunité première des projets de l’Économie Sociale et solidaire. En effet, les multiplicités d’usages contribuent à renforcer la convivialité et l’attractivité d’un site. Les expériences conduites dans le cadre des urbanismes tactiques et temporaires permettent ainsi de prototyper des dispositifs plus pérennes et économiquement stabilisés (…). De plus, il s’avère que les acteurs locaux sont les plus à même de se mobiliser pour solutionner les problématiques foncières des collectivités. Leur capacité à structurer les expertises avec les habitants et les usagers participent à la (re)construction d’actions citoyennes, pour passer d’une démocratie participative idéelle à une démocratie active et effective. Les citoyens, les associations, les corps intermédiaires ont ainsi la possibilité d’agir localement pour la cité. (…)

Les initiatives se multiplient grâce à une réglementation plus ouverte à l’innovation, des collectivités et des opérateurs curieux de ces expérimentations. L’ESS a également développé ces dernières années de solides expertises et outils opérationnels, à l’instar des foncières solidaires. Les Organismes fonciers solidaires, comme à Lille, permettent de dissocier la propriété du foncier de l’emprise bâti pour lutter contre la spéculation foncière. À travers ces expérimentations, visant à replacer l’habitant et l’usager au centre des projets, les acteurs de l’ESS ont acquis une légitimité à se positionner sur le foncier des collectivités ou les fonciers atypiques hors marchés.

L’ESS doit investir durablement le champ de l’urbanisme et de l’immobilier, pour constituer désormais un vecteur de développement local à part entière et venir prendre la place qui est la sienne : le sur-mesure, la proximité, l’efficience sociétale.

#51 – Dans les boites noires de la smart city, avec Cécile Diguet et Fanny Lopez

lundi 26 juin 2023Duration 55:49

Contexte

« Portées par la numérisation de l’économie, l’explosion des échanges de données, du Cloud et des objets connectés, les infrastructures numériques seront l’un des plus importants poste de consommation électrique au 21e siècle. Les prévisions les plus pessimistes atteignent pour 2030 un maximum de consommation de 51% d’électricité mondiale dédié au secteur informatique. Nouvelle étape de l’urbanisme de réseaux, la ville numérique a souvent été analysée en termes d’usages et de pratiques, de services et d’évènements, laissant au deuxième plan la spatialité et l’impact énergétique de ses infrastructures. Quelques 15 ans après l’émergence du concept de smart city créé par les industriels de Cisco et IBM, la prospective économique et urbaine s’est affairée à la mise en place de ce produit infrastructurel global. Les entreprises privées se sont rapprochées des opérateurs historiques de l’urbain pour tenter de rassembler, stocker, trier, analyser les données qui permettraient de maintenir et d’optimiser la ville des flux, et de contrer les crises – technique, idéologique, climatique et énergétique. (…) Le numérique permettra-t-il d’économiser de l’énergie ? (…) quelles sont les perspectives d’intégration architecturales et urbaines des centres de données ? Est il possible de mieux intégrer ces infrastructures aux territoires urbains et ruraux ? (…) comment faire émerger des récits urbains et spatiaux alternatifs à ceux de la smart city ? »

Ces considérations sont tirées de l’introduction d’un livre paru récemment aux éditions Métispresses, intitulé « Sous le feu numérique, spatialité et énergie des data center » et écrit par Fanny Lopez et Cécile Diguet.

À l'oreille
  • Arne VinzonPoteaux électriques
  • Chocolate RemixNi una menos

#50 – Accueillir un centre d'hébergement dans un lieu hybride, avec Plateau Urbain – Partie 2

lundi 15 mai 2023Duration 46:50

Partie 2Contexte

Après deux ans de travail, de réunions, de dépôt de dossiers, de commissions de sécurité, de négociations et de renégociations, et avec le soutien de tous les acteurs locaux et institutionnels, la coopérative Plateau Urbain a enfin réussi à ouvrir un centre d’hébergement… temporaire (!) dans le bâtiment « Opale » à Montreuil, mis à disposition par le promoteur Axe Immobilier.

Pourquoi cette ouverture du centre d’hébergement, pourtant si nécessaire en ces temps de crise du logement, a eu lieu deux longues années après l’installation des autres occupants de cet ensemble d’immeubles ? Malgré le soutien de la ville de Montreuil (élus et techniciens), du propriétaire Axe immobilier, de la préfecture, et bien sûr de l’opérateur Cité Caritas, pourquoi a-t-il fallu si longtemps pour parvenir à donner à ces anciens bureaux une fonction si utile et si évidente, puisque voulue par l’ensemble des parties prenantes ?

Alors que les professionnels de la ville ont pour habitude de louer les expérimentations consistant à mélanger des activités sociales comme un centre d’hébergement avec d’autres fonctions urbaines comme des ateliers d’artistes, d’artisans, des bureaux d’associations, cet épisode vient rappeler que l’urbanisme contemporain, ses règles, ses règlements, n’est pas toujours adapté aux projets qui ne rentrent pas dans les cases.

#49 – Accueillir un centre d'hébergement dans un lieu hybride, avec Plateau Urbain – Partie 1

lundi 15 mai 2023Duration 01:09:30

Partie 1Contexte

Après deux ans de travail, de réunions, de dépôt de dossiers, de commissions de sécurité, de négociations et de renégociations, et avec le soutien de tous les acteurs locaux et institutionnels, la coopérative Plateau Urbain a enfin réussi à ouvrir un centre d’hébergement… temporaire (!) dans le bâtiment « Opale » à Montreuil, mis à disposition par le promoteur Axe Immobilier.

Pourquoi cette ouverture du centre d’hébergement, pourtant si nécessaire en ces temps de crise du logement, a eu lieu deux longues années après l’installation des autres occupants de cet ensemble d’immeubles ? Malgré le soutien de la ville de Montreuil (élus et techniciens), du propriétaire Axe immobilier, de la préfecture, et bien sûr de l’opérateur Cité Caritas, pourquoi a-t-il fallu si longtemps pour parvenir à donner à ces anciens bureaux une fonction si utile et si évidente, puisque voulue par l’ensemble des parties prenantes ?

Alors que les professionnels de la ville ont pour habitude de louer les expérimentations consistant à mélanger des activités sociales comme un centre d’hébergement avec d’autres fonctions urbaines comme des ateliers d’artistes, d’artisans, des bureaux d’associations, cet épisode vient rappeler que l’urbanisme contemporain, ses règles, ses règlements, n’est pas toujours adapté aux projets qui ne rentrent pas dans les cases.

#48 – En finir avec les idées fausses sur l’habitat, avec Catherine Sabbah

lundi 8 mai 2023Duration 58:00

Contexte

« Habiter, voilà un mot bien difficile à définir, qui pourtant parle à chacun d’entre nous. « D’où viens-tu ? » « Où vis-tu ? » Ce sont les premières questions que l’on pose et qui nous aident parfois à comprendre « qui es-tu ? » (…) Pour les uns, habiter correspond à la possession et l’accumulation, la délimitation d’un périmètre entre son espace, légal, pérenne, choisi, et le reste du monde. Pour d’autres, cela signifie au contraire ouvrir portes et fenêtres et partager. (…)
Le terme « habiter » permet également de penser la responsabilité d’être sur Terre, en tant que membre des vivants, inscrit dans une relation étroite et permanente avec l’habitat des autres, de tous les autres habitants, présents dans la nature et plus ou moins proche de nous. (…) Au nom du progrès, du développement des sociétés, nous avons énormément détruit, en construisant. (…) Notre manière d’habiter, à nous humains, est en crise. (…).
[En France], tandis que le nombre de sans-abri augmente, le nombre de logements construits diminue. La crise du logement n’est donc pas une vue de l’esprit. Pourquoi alors le sujet n’occupe-t-il pas dans le débat public, la place qu’il mériterait au regard de son importance pour chaque citoyen, chaque citoyenne, chaque famille ? »

Ce texte est extrait de l’introduction d’un livre paru en mars 2023 aux éditions de l’atelier, intitulé « En finir avec les idées fausses sur l’habitat », et écrit par Catherine Sabbah.

#47 – La ville a-t-elle un genre ? avec Lucile Biarotte

lundi 24 avril 2023Duration 53:30

Contexte

« Les programmes d’urbanisme se penchant sur l’émancipation des femmes ne sont pas connus de manière systématique. Nombre d’entre eux ont pourtant vu le jour dans le monde entier depuis les années 1980, avec l’objectif de mieux inclure les femmes dans les espaces urbains et leur conception, aux niveaux politique, professionnel et citoyen. Or ces programmes « demeurent largement inconnus, sauf à l’intérieur de réseaux particuliers […] en attendant qu’une chercheuse s’attaque à la tâche d’en faire l’inventaire, de les classifier, de les analyser et de les interpréter, [ils] demeureront du domaine de l’anecdotique et du cas particulier » (Piché, 1989, p. 115).
Sans avoir l’ambition d’en réaliser un inventaire exhaustif, je propose de tisser des liens entre la centaine d’initiatives d’aménagement destinées aux femmes que j’ai recensées à travers le monde, du début du XXe siècle jusqu’à aujourd’hui. »

Ce texte est extrait d’un article intitulé Féminismes et aménagement : influences et ambiguïtés, paru en 2017 dans Les Annales de la Recherche Urbaine, sous la plume de Lucile Biarrotte.

Pour aller plus loin
  • Page de présentation de Lucile Biarrotte
  • [S]CITY – Science & the City, Dégenrer l’urbanisme : un entretien avec Lucile Biarrotte, 21 juillet 2021.
  • Biarrotte Lucile. Féminismes et aménagement : influences et ambiguïtés. La diffusion internationale d’initiatives d’urbanisme dédiées à l’émancipation des femmes . In: Les Annales de la recherche urbaine, N°112, 2017. Le genre urbain. pp. 26-35;
  • La liste de diffusion Urba.genre
À l'oreille
  • Les Parisiennes...

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