Explore every episode of the podcast ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet
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| Pourquoi et comment les nouveaux écouteurs d'Apple deviennent des aides auditives | 13 Sep 2024 | 00:02:30 | |
Aujourd'hui, on parle d'une innovation d'Apple qui pourrait bien changer la vie de millions de personnes malentendantes. Aux Etats-Unis, la FDA vient de donner son feu vert pour que les tout nouveaux écouteurs intra auriculaire AirPods Pro 2 soient utilisés comme aides auditives médicalisées. Et cela en vente libre. Oui, vous avez bien entendu. Vos AirPods pourraient bientôt servir de prothèses auditives. Alors comment ça marche ? Les AirPods Pro 2, la dernière version des écouteurs sans fil d'Apple, embarquent une fonctionnalité d'aide auditive, qui sera disponible dès cet automne. Ce mode est configuré par un test de cinq minutes, réalisé sur un iPhone. Il permet de mesurer le niveau de perte auditive de l'utilisateur, à savoir une perte légère ou modérée. Une fois le test effectué, les AirPods Pro 2 peuvent amplifier de manière efficace les voix, les médias et même les appels téléphoniques pour les rendre plus faciles à entendre. Et voici pourquoi c'est important Près de 10 pourcent de la population française souffre de perte auditive. Et ce chiffre grimpe à plus de 50 pourcent chez les plus de 60 ans. Or, les appareils auditifs traditionnels coûtent plusieurs milliers de dollars. Ce qui les rend inaccessibles pour beaucoup. En comparaison, les AirPods Pro 2 sont vendus moins de 300 euros. Ils pourraient donc devenir une solution auditive bien plus abordable pour de nombreuses personnes. Enfin, qu'en est-il pour le marché français ? Pour le moment, les aides auditives grand public comme les AirPods Pro 2 ne sont pas référencées par le Ministère de la Santé pour une prise en charge par la sécurité sociale et les mutuelles de santé. Mais le tableau de référencement des aides auditives est mis à jour régulièrement. Apple pourrait donc tenter de faire approuver cette nouvelle fonctionnalité en France pour pénétrer ce marché. A moins que la vente en libre service lui suffise, comme aux Etats-Unis. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Copilot pour Microsoft 365 : 30 € par mois, mais combien de temps réellement gagné ? | 12 Sep 2024 | 00:02:32 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD TECH, le podcast quotidien de la rédaction de Z D NET. Je suis Elia, votre présentateur IA, et tous les jours j'évoque avec vous un fait marquant de l'actualité numérique pour les professionnels. Aujourd'hui, un point sur Copilot pour Microsoft 365, l'IA intégrée à la suite bureautique Microsoft 365. La question est simple. Qu'apportent au quotidien les 30 € par mois dépensés pour l'abonnement. Combien de minutes de travail cet abonnement permet t-il d'économiser ? Les premiers retours d’expérience nous viennent de Corée du Sud. Là bas plus de cent entreprises utilisent déjà cet outil. Alors, que nous montrent ces premiers retours ? Tout d'abord, Microsoft avance qu'un gain de temps moyen de trois minutes par jour suffit à justifier le coût de l'abonnement. Sur la base d’un employé moyen qui travaille huit heures par jour pour un salaire annuel de 40 000 €, ces trois minutes par jour suffiraient à couvrir largement le coût de l'abonnement mensuel de trente euros. Surtout, un porte-parole de Microsoft affirme que les utilisateurs de Copilot peuvent économiser bien plus que trois minutes par jour. Il affirme que le gain monte à 45 minutes ! Cela inclut des tâches comme la rédaction de courriels, l'organisation de réunions, et la recherche d’informations. Le temps économisé serait donc dix fois supérieur au coût de l’abonnement. Du moins sur le papier. Mais Microsoft précise bien que ce gain de temps dépend surtout du type de poste. Ce sont principalement les cadres et les managers qui tirent le plus d’avantages de cette IA. Et ce pour optimiser des tâches de gestion, de suivi de projets, ou encore de rédaction de comptes rendus de réunions. Et surtout c'est l'intégration avec des outils de collaboration comme Outlook et Teams qui permet d'automatiser l’attribution des tâches, d'éviter les oublis et de mieux suivre les progrès des équipes. Microsoft compare cette révolution technologique à celle de l’imprimerie de Gutemberg. L'idée est que ce genre d'innovation peut être mal perçue au début. Mais qu'il est essentiel de comprendre comment bien l’utiliser. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre site ZDNET.FR. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD TECH sur vos plateformes de podcast préférées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Frankencloud, le monstre du cloud qui vous guette | 10 Nov 2022 | 00:03:24 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je suis Guillaume Serries et aujourd'hui je vous explique pourquoi la complexité de l'architecture cloud peut tuer votre projet de migration, surtout en matière de cloud hybride. L'adoption du cloud ne ralentit pas. Mais cela ne signifie pas que 2023 sera une année facile pour les utilisateurs de services informatiques à la demande. Selon un récent rapport du Gartner, les dépenses mondiales de services de cloud public devraient augmenter de 20,7 % pour atteindre 592 milliards de dollars en 2023, contre 490 milliards de dollars en 2022. Dans le même temps, KPMG affirme que neuf entreprises sur dix considèrent que leur adoption des systèmes de cloud computing est désormais "avancée". Et que près des trois quarts d'entre elles sont désormais en train de migrer des charges de travail stratégiques vers le cloud. Bref, le cloud computing est désormais considéré comme un pilier fondamental de la technologie pour de nombreuses entreprises. De quoi booster les recrutements dans ce secteur, mais de moins en moins dans les DSI des grandes entreprises. "Nous cherchons à nous défaire des compétences sur le stockage, le calcul, bref, sur l'infrastructure" indiquait avant-hier Frédéric Vincent, le DSI du groupe Renault, en commentaire de l'accord entre la marque au losange et Google Cloud. Autre point saillant du développement du cloud, le manque de personnel dans le domaine de la cybersécurité. Les entreprises doivent faire face à un double défi dans ce domaine, soit une demande extrême et des taux élevés d'attrition liés au stress et à l'épuisement professionnel. IBM précise que c'est tout particulièrement l'essor du cloud hybride qui soulève des défis spécifiques en matière de sécurité. Pourquoi ? Parce que la nature hybride de ce type de cloud crée davantage de points d'entrée potentiels pour les pirates. Par ailleurs, la mise en place des infrastructures de cloud, qu'elles soient hybrides, privées ou publiques, devient plus complexe. IBM explique que les entreprises utilisatrices doivent éviter d'être victimes du "Frankencloud", c'est à dire un environnement difficile à maîtriser et presque impossible à sécuriser. Un exemple ? Les dépendances à des services tiers dans les infrastructures de cloud créent des vulnérabilités supplémentaires et des "angles morts" qui peuvent être exploités par les pirates. La solution ? Adopter une approche holistique de la sécurité et surtout une vision claire des données hébergées dans l'infrastructure. Côté prévisions, le Gartner s'attend à ce que les services de PaaS, soit Platform-as-a-Service, et de SaaS, c'est à dire Software-as-a-Service, subissent les impacts les plus importants de l'inflation qui devrait se maintenir au moins au cours des 12 prochains mois. La cause ? Encore une fois les problèmes de personnel. Sid Nag, analyste du Gartner, mentionne que "des salaires plus élevés et un personnel plus qualifié sont nécessaires pour développer des applications de SaaS modernes" et ce alors que "les entreprises devront relever le défi de réduire les embauches pour contrôler les coûts". Quoi qu'il en soit, les perspectives pour les professionnels du cloud en 2023 restent optimistes, pour l'instant. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| France Identité, pour prouver son identité en ligne | 18 May 2022 | 00:03:06 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries, et aujourd’hui je vous explique ce qu'est France Identité, l'application mobile qui doit permettre bientôt à tous de prouver son identité en ligne. Oui, bientôt, vous aller scanner votre carte d'identité avec votre smartphone. C'est en tout cas ce que vous demandera de faire l'application mobile France Identité, qui pour l'heure peut être utilisée par quelques beta testeurs, et ce uniquement sur Android. Mais comme France Identité doit rentrer dans les smartphones de tous les français dans les mois qui viennent, autant savoir ce que l'avenir vous réserve en la matière. Tout d'abord, voici l'objectif final : France Identité doit permettre d'utiliser sa carte d'identité biométrique et son smartphone afin de prouver son identité en ligne. Oui, vous avez bien entendu, vous pourrez justifier de votre identité directement depuis votre smartphone. De quoi en finir avec les scans de carte d'identité, mais aussi justifier sa majorité sans pour autant dévoiler son identité" mentionne le site du gouvernement consacré à France Identité. Et les occasions de prouver son identité en ligne vont devenir de plus en plus nombreuses. Vous pourrez ainsi prochainement faire une procuration pour un vote, ou encore ouvrir un compte en banque en ligne. Dans le détail, le smartphone équipé de l'application, et d'une puce NFC, va scanner la puce de la carte d'identité, et l'application France Identité permettra de valider l'opération, après vous avoir demandé de rentrer un code PIN dédié. Attention, il ne s'agit toutefois pas de la carte d'identité classique. Seuls les détenteurs de la nouvelle carte nationale d'identité biométrique, une carte au format carte de crédit et équipée d'une puce électronique, pourront utiliser ce système. Cette puce embarque des données d'identité telles que les données d'état civil, une photographie, la date de délivrance ou encore deux empreintes digitales. Mais le gouvernement assure que cette puce ne contient aucune données de géolocalisation. Et que les données personnelles ne peuvent pas être commercialisées. A ce jour, on ne trouve que 4,5 millions de détenteurs de ces nouvelles cartes qui sont distribuées depuis l'été 2021. Mais l'application France Identité doit déjà permettre dès cet été d'accéder à France Connect, le portail utilisé par plus de 37 millions de personnes pour payer leurs impôts, consulter leurs droits à la retraite ou le solde des points de leur permis de conduire. Alors bien sûr, la question de la sécurisation de cette application se pose. Surtout que le projet France Identité succède à Alicem, un chantier initié en 2013 qui prévoyait d'utiliser la reconnaissance faciale. Mais Alicem a été abandonné suite aux critiques de la Cnil. Le gouvernement français assure qu'en se passant de biométrie, et en utilisant un code personnel, les risques qui pèsent sur la vie privée sont limités. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Aramco dépasse Apple en bourse, symbole d'un retournement économique mondial | 17 May 2022 | 00:03:22 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries, et aujourd’hui je vous explique pourquoi Aramco dépasse Apple en bourse, et pourquoi cela est un symbole d'un retournement économique mondial. Le secteur de la tech, et Apple en premier lieu, est miné par la pénurie mondiale de semi-conducteurs. Une pénurie qui oblige à réduire la production d'appareils connectés. Et l'une des conséquences de cette situation, c'est que la marque à la pomme n’est plus l’entreprise la plus chère du monde depuis la semaine dernière. Evidemment, ce n'est pas la seule raison. Et nous allons entrer dans le détail pour mieux comprendre. Oui, c'est le géant pétrolier saoudien Saudi Aramco qui est redevenu l'entreprise la plus valorisée au monde, passant devant Apple. Et Microsoft, première entreprise du classement des sociétés les mieux valorisées en 2019, arrive en troisième position désormais. L'agence Bloomberg assure que l'entreprise pétrolière saoudienne a désormais une valorisation estimée à 2 430 milliards de dollars. Alors pourquoi ce changement ? Oui, Apple souffre du fait des semi-conducteurs, mais Aramco grimpe grâce à la récente flambée des cours du pétrole brut. Bien sûr, la valorisation d'Apple reste plus que conséquente. La capitalisation de l'entreprise californienne est de 2 370 milliards de dollars à date. Mais cette capitalisation s'est effritée depuis le début de l'année. En janvier dernier, l'entreprise de Cupertino était la première société à dépasser la barre des 3 000 milliards de dollars de capitalisation boursière. Mais depuis, la valorisation d'Apple a chuté de près de 20% et ce alors même que la capitalisation d'Aramco était en hausse de 28%. Il faut noter que la correction est brutale pour les valeurs de la tech, et touche tout le Nasdaq. Cet indice boursier de la tech a ainsi perdu plus de 25% depuis le début de l'année, et ce dans le sillage d'un changement de politique monétaire de la Banque centrale américaine, la Fed, face à l'inflation et la guerre en Ukraine. On l'a donc bien compris, l'appréciation du secteur de l'énergie et le ralentissement d'activité dans le secteur de la tech ont provoqué un retournement de situation. Un retournement que Bloomberg juge durable. "Même si le mouvement s'avère de courte durée et qu'Apple reprend la première place, l'inversion des rôles souligne la puissance des forces majeures qui traversent l'économie mondiale", note l'agence. Le chassé croisé entre Apple et Aramco n'est cependant pas une affaire nouvelle. Apple avait dépassé Aramco juillet 2020, durant la crise du Covid-19, et ce alors que le groupe saoudien était lui pénalisé par la chute des cours et la baisse de la demande, allant de pair avec le ralentissement de l'activité économique. En France, on note que c'est l'opérateur Orange qui arrive en seconde place du classement hexagonal, avec une valorisation de plus de 16 milliards d'euros. Et la première place est occupée par Louis Vuitton. Le géant du luxe revendique une valorisation de plus de 20 milliards d'euros. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Ukraine : quels risques pour les dorsales de l'Internet en Mer Noire ? | 16 May 2022 | 00:02:50 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Anne Mignard et aujourd’hui je vous explique quels sont les risques pour les dorsales de l'Internet en Mer Noire. On le sait Moscou a fait des moyens de communication une de ses cibles favorites. Sur la toile tout d’abord via le piratage ou la destruction de serveur. Comme ce fut le cas dès le début du conflit en Ukraine avec la cyberattaque de l’operateur Viasat. Pour rappel, cette attaque avait paralysé l’accès à ce réseau pour de nombreux utilisateurs européens, le jour de l’invasion russe. Les attaques de moyens de communications par Moscou se font aussi sur terre. La Russie n’a d’ailleurs attendu qu’une semaine après le début de l’offensive en Ukraine pour détruire la tour de télévision de Kiev. Mais Moscou viserait aussi les fonds marins, où se trouvent l'essentiel des réseaux internationaux de fibre optique qui forment ce que l'on appelle "les dorsales de l'internet mondial". En 2008 par exemple, rappelle Asma Mhalla, la spécialiste des enjeux de l'économie numérique… la Russie avait en pleine crise avec la Georgie coupé le câble de fibre optique qui reliait en mer noire la Géorgie à ses voisins, histoire de mettre le pays totalement sous cloche. Moscou avait fait de même aussi en 2014 lors de la guerre en Crimée et là c’était l’Ukraine qui avait vu ses câbles sectionnés. Alors faut-il s’attendre à cette fois-ci encore à des coupures dans cette mer enclavée ? C’est techniquement possible selon Camille Morel, de l'Institut d'études de stratégie et de défense. Elle explique qu’aujourd’hui seule une dizaine d’état dont la Russie, sont dotés de navires qui peuvent descendre au-delà de plus de 6000 mètres de profondeur. Des navires qui sont capables de couper les câbles par grands fonds, là où ils sont les moins protégés puisqu’ils font seulement la taille d’un poignet. Toute la question est donc de savoir quel intérêt aurait aujourd’hui Moscou à mener cette opération ? Ce geste serait un geste fort pour Asma Mhalla mais uniquement symbolique. Car ces câbles ne relient aujourd’hui que la Géorgie à la Bulgarie. De plus les dégâts pour ces deux pays ne seraient que limités puisque chacun est relié par d’autres voies de communications à l’étranger, via des voies de transit alternatif. Mais l’acte pourrait tout de même déstabiliser la région selon la chercheuse, avec les risques d’une réponse occidentale. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Facture écologique des opérateurs : une baisse en trompe-l'oeil ? | 13 May 2022 | 00:03:09 | |
Bonjour à tous et bienvenue sur le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je suis Pierre Benhamou et aujourd'hui je vais vous expliquer pourquoi les efforts consentis par les opérateurs pour faire fondre leurs émissions de gaz à effet de serre peinent à porter leur fruit. Vous n'êtes certainement pas sans savoir que le numérique, au même titre que nombre d'industries est aujourd'hui pointé du doigt pour sa contribution au réchauffement climatique. Alors que le secteur pèse actuellement pour 2 % de l’empreinte carbone générée chaque année en France, cette proportion pourrait bien grimper à 6,7 % d'ici 2060, si rien n'est fait pour la contenir. Comme les autres acteurs de ce marché, les opérateurs télécoms sont pressés de faire baisser leur facture environnementale et multiplient ces dernières années les actions pour assainir leurs activités. C'est du moins ce que constate l'Arcep, le régulateur du secteur, dans la première édition annuelle de son enquête dédiée sur le sujet, publié à la fin du mois d'avril. L'Autorité y relève notamment que les émissions de gaz à effet de serre des quatre principaux opérateurs français ont beau avoir diminué pour atteindre 362 000 tonnes équivalent Co2 en 2020, cette belle performance s'apparente en réalité à une "illusion d'optique". Comme le relève le gendarme des télécoms, la baisse observée ne concerne en réalité que les émissions directes de gaz à effet de serre des opérateurs, c'est-à-dire celles générées par exemple par leurs flottes de véhicules, la consommation de leurs parcs immobiliers ou de leurs boutiques. Hélas, il ne s'agit là que d'une goutte d'eau comparée à l'océant des émissions indirectes des opérateurs, celles liées à la consommation électrique de leurs réseaux fixes et mobiles. C'est bien là que le bât blesse. Alors que le déploiement de la fibre sur le fixe et de la 5G sur le mobile s'accélère, l'Arcep relève que les réseaux des opérateurs se montrent de plus en plus énergivores. Cela s'observe dans les faits : entre 2016 et 2020 la consommation énergétique des réseaux fixes et mobiles n’a cessé de croître, de l'ordre de 6 % par an. A notez que si les réseaux fixes se montrent nettement moins voraces en énergie que les réseaux mobiles, ils le doivent notamment à la généralisation de la fibre. C'est peut-être d'ailleurs de cette technologie très haut débit que viendra la lumière. Pour réduire la facture environnementale du numérique, l'Arcep recommande ainsi aux utilisateurs finaux - c'est-à-dire vous et moi - de privilégier le Wi-Fi aux réseaux cellulaires et de passer à la fibre... Quand cela est possible. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Groupes APT, une menace patiente et déterminée | 12 May 2022 | 00:03:01 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de Fancy Bear, Animal Farm, Hafnium : chaque société de cybersécurité dispose de sa APT pour Advanced Persistent Threat, ou Menace persistante avancée : l’acronyme Les groupes désignés par le sigle APT sont des groupes organisés et patients. Le Le qualificatif « Persistant » est en revanche plus adapté : contrairement aux groupes
Et les cibles de ces groupes sont de tous types. Si les secteurs les plus stratégiques, Contrairement aux cybercriminels « classiques », les groupes APT opèrent donc avec Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Orange sonne le glas de son horloge parlante | 11 May 2022 | 00:03:06 | |
Bonjour à tous et bienvenue sur le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je suis Pierre Benhamou et aujourd'hui je vais vous expliquer pourquoi Orange a finalement décidé de dire stop à son horloge parlante plus de trente ans après l'avoir lancé. La nouvelle ne va faire râler que les nostalgiques. Qu'à cela ne tienne, sachez tout de même qu'Orange a bel et bien décidé de sonner le glas de son service d'horloge parlante... Pour les auditeurs qui l'ignoraient, vous voilà informés : oui, l'opérateur historique commercialise encore aujourd'hui un service d'horloge parlante disponible au 3699. Et ça ne date d'ailleurs pas d'hier : le service a en effet été lancé dès 1991 dans sa forme actuelle par l'opérateur, alors connu sous le nom de France Télécom. Moyennant la modique somme de 1,50 euros par appel, le service vous donnait jusqu'à maintenant accès à l'heure donnée par l'Observatoire de Paris, avec la garantie d'une précision de l'ordre de 10 millisecondes grâce à l'ensemble d'horloges atomiques de l'observatoire. Hélas pour nous autres amateurs de toquantes bien rodées, cela ne sera pas éternel. Il y a quelques semaines, Orange a ainsi indiqué à ses clients que son horloge parlante cessera de tourner à compter du 1er juillet prochain. Si l'information ne vous bouleverse pas : sachez tout de même qu'avec l'arrêt du service, c'est une page qui se tourne pour l'histoire des sciences françaises. En effet l'horloge de l'observatoire de Paris a été le premier service d'horloge parlante à être automatisé dans le monde. Mieux que ça, son inventeur est lui-même français. Il s'agit d'Ernest Esclangon, directeur de l’Observatoire de Paris dans les années 30. Pour permettre au plus grand nombre d'avoir accès à une heure précise, ce dernier eut l'idée, en 1933, d'automatiser le service, alors uniquement disponible via un standard téléphonique surchargé. Ce n'est finalement qu'au début des années 1990 que le système d'Esclangon a été connecté pour la première fois à une horloge atomique ultra-précise grâce à une infrastructure reposant sur des commutateurs MT20, aujourd'hui en voie de disparition. Hélas toute histoire à une fin, et l’avènement des smartphones, qui ont permis la démocratisation de l’accès à une heure précise, a finalement eu la peau de l’horloge parlante d’Orange. L’opérateur ne s’en est d’ailleurs pas caché, invoquant la “baisse régulière et significative” des appels au 3699 et la ”fin de vie programmée” de son infrastructure pour justifier l’arrêt du service. Sachez tout de même que l’observatoire de Paris continue à fournir une heure on ne peut plus précise via ses différents portails à retrouver sur la toile. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Bitcoin : pourquoi MicroStrategy joue avec le feu | 10 May 2022 | 00:04:26 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries, et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi le vénérable éditeur de logiciel MicroStrategy joue avec le feu à coup de Bitcoin. MicroStrategy est une très respectable société américaine, qui édite des progiciels de Business Intelligence. Et voici que pour ses 33 ans d'existence, elle pourrait connaître cette année la mort ou la résurrection. Et tout ceci est une affaire de Bitcoin. Je vous explique. Son fondateur, Michael Saylor, croit depuis deux ans que l'avenir est au Bitcoin. Au point d'avoir utilisé une partie du capital de son entreprise côtée pour acheter de cette monnaie virtuelle fort volatile. Et pas qu'un peu ! L'homme a effectué son premier achat de bitcoins au nom de sa société en août 2020. A l'époque, il rafle 21 500 bitcoin au cours de l'époque de 11 650 dollars. Ravi de l'appréciation continue de cette monnaie, il récidive dans les mois qui suivent. De quoi à ce jour posséder un portefeuille avec plus de 129 000 bitcoins dont le prix moyen d'achat est de 30 700 dollars chacun. Au total, MicroStrategy détient environ 4 milliards de dollars en Bitcoin. De quoi en faire le premier investisseur de ce type avant Tesla, qui aurait 1 milliard de dollars en Bitcoin dans ses réserves. Oui mais voilà que vient la catastrophe. Car hier lundi fut une journée particulièrement noire pour les crypto, avec une chute de 8% de la valeur du Bitcoin. Son cours frôle désormais les 30 000 dollars. Première conséquence, l'action de MicroStrategy a chuté de 25 % ces dernières heures. Mais il y a bien pire. Car oui, vous l'aurez compris, la gamelle de ce début de semaine efface l'ensemble des bénéfices que MicroStrategy espérait réalisé avec sa stratégie de spéculation sur cette monnaie virtuelle. Cela va t-il provoquer chez Michael Saylor un changement de posture ? Et bien rien n'est moins sûr. Car en avril dernier, alors que le cours des crypto s'affaissait déjà grandement, le PDG de l'entreprise annonçait fièrement à ses actionnaires que MicroStrategy avait l’intention de « poursuivre vigoureusement » sa stratégie d’actifs de réserve en achetant et en détenant toujours plus de Bitcoin. A l'époque, MicroStrategy assurait que sa stratégie d'achat de crypto lui avait permis de dégager une marge bénéficiaire potentielle de... 1,2 milliard de dollars. Une marge qui désormais est réduite à... 0. La société doit donc présenter pour le trimestre finissant une perte d'exploitation de 178 millions de dollars, en grande partie à cause de charges comptables sur ses avoirs en bitcoins. MicroStrategy affirme cependant disposer de suffisamment de liquidités provenant de ses activités de vente de logiciels pour couvrir ses obligations en matière de dette. Néanmoins, les investisseurs pourraient être de plus en plus nerveux à l'idée que Michael Saylor s'entête. Surtout qu'avec la hausse des taux, l'entreprise devra faire face à des frais d'intérêts plus élevés à l'avenir. Mais au delà du cas symptomatique de MicroStrategy, comment expliquer cette chute ? Déjà ce n'est pas un retournement. Le cours du Bitcoin est en tendance baissière depuis novembre dernier, où son cours le plus élevé l'avait porté à 64400 dollars l'unité. Ensuite, l'ensemble des valeurs boursières de la tech sont à la baisse, ce qui a une incidence sur les crypto-monnaies. Par ailleurs, les inquiétudes liées à la faible croissance et à la possible récession dans le monde font que personne semble t-il ne souhaite investir désormais dans ces monnaies encore très mal, voire pas du tout, régulées. Enfin, nous l'avons vu la semaine dernière dans un épisode du ZD Tech, les NFT, les petits cousins des cryptomonnaies, basés eux aussi sur la technologie blockchain, s'essoufflent aussi. | |||
| La neutralité du net, un débat qui n'en finit pas | 09 May 2022 | 00:03:18 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis Adam, et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi le débat sur la neutralité du net est loin d’être une affaire classée. La neutralité du net est un principe fondateur de la gestion du réseau internet. Si celui ci existe dans les faits depuis bien longtemps, le terme « neutralité du net » a fait son apparition au début des années 2000 sous la plume de Tim Wu, un professeur de droit américain. Dans un article portant sur le sujet, le professeur définir la neutralité du net comme « un réseau qui ne favorise pas une application plutôt qu’une autre. » En d’autres termes, sur un internet neutre, tout les acteurs sont placés sur un pied d’égalité d’un point de vue technique. Le fait d’être chez Free ou chez Orange vous offre en théorie le même accès aux services proposés sur Internet, sans que le fournisseur d’accès ne favorise Netflix ou Youtube au détriment d’autres solutions par exemple. De la même manière, un internet neutre devrait vous garantir que votre fournisseur d’accès ne regarde pas les données que vous consultez, ne les modifie pas et ne donne pas la priorité à certains contenus plus qu’à d’autre. Tous les paquets sont libres et égaux en droit. La neutralité du net est le principe qui a façonné le réseau internet depuis les années 70. Et au cours des dix dernières années, cette idée est parvenu à se faire une place dans la loi française ainsi que dans les textes européens, tout comme dans les politiques des régulateurs des télécoms américains. Mais ce principe compte aussi ses détracteurs, notamment les fournisseurs d’accès internet eux même. En effet, de nombreux opérateurs contestent le bien fondé de la neutralité du net, en avançant plusieurs arguments. Cette politique leur interdit en théorie de proposer des offres de type « zero rating » sur l’internet mobile. Ces offres visent à proposer aux utilisateurs de ne pas décompter le trafic lié à certaines applications de leur forfait data, afin de le rendre plus attractif pour les consommateurs. Dans la même logique, certains opérateurs aimeraient que les plus gros consommateurs de bande passante, comme Youtube ou Netflix, paient une partie des frais d’infrastructure assumés par les opérateurs. Enfin, certains opérateurs aimeraient pouvoir proposer des services « prioritaires » pour certaines applications et certaines données, par exemple les données de santé. Et ce débat est loin d’être clos. Les États Unis avaient ainsi instauré en 2015 le principe de neutralité du net comme principe de la gestion du réseau. Mais en 2016, Donald Trump nomme un fervent opposant à la neutralité du net à la tête de l’autorité américaine des télécommunications et celui ci s’empresse de revenir sur cette politique. En Europe, on a pu penser que l’affaire était pliée : depuis 2016, les textes de loi européens garantissent le principe de neutralité du réseau en aménageant quelques exceptions. Mais dans une récente interview, le commissaire Européen Thierry Breton a fait part de sa volonté de remettre le sujet sur la table. Autant dire que l’on risque d’entendre à nouveau parler de neutralité du net dans les années à venir. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| La revanche des BATX dans l’Empire du Milieu | 06 May 2022 | 00:02:59 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Clarisse Treilles, et aujourd’hui je vous explique pourquoi la politique zéro Covid en Chine contribue à redorer leblason des acteurs de la tech. Baidu, Alibaba, Tencent, Xiaomi : Vous les reconnaissez, ce sont les équivalents chinois des “GAFAM”… renommés pour faire court, les “BATX”. Ces mastodontes se partagent un marché énorme : plus d’un milliard d’habitants. Mais depuis plusieurs mois, Pékin est bien décidé à leur rendre la vie dure. Mais depuis l’arrivée du variant Omicron, cette politique hostile vacille. Pourquoi ? A cause des confinements. Depuis plusieurs semaines, 19 provinces chinoises se retrouvent en effet sous cloche, dont l’agglomération de Shanghai et ses 26 millions d’habitants. Politique zéro covid oblige, les confinements sont très stricts : pas question de remplir une attestation pour sortir prendre l’air. Et par conséquent, les chaînes d’approvisionnement souffrent. Pourtant, si l’économie du pays est durement touchée, une filière tient bon : les applications de livraison à domicile. Pour nourrir la population confinée, les plateformes ont mis au point des systèmes de distributions efficaces. D'abord en s’approvisionnant en produits frais auprès des agriculteurs. Puis en recrutant des armées de travailleurs pour livrer les commandes. En fin de compte, le gouvernement de Pékin est en bien forcé de l’admettre : les Alibaba, Meituan et autres plateformes numériques sont bien utiles en temps de crise. Le Covid sauvera-t-il les BATX de cette bataille livrée par Pékin ? A en croire certains analystes, oui !
D’après eux, le gouvernement chinois serait prêt à assouplir les réglementations contre la Big Tech. Le Wall Street Journal avance, par exemple, que Pékin pourrait repousser les nouvelles règles visant à limiter le temps que passent les jeunes sur les applications mobiles. Mais attention : qui dit assouplissement, dit aussi contreparties. Le gouvernement pourrait demander une participation de 1% au capital de certaines entreprises, comme Tencent et Meituan, un peu comme avec ByteDance, la maison mère de TikTok. En prenant une petite participation au capital, l’Etat s’assurerait ainsi d’avoir son mot à dire dans les décisions des entreprises. Une manière sans équivoque de s’assurer que les entreprises de la tech sont alignées sur ses politiques générales. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZDTech sur vos plateformes de podcast préférées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Pourquoi les ventes de NFT s'effondrent | 05 May 2022 | 00:03:04 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique pourquoi les ventes de NFT s'effondrent. Le volume de vente de jetons non fongibles, ou NFT pour Non Fungible Token en anglais, est tombée à une moyenne quotidienne d'environ 19 000 cette semaine. Soit une baisse de 92 % par rapport à un son plus haut pic de septembre 2021, où environ 225 000 NFT étaient alors échangés. C'est un papier du Wall Street Journal qui lève le voile ce qui s'apparente désormais à une gigantesque pyramide de Ponzi. Bref, une arnaque. En parallèle de ce volume des ventes qui plongent, le nombre de portefeuilles actifs sur le marché des NFT a chuté de 88 %. On en dénombre désormais 14 000, alors qu'ils étaient 119 000 en novembre dernier. Pour expliquer le phénomène, le quotidien économique mentionne que “la hausse des taux d’intérêt a porté un coup aux paris risqués sur tous les marchés financiers – et les NFT figurent parmi les actifs les plus spéculatifs”. Et d’ajouter : “Le déséquilibre entre l’offre et la demande est aussi préjudiciable au marché du NFT. Il existe environ cinq NFT pour chaque acheteur.” Pourtant l'idée même du NFT pouvait paraître séduisante. Les NFT sont des jetons numériques qui sont utilisés comme certificat de propriété, et ils sont créés et administrés sur des technologies de type blockchain. La conséquence directe de ce ralentissement de l'activité d'échange de NFT est bien sûr une baisse de leur valeur nominale. Concrètement, de nombreux propriétaires de NFT constatent à présent que leurs investissements valent désormais beaucoup moins que lorsqu'ils les ont acheté. L'exemple le plus parlant de ce phénomène est certainement le NFT du premier tweet de Jack Dorsey, le cofondateur de Twitter Inc, qui avait été vendu en mars 2021 pour 2,9 millions de dollars. Le propriétaire l'a mis aux enchères en début d'année. Il n'a alors pas reçu d'offres supérieures à 14 000 dollars. Et il s'est donc résolu à conserver son bien. Pour se consoler, et tenter de conserver la confiance des investisseurs sur ce nouveau marché bien nébuleux, le propriétaire, par ailleurs possesseur d'une blockchain, a déclaré que cet échec n'était pas un signe que le marché du NFT se détériore. Rien de plus qu'une fluctuation normale selon lui, qui peut se produire sur n'importe quel marché. "Je ne regretterai jamais de l'avoir acheté, car ce NFT est mon capital", assure t-il encore aujourd'hui. Et bien sûr, d'autres partisans des NFT remettent en question les chiffres du Wall Street Journal. Ils questionnent surtout le nombre d'utilisateurs et de transactions NFT, qui selon d'autres sources seraient beaucoup plus élevé. Et ils parient sur l'innovation, affirmant que toute une série de nouveaux NFT sont en train de décoller. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Comment les fabricants de puces veulent passer au vert | 09 Nov 2022 | 00:02:53 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je suis Guillaume Serries et aujourd'hui je vous explique pourquoi et comment les fabricants de puces veulent passer au vert, et profitent de la COP27 pour le faire savoir. Alors cette semaine les lumières de l'actualité sont en grande partie rivés sur Charm el-Cheikh, en Egypte, où se tient la 27ème édition de la COP, acronyme de la Conférence des Parties. Une réunion des états censée lutter contre le réchauffement climatique. C'est dans ce contexte qu'un nouveau consortium de fabricants et de fournisseurs de puces électroniques vient de voir le jour, avec pour objectif de réduire l'empreinte carbone du secteur. Baptisée Semiconductor Climate Consortium, SCC, ce groupement souhaite réduire les émissions de gaz à effet de serre "tout au long de la chaîne de valeur de l'électronique". Les membres fondateurs de ce consortium ont tous affirmé leur soutien à l'accord de Paris, qui vise à limiter le réchauffement de la planète à 1,5 degré Celsius. Mais avant tout, ces 60 membres reconnaissent, je cite, "l'impact de l'industrie sur le climat et la nécessité de mettre davantage l'accent sur la collaboration pour stimuler la croissance durable". Reste que les objectifs quantitatifs ne sont pas encore connus, et restent semble t-il à définir. Les membres du consortium s'engagent néanmoins d'ors et déjà à collaborer côté innovations technologiques pour réduire de manière continue les émissions de gaz à effet de serre. Il vont également rendre compte publiquement et de manière annuelle des progrès réalisés et des émissions de carbone. Enfin, ils vont fixer des objectifs de décarbonisation à court et à long terme dans le but d'atteindre des émissions nettes nulles d'ici 2050. Alors qui sont les poids lourds du secteur des puces qui participent à ce consortium ? Et bien l'on trouve des propriétaires de fabs de semi-conducteurs, comme GlobalFoundries, Intel, Micron, Samsung Electronics, SK Hynix ou encore TSMC. Mais dans les membres de cette association se trouvent également des entreprises sans usine de fabrication, comme AMD, Google et Microsoft. Enfin, on trouve également des fournisseurs d'équipements, de produits chimiques et de technologies d'emballage, qui participent activement à l'économie de ce secteur. La formation du consortium intervient à un moment où la construction de nouvelles usines de fabrication de puces, appelées fabs, est en plein essor. Intel a récemment commencé à construire de nouvelles usines dans l'Ohio, un État au nord des Etats-Unis. L'objectif d'Intel est de faire en sorte que le nouveau site soit alimenté à 100 % par de l'électricité renouvelable, de parvenir à une utilisation nette positive de l'eau et n'émettre aucun déchet. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Mais que va donc faire Spotify chez Roblox ? | 04 May 2022 | 00:03:04 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique pourquoi Spotify s'acoquine avec la plateforme de jeu vidéo Roblox. Oui c'est sûr, vous connaissez Spotify. Mais peut-être ne connaissez-vous pas - encore - Roblox. Alors qu'est ce que Roblox ? Et bien demandez à votre gamin ! Bon ok je vous explique. Roblox est depuis 2005 une plateforme de jeu vidéo en ligne free-to-play destinée aux enfants et adolescents. De quoi jouer bien sûr donc, mais aussi créer des jeux. La plateforme regroupe au quotidien 40 milions de joueurs. Et bien Spotify a décidé qu'il serait le premier streamer de musique, et de podcast, à avoir une présence officielle dans Roblox. Pour ce faire, le suédois vient de lancer dans Roblox "Spotify Island", un lieu virtuel où les artistes et les fans peuvent jouer en ligne, débloquer du contenu exclusif et acheter des produits dérivés des artistes. Dans le détail, Spotify Island se présente sous la forme d'un continent virtuel entouré d'une multitude d'îles à thème, que les joueurs pourront explorer. Comment ? Ils pourront interagir en marchant, en courant, en sautant, en touchant et en ramassant divers objets. On trouvera également dans cet univers une bande sonore alimentée par Soundtrap, l'un des outils de création audio de Spotify. Rassurez-vous, vous pourrez mettre en pause la musique, et sauter des pistes. Alors, que vient donc faire Sportify dans l'univers Roblox ? Et bien il s'agit d'un sacré pari. "Nous donnons aux joueurs la possibilité d'être des créateurs et d'avoir vraiment l'impression d'être l'artiste qui se produit lui-même" assure Spotify. Les joueurs pourront donc créer des sons sur machine de beat-maker virtuelles alimentées par Soundtrap. Ils pourront aussi se déplacer sur une "scène" virtuelle pour interagir avec des objets virtuels. Surtout, le lancement de l'univers Spotify dans Roblox intervient à un moment où la musique est devenu un avantage concurrentiel important pour les plateformes de jeux en ligne. Oui vous avez bien compris, de plus en plus de joueurs choisissent leurs jeux en fonction de la musique et de la présence des artistes. Une tendance qui devrait se renforcer avec l'arrivée prochaine des métaverses sur les écrans et les casques de VR. Un exemple ? Fortnite dès 2020 a ouvert la voie avec son concert virtuel de Travis Scott, suivi par un concert d'Ariana Grande l'année dernière. Et cette année c'est le festival de musique de Coachella qui était mis à l'honneur sur sa plateforme. Roblox n'est pas en reste. La plateforme de jeu a organisé son premier concert virtuel en 2020 avec, excusez du peu, Lil Nas X en tête de gondole. Et l'année dernière, Roblox a tissé un partenariat avec Sony Music. Enfin il faut noter que Spotify héberge déjà plus de 2,2 millions de listes de lecture liées aux jeux vidéos sur sa plateforme. Et avec ce partenariat, le géant suédois cherche à toucher une jeune génération. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Comment Airbnb révolutionne sa politique RH | 03 May 2022 | 00:03:04 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique comment Airbnb révolutionne sa politique RH. Le big boss d'Airbnb, Brian Chesky, croit dur comme fer au télétravail. Au point de signifier à ses employés qu'ils peuvent désormais travailler à domicile indéfiniment. Ou bien déménager n'importe où dans leur pays sans que leur salaire soit ajusté en conséquence. "Cela signifie que vous pouvez déménager de San Francisco à Nashville, ou de Paris à Lyon. Vous aurez la flexibilité de faire ce qui est le mieux pour votre vie - que ce soit de rester sur place, de vous rapprocher de votre famille ou de vivre dans un endroit dont vous avez toujours rêvé" mentionne Brian Chesky. Oui, vous avez bien entendu. La mesure est donc aussi destinée à gommer le problème des entreprises qui autorisent leurs employés à travailler à distance de façon permanente, mais qui ajustent aussi leur salaire à la baisse s'ils déménagent dans une région où le coût de la vie est moins élevés. Bien sûr, ceux qui veulent déménager devront d'abord discuter avec leurs managers des attentes en matière de travail, des fuseaux horaires et de la disponibilité pour les réunions Zoom. Mais reste que toute raison pour déménager est valable. Dans le détail, à partir de juin prochain, Airbnb va mettre en place des "paliers de rémunération uniques" déterminés par pays, tant pour le salaire que pour la participation au capital de l'entreprise. C'est une bonne nouvelle pour certains employés, qui verront leur rémunération augmenter. Mais Airbnb n'a pas précisé l'impact que cette mesure aurait sur le personnel dont le salaire actuel est plus plus élevé que le niveau qui va être déterminé en juin prochain par Airbnb. Le personnel d'Airbnb pourra également se déplacer n'importe où dans le monde jusqu'à 90 jours par an. Mais il devra avoir une adresse permanente pour payer des impôts et domicilier le salaire. Alors pourquoi Airbnb procède t-il de la sorte ? Tout simplement pour attirer et retenir les meilleurs talents affirme le PDG de l'entreprise. "Si nous limitions notre vivier de talents à un rayon de quelques kilomètres autour de nos bureaux, nous serons fortement désavantagés. Les meilleures personnes vivent partout, elles ne sont pas concentrées dans une seule zone. Et en recrutant dans un ensemble diversifié de communautés, nous deviendrons une entreprise plus diversifiée" indique Airbnb. Mais bien que cette stratégie soit mondiale, elle concerne surtout le marché de l'emploi aux Etats-Unis, touché par ce que l'on appelle la "grande résignation". Un phénomène qui touche moins l'Europe. Et comment Airbnb fait-il pour financer ce bouleversement RH ? Et bien grâce aux récents bénéfices records de l'entreprise, qui a su surmonter la crise du Covid, et a réalisé une introduction en bourse en décembre 2020. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Qui remportera la course aux robots-taxis ? | 02 May 2022 | 00:03:00 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Clarisse Treilles, et aujourd’hui je vous parle des prétendants au podium dans la course aux robots-taxis. Imaginez des taxis aux allures presque fantomatiques errer en ville, entre deux courses. Ces voitures sans chauffeur s’arrêtent aux feux rouges, mettent leur clignotant pour tourner et s’arrêtent à votre hauteur pour vous conduire à votre destination. Comme des chauffeurs humains. Sauf que le siège conducteur est bel et bien vide ! Cela vous semble être encore de la science-fiction ? La course aux robots-taxis est pourtant lancée depuis plusieurs années. Aux Etats-Unis et en Chine, plusieurs entreprises ont pris le départ de la course. Waymo est la première entreprise à avoir attaqué le virage. Depuis 2018, la filiale de Google a testé ses modèles de taxis autonomes à Phoenix puis à San Francisco, où elle est talonnée par son concurrent Cruise, filiale de General Motors. Même Elon Musk est sur les starting-blocks. L’entrepreneur a déclaré récemment que l’essor des taxis autonomes devrait assurer la prospérité de Tesla. Après avoir promis la généralisation de robots-taxis sur les routes d'ici 2020, le patron de Tesla aspire maintenant à atteindre la production en volume de ces véhicules en 2024. En Chine, plusieurs prétendants, dont le géant de la tech Baidu, sont également au coude à coude. Avec une législation plus favorable, les licences de taxis autonomes sont très convoitées dans l’Empire du Milieu. Pas plus tard qu’à la mi-avril, la startup Pony.ai a obtenu la sienne dans le sud du pays. L’entreprise va devoir recruter des “chauffeurs de sécurité” dans un premier temps pour rassurer la clientèle et, sans doute, prouver la robustesse de sa technologie. Le Vieux Continent semble quant à lui plus mesuré. Seule l’Allemagne a pris une longueur d’avance : Intel et sa filiale Mobileye lanceront dès 2023 un service de robot-taxi à Munich, en coopération avec le loueur Sixt. Ces essais sont largement encouragés par la législation allemande, qui permet de faire circuler des véhicules sans chauffeur pour du transport à la demande. Qui de la France ? Et bien dans l’Hexagone, les taxis autonomes ne sont pas encore à l’ordre du jour. Des projets de navettes sans chauffeur sortent des cartons ici et là. Ces modes de transport sont pensés pour parcourir de petites distances, les fameux “derniers kilomètres” qui séparent deux destinations stratégiques, comme des gares ou des aéroports. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZDTech sur vos plateformes de podcast préférées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Quand la blockchain retrace le chemin des aliments du champ à l'assiette | 29 Apr 2022 | 00:02:34 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Clarisse Treilles, et aujourd’hui je vous explique pourquoi la blockchain fait son entrée dans la chaîne d’approvisionnement alimentaire. Ces dernières années, les entreprises ont commencé à utiliser la technologie blockchain pour certifier l’origine des produits commercialisés en magasin et s’assurer de la conformité du cahier des charges à chaque étape de la chaîne d’approvisionnement. Ainsi, certaines initiatives ont vu le jour, comme Carrefour qui assure la certification de ses produits bio de marque propre via la blockchain, ou encore Danone, qui utilise aussi la technologie pour retracer le parcours de ses laits infantiles. La confiance des consommateurs, plus attentifs à la qualité et à la provenance des produits qu’ils achètent en magasin, en sort grandie. Mais ce n’est que la partie émergée de l’iceberg. Nous allons voir que cette technologie contribue surtout aux enjeux économiques, sanitaires et environnementaux de la filière agroalimentaire. Les producteurs et les industriels, loin de contrôler toutes les étapes, voient en effet dans la blockchain un moyen de disposer d’une plateforme pour contrôler la conformité des aliments, au fil de leur passage sur les chaînes de production. Sur le papier, la blockchain semble appropriée : elle permet de constituer des registres transparents et distribués, dans lesquels sont enregistrées des informations utiles, de manière vérifiable et inaltérable. Contrairement au cas d’usage plus classique de la blockchain dans le secteur financier, la blockchain alimentaire suit et authentifie le cheminement d’un produit destiné à être consommé. Cela signifie que les informations qui sont introduites par les membres du consortium au sein du registre sont amenées à se stabiliser puis à disparaître à terme. Au bout du compte, du champ à l’assiette, la blockchain est particulièrement intéressante pour s’assurer de la conformité sanitaire des produits alimentaires. Si une contamination est signalée sur un produit spécifique, comme il arrive parfois, les membres d’un consortium peuvent détecter à quel niveau de la chaîne la contamination s’est produite pour intervenir plus rapidement. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur ZDNet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZDTech sur vos plateformes de podcast préférées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| La chasse aux encombrants spatiaux est ouverte ! | 28 Apr 2022 | 00:03:10 | |
Bonjour à tous et bienvenue sur le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Pierre Benhamou et aujourd’hui, je vais vous expliquer pourquoi la question du nettoyage de l’espace n’a jamais été autant d’actualité du côté des grands acteurs de la conquête spatiale. En novembre 2020, l’Agence spatiale européenne signait un contrat pour le moins insolite avec la société ClearSpace. Au terme de cet accord, charge était donnée à l’entreprise suisse de nettoyer l’orbite de notre planète, à l’aide d’engins équipés de pinces conçues pour saisir les débris spatiaux. Si cette information aurait pu il y a encore quelques années passer pour de la science-fiction, ce n’est désormais plus le cas. Il faut dire que la question de l’amoncellement de débris spatiaux dérivant dans l’orbite de notre planète vire désormais au casse-tête pour les acteurs de l’aventure spatiale. En 2021, l’Agence spatiale européenne chiffrait à 30 000 les débris dérivant dans notre orbite, un nombre en constante augmentation depuis le début de l’ère spatiale. Le bazar est si prégnant qu’on estime même qu’en moyenne 12 collisions ont lieu chaque année au-dessus de nos têtes. Malgré le danger, des acteurs comme SpaceX, Virgin Galactic ou Blue Origin redoublent d’efforts pour envoyer toujours plus de touristes et de constellations de mini-satellites en orbite, augmentant d’autant les risques de collision. Mais alors à quoi – ou plutôt à qui – doit-on cette accumulation de débris spatiaux dans l’orbite de notre planète ? Selon Holger Krag, chef du programme de sécurité spatiale au sein de l’Agence spatiale européenne, « les explosions en orbite sont le plus grand contributeur actuel au problème des débris spatiaux ». Si celles-ci sont bien souvent accidentelles, c’est loin d’être toujours le cas. Un exemple nous en a été livré en fin d’année dernière, lorsque la Russie de Vladimir Poutine a procédé à un test de missile contre l’un de ses anciens satellites encore en orbite, occasionnant de fait un nuage de débris mettant en danger l’équipage de la station spatiale internationale. De nombreux pays semblent toutefois avoir pris la mesure du problème et s’engagent aujourd’hui sur le chemin d’une interdiction des essais de missiles en altitude. C’est le cas des Etats-Unis, qui se sont engagés à la mi-avril à stopper ces pratiques. La position américaine devrait, selon la Maison blanche, pousser d'autres pays à faire de même afin d'établir une « nouvelle norme internationale pour un comportement responsable dans l'espace ». De quoi faire vivre l’espoir d’une orbite bientôt débarrassée d’une partie de nos déchets spatiaux. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Locky : quand le ransomware passe en justice | 27 Apr 2022 | 00:03:12 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis Adam et aujourd’hui, je vais vous raconter l’histoire de Locky, ce rançongiciel qui s’est attaqué à des internautes français dès 2016. A l'époque, les ransomwares n’ont pas encore eu droit à l’attention médiatique qu’ils connaissent aujourd’hui. Mais ce type de logiciel malveillant, qui chiffre les fichiers d’une machine pour exiger ensuite une rançon, commence à se développer. Parmi les représentants de cette nouvelle menace, un nom se distingue au début de l’année 2016 : Locky. Au début de cette année, de nombreux e-mails piégés contenant une pièce jointe malveillante sont détectés. Les destinataires qui ont le malheur de l’ouvrir sont infectés par le ransomware Locky, qui exige une rançon en bitcoin. Locky se diffuse dans de nombreux pays, mais ses opérateurs n’hésitent pas à recourir à des e-mails piégés adaptés à leurs cibles, en imitant par exemple de fausses factures Free Mobile en France. Et les victimes de Locky sont nombreuses, allant de simples particuliers ou petites entreprises jusqu’à des organisations plus importantes comme des hôpitaux américains. A cette époque, il n’est pas encore question de montants stratosphériques pour les rançons : les sommes extorquées par Locky se comptent plutôt en centaines de dollars, quelques milliers dans certains cas. Le crime semble payer : en 2017, des chercheurs estiment ainsi que le total des rançons extorquées par Locky s’élevait à 7,8 millions de dollars en cryptomonnaie. Ce qui distingue Locky, c’est le nombre important de victimes, à l’époque peu préparées face à ce type de menace. L’activité de Locky se concentre principalement sur l’année 2016, et la diffusion de ce logiciel malveillant s’essouffle rapidement, jusqu’à disparaître complètement environ un an plus tard. Plusieurs plaintes sont déposées par les victimes et des enquêtes sont ouvertes en France, mais les espoirs sont minces. Mais l’affaire va rebondir en France en fin d’année 2017, suite à l’arrestation en Grèce d’un citoyen russe, Alexander Vinnik. Celui-ci est accusé par la justice américaine d’avoir tenu une bourse d’échange de cryptomonnaies utilisée pour blanchir des fonds. En début d’année 2018, Vinnik est tout d’abord extradé en France. Les autorités françaises souhaitent en effet le juger pour ses activités de blanchiment d’argent, mais l’accusent aussi d’être le cybercriminel derrière le ransomware Locky. Les enquêteurs français ont suivi la piste des rançons versées par les victimes de Locky et sont remontés jusqu’à la plateforme d'Alexander Vinnik, qui a récolté l’essentiel des sommes extorquées. Vinnik est finalement condamné en décembre 2020 à cinq ans de prison, pour blanchiment en bande organisée. Mais l’ensemble des charges relatives à l’exploitation de Locky ne sont pas retenues par les juges. Un jugement confirmé par la suite en appel. Pour la justice française, Vinnik a bien contribué à recevoir et à blanchir les sommes extorquées par le rançongiciel, mais rien ne prouve qu’il en est le concepteur ou l’opérateur. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Quand l'intelligence artificielle améliore vos prises de parole en public | 26 Apr 2022 | 00:02:24 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Clarisse Treilles, et aujourd’hui je vous explique pourquoi l’intelligence artificielle peut faire de chacun d’entre nous de meilleurs orateurs. Les mains qui transpirent, la voix qui tremble, la bouche sèche : vous les reconnaissez, ce sont les manifestations physiques du stress. Beaucoup d’entre nous ont déjà expérimenté ces sensations désagréables qui se manifestent au moment de prendre la parole en public. Sachez que ces symptômes du stress peuvent disparaître. C’est en tout cas la promesse de Yoodli, une plateforme d’entraînement qui s’appuie sur l’intelligence artificielle pour transformer les plus piètres orateurs en champions de rhétorique. On aimerait évidemment y croire. Parmi les exercices proposés par Yoodli, les utilisateurs peuvent télécharger un clip audio ou enregistrer leur discours en temps réel à l’aide de l’application. L’outil se concentre sur les aspects techniques de l’expression orale. Il analyse par exemple les mots de remplissage que l’on dit couramment, comme les “heu” au milieu des phrases, ou encore la vitesse (à savoir lorsque l’on parle trop vite ou trop lentement). L’application cible les tics de langage que nous employons sans même nous en rendre compte. Et comme les sportifs de haut niveau, les orateurs en puissance peuvent ainsi s'entraîner à améliorer leurs performances tous les jours, à travers les exercices proposés dans l’application. Même en parvenant à se débarrasser de tous les tics de langage, peut-on vraiment venir à bout du stress avec l’IA ? C’est certainement là une des limites de l’outil. Après tout, même un sportif professionnel n’est pas à l’abri d’une chute le jour J. Alors, la prochaine fois que vous monterez sur une scène ou passerez un entretien d’embauche, souvenez-vous en et n’oubliez pas de bien respirer pour gérer le trac. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Transfert transatlantique de données personnelles : l’accord impossible | 25 Apr 2022 | 00:03:40 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Marine Louste et aujourd’hui, je vous raconte l’histoire de cet impossible accord entre l’Union européenne et les Etats-Unis pour protéger les données des Français et des Européens. Un nouvel accord ? Plutôt un nouvel nouvel nouvel accord. Car en réalité, les deux continents se déchirent sur cette épineuse question depuis... 25 ans. Une histoire semée d’embûches, de négociations avortées et d’accords dénoncés. Je vous explique pourquoi en détail. La vieille pomme de discorde entre les deux puissances repose sur deux conceptions très différentes de la nature et du statut des données personnelles. Aux Etats-Unis, la loi du Cloud Act autorise Washington à fouiller dans les données personnelles de n’importe qui, quelle que soit sa nationalité, si la sécurité nationale est menacée. Les données d’un client français de Microsoft hébergées dans un datacenter du Wyoming peuvent donc être perquisitionnées sans ambages par la justice américaine. Le débat, en fait, est presque philosophique. D’un côté, l’Europe cherche à garantir la protection des données de ses concitoyens. Mais aux Etats-Unis, la sécurité de l’Etat passe par la consultation des données des clients, même Européens, de sociétés américaines. Et quand deux lois s’opposent, difficile de trouver un accord. Pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé. Les premiers ratés ont lieu dès 1998, avec l’accord dit du Safe Harbor. Ce texte donne un premier cadre juridique au transfert de données personnelles entre l’Union européenne et les Etats-Unis. Mais l’accord est invalidé en 2015, grâce à la détermination d’un jeune activiste autrichien, Max Schrems. La Cour de justice de l’Union européenne considère que le texte est dangereux pour les citoyens européens. Face à l’urgence juridique, le vide laissé par l’invalidation du Safe Harbor est comblé en 2016 avec un nouveau texte, le Privacy Shield. Son objectif : permettre les transferts de données tout en respectant à la fois les lois européennes et les lois américaines. Mais Max Schrems frappe de nouveau. Et l’arrêt Schrems II invalide le Privacy Shield en 2020. Car, entre temps, l’Europe s’est dotée du RGPD, le règlement général sur la protection des données, mis en place en 2018. Et la Cour de Justice de l’Union européenne juge que le Privacy Shield ne respecte pas ce nouveau texte. Pourtant, des transferts de données personnelles transatlantiques, il y en a tous les jours. Et il faut rapidement trouver une solution juridique. En attendant un nouvel accord, la Commission européenne réactive un système dit de clauses contractuelles types, très bancal aux yeux du RGPD. C’est pourquoi l’accord annoncé en grande pompe au mois de mars est crucial. Problème : personne ne connaît encore sa nature. Max Schrems, lui, se montre déjà sceptique. « Attendons le texte, mais je parie qu’il échouera à nouveau », prédit le militant. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Refus des cookies, comment la France a fait plier Google | 22 Apr 2022 | 00:03:12 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui, je vais vous expliquer comment la France a fait plier Google sur la question du refus des cookies. C'est une véritable révolution dans le monde du commerce des données numériques. Depuis la mise en place du RGPD, le règlement européen sur les données personnelles, en 2018, les éditeurs de site web doivent demander le consentement des internautes quand à la collecte et l'exploitation de leurs données à des fins marketing, commerciales, ou encore statistiques. Soit un double coup de bambou pour de nombreux responsables de sites, et même pour des géants du web comme Google. Oui un coup double puisque d'une part cette disposition a rendu lisible l'utilisation des données personnelles par les sites web, à des fins de monétisation. Car jusqu'alors le trafic de cet or numérique était tout à fait invisible aux yeux d'internautes qui s'étonnaient avec bonheur de la gratuité des services auxquels ils accédaient en ligne. D'autre part, le recueil de ce consentement a rendu fastidieux la navigation sur le web. Car oui, la consultation de chaque nouveau site Internet est soumise au franchissement d'une CMP, dite content management platform. En clair, à vous de dire à chaque fois si vous autorisez ou non, le recueuil et l'utilisation de vos données personnelles par les éditeurs de sites web. Leur modèle économique étant menacés, les éditeurs ont surtout choisi de louvoyer depuis 4 ans avec la consigne de la Cnil, en refusant longtemps aux internautes le choix de refuser en bloc les cookies. Google, oui celui dont on dit que "si c'est gratuit c'est que c'est vous le produit", a été l'un de ceux qui ont joué le plus longtemps avec la règle. Jusqu'a sa condamnation en janvier dernier à une lourde amende de 150 millions d'euros en France. Une amende destinée à sanctionner cette pratique. Et bien il semble que Google ait compris la leçon. Il sera désormais possible de refuser en un seul clic l’utilisation de « cookies » pour la publicité ciblée et la personnalisation du contenu a annoncé hier jeudi le géant du Web. « Nous avons procédé à une refonte complète de notre approche, notamment en modifiant l’infrastructure que nous utilisons pour gérer les cookies », écrit le géant américain dans un billet de blog. Facebook, qui avait également été condamné à une amende de 60 millions d’euros, affiche désormais un bouton permettant d’autoriser « uniquement les cookies essentiels ». La Cnil a indiqué récemment avoir envoyé environ 90 mises en demeure sur ce point à des éditeurs de sites internet depuis la fin de sa période de tolérance. La mise à jour de la CMP de Google a commencé à être déployée en France, sur Youtube, et sera progressivement étendue à l’ensemble de ses plateformes dans l’Espace économique européen, au Royaume-Uni et en Suisse. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Souris : 57 degrés à l'ombre de votre avant bras | 21 Apr 2022 | 00:02:58 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui, je vous explique pourquoi en matière de souris informatique, 57 degrés c'est bon pour votre avant bras. Et votre colonne vertébrale. Si vous posez les mains sur votre bureau, naturellement, vous ne les mettrez pas à plat, mais plutôt en position verticale, posées sur la tranche du côté de l'auriculaire. Et pourtant si vous saisissez votre souris informatique, il vous faudra faire un mouvement du poignet, un quart de tour, pour saisir et utiliser la souris. Voilà, vous venez de comprendre pourquoi la tenue de votre souris informatique vous est parfois pénible. Voire douloureuse. Mais par quel miracle donc une souris ergonomique permet à la main d'être positionnée plus naturellement sur le plan de travail ? Et bien grâce à une forme étrange. Je vais vous décrire ce à quoi ressemble une souris ergonomique, et si je vous l'explique mal, aller regarder sur le web à quoi ça ressemble. Une souris ergonomique possède une tranche quasi verticale sur laquelle vient s'enchasser la main de l'utilisateur. Donc vous ne posez pas la main à plat sur l'accessoire. C'est cette position exotique de la main qui soulage les pressions au niveau du canal carpien, des muscles, et des articulations. Le poignet de l'utilisateur reste dans le sens de l’avant-bras. La nouvelle souris ergonomique du suisse Logitech, nommée Lift, dispose po_ur ce faire, d’un angle vertical positionné à 57° très précisément. Pourquoi ? Pour réduire au maximum la pression exercée sur votre poignet, votre avant-bras, et par conséquence votre colonne vertebrale. En plus de la molette et des boutons de clic situés au bout de la souris, sur sa tranche, on retrouve les classiques boutons des souris traditionnelles, qui peuvent servir à revenir en arrière ou en avant quand on navigue sur le net. Alors faut-il absoluement se jeter sur ces 57 degrés ? Trust, un concurrent de Logitech, commercialise sa souris verticale Verro avec un angle de 60 degré. Donc oui, on est pas à un ou deux degrés près, mais l'angle, ça compte. Seul bémol, il faut quelques jours d’utilisation pour s’habituer à ce type de souris. "J'ai essayé une souris verticale" évoque à ce titre un lecteur de ZDNet dans les commentaires d'un article sur les souris ergonomiques. "Le problème avec ce type de souris" dit-il "c'est que le déplacement de la souris ne se fait plus avec les doigts mais avec l'avant bras et du coup la précision est infiniment moindre". Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Meta, Twitter ; pourquoi les géants de la Tech licencient en masse | 08 Nov 2022 | 00:03:25 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je suis Guillaume Serries et aujourd'hui je vous explique pourquoi les entreprises de la Tech commencent à licencier massivement. C'est l'une des grandes tendances tech de la fin de cette fin d'année 2022. Meta, l'éditeur de Facebook, WhatsApp ou encore Instagram, doit cette semaine procéder à des licenciements à grande échelle. Twitter de son côté à la semaine dernière viré la moitié de ses 7500 salariés, et ce suite au rachat par Elon Musk de la société. Alors, pourquoi cette nouvelle tendance, et surtout, cela va t-il toucher toutes les sociétés du secteur, petites comme grandes. Chez, Meta, c'est un article du Wall Street Journal qui nous apprend que plusieurs milliers d'employés devraient être informés dès ce mercredi de leur départ. Meta comptait en septembre dernier 87 000 employés. Ce n'est pas une petite affaire. Car Meta, qui s'appelait jusqu'à cette année Facebook, n'a jamais procédé à des licenciements importants en 18 années d'existence. "En réalité, il y a probablement un tas de personnes dans l'entreprise qui ne devraient pas être là" déclarait Mark Zuckerberg en juin dernier aux employés lors d'une réunion de l'entreprise. Alors pourquoi ? Il semble bien que les contraintes budgétaires liées à de moindres performances financières pèsent directement sur la masse salariale de Meta désormais. L'action de Meta a chuté de plus de 70 % cette année. Meta prévoit de réduire ses dépenses d'au moins 10 % dans les mois à venir, et cela semble devoir se faire sur le dos des salariés du groupe. Mais Meta a aussi beaucoup recruté pendant la pandémie de Covid 19, pour faire face à l'explosion de la consommation de produits en ligne. L'entreprise a recruté 43 000 personnes depuis 2020, soit pas loin de la moitié de ses effectifs actuels, et ce dans un contexte où la concurrence n'a jamais autant montré les dents, à commencer par TikTok. Enfin, l'explosion des coûts de Meta provient de son programme de métavers. 15 milliards de dollars ont déjà été engloutis. Ces investissements vont se poursuivre, mais le retour sur investissement se fait déjà attendre. Et en attendant, il faut dégraisser la masse salariale. La semaine dernière, c'est Twitter qui licenciait la moitié de ses 7500 salariés. Dans le même temps, l'entreprise fermait temporairement ses bureaux. Ici il s'agit à la fois d'un changement de business modèle et d'une nouvelle stratégie d'entreprise. Elon Musk a contracté des emprunts d'un montant de 13 milliards de dollars pour acquérir la société, et il veut passer d'un modèle gratuit basé sur la publicité à un modèle payant basé sur l'abonnement et la publicité. Mais avec plus de 3500 licenciements, on ne fait pas dans le détail. On apprend ce jour que l'entreprise contacte désormais des dizaines d'employés qui ont perdu leur emploi et leur demande de revenir. Oui, ils auraient été licenciés par... erreur. Reste que le mouvement de suppression d'emploi ne touche pas que Meta et Twitter. Jeudi dernier, deux sociétés de la Silicon Valley, Stripe et Lyft, ont fait part de licenciements de grande ampleur tandis qu'Amazon a gelé les embauches dans ses bureaux. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Comment la Chine a tué le cloud d'Alibaba | 20 Apr 2022 | 00:03:51 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui, je vous explique comment la Chine a tué le cloud d'Alibaba. Pendant des années, Alibaba a voulu devenir l'Amazon de la Chine. Et puis tout c'est arrêté, et sa filiale de cloud computing, Alibaba Cloud, accuse le coup. Et je vais vous expliquer pourquoi. Les dirigeants d'Alibaba ne l'ont jamais caché, en matière de cloud computing, leur stratégie consistait à suivre celle d'Amazon. Dans le détail, cela consistait à utiliser les ressources infomatiques de leurs sites de e-commerce pour les proposer à des clients. Exactement ce qu'Amazon fait avec Amazon Web Services, AWS pour les intimes. Avec un énorme succès. Amazon Web Services dégage désormais tellement de cash que la filiale peut même limiter les pertes de l'activité de commerce électronique, et financer de nouvelles initiatives. Vous ne me croyez pas ? Au quatrième trimestre 2021, AWS a représenté plus de 100 % du bénéfice d'exploitation de l'entreprise. Et Alibaba Cloud lui aussi était très bien parti. Porté par un groupe dont la valorisation boursière a atteint plus de 850 milliards de dollars en 2020, ses commerciaux attaquaient même le marché français. Alibaba Cloud était alors qualifié de "pilier stratégiques" de la société. Le PDG d'Alibaba déclarait même que cette activité pourrait devenir "l'activité principale" de la société. Mais ces derniers mois la foudre s'est abattue sur Alibaba et sur Alibaba Cloud. Et la foudre à un nom : le gouvernement chinois. Pourtant l'entreprise avait un excellent paratonnerre en la personne du très médiatique Jack Ma, le confondateur d'Alibaba. C'est lui qui pris d'un excès d'hubris en 2020 a eu l'insolence de critiquer les régulateurs locaux. Rapidement, le gouvernement a annulé le projet d'introduction en bourse de la filiale financière d'Alibaba, puis infligé une énorme amende, d'un montant de 2,3 milliards d'euros à l'entreprise. Et Aliyun, le nom d'Alibaba Cloud en Chine, a également été emporté par la tempête. L'entreprise se retrouve avec un concurrent de taille : le gouvernement chinois. Ce dernier finance désormais à hauteur de 1 400 milliards de dollars une infratructure de cloud pour les banques, les usines et les institutions publiques. Et exclu Alibab Cloud de ses partenaires. Effrayé, Tik Tok, un des clients majeur de l'entreprise, c'est lui aussi fait la malle. Depuis bien sûr, la croissance d'Alibaba Cloud béguaye en Chine. Surtout que ses concurrents nationaux Huawei et China Telecom, qui entretiennent eux de très bonnes relations avec le gouvernement, profitent de la manne de l'Etat chinois. Bilan, sur le segment du IaaS, la part de marché d'Aliyun a diminué 9% en 3 ans, tout en restant leader. Et Huawei a doublé sa part de marché sur la même période. Pour enfoncer l'ultime clou dans le cercueil, en décembre dernier, le puissant ministère chinois de l'industrie et des technologies de l'information a réprimandé Alibaba Cloud pour ne pas avoir signalé une faille logicielle en temps voulu. Et a suspendu sa coopération avec l'entreprise pendant 6 mois. Les dirigeants d'Alibaba ont eux déjà un plan B. L'année dernière, ils ont essayé de se séparer de l'activité "cloud" avec une valorisation potentielle de plus de 100 milliards de dollars. Sans succès pour l'instant. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Pourquoi vous likez vos commerciaux à 22h00 | 19 Apr 2022 | 00:03:22 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui, je vais vous explique pourquoi vous vous êtes soudainement mis à liker les prévisions de vente de vos commerciaux à 22h00. Naturellement, le télétravail a changé les règles du lieu de travail. Des journées plus longues avec plus de distractions par exemple. Bien sûr, chacun a sa propre expérience de l'évolution de la semaine de travail. Est ce que c'est mieux qu'avant ou pire qu'avant ? Chacun jugera. Reste que récemment c'est Microsoft qui nous annonçait la naissance d'un troisième pic dans la journée de travail ces deux dernières années. Oui jusqu'à présent vous bossiez comme des dingues à 10h00 le matin et ensuite à 15h. Et désormais le troisième pic d'activité se situe à... 22h00. Et oui, tout ceci est le résultat du passage au travail à distance. Une nouvelle forme de travail qui nous permet de répartir nos tâches sur toute la journée de travail. C'est bon à certains égards, cela nous rend plus flexible pendant la journée. Et c'est très mauvais par ailleurs, car oui, vous travaillez jusqu'à 22H00. Et surtout, nous en parlions dans un épisode du zd tech la semaine dernière, le nouveau monde du travail change la donne sur la communication professionnelle. Au lieu de faire le travail pour lequel ils ont été embauchés, voici que les employés passent la moitié de leur temps à "travailler sur le travail". C'est-à-dire à rechercher et installer des mises à jour de logiciel, ou à passer d'une application à l'autre, ou enfin à répondre à des notifications de messagerie. Et pour les managers, bien sûr, c'est encore pire. Ils passent leur temps à ça désormais semble t-il. Bref, le problème majeur désormais au bureau, qu'il soit à domicile ou sur le lieu de travail, est que si les nouveaux outils résolvent certains problèmes créés par les équipes éclatées dans de multiples lieux, ils créent également de nombreux nouveaux problèmes. Le problème à mon sens vient en partie du fait que les logiciels de communication unifiée comme Teams ou Slack sont tout droit inspirés des réseaux sociaux. C'est logique : les réseaux sociaux sont incroyablement efficaces pour créer des communautés de personnes qui se rencontrent rarement voire jamais dans le monde réel. Et ce pour le meilleur ou pour le pire. Mais les éditeurs de réseaux sociaux ont également travaillé d'arrache-pied pour concevoir des sites web qui nous donnent envie de continuer à faire défiler les pages, à les aimer et à y passer le plus de temps possible. Vous ne me croyez pas ? Allez faire un tour sur Instagram pour voir. C'est génial si vous avez le temps de regarder les photos des animaux de compagnie de votre cousin. C'est moins bien si vous essayez de trouver des informations précises dans un outil de communication unifiée dans un cadre professionnel. Surtout si on vous demande ensuite de liker une mise à jour du projet de quelqu'un d'autre. Ou si vous devez chercher quel emoji utiliser pour indiquer que vous approuvez les prévisions de ventes partagées par votre commercial. Oui, c'est ainsi que vous passez la moitié de votre temps à faire du travail sur le travail, et non du travail réel. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre site internet. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZDTech sur vos plateformes de podcast préférées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Pourquoi Microsoft veut-il la peau des Patch Tuesday ? | 15 Apr 2022 | 00:03:29 | |
Bonjour à tous et bienvenue sur le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je suis Pierre Benhamou et aujourd'hui, je vais vous expliquer pourquoi le Patch Tuesday, ce rendez-vous incontournable des DSI et autres aficionados de Windows, c'est bientôt fini ! Si vous travaillez ou étudiez dans le domaine de l'informatique et du numérique au sens large, ce rendez-vous ne vous est sans doute pas inconnu : le Patch Tuesday. Ils sont nombreux à l'attendre et peut-être plus encore à le redouter. Alors, pour les retardataires pas de souci, le Patch Tuesday, qui a lieu tous les deuxièmes mardis de chaque mois, et bien il s'agit ni plus ni moins que du jour choisi par Microsoft pour mettre en ligne ses derniers correctifs de sécurité à destination de ses clients. Seulement voilà, la situation a bien changé depuis la naissance des Patch Tuesday avec Windows 98, et vous n'êtes pas sans savoir que le numérique est devenu à la fois plus complexe et plus dangereux. Sur la toile, les menaces sont désormais légion, ce qui a pour conséquence de rendre chaque Patch Tuesday non seulement plus critique, mais aussi plus compliqué et plus lourd à appliquer. De quoi forcer Microsoft à pousser toujours davantage ses mises à jour, malgré la réticence d'utilisateurs pas toujours ravis d'avoir à patcher une nouvelle fois leurs équipements ou leur flotte d'appareils. Pour en finir avec ces résistances, le géant américain semble enfin avoir trouvé sa parade. La firme de Redmond vient ainsi d'annoncer le lancement prochain de Windows Autopatch, un service de mises à jour automatiques des logiciels Windows et Office pour ses clients professionnels. Le programme sera déployé à compter de juillet 2022 sous la forme d'un service géré fournissant des mises à jour de Windows 10 et Windows 11 pour ses pilotes, ses firmwares et ses applications Microsoft 365. Du côté de Microsoft, l'heure est déjà à la promotion de cet outil. Et de vanter que le « service maintiendra automatiquement à jour les logiciels Windows et Office sur les terminaux inscrits, sans coût supplémentaire ». Grâce à lui, souligne la direction de la société, « les administrateurs informatiques pourront gagner du temps pour créer de la valeur et le deuxième mardi de chaque mois redeviendra désormais un mardi comme un autre ». Reste que l'automatisation des mises à jour de Microsoft va avoir une conséquence bien concrète pour les utilisateurs du géant américain et pour ces mêmes administrateurs. Alors que ces derniers avaient jusqu'à maintenant la main sur la planification des mises à jour de leur appareils ou de leur parc informatique, celle-ci sera désormais orchestrée directement par Microsoft ! Plus question donc de les refuser ou de les retarder, ce qui ne devrait logiquement pas plaire à tout le monde. Reste maintenant à voir comment Microsoft compte s'y prendre pour généraliser l'Autopatch à tous ses utilisateurs, ce qui ne sera – on s'en doute – pas une mince affaire. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Pourquoi les notifications ruinent votre productivité et votre santé | 14 Apr 2022 | 00:02:48 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui, je vais vous expliquer pourquoi les notifications incessantes de votre smartphone ruinent notre productivité. Et votre santé. Combien de fois par jour votre travail est-il interrompu par un e-mail, un message sur Slack ou une visioconférence impromptue, et inutile ? Si vous êtes un employé du tertiaire plutôt classique, la réponse est probablement "assez souvent". Mais en fait, pour la plupart d'entre nous, c'est "trop souvent". Car se faire distraire par une notification est une chose. Mais une nouvelle étude suggère que l'avalanche de messages et de notifications que nous recevons tout au long de notre journée de travail ont un impact important sur notre productivité. Et nous rendent au final très malheureux. D'une part, elle détruit notre capacité à se concentrer en sollicitant constamment notre attention. Pire, cela nous met dans une logique multitâche constanted, tout en remplissant leurs journées de micro-tâches subalternes. De quoi draîner totalement notre énergie. L'étude de l'éditeur de logiciel Asana montre que les professionnels consacrent 58 % de leur temps à ces tâches subalternes, qu'Asana appelle le "travail sur le travail", dont font partie les réponses aux notifications. En revanche, seulement 33 % de notre temps est consacré à des tâches dites "qualifiées", c'est-à-dire significatives. Et 9 % de la journée est consacré à des travaux réellement stratégiques, ceux qui permettent d'atteindre des objectifs majeurs. Certes, les notifications doivent être considérées comme faisant partie intégrante du travail moderne. Mais les auteurs de l'étude affirment qu'elles sont aussi "le plus grand obstacle à la productivité" sur le lieu de travail. Autre enseignement de l'étude, ce sont les managers souffrent le plus de la surcharge de ce "travail sur le travail". Oui car leur rôle les amène à se concentrer fréquemment sur la délégation de tâches, la coordination avec d'autres équipes et la supervision de leurs subordonnés directs. En conséquence, les managers consacrent 62 % de leur journée de travail à des tâches subalternes. Pas étonnant alors que le bombardement de notifications au quotidien ait également un impact négatif sur le bien-être et la satisfaction au travail. 42 % des personnes interrogées par l'étude affirment souffrir à la fois d'épuisement professionnel et du syndrome de l'imposteur. Il ne s'agit pas simplement de dire aux employés de "se débarrasser des notifications et de se concentrer sur ce qui compte", notent les auteurs de l'étude. Bref, le changement doit être structurel. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Wannacry : quand le ransomware passe à la vitesse supérieure | 13 Apr 2022 | 00:03:20 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis Adam et aujourd’hui, je vais vous expliquer pourquoi l’épidémie du rançongiciel Wannacry a fait date dans l’histoire de la sécurité informatique. Le 12 mai 2017, de nombreux administrateurs systèmes voient rouge. La cause ? Le ransomware Wannacry, qui commence ce matin là à infecter des ordinateurs à travers le monde. Pour les victimes, le résultat est toujours le même : l’ordinateur affecté et les données qu’ils contient deviennent inaccessible et un écran rouge s’affiche, demandant le paiement d’une rançon en bitcoin pour récupérer l’accès aux données. En 2017, les rançongiciels sont une menace connue. Mais Wannacry se distingue par sa vitesse de prolifération : en l’espace d’une journée, on estime que le logiciel aurait infecté un peu plus de 200 000 machines dans plus de 150 pays. Et tout le monde semble visé, de la PME aux grands hôpitaux britanniques. Dans cette situation, la réaction ne se fait pas attendre. Microsoft diffuse rapidement un correctif de sécurité visant à combler l’une des vulnérabilités utilisées par Wannacry pour se propager. Des chercheurs analysent le logiciel malveillant et découvrent également un « killswitch », un mécanisme prévu par les concepteurs de Wannacry pour stopper sa propagation. Celui ci est activé et parvient à ralentir la diffusion du logiciel pendant quelques heures, avant que de nouvelles versions n’apparaissent. Une course contre la montre s’empare du secteur, et le nombre d’infection par Wannacry finit enfin par chuter quelques jours après sa découverte. L’attaque laisse tout de même de nombreuses victimes sur le carreau : les dégâts sont difficiles à estimer mais se comptent en centaines de millions de dollars. Mais l’efficacité de Wannacry n’est pas due au hasard. Celui ci dispose de fonctionnalités lui permettant de se diffuser très rapidement sur les réseaux de ses cibles. Une vitesse de propagation rendue possible par l’utilisation de deux outils connus sous les noms d’Eternal Blue et de Doublepulsar. Il s’agit de logiciels développés par la NSA, l’agence américaine du renseignement, et diffusés publiquement sur le web par le mystérieux groupe des Shadow Brokers au milieu de l’année 2016. Eternalblue exploite notamment une faille de sécurité qui permet à Wannacry de se propager à la vitesse de l’éclair. Cette vulnérabilité avait pourtant été corrigée quelques semaines auparavant, mais rien dans les indications de Microsoft ne laissait penser que ce correctif avait une importance particulière. Wannacry a été une implacable démonstration des dégâts que pouvait causer une attaque informatique à très grande échelle. Mais l’affaire pose encore de nombreuses questions : les États Unis ont ainsi accusé la Corée du nord d’être à l’origine de cette attaque. Mais certains chercheurs estiment que les créateurs étaient d’origine chinoise. Et l’objectif final des auteurs de WannaCry n’est toujours pas clair, même aujourd’hui. Le montant des rançons récoltées par les attaquants reste faible, de l’ordre de 100 000 dollars selon certains experts. Soit un chiffre dérisoire en regard des dégâts causés. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez vous sur ZDNet.fr, et retrouvez tous les jours un épisode du ZDTech sur vos plateformes de podcast préférées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Quand l'IA arrive dans le mainframe | 12 Apr 2022 | 00:03:30 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui, je vais vous explique par quel miracle l'intelligence artificielle entre dans les ordinateurs de type mainframe. On pourrait pense à l'alliance de la carpe et du lapin. Ou de la Ford T et de la Tesla. Mais c'est pourtant vrai. Le nouveau mainframe IBM z16 est équipé d'un processeur maison Telum qui permet à une intelligence artificielle d'analyser en temps réel les transactions qui entrent dans l'ordinateur. Une preuve certainement que les ordinateurs mainframe restent aussi pertinents en 2022 qu'ils l'étaient dans les années 1960. Le processeur Telum est une nouvelle puce biprocesseur de 5,2 GHz, composée de 16 cœurs. Il peut effectuer 300 milliards d'inférences de deep learning par jour avec une latence d'une milliseconde. Bref, c'est rapide. Bien plus rapide que ce que propose la technologie de cloud computing dont on nous rabat les oreilles depuis quelques années. "Le z16 a un temps de réponse 20 fois supérieur, avec un débit 19 fois plus élevé, par rapport à un serveur cloud x86" affirme l'analyste Patrick Moorhead. Surtout, un sereur cloud propose une latence moyenne de 60 milisecondes. On est donc bien loin de la miliseconde du mainframe. Alors maintenant je vais vous expliquer pourquoi on arrive a de telles différences de performance. Le mainframe, dit ordinateur central en bon français ou encore macroordinateur, est un ordinateur de grande puissance de traitement et qui sert d'unité centrale à un réseau de terminaux. Bref, c'est l'exact opposé du cloud computing. Car le cloud, c'est une architecture dans laquelle des serveurs distribués sont placés dans un ou plusieurs datacenters. Donc oui, le temps de latence est plus important que pour un mainframe. Car le mainframe c'est une architecture avec un seul ordinateur, très puissant, situé en un seul et même endroit. Son avantage en plus de la latence ? Il est très fiable et sécurisé. Son inconvénient ? Il est peu évolutif, et son coût de fonctionnement et de maintenance est important. Conséquence, les ordinateurs centraux sont utilisés seulement dans les très grandes entreprises, comme les banques, les compagnies d'assurances, ou encore les compagnies aériennes. Allez il nous reste quelques minutes donc je vais creuser un peu le sujet. Car vous avez certainement entendu parler des superordinateurs, comme le japonais Fugaku. Et bien sachez que les superordinateurs et les mainframe sont différents. Oui, ce sont tous deux des très gros ordinateurs. Mais leur architecture est très différente. Pour faire simple, un superordinateur possède une puissance de calcul phénoménale. Et donc les superordinateurs sont utilisés pour résoudre des problèmes scientifiques et d'ingénierie. Les spécialistes parlent alors de calcul haute performance. Les ordinateurs centraux eux sont très très bon non pas en puissance de calcul, mais en traitement des transactions. Ils sont donc capacles par exemple de modifier rapidement d'immenses bases de données. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Pourquoi le prix des cartes graphiques va (enfin) plonger | 11 Apr 2022 | 00:02:58 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries, et aujourd’hui je vous explique pourquoi le prix des cartes graphiques va enfin plonger. Après cinq années de hausse continue du prix des GPU, les "graphic processing unit", voici qu'il va devenir, peut-être pas encore abordable, mais en tout cas envisageable, de s'offrir une carte graphique. Mais avant de comprendre les raisons de ce cette baisse, il faut que je vous explique pourquoi ces cinq dernières années le prix de la carte graphique a été tiré continuellement vers le haut. D'abord, parce que les cartes graphiques sont utilisées pour miner de la cryptomonnaie, et que la cryptomonnaie, à commencer par le bitcoin, est sacrément à la mode ces derniers temps. Ce nouvel usage des cartes graphiques, en fort développement, a créé à certaines périodes récentes de véritables pénuries de GPU. S'est ajoutée à cela une autre pénurie, plus récente celle-là, de composants électroniques nécessaires à la fabrication de cartes graphiques. Des difficultés d'approvisionnement liées directement à la pandémie de Covid-19, qui frappe les pays asiatiques producteurs de ces éléments indispensables au matériel informatique. Résultat : une explosion des tarifs. Le prix moyen d'une carte graphique était de 260 dollars entre 2011 et 2014. La flambée des cryptomonnaies a fait passer ce seuil à plus de 400 dollars entre 2015 et 2019. Puis à 770 dollars en 2021. Alors, pourquoi à présent les prix vont-ils donc baisser ? Déjà, parce que les usines tournent à plein régime. En 2021, ce sont en effet 50 millions de cartes qui ont été vendues, contre 42 millions en 2020. Donc, en clair, les capacités de production augmentent en dépit des difficultés conjoncturelles. Ensuite, la baisse du prix des GPU est due au fait que de nouvelles puces dédiées permettent de faire du minage de cryptomonnaies ou encore de l'intelligence artificielle, autant de tâches spécifiques qui étaient jusqu'alors confiées aux cartes graphiques. Intel, par exemple, a récemment annoncé que sa prochaine puce ASIC, nommée Bonanza, serait dédiée au minage de cryptomonnaies. Et côté intelligence artificielle, l'arrivée d'une nouvelle catégorie de processeurs, les NPU – pour Neural Processing Unit – exempte désormais de plus en plus les cartes graphiques de cette tâche. Enfin, un troisième facteur explique la baisse des prix des cartes graphiques. Intel se lance cette année dans la bataille des GPU dédiés, face à AMD et Nvidia. Et ce, alors qu'Intel jusqu'à présent était peu, voire pas présent sur ce segment. Intel estime commercialiser aux alentours de quatre millions de GPU cette année, de quoi éventer sérieusement la chaleur sur les prix des cartes graphiques. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Qui est Jack Dongarra, prix Turing 2021, l'homme qui a imposé les super ordinateurs | 08 Apr 2022 | 00:03:17 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique qui est Jack Dongarra, prix Turing 2021, l'homme qui a imposé les super ordinateurs. Dans le monde de l'innovation, vous connaissez Elon Musk et Bill Gates. Mais pas Jack Dongarra. Et c'est inexcusable. Donc je vais réparer ça. Une bonne partie de la vie de Jack Dongarra a été consacrée à faire la navette entre deux mondes. Dans l'un, Jack s'assoit avec un groupe de mathématiciens, un stylo et du papier en main, et imagine des problèmes qui pourraient être résolues par des ordinateurs. Enfin, par des très très gros ordinateurs, de la taille d'une armoire, voire de plusieurs. Et dans un autre monde, il est face à ces colosses de circuits intégrés, installés dans des salles blanches, et dotés d'une puissance de calcul incroyable. Et il tente de les configurer en prenant en compte des contraintes incroyables, telles que la vitesse, la mémoire, l'énergie, et bien sûr le coût de ces machines gigantesques. Oui, Jack Dongarra a passé 50 années à réunir ces mondes. Et c'est pourquoi la semaine dernière, cette carrière a été célébrée par l'Association for Computing Machinery, qui a décerné à Jack Dongarra sa plus prestigieuse distinction, le prix Turing. Oui, c'est l'équivalent du prix Nobel pour l'industrie informatique. Google, qui sponsorise ce prix, va lui remettre un million de dollars de récompense. Et non, Jack Dongarra n'est pas déjà millionnaire. Il est professeur d'informatique à l'université du Tennessee, aux Etats-Unis. Il est titulaire d'un doctorat en mathématiques appliquées. Mais qu'est ce qu'a bien pu faire Jack Dongarra pour mériter ce prix, et un million de dollars ? Et bien il a créé des outils tels que LINPACK, largement utilisé pour évaluer les performances des systèmes. Il a aussi créé BLAS, un outil indispensable pour effectuer les opérations vectorielles et matricielles nécessaires au calcul scientifique. Ou encore il a mis sur pieds MAGMA, une bibliothèque d'algèbre linéaire qui fait tourner les cartes graphiques embarquées dans les super ordinateurs. Pour résumer, les outils de ce professeur permettent de concevoir des logiciels performants fonctionnant sur des machines à haute performance. Il a aussi travaillé sur les mécanismes de traitement parallèle, et enfin, et c'est peut être le plus connu de ces travaux, il a mis au point des techniques d'évaluation des performances pour mesurer la vitesse d'exécution de ces supers ordinateurs. De quoi élaborer la fameuse liste TOP500 des superordinateurs. A date, c'est le super calculateur japonais Fugaku, développé par Fujitsu, qui est depuis juin 2020 le plus puissant du monde, et donc en tête du TOP500. Et il utilise un système d'exploitation Red Hat Linux 8 pour fonctionner. "La science est guidée par la simulation" assure Jack Dongarra. "C'est dans cette adéquation entre les capacités du matériel et la nécessité des simulations pour utiliser ce matériel que mes logiciels trouvent leur place." Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Y a-t-il un maker 3D dans l'avion ? | 07 Apr 2022 | 00:03:37 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Clarisse Treilles, et aujourd’hui je vous explique pourquoi le secteur aéronautique est dingue d’impression 3D. Il est loin le temps où l’impression 3D était cantonnée au prototypage. Aujourd’hui, les industriels s’en servent pour fabriquer des objets finis. Des ailettes d’avions, aux pièces de moteurs, en passant par les séparateurs de cabine… bref, les avions en sont garnis. Et cet engouement n’est pas prêt de s’arrêter : selon le cabinet Research and Markets, le marché de la fabrication additive appliqué au secteur aérospatial connaît un taux de croissance annuel supérieur à 20%. Les avions sont tout de même de gros objets, complexes à construire, me direz vous. Alors pourquoi les constructeurs d’avions se sont pris de passion pour la fabrication additive ? C’est ce que nous allons découvrir. Tout d’abord, ils y ont vu un intérêt économique et pratique. Avec l’impression 3D, on peut optimiser la quantité de matière et les matériaux utilisés, et réduire les process de fabrication. Sans compter que c’est aussi un moyen sûr de réduire le poids des pièces, et donc de l’avion, et ainsi consommer un peu moins de kérosène au passage. Mais ce n’est pas tout. Nous allons voir que l’impression 3D sert aussi à réparer les pièces usées. Qu’est ce qu’on imprime exactement à bord des avions ? Il y a d’abord les pièces que l’on voit depuis le siège passager. Depuis 2017, quand vous voyagez avec la compagnie aérienne Etihad Airways, vous pouvez voir que les cadres plastiques qui entourent les écrans vidéos dans les cabines sortent d’une imprimante 3D. Airbus, de son côté, a aussi eu l’idée de fabriquer les panneaux séparateurs de ses avions commerciaux de la même façon. Si vous ne visualisez pas, il s’agit de la cloison qui sépare les passagers du “galley”, la zone où s’affaire le personnel de bord. Résultat, ces cloisons imprimées sont 45% plus légères que des panneaux classiques. Plus impressionnant encore, l’impression 3D va jusqu’à se nicher dans les moteurs des avions. Safran a par exemple conçu les distributeurs de turbines de ses hélicoptères par fusion laser. Boeing revendique même plus de 300 pièces moteurs imprimées en 3D pour l’un de ses avions long courrier, le modèle 777X. Mais l’impression 3D sert aussi à réparer les pièces cassées ou usées. Ainsi, le géant américain GE aviation est récemment devenu le premier à pouvoir proposer la fabrication additive métallique pour la réparation de composants de moteurs à réaction commerciaux. On passe là un degré de complexité supérieur. Car contrairement aux pièces neuves, la réparation doit en effet être personnalisée pour chaque pièce, puisque chacune d’entre elles s’use différemment avec le temps. Après ce tour d’horizon, redescendons sur terre. Si vous êtes un maker ou une makeuse 3D en herbe et que vous voulez fabriquer votre propre maquette d’avion miniature, rendez-vous sur ZDNet.fr pour consulter notre sélection des meilleures imprimantes 3D. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre site internet. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZDTech sur vos plateformes de podcast préférées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Abonnement iPhone : allez-vous louer votre smartphone chez Apple ? | 06 Apr 2022 | 00:02:54 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique pourquoi vous allez louer votre smartphone chez Apple. Les services d'abonnement ont la cote. Pourquoi ne pas louer votre iPhone chez Apple ? L'entreprise travaille sur un modèle économique qui doit lui permettre de gagner plus d'argent grâce à ces clients. Et cela pourrait passer par un modèle d'abonnement. Mais pourquoi ne plus vendre, et louer des iPhone ? Le modèle actuel n'est-il pas performant ? Personnellement, j'ai acheté des iPhone tous les quatre ans depuis 13 ans. Et cela me va bien. Mais Mark Gurman, le journaliste de Bloomberg très renseigné sur les desseins d'Apple, assure qu'Apple va basculer vers un modèle proche du leasing, où vous rendez l'appareil après une période déterminée. En bref, le modèle d'abonnement permettrait aux utilisateurs de passer à un nouvel appareil chaque année. Et Apple récupérerait l'ancien appareil pour le remettre à neuf et le revendre. Oui, chaque année. Parce qu'à ce jour, Apple est confronté à un sérieux problème. En moyenne, les utilisateurs d'iPhone changent d'appareil tous les trois ans. Et ce, alors qu'il y a 10 ans, les subventions des opérateurs telcos poussaient les clients à changer de smartphone... tous les deux ans. Et voici la petite formule qui va vous permettre de comprendre le plan d'Apple : avec une location de 50 euros par mois pour un iPhone qui vaut neuf 1 100 euros, un client d'Apple louerait son smartphone pour 600 euros par an, et donc pour 1 800 euros sur trois ans. Mais au bout de trois ans, vous recevriez un iPhone tout neuf, de dernière génération. Alors ? Convaincus ? Non ? Encore moins quand vous entendrez le raisonnement suivant. Car oui, contrairement à la concurrence, les iPhone conservent incroyablement bien leur valeur. Donc, si vous jouez le jeu de la revente chaque année, vous pouvez passer à une version supérieure en vendant votre ancien iPhone, âgé d'à peine un an, à un prix très très intéressant. Plus intéressant que la location en tout cas. Et la location signifie également que vous n'avez pas d'iPhone plus ancien à transmettre aux membres de votre famille ou à vos amis. Bien sûr, Apple pourrait tenter d'inclure l'Apple Care ou d'autres types de services dans son offre de location, histoire de tenter un peu plus le chaland. Et surtout, je suis prêt à parier qu'il existe des tas de gens prêts à payer Apple pour s'épargner tous les tracas liés à l'achat d'un nouvel iPhone chaque année. Pas vous ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Comment un viticulteur transforme son métier avec les nouvelles technologies | 07 Nov 2022 | 00:03:11 | |
Bonjour, je m'appelle Anne Mignard et je vous invite à travers les podcasts de ZNet. fr à découvrir le monde de la transformation numérique chez les petites et très petites entreprises. Aujourd'hui je vous amène dans un endroit un peu magique. Dans le bordelais, sur la commune de Saint Emilion. Tout près d'une petite rivière, se trouve le château moulin de Lagnet. Alors évidemment quand on dit château, on imagine Versailles, Chenonceau...non non vous n'y êtes pas. Un château dans cette région, c'est un domaine viticole...je me rend donc chez Anne Lise qui avec son fils et sa belle fille, produisent un nectar des plus savoureux... Alors pourquoi vous amener dans ce petit coin de Paradis ? Et bien tout simplement parce entre le moment où Anne Lise s'est lancé dans la production de vin et aujourd'hui, les nouvelles technologies ont bien changé les usages. Exemple tout bête d'abord, vous le savez chaque fin d'été et début d'automne dans cette région on cueille le raisin. Et bien le téléphone portable a fait gagné du temps et surtout de l'énergie à toute l'équipe des vendanges. Pourquoi ? Et bien quand vous êtes dans le chais, là ou un stocke le vin, et quand une cuve est pleine, il faut prévenir ceux qui sont dans les vignes. Sinon, ils continuent de cueillir et d'amener du raison alors que la cive pour l'accueillir n'est pas prête. Autre utilité et pas des moindres, la météo, grâce à internet aujourd'hui Anne Lise et son équipe peut consulter quotidiennement la météo, et même en croiser plusieurs...et du coup si de la pluie est annoncée, pas la peine, de traiter la vigne...car l'eau va tout emporter. Le domaine a beau avoir été un pionnier en vin bio, il n'en reste pas moins que les traitements naturels sont indispensables et peuvent eux aussi couter cher. Alors autant les économiser ! L'informatique permet aussi au château de connaitre ses stocks. A chaque facture éditée, les bouteilles vendues sont déduites. Et désormais, l'inventaire ne se fait qu'une fois par an. Après évidemment, via internet, il y a toute la partie commerciale. Grâce au site et aux échanges de mail, l'exploitation s'est développée....Et puis internet sert aussi à Olivier, le fils d'Anne Mise, lorsqu'il doit réparer une machine agricole. En quelques clics, il trouve directement la pièce qui lui faut et dont il a besoin très rapidement parfois. La vigne est toujours soumise aux caprices du temps. Et puis il y a aussi toutes les déclarations administratives obligatoires comme les douanes, aujourd'hui tout se fait par internet, explique la viticultrice, ce qu'elle déplore en partie. Certes on gagne en rapidité et en clarté parfois mais comprenez qu'à coté de chez moi, il y a un vieil exploitant qui a plus de 90 ans...allez lui dire à lui de déclarer le peu de vin qui produit par internet...peste elle. Heureusement c'est elle qui s'en charge. Enfin, Anne Lise l'avoue, oui internet c'est commode pour bien des choses mais tellement chronophage. Quand on s'est lancé en 1984, je passais une journée par semaine assise derrière mon bureau, aujourd'hui c'est tous les jours que j'y suis....et moi dit elle je préfère largement être dans mes vignes. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Pourquoi les installations d'entrepôts d'Amazon vacillent en France | 05 Apr 2022 | 00:03:05 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m'appelle Anne Mignard et aujourd'hui, je vous explique pourquoi les installations d'entrepôts d'Amazon vacillent en France. Je ne vous apprends rien, l'ogre de Seattle ne cesse de se développer partout dans le monde. En France, il y a quatre ans, le groupe américain comptait déjà cinq centres logistiques, que l'entreprise appelle centres de distribution. Depuis, trois nouveaux ont été construits. Le dernier-né est sorti de terre à Augny, près de Metz, en septembre dernier. Un entrepôt d'une surface totale de 182 000 m2, ce qui en fait la plus grande plateforme logistique d'Amazon en France. Rien ne semble donc arrêter le développement du géant américain dans sa conquête de l'Hexagone. Mais le vent pourrait bien être en train de tourner. Car ces derniers mois, les cailloux dans la chaussure française d'Amazon commencent à s'accumuler. Il y a quelques jours, le géant de la tech encaissait un nouveau revers tout près de Belfort. Le permis de construire et l'autorisation environnementale d'un projet d'entrepôt ont été annulés par le tribunal administratif de Besançon. La raison ? La destruction d'une zone humide protégée. Et cette déconvenue est loin d'être la première en France pour Amazon. Le mois dernier, c'est Amazon lui-même qui aurait choisi de renoncer à installer un entrepôt de 160 000 m2 à Petit-Couronne, près de Rouen. Et ce, au grand mécontentement des élus locaux. Et à la grande joie des opposants écologistes au projet. En décembre 2021, c'est près du pont du Gard qu'un autre projet d'entrepôt était abandonné. Là, c'est le tribunal administratif de Nîmes qui a tranché en ne reconnaissant pas « l'intérêt public majeur » du projet. Il semblerait aussi que la présence dans les environs de la pie-grièche méridionale, un charmant oiseau protégé, ait empêché Amazon de déployer ses ailes dans le Gard. Deux mois avant, en octobre de l'année dernière, la communauté de commune de Grand-Lieu, tout près de Nantes, avait abandonné un projet de plateforme logistique de 185 000 m2 sur la commune de Montbert. Une décision surprenante pour des élus, dans la mesure où Amazon promettait la création de nombreux emplois. Mais cette implantation aurait accumulé, je cite, « trop de contraintes techniques et juridiques ». Quatre échecs qui n'inquiètent pas en apparence Amazon. Ses porte-paroles affirment même que, contrairement à ce qu'il est écrit dans la presse, le site prévu en Normandie était en fait destiné à une autre enseigne... une affaire à suivre. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Stuxnet, aux origines de la cyberguerre | 04 Apr 2022 | 00:03:29 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m'appelle Louis Adam, et aujourd'hui je vais vous parler de Stuxnet, ce ver informatique d'un genre nouveau qui a pris le monde entier au dépourvu. Quand on parle de guerre informatique, un nom revient fréquemment : celui de Stuxnet, un ver informatique découvert en 2010. Il s'agit d'un logiciel malveillant disposant de fonctionnalités qui lui permettent de se propager automatiquement sur les systèmes qu'il infecte. Ce n'est pas exactement une nouveauté à l'époque, mais Stuxnet étonne par sa sophistication. Son analyse révèle en effet plusieurs choses : tout d'abord, il exploite quatre failles 0-day pour infecter les ordinateurs de ces cibles et se propager. Les failles de ce type sont rares et précieuses. Alors, en 2010, découvrir un logiciel malveillant qui en utilise non pas une, mais quatre, c'est une première. L'autre particularité de Stuxnet, c'est son fonctionnement. Le logiciel ne cherche pas à casser les ordinateurs qu'il infecte ou à voler des informations. Au contraire : dans la plupart des cas, il reste inactif et silencieux. Mais en étudiant le logiciel, les chercheurs comprennent que la charge utile de ce ver ne s'active que dans certains cas. Stuxnet a été conçu pour viser un certain type d'appareils : des centrifugeuses industrielles. Lorsque Stuxnet détecte qu'il a infecté un ordinateur de contrôle d'une de ces centrifugeuses, il active alors sa véritable charge malveillante. Celle-ci vise à modifier la vitesse de rotation des automates à l'insu de leur propriétaire, ce qui peut provoquer des incidents allant jusqu'à détruire la centrifugeuse. A quoi bon ? Et bien, on comprend un peu mieux l'utilité de ce malware en se penchant sur ses cibles : les centrifugeuses visées par Stuxnet sont majoritairement utilisées par l'industrie du nucléaire dans les processus visant à enrichir l'uranium. De la même manière, le ver Stuxnet s'est propagé dans de nombreux systèmes à travers le monde, mais la grande majorité de ses cibles sont situées en Iran. A l'époque de sa découverte, les spéculations vont bon train. L'Iran reconnaît rapidement qu'un ver informatique a causé des incidents sur son site de Natanz en fin d'année 2009. Le pays tente à l'époque d'accélérer son programme nucléaire, au grand dam de son voisin israélien et des Etats-Unis. Mais il faudra attendre encore quelques années pour que la presse américaine obtienne la confirmation de ce que tout le monde soupçonnait déjà : les services secrets américains et israéliens sont bien à l'origine de la création de Stuxnet. Le logiciel malveillant ultra sophistiqué a été conçu pour freiner les efforts iraniens en retardant le développement de leur programme d'enrichissement de l'uranium. A l'époque, c'est une première. Utiliser un logiciel pour venir saboter une installation industrielle d'un pays ennemi, c'est du jamais vu. Et encore aujourd'hui, il est difficile de savoir si ce programme a bien atteint le but recherché. Les centrifugeuses iraniennes infectées ont bien été détruites, mais l'Iran soutient que cela n'a pas retardé ses progrès. Mais Stuxnet a très certainement ouvert la voie en matière d'attaques informatiques menées par des Etats. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Pourquoi l'IA n'a pas éradiqué les radiologues | 01 Apr 2022 | 00:03:35 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Clarisse Treilles, et aujourd’hui je vous explique pourquoi l'intelligence artificielle n’a pas éradiqué les radiologues. En 2016, le Britannique Geoffrey Hinton, l’un des pontes de l’IA, prédisait que les progrès de l’intelligence artificielle en médecine allaient faire rapidement disparaître le métier de radiologue. Non sans une pointe de provocation, il avait déclaré, je cite : “Dans cinq ans, le deep learning sera tellement performant qu’il ne sera plus utile de former des radiologues’’ Mais cinq ans après, cela ne s’est pas produit. Bien au contraire. Le Forum économique mondial fait même remarquer dans une étude parue en pleine pandémie de Covid-19 que le nombre de radiologues connaît toujours une croissance à deux chiffres depuis des décennies. C’est donc que les humains demeurent indispensables pour diagnostiquer les fractures et les ballons de cocaïnes dans les intestins des trafiquants. Bref, l’IA n’a pas fait disparaître le métier de radiologue, et de douanier, loin de là. Mais l'IA a quand même sacrément fait évoluer la pratique. Tendez l'oreille, je vous explique comment. Déjà l’IA n’est pas exempte d'erreurs. On ne peut pas se fier à 100% à des algorithmes pour interpréter des radios et poser les bons diagnostics, surtout quand les pathologies sont complexes ou rares. Les techniques de machine learning nécessitent en effet des centaines de milliers voire des millions d’images de cas différents pour améliorer les algorithmes de détection. Et cela prend du temps. Mais l’intelligence artificielle contribue bel et bien à faire évoluer la façon dont les radiologues travaillent. Jugez plutôt. Dans un hôpital, par exemple, les algos permettent de faire le tri de premier niveau entre les cas les plus bénins et ceux qui méritent qu'un humain y jette un œil. C'est très exactement le terrain de jeu de la startup française Milvue, dont zdnet a déjà parlé l’an passé. Son IA s'occupe des radiographies de routine, ce qui permet aux radiologues de se concentrer sur des clichés qui montrent des pathologies plus complexes. Alors, comment ça marche concrètement ? Milvue a développé un algorithme qui récupère les clichés radiographiques aux urgences, les interprète, et les met à disposition soit de l'urgentiste, soit du radiologue, en les classant en trois critères : les radiographies normales, les radiographies douteuses ou les radiographies considérées comme pathologiques. Et cette IA a aussi été testée dans des spécialités bien plus pointues. Dans la détection du cancer du sein par exemple, les recherches sont prometteuses. La revue Radiology affirme que l’IA sera probablement d’une grande valeur dans l’interprétation des mammographies de dépistage. La crainte de voir l'IA tuer le métier de radiologue s'est donc en grande partie dissipée à mesure que l'on comprend mieux les capacités de l'Intelligence artificielle. Et surtout, ce qu'il faut retenir de la prédiction de Geoffrey Hinton, c’est qu’il ne faut jamais faire une confiance aveugle dans les progrès technologiques. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur zdnet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZDTech sur vos plateformes de podcast préférées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Vous retournez au bureau ? Voici comment lutter contre la réunionite | 31 Mar 2022 | 00:03:04 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique comment lutter contre la réunionite, surtout si vous êtes en train de revenir au bureau. L'explosion du travail hybride ces dernières années a permis à de nombreux employeurs d'introduire une plus grande flexibilité pour leurs employés, de leur donner la liberté de travailler à domicile ou de venir au bureau comme bon leur semble. Alors attention, le retour au bureau risque d'être un peu dur. Une étude du cabinet Ascend2 objective quelque peu ces difficultés. 255 responsables RH d'entreprises américaines interrogés y évoquent des "signaux d'alarme" qui menacent d'entraver la productivité, l'engagement et la collaboration des employés sur le lieu de travail physique. Et le premier grief, c'est la persistance de la culture de la réunion. 41 % des RH interrogés la citent comme l'un des principaux obstacles à l'amélioration de l'expérience des employés. Il évoquent des réunions "trop longues, mal planifiées et peu ciblées". Alors les auteurs de l'étude donnent une formidable astuce pour améliorer l'efficacité des réunions. Attention, c'est radical, écoutez bien. "Un moyen infaillible d'améliorer les choses" disent-ils "est de donner aux gens plus d'autonomie sur les réunions auxquelles ils participent". Oui, vous avez bien entendu. Libre de participer, ou pas, aux réunions. Et vous verrez très vite les réunions importantes, ou pas. Deux tiers des RH estiment que permettre aux employés de choisir les réunions auxquelles ils participent améliorerait la productivité. Peut être parce que les RH eux même sont assez sceptiques quant à l'efficacité des réunions. 38 % d'entre eux jugent qu'il est très difficile de mesurer l'efficacité des réunions. Reste qu'un bon point de départ est d'examiner la fréquence et la durée des réunions que vous vous infligez. Une réunion d'une heure peut-elle être réduite à 30 minutes ? Une réunion quotidienne peut-elle passer à seulement deux fois par semaine ? Les réponses à ces questions peuvent vous permettre de gagner bien du temps. Autre astuce suggérée par les auteurs de l'étude, transformer les "réunions redondantes et inefficaces" en réunions individuelles. Oui, les one-to-one permettent d'avancer là ou des réunions de groupe mangent du temps souvent pour pas grand chose. Bien sûr, oubliez les réunions en dehors des heures de travail, qui provoquent désengagement et épuisement professionnel. Et là aussi, la réduction du nombre de réunions est essentielle. Pourquoi ? Parce que plus il y a de réunions pendant la journée, plus il y a de chances que d'autres soient organisées en dehors des heures de travail. Et cela concerne évidemment aussi les visioconférence. Les appels vidéo doivent être traités de la même manière que les réunions physiques, c'est-à-dire que les organisateurs doivent se concentrer sur la durée, la fréquence et la nécessité absolue de ces appels en visio. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Stockage : va t-on devoir refroidir les SSD ? | 30 Mar 2022 | 00:03:19 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique pourquoi les mémoires SSD chauffent de plus en plus et pourquoi il va falloir les refroidir. Quitte à y mettre des ventilateurs. Lorsque les mémoires SSD ont commencé à remplacer les disques durs mécaniques au début des années 2000, l'un des avantages était que les SSD utilisaient moins d'énergie et généraient donc beaucoup moins de chaleur dans les machines. Mais désormais, les performances des SSD sont passé de taux de transfert de megaoctet par seconde à 5 gigaoctet par seconde, voire plus. Surtout que les premiers résultats des SSD de 5 ème génération devraient permettre des taux de transfert de 10 à 12 Go/s. Sebastien Jean, le directeur technique de Phison, une entreprise taïwanaise qui fabrique et vend des contrôleurs pour les mémoires SSD, assure que pour chaque Go/s supplémentaire de vitesse de transfert exige de consommer environ un watt de puissance supplémentaire. De quoi faire exploser la température des mémoires SSD en fonctionnement. Et nuire à leurs performances. Mais alors pourquoi les SSD se mettent à chauffer tout d'un coup ? Et bien à cause de leurs contrôleurs. Alors les contrôleurs, quesaquo ? Et bien le contrôleur est une pièce placée à l’intérieur du SSD. Son but ? Gérer tout ce qui entre et sort dans le SSD, c'est à dire manager le flot de données échangées par les puces de stockage Flash et le reste du PC. Et il s'avère que ces contrôleurs deviennent toujours plus complexes pour gérer l'augmentation de la densité des cellules NAND. En gros, plus les cellules sont denses, plus les volumes de stockage sont importants, plus le contrôleur travaille. Problème, une mémoire SSD fonctionne de manière optimale entre 25 et 50°C. Et les cellules NAND embarquées dans les mémoires SSD perdent radicalement en performance au delà de 70 degrés. "Vous savez que vous avez besoin d’un meilleur refroidissement lorsque les performances commencent à 7 Go/s et descendent soudainement à 500 Mo/s" explique Sebastien Jean. "Lorsque vous constatez cette chute rapide, il est très probable que le SSD est passé en mode régulation thermique". Bien sûr, une des stratégies de l'industrie reste de toujours plus miniaturiser les éléments des mémoires SSD pour utiliser des tensions électriques plus faibles tout en déplaçant autant voire plus de données. L'idée est de passer d'une finesse de gravure de 16 à 7 nanomètres. Mais cela risque de ne pas être suffisant pour faire correctement fonctionner les futures générations de mémoires SSD. Et donc pour continuer a faire fonctionner correctement les mémoires SSD, il va falloir les refroidir. Certains SSD PCIe 5.0 devraient nécessiter pour fonctionner d'être équipés de modules de refroidissement actif. Il donc va falloir mettre de petits dissipateurs thermiques en métal autour des mémoires SSD, voire bientôt des ventilateurs. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Anonymous, le masque de l'hacktivisme | 29 Mar 2022 | 00:02:52 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Louis Adam et aujourd’hui, je vais vous expliquer qui sont les Anonymous, ce groupe aux contours flous qui revendique de nombreuses attaques informatiques. Cela fait un peu plus de dix ans que le nom d’Anonymous résonne dans les médias, et le récent conflit en Ukraine n’a pas échappé à la règle. Anonymous a revendiqué plusieurs attaques informatiques ayant visé des médias et des organisations russes, une initiative qu’ils présentent comme un soutien à l’Ukraine. Anonymous est né dans les années 2000 sur 4chan. Ce site est un imageboard, c’est-à-dire un forum conçu pour partager des images. Particulièrement populaire, il offre notamment la possibilité de publier des messages de manière anonyme. C’est une fonction très appréciée sur le site et rapidement, les utilisateurs anonymes sont désignés sous les termes « Anonymous » ou « Anons ». Derrière ce nom, on retrouve un ensemble disparate d’habitués de 4Chan aux compétences et aux opinions diverses, mais unis sous une même bannière. C’est notamment sur 4Chan que le groupe adoptera certains de ses signes distinctifs encore utilisés aujourd’hui, comme le masque de Guy Fawkes, leur costume ou encore tout un argot propre à cette communauté. C’est aussi à cette époque que les Anonymous commencent à populariser la pratique du « raid » : une invasion soudaine d’un espace numérique par leur communauté. Cela peut prendre la forme d’une avalanche de commentaires, des piratages de sites web ou un simple harcèlement en ligne. A l’époque, le groupe n’est pas particulièrement politisé. Leur principale occupation, c’est d’organiser des plaisanteries douteuses pour le plus grand bonheur de ses membres. Les choses changent cependant à partir de 2008. Cette année là, les anonymous décident de s’en prendre à l’église de la scientologie et commencent à avoir recours à des attaques ddos pour faire tomber les sites web de leurs victimes. Avec ce premier coup d’éclat, les Anonymous vont rapidement faire parler d’eux et y prendre goût. À partir de cette date, le groupe s’affiche dans de nombreux combats, allant de la lutte contre le droit d’auteur au soutien de Julian Assange en passant par des attaques informatiques contre les gouvernements qui tentent de réprimer les révolutions arabes en 2011. Au fil de ses actions, le groupe devient ainsi le porte-étendard de l’hacktivisme avec un grand H, ce courant qui prône le recours aux cyberattaques dans la lutte politique. Et la marque Anonymous a perduré, au point de la retrouver aujourd’hui impliquée dans le conflit russo-ukrainien. Mais les contours de ce groupe sont flous : sans organisation et sans dirigeant, Anonymous regroupe un ensemble de petits groupes qui se réclament de cette tradition. Et comme n’importe qui peut facilement adopter les codes d’Anonymous, certains groupes cybercriminels ou proches des services de renseignement peuvent aussi s’en servir pour mettre les enquêteurs sur une fausse piste. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Comment l'Europe va forcer WhatsApp et iMessage à fonctionner ensemble | 28 Mar 2022 | 00:03:00 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique comment l'Europe va forcer WhatsApp et iMessage à fonctionner ensemble. Voilà, vous ouvrez votre smartphone, vous avez le choix : Messenger, iMessages, WhatsApp, Signal... les applications de messageries pullulent, et vous ne savez pas laquelle vraiment utiliser. Bref, vous utilisez celle où sont vos contacts, la plupart du temps. Mais cela va changer. Car l'Europe va bientôt obliger les éditeurs de produits de messagerie, comme Apple, Meta ou encore Google, à faire en sorte que leurs outils communiquent entre eux. C'est une des conséquences de la mise en place future de la nouvelle loi européenne sur les marchés numériques, dite DMA pour Digital Market Act en bon anglais. Une loi qui vient de trouver un accord de principe parmi les dirigeants de l'Union européenne. Le DMA exigera un changement radical dans la manière dont les géants de la technologie traitent ces outils de messagerie, qui sont devenus bien meilleurs que les SMS grâce à des fonctionnalités telles que le partage de fichiers et de vidéos. Sauf que voilà, les SMS continuent de faire une chose que ces applications ignorent superbement : n'importe qui équipé de n'importe quel téléphone peut recevoir des SMS. La proposition de loi DMA vise donc à améliorer l'interopérabilité entre l'application Messages sur Android – une application Google – iMessage sur iOS – une application Apple – et WhatsApp – de Facebook. Mais cela concerne aussi Discord, par exemple. Cette initiative est une des conséquences du nouveau rôle que l'Europe va accorder avec le DMA aux grandes plateformes du numérique. Selon les responsables politiques européens, ce sont ces plateformes qui sont, et je cite, « les plus sujettes aux pratiques commerciales déloyales ». Ils visent les réseaux sociaux et les moteurs de recherche, sans citer explicitement Facebook et Google. Et ils fixent une règle. Ces entreprises, qualifiées de « gardiens », sont celles dont la capitalisation boursière est supérieure ou égale à 75 milliards d'euros, ou qui réalisent un chiffre d'affaires annuel de 7,5 milliards. Elles doivent également rassembler au moins 45 millions d'utilisateurs mensuels dans l'UE et 10 000 utilisateurs professionnels annuels. Ces gardiens se voient donc attribuer de nouvelles responsabilités en Europe, à savoir accepter l'interopérabilité avec de plus petits acteurs. Car oui, « à grands pouvoirs, grandes responsabilités ». Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Streaming : Quand la publicité (re)vient à la rescousse des plateformes | 25 Mar 2022 | 00:03:21 | |
Bonjour à tous et bienvenue sur le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Pierre Benhamou et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi le secteur de la vidéo à la demande pourrait bien retourner à la case départ dans les prochains mois. Il y a quelques semaines, le géant américain Disney annonçait le lancement - prévu cette année - d’une offre d’abonnement à sa plateforme Disney+ financée par la publicité. Son concurrent Netflix avait lui déjà ouvert la porte au lancement d’une telle offre quelques semaines auparavant, amorçant une nouvelle révolution dans le petit monde des OTT, les acteurs de la télévision en streaming. Mais alors vous me direz qu’est-ce que ça change ? Au lieu de souscrire un abonnement pour visionner les contenus de ces acteurs sans interruption, ces offres vous permettront de profiter de tarifs réduits moyennant la présence de publicités au milieu de vos séries préférées. Pour bien prendre la mesure d’un tel changement, permettez-moi de revenir brièvement sur les modèles économiques qui régissent actuellement le secteur. Pour faire simple, les principaux OTT disponibles en France - pensez à Netflix, Salto, Disney+ ou Youtube - se basent sur deux modèles de financement distincts : la SVOD, ou vidéo à la demande par abonnement et la AVOD, c’est-à-dire la vidéo à la demande financée par la publicité. Ce premier modèle, popularisé par Netflix, permet d’accéder à un catalogue de contenus moyennant la souscription à un abonnement mensuel ou annuel, généralement sans engagement. Dans le cas de l’AVOD, il n’est plus question d’abonnement : l’utilisateur est libre de visionner ses contenus favoris et le financement du modèle se base sur des pages de publicités insérées dans les contenus eux-mêmes. Si les acteurs traditionnels de la télévision - comme TF1 ou M6 - ou du numérique - comme Youtube ou Dailymotion - ont d’abord popularisé la AVOD, les quinze dernières années ont été marquées par la consécration de la SVOD. Dans le sillage de Netflix, de nombreux acteurs - surtout américains - se sont lancés sur ce créneau, remodelant en profondeur le petit puis le grand écran. La raison est simple : la SVOD et les revenus récurrents qu’elle permet a donné aux plateformes les moyens de se constituer des catalogues suffisants pour attirer de nouveaux abonnés. Mais si les OTT consacrent des sommes de plus en plus folles pour garnir leurs offres de contenus attractifs, ces investissements peinent à être rentabilisés. De quoi rendre l’hypothèse à un retour vers une forme d’AVOD premium de plus en plus probable. Finalement, ce qu’illustrent les récentes annonces de Disney+ ou de Netflix, c’est que les modèles économiques de l’audiovisuel ne sont pas fixes et évoluent en fonction des besoins financiers des plateformes. Et oui, il faut bien ça pour continuer à faire marcher la machine à rêves ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Peut-on compter sur les datacenters pour se chauffer ? | 24 Mar 2022 | 00:03:34 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Clarisse Treilles et aujourd’hui je me demande si l'on peut compter sur les datacenters pour se chauffer. Mais avec quoi va t-on se chauffer ? Avec l'explosion des coûts de l'énergie, la France mise sur un plan de relance nucléaire combiné au développement des énergies renouvelables. L'Allemagne compte sur son charbon. Et bien des menaces pèsent sur l'approvisionnement en gaz russe. Et parmi toutes les options sur la table, la piste des datacenters reste à explorer. Ces immenses hangars où sont stockés des serveurs informatiques souffrent d’un double dilemme énergétique. D’une part, la chaleur dégagée par les machines n’est pas valorisée. Et d’autre part, une quantité astronomique d'énergie supplémentaire est requise pour refroidir les installations. Pour “verdir” les datacenters, les entreprises de la tech se creusent les méninges pour trouver un bon usage de toute la chaleur résiduelle qui est expulsée des datacenter. Des initiatives sont menées en France et dans le monde pour utiliser cette source de chaleur. Partons par exemple au Nord de l’Europe, où Microsoft vient d'annoncer un nouveau projet pour chauffer des habitations et des entreprises finlandaises à l’aide de ses datacenters. Microsoft fait alliance avec une société d'électricité locale qui exploite un système de chauffage souterrain. Mais l'utilisation de la chaleur dégagée par les machines informatiques peut aussi être pensée à une échelle bien plus petite que celle d'une ville ou d'un quartier. Le Français Qarnot Computing s'intéresse depuis une décennie au chauffage de simples logements grâce à la puissance informatique. La startup a sorti dès 2013 des modèles de radiateurs ordinateurs. Puis il a complété son offre avec des chaudières numériques et des systèmes de chauffage d'entrepôts basés sur le même principe. Mais tout cela n'est encore que prometteur. Car le transport de la chaleur sur de grandes distances reste un défi technique de taille. Conséquence, les projets qui sortent de terre concernent des zones relativement restreintes, comme des bâtiments d’usine ou des universités. mais surtout, les bâtiments ainsi chauffés doivent être voisins des datacenters. Un datacenter du site du Val d’Europe, en région parisienne, est par exemple «raccordé» au réseau de chaleur qui dessert le parc d’activités à proximité. Mais un second obstacle vient freiner les ambitions dans ce domaine. Les pics d'activité des datacenter, et donc de leurs émissions de chaleur, ne correspondent pas forcément aux périodes de besoins de chauffage des logements. Face à ce problème, Google a peut-être trouvé une solution. Le géant de la tech a dévoilé il y a quelques années une plateforme qui synchronise les charges de travail de ses centres de données avec les périodes de disponibilité de sources d’énergie à faible teneur en carbone. Reste qu'avant même de penser à utiliser la chaleur, les exploitants des datacenters préfèrent concentrer leurs efforts sur la maîtrise de leur propre consommation énergétique. L’objectif ? Parvenir à améliorer au maximum l’indicateur d'efficacité énergétique communément appelé “PUE”, pour Power Usage Effectiveness. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur zdnet.fr. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZDTech sur vos plateformes de podcast préférées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Comment les GAN pourraient améliorer les prévisions météo locales | 23 Mar 2022 | 00:03:02 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique comment les réseaux antagonistes génératifs, les GAN, pourraient rapidement améliorer la précision des prévisions météorologiques locales. Le changement climatique augmente l'intensité et la fréquence des phénomènes météorologiques extrêmes. Et la complexité de la physique qui régit les fortes précipitations rend l'élaboration de prévisions météo locales précises très difficile. D'où l'idée de mettre une intelligence artificielle au travail, pour tenter de prévenir ces phénomènes météo dangereux. Mais bien sûr, comme l'intelligence artificielle est devenu un peut trop à la mode, je vais rentrer dans le détail pour vous en dire un peu plus. Il s'agit d'un nouveau modèle d'apprentissage automatique, dit aussi machine learning. Concrètement, avec des jeux de données, une IA est entraînée à discerner le vrai du faux. Et ce sont les data scientist et les chercheurs de la startup Climate Ai qui utilisent cette technique pour corriger les biais qui existent actuellement dans les modèles météorologiques génériques. Pour ce faire, ils utilisent des réseaux antagonistes génératifs, dits GAN en anglais pour Generative Adversarial Network. Ces GAN sont une classe d'algorithmes d'apprentissage machine non supervisé. Un GAN est composé de deux réseaux qui sont placés en compétition dans un scénario de théorie des jeux. Le premier réseau est le générateur, qui génère un échantillon de données. Son adversaire, le second réseau, dit le discriminateur, essaie de détecter si l'échantillon est réel ou bien s'il est le résultat du générateur. Ainsi, le modèle d'Intelligence artificielle affine peu à peu la précision de ses résultats, et donc de ses prévisions. De quoi apparement remplacer la puissance de calcul phénoménale nécessaire aux prévisions actuelle, calculées avec des superordinateurs gavés de processeurs. Mais surtout, ces modèles d'IA devraient à terme compléter, voire suppléer, les connaissances des météorologues experts qui interprêtent les données en résultats. Le résultat de ce travail c'est que le modèle d'IA réduit l'échelle des prévisions mondiales pour qu'elles soient aussi précises que des prévisions locales, et ce sans exiger les vastes quantités de ressources informatiques, financières et humaines qui étaient auparavant nécessaires pour faire des prévisions à une si petite échelle. Mais à quoi cela ressemble-t-il dans la pratique ? ClimateAi suggère un scénario dans lequel, plutôt que de simplement confirmer une "probabilité de 40 % de pluie cette semaine" pour toute une région, le nouveau modèle réponde à des questions telles que : Quelle est la probabilité qu'il pleuve ou qu'il ne pleuve pas demain ? Ou encore Où exactement va-t-il pleuvoir ? Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Deep Tech, des innovations de rupture pour l’industrie du futur | 04 Nov 2022 | 00:03:30 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Clarisse Treilles, et aujourd’hui je vous explique ce qui se cache derrière le terme un peu mystérieux de Deep Tech. D’après Jean-Noël Barrot, actuel ministre délégué chargé de la transition numérique et des télécommunications, la prochaine vague d’innovation viendra du quantique, de l’iA, de la 5G, du cloud et bien sûr de la cybersécurité. Autant d’innovations portées aujourd’hui par les jeunes pousses qui se réclament de l’écosystème de la deep tech. La deep tech, qu’est-ce que c’est, me direz-vous ? Et bien ce terme, un peu “fourre-tout”, désigne pour faire court les startups qui proposent des produits ou des services basés sur des technologies dites “de rupture”. Cet écosystème est par nature très connecté au monde de recherche. Son objectif, in fine, est de passer à l’échelle industrielle. On devine l’ampleur de la tâche, car ce qui caractérise ces startups, c’est d’abord et surtout une barrière technologique très forte à l’entrée, et donc la nécessité d’investir massivement et d’embaucher des profils très pointus. Pour que ces jeunes pousses décollent, elles ont donc besoin de soutien. C’est là que le gouvernement a décidé d’intervenir, en lançant cette année un programme d’accompagnement dédié aux startups françaises de la deep tech, baptisé le “French Tech DeepNum20”. Bercy vient de rendre public les noms des 20 premiers lauréats. Premier constat : dans cette liste, même si les secteurs représentés sont variés, certains domaines sortent particulièrement leur épingle du jeu. C’est le cas, notamment, de l’informatique quantique. Un domaine sur lequel tout le monde s'accorde à dire qu’il y a du potentiel, même si les premiers ordinateurs quantiques ne sont pas encore au niveau des attentes. Si vous vous demandez ce qu’est l’informatique quantique, je vous renvoie à un précédent épisode du ZDTech, consacré à l’explication de cette technologie, ainsi que de ce qu’elle va changer dans vos métiers. Mais revenons à notre programme. Dans cette première édition, 3 startups quantiques ont été sélectionnées par le jury. Et ce ne sont pas n’importe lesquelles, on parle ici des fleurons français du quantique. Il y a d’abord la startup Pasqal, dont le projet est de construire des ordinateurs quantiques à partir d’atomes neutres. Ensuite, on retrouve la startup Alice & Bob, qui travaille sur un ordinateur quantique universel et sans erreur basé sur son concept de « qubit de chat », en référence au chat de Schrödinger. Enfin, la jeune pousse Quandela fait aussi partie des lauréats. Cette startup, spécialisée dans la photonique quantique, veut développer un ordinateur quantique optique complet. Chacune de ces trois startups, dont la notoriété ne fait que grandir, misent sur des approches technologiques différentes. Mais on peut d’emblée noter un point commun : elles ne laissent pas indifférents les acteurs industriels, qui commencent à investir sur les premiers cas d’usage quantiques. Pas plus tard que cette semaine, par exemple, EDF et Quandela ont annoncé qu’ils allaient travailler ensemble sur la simulation de barrages hydroélectriques. On est bien entendu sur un cas d’usage industriel encore très exploratoire, mais qui démontre une curiosité croissante pour ces technologies de rupture. Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre site internet. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZDTech sur vos plateformes de podcast préférées. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| SIM swapping : quand votre opérateur livre les clés du royaume | 22 Mar 2022 | 00:02:45 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m'appelleLouis Adam et aujourd'hui, je vais vous expliquerpourquoi les attaques dites de "SIM Swapping" sont aussi dangereuses. "SIM Swapping", ou "échange de cartes SIM" en français, c'est le nom donné à un type d'attaque qui s'est révélée terriblement efficace au cours des dernières années. Cette technique a été employée aussi bien pour pirater des anonymes et vider leurs comptes en banque que pour se connecter au compte du patron de Twitter et publier des messages racistes. Le cœur du SIM Swapping, c'est de parvenir à récupérer une carte SIM attribuée à un abonné par un opérateur. Et pour y parvenir, tous les moyens sont bons : on peut par exemple appeler le service après-vente de l'opérateur et se faire passer pour la victime afin de demander l'envoi d'une nouvelle carte SIM. Bien sûr, il y a quelques vérifications : le SAV demande certaines informations avant d'approuver l'envoi, mais en collectant des informations sur la cible, au travers d'une recherche en source ouverte ou via un phishing réalisé en amont, on peut assez facilement contourner ces protections. Et si la manière douce ne fonctionne pas, les attaquants ont d'autres possibilités. Aux Etats-Unis, on a ainsi vu des opérateurs téléphoniques se faire pirater les comptes et les ordinateurs utilisés par leur service après-vente. L'objectif : permettre aux attaquants de lancer eux-mêmes une procédure de remplacement de carte SIM. Dans certains cas, des employés d'opérateurs téléphoniques ont même été directement corrompus par des cybercriminels afin de déclencher ce type de procédure. Pour la victime, difficile de faire face à ce type de piratage. Lors de l'activation de la nouvelle SIM par l'attaquant, elle perd l'accès à internet et au réseau mobile sur son téléphone. Et généralement, elle perd dans la foulée l'accès à ses principaux comptes en ligne – e-mail, réseaux sociaux – ceux-ci étant rapidement réinitialisés par le pirate qui souhaite en prendre le contrôle. Seule solution pour résoudre le problème : contacter son opérateur, signaler l'attaque et demander à faire bloquer la nouvelle carte SIM obtenue par les pirates. Malheureusement, cela peut prendre un peu de temps. Pour se protéger du SIM swapping, la balle est dans le camp des opérateurs plus que des abonnés. C'est en effet aux opérateurs de mettre en place des mesures de vérification d'identité robustes avant d'activer de nouvelles cartes SIM. En France, les opérateurs promettent que ce type d'attaques reste pour l'instant marginal. Pour une victime, la meilleure protection reste l'utilisation d'une clé de sécurité physique pour l'authentification multifacteurs plutôt qu'une authentification basée sur des SMS. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Galaxy S22 : pourquoi le PDG de Samsung s'excuse | 21 Mar 2022 | 00:02:39 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique pour quelles raisons le PDG de Sasumg a du présenter la semaine dernière ses plus plates excuses. C'est assez rare pour être souligné. Lors de l'assemblée générale annuelle des actionnaires du géant sud-coréen, mercredi dernier, le PDG de la division Samsung Device Experience a déclaré que l'entreprise n'avait pas tenu compte des préoccupations des clients et a présenté ses excuses. En cause ? La limitation des performances du dernier smartphone haut de gamme du géant coréen, le Galaxy S22. Des limitations dues à des applications préinstallées. Il faut dire que la pratique est très courante chez Samsung, et à le don d'énerver les utilisateurs. La marque passe des accords avec des éditeurs de logiciels et préinstalle ces solutions sur ses smartphones et télévisions connectées. De quoi inciter les clients à utiliser ces logiciels et services. De quoi aussi gacher la vie de ceux qui veulent tout simplement utiliser comme ils l'entendent les produits de la marque. Les plaintes ont atteint un point culminant au début du mois de mars. L'application Game Optimisation Service (GOS) préinstallée sur les Galaxy S22, limite la performance du smartphone quand elle détecte qu'un jeu vidéo y est exécuté. Un comble pour des smartphones haut de gamme vendus entre 860 euros et 1260 euros selon les versions. Le scandale a été tel que les autorités sud-coréennes s'en sont mêlées. Pourtant le même logiciel était déjà présent sur la génération précédente des smartphones haut de gamme de Samsung, les Galaxy S21. Une enquête a été ouverte pour déterminer si Samsung avait violé les lois sur le commerce en promettant plus de capacités au regard des performances réelles des machines ainsi bridées. Samsung avait pourtant expliqué vouloir bien faire. L'application GOS doit empêcher les appareils de surchauffer et de perdre de la batterie trop rapidement pendant l'utilisation de jeux vidéos. La pratique n’est pas nouvelle. On se souvient de l’affaire OnePlus en 2021. Le constructeur limitait lui aussi les performances d’applications spécifiques pour réduire leur impact sur l’autonomie. Face à la fronde, Samsung a annoncé prévoir d'ajouter une option pour permettre aux utilisateurs de donner la priorité aux performances même quand ils jouent, et ce par le biais d'une mise à jour logicielle. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Pourquoi Microsoft vient d'exploser ses émissions carbone | 18 Mar 2022 | 00:02:58 | |
Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Guillaume Serries et aujourd’hui je vous explique pourquoi Microsoft vient d'exploser ses émissions carbone. 2021 a été une année record pour Microsoft. La société a vu son chiffre d'affaires croître de 20 %. Et ses émissions de carbone ont augmenté de 23 % en un an. Et nous allons voir à quel point tout ceci est lié. Car c'est bien la croissance de l'activité de cloud computing de Microsoft, Azure, et des ventes de produits comme la Xbox, qui sont à l'origine de l'augmentation des émissions de carbone de Microsoft. Une telle explosion des émissions carbone a comme conséquence de faire renoncer Microsoft à son objectif, annoncé pour la première fois en 2020, de devenir neutre en carbone d'ici 2030. Dans le détail, Microsoft répartit ses émissions de carbone en trois catégories. D'une part les émissions directes provenant des combustibles fossiles utilisés sur les sites de l'entreprise. D'autre part les émissions indirectes provenant de l'achat d'électricité pour faire fonctionner les centres de données, les bâtiments et les campus de l'entreprise. Enfin, les achats de biens et de services, le carburant, les déchets, les voyages d'affaires, les déplacements des employés, ou encore l'utilisation des produits vendus par Microsoft. Vous vous en doutez, c'est cette dernière partie qui représente 98 % des émissions de carbone de Microsoft. Car c'est bien dans cette partie que rentre toute sa chaîne d'approvisionnement et les produits et services qu'elle vend, allant de Microsoft 365 à Azure, Xbox et aux appareils Surface. Microsoft tente de communiquer sur le fait que "ses progrès ne sont pas linéaires". Reste que la société assure que la plupart des émissions dont elle est comptable, soit 97 %, sont générées par des tiers. Ce sont ces émissions de carbone qui augmenté de 22 % en 2021 pour atteindre près de 14 millions de tonnes de CO2. Et c'est un véritable retournement de tendance pour Microsoft. Depuis 2018, les émissions de carbone de Microsoft avaient légèrement diminué d'année en année. Ce qu'illustre la croissance des ventes de cloud computng et d'appareils, c'est la conséquence de la croissance du télétravail et des cours en ligne lors de la pandémie de Covid 19. Microsoft promet des "mesures plus fermes" pour continuer à réduire ses émissions de carbone. Côté Xbox, Microsoft assure prendre des mesures pour fabriquer des appareils plus durables, notamment au niveau du mode de veille Energy Saver, qui consomme moins d'énergie que le mode veille classique. De nouveaux matériaux utilisés pour fabriquer les appareils sont aussi à l'étude, ainsi que la suppression des emballages plastiques. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||