ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet – Details, episodes & analysis

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ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes avec ZDNet

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ZD Tech : tout comprendre en moins de 3 minutes

Technology

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Ausha
Découvrir au quotidien les enjeux de la technologie. Le podcast de la rédaction de ZDNet, pour les professionnels à la recherche d'infos pratiques et concrètes pour mieux comprendre le marché IT et telco et son influence sur les métiers.    Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/fr/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.
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Pourquoi et comment les nouveaux écouteurs d'Apple deviennent des aides auditives

vendredi 13 septembre 2024Duration 02:30

Aujourd'hui, on parle d'une innovation d'Apple qui pourrait bien changer la vie de millions de personnes malentendantes.

Aux Etats-Unis, la FDA vient de donner son feu vert pour que les tout nouveaux écouteurs intra auriculaire AirPods Pro 2 soient utilisés comme aides auditives médicalisées. Et cela en vente libre.

Oui, vous avez bien entendu. Vos AirPods pourraient bientôt servir de prothèses auditives.

Alors comment ça marche ?

Les AirPods Pro 2, la dernière version des écouteurs sans fil d'Apple, embarquent une fonctionnalité d'aide auditive, qui sera disponible dès cet automne.

Ce mode est configuré par un test de cinq minutes, réalisé sur un iPhone.

Il permet de mesurer le niveau de perte auditive de l'utilisateur, à savoir une perte légère ou modérée.

Une fois le test effectué, les AirPods Pro 2 peuvent amplifier de manière efficace les voix, les médias et même les appels téléphoniques pour les rendre plus faciles à entendre.

Et voici pourquoi c'est important

Près de 10 pourcent de la population française souffre de perte auditive. Et ce chiffre grimpe à plus de 50 pourcent chez les plus de 60 ans.

Or, les appareils auditifs traditionnels coûtent plusieurs milliers de dollars. Ce qui les rend inaccessibles pour beaucoup. En comparaison, les AirPods Pro 2 sont vendus moins de 300 euros. Ils pourraient donc devenir une solution auditive bien plus abordable pour de nombreuses personnes.

Enfin, qu'en est-il pour le marché français ?

Pour le moment, les aides auditives grand public comme les AirPods Pro 2 ne sont pas référencées par le Ministère de la Santé pour une prise en charge par la sécurité sociale et les mutuelles de santé.

Mais le tableau de référencement des aides auditives est mis à jour régulièrement. Apple pourrait donc tenter de faire approuver cette nouvelle fonctionnalité en France pour pénétrer ce marché. A moins que la vente en libre service lui suffise, comme aux Etats-Unis.


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Copilot pour Microsoft 365 : 30 € par mois, mais combien de temps réellement gagné ?

jeudi 12 septembre 2024Duration 02:32

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD TECH, le podcast quotidien de la rédaction de Z D NET. Je suis Elia, votre présentateur IA, et tous les jours j'évoque avec vous un fait marquant de l'actualité numérique pour les professionnels.

Aujourd'hui, un point sur Copilot pour Microsoft 365, l'IA intégrée à la suite bureautique Microsoft 365.

La question est simple. Qu'apportent au quotidien les 30 € par mois dépensés pour l'abonnement. Combien de minutes de travail cet abonnement permet t-il d'économiser ?

Les premiers retours d’expérience nous viennent de Corée du Sud. Là bas plus de cent entreprises utilisent déjà cet outil.

Alors, que nous montrent ces premiers retours ?

Tout d'abord, Microsoft avance qu'un gain de temps moyen de trois minutes par jour suffit à justifier le coût de l'abonnement.

Sur la base d’un employé moyen qui travaille huit heures par jour pour un salaire annuel de 40 000 €, ces trois minutes par jour suffiraient à couvrir largement le coût de l'abonnement mensuel de trente euros.

Surtout, un porte-parole de Microsoft affirme que les utilisateurs de Copilot peuvent économiser bien plus que trois minutes par jour. Il affirme que le gain monte à 45 minutes !

Cela inclut des tâches comme la rédaction de courriels, l'organisation de réunions, et la recherche d’informations. Le temps économisé serait donc dix fois supérieur au coût de l’abonnement. Du moins sur le papier.

Mais Microsoft précise bien que ce gain de temps dépend surtout du type de poste.

Ce sont principalement les cadres et les managers qui tirent le plus d’avantages de cette IA. Et ce pour optimiser des tâches de gestion, de suivi de projets, ou encore de rédaction de comptes rendus de réunions.

Et surtout c'est l'intégration avec des outils de collaboration comme Outlook et Teams qui permet d'automatiser l’attribution des tâches, d'éviter les oublis et de mieux suivre les progrès des équipes.

Microsoft compare cette révolution technologique à celle de l’imprimerie de Gutemberg. L'idée est que ce genre d'innovation peut être mal perçue au début. Mais qu'il est essentiel de comprendre comment bien l’utiliser.

Et voilà, normalement on a fait le tour du sujet. Pour en savoir plus, rendez-vous sur notre site ZDNET.FR. Et retrouvez tous les jours un nouvel épisode du ZD TECH sur vos plateformes de podcast préférées.


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Frankencloud, le monstre du cloud qui vous guette

jeudi 10 novembre 2022Duration 03:24

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je suis Guillaume Serries et aujourd'hui je vous explique pourquoi la complexité de l'architecture cloud peut tuer votre projet de migration, surtout en matière de cloud hybride.


L'adoption du cloud ne ralentit pas. Mais cela ne signifie pas que 2023 sera une année facile pour les utilisateurs de services informatiques à la demande.


Selon un récent rapport du Gartner, les dépenses mondiales de services de cloud public devraient augmenter de 20,7 % pour atteindre 592 milliards de dollars en 2023, contre 490 milliards de dollars en 2022.


Dans le même temps, KPMG affirme que neuf entreprises sur dix considèrent que leur adoption des systèmes de cloud computing est désormais "avancée". Et que près des trois quarts d'entre elles sont désormais en train de migrer des charges de travail stratégiques vers le cloud. Bref, le cloud computing est désormais considéré comme un pilier fondamental de la technologie pour de nombreuses entreprises.


De quoi booster les recrutements dans ce secteur, mais de moins en moins dans les DSI des grandes entreprises. "Nous cherchons à nous défaire des compétences sur le stockage, le calcul, bref, sur l'infrastructure" indiquait avant-hier Frédéric Vincent, le DSI du groupe Renault, en commentaire de l'accord entre la marque au losange et Google Cloud.


Autre point saillant du développement du cloud, le manque de personnel dans le domaine de la cybersécurité. Les entreprises doivent faire face à un double défi dans ce domaine, soit une demande extrême et des taux élevés d'attrition liés au stress et à l'épuisement professionnel.


IBM précise que c'est tout particulièrement l'essor du cloud hybride qui soulève des défis spécifiques en matière de sécurité. Pourquoi ? Parce que la nature hybride de ce type de cloud crée davantage de points d'entrée potentiels pour les pirates.


Par ailleurs, la mise en place des infrastructures de cloud, qu'elles soient hybrides, privées ou publiques, devient plus complexe. IBM explique que les entreprises utilisatrices doivent éviter d'être victimes du "Frankencloud", c'est à dire un environnement difficile à maîtriser et presque impossible à sécuriser.


Un exemple ? Les dépendances à des services tiers dans les infrastructures de cloud créent des vulnérabilités supplémentaires et des "angles morts" qui peuvent être exploités par les pirates. La solution ? Adopter une approche holistique de la sécurité et surtout une vision claire des données hébergées dans l'infrastructure.


Côté prévisions, le Gartner s'attend à ce que les services de PaaS, soit Platform-as-a-Service, et de SaaS, c'est à dire Software-as-a-Service, subissent les impacts les plus importants de l'inflation qui devrait se maintenir au moins au cours des 12 prochains mois.


La cause ? Encore une fois les problèmes de personnel. Sid Nag, analyste du Gartner, mentionne que "des salaires plus élevés et un personnel plus qualifié sont nécessaires pour développer des applications de SaaS modernes" et ce alors que "les entreprises devront relever le défi de réduire les embauches pour contrôler les coûts".


Quoi qu'il en soit, les perspectives pour les professionnels du cloud en 2023 restent optimistes, pour l'instant.


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France Identité, pour prouver son identité en ligne

mercredi 18 mai 2022Duration 03:06

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries, et aujourd’hui je vous explique ce qu'est France Identité, l'application mobile qui doit permettre bientôt à tous de prouver son identité en ligne.


Oui, bientôt, vous aller scanner votre carte d'identité avec votre smartphone. C'est en tout cas ce que vous demandera de faire l'application mobile France Identité, qui pour l'heure peut être utilisée par quelques beta testeurs, et ce uniquement sur Android.


Mais comme France Identité doit rentrer dans les smartphones de tous les français dans les mois qui viennent, autant savoir ce que l'avenir vous réserve en la matière.


Tout d'abord, voici l'objectif final : France Identité doit permettre d'utiliser sa carte d'identité biométrique et son smartphone afin de prouver son identité en ligne.


Oui, vous avez bien entendu, vous pourrez justifier de votre identité directement depuis votre smartphone. De quoi en finir avec les scans de carte d'identité, mais aussi justifier sa majorité sans pour autant dévoiler son identité" mentionne le site du gouvernement consacré à France Identité.


Et les occasions de prouver son identité en ligne vont devenir de plus en plus nombreuses. Vous pourrez ainsi prochainement faire une procuration pour un vote, ou encore ouvrir un compte en banque en ligne.


Dans le détail, le smartphone équipé de l'application, et d'une puce NFC, va scanner la puce de la carte d'identité, et l'application France Identité permettra de valider l'opération, après vous avoir demandé de rentrer un code PIN dédié.


Attention, il ne s'agit toutefois pas de la carte d'identité classique. Seuls les détenteurs de la nouvelle carte nationale d'identité biométrique, une carte au format carte de crédit et équipée d'une puce électronique, pourront utiliser ce système.


Cette puce embarque des données d'identité telles que les données d'état civil, une photographie, la date de délivrance ou encore deux empreintes digitales. Mais le gouvernement assure que cette puce ne contient aucune données de géolocalisation. Et que les données personnelles ne peuvent pas être commercialisées.


A ce jour, on ne trouve que 4,5 millions de détenteurs de ces nouvelles cartes qui sont distribuées depuis l'été 2021.


Mais l'application France Identité doit déjà permettre dès cet été d'accéder à France Connect, le portail utilisé par plus de 37 millions de personnes pour payer leurs impôts, consulter leurs droits à la retraite ou le solde des points de leur permis de conduire.


Alors bien sûr, la question de la sécurisation de cette application se pose. Surtout que le projet France Identité succède à Alicem, un chantier initié en 2013 qui prévoyait d'utiliser la reconnaissance faciale. Mais Alicem a été abandonné suite aux critiques de la Cnil.


Le gouvernement français assure qu'en se passant de biométrie, et en utilisant un code personnel, les risques qui pèsent sur la vie privée sont limités.


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Aramco dépasse Apple en bourse, symbole d'un retournement économique mondial

mardi 17 mai 2022Duration 03:22

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries, et aujourd’hui je vous explique pourquoi Aramco dépasse Apple en bourse, et pourquoi cela est un symbole d'un retournement économique mondial.


Le secteur de la tech, et Apple en premier lieu, est miné par la pénurie mondiale de semi-conducteurs. Une pénurie qui oblige à réduire la production d'appareils connectés. Et l'une des conséquences de cette situation, c'est que la marque à la pomme n’est plus l’entreprise la plus chère du monde depuis la semaine dernière.


Evidemment, ce n'est pas la seule raison. Et nous allons entrer dans le détail pour mieux comprendre.


Oui, c'est le géant pétrolier saoudien Saudi Aramco qui est redevenu l'entreprise la plus valorisée au monde, passant devant Apple. Et Microsoft, première entreprise du classement des sociétés les mieux valorisées en 2019, arrive en troisième position désormais.


L'agence Bloomberg assure que l'entreprise pétrolière saoudienne a désormais une valorisation estimée à 2 430 milliards de dollars.


Alors pourquoi ce changement ? Oui, Apple souffre du fait des semi-conducteurs, mais Aramco grimpe grâce à la récente flambée des cours du pétrole brut.


Bien sûr, la valorisation d'Apple reste plus que conséquente. La capitalisation de l'entreprise californienne est de 2 370 milliards de dollars à date. Mais cette capitalisation s'est effritée depuis le début de l'année. En janvier dernier, l'entreprise de Cupertino était la première société à dépasser la barre des 3 000 milliards de dollars de capitalisation boursière.


Mais depuis, la valorisation d'Apple a chuté de près de 20% et ce alors même que la capitalisation d'Aramco était en hausse de 28%.


Il faut noter que la correction est brutale pour les valeurs de la tech, et touche tout le Nasdaq. Cet indice boursier de la tech a ainsi perdu plus de 25% depuis le début de l'année, et ce dans le sillage d'un changement de politique monétaire de la Banque centrale américaine, la Fed, face à l'inflation et la guerre en Ukraine.


On l'a donc bien compris, l'appréciation du secteur de l'énergie et le ralentissement d'activité dans le secteur de la tech ont provoqué un retournement de situation. Un retournement que Bloomberg juge durable.


"Même si le mouvement s'avère de courte durée et qu'Apple reprend la première place, l'inversion des rôles souligne la puissance des forces majeures qui traversent l'économie mondiale", note l'agence.


Le chassé croisé entre Apple et Aramco n'est cependant pas une affaire nouvelle. Apple avait dépassé Aramco juillet 2020, durant la crise du Covid-19, et ce alors que le groupe saoudien était lui pénalisé par la chute des cours et la baisse de la demande, allant de pair avec le ralentissement de l'activité économique.


En France, on note que c'est l'opérateur Orange qui arrive en seconde place du classement hexagonal, avec une valorisation de plus de 16 milliards d'euros. Et la première place est occupée par Louis Vuitton. Le géant du luxe revendique une valorisation de plus de 20 milliards d'euros.


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Ukraine : quels risques pour les dorsales de l'Internet en Mer Noire ?

lundi 16 mai 2022Duration 02:50

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZD Tech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet.fr. Je m’appelle Anne Mignard et aujourd’hui je vous explique quels sont les risques pour les dorsales de l'Internet en Mer Noire. 


On le sait Moscou a fait des moyens de communication une de ses cibles favorites.


Sur la toile tout d’abord via le piratage ou la destruction de serveur. Comme ce fut le cas dès le début du conflit   en Ukraine avec la cyberattaque de l’operateur Viasat. Pour rappel, cette attaque avait paralysé l’accès à ce réseau pour de nombreux utilisateurs européens, le jour de l’invasion russe.


Les attaques de moyens de communications par Moscou se font aussi sur terre. La Russie n’a d’ailleurs attendu qu’une semaine après le début de l’offensive en Ukraine pour détruire la tour de télévision de Kiev.


Mais Moscou viserait aussi les fonds marins, où se trouvent l'essentiel des réseaux internationaux de fibre optique qui forment ce que l'on appelle "les dorsales de l'internet mondial".


En 2008 par exemple, rappelle Asma Mhalla, la spécialiste des enjeux de l'économie numérique… la Russie avait en pleine crise avec la Georgie coupé le câble de fibre optique qui reliait en mer noire la Géorgie à ses voisins, histoire de mettre le pays totalement sous cloche.


Moscou avait fait de même aussi en 2014 lors de la guerre en Crimée et là c’était l’Ukraine qui avait vu ses câbles sectionnés. 


 Alors faut-il s’attendre à cette fois-ci encore à des coupures dans cette mer enclavée ?


C’est techniquement possible selon Camille Morel, de l'Institut d'études de stratégie et de défense. Elle explique qu’aujourd’hui seule une dizaine d’état dont la Russie, sont dotés de navires qui peuvent descendre au-delà de plus de 6000 mètres de profondeur. Des navires qui sont capables de couper les câbles par grands fonds, là où ils sont les moins protégés puisqu’ils font seulement la taille d’un poignet.


Toute la question est donc de savoir quel intérêt aurait aujourd’hui Moscou à mener cette opération ?


Ce geste serait un geste fort pour Asma Mhalla mais uniquement symbolique. Car ces câbles ne relient aujourd’hui que la Géorgie à la Bulgarie. De plus les dégâts pour ces deux pays ne seraient que limités puisque chacun est relié par d’autres voies de communications à l’étranger, via des voies de transit alternatif.


Mais l’acte pourrait tout de même déstabiliser la région selon la chercheuse, avec les risques d’une réponse occidentale. 


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Facture écologique des opérateurs : une baisse en trompe-l'oeil ?

vendredi 13 mai 2022Duration 03:09

Bonjour à tous et bienvenue sur le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je suis Pierre Benhamou et aujourd'hui je vais vous expliquer pourquoi les efforts consentis par les opérateurs pour faire fondre leurs émissions de gaz à effet de serre peinent à porter leur fruit.

Vous n'êtes certainement pas sans savoir que le numérique, au même titre que nombre d'industries est aujourd'hui pointé du doigt pour sa contribution au réchauffement climatique. Alors que le secteur pèse actuellement pour 2 % de l’empreinte carbone générée chaque année en France, cette proportion pourrait bien grimper à 6,7 % d'ici 2060, si rien n'est fait pour la contenir. Comme les autres acteurs de ce marché, les opérateurs télécoms sont pressés de faire baisser leur facture environnementale et multiplient ces dernières années les actions pour assainir leurs activités.

C'est du moins ce que constate l'Arcep, le régulateur du secteur, dans la première édition annuelle de son enquête dédiée sur le sujet, publié à la fin du mois d'avril. L'Autorité y relève notamment que les émissions de gaz à effet de serre des quatre principaux opérateurs français ont beau avoir diminué pour atteindre 362 000 tonnes équivalent Co2 en 2020, cette belle performance s'apparente en réalité à une "illusion d'optique".

Comme le relève le gendarme des télécoms, la baisse observée ne concerne en réalité que les émissions directes de gaz à effet de serre des opérateurs, c'est-à-dire celles générées par exemple par leurs flottes de véhicules, la consommation de leurs parcs immobiliers ou de leurs boutiques. Hélas, il ne s'agit là que d'une goutte d'eau comparée à l'océant des émissions indirectes des opérateurs, celles liées à la consommation électrique de leurs réseaux fixes et mobiles.

C'est bien là que le bât blesse. Alors que le déploiement de la fibre sur le fixe et de la 5G sur le mobile s'accélère, l'Arcep relève que les réseaux des opérateurs se montrent de plus en plus énergivores. Cela s'observe dans les faits : entre 2016 et 2020 la consommation énergétique des réseaux fixes et mobiles n’a cessé de croître, de l'ordre de 6 % par an. A notez que si les réseaux fixes se montrent nettement moins voraces en énergie que les réseaux mobiles, ils le doivent notamment à la généralisation de la fibre.

C'est peut-être d'ailleurs de cette technologie très haut débit que viendra la lumière. Pour réduire la facture environnementale du numérique, l'Arcep recommande ainsi aux utilisateurs finaux - c'est-à-dire vous et moi - de privilégier le Wi-Fi aux réseaux cellulaires et de passer à la fibre... Quand cela est possible.


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Groupes APT, une menace patiente et déterminée

jeudi 12 mai 2022Duration 03:01

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de
ZDNet. Je m’appelle Louis ADAM et aujourd’hui, je vais vous expliquer pourquoi
certains groupes malveillants sont désignés par le sigle APT.

Fancy Bear, Animal Farm, Hafnium : chaque société de cybersécurité dispose de sa
propre nomenclature pour designer ces groupes. Mais tous sont généralement
regroupés sous la même ombrelle, celle des groupes APT.

APT pour Advanced Persistent Threat, ou Menace persistante avancée : l’acronyme
existe depuis le début des années 2000 et nous vient d’outre atlantique, plus
particulièrement du monde de la défense américaine. Le terme a depuis gagné en
popularité dans le monde de la sécurité informatique et vise à décrire un certains type
d’attaquants. Derrière cet acronyme, il n’est pas question d’une technique particulière
ou d’outils spécifique, mais plutôt d’un mode opératoire particulier.


Les groupes désignés par le sigle APT sont des groupes organisés et patients. Le
terme « Avancé » qui leur colle à la peau est souvent mal interprété. Il ne s’agit pas
forcement d’attaquants disposant d’outils, de vulnérabilités ou de logiciels
malveillants sophistiqués, mais plutôt de leur capacité à exploiter tout un panel
d’attaques pour infiltrer les réseaux qu’ils ciblent et s’y maintenir. En d’autre terme,
on peut parfaitement trouver des exemples de groupes APT exploitant des
vulnérabilités connues, des logiciels malveillants communs et des techniques
d’attaques, comme le phishing, tout à fait traditionnelles.

Le qualificatif « Persistant » est en revanche plus adapté : contrairement aux groupes
cybercriminels traditionnels, les groupes APT peuvent prendre leur temps pour
attaquer une cible. Ils peuvent ainsi effectuer plusieurs reconnaissances avant
d’identifier les vulnérabilités à exploiter, contourner les défenses de la cible et ensuite
déployer des moyens visant à se maintenir dans le réseau de la cible sans être repéré
pendant des périodes très longues, parfois plusieurs mois.


Enfin, l’objectif de ces groupes est souvent très spécifique : les chercheurs en
sécurité associent plus généralement ce sigle à des groupes spécialisés dans
l’espionnage et le vol d’informations souvent sensibles. Il n’est donc pas surprenant
de voir que derrière de nombreux groupes APT se trouvent des unités encadrées par
les services de renseignement de plusieurs pays. Mais l’espionnage n’est pas
forcement leur seule mission : certains groupes APT se livrent ainsi parfois à la
diffusion de désinformation ou de sabotage de systèmes informatiques.

Et les cibles de ces groupes sont de tous types. Si les secteurs les plus stratégiques,
comme ceux ayant trait à la défense ou l’aéronautique, sont fréquemment considérés
comme des cibles de choix, n’importe quelle organisation ou personne détenant des
informations stratégiques peut être visé par ce type de groupe.

Contrairement aux cybercriminels « classiques », les groupes APT opèrent donc avec
méthode. Ils ont des objectifs précis, fixés par un commanditaire, des équipes
constituées de spécialistes et des procédures souvent rodées visant à atteindre leurs
cibles en restant sous le radar.


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Orange sonne le glas de son horloge parlante

mercredi 11 mai 2022Duration 03:06

Bonjour à tous et bienvenue sur le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de ZDNet. Je suis Pierre Benhamou et aujourd'hui je vais vous expliquer pourquoi Orange a finalement décidé de dire stop à son horloge parlante plus de trente ans après l'avoir lancé.

La nouvelle ne va faire râler que les nostalgiques. Qu'à cela ne tienne, sachez tout de même qu'Orange a bel et bien décidé de sonner le glas de son service d'horloge parlante... Pour les auditeurs qui l'ignoraient, vous voilà informés : oui, l'opérateur historique commercialise encore aujourd'hui un service d'horloge parlante disponible au 3699. Et ça ne date d'ailleurs pas d'hier : le service a en effet été lancé dès 1991 dans sa forme actuelle par l'opérateur, alors connu sous le nom de France Télécom.

Moyennant la modique somme de 1,50 euros par appel, le service vous donnait jusqu'à maintenant accès à l'heure donnée par l'Observatoire de Paris, avec la garantie d'une précision de l'ordre de 10 millisecondes grâce à l'ensemble d'horloges atomiques de l'observatoire.

Hélas pour nous autres amateurs de toquantes bien rodées, cela ne sera pas éternel. Il y a quelques semaines, Orange a ainsi indiqué à ses clients que son horloge parlante cessera de tourner à compter du 1er juillet prochain. Si l'information ne vous bouleverse pas : sachez tout de même qu'avec l'arrêt du service, c'est une page qui se tourne pour l'histoire des sciences françaises. En effet l'horloge de l'observatoire de Paris a été le premier service d'horloge parlante à être automatisé dans le monde.

Mieux que ça, son inventeur est lui-même français. Il s'agit d'Ernest Esclangon, directeur de l’Observatoire de Paris dans les années 30. Pour permettre au plus grand nombre d'avoir accès à une heure précise, ce dernier eut l'idée, en 1933, d'automatiser le service, alors uniquement disponible via un standard téléphonique surchargé.

Ce n'est finalement qu'au début des années 1990 que le système d'Esclangon a été connecté pour la première fois à une horloge atomique ultra-précise grâce à une infrastructure reposant sur des commutateurs MT20, aujourd'hui en voie de disparition.

Hélas toute histoire à une fin, et l’avènement des smartphones, qui ont permis la démocratisation de l’accès à une heure précise, a finalement eu la peau de l’horloge parlante d’Orange. L’opérateur ne s’en est d’ailleurs pas caché, invoquant la “baisse régulière et significative” des appels au 3699 et la ”fin de vie programmée” de son infrastructure pour justifier l’arrêt du service. Sachez tout de même que l’observatoire de Paris continue à fournir une heure on ne peut plus précise via ses différents portails à retrouver sur la toile.


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Bitcoin : pourquoi MicroStrategy joue avec le feu

mardi 10 mai 2022Duration 04:26

Bonjour à tous et bienvenue dans le ZDTech, le podcast quotidien de la rédaction de

ZDNet. Je m’appelle Guillaume Serries, et aujourd’hui je vais vous expliquer pourquoi le vénérable éditeur de logiciel MicroStrategy joue avec le feu à coup de Bitcoin.


MicroStrategy est une très respectable société américaine, qui édite des progiciels de Business Intelligence. Et voici que pour ses 33 ans d'existence, elle pourrait connaître cette année la mort ou la résurrection. Et tout ceci est une affaire de Bitcoin. Je vous explique. 


Son fondateur, Michael Saylor, croit depuis deux ans que l'avenir est au Bitcoin. Au point d'avoir utilisé une partie du capital de son entreprise côtée pour acheter de cette monnaie virtuelle fort volatile. Et pas qu'un peu !


L'homme a effectué son premier achat de bitcoins au nom de sa société en août 2020. A l'époque, il rafle 21 500 bitcoin au cours de l'époque de 11 650 dollars.


Ravi de l'appréciation continue de cette monnaie, il récidive dans les mois qui suivent. De quoi à ce jour posséder un portefeuille avec plus de 129 000 bitcoins dont le prix moyen d'achat est de 30 700 dollars chacun.


Au total, MicroStrategy détient environ 4 milliards de dollars en Bitcoin. De quoi en faire le premier investisseur de ce type avant Tesla, qui aurait 1 milliard de dollars en Bitcoin dans ses réserves.


Oui mais voilà que vient la catastrophe. Car hier lundi fut une journée particulièrement noire pour les crypto, avec une chute de 8% de la valeur du Bitcoin. Son cours frôle désormais les 30 000 dollars.


Première conséquence, l'action de MicroStrategy a chuté de 25 % ces dernières heures.


Mais il y a bien pire. Car oui, vous l'aurez compris, la gamelle de ce début de semaine efface l'ensemble des bénéfices que MicroStrategy espérait réalisé avec sa stratégie de spéculation sur cette monnaie virtuelle.


Cela va t-il provoquer chez Michael Saylor un changement de posture ? Et bien rien n'est moins sûr. Car en avril dernier, alors que le cours des crypto s'affaissait déjà grandement, le PDG de l'entreprise annonçait fièrement à ses actionnaires que MicroStrategy avait l’intention de « poursuivre vigoureusement » sa stratégie d’actifs de réserve en achetant et en détenant toujours plus de Bitcoin.


A l'époque, MicroStrategy assurait que sa stratégie d'achat de crypto lui avait permis de dégager une marge bénéficiaire potentielle de... 1,2 milliard de dollars.


Une marge qui désormais est réduite à... 0.


La société doit donc présenter pour le trimestre finissant une perte d'exploitation de 178 millions de dollars, en grande partie à cause de charges comptables sur ses avoirs en bitcoins.


MicroStrategy affirme cependant disposer de suffisamment de liquidités provenant de ses activités de vente de logiciels pour couvrir ses obligations en matière de dette.


Néanmoins, les investisseurs pourraient être de plus en plus nerveux à l'idée que Michael Saylor s'entête. Surtout qu'avec la hausse des taux, l'entreprise devra faire face à des frais d'intérêts plus élevés à l'avenir.


Mais au delà du cas symptomatique de MicroStrategy, comment expliquer cette chute ?


Déjà ce n'est pas un retournement. Le cours du Bitcoin est en tendance baissière depuis novembre dernier, où son cours le plus élevé l'avait porté à 64400 dollars l'unité.


Ensuite, l'ensemble des valeurs boursières de la tech sont à la baisse, ce qui a une incidence sur les crypto-monnaies.


Par ailleurs, les inquiétudes liées à la faible croissance et à la possible récession dans le monde font que personne semble t-il ne souhaite investir désormais dans ces monnaies encore très mal, voire pas du tout, régulées.


Enfin, nous l'avons vu la semaine dernière dans un épisode du ZD Tech, les NFT, les petits cousins des cryptomonnaies, basés eux aussi sur la technologie blockchain, s'essoufflent aussi. 


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