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Explore every episode of the podcast Voyages extraordinaires dans les sciences

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L’économie pour les passionnés de foot mais pas seulement19 Dec 202401:00:14
L’émission « Voyages extraordinaires dans le monde des sciences » a reçu Yvon Rocaboy, costarmoricain de souche et d’âme, professeur d’économie de l’université de Rennes, passionné de football et pratiquant encore sa passion après avoir joué longtemps à haut niveau. Au-delà de travaux de recherche en économie publique locale (concurrence fiscale, choix de localisation, taille optimale des juridictions) et en économie publique au sens large, dans un présent où le débat sur les économies à faire à tous les échelons du pays occupe toutes les actualités, Yvon nous donnera quelques clés pour mieux comprendre les difficultés rencontrées par les collectivités territoriales. Bien entendu, le lien particulier entretenu avec sa passion et développé dans cet entretien n’est pas un hasard et nous offrait une occasion unique de nous intéresser à ce qu’il se passe dans le monde du sport pour mieux le comprendre. Et en premier lieu le football qui attire tous les regards et les repousse tout autant par ses excès. Là aussi, l’actualité nous rattrape. En voici la preuve à travers quelques questions : - A quel résultat est-il arrivé dans ses travaux portant sur l’effet produit en termes de performance d’une équipe lors d’un licenciement de son entraîneur en cours de saison ? Comment ne pas penser bien sûr au Stade Rennais aujourd’hui. - Que conclue-t-il sur l’impact des différences de salaires entre joueurs sur les performances du club ? Tous pour un ou un pour tous ? - L’existence d’une ligue nationale particulièrement riche comme l’English Premier League peut-elle nuire aux autres ligues domestiques européennes jusqu’à provoquer leur scission ? Comment en conséquence trouver la solution optimale pour gérer la distribution des recettes de diffusion à la télévision ? Nous découvrons avec lui combien ici les méthodes mathématiques sont au cœur de ses travaux et s’appliquent de manière aussi efficace du fait de l’abondance des données disponibles. Mais ces modèles qu’Yvon Rocaboy construit sont-ils seulement applicables aux sports ou ont-ils au contraire une portée générale ? Et pourquoi pas à la politique ? Jean Louis Coatrieux
Que peut-il bien se passer entre les insectes et les plantes ? 28 Nov 202400:55:38
C’est ce que nous raconte Anne-Marie Cortesero. Un nouvel épisode de « Voyages extraordinaires dans le monde des sciences ». C’est tout d’abord de longs voyages au gré des affectations parentales que nous faisons avec Anne-Marie, aujourd’hui Professeure à l’Université de Rennes. Haïti, Colombie, Egypte, là où elle passera son baccalauréat… Puis l’université à Montpellier, à Tours où elle passera sa thèse avant de s’envoler pour les USA, en Géorgie, pour un long stage-posdoctoral de 1994 à 1997. Découvertes du monde et des cultures, diversité des environnements naturels, rencontre d’un professeur passionné, le chemin s’ouvrait devant elle. Recrutée à l’université de Rennes, Anne-Marie Cortesero s’engage dans la biologie des organismes et l’écologie chimique, l’écologie comportementale et leurs applications dans le cadre de l’agroécologie. Membre et ancienne co-directrice de l'IGEPP (INRAE, Université de Rennes et Institut Agro Rennes-Angers), soit, en termes compréhensibles, Institut de Génétique, Environnement et Protection des Plantes, une unité mixte de recherche (UMR) positionnée sur des enjeux sociétaux importants en agronomie, une agriculture plus économe en engrais et en pesticides, préservant et utilisant la biodiversité. Nous allons tout savoir (ou presque) avec Anne-Marie de ce monde qui nous entoure et auquel parfois, nous ne prêtons pas attention. De ces plantes et ces légumes qui couvrent les champs (les choux, les navets, les rutabagas, …) et parfois les fleurissent pour un temps (le colza, les artichauts, etc.). Près de 80 espèces légumières ! 200000 hectares dont une très grande partie en jardins familiaux. Et des insectes, les principaux ravageurs des cultures dont il faut limiter la population et la transmission aux plantes de virus dont ils sont porteurs. Certains comme le cousin paraissent pourtant bien sympathiques tant ils semblent flageolants sur leurs pattes. Mais pour les pucerons, les mouches qui dévorent allègrement grandes cultures et cultures maraichères, c’est une autre histoire. Comment faire pour, sinon s’en passer, au moins significativement réduire les pesticides dans ce monde en pleine évolution climatique où tout s‘enchaîne dans la grande chaîne alimentaire ? Alors pourquoi ne pas mieux comprendre les insectes et les plantes dans ce qu’ils échangent, dans leurs capacités de capture de l’environnement et d’action sur leur milieu ? Pour tenter de tromper ces indésirables, les attirer d’un côté et les repousser de l’autre ? C’est l’approche choisie par Anne-Marie Cortesero. Ainsi la mouche du chou, l’un des sujets de ses travaux, ravage les plantations de brassicaceae, dont nos fameux brocolis. Et vous saurez comment en l’écoutant sur Radio Laser. Force est de constater que le vivant est encore entouré de bien des mystères. Crédit photo. Pour celle du centre, Margot Tixeront, IGEPP-Agriodor, pour les deux autres, Sonia Dourlot. Université de Rennes.
La mécanique selon Enora Denimal Goy, le bonheur de la découverte !23 Nov 202300:57:11
Enora, toute jeune chargée de recherche à l’Inria (Institut national de la recherche en informatique et automatique) à Rennes, nous explique par quel chemin elle est arrivée à la mécanique. Curiosité de comprendre comment les choses les plus ordinaires de notre environnement fonctionnent, découverte de nouvelles voies de modélisation et des simulation numériques, goût pour l’innovation. Elle nous explique que tout a commencé par une enfance à Chamagnieu (38) puis à Blain (44), suivie de classes préparatoires au lycée Chateaubriand de Rennes avant de partir vers l’Ecole centrale de Lyon. C’est là que ses premiers pas en recherche sont effectués sur un sujet conduit en partenariat avec PSA, sujet qui garde encore sa part de mystère : le crissement de frein automobile. Ses travaux lui vaudront le Prix de thèse CSMA (Computational Structural Mechanics Association qui est, contrairement à ce qu’indique son intitulé, une association Française regroupant plusieurs centaines de membres, universitaires et industriels). Après un post-doctorat à l’Imperial College à Londres où elle s’amuse à travailler sur les moteurs d’avion pour Rolls Royce, elle se retrouve à Rennes pour de nouveaux projets. En écoutant Enora, chacun saura que la recherche permet aussi de mieux se comprendre soi-même, qu’il faut de la patience quand rien ne fonctionne comme espéré mais qu’il y a aussi, au bout du chemin, le bonheur d’aboutir à une solution. Jean-Louis Coatrieux et Félix Boulé Quelques liens utiles : https://www.ec-lyon.fr/ https://www.inria.fr/fr/centre-inria-universite-rennes https://csma.asso.univ-lorraine.fr/ https://www.imperial.ac.uk/ https://www.imperial.ac.uk/vutc/ Exemples en vidéo : - https://www.youtube.com/watch?v=fhGx8MwhkU8 - https://www.youtube.com/watch?v=XggxeuFDaDU - https://www.youtube.com/watch?v=iTFZNrTYp3k - https://www.youtube.com/watch?v=wvJAgrUBF4w&t=74s
Serge Cantat ou la passion des mathématiques02 Nov 202300:59:38
Il semblerait que les mathématiciens ont besoin d’un tableau noir à chaque instant auprès d’eux pour vivre pleinement leur vie. Eh bien, cette fois, Serge Cantat ne disposait d’aucune craie à écrire et il a pourtant réussi à nous raconter sa passion pour les systèmes dynamiques, la théorie des groupes et la géométrie algébrique. En prenant des exemples parfois surprenants mais qui nous parlent à tous comme l’évolution du système solaire sur des temps très, très longs, c’est-à-dire des millions d’années. Et aussi des pliages de pentagones, l’art de jouer au Rubik’s cube… Nous en saurons bien sûr plus sur lui. Ses études, les professeurs qui ont beaucoup compté dans sa trajectoire scolaire, son arrivée à Rennes et plus précisément à l’IRMAR (Institut de Recherche en Mathématiques de Rennes, étroitement lié au Centre Henri Lebesgue). Nous évoquerons ensemble les modes de travail collectif en mathématiques, les défis lancés par des conjectures énoncées voilà longtemps dont celle de Federigo Enriques datée de 1894 concernant le groupe de Cremona que Serge a résolue. Ce sera aussi l’occasion de découvrir la multitude d’initiatives de sensibilisation des collégiens et des lycéens comme du grand public aux mathématiques où la rigueur côtoie avec bonheur le ludique. Il en va ainsi des « images des mathématiques » où vous pouvez glisser sur des pistes vertes, bleues, etc. jusqu’à faire du hors-piste. Ou encore de « MATh.en.JEANS » et d’autres que vous trouverez ci-dessous. Jean Louis Coatrieux et Félix Boulé Quelques liens à explorer pour continuer à apprendre et s’amuser : https://irmar.univ-rennes.fr/ https://images.math.cnrs.fr/ https://www.lebesgue.fr/fr/5min (vous y retrouverez un de nos premiers invités, Jean-Pierre Escofier : https://www.lebesgue.fr/fr/node/4871) https://www.mathenjeans.fr/, lauréat de la médaille de médiation scientifique http://www.mathkang.org/concours/, le concours Kangourou est fait pour ceux qui veulent se confronter à des casse-têtes mathématiques intelligents https://www.bnf.fr/fr/agenda/un-texte-un-mathematicien-0 ou https://smf.emath.fr/smf-dossiers-et-ressources/videos-disponibles-cycles-conferences-smf-catalogue?field_tag_claire_target_id_1=501 rassemblant les exposés filmés de la Bibliothèque nationale de France
Cancer, imagerie, thérapie : un tour d’horizon30 Jun 202301:00:09
Nous vous invitons cette fois, pour la dernière émission de la saison 2022-2023, à un entretien à bâtons rompus avec Patrick Bourguet, ancien directeur du centre de lutte contre le cancer de Rennes et professeur de biophysique à l’université de Rennes. Nous parlerons de ses études et de métiers, des passerelles permettant par exemple de rejoindre la médecine à partir des filières d’écoles d’ingénieurs. D’une formation en particulier, peu connue, de radiophysicien (ou physicien d’hôpital) et d’autres encore tournées vers l’accompagnement des patients. Nous aborderons beaucoup d’autres sujets à commencer par l’organisation des soins en France et dans le monde. Un clin d’œil en passant à Eugène Marquis, chirurgien, visionnaire et fondateur voilà un siècle (!) du centre rennais dédié au cancer. Centre de lutte contre le cancer de Rennes (au centre) Nous évoquerons les progrès considérables réalisés en imagerie médicale et plus précisément en médecine nucléaire avec l’arrivée des Tomographes par Emission de Positons (TEP ou encore PET, Positron Emission Tomography) et des PET-scan, couplant PET et Scanner X. Cancer du sein. À gauche, une coupe TEP sagittale, à droite des coupes transverse avec de haut en bas, l’image TEP, le scanner et les images superposées Nous parlerons aussi de l’évolution impressionnante des thérapies, dont la radiothérapie et l’immunothérapie, et des perspectives nouvelles qui s’offrent à court terme. Impossible bien sûr de ne pas aborder avec lui la Ligue contre le cancer, où il a eu et a encore d’importantes responsabilités, et de ses actions de formation, de communication dans les écoles et vers le grand public. Belles vacances à vous ! Jean Louis Coatrieux et Félix Boulé
Si vous aimez faire des bulles et de la mousse, écoutez Isabelle Cantat…30 May 202301:02:42
… Elle vous dit tout. Vous ne les regarderez plus, ces bulles et ces mousses, comme avant, comme des choses insignifiantes. Et il y en partout autour de nous ! Des bulles de savon pour le bain ou de la mousse à barbe. Des bulles de champagne ou bien des mousses de bière. Pensez aussi mousses au chocolat. Vous apprendrez que ces petites choses légères et si fragiles ont une existence bien à elles dont la fin reste mystérieuse et très aléatoire. Si, bien entendu, vous ne les avalez pas par gourmandise pour les plus succulentes. Isabelle vous en fera des films et des histoires. Elle vous racontera que de l’eau circule entre les bulles, qu’entre une intuition scientifique ou une hypothèse et sa démonstration ou pas sur le plan expérimental, il y a parfois du chemin à faire, un chemin vers la découverte et quelque part vers l’émerveillement du monde. Incidemment, Isabelle est Professeure à l’Université de Rennes, membre de l’Institut Universitaire de France et elle vient de recevoir la médaille d’argent du CNRS. Pas question pour elle de dormir des deux oreilles sur un matelas en mousse ou de tout autre matériau. Mais pourquoi ne pas se rêver en cosmonaute ? Isabelle porte un projet de recherche financé par le Conseil Européen de la Recherche. Les projets de ce type (il y en a très peu chaque année en France) concernent des recherches exploratoires visant à repousser les frontières de la connaissance. Passionnée et passionnante. Ne restez pas dans votre bulle, écoutez-la ! Pour plus d’information https://www.univ-rennes.fr/actualites/isabelle-cantat-nouvelle-beneficiaire-dune-bourse-dexcellence-erc https://www.univ-rennes.fr/actualites/isabelle-cantat-plongee-au-coeur-de-la-mousse
Des Pouilles à la Bretagne, les Gigahertz de Mauro Ettore14 Apr 202300:58:56
Mauro Ettorre est chercheur CNRS dans l’un des grands laboratoires bretons en technologies numériques, l’IETR (en toutes lettres, Institut d'Electronique et des Technologies du numéRique). Cet institut couvre un domaine de recherche très large autour de l’électronique, des télécommunications et des technologies pour le numérique. Référence nationale et internationale, l’IETR a aussi plusieurs particularités dont celle d’être implanté sur plusieurs sites en Bretagne (Rennes, Saint Brieuc, Lannion, Coëtquidan) et en Pays-de-la-Loire (Nantes, Angers, La Roche sur Yon. Outre le CNRS, il dispose aussi de nombreuses tutelles académiques (CentraleSupélec, INSA Rennes, Nantes Université et Université de Rennes). Les travaux de l’IETR s’appuient sur des plateaux techniques et des plateformes métrologiques ou technologiques de haut niveau. Citons par exemple M²ARS (en caractérisation et prototypage de systèmes rayonnants), en microélectronique, NanoRennes, PIMA pour l’ingénierie multimodale aéroportée, le plateau ME-RISE de Monterfil pour les technologies radio HF, la plateforme MATRIX pour les matériaux multifonctionnels, etc. Mauro, après nous avoir raconté quel chemin l’a amené de son petit village des Pouilles à la Bretagne, nous brossera rapidement le portrait de son Institut puis le paysage global des télécommunications. Fibre et sans fil, micro- et macro-antennes, réseaux, etc. Qu’est-ce qu’une bande de fréquences ? Comment se répartissent-elles ? Que fait-on avec une chambre anéchoïque ? … Puis nous abordons avec lui les grands enjeux. Que seront les constellations satellitaires dans le futur ? Le 5 GHz aujourd’hui mais 6, 7, 8… pour demain ? Quelles conséquences sur le plan énergétique, économique et social ? Quels sont les risques à anticiper en particulier sur le plan sécuritaire ? Que pouvons-nous espérer des fréquences Terahertz, mille fois plus élevées que les GHz ? Il nous parlera enfin de ses projets sur les antennes, son sujet de recherche, du bonheur qu’il trouve dans son métier de chercheur. Une certitude : Mauro est un passionné ! Jean-Louis Coatrieux, et le maître du temps, Félix Boulé. Les adresses à ne pas manquer https://www.ietr.fr/videos-de-presentation-de-lietr https://www.espace-sciences.org/sciences-ouest/333/actualite/un-avion-a-l-universite https://www.ouest-france.fr/bretagne/rennes-35000/rennes-pour-ses-vingt-ans-l-institut-d-electronique-inaugure-un-nouveau-centre-a-la-pointe-888b46d0-3a88-11ed-9b76-9edc71c5adb1
Langues-cultures, approches plurielles16 Mar 202301:04:41
Nous avons tous des a priori, des préjugés, fondés ou pas, conscients ou inconscients. Il y en a beaucoup sur la langue/les langues et ce n’est pas seulement parce que nous sommes ici en Bretagne. Le plurilinguisme, clé indispensable ouvrant les portes de l’avenir et du monde ? Apprentissage très tôt des langues ? Préalable à l’intégration ? A la fierté de soi ? L’occasion s’offre à nous d’en débattre avec Stéphanie Clerc Conan. « De mère bretonne immigrée en Provence et de père provençal d’origine piémontaise, les langues de ma famille sont « le » breton, « le » piémontais, « le » provençal et un français teinté de formes empruntées au provençal », nous dit-elle. Maitresse de conférences habilitée à diriger des Recherches à l’Université Rennes 2 après un parcours qui l’aura amenée de Marseille à Avignon puis à Aix et enfin à Rennes en 2017, au département Communication et dans l’unité de recherche CELTIC-BLM (Centre d'études sur les Langues, Territoires et Identités culturelles. Bretagne et Langues minoritaires), ce n’est donc pas un hasard si ses travaux concernent l’apprentissage des langues. Les questions posées sont en effet cruciales compte tenu de l’immigration en Europe où deux évolutions divergentes, voire contradictoires sont constatées : l’une de renforcement de la centration sur la langue unique dite nationale ou officielle de la part des États et d’une partie majoritaire des opinions publiques, l’autre de recommandations et de production d’outils didactiques pour le maintien et le développement du plurilinguisme dans ces États de la part des chercheurs, des éducateurs, d’organismes à vocation éducative et culturelle comme le Conseil de l’Europe et le CELV (Centre Européen pour les Langues Vivantes). Ses travaux en didactique des langues, du français en particulier en contact avec des langues minoritarisées dites de la migration (algérien, tamazight, turc…), l’ont orienté vers la recherche-action dans des établissements scolaires où la proportion d’enfants nouvellement arrivés en France ou que l’on dit « issus de l’immigration » et d’enfants de parents français des classes populaires, est élevée. Stéphanie nous parle ainsi de ses expériences auprès d’apprenants migrants ou enfants de migrants, de co-éducation plurilingue et interculturelle, de l’importance de pratiques de création dans l’apprentissage des langues (théâtre, radio , arts plastiques, ateliers d’écriture…). Elle nous décrit comment la biographie langagière prenant la forme d’un récit de vie (avec pour fil conducteur mon histoire et ma relation avec les langues : moi et les langues de ma famille, de mon environnement social ; moi et la première langue de scolarisation ; moi et l’apprentissage des langues à l’école) peut aider à cet apprentissage et rompre des rapports de discrimination et d’exclusion. Une langue n’est jamais « une » mais plurielle, mouvante, ouverte aux contacts, métissées. Cette langue peut-elle être appréhendée sans intégrer ses usages sociaux et les représentations sociales existantes ? L’enjeu n’est-il pas d’acquérir confiance et estime de soi, plaisir et partage pour mieux avancer dans l’apprentissage scolaire et plus simplement encore, dans l’apprentissage de la vie en société ? Écoutez Paroles d’école, une émission lancée en octobre 2011, coordonnée par Claude Richerme-Manchet, associant au moment de sa création sept classes d’écoles primaires de Toulon (France) dont 5 en Réseau Ambition Réussite et onze enseignants intervenant en cycle 3 (élèves âgés de 8 à 11 ans). >> http://www.radio-active.net/podcast-paroles-d-ecoles-8274 Jean-Louis Coatrieux et le maître des horloges, Félix Boulé ------------------- A l’écoute et parfois en images N’hésitez pas une seule seconde ! La Convivialité : http://www.laconvivialite.com Émissions France Inter Tu parles, animée par Arnaud Hoedt et Jérôme Piron : https://www.franceinter.fr/emissions/tu-parles - Le participe passé, pourquoi changer ? Question posée à différents linguistes et professionnels de la langue : Philippe Hambye : https://www.youtube.com/watch?v=S0Zo3X88H4Y Jean-Louis DUFAYS : https://www.youtube.com/watch?v=_FmrWFPkOfc A lire Maitrise du français et intégration - Des idées reçues, revues et corrigées, Philippe Hambye et Anne-Sophie Romainville, brochure, téléchargeable gratuitement en ligne : https://www.google.fr/books/edition/Maitrise_du_fran%C3%A7ais_et_int%C3%A9gration/_eZIDwAAQBAJ?hl=fr&gbpv=1&pg=PT2&printsec=frontcover https://www.cairn.info/publications-de-St%C3%A9phanie-Clerc%20Conan--662157.htm?WT.tsrc=pdf
Et si nous parlions de notre terre… avec Philippe Davy !16 Feb 202301:06:35
Cette émission est un hommage à Jean-Pierre Brun, Professeur à l’Université de Rennes, un des meilleurs géologues de sa génération, spécialiste de la tectonique des plaques, disparu beaucoup trop tôt. Quand nous nous promenons le jour, que voyons-nous dans les paysages ? Plaines, collines, montagnes, rivières, lacs, glaciers, estuaires… Quand nous levons les yeux la nuit, où nous situons-nous entre les planètes, les étoiles et les galaxies ? Et quand nous creusons le sol, ne serait-ce qu’un peu, que trouvons-nous ? Ce sont tous ces espaces et ces temps derrière et devant nous, leurs histoires en somme, qu’embrassent les sciences de la terre. Bien sûr et comme souvent, puisqu’il faut définir chaque chose précisément pour pouvoir se comprendre, ces sciences emploient des noms savants mais, finalement, pas si savants que ça pour certaines. Si géologie, paléontologie, pétrologie, pédologie, géomorphologie, géodésie demandent quelques éclaircissements, la volcanologie (c’est-à-dire les volcans, les geysers, les fumerolles, les éruptions volcaniques, les magmas, les laves, etc.) et la sismologie (tremblements de terre et propagation des ondes à l'intérieur de la Terre) n’en ont guère besoin tellement ils nous sont familiers. En un mot, cette fine pellicule à la surface des continents qui enveloppe notre planète Terre et sur laquelle nous vivons mérite toute notre attention car elle conditionne la vie de tous les organismes vivants. Qualité et quantité des ressources en eau, richesse des sols pour l’agriculture, réserves géologiques, notamment énergétiques et métaux rares, tous ces éléments et beaucoup d’autres sont soumis à une pression toujours plus grande par les activités humaines. Surexploitation des ressources, réduction de la biodiversité, dégradation des milieux posent la question de notre devenir même et celui de toutes les espèces. Philippe Davy, Directeur de recherche au CNRS, ne peut pas nous emmener voyager partout mais il peut déjà nous en raconter beaucoup. Géosciences Rennes, le laboratoire pluridisciplinaire des Sciences de la Terre et de l'Environnement qu’il a dirigé et où il travaille, s’intéresse aux processus géologiques et à l’évolution des surfaces continentales aux échelles de temps longues, ainsi qu’au fonctionnement et à la dynamique de notre environnement naturel sur des échelles de temps humaines. Les questions sociétales sont aussi traitées par le biais de la mise en place des ressources (eau, énergie, minerais), de l’impact potentiel de l’homme sur les milieux (e.g., polluants émergents) et des risques naturels. Actuel directeur de « Fractory », un laboratoire commun CNRS-Université de Rennes-Itasca, Philippe a reçu le prix Dolomieu du Bureau de Recherches Géologiques et Minières 2021 de l’Académie des sciences. Spécialiste de la modélisation des systèmes géologiques et environnementaux, il développe des recherches sur la genèse de leur complexité spatiale et sur leur dynamique. Il s’intéresse aux réservoirs géologiques fracturés, aux processus thermo-hydro-mécaniques, à l’érosion des reliefs et aux instabilités fluviatiles. ------------------------------------------------------------------------------------------- Nous avions avec nous trois jeunes invités de 3ème. Un entretien-bonus a donc été réalisé consacré à leurs questions à retrouver dans Fabrique Ton Podcast ! Pour en savoir plus https://geosciences.univ-rennes.fr/les-geosciences-en-un-clic#p-647 https://www.insu.cnrs.fr/fr/identifier-les-enjeux-futurs-les-prospectives-scientifiques https://fractorylab.org/ https://osur.univ-rennes.fr/ https://www.univ-rennes.fr/actualites/disparition-de-jean-pierre-brun Jean-Louis Coatrieux
Marion et Carlos, deux jeunes chercheurs à Rennes nous parlent de leur passion12 Jan 202301:06:32
Nos meilleurs vœux tout d’abord, via Radio Laser et Unidivers, à toutes celles et tous ceux qui se passionnent pour l’émission Voyages extraordinaires dans le monde des sciences. A toutes celles et tous ceux aussi qui nous ont permis de rêver en 2022 sur des sujets aussi divers que la Fabrique des héros et des héroïnes, les océans et le climat, les cohortes mères-enfants, le langage des animaux, la chimie verte, la biodiversité, la chirurgie cardiaque, les microtechnologies, etc. Pour fêter cette nouvelle année nous vous proposons une première : écouter deux jeunes chercheurs parler de leurs trajectoires et de leurs travaux de recherche, parler de leurs émotions lors de la présentation de leurs résultats dans une conférence internationale. Tous les deux travaillent au Laboratoire Traitement du Signal et de l’Image (LTSI) à l’Université de Rennes 1, une unité de recherche de l’Inserm, dirigée par Mme Mireille Garreau, professeure et pendant de longues années auparavant par M Lotfi Senhadji, Professeur. Marion Taconné vient de Guérande, ce magnifique pays de mer, de sel et de marais. Cela ne l’a pas empêchée au fil de ses études de voyager puisqu’elle a choisi d’entrer dans le programme Erasmus qui l’aura emmenée en Suède. Ses travaux de thèse (elle entre dans sa dernière année) portent sur l’insuffisance cardiaque et sont dirigés par Mme Virginie Le Rolle, maître de conférences (MCU), et M Erwan Donal, professeur et praticien hospitalier (PUPH) au CHU Pontchaillou à Rennes. Carlos Sosa Marrero vient, lui, des Canaries, cet archipel magique de 7 îles principales et d’une poussière d’autres au large de la côte Nord-Africaine qui abrite plus de 2 millions d’habitants. Carlos a fait le choix de venir à l’IRMAR (l’Institut de Mathématiques) pour son Master de mathématiques appliquées puis de faire une thèse au LTSI sous la direction de Renaud de Crevoisier (PUPH) et Oscar Acosta (MCU). Carlos est maintenant docteur et poursuit ses travaux de recherche dans le même domaine comme post-doctorant, le traitement par radiothérapie de la prostate en lien étroit avec le Centre Eugène Marquis. Marion et Carlos nous racontent le quotidien d’un(e) chercheur(se) et leur rêve demain de continuer ce métier. Jean-Louis Coatrieux
La fabrique des héros et des héroïnes17 Dec 202201:04:06
L’entretien de décembre de l’émission « Voyages extraordinaires dans le monde des sciences » est consacré aux travaux menés par Anne Gangloff, Maître de conférence en histoire ancienne à l’Université de Rennes 2 et membre d’une unité de recherche, le CReAAH ("Centre de Recherche en Archéologie, Archéosciences, Histoire", UMR 6566 ). Anne est titulaire de la chaire Jean Monnet FABER, "Transmission et création d'une culture commune européenne : la fabrique des héros" . La fabrique des héros et des héroïnes, un sujet intrigant s’il en est… Anne Gangloff nous fait ainsi voyager de l’Antiquité à nos jours en compagnie de personnages illustres, Euripide, Homère, Héraclès… et d’autres moins connus comme Diotogène, auteur d’un des trois traités néopythagoriciens « Sur la royauté », Dion de Pruse dit « bouche d’or », Ménandre le Rhéteur, connu pour son traité sur l’éloge… C’est l’occasion de comprendre quelle figure donner à un héros. Modèle, légende, mythe … Et que faut-il entendre par « fabrique » ? Y avait-il dès l’Antiquité une volonté de les construire ? Quelle place occupent alors les femmes ? Les hommes illustres au Louvre, les Reines de France et les femmes illustres au jardin du Luxembourg… [1] https://creaah.cnrs.fr/ [2] https://erasmus-plus.ec.europa.eu/fr/opportunities/opportunities-for-organisations/jean-monnet-actions/jean-monnet-chairs [3] https://www.univ-rennes2.fr/article/anne-gangloff-remporte-chaire-jean-monnet Comment cette fabrique a-t-elle évolué dans le temps et jusqu’à aujourd’hui ? Qu’est-ce que cela nous apprend de nous ? Chaque pays européen a ses héros et ses héroïnes. De Jules César à Don Quijote en Espagne, de Garibaldi en Italie à Churchill en Angleterre, Vercingétorix en France… Parlerions-nous d’héroïne maintenant pour Marie Curie et Simone Veil ? Et ce voyage dans le temps avec Anne Gangloff nous amène pour beaucoup d’aspects à notre actualité. La mémoire, les caricatures, corps physiques vs symboliques, éducation… Là encore, que pouvons-nous apprendre du passé dans une société où tout semble de plus en plus éphémère ? Félix Boulé anime sur Radio Laser une autre émission à succès « Et nous, liserons », cette fois littéraire, où il reçoit des autrices et auteurs de tous horizons. Jean-Louis Coatrieux est internationalement connu pour ses travaux en imagerie médicale, modélisation de systèmes complexes et intelligence artificielle. Il est aussi écrivain et a publié de nombreux ouvrages (romans, récits, nouvelles, essais, etc.) notamment aux éditions La Part Commune, Apogée et Riveneuve.
L'océan est-il le maître du climat ?24 Oct 202201:01:59
Introduire Paul Tréguer notre second invité de la saison 2022-2023 est une gageure tellement sa vie a été riche de science et de responsabilités assumées au niveau régional, national comme international. Il ne nous en voudra pas si nous nous limitons ici à quelques évènements clés (https://fr.wikipedia.org/wiki/Paul_Tr%C3%A9guer). Curieusement, il débutera sa carrière par la chimie avant de basculer vers ce qui sera la passion de sa vie, l’océanographie. Il développe une discipline qui n’en est pas encore une, la biogéochimie marine, avec une attention particulière à l’océan Austral et à l’océan Antarctique. Paul Tréguer est mondialement reconnu pour ses travaux de recherche sur le cycle du silicium dans l’océan, notamment présentés dans les revues scientifiques Nature et Science. Ses travaux scientifiques sont distingués par l’Académie des Sciences (médaille Georges Millot en 2013) et par l’American Geophysical Union AGU (Fellow en 2016). Il répond dans cet entretien à des questions que le monde entier se pose aujourd'hui. L'océan est-il le maître du climat par ses capacités de régulation thermique et d’absorption du gaz carbonique ? Comment pouvons-nous agir sur l’océan pour atteindre les objectifs des accords de Paris (COP 15) ? Quelles réponses apportent les océanographes d'aujourd'hui au niveau international en s'appuyant sur le pôle mondial de sciences et technologies marines situé en Bretagne ? Ces questions très sérieuses ne l’empêchent pas de prolonger cet entretien par des voyages, en particulier en antarctique, avec quelques points inédits de la conquête du pôle sud par Amundsen, Scott et Shirase avec lesquels il vous fera rêver. Références et documents à ne pas manquer : -Sur le thème "Conquêtes antarctiques": "Trois marins pour un pôle" (Paul Tréguer, éditions Quae, 2010) et "Conquêtes antarctiques" (Guy Jacques et Paul Tréguer, 2018) -Sur le thème "Océans et climats", "Océans - évolution des concepts" (Guy Jacques, Paul Tréguer, et Herlé Mercier, éditions ISTE, 2020) et le film Euroceans accessible par le lien: https://filesender.renater.fr/?s=download&token=00b94055-6b7b-4c54-a9d7-3a1e8250bd3d … et pour d’autres aventures La vie sous la glace : une oasis au pôle Sud avec Laurent Chauvaud et Erwan Amice, Editions Quae, 2013. Journal d'un océanographe - sur le rebord du monde, Editions Elytis, 2018 Conquêtes antarctiques, en co-auteur avec Guy-Jacques, CNRS éditions, 2018 Océans - évolution des concepts, en co-auteur avec Guy-Jacques et Herlé Mercier, ISTE éditions, 2020 Douze contes pour deux pôles (https://www.reperes-evolutiondumonde.fr/, 2020 Dans les pas de deux géants, Editions Librinova, 2020
Épilepsie, de la mémoire des pionniers en France jusqu’à l’actualité01 Sep 202400:58:44
Une nouvelle saison, la 6ème déjà, de Voyages extraordinaires dans le monde des sciences et elle nous amène au cœur de l’épilepsie avec Fabrice Wendling. Directeur de recherche Inserm au laboratoire Traitement du signal et de l’image, à l’Université de Rennes, si nous devions résumer en très peu de mots sa trajectoire, nous dirions que Fabrice baigne depuis près de 30 ans dans cette maladie redoutable qu’est l’épilepsie. Et cela en se plongeant très tôt dans deux mondes différents. Le premier, celui de la recherche clinique où les clés sont l’expérience acquise par les médecins de la maladie, l’observation des signes manifestés par les patients, le rendu qu’ils font de leur vécu, etc. et bien sûr les observations apportées par les technologies pour la santé : EEG, imagerie, etc. Il a eu la chance d’apprendre avec Patrick Chauvel, un des élèves de l’école de Sainte Anne construite autour de deux grands noms, Jean Bancaud, neurophysiologiste, et Jean Talairach, médecin psychiatre et neurochirurgien à l’origine d’un atlas et d’un référentiel permettant de localiser un point du cerveau sous cadre stéréotaxique. Il était dès lors possible d’obtenir des signaux EEG dits de profondeur (SEEG) pour tenter d’identifier quelles structures cérébrales étaient impliquées dans les crises épileptiques. Nous sommes alors dans les années 50-60, donc bien avant l’apparition des modalités d’imagerie scanner et IRM dont nous disposons aujourd’hui. Le second domaine est évidemment celui des sciences pour l’ingénieur et plus précisément ici, le traitement du signal et la modélisation. Car il ne suffit pas d’acquérir les signaux, il faut les analyser, extraire les informations qu’ils portent. Détecter les premiers changements dans les activités cérébrales, localiser les sources, mesurer les corrélations, quantifier les retards, décomposer les mélanges de signaux, etc. Mais cela ne suffit pas pour comprendre les mécanismes profonds impliqués. C’est là que la modélisation mathématique peut apporter un éclairage fécond en reproduisant les mécanismes cellulaires et leurs anomalies potentielles, les relations entre structures cérébrales proches ou distantes, en les modifiant de façon à s’approcher au mieux des signaux observés. L’épilepsie (nous devrions dire plus justement, les épilepsies) est une maladie neurologique chronique définie par la répétition spontanée de crises, provoquées par l’hyperactivité de groupes de neurones dans le cerveau. Elle peut prendre des formes très diverses et toucher des structures cérébrales proches et distantes. Ces crises soudaines sont le plus souvent de courte durée. L’épilepsie peut se révéler à tout âge même si elle apparaît plus fréquemment aux âges extrêmes de la vie, chez l’enfant et chez les personnes âgées. Plus de la moitié des épilepsies commencent par exemple pendant l’enfance : chaque année, environ 4 000 nouveaux cas sont diagnostiqués chez l’enfant en France (plus de 50 millions de personnes seraient concernées au total dans le monde). C’est dire son importance. Beaucoup de progrès ont été réalisés dans les traitements médicamenteux, la chirurgie comme dans de nouvelles thérapies non-invasives comme nous le dit Fabrice Wendling. De nouvelles voies prometteuses sont en cours d’exploration comme dans le projet européen Galvani (lauréat de l’European Research Council) associant son équipe et celles de Fabrice Bartolomei, professeur de neurologie à l’hôpital La Timone et chercheur à l’Institut de neuroscience des systèmes à Marseille, et de Giulio Ruffini, biophysicien et directeur de l’entreprise Neuroelectrics à Barcelone. L’objectif du projet est de soigner les épilepsies résistantes aux médicaments et non opérables par stimulation transcrânienne. ------------------------------------------------------------------------------------------- Le traitement de l’épilepsie s’avère inefficace chez un tiers des patients, laissant ainsi des millions d’entre eux souffrir de crises d’épilepsie résistantes aux médicaments. La stimulation transcrânienne non invasive constitue depuis peu une solution prometteuse, mais une mauvaise compréhension de ses effets à court et long terme limite son application. Le projet GALVANI, financé par l’Union Européenne, étudie l’impact des champs électriques de faible intensité sur la physiologie des neurones et les circuits neuronaux. Le principal objectif consiste à comprendre si ces champs électriques appliqués de manière non-invasive sur les régions épileptogènes, spécifiques à chaque patient, peuvent réduire la fréquence des crises et donc améliorer la qualité de vie des malades. ------------------------------------------------------------------------------------------- De la mémoire des pionniers en France jusqu’à l’actualité, ce sont tous ces sujets que nous abordons avec Fabrice Wendling. Jean Louis Coatrieux Pour en savoir plus : Présentation grand public de l'épilepsie : https://www.epilepsie-france.com/epilepsie/ ou https://www.fondation-epilepsie.fr/comprendre-epilepsie/ ERC : https://www.galvani-lab.eu/ ou https://cordis.europa.eu/project/id/855109/fr Ouvrage: The fundamentals of stereoelectroencephalography, P. Chauvel et al., Elsevier, à paraître, 2024
La chimie verte : Un entretien avec Ludovic Paquin29 Sep 202201:00:50
Notre premier invité pour la reprise des émissions « Voyages extraordinaires dans les sciences » est un chimiste, Ludovic Paquin. Il a plusieurs cordes à son arc comme vous allez le découvrir. Il travaille à l’Institut des Sciences Chimiques de Rennes (ISCR) de l’université de Rennes 1. Pour les esprits curieux et passionnés d’histoire, vous trouverez ici (https://iscr.univ-rennes1.fr/fr/notre-histoire, une page écrite par son directeur Marc Fourmigué) non seulement celle de la chimie rennaise mais aussi celles des sciences. Ainsi, la Faculté des Sciences de Rennes s’installe en 1840 dans l’aile droite, au premier étage de l’Hôtel de Ville de Rennes actuel, avec Faustino Malaguti comme titulaire de la première Chaire de Chimie. La Faculté voyagera après du Musée des Beaux-Arts en 1856 à la place Pasteur, dans un bâtiment construit de 1888 à 1898 par les architectes Jean-Baptiste Martenot et Emmanuel Le Ray avant de se déplacer sur le campus de Beaulieu. Une longue histoire donc pour cet Institut (UMR 6226) créé en 2006 associant le CNRS, l’Université de Rennes 1, l’Ecole Nationale Supérieure de Chimie de Rennes (ENSCR) et l’Institut National des Sciences Appliquées de Rennes (INSA). Un des plus importants de France avec près 500 personnes, dont environ 140 enseignant-chercheurs, 60 chercheurs CNRS et 80 Ingénieurs et Techniciens, et des équipes réparties sur Beaulieu et Villejean mais aussi à l’IUT de Lannion. Les recherches s’inscrivent dans plusieurs grands domaines clés et en particulier (i) les éco-matériaux/éco-procédés, visant à la réduction de l'empreinte carbone, par exemple via la valorisation de matières naturelles biosourcées (pour la chimie fine et les polymères) ou via des procédés innovants (par catalyse, chimie verte…), (ii) les processus de conversion d'une énergie (chimique, solaire, électrique, …) en une autre au cœur des enjeux actuels des énergies renouvelables et de leur stockage (par exemple les diodes électroluminescentes, les capteurs dans l'infra-rouge, les batteries) et (iii) en santé, la conception de molécules d’intérêt pharmaceutique pour la thérapie et/ou le diagnostic. Ludovic Paquin nous raconte tout ça mais il nous parle surtout de ses propres travaux. Ils s’inscrivent dans ce qui s’appelle aujourd’hui la chimie verte, apparue dans les années 1990. Ses principes ont pour objectif de supprimer ou du moins de réduire l’utilisation de substances néfastes à l’environnement ou à la santé. C’est le cas des solvants organiques. Tout l’enjeu, qu’il nous expliquera, est donc de concevoir des composés biodégradables, non toxiques et de préférence de fabrication simple et peu coûteuse. Il a aussi une autre passion, celle de transmettre le goût des sciences. Vous avez peut-être entendu parler de la main à la pâte, une initiative lancée en 1996 par un de nos prix Nobel, Georges Charpak. Son objectif (https://fondation-lamap.org/), inspiré du programme américain Hands-on, met l’accent sur un enseignement des sciences fondé sur l’expérimentation, l’observation et le questionnement pour lutter contre l’échec scolaire et la violence dans les quartiers défavorisés. Les maisons pour la science (https://maisons-pour-la-science.org/), auxquelles Ludovic participe, regroupent en réseau scientifiques et pédagogues pour la mise en place d'actions de développement professionnel pour les enseignants du premier et du second degré en sciences et technologie. L’objectif est d’aider les professeurs à pratiquer de manière active, attrayante et contemporaine les sciences et les technologies dans leurs classes. Vous, d'où vous venez, quelles études, pourquoi la chimie... l'ISCR Vos thèmes de recherche Les enjeux pour la chimie demain (y compris mais pas seulement le biodégradable) Les maisons de la science. Pourquoi, comment, qui... Un sujet qui vous tient à cœur pour la société et les jeunes...
Marie babel est l-invitee de -Voyages extraordinaires dans les sciences-02 Aug 202201:04:24
Raconter des histoires au moyen d'entretiens avec des chercheuses, des chercheurs de toutes disciplines, les écouter exprimer leurs motivations, leurs passions, raconter leurs rencontres, leurs travaux, tel est l'objet de cette série d'émissions que nous co-animons avec Jean-Louis Coatrieux, lui-même chercheur de niveau international en imagerie médicale. Informer, faire découvrir ces mondes , motiver les jeunes, filles et garçons à s'engager sur ces chemins, voilà ce que nous cherchons avec ces "Voyages extraordinaires dans les sciences", des rencontres que nous reprenons après une pause contrainte par la situation sanitaire.
La vie passionnante des Mathematiques par jean-Pierre Escofier26 Jul 202200:31:50
Deuxième et dernier rendez-vous du maître de conférences de l'UFR de mathématiques de l'Université Rennes I, Jean-Pierre Escofier. Il vous fait partager sa passion pour les mathématiques et l'histoire de cette discipline à Rennes notamment avec le scientifique Jean-Louis Coatrieux et le bibliothécaire Félix Boulé.
Mathematiques ce n-est pas qu-une histoire de chiffres19 Jul 202200:23:52
Maître de conférences de l'UFR de mathématiques de l'Université Rennes I, Jean-Pierre Escofier, a publié de nombreux travaux et rédigé plusieurs manuels. Au travers de 2 émissions, il vous fait partager sa passion pour les mathématiques et l'histoire de cette discipline à Rennes notamment avec le scientifique Jean-Louis Coatrieux et le bibliothécaire Félix Boulé.
Que savons-nous des conversations » animales12 Jul 202201:01:05
C'est la question que nous avons posée à Alban Lemasson, membre de l'Institut Universitaire de France, professeur à l'Université de Rennes 1 et directeur du laboratoire d'éthologie animale et humaine (EthoS). Ce laboratoire est une unité mixte de recherche placée sous la tutelle des Universités de Rennes 1, de Caen et du CNRS. Elle est installée sur quatre sites : le campus de Beaulieu à Rennes, la station biologique de Paimpont, le campus universitaire Jules Horowitz 5 à Caen et le Centre de Recherches en Environnement Côtier (CREC) à Luc sur Mer.
Pelagie une histoire de meres et d-enfants en bretagne03 Jun 202201:01:09
Quelques mots d'introduction tout d'abord. L'une des plus belles réalisations de ces dernières années en recherche à Rennes est sans aucun doute la création de l'Irset. Cet Institut de recherche en santé, environnement et travail a été ouvert en 2009 et il est porté conjointement par l'Université de Rennes 1, l'Inserm et l'Ecole des hautes études en santé publique. Il dispose de multiples partenariats universitaires et hospitaliers en métropole et aux Antilles. Implanté sur Villejean, ses locaux s'élargiront encore en 2023 pour accueillir les 350 chercheurs et personnels administratifs et techniques. Sa création doit beaucoup à un chercheur de talent, de surcroit visionnaire, Bernard Jegou, trop tôt disparu. Rassembler dans un projet de cette ampleur autant d'acteurs de la recherche, convaincre les institutions du bien-fondé d'une telle démarche, trouver les financements nécessaires à sa fondation, est tout simplement une gageure. Le pari a ici été tenu. Un colloque en son hommage se tiendra d'ailleurs le 7 juin à Rennes. L'Irset est une structure de recherche unique en France par son envergure et ses thèmes de recherche, tous en prise avec des sujets particulièrement critiques pour l'avenir, de la santé au travail (troubles musculo-squelettiques, facteurs psychosociaux…) à la santé environnementale (expositions à des perturbateurs endocriniens, aux agents chimiques et microbiologiques…). C’est donc un tout petit coin du voile sur ces activités que nous allons lever avec Charline Warembourg, chargée de recherche Inserm à l’Irset. Elle va tout nous dire en effet sur Pélagie, une étude lancée voilà 20 ans en Bretagne. Une longue histoire donc, or raconter des histoires à travers des entretiens avec des chercheuses et des chercheurs de toutes disciplines, les écouter exprimer leurs motivations, leurs passions, parler de leurs rencontres, de leurs travaux, tel est l’objet de Voyages extraordinaires dans le monde des sciences, une série d’émissions créée par Jean-Louis Coatrieux, lui-même chercheur, et co-animée par Félix Boulé. Informer, faire découvrir ces mondes qui dessinent ceux de demain, motiver les jeunes, filles et garçons, à s’engager sur ces chemins en toute liberté, voilà ce que nous cherchons avec ces Voyages. Des entretiens en co-diffusion Radio laser / Unidivers.fr. Il est temps maintenant de partir avec elle à la découverte de ce que sont l’épidémiologie et bien d’autres choses. Ainsi, savez-vous à quoi correspond une cohorte ? Celle de Charline et de l’équipe Elixir à l’Irset s’intitule Pélagie et concerne les mères et les enfants de Bretagne (soyons modestes, 3421 femmes enceintes et enfants). Pourquoi une telle étude ? Comment se met en place un tel projet ? Avec quels partenaires ? Quelles en sont les règles légales ? Comment se fait le recrutement des volontaires ? Et comment travaille-t-on dans Pélagie ? Quelles sont les données collectées ? Où sont-elles stockées ? Qui y a accès ? Comment sont-elles protégées ? Quelles méthodes pour les analyser ? Impossible d’éviter bien entendu des questions sur lesquelles Pélagie a peut-être déjà répondu et sur leurs conséquences en pratique. Des recommandations pour les pouvoirs publics et les usagers, des interdictions de produits… ? L’étude Pélagie se poursuit… pour analyser le rôle des polluants chimiques sur notre santé cardiovasculaire et métabolique. Suivez-la ! Bel été à toutes et à tous et rendez-vous en septembre pour de nouveaux voyages ! -------------------------------- Quelques liens utiles www.pelagie-inserm.fr www.irset.org
Que savons-nous des conversations » animales23 May 202201:01:05
C'est la question que nous avons posée à Alban Lemasson, membre de l'Institut Universitaire de France, professeur à l'Université de Rennes 1 et directeur du laboratoire d'éthologie animale et humaine (EthoS). Ce laboratoire est une unité mixte de recherche placée sous la tutelle des Universités de Rennes 1, de Caen et du CNRS. Elle est installée sur quatre sites : le campus de Beaulieu à Rennes, la station biologique de Paimpont, le campus universitaire Jules Horowitz 5 à Caen et le Centre de Recherches en Environnement Côtier (CREC) à Luc sur Mer. Raconter des histoires au moyen d’entretiens avec des chercheuses et des chercheurs de toutes disciplines, les écouter exprimer leurs motivations, leurs passions, raconter leurs rencontres, leurs travaux, tel est l’objet de Voyages extraordinaires dans le monde des sciences, une série d’émissions créée par Jean-Louis Coatrieux, lui-même chercheur, et co-animée par Félix Boulé. Informer, faire découvrir ces mondes qui dessinent ceux de demain, motiver les jeunes, filles et garçons, à s’engager sur ces chemins en toute liberté, voilà ce que nous cherchons avec ces Voyages. Des entretiens en co-diffusion Radio laser / Unidivers.fr. ------------------------------------------------------------------- Les travaux d’EthoS portent sur l’influence des facteurs sociaux et non sociaux dans le développement émotionnel et social des individus, les systèmes de communication et leurs complexités, les processus cognitifs et le bien-être animal et humain. Ils s’appuient sur une comparaison d'un grand nombre d'espèces phylogénétiquement éloignées mais qui partagent des contraintes similaires (et notamment sociales). Les animaux étudiés vont des invertébrés (les araignées par exemple), des oiseaux chanteurs et non chanteurs, aux mammifères terrestres (chevaux) et aquatiques (cétacés et loutres) et notamment aux primates. Alban s’intéresse lui à la communication vocale et la vie sociale chez les mammifères ainsi qu’à l’évolution du langage. Spécialiste des primates non humains, ses recherches portent sur des singes dont la Mone de Campbell présente à la station de Paimpont (Ille et Vilaine) et sur d’autres mammifères comme les chevaux, les dauphins et les loutres. Mais aussi sur les oiseaux chanteurs, des modèles animaux curieusement privilégiés pour la compréhension du développement du langage humain. Les oiseaux chanteurs seraient-ils vraiment les mieux placés pour comprendre le développement du langage humain ? Tous ces animaux discutent-ils entre eux vraiment, avec d’autres, se fâchent-ils et s’emportent-ils comme nous ? Comment communiquent-ils leurs intentions, leurs émotions ? Vous imaginez bien que nous avions énormément de questions à lui poser ! Mais écoutons d’abord quelques-uns de nos amis… … la mésange zinzinuler https://youtu.be/wbV0jUYuG4M … le rouge gorge chanter https://youtu.be/J6zkjkyZIfA … la baleine gémir ou gronder https://www.animaux-nature.com/_media/baleine.mp3 … la mone de Campbell crier (en allant tout à la fin de l’article) https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0007808#pone.0007808.s001 Et ces questions ? Comment travaillez-vous dans vos recherches ? Par observation, par stimulation, par interaction ? Par enregistrement des sons, des images ? Les nouvelles technologies peuvent-elles améliorer les analyses de comportement ? Y a-t-il comme chez l’humain des phases de développement du langage déjà identifiées ? Que se passe-t-il entre groupes de singes par exemple de même espèce mais géographiquement séparés ? Ont-ils des accents différents ? Le fait de travailler sur des animaux en captivité modifie-t-il les choses ? Comment s’exprime la faim, la menace, l’attirance, le danger, la reconnaissance de l’autre… Peuvent-ils créer des nouveaux éléments de langage ? Qu’est-ce que vos recherches nous apprennent sur nous, humains ? Quelles qualités faut-il posséder pour ce métier ? … et beaucoup d’autres…. Écoutez ses réponses !
Veronique Chable 40 ans de passion pour la biodiversite15 Apr 202200:59:04
Jean-Louis Coatrieux et Félix Boulé rencontrent Véronique Chable, biologiste et agronome. Elle est ingénieur de recherche à l'Institut National de Recherche pour l'Agriculture, l'Alimentation et l'Environnement (INRAe) 1]. Cet institut est né en 2020 de la fusion entre l'INRA et l'Institut national de recherche en sciences et technologies pour l'environnement et l'agriculture et rassemble 11000 personnes dans plus de 250 unités de recherche et expérimentales réparties dans 18 centres de recherche (dont 1 en Antilles-Guyane). Véronique Chable, leur invitée, travaille et dirige une équipe dans le centre de recherche de Le Rheu. Son credo ? Soutenir une agriculture biologique authentique, cohérente des semences aux produits, par la construction de réseaux de recherche associant tous les acteurs de cette chaîne et par la collecte et la diffusion de connaissances fondées sur le vivant et sa diversité. -------- Raconter des histoires au moyen d’entretiens avec des chercheuses et des chercheurs de toutes disciplines, les écouter exprimer leurs motivations, leurs passions, raconter leurs rencontres, leurs travaux, tel est l’objet de Voyages extraordinaires dans le monde des sciences, une série d’émissions créée par Jean-Louis Coatrieux, lui-même chercheur, et co-animée par Félix Boulé. Informer, faire découvrir ces mondes qui dessinent ceux de demain, motiver les jeunes, filles et garçons, à s’engager sur ces chemins en toute liberté, voilà ce que nous cherchons avec ces Voyages. Des entretiens en co-diffusion Radio laser / Unidivers.fr. ------------ Véronique Chable, notre invitée, travaille et dirige une équipe dans le centre de recherche de Le Rheu. Son credo ? Soutenir une agriculture biologique authentique, cohérente des semences aux produits, par la construction de réseaux de recherche associant tous les acteurs de cette chaîne et par la collecte et la diffusion de connaissances fondées sur le vivant et sa diversité. Elle est avec Gauthier Chapelle l’auteure du livre La Graine de mon assiette, sous-titré « De l'origine de l'agriculture et de ses semences à une invitation à changer le monde », publié en 2020 aux éditions Apogée [2]. Un tel titre ne peut que nous interpeler dans le contexte actuel où les concentrations agro-industrielles se multiplient, où les menaces sur les approvisionnements de produits de base se précisent, où les paysans sont et seront de moins en moins nombreux. Chute de fertilité des sols, diminution de la longévité des espèces cultivées (de leur vitalité) obligent les agriculteurs à se réapprovisionner en semences beaucoup plus souvent et soulignent l’urgence de sélectionner des plantes robustes et de développer des pratiques qui favorisent la résilience de l’agroécosystème, sans perdre leurs qualités gustatives et nutritives, et ceci dans le respect des hommes et des femmes qui les produisent. Le succès de la « bio » ne doit pas masquer que la recherche qui lui est consacrée reste très modeste. Il ne s’agit pas comme nous l’entendons parfois de revenir à une agriculture d’avant-guerre mais d’associer des savoirs et savoir-faire traditionnels aux avancées rendues possibles par la recherche. Dans ses articles, Véronique Chable cite parmi le pionniers d’une agriculture respectueuse de l’environnement Rudolf Steiner et Sir Albert Howard avec leur approche globale des êtres vivants et de la terre. Puis, plus politiques, le Suisse Hans Müller et sa femme, dénonçant les travers socio-économiques et la réduction d’autonomie des agriculteurs, et qui avec Hans Peter Rusch, microbiologiste, proposèrent une agriculture organo-biologique basée sur la microbiologie des sols. En France, presqu’un siècle depuis la création par Raoul Lemaire de la première filière bio au début des années 1930 avec une pratique de fertilisation des sols à base d’une algue calcaire riche en magnésium (Lithothamnium calcareum) plus connue sous le nom de « maërl » promouvant la sélection et la multiplication de blés à haute valeur boulangère adaptés à une filière bio. Jean Boucher a lui fondé en 1958 le premier Groupement de l’agriculture biologique (GAB) de l’Ouest et en 1961 l’Association française d’agriculture biologique (Afab). Cette agriculture biologique et paysanne appelle selon Véronique un regard renouvelé sur la vie et une approche adaptée. Elle passe par une approche participative, multi-acteurs et transdisciplinaire. C’est cette expérience en quelque sorte d’ingénieur du vivant qu’elle nous propose de partager dans notre questionnement. Qu’est-ce que l’agriculture biologique et paysanne ? Comment comprendre les termes céréales mineures et variétés anciennes ? Et l’agroécologie ? Quels en sont les acteurs ? Que signifie pour elle « recherche-action » et travail participatif ? Quels sont les résultats et les enseignements obtenus lors de projets européens comme Diversifood et Liveseed ? Dans ce combat pour la diversité, le durable… que faudrait-il faire que nous n’avons pas fait ? ------------------- [1] https://www.inrae.fr/ [2] Véronique Chable et Gauthier Chapelle, La graine de mon assiette. De l'origine de l'agriculture et de ses semences à une invitation à changer le monde, éditions Apogée, 240 pages, 2020, 28 euros ---------------- Pour en savoir plus : sur deux projets européens : https://diversifood.eu/ ou http://dynaversity.eu/, sur les réseaux semences : https://www.semencespaysannes.org/ pour la France et https://liberatediversity.org/ pour l'Europe et un exemple d'association http://kaolkozh.bzh/2021/02/22/une-maison-des-semences-paysannes-a-rennes/
Cardiologie jean-Philippe Verhoye à cœur ouvert18 Mar 202200:59:43
Raconter des histoires au moyen d’entretiens avec des chercheuses et des chercheurs de toutes disciplines, les écouter exprimer leurs motivations, leurs passions, raconter leurs rencontres, leurs travaux, tel est l’objet de Voyages extraordinaires dans le monde des sciences, une série d’émissions créée par Jean-Louis Coatrieux, lui-même chercheur, et co-animée par Félix Boulé. Informer, faire découvrir ces mondes qui dessinent ceux de demain, motiver les jeunes, filles et garçons, à s’engager sur ces chemins en toute liberté, voilà ce que nous cherchons avec ces Voyages. Des entretiens en co-diffusion Radio laser / Unidivers.fr. --------------------------- Nous rencontrons cette fois le Professeur Jean-Philippe Verhoye, chirurgien cardiaque dont le service est numéro 1 depuis 8 ans dans le classement du Point qui fait référence en la matière. Le cardiovasculaire plus généralement n'est pas en reste puisque la chirurgie des artères et la stimulation cardiaque à Rennes sont dans les 6 meilleurs de France. Une belle occasion donc de faire avec lui un tour d'horizon d'un domaine médical et de recherche majeur à plusieurs titres. Les affections cardiovasculaires (cardiopathies ischémiques ̶ 16% à elles seules des décès dans le monde ̶ et accidents vasculaires cérébraux) restent en effet les principales causes de mortalité dans le monde. Le cœur est notre moteur de vie et quand il est question de maladie nous pensons immédiatement à la chirurgie à cœur ouvert, à la greffe et aux difficultés pratiques qu’elles soulèvent pour le chirurgien. Mais nous pensons aussi au cœur artificiel dont l’une des plus récentes innovations est apportée par la société Carmat créée à partir des travaux pionniers du Professeur Alain Carpentier. Un immense défi et pour s’en rendre compte, il suffit de réaliser qu’un seul million de battements cardiaques ne correspond pour nous qu’à environ 10 jours de vie ! Il peut paraître simple à première vue ce cœur en comparaison du cerveau. Mais quand nous le regardons de plus près, ce sont des muscles, des tendons, des piliers, des valves (sans oublier celle, essentielle, de l’aorte) qui doivent se synchroniser mécaniquement et électriquement pour assurer la circulation sanguine dans les artères et les veines. Tous participent à son bon fonctionnement et chaque élément peut être atteint par la maladie ou simplement atteint par la fatigue. Et bien sûr, impossible d’intervenir chirurgicalement sans arrêter les cœurs, les arrêter pour mieux les faire battre donc. Au-delà de nos questions pour les auditeurs, et parmi eux les plus jeunes : Qui êtes-vous, M Jean-Philippe Verhoye ?, Comment avez-vous choisi ce métier ?, Trouvons-nous beaucoup de femmes dans les disciplines chirurgicales ? Et bien sûr, nous souhaitions en découvrir beaucoup plus sur les interventions. Comment se réalisent-elles, avec quelle équipe, combien de temps ? Faut-il des qualités manuelles, mentales et physiques particulières ? Quelles sont les avancées technologiques majeures depuis 40 ans qui ont bouleversé la chirurgie et amélioré la prise en charge des patients ? Vous disposez d’une salle pilote avec TheraImage, en quoi consiste-t-elle ? Vous êtes aussi chercheur alors à quoi pouvons-nous nous attendre pour demain ? --------------------------- Un mot avant de vous laisser écouter cet entretien. Le cœur imprègne les proverbes de tous les pays. Nous en avons chez nous une belle collection. Loin des yeux, loin du cœur. Faire contre mauvaise fortune, bon cœur. Le cœur a des raisons que la raison ne connait pas. Prendre les choses trop à cœur. Parler à cœur ouvert. Et combien d’autres encore ! Alors, si ce printemps votre cœur bat la chamade, ne vous inquiétez pas. L’amour est un merveilleux stimulant contre le stress. Nul besoin de connaître la dopamine, l’adrénaline et la noradrénaline ou encore l’ocytocine pour être heureux ! Pour en savoir plus : https://www.youtube.com/watch?v=CbG1GyYQO74 https://www.lairedu.fr/media/video/conference/la-chirurgie-du-coeur-le-point-sur-les-innovations/
SCiENCES - DE LA SYNtheSE D-iMAgES A LA reALitE VirtUELLE UNE AVENtUrE D-UN DEMi-SieCLE17 Dec 202101:01:40
Raconter des histoires au moyen d'entretiens avec des chercheuses et des chercheurs de toutes disciplines, les écouter exprimer leurs motivations, leurs passions, raconter leurs rencontres, leurs travaux, tel est l'objet de Voyages extraordinaires dans le monde des sciences, une série d'émissions créée par Jean-Louis Coatrieux, lui-même chercheur, et co-animée par Félix Boulé
Le droit face au monde numérique avec Sandrine Turgis21 Aug 202401:00:25
Comme toujours en début d’émission, nous avons Félix et moi demandé à notre invitée, maître de conférences à la faculté de droit de l’université de Rennes et membre de l’équipe de recherche IODE (UMR CNRS 6262), de nous raconter son histoire. Sachez que Sandrine est originaire de la Manche, en Normandie, et que son chemin, le temps d’années de licence, de Master et de thèse, l’aura amenée de Caen à Strasbourg, en passant par Londres et Paris. Elle sera ensuite Maître de Conférences à l’Université de Reims puis à l’Académie militaire de Saint-Cyr Coëtquidan à Guer, avant de rejoindre l’Université de Rennes. Consultez Internet par curiosité pour connaitre l’origine du nom, Turgis, cela vous fera sourire. Internet justement, et plus généralement aujourd’hui le monde numérique dans son ensemble, voilà quel est son domaine de recherche sous l’angle des enjeux pour les droits et libertés. Le monde numérique concerne chacun et chacune d’entre nous et sans doute plus encore, les générations à venir. Facebook, X, TikTok, Wechat, tout le monde connait. Les objets connectés, la maison intelligente, les Datacenters, la 5G, la télémédecine, aussi. L’intelligence artificielle et ses débordements tous azimuts dans des applications auxquelles nous n’aurions pas pensé, certainement plus encore. Droit à la vie privée, protection des données à caractère personnel, propriété intellectuelle, secret des correspondances, droit à l’oubli, falsifications, ingérences étrangères, manipulation de l’information, attaques et rançonnages, profilage, vulnérabilités des données et des infrastructures … la liste est tellement longue des difficultés auxquelles faire face qu’elle s’apparente à un inventaire à la Prévert. Et lorsque ces sujets portent sur des personnes en situation de fragilité, comme les réfugiés et les migrants, un domaine sur lequel elle travaille en ce moment, que dire de leurs conséquences potentielles ? Que peut faire le droit dans un tel univers où, chaque jour, nous découvrons de nouveaux outils numériques, de nouveaux usages et de nouvelles failles ? Droit français, droit européen, droit international, … quelles armes, quelles actions ? Faudra-t-il pour cela un nouveau corpus en matière de droits ? De nouveaux instruments ? Il serait exagéré de prétendre que nous avons avec Sandrine abordé toutes ces questions de manière exhaustive. En tous cas, une sensibilisation de tous et toutes à ces enjeux et problématiques est essentielle. Bel été à toutes et à tous ! Jean-Louis Coatrieux et Félix Boulé Pour en apprendre plus : Sur les projets et publications de Sandrine : https://www.linkedin.com/in/sandrineturgis Pour consulter l’introduction et la conclusion de l’ouvrage sur Les Données numériques des migrants et des réfugiés sous l’angle du droit européen (Rennes, PUR, 2020) : https://iode.univ-rennes.fr/actualites/les-donnees-numeriques-des-migrants-et-des-refugies-sous-langle-du-droit-europeen Pour retrouver notamment la contribution de Sandrine sur « Les enjeux pour les droits fondamentaux de la lutte contre la manipulation de l’information » : Pôle d’excellence cyber, Lutte contre les manipulations de l’information, 2024, 68 pages : https://www.pole-excellence-cyber.org/wp-content/uploads/2024/01/Ouvrage_LMI_PEC_2023.pdf Projet PILAC (Penser l'international au local : articulations & contradictions, réseau de recherche que codirige Sandrine avec sa collègue politiste, Claire Visier) : https://pilac.univ-rennes.fr/ Projet PriCLeSS (projet pluridisciplinaire du laboratoire d’excellence CominLabs - http://cominlabs.inria.fr/- autour notamment de la question Blockchain & Privacy) : https://project.inria.fr/pricless/
Marie babel est l-invitee de -Voyages extraordinaires dans les sciences-19 Nov 202101:04:24
Raconter des histoires au moyen d'entretiens avec des chercheuses, des chercheurs de toutes disciplines, les écouter exprimer leurs motivations, leurs passions, raconter leurs rencontres, leurs travaux, tel est l'objet de cette série d'émissions que nous co-animons avec Jean-Louis Coatrieux, lui-même chercheur de niveau international en imagerie médicale. Informer, faire découvrir ces mondes , motiver les jeunes, filles et garçons à s'engager sur ces chemins, voilà ce que nous cherchons avec ces "Voyages extraordinaires dans les sciences", des rencontres que nous reprenons après une pause contrainte par la situation sanitaire.
hommage à Andre Lespagnol Sciences humaines l-histoire de cette discipline s-est ecrite aussi à rennes 02/0214 Sep 202000:33:23
2ème épisode de Voyage extraordinaire dans les sciences, André Lespagnol, spécialiste des sciences humaines vous raconte au micro de Jean-Louis Coatrieux et Félix Boulé, l'histoire universitaire des sciences humaines à Rennes. Retour sur plus de 40 ans d'histoire scientifique avec un grand H. Véritablement passionnant !
hommage à Andre Lespagnol Sciences humaines derriere cette discipline se cachent des femmes et des hommes 01/0214 Sep 202000:30:38
Suite à l'annonce du décès d'André Lespagnol, Radio Laser vous propose d'écouter le podcast qu'il a enregistré en studio en janvier dernier.Animé par le scientifique Jean-Louis Coatrieux et le bibliothécaire de Guichen, Félix Boulé. Au travers de ce rendez-vous, ils souhaitent vous faire découvrir les sciences sous un angle ludique avec celles et ceux qui la pratique au quotidien. Pour ce premier épisode, ils reçoivent André Lespagnol. On découvre aujourd'hui, son cheminement pour devenir scientifique et pourquoi il a choisit les sciences humaines.
Mathematiques ce n-est pas qu-une histoire de chiffres03 Mar 202000:23:52
Maître de conférences de l'UFR de mathématiques de l'Université Rennes I, Jean-Pierre Escofier, a publié de nombreux travaux et rédigé plusieurs manuels. Au travers de 2 émissions, il vous fait partager sa passion pour les mathématiques et l'histoire de cette discipline à Rennes notamment avec le scientifique Jean-Louis Coatrieux et le bibliothécaire Félix Boulé.
La vie passionnante des Mathematiques par jean-Pierre Escofier03 Mar 202000:31:50
Deuxième et dernier rendez-vous du maître de conférences de l'UFR de mathématiques de l'Université Rennes I, Jean-Pierre Escofier. Il vous fait partager sa passion pour les mathématiques et l'histoire de cette discipline à Rennes notamment avec le scientifique Jean-Louis Coatrieux et le bibliothécaire Félix Boulé.
L’Union Européenne du droit et des droits avec Isabelle Bosse-Platière18 Aug 202401:00:43
Nous sommes à la veille des élections du Parlement européen du 9 juin 2024 et il nous a semblé essentiel de parler d’Europe au cœur de la démocratie (https://european-union.europa.eu/index_fr). Cette nouvelle émission de Voyages extraordinaires dans le monde des sciences est donc consacrée au Droit par et pour l’Europe et les Européens mais aussi pour le Monde. C’est le domaine de recherche d’Isabelle Bosse-Platière, Professeure à l’Université de Rennes, et directrice d’une unité mixte de recherche du CNRS, IODE (Institut de l’Ouest : Droit et Europe, https://iode.univ-rennes.fr/). On ne le sait pas toujours mais Rennes est depuis les années 60 et grâce à l’action fondatrice du Professeur Jean Raux, un des centres de référence nationale et internationale en droit européen. La spécialisation d’Isabelle en Droit institutionnel et contentieux et en droit de l’action extérieure de l’Union européenne, sujets dont le sérieux des titres peut éloigner les auditrices et les auditeurs, nous permet d’aller au fond des choses. Un échange passionné et passionnant, en termes simples et apportant simultanément des informations pratiques utiles aux jeunes s’interrogeant encore sur leur choix professionnel. La trajectoire d’Isabelle, dont les origines sont d’une famille de viticulteurs du Beaujolais, est d’abord une surprise, initiée par une première expérience ERASMUS en Allemagne qui l’amènera, pour une mission courte, à être assistante parlementaire d’un député du Bundestag ! Contrairement à une perception a priori et largement partagée nous emmenant du droit vers les images d’avocat ou de juge, le droit pénètre non seulement partout dans nos vies mais ouvre sur des métiers extrêmement divers. Vie privée et vie publique, administration, vie sociale et vie politique, monde économique, etc. d’un côté et, de l’autre, clerc de notaire, notaire, conseiller d’affaires, inspecteur des douanes, administrateur judiciaire, juriste d’entreprise, une très longue liste en vérité. Ajoutons que quasiment aucun problème d’emploi ne se pose après les formations de Droit. L’échange avec Isabelle pour ce qui concerne la recherche a abordé des questions centrales aujourd’hui dans la société et pour lesquelles des réponses en termes de Droit sont fondamentales. Nous le voyons avec la cybersécurité, les réseaux sociaux, les accords de partenariat (CETA avec le Canada et d’autres comme le MERCOSUR), les droits de l’homme, l’Intelligence Artificielle, etc. etc. Ces questions nous concernent tou(te)s et nous concerneront plus encore demain. Dans notre vie personnelle comme dans le vivre ensemble, à l’échelle de la France, de l’Europe et du Monde. Jean Louis Coatrieux Et pour découvrir d’autres sujets… https://hal.science/IODE/search/index/?q=Isabelle+Bosse-Plati%C3%A8re
Les pérovskites, vous connaissez ?14 Aug 202401:00:18
Avouons-le, avant cette émission de Voyages extraordinaires dans le monde des sciences de Radio Laser et de son partenaire d’Unidivers, Félix et moi n’en savions rien. Et pourtant, depuis près de 10 ans le monde entier a le regard fixé sur ce matériau. C’est le sujet de recherche de Jacky Even et il nous en raconte l’aventure. Enseignant-chercheur à l’INSA Rennes depuis 1999, il travaille à l’Institut FOTON (Fonctions Optiques pour les Technologies de l’informatiON, unité mixte de recherche CNRS, Insa, Université de Rennes). La spécificité de Foton est de couvrir des domaines ciblés de la photonique : la couche physique des télécommunications, des technologies liées aux applications industrielles et de défense (capteurs optiques, lasers, instrumentation pour la photonique) et le photovoltaïque. Jacky est à l’origine de la création du groupe de simulation centré sur ce dernier thème. Des travaux pluridisciplinaires qu’il co-dirige aujourd’hui avec Claudine Katan, directrice de recherche à l’Institut des Sciences Chimiques de Rennes (ISCR). Chacun sait aujourd’hui que l’énergie solaire représente un enjeu stratégique au niveau mondial. Et la question est bien entendu de trouver des matériaux à fort rendement en conversion photovoltaïque, aux propriétés robustes dans le temps comme aux variations environnementales, et bien sûr de faible coût en fabrication. Si des avancées majeures ont été réalisées au cours de la dernière décennie dans la recherche de tels matériaux, les projecteurs se sont tournés plus particulièrement sur une nouvelle classe de semi-conducteurs aux propriétés inédites : les pérovskites et en particulier les pérovskites halogénées. Jacky et son équipe travaillent depuis des années avec des laboratoires étrangers, d’abord européens bien sûr dans le cadre de projets financés par les Programmes Cadre, mais aussi amér¬icains comme le Los Alamos National Lab au Nou¬veau Mexique, les Rice University à Houston et Northwestern University à Chicago. Il le faut car tous les mystères ne sont pas levés sur ces pérovskites, loin de là, et de nombreux verrous subsistent encore avant de pouvoir les déployer à grande échelle. D’autres champs d’application loin des panneaux solaires sont aussi à entreprendre comme les LED ou les sources optiques quantiques. Jacky Even a reçu pour ses travaux le Prix Jean Ricard en 2022 de la Société française de physique, prix qui a honoré avant lui, de grands noms de la science française. Pour n’en citer que quelques-uns… Claude Cohen-Tannoudji en 1971, Georges Charpak en 1973, Serge Haroche en 1983, tous prix Nobel. Le monde des pérovskites est à vous ! Jean Louis Coatrieux et Félix Boulé Pour poursuivre l’aventure : L’Institut Foton : http://foton.cnrs.fr/v2016/indexe68f.html?lang=fr Un ouvrage, en anglais par 3 des 4 pionniers des architectures des cellules solaires pérovskites https://www.lavoisier.fr/livre/autre/organic-inorganic-halide-perovskite-photovoltaics/descriptif_3835197 Un ouvrage collectif complet de 2018, pour auquel Jacky et Claudine ont contribué : https://www.lavoisier.fr/livre/chimie/halide-perovskites/descriptif_3864368 Et en français, plus généraliste : https://www.lavoisier.fr/livre/environnement/l-energie-solaire-photovoltaique/descriptif_4863400 Une conférence grand-public en français de Daniel Lincot au Collège de France: https://www.college-de-france.fr/fr/agenda/lecon-inaugurale/energie-solaire-photovoltaique-et-transition-energetique-0 Disponible aussi sur France-Culture : https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-cours-du-college-de-france/energie-solaire-photovoltaique-et-transition-energetique-lecon-inaugurale-de-daniel-lincot-3595070 Et enfin, une conférence d’un des pionniers du domaine des cellules solaires pérovskites, Henry Snaith de l’Université d’Oxford : https://www.youtube.com/watch?v=Ebn0kNz-eJc
La vigne en Bretagne : rêve ou réalité ?07 Aug 202400:59:21
C’est la question posée à Valérie Bonnardot lors de notre dernière émission « Voyages extraordinaires dans le monde des sciences » sur Radio Laser, en partenariat avec Unidivers. A vrai dire, ce n’était pas la seule question… Valérie est enseignante-chercheure en géographie physique et environnement à l’Université de Rennes 2. Membre du Laboratoire Littoral Environnement Télédétection Géomatique (soit en résumé, LETG, UMR CNRS 6554, anciennement intitulé Costel), elle est passionnée depuis toujours par climatologie et météorologie. Originaire de Bourgogne et d’une famille d’agriculteurs et de viticulteurs, ce sont aussi des rencontres qui vont déterminer son chemin et l’amener à soutenir en 1996 sa thèse sur « Climat et vigne », un domaine qu’elle ne quittera plus. Ce chemin se prolonge avec une bourse Lavoisier par un post-doctorat en Afrique du sud à l’Institute for Soil Climate and Water de l’Agricultural Research Council à Pretoria puis comme chercheure à Stellenbosch jusqu’en 2004 (Institute for fruit, Vine and Wine). Des liens encore vivants aujourd’hui. Sa passion pour la vigne mais aussi pour l’enseignement et la recherche l’amène à intégrer le département de Géographie de Rennes 2 en 2012, département dont elle assure la direction depuis 2023. Vous l’aurez compris, ce n’est donc pas une surprise de la voir développer ses projets sur la vigne en Bretagne. L’un de ses projets concerne la création d’un réseau de stations météorologiques et de capteurs dans les parcelles de vigne nouvellement plantées, ainsi que dans les parcelles de vignes sous statut associatif plus anciennes. Il s’agit là d’étudier le climat à l’échelle locale des parcelles, la variabilité interannuelle du climat afin de mieux comprendre la réponse de la vigne (stades de croissance et de maturité des différents cépages) aux conditions locales (exposition, altitude, sol, proximité de la mer) et saisonnière (température, pluviométrie, vents, gel, chaleur, sécheresse etc.). Le but est également d’étudier les évolutions climatiques. Cependant, et contrairement à ce que nous pouvons communément penser, le changement climatique n’est pas le seul facteur du développement de la vigne en Bretagne. Les plantations se multiplient en Bretagne en raison avant tout d’un décret relatif au régime d’autorisation de plantations de vignes intervenu en 2015, même si des parcelles de vignes sous statut juridique associatif ou privé ont été plantées avant cette date. Depuis ce décret, des vignes à but commercial peuvent être plantées dans des régions historiquement non viticoles. Or la Bretagne a un passé en viticulture qui ne pouvait qu’inciter certains acteurs à se lancer. Une manière aussi de diversifier l’économie Bretonne. Alors quels lieux demain en Bretagne ? Le Morbihan est bien sûr le département qui historiquement avait le plus de vignes avant la crise du phyloxéra mais tous sont aujourd’hui concernés. Quels cépages ? Pour les rouges, pinot noir, gamay, grolleau, cabernet … ? Pour les cépages blancs, Chardonnay, Chenin, Solaris, Muscaris ou Sauvignac ? Et pour quelles productions (vin effervescent, vin blanc, vin rouge…) ? Ce sont tous ces sujets et bien d’autres encore que nous explorons avec Valérie. Une chose est sûre, les pionniers sont nombreux et les encouragements tout autant. Parions que les premiers vins, à ce stade encore confidentiels, seront bientôt plus généreusement servis sur nos tables. Jean Louis Coatrieux -------------------------- Pour aller plus loin : https://www.editions-apogee.com/le-savoir-boire/663-renouveau-des-vins-bretons.html https://www.francetvinfo.fr/economie/emploi/metiers/agriculture/vin-bientot-des-grands-crus-bretons_2970699.html https://vigneronsbretons.bzh/ https://www.bretagne.bzh/le-haut-conseil-breton-pour-le-climat/ (Valérie est membre de ce Haut Conseil Breton pour le Climat, une instance initiée par la Région Bretagne) https://climatology.edpsciences.org/articles/climat/full_html/2023/02/climat20232102/climat20232102.html https://www.laciteduvin.com/fr/cite-en-ligne/le-vin-breton-la-renaissance-d-un-vignoble https://www.quae.com/produit/1842/9782759237975/vigne-vin-et-changement-climatique https://www.dunod.com/histoire-geographie-et-sciences-politiques/geographie-environnement-nature-au-temps-anthropocene-0
Voyage dans les émotions avec Renaud Séguier31 Jul 202401:00:41
Ce voyage extraordinaire dans les sciences est consacré aux émotions ou plus précisément à la capture et à la compréhension des émotions. C’est le thème de recherche de Renaud Séguier, professeur à l’école d’ingénieurs CentraleSupélec et chercheur à l’IETR à Rennes (équipe AIMAC, Artificial Intelligence for Multimodal Affective Computing). Cette école Supélec (ou École Supérieure d’électricité), avant son mariage avec Centrale Paris en 2015, a joué un grand rôle dans la formation et la recherche dans le domaine de l’électronique, de l’automatique et du traitement du signal à partir des années 70 pour la Bretagne. Grande école parisienne au même titre que les Mines et les Télécoms (récemment mariées elles aussi), elle était alors dirigée par André Blanc-Lapierre, académicien, père fondateur du traitement du signal en France. Cette émission est l’occasion pour nous de rendre hommage à tous ceux qui ont joué un rôle décisif dans la création ou l’accompagnement de son premier campus en région dont les amis Yves Quenech’du et Pierre-Yves Arques. Venons-en à Renaud. Il nous raconte son parcours et il est passionnant, lui qui aurait pu à l’origine faire de la danse à l’Opéra de Paris. Or il a trouvé une autre passion, la recherche, et pas n’importe laquelle car il s’intéresse de longue date aux émotions. Celles-ci s’expriment, selon Albert Mehrabian, en grande partie à travers les expressions faciales et le langage du corps (n’est-ce pas là revenir aussi à sa jeunesse ?) et, par ordre décroissant d’importance, grâce au ton et à la voix, et enfin par les mots utilisés, la structure de la phrase... Mais comment capter et reconnaître ces émotions ? Par l’analyse d’image vidéo du visage et de la posture bien entendu, par la reconnaissance de la parole aussi (l’insistance mise sur certains mots, la ponctuation et les temps de silence), la mesure de signaux physiologiques (les battements de cœur par exemple), le suivi du regard… ou encore, mais il s’agit alors d’expérimentations plus complexes, par le recueil et l’analyse des activités cérébrales. C’est cette histoire dont nous parle Renaud, une histoire qui l’aura amené avec ses collaborateurs à cofonder plusieurs entreprises sur le Technopole de Rennes : Dynamixyz en 2010 centrée sur la reconnaissance faciale pour le cinéma et les jeux vidéo ; 3D sound labs en 2015 produisant des casques audio 3D ; Immersive therapy créée en 2017, pour une thérapie sonore visant les acouphènes chroniques ; et enfin, Emobot lancée en 2022 sur le suivi de la dépression. Des entreprises souvent lauréates de prix internationaux ! L’IA dans toutes ces applications a un rôle clé aujourd’hui mais rassurez-vous, il reste du chemin à parcourir pour savoir si vous êtes un peu, beaucoup… heureux ou simplement content, si vous êtes très serein, inquiet, légèrement endormi ou au contraire très excité… et pour les rendre au cinéma, dans les jeux ou utiles pour une meilleure analyse de symptômes et de soins en médecine. D’ailleurs et pour anticiper, Renaud mimera les passages dans tous ces états d’émotion au cours de l’émission et ceci avec la seule aide de la voix ! Quelques liens pour aller plus loin et visualiser quelques animations : https://www.citedia-deveco.com/actualites/que-sont-ils-devenus-retour-sur-dynamixyz/ https://www.youtube.com/watch?v=dVY4nRXizJk https://actu.fr/societe/rennes-start-up-immersive-therapy-developpe-une-application-traiter-acouphenes_15319664.html https://www.emobot.fr/
Retour sur l’histoire des femmes de Bretagne dans la Révolution française24 Jul 202401:00:49
Avec Solenn Mabo, maîtresse de conférences à l’université de Rennes 2. Ces femmes de Bretagne sont-elles trop ignorantes ou dévotes pour rester aveugles aux lumières apportées par la Révolution ? Sont-elles invisibilisées dans les silences de l’Histoire ? Cette Bretagne appartenant aux « terres de refus » est-elle la même dans les villes et dans les champs ? Pour les paysans, les nobles et les bourgeois ? Certes, les protestations, les cris, les violences physiques restent inaudibles quand les armes font la loi. Et pourtant ! Les femmes sont bien présentes lors de troubles lancés pour simplement subsister et de manifestations contre les gens des châteaux, lors de luttes et de révoltes contre les exigences de l’État. Elles ne prennent pas les armes certes mais n’hésitent pas à se munir de pierres et de bâtons. Les clubs politiques installés aussi bien dans les villes que les petites localités comme Landivisiau, Guémené-sur-Scorff et Quintin témoignent ainsi de leur engagement. Quelques figures émergent alors comme celle de Laurence Rapé de Redon. La Révolution marquera-t-elle un profond changement dans leur participation aux affaires de la cité ? Car il leur faut aussi faire face à l’absence des époux, qu’ils soient émigrés ou partis combattre dans les rangs des républicains ou des royalistes. Les études de Solenn Mabo, menées entre archives et enquêtes de terrain dans ces temps de bouleversements sociaux, culturels, religieux et politiques et sur ces temps de guerre commencés en 1792 contre les monarchies d’Europe, que nous apprennent-elles ? Si certaines réponses à ces interrogations sur le genre, l’engagement des femmes, leur place dans la société et l’image qui leur est attribuée, ont parfois de quoi surprendre, ces questionnements restent aujourd’hui d’une grande actualité. Jean Louis Coatrieux Pour en savoir plus Bretonnes en résistance : https://journals.openedition.org/lrf/4306 Genre et armes : https://www.cairn.info/revue-annales-historiques-de-la-revolution-francaise-2018-3-page-77.htm Chouannes : https://journals.openedition.org/genrehistoire/2687 Royalistes : https://www.cairn.info/revue-annales-historiques-de-la-revolution-francaise-2021-1-page-161.htm
Et si demain l’ADN de synthèse remplaçait le silicium ? 21 Dec 202301:02:34
Tout le monde s’accorde à dire qu’au rythme de nos productions de données textuelles, photos, vidéos, etc. générées par les réseaux sociaux, les médias et toutes les autres sources imaginables, nos solutions actuelles de stockage de données nous conduisent dans une impasse. Rendez-vous compte. 175 Zetta Octets en 2025 (soit l’équivalent de 175 milliards de disques de 1 To) et 2150 Zetta Octets annoncés en 2035 (230 disques par habitants sur terre) ! En 2021, le monde comptait 8000 data centers mais avec une croissance estimée à 20% par an, nous en sommes maintenant certainement très loin ! Leur coût à l’unité est d’environ 1 milliard de dollars sur 10 ans. Un data center consomme de l’ordre de 100 MW/heure et ils pourraient à eux seuls représenter 20% de la consommation totale d’énergie. Et ce n’est pas tout ! La durée de vie des supports de stockage va de 3 à 5 ans pour les disques durs et de 10 à 20 ans pour les bandes magnétiques. Il faut donc transférer régulièrement ces données sur de nouveaux supports ce qui signifie un énorme gaspillage de matériel. Alors que faire ? Les sages nous diront d’arrêter de générer des données inutiles mais seront-ils écoutés ? Rien n’est moins sûr. Que faire donc dans ce cas ? Chercher des alternatives ? Pour répondre à ce défi, l’une des voies ne serait-elle pas d’utiliser de l’ADN de synthèse, à la fois infiniment plus dense et pérenne que les matériaux actuels ? Une nouvelle révolution en marche ? Écoutons Dominique Lavenier, directeur de recherche CNRS, équipe GenScale, Institut de Recherche en Informatique et Systèmes Aléatoires (IRISA), Centre Inria de l’université de Rennes. Pour en savoir plus : Interstices https://interstices.info/stocker-les-donnees-la-piste-prometteuse-de-ladn/ Vidéo France 24 https://www.youtube.com/watch?v=3HqSfIZe5xo Vidéo France 2 https://www.youtube.com/watch?v=spnCsGX38_w ------------------------------------------------------------------------------------------- 1 Zetta octets (Zo) = 1021 octets = 1 milliard de Terra octets (To= 1012 octets) 2 Chiffres d’International Data Corporation
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