Explore every episode of the podcast Vive la vie.
| Title | Pub. Date | Duration | |
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| Marco Lindley, le tricks, l'open world du mouvement | 03 Apr 2026 | 00:35:22 | |
J'ai un diplôme d'ingénieur en informatique. Je fais des saltos pour vivre. À 13 ans, un samedi après-midi dans un gymnase, Marco découvre le tricks — des arts martiaux acrobatiques où la seule règle est qu'il n'y en a pas. Sept ans de gymnastique volent en éclats. Il vient de trouver sa vie. Quinze ans plus tard, Marco est acrobate intermittent du spectacle, organisateur du Temple (l'un des plus gros événements de tricks en Europe), et fondateur de sa propre compagnie. Entre-temps, il aura traversé l'Australie pour s'entraîner avec les meilleurs du monde, décroché un diplôme d'ingénieur qu'il n'utilisera jamais vraiment, et encaissé des blessures qui auraient fait décrocher n'importe qui. Dans ce premier épisode de Vive la vie, Marco raconte la quête de liberté qui l'a mené du praticable de gym aux scènes du Parc Astérix et de la Coupe du Monde de Rugby — et pourquoi, malgré les chutes, la frustration et le sacrifice d'une vie sociale "normale", il n'a jamais envisagé de s'arrêter. Ce qu'on aborde
00:00 — Intro 00:11 — C'est quoi le tricks ? 00:28 — Comment Marco a découvert le tricks 01:19 — Gym vs tricks : la quête de liberté 02:26 — Ses débuts à 13 ans 02:56 — L'enfant hyperactif devenu acrobate 03:20 — Ce qui rend le tricks unique 04:17 — Piqué instantanément 05:11 — Piocher dans toutes les disciplines 06:16 — Un sport né d'une quête de liberté 06:44 — La communauté : s'élever les uns les autres 08:08 — "La session, c'est la maison" 09:16 — Se viander 50 fois, réussir une 10:14 — Patience, exigence et blessures 13:21 — Avoir conscience de son niveau 14:15 — C'est infini : toujours une porte à ouvrir 15:09 — La sensation de vriller 15:58 — En faire son métier 18:05 — La réaction de ses proches 19:37 — Sa plus grande fierté 22:17 — "Vive la vie", ça veut dire quoi ? 23:19 — Marco pose une question à l'hôte 24:14 — Le plus gros sacrifice 25:24 — Le perfectionnisme 26:26 — Un conseil pour trouver sa passion 28:06 — Il n'est jamais trop tard 28:30 — Le meilleur conseil qu'on lui ait donné 30:26 — Ce qu'on ne voit pas derrière les réussites Retrouvez nous partout🌐 Site : https://vivelavie.media 📺 YouTube : https://www.youtube.com/@ViveLaVie.Podcast 📸 Instagram : https://instagram.com/vivelavie.podcast | |||
| Guillaume Masson, le pianiste qui rêvait du Studio Ghibli | 11 May 2026 | 00:54:35 | |
J'ai vu Le Voyage de Chihiro à Orléans. Je me suis dit qu'il faudrait que je joue cette musique un jour. À 7 ans, Guillaume se met au piano par mimétisme, en imitant son frère aîné. Il n'arrêtera jamais. Adolescent, dans le sous-sol familial, il passe des heures à transcrire d'oreille les musiques de Joe Hisaishi — les bandes originales des films du Studio Ghibli — note par note, sans simplifier, sans appauvrir. Quinze ans plus tard, Guillaume a réussi le concours du Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, traversé l'épreuve du concours Chopin de Varsovie, enregistré ses transcriptions au Théâtre des Champs-Élysées, et joué aux côtés de Joe Hisaishi en personne lors d'une tournée en France. Le compositeur, peu accessible et peu bavard, lui aura glissé trois mots qui valent toutes les validations : tu es très talentueux. Dans cet épisode de Vive la vie, Guillaume raconte le chemin d'un jeune passionné qui a refusé de simplifier — la musique, son rythme, sa trajectoire — et qui a fini par jouer avec son héros sans jamais avoir cherché à se vendre. Ce qu'on aborde
00:00 - La découverte du piano par hasard 03:29 - L'entrée au Conservatoire de Paris : le déclic professionnel 10:14 - Les concours de piano et la quête de l'émotion (plus que de la perfection) 15:50 - La musique comme un langage : parler avec les doigts 23:21 - La révélation Miyazaki et le travail titanesque de transcription 32:38 - La rencontre inoubliable avec le maître Joe Hisaishi 41:23 - Le spectacle hommage et la connexion avec le public ("Vive la vie !") 45:25 - Le quotidien d'un artiste : enseignement, liberté et "chaos" créatif 52:54 - Le meilleur conseil de vie reçu par Guillaume Retrouvez nous partout🌐 Site : https://vivelavie.media 📺 YouTube : https://www.youtube.com/@ViveLaVie.Podcast 📸 Instagram : https://instagram.com/vivelavie.podcast | |||
| Gauthier Grumier, devenu champion par accident | 02 Jun 2026 | 00:47:00 | |
Mon père me laissait dormir dans mon couffin à la salle d'armes. J'étais bercé par le son des lames. Gauthier Grumier a commencé l'escrime à trois ans. Son père, maître d'armes, n'avait pas les moyens de le mettre à la crèche, alors il l'emmenait à la salle, le posait dans son couffin, et le laissait s'endormir au bruit des lames. Le même père qui, paradoxalement, ne voulait surtout pas que son fils fasse de l'escrime : pas question de mettre une balle de tennis au-dessus du berceau. Ce serait le choix de l'enfant, ou rien. L'enfant a choisi. Réservé, presque maniaque de la propreté, Gauthier trouve dans l'escrime une langue à lui : un sport de combat qui se livre à distance, une façon de s'affronter sans se toucher, de tout dire sans rien dire. Le reste, il le raconte comme une partie de jeu vidéo. On débloque un niveau, puis le suivant, sans plan, sans préméditation. L'INSEP à dix-huit ans, Pékin 2008 vécu depuis les tribunes, un déclic en observant l'état d'esprit des autres, et soudain trois Coupes du monde, numéro un mondial. "Par accident", dit-il, parce que tout s'est joué à une touche. Puis Londres 2012 : neuf minutes, une défaite au premier tour, zéro médaille pour la France, et la honte. Il faudra presque deux ans, une dispute fondatrice avec son entraîneur et beaucoup de lâcher-prise pour qu'il revienne. Parti 77e mondial en début de saison, il termine 7e, puis reprend la place de numéro un mondial qu'il ne lâchera plus. À Rio en 2016, il décroche le bronze en individuel, une médaille qu'il considère comme de l'or, et l'or par équipe. Dans cet épisode de Vive la vie, Gauthier raconte ce chemin qui n'a rien de linéaire, la face cachée des sacrifices familiaux, et pourquoi, devenu entraîneur à Hong Kong, il se lève chaque matin en se disant que c'est une belle vie. Ce qu'on aborde
00:00 Introduction 00:11 Bercé par le son des lames : l'enfance et le père maître d'armes 03:02 L'escrime comme langage : distance, propreté, se livrer sans dire 04:15 Champion par accident : l'INSEP, Pékin 2008 et le premier titre mondial 09:30 Ce qu'on reçoit des Jeux : apprendre, être une éponge 14:28 Londres 2012 : neuf minutes, la honte et la crise de l'escrime française 20:41 Perdre la flamme et la dispute fondatrice avec son entraîneur 25:41 Rio 2016 : lâcher-prise, le bronze qui vaut de l'or, l'or par équipe 31:44 Tourner la page et la face cachée du haut niveau 38:48 Entraîner, transmettre et vivre la vie tous les jours Retrouvez nous partout🌐 Site : https://vivelavie.media 📺 YouTube : https://www.youtube.com/@ViveLaVie.Podcast 📸 Instagram : https://instagram.com/vivelavie.podcast | |||
| Andréa Catozzi, l'homme qui raconte sans les mots | 14 Jun 2026 | 01:23:17 | |
C'était le côté un peu sauvage, un peu brut, un peu animal du mouvement qui m'appelait. Tout commence près de Saint-Raphaël, à Roquebrune, au moment où ses parents se séparent. Andréa Catozzi a dix ans, beaucoup de temps pour lui tout seul, et des premiers freezes de hip-hop appris dans sa chambre parce qu'une tante lui a glissé que "c'était cool". Puis viennent les films d'arts martiaux, les acrobaties qu'il commence enfin à remarquer, et un choc : un capoeiriste dans Le Grand Tournoi, puis Only the Strong avec Mark Dacascos, une cassette qu'il loue chaque jour pendant un an jusqu'à ce qu'on finisse par la lui donner. Ce qui le saisit, c'est cette manière féline d'atterrir, ce côté animal du geste. Sans cours autour de lui, il s'entraîne seul trois ans durant, avec un simple DVD pour seul professeur. Quand des cours de capoeira ouvrent enfin du côté de Fréjus, il y va tous les jours, du lundi au samedi, et son professeur devient une sorte de second père. À dix-sept ans, la Compagnie Parallèle le repère et le fait basculer du mouvement pur vers l'artistique. À dix-neuf ans, il quitte la fac en plein cours d'anglais, vide sa chambre étudiante et annonce à sa mère qu'il tente sa chance dans le spectacle. Paris, le festival d'Avignon, puis 2012 : l'Eurovision aux côtés d'Anggun et un passage à Incroyable Talent, porté par l'urgence du "c'est maintenant ou jamais". Avec le temps, l'acrobatie cesse d'être le cœur de son travail pour devenir une épice, saupoudrée au service de l'émotion et de l'intention. Il y a eu l'accident, aussi : écrasé sous un bloc de béton de cinq cents kilos, le genou qui encaisse tout, puis une sciatique et une hernie discale qui le clouent près de deux ans et redéfinissent entièrement son rapport au corps. Il y a eu, à l'inverse, la passerelle Debilly aux JO de Paris, masqué, sous une pluie battante, une torche qui glisse comme une savonnette et manque de lui échapper. Dans cet épisode de Vive la vie, Andréa raconte comment on passe de la performance pure à la quête de sens, comment on apprend à durer plutôt qu'à se cramer, et pourquoi écrire une pièce avec celle qu'il aime lui a rendu le plaisir d'être, simplement, sur scène. Ce qu'on aborde
00:00 - Les débuts : hip-hop, arts martiaux et capoeira 04:37 - La découverte de la scène professionnelle (Cie Parallèle) 08:37 - Le déclic en plein cours : tout quitter pour sa passion 11:45 - La télévision et la validation (Eurovision, Incroyable Talent) 15:13 - Apprendre à dompter le stress et la pression du direct 19:26 - L'esthétique avant la performance pure 27:55 - Le rapport au public et l'exigence envers soi-même 33:45 - Les coulisses folles de la cérémonie des JO de Paris 49:52 - Gérer l'imprévu et les ratés sur scène (L'anecdote de l'eau) 52:36 - L'accident grave et la prise de conscience du corps 01:00:02 - Écrire sa propre pièce de théâtre en couple ("Ego Sapiens") 01:11:15 - Le meilleur conseil de sa carrière : l'intention avant le mouvement 01:14:54 - Comment garder le plaisir de l'acrobatie après 20 ans 01:20:23 - Le moment "Vive La Vie" d'Andréa et conclusion Retrouvez nous partout🌐 Site : https://vivelavie.media 📺 YouTube : https://www.youtube.com/@ViveLaVie.Podcast 📸 Instagram : https://instagram.com/vivelavie.podcast | |||
| Aleth Mandula, biographe des vies qu'on croit ordinaires | 29 Jun 2026 | 01:21:07 | |
Toute vie est extraordinaire, par le fait même que chaque personne porte un regard singulier sur l’existence Enfant, Aleth Mandula passait des journées entières dans le grenier de sa maison de campagne, à se raconter des histoires à l’aide d’une armoire pleine de déguisements. Un matin, le rituel a cessé d'opérer : à la place du monde imaginaire, il n'y avait plus que des vêtements en lambeaux et de la poussière. Ce petit deuil l'a précipitée vers la lecture, puis vers les histoires des autres, qui ne l'ont plus jamais quittée. Longtemps, elle s'est pourtant interdit d'écrire par souci de perfectionnisme, écrasée par les grands écrivains qu’elle admirait. Après Sciences Po Paris et des études de littérature et d’histoire de l'art à la Sorbonne, elle a levé des fonds dans le secteur culturel, de New York à Marseille, jusqu'au jour où, à trente ans, un faisceau d'événements (le confinement, une rupture, le sentiment d'être déphasée) l'a réveillée. Elle a tout quitté et s’est offert une année pour vivre tout ce qu'elle remettait à plus tard : reprendre le piano, écrire, habiter à Venise, se confiner dans un cabanon au bord d'un fjord norvégien… De cette année est né un premier roman, écrit en trois ans, jamais publié, et pourtant décisif. Puis il a fallu rentrer. C'est en se demandant comment les écrivains gagnaient leur vie qu'elle tombe sur le parcours de d'Anne Berest. Elle apprend que celle-ci a débuté comme biographe. Cela lui parle, remue quelque chose en elle. Biographe, et pourquoi pas ? Elle fera de sa grand-mère de quatre-vingt-treize ans son premier sujet. Dix-sept heures d'entretiens plus tard, des heures passées à trier les vieux albums de famille, le premier livre des éditions chronologie nait. Les éditions chronologie, une maison d'édition privée où le récit compte autant que la beauté de l'objet. Dans cet épisode de Vive la vie, Aleth raconte comment elle est devenue ce canal par lequel des vies entières échappent à l'oubli, jusqu'à ce soir de mars 2026 où, sur un pont à New York, alors que le soleil se couche, elle s'est entendue penser : mon Dieu, vive la vie. Ce qu'on aborde
00:00 Introduction 02:45 L'enfance au grenier : l'imaginaire qui s'éteint 07:30 S'autoriser à écrire : le long apprentissage de l’humilité 14:00 Le déclic : le confinement, la rupture et l'année de tous les rêves 23:00 Le premier roman : entrer dans le temps de l'écriture 30:00 Devenir biographe : Anne Berest et la grand-mère cobaye 37:30 Apprendre sur le tas : l’Arlésienne et le cap à tenir 43:30 Chaque vie est extraordinaire : l’art de l’entretien 50:00 Vivre dans l'incertitude : se définir pour exister 56:30 New York et les archives : redonner un visage aux disparus Retrouvez nous partout🌐 Site : https://vivelavie.media 📺 YouTube : https://www.youtube.com/@ViveLaVie.Podcast 📸 Instagram : https://instagram.com/vivelavie.podcast | |||
| Eric Kayser, le boulanger qui a semé son levain dans 35 pays | 13 Jul 2026 | 00:32:01 | |
"C'est ça qui me fascine : pouvoir faire des miracles avec peu." Tout commence dans un fournil, à trois ou quatre ans, quand son père le laisse venir travailler la pâte à côté de lui. Eric Kayser garde de l'enfance les odeurs du matin, croissants, pains au chocolat, tartes aux pommes, et la certitude précoce d'une vocation. À Lure, petite ville de Haute-Saône, quand l'instituteur demandait aux enfants ce qu'ils voulaient faire, lui répondait toujours la même chose : de la boulangerie, et voyager. Le chemin passe par un apprentissage à Fréjus, à quinze ans et demi, dans un four à bois où l'on pétrit encore à la main et où l'on commence à minuit. Puis l'armée et les Casques bleus à Beyrouth, la vie en communauté, et enfin les Compagnons du Devoir. C'est là qu'il apprend le plus difficile : reconnaître qu'il ne sait pas, qu'il faut toujours apprendre, et transmettre. On le pousse à devenir formateur alors qu'il rêvait de partir vivre au Canada. Il obéit, et découvre que ce détour était sa voie. En 1996, rue Monge, il ouvre son premier magasin avec tout ce qu'il possède. Trente ans plus tard, Maison Kayser existe dans trente-cinq pays et plus de quatre cents points de vente, de Tokyo à Mexico. Dans cet épisode de Vive la vie, Eric raconte comment un métier fait de farine, d'eau, de sel et de levure l'a mené autour du monde, et pourquoi il n'a jamais cessé d'apprendre. Ce qu'on aborde
00:00 Introduction 00:57 La beauté du métier : faire des miracles avec peu 01:51 L'enfant du fournil : les origines d'une passion 03:46 Les Compagnons du Devoir : apprendre et vivre en communauté 08:17 Le Tour de France : voyager, tout réapprendre à chaque ville 10:31 Transmettre un métier : donner une voie à ceux qui n'en ont pas 12:28 Bâtir Maison Kayser : les paliers d'une entreprise mondiale 15:05 S'adapter aux cultures : une même exigence, 35 pays 19:26 Le levain, la science et la longévité : les samouraïs et les cellules souches 24:37 Tradition, meilleur conseil et Vive La Vie ! Retrouvez nous partout🌐 Site : https://vivelavie.media 📺 YouTube : https://www.youtube.com/@ViveLaVie.Podcast 📸 Instagram : https://instagram.com/vivelavie.podcast | |||