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TitlePub. DateDuration
Eric Kayser, le boulanger qui a semé son levain dans 35 pays13 Jul 202600:32:01

"C'est ça qui me fascine : pouvoir faire des miracles avec peu."

Tout commence dans un fournil, Ă  trois ou quatre ans, quand son pĂšre le laisse venir travailler la pĂąte Ă  cĂŽtĂ© de lui. Eric Kayser garde de l'enfance les odeurs du matin, croissants, pains au chocolat, tartes aux pommes, et la certitude prĂ©coce d'une vocation. À Lure, petite ville de Haute-SaĂŽne, quand l'instituteur demandait aux enfants ce qu'ils voulaient faire, lui rĂ©pondait toujours la mĂȘme chose : de la boulangerie, et voyager.

Le chemin passe par un apprentissage Ă  FrĂ©jus, Ă  quinze ans et demi, dans un four Ă  bois oĂč l'on pĂ©trit encore Ă  la main et oĂč l'on commence Ă  minuit. Puis l'armĂ©e et les Casques bleus Ă  Beyrouth, la vie en communautĂ©, et enfin les Compagnons du Devoir. C'est lĂ  qu'il apprend le plus difficile : reconnaĂźtre qu'il ne sait pas, qu'il faut toujours apprendre, et transmettre. On le pousse Ă  devenir formateur alors qu'il rĂȘvait de partir vivre au Canada. Il obĂ©it, et dĂ©couvre que ce dĂ©tour Ă©tait sa voie.

En 1996, rue Monge, il ouvre son premier magasin avec tout ce qu'il possÚde. Trente ans plus tard, Maison Kayser existe dans trente-cinq pays et plus de quatre cents points de vente, de Tokyo à Mexico. Dans cet épisode de Vive la vie, Eric raconte comment un métier fait de farine, d'eau, de sel et de levure l'a mené autour du monde, et pourquoi il n'a jamais cessé d'apprendre.

Ce qu'on aborde
  • L'enfant du fournil et la vocation nĂ©e Ă  quatre ans, entre les mains de son pĂšre
  • L'apprentissage Ă  FrĂ©jus, le four Ă  bois et les premiĂšres nuits commencĂ©es Ă  minuit
  • Beyrouth, les Casques bleus et l'apprentissage de la vie en communautĂ©
  • Les Compagnons du Devoir, le Tour de France et la formation qu'il n'avait pas choisie
  • Le boxeur de Dakar formĂ© au croissant, et le sens de transmettre un mĂ©tier
  • Les paliers d'une entreprise qui grandit, et les hommes qu'il faut trouver Ă  chaque Ă©tape
  • Les samouraĂŻs, les cellules souches et le pain pensĂ© comme aliment de longĂ©vitĂ©
  • Ses projets pour l'Inde et la Chine, et l'exigence de s'adapter Ă  chaque culture
  • Le meilleur conseil qu'on lui ait donnĂ© : ĂȘtre soi-mĂȘme
Chapitres de l'épisode :

00:00 Introduction

00:57 La beauté du métier : faire des miracles avec peu

01:51 L'enfant du fournil : les origines d'une passion

03:46 Les Compagnons du Devoir : apprendre et vivre en communauté

08:17 Le Tour de France : voyager, tout réapprendre à chaque ville

10:31 Transmettre un métier : donner une voie à ceux qui n'en ont pas

12:28 BĂątir Maison Kayser : les paliers d'une entreprise mondiale

15:05 S'adapter aux cultures : une mĂȘme exigence, 35 pays

19:26 Le levain, la science et la longévité : les samouraïs et les cellules souches

24:37 Tradition, meilleur conseil et Vive La Vie !

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Aleth Mandula, biographe des vies qu'on croit ordinaires29 Jun 202601:21:07

Toute vie est extraordinaire, par le fait mĂȘme que chaque personne porte un regard singulier sur l’existence

Enfant, Aleth Mandula passait des journĂ©es entiĂšres dans le grenier de sa maison de campagne, Ă  se raconter des histoires Ă  l’aide d’une armoire pleine de dĂ©guisements. Un matin, le rituel a cessĂ© d'opĂ©rer : Ă  la place du monde imaginaire, il n'y avait plus que des vĂȘtements en lambeaux et de la poussiĂšre. Ce petit deuil l'a prĂ©cipitĂ©e vers la lecture, puis vers les histoires des autres, qui ne l'ont plus jamais quittĂ©e.

Longtemps, elle s'est pourtant interdit d'Ă©crire par souci de perfectionnisme, Ă©crasĂ©e par les grands Ă©crivains qu’elle admirait. AprĂšs Sciences Po Paris et des Ă©tudes de littĂ©rature et d’histoire de l'art Ă  la Sorbonne, elle a levĂ© des fonds dans le secteur culturel, de New York Ă  Marseille, jusqu'au jour oĂč, Ă  trente ans, un faisceau d'Ă©vĂ©nements (le confinement, une rupture, le sentiment d'ĂȘtre dĂ©phasĂ©e) l'a rĂ©veillĂ©e. Elle a tout quittĂ© et s’est offert une annĂ©e pour vivre tout ce qu'elle remettait Ă  plus tard : reprendre le piano, Ă©crire, habiter Ă  Venise, se confiner dans un cabanon au bord d'un fjord norvĂ©gien
 De cette annĂ©e est nĂ© un premier roman, Ă©crit en trois ans, jamais publiĂ©, et pourtant dĂ©cisif.

Puis il a fallu rentrer. C'est en se demandant comment les écrivains gagnaient leur vie qu'elle tombe sur le parcours de d'Anne Berest. Elle apprend que celle-ci a débuté comme biographe. Cela lui parle, remue quelque chose en elle. Biographe, et pourquoi pas ?

Elle fera de sa grand-mĂšre de quatre-vingt-treize ans son premier sujet. Dix-sept heures d'entretiens plus tard, des heures passĂ©es Ă  trier les vieux albums de famille, le premier livre des Ă©ditions chronologie nait. Les Ă©ditions chronologie, une maison d'Ă©dition privĂ©e oĂč le rĂ©cit compte autant que la beautĂ© de l'objet.

Dans cet Ă©pisode de Vive la vie, Aleth raconte comment elle est devenue ce canal par lequel des vies entiĂšres Ă©chappent Ă  l'oubli, jusqu'Ă  ce soir de mars 2026 oĂč, sur un pont Ă  New York, alors que le soleil se couche, elle s'est entendue penser : mon Dieu, vive la vie.

Ce qu'on aborde

  • L'enfance passĂ©e dans un grenier, Ă  s'inventer des mondes, jusqu'au jour oĂč l’imaginaire n’a plus fonctionnĂ© comme avant
  • Les trente annĂ©es qu'il lui aura fallu pour s'autoriser Ă  Ă©crire, et l'orgueil tapi derriĂšre le perfectionnisme
  • Le dĂ©clic : le confinement, une rupture, et la dĂ©cision de vivre enfin ce qu'elle remettait Ă  plus tard
  • L'annĂ©e de tous les rĂȘves : Venise, le piano retrouvĂ©, deux mois seule dans un fjord en NorvĂšge
  • Le premier roman, Ă©crit en trois ans et restĂ© dans un tiroir, et l’apprentissage du temps si particulier de l’écriture
  • La dĂ©couverte du mĂ©tier de biographe, et sa grand-mĂšre devenue son tout premier cobaye
  • La naissance des Ă©ditions chronologie oĂč l’attention portĂ©e au livre est toute aussi exigente que la vie qu’il contient
  • Pourquoi toute vie est extraordinaire, et l'art de poser les questions qui font remonter les souvenirs
  • New York, le pont de Brooklyn au crĂ©puscule, et les archives qui redonnent un visage aux disparus
Chapitres de l'épisode :

00:00 Introduction

02:45 L'enfance au grenier : l'imaginaire qui s'éteint

07:30 S'autoriser Ă  Ă©crire : le long apprentissage de l’humilitĂ©

14:00 Le dĂ©clic : le confinement, la rupture et l'annĂ©e de tous les rĂȘves

23:00 Le premier roman : entrer dans le temps de l'écriture

30:00 Devenir biographe : Anne Berest et la grand-mĂšre cobaye

37:30 Apprendre sur le tas : l’ArlĂ©sienne et le cap Ă  tenir

43:30 Chaque vie est extraordinaire : l’art de l’entretien

50:00 Vivre dans l'incertitude : se définir pour exister

56:30 New York et les archives : redonner un visage aux disparus

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Andréa Catozzi, l'homme qui raconte sans les mots14 Jun 202601:23:17

C'était le cÎté un peu sauvage, un peu brut, un peu animal du mouvement qui m'appelait.

Tout commence prĂšs de Saint-RaphaĂ«l, Ă  Roquebrune, au moment oĂč ses parents se sĂ©parent. AndrĂ©a Catozzi a dix ans, beaucoup de temps pour lui tout seul, et des premiers freezes de hip-hop appris dans sa chambre parce qu'une tante lui a glissĂ© que "c'Ă©tait cool". Puis viennent les films d'arts martiaux, les acrobaties qu'il commence enfin Ă  remarquer, et un choc : un capoeiriste dans Le Grand Tournoi, puis Only the Strong avec Mark Dacascos, une cassette qu'il loue chaque jour pendant un an jusqu'Ă  ce qu'on finisse par la lui donner. Ce qui le saisit, c'est cette maniĂšre fĂ©line d'atterrir, ce cĂŽtĂ© animal du geste. Sans cours autour de lui, il s'entraĂźne seul trois ans durant, avec un simple DVD pour seul professeur.

Quand des cours de capoeira ouvrent enfin du cĂŽtĂ© de FrĂ©jus, il y va tous les jours, du lundi au samedi, et son professeur devient une sorte de second pĂšre. À dix-sept ans, la Compagnie ParallĂšle le repĂšre et le fait basculer du mouvement pur vers l'artistique. À dix-neuf ans, il quitte la fac en plein cours d'anglais, vide sa chambre Ă©tudiante et annonce Ă  sa mĂšre qu'il tente sa chance dans le spectacle. Paris, le festival d'Avignon, puis 2012 : l'Eurovision aux cĂŽtĂ©s d'Anggun et un passage Ă  Incroyable Talent, portĂ© par l'urgence du "c'est maintenant ou jamais". Avec le temps, l'acrobatie cesse d'ĂȘtre le cƓur de son travail pour devenir une Ă©pice, saupoudrĂ©e au service de l'Ă©motion et de l'intention.

Il y a eu l'accident, aussi : Ă©crasĂ© sous un bloc de bĂ©ton de cinq cents kilos, le genou qui encaisse tout, puis une sciatique et une hernie discale qui le clouent prĂšs de deux ans et redĂ©finissent entiĂšrement son rapport au corps. Il y a eu, Ă  l'inverse, la passerelle Debilly aux JO de Paris, masquĂ©, sous une pluie battante, une torche qui glisse comme une savonnette et manque de lui Ă©chapper. Dans cet Ă©pisode de Vive la vie, AndrĂ©a raconte comment on passe de la performance pure Ă  la quĂȘte de sens, comment on apprend Ă  durer plutĂŽt qu'Ă  se cramer, et pourquoi Ă©crire une piĂšce avec celle qu'il aime lui a rendu le plaisir d'ĂȘtre, simplement, sur scĂšne.

Ce qu'on aborde
  • Les premiers freezes de hip-hop, seul, dans le sillage de la sĂ©paration de ses parents
  • Le choc Only the Strong : une cassette louĂ©e chaque jour pendant un an, jusqu'Ă  la possĂ©der
  • La capoeira comme premier amour, et le professeur devenu second pĂšre
  • Le dĂ©crochage de la fac Ă  dix-neuf ans, en plein cours, pour tenter le spectacle
  • 2012, l'annĂ©e charniĂšre : l'Eurovision avec Anggun et l'urgence de percer tout de suite
  • L'acrobatie relĂ©guĂ©e au rang d'Ă©pice, au service de l'intention et de l'Ă©motion
  • Les JO de Paris : la torche, la pluie et la peur de tout lĂącher sous le masque
  • L'accident, le corps Ă©crasĂ©, et la longue reconquĂȘte (genou, sciatique, hernie)
  • Ego Sapiens, la piĂšce Ă©crite avec JosĂ©phine, et le plaisir de bouger retrouvĂ©
Chapitres de l'épisode :

00:00 - Les débuts : hip-hop, arts martiaux et capoeira

04:37 - La découverte de la scÚne professionnelle (Cie ParallÚle)

08:37 - Le déclic en plein cours : tout quitter pour sa passion

11:45 - La télévision et la validation (Eurovision, Incroyable Talent)

15:13 - Apprendre Ă  dompter le stress et la pression du direct

19:26 - L'esthétique avant la performance pure

27:55 - Le rapport au public et l'exigence envers soi-mĂȘme

33:45 - Les coulisses folles de la cérémonie des JO de Paris

49:52 - Gérer l'imprévu et les ratés sur scÚne (L'anecdote de l'eau)

52:36 - L'accident grave et la prise de conscience du corps

01:00:02 - Écrire sa propre piĂšce de théùtre en couple ("Ego Sapiens")

01:11:15 - Le meilleur conseil de sa carriĂšre : l'intention avant le mouvement

01:14:54 - Comment garder le plaisir de l'acrobatie aprĂšs 20 ans

01:20:23 - Le moment "Vive La Vie" d'Andréa et conclusion

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Gauthier Grumier, devenu champion par accident02 Jun 202600:47:00

Mon pÚre me laissait dormir dans mon couffin à la salle d'armes. J'étais bercé par le son des lames.

Gauthier Grumier a commencĂ© l'escrime Ă  trois ans. Son pĂšre, maĂźtre d'armes, n'avait pas les moyens de le mettre Ă  la crĂšche, alors il l'emmenait Ă  la salle, le posait dans son couffin, et le laissait s'endormir au bruit des lames. Le mĂȘme pĂšre qui, paradoxalement, ne voulait surtout pas que son fils fasse de l'escrime : pas question de mettre une balle de tennis au-dessus du berceau. Ce serait le choix de l'enfant, ou rien. L'enfant a choisi.

Réservé, presque maniaque de la propreté, Gauthier trouve dans l'escrime une langue à lui : un sport de combat qui se livre à distance, une façon de s'affronter sans se toucher, de tout dire sans rien dire. Le reste, il le raconte comme une partie de jeu vidéo. On débloque un niveau, puis le suivant, sans plan, sans préméditation. L'INSEP à dix-huit ans, Pékin 2008 vécu depuis les tribunes, un déclic en observant l'état d'esprit des autres, et soudain trois Coupes du monde, numéro un mondial. "Par accident", dit-il, parce que tout s'est joué à une touche.

Puis Londres 2012 : neuf minutes, une dĂ©faite au premier tour, zĂ©ro mĂ©daille pour la France, et la honte. Il faudra presque deux ans, une dispute fondatrice avec son entraĂźneur et beaucoup de lĂącher-prise pour qu'il revienne. Parti 77e mondial en dĂ©but de saison, il termine 7e, puis reprend la place de numĂ©ro un mondial qu'il ne lĂąchera plus. À Rio en 2016, il dĂ©croche le bronze en individuel, une mĂ©daille qu'il considĂšre comme de l'or, et l'or par Ă©quipe. Dans cet Ă©pisode de Vive la vie, Gauthier raconte ce chemin qui n'a rien de linĂ©aire, la face cachĂ©e des sacrifices familiaux, et pourquoi, devenu entraĂźneur Ă  Hong Kong, il se lĂšve chaque matin en se disant que c'est une belle vie.

Ce qu'on aborde

  • L'enfance dans la salle d'armes, bercĂ© par le son des lames, et le pĂšre maĂźtre d'armes qui refusait de le forcer
  • L'escrime comme langage pour un homme rĂ©servĂ© : s'affronter Ă  distance, se livrer sans dire
  • Le haut niveau "par accident" : dĂ©bloquer les niveaux un par un, sans plan de carriĂšre
  • PĂ©kin 2008 depuis les tribunes : le dĂ©clic en observant l'Ă©tat d'esprit des autres athlĂštes
  • Londres 2012, neuf minutes et la honte : perdre au premier tour quand tout un pays attend une mĂ©daille
  • La reconstruction : la dispute en larmes avec son entraĂźneur, le deuil, et l'objectif Rio fixĂ© Ă  rebours
  • Rio 2016 : le bronze individuel qui vaut de l'or, et l'or par Ă©quipe
  • La face cachĂ©e du haut niveau : les enterrements manquĂ©s, la famille mise de cĂŽtĂ©
  • Devenir entraĂźneur Ă  Hong Kong : optimiser l'humain, rester une Ă©ponge, et vivre la vie tous les jours
Chapitres de l'épisode :

00:00 Introduction

00:11 Bercé par le son des lames : l'enfance et le pÚre maßtre d'armes

03:02 L'escrime comme langage : distance, propreté, se livrer sans dire

04:15 Champion par accident : l'INSEP, Pékin 2008 et le premier titre mondial

09:30 Ce qu'on reçoit des Jeux : apprendre, ĂȘtre une Ă©ponge

14:28 Londres 2012 : neuf minutes, la honte et la crise de l'escrime française

20:41 Perdre la flamme et la dispute fondatrice avec son entraĂźneur

25:41 Rio 2016 : lùcher-prise, le bronze qui vaut de l'or, l'or par équipe

31:44 Tourner la page et la face cachée du haut niveau

38:48 EntraĂźner, transmettre et vivre la vie tous les jours

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Guillaume Masson, le pianiste qui rĂȘvait du Studio Ghibli11 May 202600:54:35

J'ai vu Le Voyage de Chihiro à Orléans. Je me suis dit qu'il faudrait que je joue cette musique un jour.

À 7 ans, Guillaume se met au piano par mimĂ©tisme, en imitant son frĂšre aĂźnĂ©. Il n'arrĂȘtera jamais. Adolescent, dans le sous-sol familial, il passe des heures Ă  transcrire d'oreille les musiques de Joe Hisaishi — les bandes originales des films du Studio Ghibli — note par note, sans simplifier, sans appauvrir.

Quinze ans plus tard, Guillaume a rĂ©ussi le concours du Conservatoire National SupĂ©rieur de Musique de Paris, traversĂ© l'Ă©preuve du concours Chopin de Varsovie, enregistrĂ© ses transcriptions au Théùtre des Champs-ÉlysĂ©es, et jouĂ© aux cĂŽtĂ©s de Joe Hisaishi en personne lors d'une tournĂ©e en France. Le compositeur, peu accessible et peu bavard, lui aura glissĂ© trois mots qui valent toutes les validations : tu es trĂšs talentueux.

Dans cet Ă©pisode de Vive la vie, Guillaume raconte le chemin d'un jeune passionnĂ© qui a refusĂ© de simplifier — la musique, son rythme, sa trajectoire — et qui a fini par jouer avec son hĂ©ros sans jamais avoir cherchĂ© Ă  se vendre.

Ce qu'on aborde
  • Le piano comme une langue : raconter une histoire plutĂŽt que jouer des notes
  • Le Conservatoire de Paris et la rencontre avec d'autres passionnĂ©s qui parlent la mĂȘme langue
  • Condenser une vie de travail dans quinze minutes de scĂšne au concours Chopin de Varsovie
  • Transcrire d'oreille les musiques de Hisaishi, note par note, sans rien sacrifier
  • La rencontre backstage avec Joe Hisaishi, texte prĂ©parĂ© en japonais Ă  la main
  • Jouer avec son hĂ©ros : la tournĂ©e en France et l'adoubement du maĂźtre
  • Pourquoi le chemin compte plus que la finalitĂ©, et accepter sa trajectoire
Chapitres de l'épisode :

00:00 - La découverte du piano par hasard

03:29 - L'entrée au Conservatoire de Paris : le déclic professionnel

10:14 - Les concours de piano et la quĂȘte de l'Ă©motion (plus que de la perfection)

15:50 - La musique comme un langage : parler avec les doigts

23:21 - La révélation Miyazaki et le travail titanesque de transcription

32:38 - La rencontre inoubliable avec le maĂźtre Joe Hisaishi

41:23 - Le spectacle hommage et la connexion avec le public ("Vive la vie !")

45:25 - Le quotidien d'un artiste : enseignement, liberté et "chaos" créatif

52:54 - Le meilleur conseil de vie reçu par Guillaume

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Marco Lindley, le tricks, l'open world du mouvement03 Apr 202600:35:22

J'ai un diplÎme d'ingénieur en informatique. Je fais des saltos pour vivre.

À 13 ans, un samedi aprĂšs-midi dans un gymnase, Marco dĂ©couvre le tricks — des arts martiaux acrobatiques oĂč la seule rĂšgle est qu'il n'y en a pas. Sept ans de gymnastique volent en Ă©clats. Il vient de trouver sa vie.

Quinze ans plus tard, Marco est acrobate intermittent du spectacle, organisateur du Temple (l'un des plus gros événements de tricks en Europe), et fondateur de sa propre compagnie. Entre-temps, il aura traversé l'Australie pour s'entraßner avec les meilleurs du monde, décroché un diplÎme d'ingénieur qu'il n'utilisera jamais vraiment, et encaissé des blessures qui auraient fait décrocher n'importe qui.

Dans ce premier Ă©pisode de Vive la vie, Marco raconte la quĂȘte de libertĂ© qui l'a menĂ© du praticable de gym aux scĂšnes du Parc AstĂ©rix et de la Coupe du Monde de Rugby — et pourquoi, malgrĂ© les chutes, la frustration et le sacrifice d'une vie sociale "normale", il n'a jamais envisagĂ© de s'arrĂȘter.

Ce qu'on aborde
  • Le tricks : un sport nĂ© d'une quĂȘte de libertĂ© dans les arts martiaux
  • Passer de la gym ultra-codifiĂ©e Ă  "l'open world du mouvement"
  • La culture unique du tricks : une communautĂ© qui cĂ©lĂšbre chaque victoire, du premier salto au quadruple cork
  • Vivre de sa passion — et le courage de quitter l'ingĂ©nierie pour le spectacle
  • GĂ©rer la frustration, les blessures, et l'exigence envers soi-mĂȘme
  • Le Temple : bĂątir un Ă©vĂ©nement majeur Ă  partir de rien
  • Pourquoi il n'est jamais trop tard pour commencer
Chapitres de l'épisode :

00:00 — Intro

00:11 — C'est quoi le tricks ?

00:28 — Comment Marco a dĂ©couvert le tricks

01:19 — Gym vs tricks : la quĂȘte de libertĂ©

02:26 — Ses dĂ©buts Ă  13 ans

02:56 — L'enfant hyperactif devenu acrobate

03:20 — Ce qui rend le tricks unique

04:17 — PiquĂ© instantanĂ©ment

05:11 — Piocher dans toutes les disciplines

06:16 — Un sport nĂ© d'une quĂȘte de libertĂ©

06:44 — La communautĂ© : s'Ă©lever les uns les autres

08:08 — "La session, c'est la maison"

09:16 — Se viander 50 fois, rĂ©ussir une

10:14 — Patience, exigence et blessures

13:21 — Avoir conscience de son niveau

14:15 — C'est infini : toujours une porte à ouvrir

15:09 — La sensation de vriller

15:58 — En faire son mĂ©tier

18:05 — La rĂ©action de ses proches

19:37 — Sa plus grande fiertĂ©

22:17 — "Vive la vie", ça veut dire quoi ?

23:19 — Marco pose une question à l'hîte

24:14 — Le plus gros sacrifice

25:24 — Le perfectionnisme

26:26 — Un conseil pour trouver sa passion

28:06 — Il n'est jamais trop tard

28:30 — Le meilleur conseil qu'on lui ait donnĂ©

30:26 — Ce qu'on ne voit pas derriĂšre les rĂ©ussites

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