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🔊 “Modigliani / Zadkine” Une amitié interrompue au musée Zadkine, Paris du 14 novembre 2024 au 30 mars 202506 Dec 202400:14:47
“Modigliani / Zadkine” Une amitié interrompueau musée Zadkine, Paris

du 14 novembre 2024 au 30 mars 2025


Entretien avec Cécilie Champy-Vinas, conservatrice en chef du patrimoine, directrice du musée Zadkine, et co-commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 2 décembre 2024, durée 14’48,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2024/12/06/3578_modigliani-zadkine_musee-zadkine/


Communiqué de presse


Commissariat :

Cécilie Champy-Vinas, conservatrice en chef du patrimoine, directrice du musée Zadkine

Thierry Dufrêne, professeur d’histoire de l’art contemporain à l’Université Paris Nanterre

Avec la collaboration d’Anne-Cécile Moheng, attachée de conservation au musée Zadkine


Après l’exposition dédiée à Chana Orloff, le musée Zadkine continue d’explorer les liens artistiques tissés par Zadkine au cours de sa vie. Cette exposition est la première à s’intéresser à une amitié artistique jamais explorée jusqu’alors, celle qui unit le sculpteur Ossip Zadkine au peintre Amedeo Modigliani.

À travers près de 90 oeuvres, peintures, dessins, sculptures mais également documents et photographies d’époque, elle propose de suivre les parcours croisés de Modigliani et Zadkine, dans le contexte mouvementé et fécond du Montparnasse des années 1910 à 1920. Bénéficiant de prêts exceptionnels de grandes institutions – le Centre Pompidou, le musée de l’Orangerie, les musées de Milan, Rouen et Dijon – ainsi que de prêteurs privés, le parcours fait se confronter, comme au temps de leurs débuts artistiques, deux artistes majeurs des avant-gardes, et permet de renouer les fils d’une amitié interrompue.

Ossip Zadkine rencontre Amedeo Modigliani en 1913 : les deux artistes, fraîchement débarqués à Paris, rêvent chacun de devenir sculpteurs et partagent alors le « temps des vaches maigres » comme l’écrira Zadkine dans ses souvenirs. Cette amitié, aussi brève que féconde sur le plan artistique, est interrompue par la Première Guerre mondiale. Modigliani abandonne la sculpture pour la peinture, sur le conseil de marchands. Zadkine s’engage comme brancardier en 1915, avant d’être gazé et d’entamer une longue convalescence. Les deux artistes se retrouvent brièvement au sortir de la guerre, avant que leurs voies ne divergent à nouveau. Modigliani connaît un succès croissant avec ses peintures, mais il meurt prématurément à 35 ans, en 1920, tandis que Zadkine entame une longue et fructueuse carrière de sculpteur. Zadkine n’oubliera pas Modigliani et conservera précieusement le portrait fait par son ancien camarade, dont la gloire posthume ne fait que croître, à tel point que « Modi » devient l’une des figures mythiques de l’art moderne.

L’exposition fait dialoguer, pour la première fois, les oeuvres de Modigliani et de Zadkine, mettant en évidence leur parenté d’inspiration mais également leurs divergences. Le parcours retrace, en cinq sections, les étapes d’une amitié d’exception, depuis les débuts parisiens des deux artistes jusqu’à la mort de Modigliani en janvier 1920. Il met en avant les cercles de sociabilité communs des deux artistes à Montparnasse, ainsi que le rôle pris par Zadkine dans l’édification posthume du mythe Modigliani. La dernière section interroge le rapport des deux artistes à l’architecture et offre une évocation spectaculaire du projet de temple à l’Humanité, rêvé par Modigliani.

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🔊 “Figures du fou” Du Moyen Age aux romantiques au Louvre – Hall Napoléon, Paris du 16 octobre 2024 au 3 février 202503 Dec 202400:27:54
“Figures du fou”Du Moyen Age aux romantiquesau Louvre – Hall Napoléon, Paris

du 16 octobre 2024 au 3 février 2025


Entretien avec Élisabeth Antoine-König, conservatrice générale au département des Objets d’art – musée du Louvre, et co-commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 2 décembre 2024, durée 27’55,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2024/12/06/3577_figures-du-fou_le-louvre/


Communiqué de presse


Commissariat :

Élisabeth Antoine-König, conservatrice générale au département des Objets d’art, musée du Louvre

Pierre-Yves Le Pogam, conservateur général au département des Sculptures, musée du Louvre





Les fous sont partout. Mais les fous d’hier sont-ils ceux d’aujourd’hui ? Le musée du Louvre consacre cet automne une exposition inédite à ces multiples figures du fou, qu foisonnent dans l’univers visuel du XIIIe au XVIe siècle. Manuscrits enluminés, livres imprimés et gravures, tapisseries, peintures, sculptures, objets précieux ou du quotidien : entre Moyen Âge et Renaissance, le fou envahit littéralement tout l’espace artistique et s’impose comme une figure fascinante, trouble et subversive dans une époque de ruptures, pas si éloignée de la nôtre.


L’exposition interroge cette omniprésence des fous dans l’art et la culture occidentale à la fin du Moyen Âge : que signifient ces fous, qui paraissent jouer un rôle-clé dans le passage aux temps modernes ? Si le fou fait rire et amène avec lui un univers plein de bouffonneries, apparaissent également des dimensions érotiques, scatologiques, tragiques et violentes. Capable du meilleur comme du pire, le fou est tour à tour celui qui divertit, met en garde, dénonce, inverse les valeurs, voire même renverse l’ordre établi.


Réunissant dans l’espace du hall Napoléon entièrement rénové plus de trois cents oeuvres, prêtées par 90 institutions françaises, européennes et américaines, l’exposition propose un parcours exceptionnel dans l’art de l’Europe du Nord (mondes flamand, germanique, anglo-saxon et français surtout) et met en lumière un Moyen Âge profane, passionnant et bien plus complexe qu’on ne le croit. Elle explore également la disparition du fou lorsque triomphent la Raison et les Lumières, avant une résurgence à la fin du XVIIIe siècle et pendant le XIXe siècle. Le fou devient alors la figure à laquelle les artistes s’identifient : « Et si le fou, c’était moi ?»


[...]

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🔊 “CORPS IN·VISIBLES” au Musée Rodin, Paris du 15 octobre 2024 au 2 mars 202514 Oct 202400:16:30

“CORPS IN·VISIBLES”au Musée Rodin, Paris

du 15 octobre 2024 au 2 mars 2025


Entretien avec Marine Kisiel, conservatrice du département mode XIXe siècle du Palais Galliera – musée de la Mode de Paris, et commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris,14 octobre 2024, durée 16’30,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2024/10/19/3565_corps-in-visibles_musee-rodin/


Communiqué de presse


Commissariat #corpsinvisibles

Marine Kisiel, conservatrice du département mode XIXe siècle du Palais Galliera, musée de la Mode de Paris

Isabelle Collet, conservatrice générale, cheffe du département scientifique et des collections du musée Rodin.


Une exposition organisée avec la collaboration exceptionnelle du Palais Galliera, musée de la Mode de Paris, et avec le concours de l’Institut de France.

À l’automne 2024, le musée Rodin met à l’honneur une pièce méconnue de ses collections, l’Étude de robe de chambre pour Balzac d’Auguste Rodin. Conçue à partir d’une sélection de sculptures issues des collections du musée, de pièces de mode du XIXe siècle du Palais Galliera et d’archives inédites de la bibliothèque de l’Institut de France, l’exposition intitulée Corps In·visibles déplie, à partir de la singulière Robe de chambre, une enquête sur la recherche d’un corps de Balzac par Rodin. Cette investigation est un véritable prélude à une réflexion sur les corps — réels, idéalisés, statufiés et occultés – dans la statuaire monumentale du XIXe siècle qui peuplent toujours notre monde contemporain.

Le corps de Balzac, tel que Rodin l’appréhende par le vêtement, lorsqu’il fait refaire un costume du romancier disparu par le tailleur de Balzac, révèle de l’homme son physique considéré comme peu avantageux par les commanditaires du monument : Balzac, en un mot, était gros. Faisant dialoguer couture et sculpture, et rapprochant la pratique des tailleurs de celle des statuaires, l’exposition observe comment la perception des corps influence la fabrique de leur image de bronze, fortement idéalisée. Elle révèle combien le mythe de Balzac écrivant en robe de chambre permet finalement à Rodin de cacher sous d’amples plis un corps refusé en raison de sa corpulence. L’exposition « Corps In·visibles » invite, ce faisant, à réfléchir à la représentation des corps dans l’espace public, et au nécessaire élargissement contemporain de ces représentations.


Retrouver un corps

Choisi par la Société des Gens de Lettres en 1891 pour sculpter un monument à Balzac, Auguste Rodin se lance dans la quête du romancier disparu depuis près d’un demi-siècle : de l’étude de l’image de Balzac à Bruxelles chez un collectionneur de reliques balzaciennes, à la recherche de son corps dans la Touraine natale de l’écrivain où Rodin trouve pour modèle un charretier corpulent, les étapes de cette enquête sont restituées au fil de l’exposition. Fait largement inconnu, Rodin retrouve même le tailleur de Balzac et lui fait refaire un costume de l’écrivain pour mieux en comprendre la physionomie. Les visiteurs pourront ainsi découvrir la redingote de Balzac, retaillée pour l’occasion à partir des mesures réelles et inédites de son corps.

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🔊 “Arina Essipowitsch” Déplier l’imageau Jeu de Paume – Château de Tours, Tours du 23 juin au 29 octobre 202324 Jun 202300:12:41
“Arina Essipowitsch” Déplier l’imageau Jeu de Paume – Château de Tours, Tours

du 23 juin au 29 octobre 2023


Interview de Arina Essipowitsch,

par Anne-Frédérique Fer, à Tours, le 22 juin 2023, durée 12’41,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/06/24/3463_arina-essipowitsch_jeu-de-paume_chateau-de-tours/


Communiqué de presse


Commissariat :

Marta Ponsa, responsable des projets artistiques du Jeu de Paume, commissaire d’expositions et programmatrice de cinéma.

Raphaëlle Bracq, diplômée en histoire de l’art contemporain et en droit.


Le Jeu de Paume présente, au Château de Tours, une exposition consacrée à la photographe Arina Essipowitsch. Déplier l’image dévoile une série de photographies inédite réalisée par l’artiste dans la Loire et ses environs. S’inspirant du fleuve et de ses méandres, son oeuvre invite à voyager dans la vallée, depuis ses éléments minéraux et aquatiques jusqu’à son patrimoine architectural local, qui l’inspirent et la nourrissent. À l’occasion de cette exposition, le Château de Tours accueille une performance de l’artiste, invitée à réaliser une oeuvre in situ.

Née à Minsk en 1984, Arina Essipowitsch réalise des études d’art à Aix-en-Provence et Dresde en Allemagne. Elle travaille entre Berlin et Aix-en-Provence, son lieu de résidence actuel. Ses oeuvres ont fait l’objet de plusieurs expositions dans des musées, institutions et espaces d’art. En 2021, elle est invitée par le Jeu de Paume Lab Instagram, un compte entièrement dédié à la création contemporaine.

L’oeuvre d’Arina Essipowitsch est comme un jeu qui semble vouloir épuiser l’ensemble des possibilités physiques de la photographie, perdant le spectateur dans les échelles, les plis et coupes, passant d’un détail à un autre afin de tenter de restituer l’entièreté d’une histoire sensible et introspective.

À travers ses photographies, l’artiste explore les notions d’identité et de déplacement, liées à son parcours de vie. Ses images saisissent des moments de son intimité avec les surfaces sensibles qu’elle habite : le sable, les rochers, les écorces ou les murs, avec le souhait de les faire perdurer dans le temps.

Sa démarche n’envisage cependant pas de documenter ces espaces mais de souligner de manière palpable l’expérience temporelle nécessaire à tout regard. Certaines de ses oeuvres donnent à voir un autoportrait, dans les images de ses paysages ou sur la surface des éléments naturels.

Le parcours de l’exposition s’ouvre sur une performance de l’artiste, invitée par le Jeu de Paume au Château de Tours à produire une nouvelle oeuvre. Conçue lors de sa résidence au POLAU, Méandre est une pièce de grand format à modules dont le parcours de dépliage imite les sinuosités de la Loire.

Cette photographie est olfactive. En se déplaçant dans l’espace d’exposition par l’activation de l’artiste, elle révèle à nos sens les éléments aquatiques et minéraux qui composent le fleuve. Tandis que la performance, réalisée au lancement de l’exposition, est dévoilée à travers une vidéo documentaire projetée dans les salles, la pièce est activée tous les samedis à 11h par une conférencière.

Les sections suivantes dévoilent des photographies présentées pour la plupart fragmentées, coupées en modules réguliers. L’artiste les plie et déplie avec la volonté de prolonger le temps de notre perception devant l’image. Une seule image est démultipliée, change de taille pour devenir tridimensionnelle ou est découpée en petits pliages que l’artiste conserve et porte avec elle comme un album de famille tels des fragments choisis de sa propre mémoire et de son histoire.

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🔊“Julien Magre” En vieau Jeu de Paume – Château de Tours, Tours du 23 juin au 29 octobre 202323 Jun 202300:13:10
“Julien Magre” En vieau Jeu de Paume – Château de Tours, Tours

du 23 juin au 29 octobre 2023


Interview de Julien Magre

par Anne-Frédérique Fer, à Tours, le 22 juin 2023, durée 13’11,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/06/24/3462_julien-magre_jeu-de-paume_chateau-de-tours/


Communiqué de presse


Commissariat :

Julien Magre avec la collaboration de Quentin Bajac, directeur du Jeu de Paume

 

Le Jeu de Paume met à l’honneur, au Château de Tours, le photographe Julien Magre, lauréat du Prix Niépce de Gens d’images 2022. L’exposition présente « En vie », un corpus de 50 tirages, à travers lesquels l’artiste documente son quotidien de 1999 à 2020. Derrière son objectif, il immortalise des scènes de famille : les portraits de sa compagne aux premiers temps de leur relation, les photographies de ses deux filles, jusqu’à ce que l’une d’elles s’éteigne, puis les images de son fils, le dernier né. Le Jeu de Paume présente à cette occasion des oeuvres inédites, produites tout spécialement pour cette exposition.

Né en 1973, Julien Magre vit et travaille à Paris. Diplômé des Arts Décoratifs de Paris en 2000, son travail est représenté par la galerie Le Réverbère à Lyon depuis 2017. À Paris Photo en 2010, Agnès b. repère son travail lors de la signature de Caroline, Histoire numéro deux (Filigranes, 2010). En parlant de ce projet qu’il mène maintenant depuis quinze ans, le photographe se dit « spectateur de [sa] propre intimité » : choisissant la bonne distance avec son sujet, ni trop loin, ni trop près, il documente son quotidien, et par là même le rend poétique. Je n’ai plus peur du noir (Filigranes, 2016) fait partie des 10 meilleurs livres sélectionnés par le Prix Nadar 2017 ainsi que de la short-list livres d’auteur aux Rencontres d’Arles 2017. En 2022, il est l’un des lauréats de « La grande commande photographique du ministère de la Culture » initiée par la BnF.

 

Dévoilés dans cette exposition, les tirages appartenant au corpus « En vie » s’étalent sur près de 20 ans de la vie de Julien Magre : ils sont présentés selon un ordre chronologique, de 1999 à 2020. Inaugurant cet ensemble, la première image représente Caroline, la femme de l’artiste, en 1999. Puis, toujours avec poésie et humilité, l’artiste cristallise des fragments d’intimité de ses deux filles Louise et Suzanne, entre 2004 et 2007. Après le décès tragique de Suzanne en 2015, il continue à photographier Caroline, Louise puis Paul, son troisième enfant qui naît le 3 janvier 2019 et qui symbolise pour lui la reconstruction.

 

Au fil de ses oeuvres, Julien Magre capture avec tendresse le temps qui passe. L’intimité dévoilée n’est jamais simple, puisqu’il prend grand soin de dissimuler toutes les parcelles de sa vie et opère ainsi une transfiguration de la banalité quotidienne. En Vie affirme la capacité du médium photographique à immortaliser chaque instant, jusqu’à faire ressentir un sentiment d’appartenance et de proximité, jusqu’à faire tendre les choses simples vers l’universel.

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🔊 “Pol Taburet” OPERA III: ZOOà Lafayette Anticipations – Fondation d’entreprise Galeries Lafayette, Paris du 21 juin au 3 septembre 202321 Jun 202300:13:53
“Pol Taburet” OPERA III: ZOOà Lafayette Anticipations – Fondation d’entreprise Galeries Lafayette, Paris

du 21 juin au 3 septembre 2023


Interview de Elsa Coustou, curatrice et coordinatrice du programme Lafayette Anticipations et commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer,à Paris, le 20 juin 2023, durée 13’54,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/06/22/3461_pol-taburet_lafayette-anticipations/


Communiqué de presse


Commissaire : Elsa Coustou

Directrice de Lafayette Anticipations : Rebecca Lamarche-Vadel


OPERA III: ZOO “The Day of Heaven and Hell” est la première exposition monographique en institution de Pol Taburet. Né en 1997, l’artiste y présente des peintures et explore de nouveaux médiums comme la sculpture et l’installation. Pour beaucoup inédites, les oeuvres créent un parcours qui se déploie, de scènes en scènes, dans l’ensemble de la Fondation.


Lafayette Anticipations se métamorphose en un intérieur domestique habité de visions qui nous plongent dans une réalité proche de l’hallucination. Puisant dans une mythologie tant personnelle que collective, les contes, les dessins animés et l’histoire de l’art, les œuvres de Pol Taburet présentées dans cette exposition s’inspirent de l’imaginaire de l’enfance et de sa capacité à créer des mondes.

L’architecture se charge de présences, l’inanimé prend vie, le monstrueux se cache dans l’ombre et les émotions prennent corps. Les figures surgissent des peintures et des sculptures telles des spectres, des corps pris dans les lumières artificielles d’un salon, d’un théâtre, d’un club de strip-tease. Nés dans l’intimité – celle de l’espace domestique mais aussi du souvenir, du rêve ou encore du fantasme -, ces « personnages-esprits » s’en échappent pour venir animer l’ensemble des espaces de la Fondation.


Au fil de l’exposition, l’étrange se mêle au familier et les oeuvres inventent un bestiaire humain. Quels sont les pulsions, les visions et les désirs qui animent nos esprits et nos corps dans l’intimité ? Le travail de Pol Taburet se propose de sonder les profondeurs de l’être et ses territoires invisibles, inavouables ou indomptables.



OPERA III: ZOO “The Day of Heaven and Hell” constitue le nouvel acte d’un cycle dédié aux pouvoirs de l’imagination, ici suspendue quelque part entre le paradis et l’enfer.

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🔊 “Jacobus Vrel”  énigmatique précurseur de Vermeerà la Fondation Custodia, Paris du 17 juin au 17 septembre 202318 Jun 202300:19:15
“Jacobus Vrel” énigmatique précurseur de Vermeerà la Fondation Custodia, Paris

du 17 juin au 17 septembre 2023


Interview de Cécile Tainturier, conservatrice, Fondation Custodia, et co-commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer,à Paris, le 16 juin 2023, durée 19’15,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/06/18/3459_jacobus-vrel_fondation-custodia/


Communiqué de presse


Commissariat :

Cécile Tainturier, conservatrice, Fondation Custodia

Quentin Buvelot, conservateur, Mauritshuis – Cabinet royal de peintures à La Haye


Après une étape initiale au Mauritshuis – Cabinet royal de peintures à La Haye, la Fondation Custodia accueille du 17 juin au 17 septembre 2023 l’exposition Jacobus Vrel, énigmatique précurseur de Vermeer. Cette première présentation monographique consacrée au peintre rassemble ses œuvres majeures disséminées dans les plus grands musées – Amsterdam, Bruxelles, Détroit, Munich, Vienne… – et dans de prestigieuses collections particulières. On y verra aussi, bien entendu, l’une des scènes de genre les plus connues et surprenantes du peintre qui est conservée à la Fondation Custodia. Cet évènement se tient en parallèle de l’exposition Rein Dool. Les dessins, présentée Auparavant au Dordrechts Museum.

L’étape parisienne de l’exposition sera très différente de celle du Mauritshuis car la sélection d’oeuvres de Jacobus Vrel a été enrichie de neuf tableaux et de l’unique dessin connu de l’artiste. Ce dernier se devait d’être présent dans les salles de la « maison de l’art sur papier » ainsi que Ger Luijten, notre regretté directeur, aimait à décrire la Fondation. En outre, la Fondation Custodia proposera une immersion dans le Siècle d’or hollandais afin de mettre en relief l’originalité de Vrel : un choix de tableaux, de dessins et de gravures issues de sa propre collection sera complété par de très beaux prêts de la Alte Pinakothek de Munich, du Mauritshuis, du Rijksmuseum et d’autres musées néerlandais.

À première vue, rien ne semble relier Jacobus Vrel au célèbre Johannes Vermeer hormis leurs initiales « JV ». Pourtant, nombre de leurs tableaux partagent un même calme contemplatif, le rôle central joué par des figures féminines et, bien souvent, un certain mystère. Ainsi, beaucoup d’oeuvres de Jacobus Vrel furent longtemps attribuées à Vermeer. Inconnues du grand public, elles intriguent et fascinent les historiens d’art depuis plus d’un siècle. Qui était donc ce mystérieux peintre du XVIIe siècle hollandais ?


Vrel l’énigmatique

Rien n’est connu de la vie de Jacobus Vrel. Seul un de ses tableaux porte une date : « 1654 », que l’on peut lire dans la partie gauche de la Femme à la fenêtre de Vienne, juste après le nom « J. Frel ». Ici, la signature de Vrel ne se détache pas sur le blanc d’un morceau de papier tombé sur le sol de la composition, contrairement à la majorité de ses scènes d’intérieur. Car Jacobus Vrel a signé ou monogrammé presque toutes ses oeuvres connues. Étrangement – mais tout semble étrange chez Vrel – il orthographie son patronyme de façons très variées : « J. Frel », comme à Vienne, « Vrel », « Vrell », « Vrelle », voire « Veerlle ». Dans l’intérieur d’église et la Vieille femme lisant, il donne également son prénom en toutes lettres : « Jacobüs Vreel ». On ne connaît que cinquante oeuvres de sa main : un unique dessin et quarante-neuf tableaux, tous peints sur panneaux de bois. Le catalogue raisonné établi par l’équipe scientifique internationale qui a porté ce projet les a tous répertoriés dans la monographie consacrée à Jacobus Vrel, publiée au printemps 2021. [...]

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🔊 “Johan van der Keuken” Le rythme des imagesau Jeu de Paume, Paris du 16 juin au 17 septembre 202316 Jun 202300:21:02
“Johan van der Keuken” Le rythme des imagesau Jeu de Paume, Paris

du 16 juin au 17 septembre 2023


Interview de Pia Viewing et de Frits Gierstberg, commissaires de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer,à Paris, le 15 juin 2023, durée 21’03,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/06/16/3458_johan-van-der-keuken_jeu-de-paume/


Communiqué de presse


Commissaires :

Frits Gierstberg, commissaire au Nederlands Fotomuseum, Rotterdam

Pia Viewing, commissaire au Jeu de Paume pour l’étape parisienne


Le Jeu de Paume rend hommage au photographe et cinéaste néerlandais Johan van der Keuken à travers une grande rétrospective, présentée du 16 juin au 17 septembre 2023. « Le rythme des images » présente plus d’une centaine de tirages d’époque de Johan van der Keuken provenant de collections néerlandaises et françaises, placées en dialogue avec une sélection de ses courts-métrages. Hormis ses nombreux long-métrages inadaptés au format de l’exposition, elle couvre l’ensemble de son oeuvre, de 1955 à 2000. On y découvre également, pour la première fois en France, les maquettes originales de certains de ses premiers livres photographiques. Cette exposition permet ainsi de saisir le sens aigu de l’observation de Van der Keuken et son désir profond de représenter un contact très direct, impulsif et parfois violent avec la réalité.

Johan van der Keuken est né en 1938 à Amsterdam. Il a 12 ans lorsqu’il est initié à la photographie et à seulement 17 ans, il publie son premier livre de photos. Un an plus tard, il intègre l’IDHEC (Institut des Hautes Études Cinématographiques) à Paris. Dans la capitale, il prend des milliers de clichés, la ville servant de toile de fond à ses sentiments d’errance et de désolation, dont résulte le livre Paris Mortel, qu’il publie en 1963. C’est aussi durant cette période qu’il tend vers le cinéma et conçoit ses premiers films. Entre 1960 et 2000, il réalise environ 50 films – courts, moyens et longs métrages mais aussi documentaires – où s’entremêlent fiction, reportage et intimité, interrogeant sans cesse la perception de la réalité. Il décède en 2001 à Amsterdam.

Johan van der Keuken acquiert une renommée internationale grâce à son oeuvre cinématographique et photographique. Son travail, à la frontière entre le documentaire et l’expérimental, se caractérise par une relation étroite avec le réel.

Pour cette exposition, des tirages vintages issus de collections néerlandaises ou de prêts de la Maison européenne de la photographie, sont présentés aux côtés de films, livres et écrits. Le parcours, thématique, confronte l’oeuvre photographique de l’artiste et une sélection de courts métrages, révélant la spécificité de son oeuvre au fil des salles.

Réalisés dans les années 1950 et 1960, les livres photos – Wij zijn 17 (Nous avons 17 ans), 1955 et Achter glas (Derrière la vitre), 1958 – oeuvres de référence célébrées pour leur qualité poétique et leurs montages saisissants, inaugurent l’exposition. Cette première partie présente des tirages d’époque, mais également des épreuves de mise en page et des maquettes originales des livres, jamais dévoilées en France, qui révèlent le processus technique et artistique du photographe. Ces deux premières séries sont composées de portraits individuels de ses amis. Son entourage, d’Ed van der Elsken au célèbre poète néerlandais Lucebert, fondateur du mouvement littéraire Vijftigers, le soutient et l’inspire : la musicalité de la poésie, l’éclatement de la narration et les associations inventives entre les mots le conduisent à développer une approche expérimentale de l’image, ici dévoilée.

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🔊 “Frank Horvat” Paris, le monde, la modeau Jeu de Paume, Paris du 16 juin au 17 septembre 202315 Jun 202300:18:24
“Frank Horvat” Paris, le monde, la modeau Jeu de Paume, Paris

du 16 juin au 17 septembre 2023


Interview de Fiammetta Horvat, fille de Frank Horvat, directrice des Archives Frank Horvat,

par Anne-Frédérique Fer,à Paris, le 15 juin 2023, durée 18’24,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/06/15/3457_frank-horvat_jeu-de-paume/


Communiqué de presse


Commissariat : Virginie Chardin, commissaire d’exposition indépendante




Le Jeu de Paume présente la plus grande exposition consacrée au photographe Frank Horvat depuis son décès le 21 octobre 2020. À travers 170 tirages et 70 documents d’archive, « Frank Horvat. Paris, le monde, la mode » se concentre sur les quinze premières années d’une carrière exceptionnelle. Entre 1950 et 1965, Horvat affirme une personnalité hors norme d’auteur-reporter et de photographe de mode. L’exposition apporte une vision renouvelée sur l’oeuvre de cet acteur majeur de la photographie française et européenne.

Né à Abbazia en Italie en 1928, de parents juifs originaires d’Europe Centrale, Francesco Horvat est contraint de se réfugier en 1939 en Suisse, près de Lugano, avec sa mère et sa soeur. Parti pour Milan après la guerre, il s’essaie au métier de publicitaire puis de photographe. Ses premières images sont publiées au début des années 1950 par les journaux italiens et suisses Epoca, Die Woche et Sie und Er. Admirateur d’Henri Cartier-Bresson auquel il rend visite à Paris en 1951 dans l’espoir d’intégrer l’agence Magnum, il acquiert un Leica et effectue un premier voyage initiatique au Pakistan et en Inde de 1952 à 1954. Parvenant à capter en gros plans des scènes d’une grande intensité et parfois des lieux interdits, il se révèle comme un photographe du corps et de l’intime.

À la suite de Die Woche, les grands magazines internationaux Paris-Match, Picture Post, Le Ore ou Life le publient sous le nom de Franco, puis de Frank Horvat, et Edward Steichen sélectionne une de ses images du Pakistan pour la célèbre exposition The Family of Man au Musée d’art moderne de New York (MoMA). Sa carrière de photo-reporter se poursuit à Londres et à Paris où il s’installe fin 1955. Dans ses reportages sur les nuits parisiennes, strip-tease, cabarets, music-halls voire lieux de prostitution, il capte autant l’attitude des spectateurs-voyeurs que le spectacle lui-même.

C’est à cette période qu’il acquiert un téléobjectif Novoflex et s’essaie à un grand nombre de points de vue inédits sur Paris, exacerbant par un effet de grain, de contraste et d’écrasement des plans, la saturation de l’espace public et l’anonymat de la foule. Romeo Martinez, éditeur et rédacteur-en-chef de la revue Camera, consacre vingt pages à ce travail dans le numéro de janvier 1957 et l’expose à la Première Biennale de Photographie de Venise la même année.

Ce sont ces images de rue, reprises dans plusieurs revues photographiques européennes, qui paradoxalement, le conduisent vers l’univers de la mode. Par l’intermédiaire de William Klein, qui a remarqué ses images dans Camera, il entre en relation avec Jacques Moutin, le directeur artistique de Jardin des Modes.

Ce dernier lui propose de transposer son style de photographie urbaine, granuleuse, en lumière naturelle et en petit format, dans la mise en scène des collections de mode et particulièrement du prêt-à-porter, alors en pleine explosion. C’est grâce à lui qu’il réalise ses images les plus célèbres, comme Tan Arnold au Chien qui fume ou celle de la femme au chapeau Givenchy observant aux jumelles une course imaginaire. [....]

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🔊 “Harry Gruyaert” La part des chosesLE BAL, Paris du 15 juin au 24 septembre 202315 Jun 202300:16:45
“Harry Gruyaert” La part des chosesLE BAL, Paris

du 15 juin au 24 septembre 2023


Interview de Diane Dufour, directrice du LE BAL et commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer,à Paris, le 14 juin 2023, durée 16’46,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/06/15/3456_harry-gruyaert_le-bal/


Communiqué de presse


Commissaire de l’exposition : Diane Dufour, directrice du LE BAL


Photographe né à Anvers en 1941, Harry Gruyaert est un des pionniers de la photographie couleur, au même titre que les grands américains qu’il a très tôt vus et aimés, Joel Meyerowitz, William Eggleston ou Stephen Shore. Loin de sa Belgique natale trop étriquée, le New York du début des années 1970 l’expose au Pop Art et « à regarder autrement la banalité, à accepter une sorte de laideur du monde et à en faire quelque chose ». Ses amitiés avec la nouvelle scène new-yorkaise (Gordon Matta-Clark, Richard Nonas) confortent ce que Le Désert rouge d’Antonioni, « vu mille fois », avait déjà distillé en lui : le besoin d’arpenter le monde, de s’y jeter avidement, non pour le désigner ou nous en informer mais pour le sculpter, le modeler. Transcrire sa perception des choses et non les choses elles-mêmes. Se faire voyant, pas témoin.

Harry Gruyaert a dit cette lutte physique, ce corps à corps avec les choses et les êtres : « Je me jette dans les choses pour éprouver ce mystère, cette alchimie : les choses m’attirent et j’attire les choses ». Dans la bande passante de la vie, alors que tout se dérobe et échappe et pour que « tout tombe en place », il faut être à la fois plus là et moins là, s’oublier soi-même pour saisir la matière, la texture, tout ce qui fait l’ici et le maintenant ; se soumettre, tout en en cultivant la prescience, à un ordonnancement instinctif des formes, couleurs, symboles, lumières, motifs.

Alain Bergala dans Correspondance new-yorkaise distingue deux types de photographes : celui qui croit en la réalité et fait de la photographie un art de la présence et celui qui vit le réel comme impossible et ne fait que fixer l’absence. À l’aune de cette distinction, Harry Gruyaert serait une anomalie, un photographe dont la présence viscérale au monde vise avant tout à en saisir le caractère fugitif, intangible. Des trajectoires isolées, des espaces disjoints, des corps en périphérie, tout concourt dans ses images à rendre l’absurdité du monde, le collage surréaliste de la vie et ses morceaux détachés.

Photographier peut donc aussi être cela : communier avec un état de solitude et dire un mensonge plus vrai que la vérité.

Diane Dufour




« Je me dis parfois qu’il serait tellement plus simple de mettre en scène mes images, de repeindre tel mur comme Antonioni, ou de demander à tel personnage de s’habiller autrement. Mais je crois que j’y perdrai ce miracle instantané de l’inattendu qui coupe le souffle, de ce phénomène très physique de la photo qui soudain s’inscrit. » – Harry Gruyaert

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🔊 “Réouverture du Musée de l’histoire de l’immigration”au Musée de l’histoire de l’immigration, Palais de la Porte dorée, Paris à partir du 17 juin 202313 Jun 202300:13:14

“Réouverture du Musée de l’histoire de l’immigration”au Musée de l’histoire de l’immigration, Palais de la Porte dorée, Paris

à partir du 17 juin 2023


Interview de Delphine Diaz, historienne, maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Reims Champagne-Ardenne, et co-commissaire scientifique de l’exposition permanente de Musée de l’histoire de l’immigration,

par Anne-Frédérique Fer,à Paris, le 12 juin 2023, durée 12’14,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/06/13/3455_musee-immigration_palais-de-la-porte-doree/


Communiqué de presse

Commissaire général :

Sébastien Gokalp, directeur du Musée national de l’histoire de l’immigration.

Commissaire excutive :

Émilie Gandon, conservatrice du patrimoine, Musée national de l’histoire de l’immigration.

Commissaires scientifiques :

Marianne Amar, historienne, cheffe du département de la recherche du Musée national de l’histoire de l’immigration.

Emmanuel Blanchard, historien et politologue, maître de conférences à l’Université de Versailles-Saint-Quentin et à Sciences Po Saint-Germain-en-Laye

Delphine Diaz, historienne, maîtresse de conférences en histoire contemporaine à l’Université de Reims Champagne-Ardenne.

Camille Schmoll, géographe, maîtresse de conférences HDR à l’Université de Paris.


un nouveau musée scientifique et patrimonial par Sébastien Gökalp, directeur du musée national de l’histoire de l’immigration, commissaire général de l’exposition permanente

On quitte son foyer pour de multiples raisons : découvrir le monde, travailler, rejoindre une famille, des proches, étudier, fuir des persécutions, des situations politiques ou économiques invivables. L’expérience migratoire est différente selon sa durée (saisonnière ou permanente), les moyens, l’éloignement. Ces immigrés et leurs familles participent de l’identité, la richesse et la pluralité culturelle de la France.

Le nouveau Musée propose une approche historique à partir de faits migratoires majeurs des trois derniers siècles. Constitué à partir de nos collections et de prêts d’autres institutions, il s’appuie sur une approche résolument scientifique et s’adresse à tous quelque soient les opinions. Il ne s’agit pas ici d’être pour ou contre l’immigration, de donner un avis, de diffuser une idéologie ou de relayer un discours politique ou étatique. Les galeries ne présentent pas non plus de parcours idéal du migrant qui, d’un départ de son pays d’origine plus ou moins voulu et en passant par les difficultés du voyage et de l’installation, finirait sur son intégration dans la société française. Dans nos espaces, c’est bien la connaissance de l’histoire – des grands évènements aux détails de la vie quotidienne, des inflexions majeures aux phénomènes itératifs – et la découverte de documents historiques ou d’oeuvres artistiques cristallisant les interrogations qui permettent à chaque visiteur de mieux connaître cette part souvent peu considérée de l’Histoire de notre pays. Le Musée donne à chaque visiteur la possibilité de réfléchir et comprendre à partir de données, d’images, de témoignages et non d’enjeux politiciens ou de sensationnalisme. L’objet de ce musée est de contribuer à dissoudre les préjugés et à construire le vivre ensemble autant que d’incarner celles et ceux qui ont à un moment été étrangers et participent désormais de la communauté nationale.

[...]

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🔊 “Yves Saint Laurent – FORMES” Décors et œuvres de Claudia Wieserau Musée Yves Saint Laurent Paris du 9 juin 2023 au 14 janvier 202410 Jun 202300:22:08
“Yves Saint Laurent – FORMES”Décors et œuvres de Claudia Wieserau Musée Yves Saint Laurent Paris

du 9 juin 2023 au 14 janvier 2024


Interview de Serena Bucalo-Mussely, Conservatrice, responsable des collections du Musée Yves Saint Laurent Paris, et co-commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer,à Paris, le 8 juin 2023, durée 22’08,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/06/10/3454_formes_-musee-yves-saint-laurent/


Communiqué de presse

Commissaires de l’exposition

Elsa Janssen, Directrice du Musée Yves Saint Laurent Paris

Serena Bucalo-Mussely, Conservatrice, responsable des collections du Musée Yves Saint Laurent Paris

Artiste invitée, Claudia Wieser

Commissariat scientifique – Musée Yves Saint Laurent Paris,

Alice Coulon-Saillard, Curatrice, chargée des collections photographiques, audiovisuelles et archives presse

Domitille Eblé, Curatrice, chargée des collections arts graphiques

Judith Lamas, Curatrice, chargée des collections textiles et accessoires


AVEC l’exposition Yves Saint Laurent – FORMES, la modernité du couturier Yves Saint Laurent trouve un nouvel écho. Par une mise en espace, l’artiste Claudia Wieser dialogue avec les pièces textiles et les arts graphiques issus des collections du Musée. L’exposition présente une quarantaine de modèles, haute couture et prêt-à-porter, accessoires et croquis, qui se trouvent en résonance avec les décors et les oeuvres de l’artiste allemande. Cette expérience originale inscrit définitivement le génie du couturier dans notre époque contemporaine.

Grand couturier, Yves Saint Laurent n’a eu de cesse d’inventer des formes. Dès 1958, directeur artistique chez Christian Dior, il affirme sa modernité en signant la ligne « Trapèze ». Cette silhouette géométrique devient iconique et s’inscrit dans l’histoire de la mode.


« Je pense que l’élément principal de cette mode est la jeunesse et surtout un retour à des tendances jusque-là un peu oubliées c’est-à-dire la simplicité, le naturel et la souplesse. » Interview Yves Saint Laurent par André Parinaud, 1959, INA

À partir des années 1960, les créations d’Yves Saint Laurent allient en effet simplicité de la coupe, rigueur des lignes et franchise des couleurs. Ses oeuvres font écho aux courants artistiques modernes, abstraction simple et géomé-trique, constructivisme, art concret, autant de chapitres qui nous laissent découvrir son talent tout en contraste d’Yves Saint Laurent.

Radical, le couturier exécute des robes minimales et des combinaisons monochromes qui semblent jaillies d’un seul trait. Au fondement de son art, s’affirme la précision du geste.

Coloriste, il imagine des compositions abstraites, entre épure et exubérance, nées de l’assemblage de surfaces planes aux teintes vibrantes. Transposant la matière picturale en matière textile, il équilibre ainsi couleur, forme, surface et ligne.

Illusionniste, il oppose le noir au blanc pour créer, par jeux d’optique, du mouvement dans le vêtement. Par l’utilisation de l’aplat ou du simple tracé, la forme prévaut sur la couleur.

Le couturier se veut enfin ludique et joue avec les géométries, assemblant des prismes colorés comme autant de fragments aux cloisonnements audacieux. [...]

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🔊 “Naples à Paris” Le Louvre invite le Musée de Capodimonteau Louvre [Aile Denon, Salon Carré Et Grande Galerie, Aile Sully, Salle de la Chapelle], Paris du 7 juin 2023 au 8 janvier 202409 Jun 202300:21:42
“Naples à Paris”Le Louvre invite le Musée de Capodimonteau Louvre [Aile Denon, Salon Carré Et Grande Galerie, Aile Sully, Salle de la Chapelle], Paris

du 7 juin 2023 au 8 janvier 2024


Interview de Charlotte Chastel-Rousseau, conservatrice en chef au département des Peintures, musée du Louvre, et co-commissaire scientifique de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer,à Paris, le 6 juin 2023, durée 21’42,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/06/09/3453_capodimonte_louvre/


Communiqué de presse


Commissariat général :

Sébastien Allard, directeur du département des Peintures du musée du Louvre

Sylvain Bellenger, directeur général du Museo e Real Bosco di Capodimonte.

Commissariat scientifique :

Charlotte Chastel-Rousseau, conservatrice en chef au département des Peintures, musée du Louvre

Dominique Cordellier, conservateur général au département des Arts graphiques, musée du Louvre Patrizia Piscitello, conservatrice de la collection Farnèse et des collections de peintures et de sculptures du XVIe siecle, Alessandra Rullo, directrice du département des Collections, conservatrice des peintures et des sculptures des XIIIe-XVe siècles, Museo e Real Bosco di Capodimonte

Carmine Romano, conservateur, responsable de la numérisation et du catalogue numérique des oeuvres, Museo e Real Bosco di Capodimonte.


Réaffirmant l’importance des collaborations entre les institutions muséales européennes, le musée du Louvre a noué pour l’année 2023 un partenariat d’une envergure inédite avec le musée de Capodimonte.

Ancienne résidence de chasse des souverains Bourbon, le palais (la Reggia en italien) abrite aujourd’hui l’un des plus grands musées d’Italie et l’une des plus importantes pinacothèques d’Europe, tant par le nombre que par la qualité exceptionnelle des oeuvres conservées. Capodimonte est l’un des seuls musées de la péninsule dont les collections permettent de présenter l’ensemble des écoles de la peinture italienne. Il abrite également le deuxième cabinet de dessins d’Italie après celui des Offices ainsi qu’un ensemble remarquable de porcelaines.

Plus de soixante-dix des plus grands chefs-d’œuvre du musée napolitain sont exposés dans trois lieux différents du Louvre : dans la prestigieuse Grande Galerie se noue un dialogue spectaculaire entre deux collections de peintures italiennes parmi les plus importantes au monde ; dans la salle de la Chapelle sont racontées et mises en lumière les origines et la diversité des collections de Capodimonte réunies essentiellement par les Farnèse et les Bourbons ; enfin, dans la salle de l’Horloge sont exposés les quatre chefs-d’œuvre du dessin de l’ancienne collection Farnèse : un carton autographe par Michel-Ange, un par Raphaël ainsi que deux autres par des collaborateurs en regard de ceux de Raphaël et de ses élèves conservés au Louvre.

#Catalogue de l’exposition – Coédition Gallimard / musée du Louvre éditions, sous la direction de Sébastien Allard, Sylvain Bellenger et Charlotte Chastel-Rousseau.

 

 

Expositions en 2 temps

7 juin 2023 — 8 janvier 2024 : aile Denon,, salon carré et grande galerie, aile Sully, salle de la chapelle

7 juin – 25 septembre 2023 : aile Sully, salle de l’horloge

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🔊 “目 Chine, une nouvelle génération d’artistes” au Centre Pompidou, Paris du 9 octobre 2024 au 3 février 202509 Oct 202400:36:21
“目 Chine, une nouvelle génération d’artistes”au Centre Pompidou, Paris

du 9 octobre 2024 au 3 février 2025


Entretien avec Philippe Bettinelli, conservateur, service nouveaux médias, Centre Pompidou – Musée national d’art moderne,avec Paul Frèches, directeur délégué du Centre Pompidou x West Bund Museum, Shanghai,et avec Gu Youyou, directrice du département des expositions, West Bund Museum, Shanghai, commissaires de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 7 octobre 2024, durée 36’21,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2024/10/09/3564_chine_centre-pompidou/


Communiqué de presse


Commissariat :

Philippe Bettinelli, conservateur, service nouveaux médias, Centre Pompidou – Musée national d’art moderne

Paul Frèches, directeur délégué du Centre Pompidou x West Bund Museum, Shanghai

Gu Youyou, directrice du département des expositions, West Bund Museum, Shanghai


Le Centre Pompidou et le West Bund Museum s’associent autour d’un commissariat franco-chinois pour présenter une exposition collective consacrée à la jeune scène contemporaine chinoise. Pluridisciplinaire, elle réunit les oeuvres de 21 artistes et propose, pour la première fois en France, le portrait subjectif d’une nouvelle génération d’artistes.

Commissariat :

Philippe Bettinelli, conservateur, service nouveaux médias, Centre Pompidou – Musée national d’art moderne

Paul Frèches, directeur délégué du Centre Pompidou x West Bund Museum, Shanghai

Gu Youyou, directrice du département des expositions, West Bund Museum, Shanghai




Le Centre Pompidou et le West Bund Museum s’associent autour d’un commissariat franco-chinois pour présenter une exposition collective consacrée à la jeune scène contemporaine chinoise. Pluridisciplinaire, elle réunit les oeuvres de 21 artistes et propose, pour la première fois en France, le portrait subjectif d’une nouvelle génération d’artistes.

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🔊 “Ron Mueck” à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, du 8 juin au 5 novembre 202308 Jun 202300:16:47
“Ron Mueck” à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, Paris, du 8 juin au 5 novembre 2023


Interview de Aby Gaye, chargée du projet d’exposition à la Fondation Cartier pour l’art contemporain,  par Anne-Frédérique Fer,à Paris, le 6 juin 2023, durée 16’47, © FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/06/08/3452_ron-mueck_-fondation-cartier/


Communiqué de presse


Commissariat :

Commissaire d’exposition : Hervé Chandès

Commissaire associé : Charlie Clarke

Chargée du projet d’exposition : Aby Gaye


Du 8 juin au 5 novembre 2023, la Fondation Cartier pour l’art contemporain invite le sculpteur australien Ron Mueck à exposer un ensemble d’oeuvres jamais montrées en France aux côtés d’oeuvres emblématiques de sa carrière. Les publics découvriront son installation monumentale Mass (2017), présentée pour la toute première fois hors d’Australie, ainsi qu’une sculpture de grande dimension conçue pour l’occasion. Avec cette troisième exposition témoignant de l’évolution récente de la pratique de Ron Mueck, la Fondation Cartier poursuit un dialogue au long cours avec cet artiste qu’elle a révélé au public français en 2005 et dont les oeuvres sont aussi rares qu’attendues.

Né en 1958 à Melbourne et vivant au Royaume-Uni depuis 1986, Ron Mueck développe une œuvre qui touche à l’universel et renouvelle profondément la sculpture figurative contemporaine. Il crée des oeuvres aux dimensions surprenantes et empreintes d’une inquiétante étrangeté. De nombreux mois, et parfois plusieurs années, lui sont nécessaires pour créer chacune de ses sculptures. Ron Mueck a réalisé en un peu plus de 25 ans un corpus de quarante-huit oeuvres, dont les dernières sont achevées au printemps 2023 pour l’ouverture de l’exposition.


L’exploration d’un nouveau processus de création

Par son échelle et sa facture, l’installation monumentale Mass marque un nouveau jalon dans la carrière de Ron Mueck. Cette oeuvre, commandée par la National Gallery of Victoria (Melbourne, Australie) en 2017, est la plus grande qu’il ait jamais réalisée. Composée de cent gigantesques crânes humains, Mass est reconfigurée par l’artiste en fonction de l’espace pour chaque présentation. Elle offre une expérience physique et psychique fascinante qui nous amène à contempler les notions fondamentales de l’existence humaine. Son titre donne à lui seul une idée de la polysémie de l’oeuvre. Le mot anglais « mass », signifiant à la fois un amas, un tas, une foule, mais aussi une messe, est une source d’interprétations propres à chaque visiteur. L’iconographie du crâne elle-même est ambiguë. Si l’histoire de l’art l’associe à la brièveté de la vie humaine, elle est aussi omniprésente dans la culture populaire. Pour l’artiste, « le crâne humain est un objet complexe, une icône puissante, graphique, que l’on identifie immédiatement. Familier et étrange à la fois, il rebute autant qu’il intrigue. Il est impossible à ignorer, accaparant inconsciemment notre attention ». Les crânes se présentent comme un groupe, une somme d’individus qui s’impose au visiteur. En cela, Mass se distingue des précédentes oeuvres de Ron Mueck qui avait, jusqu’alors, toujours représenté l’être humain dans son individualité.

Également exposé pour la première fois en France, Dead Weight (2021), un crâne en fonte de près de deux tonnes, contraste avec ses œuvres habituellement naturalistes. Les traces du moulage de cette sculpture demeurent, l’artiste ayant volontairement laissé les marques de sa fabrication et la nature brute du matériau parler d’elles-mêmes.

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🔊 “Du bol !” À travers les collections asiatiques du musée des Arts décoratifsau MAD, musée des Arts Décoratifs, Paris, du 7 juin au 9 juillet 202307 Jun 202300:22:31
“Du bol !”À travers les collections asiatiques du musée des Arts décoratifsau MAD, musée des Arts Décoratifs, Paris, du 7 juin au 9 juillet 2023


Interview de Béatrice Quette, conservatrice, collections asiatiques et extra-occidentales, et commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer,à Paris, le 6 juin 2023, durée 21’31,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/06/10/3451_du-bol_musee-des-arts-decoratifs/


Communiqué de presse


Commissaire :

Béatrice Quette,, conservatrice, collections asiatiques et extra-occidentales

assistée de Marie Oulès, assistante de conservation, bourse de la Fondation du Japon


Le musée des Arts décoratifs présente du 7 juin au 9 juillet 2023 l’exposition « Du Bol ! À travers les collections du musée des Arts décoratifs », à l’occasion de la 6e édition du Printemps Asiatique. Plus de 150 bols issus des fonds asiatiques du musée, dialoguent avec les accessoires indispensables qui les accompagnent, soit près de 250 oeuvres du XIIIe au XXIe siècle. Dans le cadre de ce projet, une « unité de tokonoma », alcôve démontable d’un pavillon de thé de la maison Yamasho (Kyôto) est exceptionnellement exposée.

Le musée des Arts décoratifs de Paris conserve l’une des plus importantes collections d’arts décoratifs au monde, présentant dans un parcours chronologique, les collections du Moyen Âge jusqu’aux périodes contemporaines. Les collections asiatiques y occupent une place particulière : du développement des échanges commerciaux le long des routes dites de la soie du XIIIe au XVIIIe siècle, à la Chinoiserie au XVIIIe siècle, puis au Japonisme survenu à la suite de l’ouverture du Japon dans la seconde moitié du XIXe siècle, les objets asiatiques symbolisent le luxe, fascinent par leur exotisme, offrent modèles et matières à création. Au XIXe siècle, les musées d’arts appliqués, au premier rang desquels le musée des Arts décoratifs, enrichissent leurs fonds de ces objets extra-européens pour constituer des répertoires de formes, de motifs et de savoir-faire qui renouvellent les sources d’inspiration des artistes, créateurs et industriels.

Forme archétypale de la table en Asie, le bol est dédié à plusieurs usages, mais aussi intimement lié à une pratique particulière. Il ne se limite pas à l’usage du thé, il permet de présenter et de consommer les aliments ou les boissons alcoolisées, il peut également contenir les offrandes sur les autels ou les aumônes. De petit format ou muni d’un pied plus haut, le bol devient coupe, muni d’une anse, il devient tasse lorsqu’il est exporté vers l’Europe. La richesse des collections anciennes et contemporaines du musée offre une large déclinaison de formes, de formats et de décors réalisés dans différentes matières telles que le grès, la porcelaine, l’agate, le métal, le bois laqué, les émaux cloisonnés ou peints, le verre.

Les bols anciens et les signatures contemporaines telles que la maison Shang Xia, la maison Kaikado, le coréen Min-Soo Lee, Jean Girel, et bien d’autres sont complétés par les indispensables accessoires qui accompagnent leur utilisation : théières, verseuses, pots à poudre ou à feuilles de thé, pots à eau, mais aussi plats à condiments et mets, ou bouilloire.


#dubol L’Album aux Éditions des Arts Décoratifs

Auteures, Béatrice Quette, conservatrice, collections asiatiques et extra-occidentales, et Marie Oulès, assistante de conservation, bourse de la Fondation du Japon

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🔊 “Regarder l’histoire en face” L’Italie du XIXe siècleau Château de Chantilly, musée Condé, Cabinet d’arts graphiques, Chantilly du 3 juin au 1er octobre 202303 Jun 202300:21:17
“Regarder l’histoire en face”L’Italie du XIXe siècleau Château de Chantilly, musée Condé, Cabinet d’arts graphiques, Chantilly

du 3 juin au 1er octobre 2023


Interview de Baptiste Roelly, conservateur du patrimoine au musée Condé, et co-commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer,à Chantilly, le 1er juini 2023, durée 21’17,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/06/05/3450_regarder-histoire_-chateau-de-chantilly/


Communiqué de presse


Commissariat :

Baptiste Roelly, conservateur du patrimoine au musée Condé.

Emmanuelle Brugerolles, conservatrice générale honoraire du patrimoine.


En écho à l’exposition Ingres. L’artiste et ses princes, le musée Condé présente un pan largement inédit de ses collections autour de la thématique du voyage en Italie au XIXe siècle. À l’âge de la révolution industrielle des transports, les artistes, poètes ou écrivains qui traversent les Alpes réinventent ce qui était qualifié de Grand Tour au siècle précédent. L’essor des guides touristiques et des publications d’histoire ou d’histoire de l’art démocratisent le savoir et instruisent le regard des voyageurs, que l’actualité politique d’une Italie en plein Risorgimento intéresse autant que son glorieux passé. Attirés par la superposition des Italies de l’Antiquité, de la Renaissance et de l’âge contemporain dans les campagnes ou au coeur des villes, les artistes voient l’histoire se dérouler par strates tout autour d’eux et rendent compte de cette sédimentation du temps en pratiquant tant le pittoresque des paysages et les scènes de genre empreintes d’italianité que les relevés académiques d’après l’antique. Du passé le plus reculé à l’actualité la plus brûlante, le voyage en Italie au XIXe siècle invite à « regarder l’histoire en face », ainsi que le formule Stendhal dans ses Promenades dans Rome en 1829.

En dépit des intenses liens familiaux et amicaux qui unissaient le duc d’Aumale – fondateur du musée Condé et testateur du domaine de Chantilly à l’Institut de France en 1886 – à l’Italie, la production artistique de ce pays qui lui fut contemporaine n’a jusqu’ici jamais fait l’objet d’un focus spécifique au musée Condé.

Nombre de dessins et de peintures en écho à cette thématique y sont pourtant conservés et leur exposition permettra de mesurer toute l’importance qu’y attachait le duc d’Aumale. Une suite inédite de dessins de Bartolomeo Pinelli sera exposée. Principalement actif à Rome, l’artiste réalise nombre d’images pittoresques du peuple italien, de ses costumes traditionnels ou de ses moeurs.

De même, le musée conserve deux oeuvres majeures du célèbre peintre suisse Léopold Robert, qui installe les scènes italianisantes au cœur du goût artistique de l’aristocratie européenne et en expose nombre d’exemples au Salon à Paris. Restaurées dans le cadre de cette exposition, ces peintures pourront être redécouvertes sous un jour nouveau aux côtés d’autres oeuvres du musée jamais exposées au public.

Les relations institutionnelles étroites du musée Condé avec l’Institut de France apparaîtront par le biais de la présentation d’une suite de dessins de très grands formats réalisés par les pensionnaires de la Villa Médicis dans le cadre de leur pension à Rome pour être envoyés à l’École des Beaux-Arts.

Il s’agissait pour ces jeunes artistes en formation de copier les monuments antiques ou renaissants étudiés en Italie et d’en faire parvenir des relevés exacts à Paris, où ces œuvres permettaient d’évaluer les progrès accomplis par les pensionnaires durant leurs années à Rome.

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🔊 “Ingres” L’artiste et ses princesau Château de Chantilly, musée Condé, salle du Jeu de Paume, Chantilly du 3 juin au 1er octobre 202302 Jun 202300:13:51
“Ingres” L’artiste et ses princesau Château de Chantilly, musée Condé, salle du Jeu de Paume, Chantilly

du 3 juin au 1er octobre 2023


Interview de Mathieu Deldicque, conservateur en chef du patrimoine, directeur du musée Condéet de Nicole Garnier-Pelle, conservateur général honoraire du patrimoine, commissaires de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Chantilly, le 1er juin 2023, durée 13’51,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/06/04/3449_ingres_-chateau-de-chantilly/


Communiqué de presse


Commissariat :

Commissariat général : Mathieu Deldicque, conservateur en chef du patrimoine, directeur du musée Condé

Commissariat scientifique : Nicole Garnier-Pelle, conservateur général honoraire du patrimoine




Artiste à succès de la première moitié du XIXe siècle, Jean-Auguste-Dominique Ingres (1780-1867) est un peintre inclassable et souvent visionnaire. Derrière son apparent classicisme transparaissent une originalité et une recherche de la perfection qui continuent à fasciner.

Quels sont les relais de ce succès ? Avec l’avènement de la monarchie de Juillet (1830-1848), Ingres trouve notamment dans la famille d’Orléans un soutien de poids lui permettant de réaliser parmi ses plus grands chefs-d’oeuvre. Ce sont ces liens étroits qui formeront le coeur de l’exposition événement de Chantilly : comment le prince des artistes devient l’artiste des princes.

Provenant de collections nationales et internationales, tableaux et dessins commandés ou collectionnés par les princes d’Orléans seront réunis à Chantilly, aux côtés de leurs études et leurs variantes. Ils permettront de comprendre le travail perfectionniste et méthodique d’un des plus grands peintres français.

Des analyses nouvelles sur quelques-uns des plus importants chefs-d’oeuvre de l’artiste, mais aussi des oeuvres inédites ou retrouvées, viendront éclairer d’un jour nouveau la personnalité unique d’une des grandes figures de l’histoire de l’art.

Située dans la salle du Jeu de paume du Château de Chantilly (330 m2), servie par une scénographie conçue par le Studio JAAMS, l’exposition se présente comme une succession chronologique d’ateliers du peintre, regroupant tableaux et dessins autour d’une thématique principale, chaque atelier réservant une place centrale à l’un des chefs-d’oeuvre présentés. Ce cheminement permet de comprendre comment Ingres crée et recrée sans cesse ses plus importantes compositions, tout en déroulant le fil de ses relations avec les princes d’Orléans.


Une exposition organisée grâce au partenariat exceptionnel du musée Ingres Bourdelle de Montauban.


#Catalogue aux éditions In Fine, sous la direction de Mathieu Deldicque et de Nicole Garnier-Pelle, avec les contributions de Côme Fabre, Adrien Goetz, Bruno Mottin, Alice Thomine-Berrada, Gennaro Toscano, Georges Vigne et Florence Viguier-Dutheil.

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🔊 “Vasantha Yogananthan” à la Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris, du 5 mai au 3 septembre 2023 Partage “Vasantha Yogananthan” Mystery street à la Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris du 5 mai au 3 septembre 202301 Jun 202300:23:12


Interview de Vasantha Yogananthan, par Anne-Frédérique Fer

par Anne-Frédérique Fer, par téléphone entre Marseille et Paris, le 31 mai 2023, durée 23’12,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/06/01/3448_vasantha-yogananthan_fondation-d-entreprise-hermes/


Communiqué de presse


Commissaires de l’exposition :

Agnès Sire

Clément Chéroux, directeur, Fondation HCB





La Fondation HCB présente le nouveau projet du photographe Vasantha Yogananthan, cinquième lauréat d’Immersion, une commande photographique franco-américaine de la Fondation d’entreprise Hermès. Réalisée à La Nouvelle–Orléans, la série Mystery Street est le témoignage de l’imagination foisonnante d’enfants au coeur de l’atmosphère chaude et humide de la ville en plein été. Entre photographie documentaire et fiction, Vasantha Yogananthan propose un entre–deux, où le réel offre une diversité de récits possibles.

Il y a un moment dans la vie, au passage de l’enfance à l’adolescence – disons entre 8 et 12 ans –, où tout change très vite. C’est l’âge de l’impermanence. Dans une de ses premières séries, sur une plage en Camargue, Vasantha Yogananthan s’était déjà intéressé à ce temps-là de l’existence, bref et transitoire. Dans le cadre dImmersion, un dispositif de soutien à la création de la Fondation d’entreprise Hermès, le photographe a entrepris de reprendre cette exploration à La Nouvelle- Orléans. Le souvenir encore très à vif du passage de l’ouragan Katrina en 2005, la position de la ville en dessous du niveau de la mer et, avec le réchauffement climatique la menace permanente de voir les eaux l’engloutir, en font un lieu où le sens du provisoire se trouve particulièrement exacerbé.

Dans Mystery Street, l’enfant devient ainsi une métaphore vivante du corps de la ville.

Vasantha Yogananthan travaille avec la matière du réel. Il est de cette trempe de photographes dont l’intuition est la boussole. En commençant ce projet, il n’avait pas d’idées préconçues. Pour lui, l’acte photographique est une forme d’apprentissage du monde. Ses images ne sont pas des illustrations de ce qu’il sait déjà, mais des opportunités de nouveaux savoirs. Il ne s’agissait donc aucunement de vérifier par l’image une conception philosophique, politique ou poétique. Mais bien plutôt de découvrir son sujet tout en le photographiant. La découverte est cependant rarement le fruit d’une décision. Elle se manifeste plus volontiers dans des situations d’expérimentation, de jeu, de chance, d’instabilité ou de changement. C’est la raison pour laquelle l’impermanence offerte par La Nouvelle-Orléans, ou par l’âge des enfants, était particulièrement propice à la multiplication de ces petits moments d’épiphanie que le photographe a su magnifiquement saisir.


#Publication

L’exposition Mystery Street est accompagnée d’un ouvrage bilingue français-anglais publié par la maison d’édition Chose Commune. Texte d’Agnès Sire et de Clément ChérouxEntretien entre Taous Dahmani et Vasantha Yogananthan.

https://chosecommune.com/fr/produit/mystery-street-vasantha-yogananthan/

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🔊 “Degas en noir et blanc” Dessins, estampes, photographiesà la BnF I Richelieu, Paris du 31 mai au 3 septembre 202331 May 202300:23:17

“Degas en noir et blanc”Dessins, estampes, photographiesà la BnF I Richelieu, Paris

du 31 mai au 3 septembre 2023


Interview de Flora Triebel, conservatrice responsable de la photographie du XIXe siècle, département des Estampes et de la photographie, BnF et co-commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 30 mai 2023, durée 23’17,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/06/01/3447_degas-noiretblanc_bnf-richelieu/


Communiqué de presse


Commissariat :

Henri Loyrette, président-directeur honoraire du musée du Louvre, commissaire généralN

Sylvie Aubenas, directrice du département des Estampes et de la photographie, BnF

Valérie Sueur-Hermel, conservatrice responsable des estampes du XIXe siècle, département des Estampes et de la photographie, BnF

Flora Triebel, conservatrice responsable de la photographie du XIXe siècle, département des Estampes et de la photographie, BnF


Cette exposition propose une approche inédite de l’oeuvre d’Edgar Degas à travers son intérêt constant pour le noir et blanc, qu’il exprime par l’estampe et la photographie mais aussi par le dessin et la peinture. Animé par une insatiable curiosité technique, l’artiste a construit un oeuvre en noir et blanc qui n’a pas d’équivalent en son temps et lui assure une place singulière parmi les artistes impressionnistes. Grâce à la réunion de cent soixante pièces, issues de la riche collection de la BnF et de prêts prestigieux, le visiteur suit l’évolution d’une passion qui fit affirmer à Degas : « Si j’avais à refaire ma vie, je ne ferais que du noir et blanc

Un parcours à la fois chronologique et thématique dévoile les expérimentations de Degas, de son apprentissage du noir et blanc aux années de passion dévorante pour l’estampe, à travers les motifs récurrents qui nourrissent ses recherches. Ses premiers essais d’aquafortiste remontent aux années 1850 mais c’est vingt ans plus tard que naissent, à la faveur de recherches techniques d’une rare inventivité, les planches qui comptent parmi les chefs-d’oeuvre de l’estampe impressionniste : du instantanés de la vie moderne saisis à l’Opéra ou dans les cafés-concerts, dans l’intimité des intérieurs bourgeois ou des maisons closes. Le goût de l’épreuve unique conduit Degas au monotype, qu’il considère comme un « dessin imprimé » et dont il devient un maître inégalé. Les femmes à leur toilette constituent le conservatrice responsable des sujet récurrent des lithographies tardives tandis que l’expérimentation photographique du XIXe

siècle, dernière passion à laquelle il s’adonne en 1895, lui permet de retrouver « l’atmosphère de lampes » et le clair-obscur abordé dans l’estampe.

Cent soixante oeuvres (estampes, dessins, photographies ainsi qu’une peinture et une sculpture), issues des collections de la BnF et de prêts français (musée d’Orsay, musée national Picasso, Institut national d’histoire de l’art…) et étrangers (Metropolitan Museum of Art), restituent la richesse de cet oeuvre aux supports et aux techniques variés. Ces pièces exceptionnelles sont mises en relation avec les travaux de ses amis Mary Cassatt et Camille Pissarro.

 

#Catalogue de l’exposition – DEGAS EN NOIR ET BLANC par Henri Loyrette Sylvie Aubenas, Valérie Sueur-Hermel et Flora Triebel – BnF I Éditions.

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🔊 “Anouk Kruithof” Tentacle togethernessau Centre Photographique d’Île-de-France, Pontault-Combault du 3 juin au 6 août 202327 May 202300:17:01
“Anouk Kruithof”Tentacle togethernessau Centre Photographique d’Île-de-France, Pontault-Combault

du 3 juin au 6 août 2023


Interview de Anouk Kruithof,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 26 mai 2023, durée 17’01,

© FranceFineArt.

(avec l’aimable traduction de Nathan Magdelain)


https://francefineart.com/2023/05/27/3446_anouk-kruithof_centre-photographique-d-ile-de-france/


Communiqué de presse


Plurielle, la pratique d’Anouk Kruithof procède d’un mouvement irrésistible d’accumulation d’intuitions, de rencontres, d’images, de matières… Ses recherches se développent de façon tentaculaire, selon une logique de réseau dessinant un champ de réflexion aux frontières mouvantes. L’artiste s’intéresse notamment à la relation entre humain et non-humain, à l’environnement, au vivre-ensemble mais également aux états d’âme individuels, à la profusion d’images et à leurs usages. Autant de thèmes dont elle révèle l’interconnexion profonde.

À cette absence de cloisonnement fait souvent écho l’hybridation du medium. Sculptures à la « peau d’images » ou qui « transpirent », tirages-prothèses ou organiques, troublent les frontières acquérant un statut incertain. Polysémiques, ces pièces nous incitent à déconstruire les catégories sur lesquelles est bâtie notre pensée – telles que nature, culture, technologie – aussi bien qu’à interroger les notions de photographie et sculpture.

Le travail d’Anouk Kruithof intègre souvent une forte dimension collaborative. Un dialogue collectif se tisse alors en dehors de l’atelier, parfois même dans le monde virtuel d’Internet. Les participant·es sont ainsi appelé·es, de façon joyeuse, au partage et à la prise de conscience au sein d’un espace relationnel dépourvu de barrières.

Réunissant des productions allant de 2013 à 2022, l’exposition au Centre Photographique d’Île-de-France est la première monographie d’envergure d’Anouk Kruithof en France. Conçue comme une totalité organique alliant images, sculptures, performances et installations, cette proposition fait état d’une démarche foisonnante où dimensions sensible et conceptuelle fusionnent, suggérant d’autres façons d’appréhender le monde.

 


Cette exposition s’inscrit dans le programme Les Précipités (#7). Elle fait suite à la participation de l’artiste à la résidence internationale du CPIF en 2022, avec le soutien de l’Institut Français et de la Cité Internationale des Arts.

Anouk Kruithof est une artiste néerlandaise née à Dordrecht en 1981. Actuellement, elle vit et travaille entre Bruxelles (Belgique) et Botopasi (Suriname), elle est représentée par la galerie Valeria Cetraro (Paris).

Artiste de renommée internationale, Anouk Kruithof a bénéficié de nombreuses expositions individuelles et collectives à travers le monde, notamment au MoMA (New York), au Stedelijk Museum et au FOAM (Amsterdam), ainsi qu’au Centro de la Imagen (Mexique). En 2020, son travail a été notamment montré au CPIF dans la cadre de l’exposition collective La Photographie à l’épreuve de l’abstraction.

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🔊 “Laurent Lafolie” U⋂à la galerie binome, Paris du 25 mai au 29 juillet 202325 May 202300:18:05
“Laurent Lafolie” U⋂à la galerie binome, Paris

du 25 mai au 29 juillet 2023


Interview de Laurent Lafolie,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 23 mai 2023, durée 18’08,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/05/26/3445_laurent-lafolie_galerie-binome/


Communiqué de presse


La Galerie Binome est heureuse de présenter la deuxième exposition personnelle de Laurent Lafolie en écho à l’actualité récente de l’artiste. Il revient au Château d’eau à Toulouse et à Christian Caujolle d’avoir récemment mis en lumière l’oeuvre rare de Laurent Lafolie dans une rétrospective remarquée en 2022, accompagnée d’une première monographie au titre éponyme Exo Endo (éditions Lamaindonne). Depuis l’artiste s’est fait plus présent sur la scène photographique nationale : exposition inaugurale du Collège international de la photographie, lauréat 2022 du Prix du tirage de la Collection Florence et Damien Bachelot, exposition La photographie à tout prix à la BNF, exposition Les yeux dans les yeux au Domaine de Rentilly où plusieurs corpus de son travail sont parallèlement présentés jusqu’au 16 juillet 2023.

Artiste publié dans l’ouvrage de référence Contre-Culture dans la photographie contemporaine de Michel Poivert, il sera prochainement présenté dans Epreuves de la matière à la BNF sous le commissariat d’Héloïse Conesa (oct. 2023-fév. 2024).

Evénement d’ouverture dans le cadre de Paris Gallery Weekend, l’exposition U∩ du 25 mai au 29 juillet réunit des oeuvres inédites et récentes démontrant à la fois la cohérence conceptuelle du travail de Lafolie et une capacité inégalable à concevoir la matérialité du médium.

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🔊 “Carte blanche à Park Dong-Soo”au Musée national des arts asiatiques – Guimet, Paris du 24 mai au 18 septembre 202324 May 202300:21:42
“Carte blanche à Park Dong-Soo”au Musée national des arts asiatiques – Guimet, Paris

du 24 mai au 18 septembre 2023


Interview de Claire Bettinelli, chargée de production des expositions et des collections contemporaines – musée Guimet, et de Henri-François Debailleux, critique d’art, commissaires de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 23 mai 2023, durée 21’42,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/05/25/3444_park-dong-soo_musee-guimet/


Communiqué de presse


Commissariat :

Claire Bettinelli, chargée de production des expositions et des collections contemporaines (musée Guimet)

Henri-François Debailleux, critique d’art


A travers une spectaculaire installation dans la rotonde du 4ème étage du musée, l’artiste coréen Park Dong-Soo est invité à marquer son retour sur la scène artistique internationale, après quinze années passées dans un ermitage de la région d’Haemi (Corée du Sud). A l’instar de ses aînés Park Seo-Bo ou Chung Chang-Sup, son oeuvre s’inscrit dans la continuité du célèbre mouvement monochrome coréen, le dansaekwa. Sa peinture énergique puise également ses sources dans l’abstraction américaine de l’après-guerre et l’Ecole de Paris. Pour cette 17ème Carte blanche au musée Guimet, l’artiste livre une véritable cartographie du cosmos, une expérience commune, sensible et spirituelle qui propose au visiteur de se poser des questions sur le temps, l’espace, l’énergie et sur les forces immuables qui régissent notre monde.

Park Dong-Soo crée depuis le début des années 1990 des environnements lunaires, inspirés par la cosmogonie et l’étude des origines de l’univers – notamment la collision des planètes et les éruptions volcaniques. Né à Seosan en Corée du Sud en 1964, il s’installe à Paris en 1990 pour étudier les arts plastiques à l’École des Beaux-Arts de Versailles puis à l’Université Paris 8. Il quitte la France en 2008, rattrapé par la nostalgie de son pays, où il vit aujourd’hui près de la nature.

L’installation Cette place-là se compose de deux ensembles qui ne forment qu’un tout : de grandes toiles noires et blanches déploient leurs univers microscopiques sur les cimaises tandis que des sculptures cubiques de mêmes couleurs sont installées au centre, disposées en cercle comme un Big Bang et réparties selon un ordre de taille croissant vers le centre, dans une structure pyramidale, tel un volcan dont l’irruption disperserait sur le sol une multitude de petits morceaux de lave. L’artiste nous donne à voir tout autant la coulée de magma figée du volcan effusif que la projection de roches et de cendres d’un cratère explosif. Les cubes s’apparentent alors à des fossiles. Toutes les formes géométriques rectilignes – toile, faces des cubes – sont le réceptacle de mondes circulaires non figuratifs où grouillent en relief à leur surface, comme dans une vue au microscope, des cellules, du plancton ou des spermatozoïdes. Se déroule alors sous nos yeux l’évolution d’une forme de vie, le développement d’un métabolisme, quelque chose de l’ordre d’une mitose ou d’une cytolyse.

[...]

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🔊 “L’Outreligne” Milton Becerra et Pancho Quilicià la Maison de l’Amérique latine, Paris du 24 mai au 22 juillet 202323 May 202300:12:51
“L’Outreligne”Milton Becerra et Pancho Quilicià la Maison de l’Amérique latine, Paris

du 24 mai au 22 juillet 2023


Interview de Milton Becerra et Pancho Quilici, artistes,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 23 mai 2023, durée 12’51,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/05/25/3443_outreligne_maison-de-l-amerique-latine/


Communiqué de presse


Commissariat : Christine Frérot


La Maison de l’Amérique latine à Paris consacre sa prochaine exposition, L’Outreligne, à deux artistes vénézuéliens, Milton Becerra (né dans l’état de Táchira, en 1951) et Pancho Quilici (né à Caracas, en 1954), à découvrir du 24 mai au 22 juillet 2023.

Sous le commissariat de Christine Frérot, les visiteurs pourront mesurer comment avec ces «passeurs de temps», la ligne défie et franchit les horizons, culturels, historiques, naturels, géométriques et constructifs, en toute liberté, avec raison et déraison.

Arrivés en France au début des années 1980, où ils vivent et travaillent depuis lors, les deux jeunes artistes vénézuéliens, imprégnés à des degrés divers de l’esthétique cinétique de leurs aînés, vont très tôt se défaire de cette séduction passagère pour trouver une voie qui leur est propre. Chez eux, géométrie et nature se fondent dans un complexe et savant réseau de lignes, de trames et de formes, leurs « syntaxes » innovantes entrent en résonance et se confondent dans leurs utopies cosmogoniques et chamaniques. Dans sa quête revendiquée de questionnements à la fois existentiels et formels, chacun s’attache aussi à définir la place déterminante qu’ont, autant dans sa réflexion que dans l’expérimentation, les références mathématiques et scientifiques.

Le temps, ce « temps sans durée » dont parle l’écrivain Philippe Curval à propos de Quilici, est au coeur de la gestation de l’oeuvre, conforté par ces vertus que partagent les deux artistes, la lenteur, la patience et la persévérance.

La cohabitation muséographique de leurs oeuvres doit sembler fluide et cohérente et induire une communauté de pensée dans laquelle le « tressage » de Becerra répond au « maillage » de Quilici et réciproquement.

Si l’on se penche sur la manière qu’a chacun d’imaginer sa géométrie et de construire sa propre « aventure de lignes », comme l’écrit Henri Michaux à propos de Paul Klee, on réalise combien ce défi au vide est pensé en amont et irrigue leur discours culturel, imprégné d’une réflexion nourrie de curiosités et de lectures de nature scientifique.

Présenter ensemble ces deux sensibilités générationnelles, c’est donc, à travers un dialogue scénographique inédit, tenter de trouver une visibilité à leur communauté d’idées, pour construire une éventuelle troisième voie, celle proposée et acceptée comme un défi naturel, dans une installation pensée et réalisée en commun spécifiquement pour le rez-de-chaussée de la Maison de l’Amérique latine.

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🔊 “Caillebotte” Peindre les hommes au Musée d’Orsay, Paris du 8 octobre 2024 au 19 janvier 202508 Oct 202400:16:21
“Caillebotte” Peindre les hommesau Musée d’Orsay, Paris

du 8 octobre 2024 au 19 janvier 2025


Entretien avec Paul Perrin, conservateur en chef et directeur de la conservation et des collections – musée d’Orsay, commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 7 octobre 2024, durée 16’22,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2024/10/08/3563_gustave-caillebotte_musee-d-orsay/


Communiqué de presse


Commissariat :

Au musée d’Orsay : Paul Perrin, conservateur en chef et directeur de la conservation et des collections, musée d’Orsay ; avec la collaboration de Fanny Matz, chargée d’études documentaires au musée d’Orsay, Paris.

Au J. Paul Getty Museum : Scott Allan, curator of Paintings, The J. Paul Getty Museum.


À l’Art Institute of Chicago : Gloria Groom, Curator of Painting and Sculpture of Europe and chair and David and Mary Winton Green, The Art Institute of Chicago ; avec la collaboration de Megan True, curatorial assistant, Department of Painting and Sculpture of Europe, The Art Institute of Chicago.


Exposition présentée au J. Paul Getty Museum du 25 février au 25 mai 2025 et à l’Art Institute of Chicago du 29 juin au 5 octobre 2025.


Alors qu’en 2024 nous commémorons le 130ème anniversaire de la mort de Gustave Caillebotte (1848-1894), cette exposition explore la prédilection de l’artiste impressionniste pour les figures masculines et les portraits d’hommes, et ambitionne d’éclairer d’un nouveau jour la vie et l’oeuvre d’un des plus grands peintres du XIXe siècle.

En 2021 et 2022, le J. Paul Getty Museum et le musée d’Orsay ont acquis respectivement deux chefs-d’œuvre de Caillebotte, Jeune homme à sa fenêtre et Partie de bateau (ce dernier classé « trésor national » et acquis grâce au mécénat exclusif de LVMH). Au centre de ces deux tableaux, proches du spectateur, deux figures d’hommes, l’un représenté de dos, dominant et observant le nouveau Paris d’Haussmann, l’autre, face à nous, ramant énergiquement dans un canot de promenade. Ces oeuvres sont emblématiques du travail de l’artiste, dont près de 70% des tableaux de figures représentent exclusivement des hommes, et qui semble s’être intéressé surtout au côté masculin de la modernité, à la différence de Manet, Degas ou Renoir par exemple, pour qui la « vie moderne » s’est incarnée plutôt dans des figures féminines ou des scènes de sociabilités mixtes.

Fidèle au programme du « réalisme », Caillebotte ne prend ses modèles que dans son environnement le plus immédiat : ses frères, ses amis, les passants des rues de son quartier, des ouvriers ou domestiques travaillant pour sa famille, les canotiers avec qui il navigue sur l’Yerres ou sur la Seine. Il ne peint pas l’Homme, mais des hommes, c’est-à-dire des individus et des existences particulières. Si l’identité de plusieurs d’entre eux nous échappent toujours, le travail préparatoire à l’exposition a permis d’apporter des informations nouvelles quant à la biographie de ceux qui furent les modèles de prédilection de Caillebotte. « Chroniqueur pictural de l’existence moderne » (selon les mots du critique Gustave Geffroy), le peintre met au coeur de son oeuvre une certaine « condition masculine » qui est aussi la sienne, celle d’un jeune bourgeois parisien, peintre d’avantgarde mais aussi « amateur » de sport ou d’horticulture, célibataire (c’est-à-dire non marié et sans enfant) épris de liberté, de modernité et de fraternité(s). [...]

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🔊 “Anne Marie Laureys” Biseà La Verrière – Fondation d’entreprise Hermès, Bruxelles du 17 mai au 29 juillet 202317 May 202300:15:27
“Anne Marie Laureys” Biseà La Verrière – Fondation d’entreprise Hermès, Bruxelles

du 17 mai au 29 juillet 2023


Interview de Anne Marie Laureys,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 16 mai 2023, durée 15’27,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/05/17/3441_anne-marie-laureys_fondation-d-entreprise-hermes/


Communiqué de presse


Commissariat :

Joël Riff, chargé de la programmation de La Verrière


Avec Amélie Lucas-Gary, Maude Maris et Auguste Rodin

Deuxième exposition de Joël Riff en tant que commissaire de La Verrière, « Bise » éveille la vigueur d’un souffle. Tout s’anime dans des bourrasques visuelles, qui naissent d’un tourbillon entre les mains. L’événement marque la première exposition personnelle à Bruxelles de l’artiste belge Anne Marie Laureys, et propose de donner une visibilité inédite à sa production de céramiste tout en l’associant à trois autres personnalités : Maude Maris, Amélie Lucas-Gary et Auguste Rodin. Articulant oeuvres existantes, nouvelles productions et prêt exceptionnel d’un objet historique, l’accrochage affirme une dynamique sculpturale sous la bienveillance de la peinture. Cette étape de la nouvelle programmation de La Verrière s’autorise à inventer sa propre temporalité, à prendre son temps, avec certaines invitations qui se déploient dans la durée, aussi bien dans l’espace d’exposition que dans la publication.

La bise est un vent du Nord qui balaie l’Europe. Elle est froide et sa caresse peut sembler clinique. Elle apporte pourtant le beau temps. Elle nous touche, en une période où le contact n’est plus d’usage. Aussi, où que l’on soit, l’origine des choses relève d’un façonnage insufflé de vie par des gestes de démiurge. D’ailleurs ce mot en grec ancien signifie artisan. Le potier gonfle depuis toujours des poumons d’argile. Anne Marie Laureys, depuis plus de quatre décennies, tourne la terre. Ses formes retiennent leur respiration. Et ici, une autre expire infiniment.


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🔊 “Médecines d’Asie” L’art de l’équilibreau Musée national des arts asiatiques – Guimet, Paris du 17 mai au 18 septembre 202316 May 202300:21:48
“Médecines d’Asie” L’art de l’équilibreau Musée national des arts asiatiques – Guimet, Paris

du 17 mai au 18 septembre 2023


Interview de Alban François, chargé d’étude documentaire, responsable du service de la documentation des collections du Musée Guimet, et co-commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 16 mai 2023, durée 21’48,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/05/16/3440_medecines-d-asie_musee-guimet/


Communiqué de presse


Commissariat :

Aurélie Samuel (commissaire extérieur), conservatrice du patrimoine

Alban François, chargé d’étude documentaire, responsable du service de la documentation des collections du Musée Guimet

Thierry Zéphir, ingénieur de recherche au Musée Guimet


Conçue comme une expérience originale, un voyage introspectif entre corps et surnaturel, Médecines d’Asie est la première exposition majeure consacrée en France aux trois grandes traditions médicales asiatiques : indienne, chinoise et tibétaine. À travers un parcours scénographique par-delà les frontières et le temps, l’exposition transporte le visiteur dans un univers où se rencontrent pratiques médicales millénaires et oeuvres d’art exceptionnelles, évoquant la méditation et le chamanisme, l’équilibre des énergies et la pharmacopée, le massage et l’acupuncture, l’astrologie et l’exorcisme.

L’exposition propose une plongée à travers quatre grands thèmes, dans un saisissant face à face avec 300 oeuvres pour la plupart montrées pour la première fois, émanant des collections nationales françaises et de grandes institutions patrimoniales européennes.


Du mythe à l’histoire.

La première partie présente les aspects fondamentaux des trois grandes traditions de médecine, à travers des oeuvres d’une grande force esthétique et spirituelle, et un dispositif vidéo évoquant la circulation des flux énergétiques et vitaux dans le corps humain, point commun de ces thérapies. Le visiteur découvre progressivement la mythologie, l’histoire et le développement de traditions médicales fondées sur les équivalences entre infiniment grand et infiniment petit. Le voyage se poursuit par la présentation du panthéon des divinités liées à la médecine, en lesquelles s’incarnent les concepts de maladie ou de guérison, rappelant les liens entre médecine et spiritualité.


Diagnostic et soin.

La deuxième salle invite à poursuivre le parcours dans un espace plus intime et chaleureux. Point central de l’exposition, un espace conçu comme une apothicairerie rêvée présente la pharmacopée, l’acupuncture et la moxibustion. Entre officine de pharmacie et cabinet de curiosité, s’y côtoient mannequins d’acupuncture, plantes médicinales et précieuses boîtes à médicaments. Sont également abordées les techniques de traitement telles que le massage et les pratiques énergétiques (qi gong, tai chi, yoga). Dans l’ambiance enveloppante d’une salle dédiée au repos et à l’introspection spirituelle, le visiteur a la possibilité de se livrer à un exercice de méditation, tout en contemplant des œuvres empreintes d’une grande sérénité.

Médecine de l’âme.

Au-delà du corps physiologique, c’est aussi de l’esprit et de la psyché des êtres que se préoccupent les médecines asiatiques. Astrologie, charmes et rituels, amulettes et vêtements talismaniques sont autant de moyens permettant de lutter contre les indicibles affections de l’âme. Fil conducteur de cette troisième partie dédiée à la médecine de l’âme, aux esprits et aux forces démoniaques, neuf divinités astrales guident le visiteur dans les méandres de l’inconscient. [...]

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🔊 “Nour Fog” Bulle du Monde Céramique contemporaineLe Bicolore – Maison du Danemark, Paris du 12 mai au 23 juillet 202311 May 202300:16:37
“Nour Fog” Bulle du MondeCéramique contemporaineLe Bicolore – Maison du Danemark, Paris

du 12 mai au 23 juillet 2023


Interview de Catherine Lefebvre, conseillère culturelle et de presse à l’Ambassade Royale de Danemark à Paris, et commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 10 mai 2023, durée 16’37,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/05/11/3439_nour-fog_maison-du-danemark/


Communiqué de presse


Commissaire de l’exposition :

Catherine Lefebvre, commissaire d’expositions, auteure et rédactrice.




Catherine Lefebvre a également été directrice de musée. Elle mène actuellement des projets d’art contemporain au Danemark et à l’étranger, préside le conseil d’administration de la Fondation dano-suédoise pour la culture et travaille comme cheffe de projet pour Art Music Denmark. Catherine Lefebvre est nommée Conseillère culturelle et de presse à l’Ambassade Royale de Danemark à Paris à partir du 15 mars 2023.

« C’est lorsque la vie est la plus fragile que nous sommes au plus près de nos sensations et nos émotions. Ma source d’inspiration est là. » Nour Fog


Diplômé.e de l’Académie des beaux-arts d’Aarhus (Det Jyske Kunstakademi) en 2016, Nour Fog aborde la céramique à travers une recherche sculpturale s’appuyant sur les thématiques de genre et la sensualité. Le son, les installations et les performances prennent partie intégrante dans son oeuvre.

Nour Fog (né.e en 1981 au Danemark) s’est fait connaître ces dernières années sur la scène danoise et internationale. Iel a dédié et créé une série d’oeuvres spécialement pour Le Bicolore qui offre au public parisien l’opportunité de découvrir et de rencontrer cet.te artiste reconnu.e et extrêmement original.e. C’est la première fois que Nour Fog expose en France.


La genèse de Bulle du Monde

Le lien à la France et l’image de Paris intéressent Nour Fog, mais non l’image idéalisée de papier glacé. C’est dans la matérialité, les matières et les références que l’artiste puise à Paris une part de l’énergie qui nourrit l’exposition. Louise Bourgeois est l’un des grands modèles de Nour Fog et une source d’inspiration majeure. Les oeuvres sculpturales de Louise Bourgeois, son talent à représenter le violent et l’intime, en particulier, sont des éléments que Nour Fog tend à intégrer à sa propre pratique. Iel est par ailleurs sensible au langage plastique sobre et corporel de Jean Arp ainsi qu’au jeu et aux recherches de Claude Cahun sur le corps, le genre et l’identité. Nourries de ces nombreuses références françaises, les oeuvres de Nour Fog visent en même temps à renouveler le champ des possibles du médium de la céramique à travers des expérimentations sur le format, la construction, l’assemblage de matières et l’installation.

Bulle du Monde : des bulles formées dans l’élément liquide ; la vie naissant dans l’élément liquide. De nouvelles bulles illustrant la vie, l’élément liquide le plus magnifique, celui donnant la vie, neuf mois dans le liquide amniotique. Cette exposition en solo s’articule autour de l’enfant prématuré ainsi que des nouveau-nés et enfants nécessitant des soins particuliers, explique Nour Fog.

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🔊 “Norman Foster”au Centre Pompidou, Paris du 10 mai au 7 août 202310 May 202300:16:08
“Norman Foster”au Centre Pompidou, Paris

du 10 mai au 7 août 2023


Interview de Frédéric Migayrou, directeur adjoint du Musée national d’art moderne, en charge de la création industrielle, et commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 9 mai 2023, durée 16’08,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/05/10/3438_norman-foster_centre-pompidou/


Communiqué de presse


Commissariat :

Frédéric Migayrou, directeur adjoint du Musée national d’art moderne, en charge de la création industrielle.





La rétrospective que le Centre Pompidou consacre à Norman Foster en Galerie 1, sur près de deux mille deux cents mètres carrés, retrace les différentes périodes du travail de l’architecte et met en lumière ses réalisations déterminantes, tels que le siège de la HSBC (Hong Kong, 1979-1986), le Carré d’Art (Nîmes, 1984-1993), l’Aéroport international de Hong Kong (1992-1998) ou l’Apple Park, (Cupertino, États-Unis, 2009-2017). La scénographie de l’exposition est conçue par Norman Foster et réalisée en collaboration avec Foster + Partners et la Norman Foster Foundation.

Le parcours se déploie en sept thématiques : « Nature et urbanité », « Enveloppes et structures », « La ville verticale », « Histoire et tradition », « Sites et planifications », « Réseaux et mobilités » et « Perspectives futures ». Dessins, esquisses, maquettes originales et dioramas, ainsi que de nombreuses vidéos, permettent de découvrir 130 projets majeurs. Accueillant les publics à l’entrée du parcours d’exposition, un grand cabinet de dessins dévoile des carnets, esquisses et photographies prises par l’architecte, jamais montrées en France. Parce qu’elles constituent les sources d’inspiration de Norman Foster et résonnent avec l’architecture, sont également présentées dans l’exposition, des oeuvres de Fernand Léger, Constantin Brancusi, Umberto Boccioni et Ai Wei Wei ainsi que, des réalisations industrielles, un planeur et des automobiles.



Se confronter à l’oeuvre de l’architecte Norman Foster, c’est immédiatement évoquer les projets qui semblent les plus marquants, ceux qui se confondent à l’image d’une ville, d’un territoire ou qui, plus simplement, ont changé la forme d’un site ou la configuration d’un lieu, d’une place. Grands aéroports, réseaux de transports, bâtiments de grande hauteur, sièges de grandes entreprises, bâtiments publics, grands ouvrages d’art, programmes d’aménagement urbains, musées… Norman Foster, avec plusieurs centaines de projets étudiés ou réalisés à une échelle mondiale, aura investi toute la complexité des organisations des grandes sociétés industrielles.

Le Centre Pompidou consacre à l’architecte britannique une importante exposition rétrospective dans le bâtiment même qui fut un des premiers manifestes du courant architectural « High Tech »,dont Foster est considéré comme un leader. En 1963 à Londres, Foster fonde l’agence Team 4 avec Wendy Cheesman et Richard Rogers qui sera en 1977 avec Renzo Piano l’architecte du Centre Pompidou. En 1967, Foster fonde son agence Foster Associates, qui devient Foster and Partners en 1992.



Norman Foster a imposé l’image d’une agence ayant su préserver son identité, celle d’une agence mondiale toujours ouverte à la recherche et à l’innovation, et qui intègre aux projets toutes les dimensions, techniques, économiques, sociales et environnementales. La compréhension élargie de la notion d’environnement à l’échelle de la nature et de l’ensemble de la biosphère est une préoccupation centrale de son oeuvre. [...]

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🔊 “La maison de Victor Hugo fête ses 120 ans”à la Maison Victor Hugo, Paris du 10 mai au 3 septembre 202310 May 202300:21:30
“La maison de Victor Hugo fête ses 120 ans”à la Maison Victor Hugo, Paris

du 10 mai au 3 septembre 2023


Interview de Alexandrine Achille, chargée de la collection photographique – Maison Victor Hugo, et co-commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 9 mai 2023, durée 21’30,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/05/10/3437_victor-hugo_maison-victor-hugo/


Communiqué de presse


Commissaire général :

Gérard Audinet, directeur des Maisons de Victor Hugo Paris-Guernesey


Commissaires :

Alexandrine Achille, chargée de la collection photographique

Claire Lecourt, régisseuse du musée

Florence Rouzières, bibliothécaire, chargée du pôle documentaire


Le 30 juin 2023, la Maison de Victor Hugo, musée ouvert en 1903, fête ses 120 ans. L’hôtel de Rohan-Guéménée, situé place des Vosges à Paris, où vécut le poète entouré de sa famille entre 1832 et 1848, fut ouvert au public 18 ans après sa disparition. C’est son fidèle ami Paul Meurice, avec le soutien de la famille Hugo, qui a l’idée novatrice de créer ce musée à l’occasion du centenaire de Victor Hugo en 1902. Chaque année, un public curieux de découvrir le grand homme et de se familiariser avec son oeuvre, se presse pour visiter ce lieu unique, premier musée littéraire mais aussi lieu d’intimité de cette figure de la littérature française.

D’une incroyable richesse, les collections conservent des dessins de Victor Hugo, des objets de mémoires et du mobilier parfois créé par Hugo lui-même, des oeuvres illustrant ses écrits, des photographies, peintures, sculptures, estampes, manuscrits, archives ainsi qu’une bibliothèque dont les ensembles présentés ici permettent de saisir la diversité, la qualité et l’esprit. Depuis, le musée ne cesse de se développer par des achats et des dons réguliers, fidèle au fil du temps à ses engagements initiaux, comme en témoigne la dernière oeuvre acquise « Vivez » et « Mourez ».


Cette exposition anniversaire est l’occasion de porter un regard sur ces collections et la façon dont elles se sont complétées au fil des ans, à travers plus 230 oeuvres en montrant toute sa diversité : dessins, peintures, photographies, estampes, albums, correspondance, manuscrits, textiles, décors, mobilier, et livres précieux… déployées sur les deux étages du musée.


À travers un parcours en quatre parties incluant l’appartement, au 2e étage, le musée rend hommage à Paul Meurice, ainsi qu’aux descendants de Victor Hugo qui accompagnent encore aujourd’hui l’équipe du musée mais également à tous les donateurs et à tous ceux qui depuis 1903 font vivre le musée.

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🔊 “Moviment” 1 lieu, 10 chapitres, 100 propositions, Entrez dans le mouvement de l’art !au Centre Pompidou, Paris du 3 mai au 14 juillet 202304 May 202300:16:41
“Moviment”1 lieu, 10 chapitres, 100 propositions,Entrez dans le mouvement de l’art !

au Centre Pompidou, Paris

du 3 mai au 14 juillet 2023


Interview de Mathieu Potte-Bonneville, directeur, département culture et création,et de François Nawrocki, conservateur en chef, Bibliothèque Kandinsky, commissaires de Moviment,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 2 mai 2023, durée 16’41,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/05/04/3436_moviment_centre-pompidou/


Communiqué de presse


Commissariat général :

Mathieu Potte-Bonneville, directeur, département culture et création,

François Nawrocki, conservateur en chef, Bibliothèque Kandinsky,

Assistés de Jana Curcenco, Centre Pompidou


#Moviment est un événement du Centre Pompidou programmé avec la Bibliothèque publique d’information et l’Ircam


« Moviment » invite le public à vivre un concentré de l’utopie du Centre Pompidou : les arts visuels se mêlent au cinéma, à la performance, à la musique, à la parole… Dans un même espace en constante métamorphose, voisinent et se succèdent oeuvres de la collection, rencontres, projections, ateliers, spectacles et performances. Rassembler toutes les manières de rencontrer la création, de la comprendre, d’y prendre part, telle est depuis 1977 l’ambition du Centre Pompidou, rêve d’un monument en mouvement : d’un « moviment ».


Au rythme de 10 semaines conçues comme autant de chapitres, « Moviment » bouscule les représentations traditionnelles de l’art. Au coeur de la Galerie 3, les oeuvres font de saisissantes apparitions, dans un accrochage éphémère ponctué d’acquisitions récentes, et d’oeuvres rarement montrées au public exposées sous un jour nouveau. À l’inverse, performances et rencontres convoquent le temps long de la mémoire et de l’histoire, et dessinent l’horizon d’un futur désirable.


L’accès à « Moviment » est libre et gratuit, à l’exception des spectacles Out of This World de Qudus Onikeku, Holding Present de l’ensemble Ictus et d’Ula Sickle, et Gay Guerrilla de Gerard & Kelly pour lesquels les tarifs du billet « Spectacle et concert » s’appliquent (18€/TR 14€/-26 ans 10€).



« Au coeur de Paris, un coeur : un muscle, une pompe aspirante et refoulante, aux battements ininterrompus, animant sans repos, régulièrement, moins régulièrement parfois, aux moments d’émotion et de fièvre, un corps en forme d’hexagone […] : voilà ce que devrait être, serait, sera, est déjà le bâtiment Beaubourg. Moins donc un monument, que, s’il faut inventer ce mot : un moviment. » Francis PongeL’Écrit Beaubourg, Paris, Éditions du Centre Pompidou, 1977.

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🔊 “Antoine Caron (1521-1599)” Le théâtre de l’histoireau Musée national de la Renaissance – Château d’Écouen du 5 avril au 3 juillet 202303 May 202300:21:34
“Antoine Caron (1521-1599)”Le théâtre de l’histoireau Musée national de la Renaissance – Château d’Écouendu 5 avril au 3 juillet 2023

Interview de Matteo Gianeselli, Conservateur du patrimoine au musée national de la Renaissance – château d’Écouen, et commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Écouen, le 2 mai 2023, durée 21’34,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/05/03/3435_antoine-caron_musee-national-de-la-renaissance-chateau-d-ecouen/


Communiqué de presse


Commissaire :

Matteo Gianeselli, Conservateur du patrimoine au musée national de la Renaissance – château d’Écouen


Dans la lignée des grandes expositions et recherches monographiques lancées depuis vingt ans par le musée du Louvre et des expositions les plus prestigieuses du musée national de la Renaissance autour du dialogue entre les arts, l’exposition Antoine Caron (1521-1599). Le théâtre de l’Histoire, coproduite avec la RMN-GP, entend replacer sur le devant de la scène l’un des artistes français les plus influents de la seconde moitié du XVIe siècle. Bien qu’Antoine Caron ait travaillé successivement pour cinq monarques, de François Ier à Henri IV, et pour la reine mère Catherine de Médicis, sa carrière n’a pas fait l’objet d’une exposition à la hauteur de sa réputation d’alors. Grâce à des oeuvres d’Antoine Caron et de son cercle (peintures, manuscrits, dessins, gravures, tapisseries …), certaines jamais présentées au public, l’exposition témoigne des multiples facettes du génie et du rayonnement de cet artiste oublié, ainsi que de la polyvalence du métier de peintre à la Renaissance. Pour cette occasion sont réunies, pour la première fois en France depuis le XVIe siècle, les huit tapisseries de La Tenture des Valois commandée par Catherine de Médicis.


Un parcours inédit et des prêts exceptionnels Réunissant plus de 80 oeuvres au coeur du château d’Écouen dans une architecture et un décor contemporains des créations d’Antoine Caron, l’exposition interroge la place de cet artiste indissociable de la Renaissance française comme inventeur, fournisseur de modèles et dont l’influence se perpétue bien au-delà de sa mort. Le parcours de l’exposition revient sur le profil de l’artiste dans le contexte de sa formation autour du chantier du château de Fontainebleau, notamment à travers ses liens profonds avec les Italiens Primatice (1503-1570) et Niccolò dell’Abate (1509-1571), mais surtout sur les échanges entre peinture, dessin, sculpture et tapisserie. Dans ce contexte s’affirme comme emblématique le prêt consenti par les Galeries des Offices de Florence de la célèbre Tenture des Valois, tissée à Bruxelles pour Catherine de Médicis et qui n’a pas revu la France, dans son intégralité, depuis plus de quatre siècles. En filigrane, ce sont des problématiques passionnantes de l’art de la Renaissance qui se tissent : rôle du dessin, relations entre artiste et commanditaire, remise en question des frontières traditionnellement établies entre art majeur et art mineur, entre artiste et artisan. L’exposition bénéficie du soutien des plus grandes institutions françaises (Bibliothèque nationale de France, musée du Louvre, Mobilier national, Musée d’arts de Nantes, Mucem de Marseille…) et internationales (Gallerie degli Uffizi de Florence, The J. Paul Getty Museum de Los Angeles, Courtauld Gallery de Londres…).

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🔊 “Le corps de l’autre”à la Galerie MENNOUR, 5 rue du Pont de Lodi, Paris du 24 mars au 3 juin 202328 Apr 202300:13:36
“Le corps de l’autre”à la Galerie MENNOUR, 5 rue du Pont de Lodi, Paris

du 24 mars au 3 juin 2023


Interview de Christian Alandete, directeur scientifique – Galerie MENNOUR et commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 28 avril 2023, durée 13’36,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/04/29/3434_le-corps-de-l-autre_galerie-mennour/


Communiqué de presse


Commissaire de l’exposition Christian Alandete


Avec Laure Albin Guillot, Louise Bourgeois, Camille Claudel, Carole Douillard & Babette Mangolte, Leonor Fini, Camille Henrot, Annette Messager, Alice Neel, Orlan, Judit Reigl, Germaine Richier


Avant que les corps féminins n’occupent la majorité des cimaises des musées, le nu masculin prédominait dans l’histoire de l’art jusqu’au XVIIe siècle. Héroïque, athlétique, le corps des hommes incarnait une vision idéalisée d’une histoire écrite par des hommes pour affirmer leur supériorité morale et physique.

Entre le XVIIe et le XIXe siècle, le nu d’après modèle devient un élément déterminant de la formation académique des artistes. Il est même un exercice imposé pour participer à certains salons et y montrer et vendre son travail, excluant de fait les femmes dont l’accès aux ateliers où posent ces modèles est interdit. Ce n’est qu’à partir de la seconde moitié du XXe siècle que des ateliers privés d’abord exclusivement féminins puis mixtes, proposent à leurs étudiantes l’étude du nu : les académies Julian (à partir de 1876), Colarossi (de 1870) ou de la Grande Chaumière (de 1904). Elles offrent une alternative aux Écoles des Beaux-Arts publiques qui restent fermées aux femmes jusqu’en 1900 et les cours de nu sans restriction jusqu’en 1923. L’exercice du nu devient alors un enjeu tant politique qu’économique. Pour que les femmes puissent concourir aux grands prix — notamment au Prix de Rome — à égalité avec leurs homologues masculins, il leur faut présenter un nu. Mais respecter la bienséance impliquait que les modèles gardent leurs caleçons quand ils posaient pour les femmes ce qui disqualifiait celles-ci d’office. L’affaire sera portée jusqu’à la Chambre des députés et les modèles finiront par tomber leurs caleçons devant ces dames.

Pour pallier cet interdit certaines artistes s’étaient enrôlées dans l’atelier des « grands maîtres » et bénéficiaient de leur statut de praticienne pour avoir sous les yeux des modèles leur permettant de travailler à leurs propres créations. Ainsi Camille Claudel peut réaliser dans l’atelier d’Auguste Rodin L’Homme penché alors qu’elle travaille pour lui à La Porte de l’Enfer. Sa représentation d’un homme recroquevillé sur lui-même évoque une certaine fragilité jusque-là écartée des représentations masculines que Rodin reprendra sous une forme d’introspection dans son Penseur, et plus tard, Alice Neel pour représenter son compagnon toxicomane. Des années plus tard, Germaine Richier se mesurera à son tour à Rodin en faisant poser pour son Ogre un Libero Nardone vieillissant, jadis jeune homme fougueux, modèle du célèbre Baiser. À partir du XXe siècle, le corps masculin représenté par les artistes femmes devient l’enjeu d’une remise en question des représentations, des stéréotypes, et un élément de la lutte des sexes. Leonor Fini affirme sa domination féminine en se représentant assise sur le corps d’un homme nu endormi et se plait à jouer de l’ambiguïté des genres en dépeignant ses amants dans un style maniériste, rappelant combien les codes de la masculinité étaient différents à d’autres époques. [...]

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🔊 “Arbre de Vie” Une installation spectaculaire de Joana Vasconcelosà la Sainte-Chapelle du château de Vincennes du 28 avril au 3 septembre 202327 Apr 202300:11:10
“Arbre de Vie”Une installation spectaculaire de Joana Vasconcelosà la Sainte-Chapelle du château de Vincennes

du 28 avril au 3 septembre 2023


Interview de Joana Vasconcelos,

par Anne-Frédérique Fer, à Vincennes, le 27 avril 2023, durée 11’10,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/04/27/3433_joana-vasconcelos_chateau-de-vincennes/


Communiqué de presse


Commissariat : Jean-François Chougnet


Le Centre des monuments nationaux invite l’artiste de renommée internationale Joana Vasconcelos, à investir la Sainte-Chapelle du château de Vincennes du 28 avril au 3 septembre 2023. L’artiste présentera une installation intitulée « Arbre de Vie », œuvre monumentale de 13 mètres de haut composée d’au moins 110 000 feuilles, toutes tissées à la main.

Au sein de la Sainte-Chapelle, inaugurée en 1552 et témoin de la transition entre le gothique rayonnant et le gothique flamboyant, Joana Vasconcelos élève un laurier de 13 mètres de ramure, fait de broderies noires, rouges et or, ourlées de lumière.

L’artiste, dans cette nouvelle création, a souhaité évoquer la reine Catherine de Médicis, veuve de Henri II, qui, à la suite du roi, œuvra aux aménagements de la Sainte-Chapelle, du château et du parc, où elle fit notamment planter trois milles ormes.

“Cette histoire et ce contexte ne pouvaient que passionner Joana Vasconcelos : rendre de manière éphémère la splendeur du décor de la Chapelle, en hommage à la trajectoire hors du commun de Catherine de Médicis”, souligne Jean-François Chougnet, commissaire de l’exposition.

Cette installation fait aussi écho à la figure mythologique féminine de Daphné se transformant en arbre pour échapper à Apollon.

« La muse inspiratrice de cet Arbre de Vie est la figure mythologique féminine de Daphné. Désirée par Apollon, elle refusa de l’épouser, demandant à son père de la laisser se transformer en arbre pour échapper à son destin.

L’une des plus belles sculptures du monde, de Gian Lorenzo Bernini, représente cette poursuite : Apollon essaie de l’attraper mais ses doigts ont déjà commencé à se transformer en feuilles de laurier. Ce que je voudrais créer pour cette pièce, c’est l’achèvement de cette transformation, le laurier qu’est devenu Daphné et qui, pour être fidèle à sa beauté, est soigneusement brodé, avec beaucoup de dorures et brille de son propre éclat.

Cela donne naissance à un arbre élégant et éclatant pour la Sainte-Chapelle de Vincennes et la Saison France-Portugal 2022, de 13 mètres de haut et d’au moins 110 000 feuilles, toutes et chacune faites à la main par les artisans qui travaillent dans mon atelier. Nous avons commencé à travailler chacun à partir de chez soi pendant le confinement et avons fini par créer une sculpture textile qui met en parallèle le puissant geste d’indépendance de Daphné dans un scénario de limitation. Cet arbre est le résultat de l’affirmation de la vie au-delà de la pandémie de Covid-19. »


Cette carte blanche fait l’objet d’une publication aux éditions du patrimoine dans la collection « Un artiste, un monument”

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🔊 “sophie taeuber-arp” plastique.multiple.uniqueà la Fondation Arp – atelier de jean arp et de sophie taeuber, Clamart du 15 avril au 10 décembre 202326 Apr 202300:20:23



“sophie taeuber-arp” plastique.multiple.uniqueà la Fondation Arp – atelier de jean arp et de sophie taeuber, Clamart

du 15 avril au 10 décembre 2023


Interview de Mirela Ionesco, secrétaire générale de la Fondation Arp, et co-commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Clamart, le 25 avril 2023, durée 20’23,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/04/26/3431_sophie-taeuber_fondation-arp/


Communiqué de presse


Commissaires :

Mirela Ionesco, Chiara Jaeger et Sébastien Tardy


A l’occasion des quatre-vingt ans de la mort de Sophie Taeuber-Arp (1889-1943), la Fondation Arp à Clamart rend hommage à cette pionnière suisse de l’Avant-garde, à travers une exposition mettant en lumière l’étendue de son travail dans de multiples champs de la création au sein même de la maison-atelier qu’elle dessina, qui fut pour elle et pour Jean Arp leur foyer de création, cadre d’une foisonnante production.


Le parcours de cette exposition, intitulée plastique.multiple.unique, jalonné de près d’une centaine d’oeuvres et de documents issus de la collection de la Fondation, enrichi de prêts exceptionnels de collections publiques et privées, témoigne de la diversité des formes artistiques développées par l’artiste, pionnière du dadaïsme et de l’art concret : peinture, architecture, arts graphiques, sculpture, arts textiles et appliqués, travail éditorial ainsi que travail en commun avec Jean Arp… Des oeuvres essentielles ont bénéficié de restaurations pour l’occasion, des archives inédites sont présentées pour la première fois, afin d’offrir aux visiteurs une vision complète et originale de Sophie Taeuber-Arp, à la fois dans son talent artistique ainsi que dans l’intimité de la femme qu’elle était.

Artiste aux innombrables facettes, Sophie Taeuber-Arp a su démontrer ses talents dans les arts plastiques, les arts appliqués, la danse, et tant d’autres domaines… ce qui lui vaut aujourd’hui un intérêt des plus vifs de la part du grand public, comme des plus prestigieux musées du monde. En 2021 et 2022, elle bénéficia notamment d’une grande rétrospective, ou de salles dédiées au sein d’expositions collectives : au Kunstmuseum de Bâle, à la Tate Modern de Londres, au Museum of Modern Art de New York, au Centre Pompidou à Paris et au Guggenheim Museum de Bilbao.

La Fondation Arp est une fondation d’artiste, dont Jean Arp (1886-1966) avait souhaité la création et esquissé les contours plusieurs années avant sa mort. Née en 1978 à l’initiative de sa seconde épouse, Marguerite Arp-Hagenbach, la Fondation est dédiée à la diffusion et à la protection de la collection exceptionnelle dont elle est dotée, ainsi qu’à la promotion de l’héritage culturel de Jean Arp et de Sophie Taeuber-Arp, en France et à l’étranger. La Fondation Arp est reconnue d’utilité publique, labellisée « musée de France ».

14 octobre 2023 Journée consacrée à Sophie Taeuber-ArpInitiée par l’association des amis de sophie taeuber et de jean arp et conçue par Caroline Thion-Poncet. Chorégraphies, films, lectures et historiens d’art témoigneront de l’influence exceptionnelle qu’a eu Sophie Taeuber-Arp sur l’art du XXe siècle. espace St.Jo’ 54 rue du moulin de pierre 92140 Clamart.

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🔊 “Rodin / Bourdelle” Corps à corps, au Musée Bourdelle, du 2 octobre 2024 au 2 février 202504 Oct 202400:25:16
“Rodin / Bourdelle” Corps à corpsau Musée Bourdelle, Paris

du 2 octobre 2024 au 2 février 2025


Entretien avec Ophélie Ferlier Bouat, conservatrice en chef du patrimoine, directrice du musée Bourdelle, et commissaire générale de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 30 septembre 2024, durée 25’16,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2024/10/06/3561_rodin-bourdelle_musee-bourdelle/


Communiqué de presse


Commissariat général :

Ophélie Ferlier Bouat, conservatrice en chef du patrimoine, directrice du musée Bourdelle

Commissariat scientifique :

Jérôme Godeau, commissaire d’exposition, historien de l’art, musée Bourdelle

Colin Lemoine, responsable des photographies et des collections des XXe et XXIe siècles, musée Bourdelle

Véronique Mattiussi, cheffe du service de la Recherche, musée Rodin

Valérie Montalbetti-Kervella, responsable des sculptures, musée Bourdelle

Antoine Bourdelle (1861-1929) admira Auguste Rodin (1840-1917), de vingt ans son aîné. Il travailla pendant quinze années comme praticien, chargé de tailler des marbres pour Rodin. Le maître perçut en cet héritier, volontiers indocile, un « éclaireur de l’avenir ».


Parallèles, souvent superposées, leurs trajectoires méritent d’y consacrer une grande exposition. À travers plus de 160 oeuvres, dont 96 sculptures, 38 dessins, 3 peintures et 26 photographies, le dialogue donne à voir, avec une ambition et une ampleur inédites, les fraternités et réciprocités comme les divergences et antagonismes de deux créateurs, de deux univers plastiques, porteurs des enjeux majeurs de la modernité.


[...]

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🔊 “ASensitiv, GIACOMETTI / WARREN” à l’Institut Giacometti, Paris du 21 avril au 2 juillet 202321 Apr 202300:15:42
“ASensitiv, GIACOMETTI / WARREN” à l’Institut Giacometti, Paris

du 21 avril au 2 juillet 2023


Interview de Françoise Cohen, directrice artistique de l’Institut Giacometti et commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 20 avril 2023, durée 15’42,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/04/21/https-www-fondation-giacometti-fr/


Communiqué de presse


Commissaire :

Françoise Cohen, Directrice artistique




À l’invitation de la Fondation Giacometti, Rebecca Warren – l’une des artistes contemporaines les plus connues de ces vingt dernières années – a sélectionné un ensemble d’oeuvres d’Alberto Giacometti au sein des collections de la Fondation afin de les exposer aux côtés de ses propres oeuvres. Cet ensemble comprend des créations de l’artiste spécialement conçues pour l’exposition.

Cette exposition offre au public l’occasion de contempler l’oeuvre de Warren au contact des sculptures d’un des plus grands maîtres de l’art moderne. Les oeuvres de Giacometti choisies par Warren pour l’exposition incluent des travaux de sa période surréaliste ainsi que des sculptures, des peintures et des dessins de sa période tardive.

L’exposition et le catalogue qui l’accompagne analysent les correspondances révélatrices, voire hallucinatoires entre son oeuvre et l’art et la personnalité de Giacometti. La méthode de travail de Giacometti consiste en des actes rapides, saccadés, fébriles, l’artiste construisant et détruisant sans cesse : un procédé paradoxalement minutieux qui suggère la poursuite intense de quelque chose – images, réalités encore inconnue de lui.

Warren procède lentement, mais aussi presque à l’aveugle, par essais et erreurs, tout en étant attentive au potentiel – encore ignoré – de la sculpture sur laquelle elle travaille.

L’artiste décrit cette expérience hybride – entre les deux séries d’oeuvres exposées dans un même espace – comme la prise de contact d’organismes presque vivants, dont la nature exacte apparaît au cours de l’installation de l’exposition.

Le titre de l’exposition, ASensitiv, un néologisme de Warren, souligne la nature paradoxale de cette relation entre les artistes – allant d’une hypersensibilité psychique à une insensibilité nécessaire, comme si générée par un algorithme

De ses premières sculptures aux formes lourdement érotiques à ses vitrines murales et assemblages ou encore aux minces totems créés plus récemment, Warren, dans sa pratique, témoigne d’une attention rare à la figure, la chair, la matière, l’assemblage, au socle mais aussi, fondamentalement, au chaos et à la forme qui en émerge.

Sa palette déploie toute une gamme d’influences modernistes et de culture pop ainsi qu’une large variété de matériaux comprenant la terre, le néon et le bronze, ainsi que des fragments moins facilement identifiables.

L’ ouvrage richement illustré, en édition bilingue français/anglais est coédité par la Fondation Giacometti, Paris, et FAGE éditions, Lyon. Il offre une sélection d’oeuvres des deux artistes, ainsi qu’un essai de Fergal Stapleton et un entretien avec Françoise Cohen.

Née en 1965 à Pinhoe, dans le Devon, Warren vit et travaille à Londres. Elle est membre de l’Académie royale des arts à Londres, depuis 2013. En 2020, elle reçoit le grade d’officier de l’ordre de l’Empire britannique pour sa contribution dans le domaine des arts.



#WarrenGiacometti

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🔊 “Baptiste Rabichon” Verbatimà la galerie binome, Paris du 13 avril au 20 mai 202320 Apr 202300:18:38
“Baptiste Rabichon” Verbatimà la galerie binome, Paris

du 13 avril au 20 mai 2023


Interview de Baptiste Rabichon,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 19 avril 2023, durée 18’38,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/04/20/3429_baptiste-rabichon_galerie-binome/


Communiqué de presse


En écho à la remise du Prix Camera Clara et à l’exposition de la série lauréate Mother’s rooms de Baptiste Rabichon au Studio Frank Horvat, la Galerie Binome est heureuse de présenter Verbatim, un focus sur les dernières œuvres de l’artiste du 13 avril au 20 mai 2023.


Dans une exploration de la photographie sous toutes ses formes, Baptiste Rabichon produit des images mixtes, nées de la confrontation entre deux contraires : argentique/numérique, positif/négatif, abstrait/ figuratif, empreinte/ représentation, geste hésitant de la main/ froideur mécanique de la machine… Combinant composition et enregistrement, l’artiste travaille dans l’obscurité totale du laboratoire photo, dans cet état particulier, entre extrême concentration et lâcher prise. Il découvre autant qu’il fabrique; c’est la raison du caractère prolifique de son travail. Afin d’accéder à de nouvelles images du monde, Rabichon met en place des outils et des protocoles complexes. Mais cette complexité de fabrication n’est pas seulement due aux techniques utilisées, elle résulte de la complexité même des choses. Si la photographie peut représenter ce que l’on voit du monde pendant un instant, peut-elle en représenter notre expérience ? Expérience qui ne se limite ni à la vue, ni à l’instant. C’est dans cet « habile conflit » avec la technique que Baptiste Rabichon se soustrait à son emprise ; ses manipulations sont autant de grains de sable dans les rouages de la photographie et c’est dans le plaisir de la perturber en son sein, par la liberté du geste, qu’il la rapproche de la vie.


Dans Blue Screen of Death, présenté pour la première fois à l’occasion d’a ppr oc he, Baptiste Rabichon nous propose une singulière actualisation du geste primaire de l’empreinte photographique (photogramme) revisitée à l’aune de notre rapport compulsif à la technologie.

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🔊 “Paysage” Fenêtre sur la natureau Louvre-Lens, Lens du 29 mars au 24 juillet 202319 Apr 202300:15:07
“Paysage” Fenêtre sur la natureau Louvre-Lens, Lens

du 29 mars au 24 juillet 2023


Interview de Marie Gord, Attachée territoriale de conservation du patrimoine, chargée de recherches et de documentation au musée du Louvre-Lens et co-commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Lens, le 18 avril 2023, durée 15’07,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/04/19/3428_paysage_louvre-lens/


Communiqué de presse


Commissariat :

Vincent Pomarède, Conservateur général du patrimoine au musée du Louvre

Marie Gord, Attachée territoriale de conservation du patrimoine, chargée de recherches et de documentation au musée du Louvre-Lens 

Marie Lavandier, Conservatrice générale du patrimoine, directrice du Louvre-Lens 

Direction artistique :

Laurent Pernot, Artiste

En collaboration avec Mathis Boucher, Architecte-scénographe au Louvre-Lens


#LouvreLens


Qu’est-ce qu’un paysage ?

C’est la question que le Louvre-Lens pose dans cette exposition, en l’abordant sous l’angle artistique.

Depuis la Renaissance jusqu’à nos jours, par la peinture, les artistes rejouent à leur manière les mythes de la Création, en représentant ciel, terre, mer, lumière et ténèbres. Les instantanés chatoyants des impressionnistes, les brumes fugitives des peintures de montagne et d’eau chinoises (shanshui), les mille et une vues des estampes japonaises, toutes ces œuvres murmurent des messages faits de clarté et d’ombres.

Ce langage codé trouve son registre dans ce que le 17e siècle a nommé les ornements de la nature : arbres, végétaux, rochers et ruisseaux. Afin de le décrypter, l’exposition plonge aux sources des représentations artistiques et suit l’artiste dans les étapes de son travail, depuis l’esquisse préparatoire jusqu’à l’oeuvre achevée. Elle explore ainsi différents types de paysages et de points de vue sur la nature, du petit dessin jusqu’au gigantesque panorama, de la plaine paisible jusqu’aux volcans menaçants, de l’instant éphémère jusqu’à la vision d’éternité, de la figuration jusqu’à l’abstraction.

Les énigmes sont nombreuses : de quels lieux s’agit-il ? Quels outils utilisent les artistes ? Quel est leur rapport aux sciences de leur temps ? Que ressentent-ils face aux sites naturels ?

Riche de plus de 170 oeuvres, et de deux espaces cinéma, le parcours invite à pénétrer dans les coulisses de la fabrique du paysage, de la Renaissance à nos jours, croisant Nicolas Poussin, Canaletto, Jean-Honoré Fragonard, Katsushika Hokusai, Utagawa Hiroshige, Camille Corot, John Martin, Catherine Empis, George Sand, Frederic Edwin Church, Jean-François Millet, Claude Monet, Vassily Kandinsky, Georgia O’Keeffe, Nicolas de Staël ou encore Joan Mitchell.

Outre les créations en elles-mêmes – célèbres ou plus inattendues –, l’exposition présente des objets permettant de répondre à ces questions, tels des manuels pédagogiques écrits par les artistes ou des instruments employés en atelier ou en plein air. Tous permettent de suivre les amateurs dans leurs intérieurs où le paysage se fait décor, mais aussi les artistes durant leurs expéditions, dans leurs jardins ou beaucoup plus loin.

Dans notre monde, aujourd’hui totalement métamorphosé par l’activité humaine, les thèmes du paysage et de la nature sont d’une actualité brûlante ; les oeuvres les questionnent à leur manière et démontrent, s’il le fallait, à quel point sont liés art et paysage.

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🔊 “Usimages 2023” 5ème édition Biennale de la photographie industriellesur les communes du territoire de l’Agglomération Creil Sud Oise du 15 avril au 11 juin 202318 Apr 202300:35:56
“Usimages 2023” 5ème éditionBiennale de la photographie industriellesur les communes du territoire de l’Agglomération Creil Sud Oise

du 15 avril au 11 juin 2023


Interview de Fred Boucher, co-directeur de Diaphane et direction artistique d’Usimages, biennale de la photographie du patrimoine industriel,

par Anne-Frédérique Fer, enregistrement réalisé par téléphone, entre Paris et Clermont-de-l’Oise, le 17 avril 2023, durée 35’56,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/04/18/3427_usimages_agglomeration-creil-sud-oise/


Communiqué de presse


Commissariat :

La biennale USIMAGES est organisée par la Communauté d’Agglomération Creil Sud Oise avec le concours de Diaphane, pôle photographique en Hauts-de-France, Centre d’art contemporain d’intérêt national.

L’équipe Diaphane, Direction artistique et programmation : Fred BOUCHER, Commissaire en résidence : Emmanuelle HALKIN


La 5ème édition d’USIMAGES, biennale de la photographie du patrimoine industriel et du travail, aborde la double thématique de l’énergie et de la métallurgie à travers une programmation de 11 expositions réparties sur les communes du territoire de l’Agglomération Creil Sud Oise. Du 15 avril au 11 juin 2023, ces expositions en plein air s’installent dans les communes de Cramoisy, Creil, Maysel, Montataire, Nogent-sur-Oise, Rousseloy, Saint-Leu d’Esserent, Saint-Maximin, Saint-Vaast-lès-Mello, Thiverny et Villers-Saint-Paul.

L’actualité internationale et les mutations que nous devons envisager pour faire face à la crise écologique et aux enjeux d’avenir de l’industrie lourde nous ont poussé à orienter la programmation de cette biennale sur ces deux thématiques étroitement liées à la mémoire du bassin Creillois. La programmation se structure autour de la présentation de fonds photographiques historiques, tout en poursuivant un soutien à la création contemporaine et aux jeunes talents par la carte blanche artistique au coeur des entreprises du bassin Creillois, tandis que les collaborations internationales développent une ouverture sur le monde.

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🔊 “Toucher terre” La sculpture céramiqueà l’Espace Monte-Cristo, Fondation Villa Datris, Paris du 15 avril au 17 décembre 202214 Apr 202300:16:11
“Toucher terre” La sculpture céramiqueà l’Espace Monte-Cristo, Fondation Villa Datris, Paris

du 15 avril au 17 décembre 2022


Interview de Pauline Ruiz, co-commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 14 avril 2023, durée 16’11.

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/04/15/3426_toucher-terre_fondation-villa-datris/


Communiqué de presse


Commissariat d’exposition et scénographie : 

Pauline Ruiz et Jules Fourtine


Dans ce lieu dédié à la sculpture contemporaine et à travers les oeuvres de la Collection Fondation Villa Datris, l’exposition réunit plus de 50 céramiques d’artistes français et internationaux autour du thème de la terre.

La découverte de la matière nous plonge dans une forêt primitive abritant différentes espèces animales et végétales, créatures inspirées par la Nature, les mythologies ou encore les contes, et nées de l’imaginaire d’artistes tels que Caroline Achaintre, Johan Creten et Elsa Sahal.

Des entrailles de la terre comme témoin archéologique de notre civilisation, jusqu’à l’intimité de l’atelier où règnent l’accident et le contrôle, le hasard comme la chance, la céramique révèle ses forces et ses faiblesses entre les mains des artistes Erik Dietman, Suzanne Husky, Barthélémy Toguo et tant d’autres.

Enfin, la Carte blanche confiée à Kim Simonsson nous transporte dans l’univers onirique et mélancolique des Moss People, ces petits êtres de la forêt réunis dans une installation inédite et spectaculaire.



Edito par Pauline Ruiz et Jules Fourtine, commissaires d’exposition


Procédé alchimique ancestral, la céramique consiste en la transformation de la terre argileuse par le feu. Réunis autour de ce thème, les visiteurs sont invités à la découverte des oeuvres de la Collection Fondation Villa Datris à travers l’expression anodine et pourtant mystérieuse « toucher terre».


Toucher terre c’est faire l’expérience de la matière. De leurs mains, les artistes façonnent les formes, se jouent des tensions et des contraintes de la céramique, à la fois matière et technique, dans une explosion jubilatoire de couleurs et de textures.


Toucher terre c’est aussi s’ancrer, s’inscrire, prendre conscience de ce que nous sommes et de ce qui nous entoure. C’est avoir pris le recul nécessaire pour se mettre au diapason du monde.


Toucher terre c’est enfin rejoindre la tribu d’enfants des Moss People créée par Kim Simonsson. Constitués de terre et recouverts de mousse, ces personnages créent une société alternative qui met en perspective notre façon de vivre.


À l’image de la céramique elle-même, cette exposition a été pensée comme une expérience qui nous transforme. Invités à traverser la forêt et à rencontrer les êtres qui la peuplent, nous passons l’épreuve du feu, celle du four, pour regarder à travers le miroir de notre civilisation et nous poser cette question « et s’il était temps pour nous de toucher terre ? »

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🔊 “Sarah Bernhardt” Et la femme créa la starau Petit Palais, Paris du 14 avril au 27 août 202313 Apr 202300:16:32

“Sarah Bernhardt” Et la femme créa la starau Petit Palais, Paris

du 14 avril au 27 août 2023


Interview de Cécilie Champy-Vinas, conservatrice en chef, directrice du musée Zadkine, et co-commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 13 avril 2023, durée 16’32.

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/04/14/3425_sarah-bernhardt_petit-palais/


Communiquéde presse


Commissariat :

Annick Lemoine, commissaire générale, directrice du Petit Palais

Stéphanie Cantarutti, conservatrice en chef, responsable des peintures du XIXe au Petit Palais

Cécilie Champy-Vinas, conservatrice en chef, directrice du musée Zadkine


Figure emblématique du tournant des XIXe et XXe siècles, la « Divine » Sarah Bernhardt (1844-1923), actrice tout autant qu’artiste, fait l’objet d’une exposition exceptionnelle au Petit Palais à l’occasion du centenaire de sa mort. Le musée détient l’un de ses plus beaux portraits peint par son ami Georges Clairin et offert par son fils Maurice au musée à la mort de sa mère ainsi que plusieurs sculptures qu’elle a elle-même réalisées.

Le parcours de l’exposition retrace grâce à plus de 400 oeuvres la vie et la carrière de ce « monstre sacré », terme inventé pour elle par Jean Cocteau. Elle présente également des aspects de sa vie moins connus comme son activité de peintre et d’écrivain mais surtout de sculptrice.

Interprète mythique des plus grands dramaturges comme Racine, Shakespeare…, elle ne cesse de triompher sur les scènes du monde entier. L’exposition évoque ses plus grands rôles grâce à la présentation de ses costumes de scène, de photographies, de tableaux, d’affiches… Sa « voix d’or » et sa silhouette longiligne, atypique à l’époque, fascinent autant le public que le monde artistique et littéraire qui lui voue un véritable culte. Elle est l’amie des artistes comme Gustave Doré, Georges Clairin, Louise Abbéma, Alfons Mucha mais aussi des écrivains comme Victor Hugo, Edmond Rostand, Victorien Sardou ou Sacha Guitry et des musiciens tels Reynaldo Hahn. Artiste elle-même, une section entière de l’exposition reviendra sur cet aspect moins connu de sa vie. Des photographies comme des tableaux la montrent « au travail » et de nombreuses sculptures témoignent de son talent.



#Publication

Sarah Bernhardt Et la femme créa la star aux Éditions Paris Musées. Sous la direction de Stéphanie Cantarutti, conservatrice en chef au Petit Palais et de Cécilie Champy-Vinas, directrice du musée Zadkine, commissaires de l’exposition. Avec le concours et les contributions : du Comité scientifique : Mathias Auclair, Guy Ducrey, Sophie Grossiord,Joël Huthwohl, Claudette Joannis, Catherine Join-Diéterle, Hélène Pinet,Agathe Sanjuan et Jean-Claude Yon, ainsi que de : Gérard Audinet, Emmanuel Demarcy-Mota, Juliette Deschamps, Benoît Giraud, Maïté Metz.

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🔊 “Lynne Cohen / Marina Gadonneix” Laboratoires / Observatoiresau Centre Pompidou, Paris du 12 avril au 28 août 202312 Apr 202300:26:19
“Lynne Cohen / Marina Gadonneix”Laboratoires / Observatoiresau Centre Pompidou, Paris

du 12 avril au 28 août 2023


Interview de Florian Ebner, conservateur et chef de service, cabinet de la photographie, Musée national d’art moderne,de Matthias Pfaller, historien de la photographie, commissaires de l’exposition,de Andrew Lugg, veuf de l’artiste Lynne Cohen,et de Marina Gadonneix,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 11 avril 2023, durée 26’19.

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/04/13/3423_cohen-gadonneix_centre-pompidou/


Communiqué de presse


Commissariat :

Florian Ebner, conservateur et chef de service, cabinet de la photographie, Musée national d’art moderne 

Matthias Pfaller, commissaire invité, Fondation Alfried Krupp von Bohlen und Halbach


Racontée à travers la parenté artistique entre les deux photographes, l’exposition « Lynne Cohen / Marina Gadonneix. Laboratoires / Observatoires » se présente sous la forme d’un dialogue entre deux monographies. L’oeuvre de Lynne Cohen (1944 – 2014) et l’approche contemporaine de Marina Gadonneix (née en 1977) partagent un intérêt pour les espaces intérieurs de nos sociétés modernes, des lieux d’études scientifiques aux lieux de divertissement et de consommation. Bien que les espaces documentés par les deux artistes soient marqués par l’absence de figure humaine, leurs traces restent visibles, invitant ainsi à mieux comprendre et protéger l’environnement social et naturel.



Les oeuvres de Lynne Cohen et Marina Gadonneix révèlent aussi, sur une période de plus de cinquante ans, une réflexion continue sur la chambre photographique et ses formes de représentation. À travers des lieux qui sont eux-mêmes des chambres d’enregistrement comme dans les Observation Rooms de Lynne Cohen, ainsi que les séries Landscapes, Après l’image, et Phénomènes de Marina Gadonneix, on observe le passage d’un monde analogue vers un monde virtuel.



La première partie du parcours, consacrée à l’oeuvre de Lynne Cohen, met l’accent sur les oeuvres de ses deux premières décennies de création. Elle permet de comprendre pourquoi une artiste pratiquant la sculpture et la gravure est tentée, au début des années 1970, par la photographie. L’accrochage dévoile la fraîcheur conceptuelle de ses oeuvres où l’intérêt documentaire pour l’empreinte sociale des intérieurs côtoie l’esprit de l’art conceptuel et de l’art minimal. Le choix précis de différents thèmes éclaircit particulièrement l’intérêt de Lynne Cohen pour l’exploration systématique de lieux liés à l’idée d’entraînement et de simulation. À travers les différentes catégories de Classrooms et Showrooms, elle crée l’image d’une société moderne qui devrait passer par ces lieux pour pouvoir se confronter aux défis de la réalité. Avec ces environnements photographiés qui rappellent des installations ready-made, Lynne Cohen a influencé toute une génération de jeunes artistes aux Etat-Unis, au Canada, et en Europe.


La seconde partie de l’exposition présente l’oeuvre de Marina Gadonneix sous la forme d’une première rétrospective de cette artiste diplômée de l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles. Fondée sur de longues recherches, sa pratique photographique est caractérisée par une grande élégance formelle qui tend vers l’abstraction tout en gardant son intérêt social et documentaire.


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🔊 “Moï Ver”au Centre Pompidou, Paris du 12 avril au 28 août 202311 Apr 202300:20:29
“Moï Ver”au Centre Pompidou, Paris

du 12 avril au 28 août 2023


Interview de Julie Jones, conservatrice, cabinet de la photographie, Musée national d’art moderneet de Karolina Ziebinska-Lewandowska, directrice du Musée de Varsovie, commissaires de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 11 avril 2023, durée 20’29.

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/04/12/3422_moi-ver_centre-pompidou/


Communiqué de presse


Commissariat :

Julie Jones, conservatrice, cabinet de la photographie, Musée national d’art moderne 

Karolina Ziebinska-Lewandowska, directrice du Musée de Varsovie





Pour la première fois, l’oeuvre de Moshe Vorobeichic, dit Moï Ver (1904, Vilnius, Empire russe, actuelle Lituanie – 1995, Safed, Israël), photographe, graphiste et peintre, est présentée dans toute sa richesse et sa complexité. Cette rétrospective réunit plus de trois cents oeuvres et documents (photographies, peintures, dessins, imprimés), dont un grand nombre d’inédits, provenant des archives Moï Ver à Tel Aviv et de collections privées européennes.

Après une formation artistique au début des années 1920 à Vilnius, Moshe Vorobeichic étudie au Bauhaus de Dessau, auprès de László Moholy-Nagy, Josef Albers, Paul Klee et Vassily Kandinsky. Sa découverte de nouvelles formes artistiques, aussi bien en photographie qu’en peinture, se poursuit à Paris entre 1929 et 1933, auprès de Fernand Léger à l’Académie moderne, et à l’École de photographie et de cinéma. En 1931, Moï Ver publie son premier livre d’artiste, Paris, aux éditions Jeanne Walter. Cet ouvrage illustré de photographies, magnifique synthèse des innovations formelles des avant-gardes de l’époque, fait alors sa renommée. La même année, il travaille à la réalisation d’un second ouvrage photographique, publié à titre posthume, Ci-contre. Aujourd’hui conservée dans la collection du Musée national d’art moderne, et présentée en intégralité dans l’exposition, la maquette originale de l’ouvrage, contenant plus d’une centaine de photographies, est, aux côtés de Paris, une oeuvre majeure du modernisme photographique des années 1930. Brillantes grammaires de formes, de textures et de structures, ces deux ensembles témoignent d’un regard expérimental sur la société  contemporaine et d’une maîtrise saisissante du montage photographique.

Depuis la fin des années 1920 et jusqu’au début de la Seconde Guerre mondiale, Moshe Vorobeichic réalise également une documentation photographique des communautés juives à Vilnius d’abord, puis dans de nombreuses villes et villages polonais. En 1931, il reproduit quelques-unes de ses images, organisées en d’étonnants collages, dans son ouvrage The Ghetto Lane in Vilna (publié aux éditions Orell Füssli). Installé définitivement en Palestine mandataire en 1934, Moshe Vorobeichic met désormais son art au service de la propagande sioniste. Il photographie les « nouveaux migrants », la construction des infrastructures et la vie quotidienne des kibboutzim. Majoritairement inédites, ces images sont alors publiées dans des ouvrages, des brochures d’information, et lui servent également de matière première pour la réalisation d’affiches politiques. Au début des années 1950, à l’âge de cinquante ans, Vorobeichic abandonne la photographie et le graphisme. Il adopte le nom de Moshe Raviv et se retire dans le village de Safed pour se consacrer à la peinture.

Moshe Vorobeichic (dit Moï Ver) a, plusieurs fois, changé de nom et de pseudonyme : « Moï Ver » est retenu ici comme nom principal, avec celui de Moshe Vorobeichic qu’il utilise jusqu’à la fin des années 1940 et qui apparaît sur la majorité des tirages et des publications d’époque.


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🔊 “Des cheveux et des poils”au MAD, musée des Arts Décoratifs, Paris du 5 avril au 17 septembre 202308 Apr 202300:22:08
“Des cheveux et des poils”au MAD, musée des Arts Décoratifs, Paris

du 5 avril au 17 septembre 20


Interview de Denis Bruna, Conservateur en chef –collections mode et textile antérieures à 1800, et commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 7 avril 2023, durée 22’08.

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/04/07/3421_cheveux-poils_musee-des-arts-decoratifs/


Communiqué de presse


Commissaire :

Denis Bruna, Conservateur en chef –collections mode et textile antérieures à 1800


Du 5 avril au 17 septembre 2023, le musée des Arts décoratifs présente une exposition consacrée aux cheveux et aux poils dans le monde occidental. Ce projet original poursuit l’exploration de la mode et de la représentation du corps. Après « La mécanique des dessous » (2013), « Tenue correcte exigée ! » (2017) et « Marche et démarche » (2019), « Des cheveux et des poils » montre comment la coiffure et l’agencement des poils humains participent depuis des siècles à la construction des apparences. Élément essentiel de la mise en scène de soi, l’arrangement des cheveux et des poils véhicule un message, l’adhésion à une mode, une conviction, une contestation, et peut être porteur d’une multitude de significations, comme la féminité, la virilité ou la négligence.

L’exposition explore à travers plus de 600 oeuvres, du XVe siècle à nos jours, les thèmes inhérents à l’histoire de la coiffure, mais également les questions liées à la pilosité faciale et corporelle. Les métiers et les savoir-faire d’hier et d’aujourd’hui sont mis en avant avec leurs figures emblématiques : Léonard Autier (coiffeur favori de Marie-Antoinette), Monsieur Antoine, les soeurs Carita, Alexandre de Paris et plus récemment les coiffeurs studio. De grands noms de la mode contemporaine tels Alexander McQueen, Martin Margiela ou Josephus Thimister sont présents avec leurs réalisations spectaculaires faites à partir de ce matériau singulier qu’est le cheveu. L’exposition est présentée dans les galeries de la mode Christine & Stephen Schwarzman, dans une scénographie confiée à David Lebreton de l’agence Designers Unit.


Dans une atmosphère où les nuances de blond, de brun et de roux évoquent les principales couleurs de la chevelure, le parcours, divisé en cinq thématiques, interroge ce qui fait du poil, dans les cultures gréco-romaine et judéo-chrétienne, un attribut de l’animal et de la sauvagerie et explique pourquoi, le poil a dû être constamment dompté pour éloigner la femme ou l’homme de la bête.


Modes et extravagances

La première partie de l’exposition s’ouvre sur l’étude de l’évolution de la coiffure féminine, véritable indicateur social et marqueur d’identité. Au Moyen Âge, obéissant au commandement de saint Paul, le port du voile s’impose aux femmes jusqu’au XVe siècle. Peu à peu, elles l’abandonnent au profit de coiffures extravagantes sans cesse renouvelées. Au XVIIe siècle, la coiffure à « l’urluberlu » (chère à Madame de Sévigné) et « à la Fontange » (d’après le nom de la maîtresse de Louis XIV) sont emblématiques de véritables phénomènes de mode. Vers 1770, les hautes coiffures dites poufs sont sans doute les plus extraordinaires des modes capillaires occidentales. Enfin, au XIXe siècle, les coiffures féminines – qu’elles soient inspirées de la Grèce antique, ou dite « à la girafe », en tortillon ou « à la Pompadour » – sont tout autant alambiquées.


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🔊 “Ramsès et l’or des pharaons”à La Grande Halle de la Villette, Paris du 7 avril au 6 septembre 202307 Apr 202300:08:42
“Ramsès et l’or des pharaons”à La Grande Halle de la Villette, Paris

du 7 avril au 6 septembre 2023


Interview de Bénédicte Lhoyer, Docteur en égyptologie, conseillère scientifique de l’exposition,  par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 6 avril 2023, durée 8’42. © FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/04/07/3420_ramses_grande-halle-de-la-villette/


Communiqué de presse


Commissaire de l’exposition : Dominique Farout, Égyptologue

Conseillère scientifique de l’exposition : Bénédicte Lhoyer, Docteur en égyptologie


A l’occasion de la 1re européenne de l’exposition internationale Ramsès et l’or des pharaons, 181 trésors de l’Égypte antique seront rassemblés à paris à la grande halle de la villette du 7 avril au 6 septembre 2023.

Ce n’est un secret pour personne, la riche histoire de l’Égypte regorge de souverains remarquables. Un nom en particulier a traversé les siècles comme nul autre… celui de Ramsès le Grand qui a donné son nom au légendaire Ramsès-Sésostris auquel on prêtait des conquêtes s’étendant jusqu’en Chine. De plus, c’est son nom qui permit à Champollion de découvrir la clef du déchiffrement des hiéroglyphes, il y a exactement 200 ans.

Guerrier à la reconquête des terres perdues de l’empire égyptien, négociateur du plus célèbre traité de paix de l’Antiquité, célèbre bâtisseur de l’Égypte pharaonique, ses représentations sont innombrables. Il a laissé à la postérité des colosses exceptionnels et a donné son nom à la ville royale de Piramsès déplacée longtemps après sa mort sur le site de Tanis. Il était alors déjà un symbole de grandeur à l’aune duquel tous ses successeurs se sont mesurés et la légende du grand pharaon n’a fait que croître au fil des siècles.

À la fin du Nouvel Empire, la tombe de Ramsès fut pillée par des voleurs et le monde a cru que sa momie et ses trésors étaient perdus à jamais. Une histoire particulière lie ce Pharaon aux français et françaises depuis 1976 et l’exposition « Ramsès II le Grand » qui fut présentée au Grand Palais et qui accueillit plusieurs centaines de milliers de visiteurs. L’exposition Ramsès et l’or des Pharaons promet une nouvelle rencontre remarquable avec le public.

Au printemps 2023, une expérience inédite explorant la vie de Ramsès sera proposée à la Grande Halle de la Villette, en partenariat avec le Conseil suprême des Antiquités de la République arabe d’Égypte et produite conjointement par Cityneon et World Heritage Exhibitions.

Prévue dans 10 villes, la tournée internationale de Ramsès et l’or des Pharaons a débuté le 20 novembre 2021 par une première mondiale au Musée des sciences naturelles de Houston.

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🔊 “Bruno Liljefors” La Suède sauvage, au Petit Palais, du 1er octobre 2024 au 16 février 202501 Oct 202400:15:41
“Bruno Liljefors” La Suède sauvage, au Petit Palais, du 1er octobre 2024 au 16 février 2025


Sandra Buratti-Hasan, conservatrice du patrimoine au musée des Beaux-arts de Bordeaux, co-commissaire scientifique de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 30 septembre 2024, durée 15’42,

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2024/10/03/3560_bruno-liljefors_petit-palais/


Communiqué de presse


Commissariat général :

Annick Lemoine, conservatrice générale, directrice du Petit Palais

En collaboration avec Anne-Charlotte Cathelineau, conservatrice en chef au Petit Palais.

Commissariat scientifique :

Sandra Buratti-Hasan, conservatrice du patrimoine au musée des Beaux-arts de Bordeaux.

Carl-Johan Olsson, conservateur des peintures XIXe au Nationalmuseum de Stockholm.

Exposition conçue avec le Nationalmuseum de Stockholm.


Après deux expositions consacrées aux peintres suédois, Carl Larsson (2014) puis Anders Zorn (2017), le Petit Palais rend hommage à Bruno Liljefors et annonce le dernier acte de sa programmation autour de l’illustre trio suédois « ABC » dont le nom est tiré de l’association des premières lettres de chacun de leur prénom. Bruno Liljefors est une figure incontournable de la scène artistique scandinave de la fin du XIXe siècle. En le présentant pour la première fois au public français, le Petit Palais souhaite révéler la virtuosité picturale et l’apport original de Liljefors dans la construction de l’imaginaire de la nature suédoise. Cette exposition inédite présentera un ensemble d’une centaine d’oeuvres, peintures, dessins et photographies issus des collections des plus grands musées suédois tels que le Nationalmuseum de Stockholm, partenaire de l’exposition, de la Thiel Gallery, du musée de Göteborg, mais aussi de nombreuses collections privées.

Le parcours, à la fois chronologique et thématique, aborde les différents aspects de l’art de Liljefors, de ses inspirations et influences jusqu’à sa technique de travail très singulière.

Liljefors grandit à Uppsala, une ville au nord de Stockholm, entourée de vastes étendues sauvages. Le jeune homme s’entraîne à dessiner sur le vif dès son plus jeune âge et se révèle particulièrement doué notamment pour les caricatures et l’illustration. En 1879, il s’inscrit à l’Académie royale de peinture et rencontre Anders Zorn qui restera son ami toute sa vie. Après des voyages en Allemagne et en Italie, Liljefors se rend à Paris pour parfaire son apprentissage. Il s’établit quelques temps à Grez-sur-Loing au sud-est de Paris où réside une colonie d’artistes nordiques parmi lesquels se trouve Carl Larsson. Contrairement à ses amis peintres, Liljefors ne reste pas longtemps en France. Il retourne définitivement en Suède en 1884 où il se consacre exclusivement à la représentation de la nature suédoise et de ses animaux.

Observateur d’une grande finesse, Liljefors saisit sur le vif des familles de renards tapis dans les bois ou des lièvres filant dans la neige mais aussi des balbuzards pêcheurs aux sommets de pins maritimes, des eiders évoluant sur les eaux froides des archipels, des tétras paradant dans les forêts. Il travaille en immersion dans la nature et se sert de ses qualités d’acrobate et de gymnaste pour grimper aux arbres. Le peintre utilise également les techniques de chasse comme le camouflage et la construction d’affûts pour observer les animaux sans être vu. Son processus créatif inclut l’usage de la photographie pour penser ses compositions qui présentent souvent une ligne d’horizon haute voire absente plaçant ainsi le spectateur au coeur de la nature. Cette immersion est amplifiée par sa virtuosité à retranscrire la lumière et l’atmosphère si caractéristiques des pays scandinaves. [...]

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🔊 “NFT : Poétiques de l’immatériel du certificat à la blockchain”au Centre Pompidou, Paris du 6 avril 2023 au 22 janvier 202406 Apr 202300:13:31
“NFT : Poétiques de l’immatériel du certificat à la blockchain”au Centre Pompidou, Paris

du 6 avril 2023 au 22 janvier 2024


Interview de Marcella Lista, Conservatrice, cheffe du service des nouveaux médias, Musée national d’art moderne, et co-commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 5 avril 2023, durée 13’31.

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/04/06/3419_nft_centre-pompidou/


Communiqué de presse


Commissariat :

Marcella Lista, conservatrice en cheffe, service des collections Nouveaux médias

Philippe Bettinelli, conservateur, service des collections Nouveaux médias

assistés d’Anaïs Brives, attachée de collection, service des collections Nouveaux médias




Du 6 avril au 22 janvier 2024, le Centre Pompidou présente dans les salles du Musée national d’art moderne « NFT : Poétiques de l’immatériel du certificat à la blockchain » dans le cadre de l’acquisition par le Centre Pompidou d’un ensemble d’oeuvres NFT.

Cette présentation réunit l’ensemble des dix-huit oeuvres relatives à la blockchain, dont seize NFT, qui ont été récemment acquises par le Musée national d’art moderne. Elle reflète la diversité des cultures artistiques qui est le propre du paysage du Web3, croisant les champs de l’art numérique, du crypto art et d’un art contemporain qui aborde les particularités de l’économie décentralisée.

Associant un certificat d’authenticité et un registre comptable dans une « chaîne de blocs » numérique sécurisée, le NFT (ou jeton non fongible) semble répondre aux interrogations posées dès le 20e siècle par l’authentification et la circulation d’oeuvres immatérielles. Ce support de diffusion et de transaction est devenu en quelques années l’objet de réflexions artistiques précises, où s’exposent nouvellement les imbrications de l’art et de l’économie. [...]

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🔊 “La Haine des clans” Guerres de Religion, 1559-1610au musée de l’Armée, hôtel des Invalides, Paris du 5 avril au 30 juillet 202305 Apr 202300:21:44
“La Haine des clans”Guerres de Religion, 1559-1610au musée de l’Armée, hôtel des Invalides, Paris

du 5 avril au 30 juillet 2023


Interview de Laëtitia Desserrières, chargée de la collection de dessins, département beaux-arts et patrimoine et co-commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 4 avril 2023, durée 21’44.

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/04/05/3418_la-haine-des-clans_musee-de-l-armee_hotel-des-invalides/


Communiqué de presse


Commissariat musée de l’Armée-Invalides :

Laëtitia Desserrières, chargée de la collection de dessins, département beaux-arts et patrimoine

Christine Duvauchelle, chargée des collections d’archéologie et du Moyen-Orient, département Ancien Régime

Olivier Renaudeau, conservateur en chef du patrimoine, chef du département Ancien Régime

Morgane Varin, assistante, département Ancien

Régime


La seconde moitié du XVIe siècle constitue la « part sombre » de la Renaissance, marquée en France par les querelles religieuses, les troubles civils et une profonde remise en cause du pouvoir royal : un âge de désordre et de déraison, qui, en quarante ans et huit guerres de Religion, va embraser le royaume en une succession d’affrontements, de répressions, de scandales et de massacres, bouleversant l’équilibre du pays de façon inédite. C’est aussi un moment-clef de l’histoire nationale, peut-être la plus grave crise subie par l’Ancien Régime : elle a marqué de manière indélébile notre mémoire et l’imaginaire collectif, notamment par une frénésie de violences, qui trouvent leur paroxysme dans l’épisode sanglant de la Saint-Barthélemy.


Troubles et régicides

Le musée de l’Armée consacre une exposition à l’histoire fascinante et excessive de ces guerres de Religion. Quels en sont les ressorts ? Les enjeux ? Les temps forts ? Les protagonistes ? Le parcours retrace ainsi les troubles effrénés qui ont divisé le royaume entre la mort accidentelle d’Henri II, en 1559, et l’assassinat d’Henri IV, en 1610, signant la fin du règne d’un souverain pacificateur et promulgateur de l’édit de Nantes, mais également victime, comme son prédécesseur, d’un régicide.


La haine des clans

L’un après l’autre sont convoqués tous les grands acteurs de l’époque, dont les armures sont conservées dans les collections du musée de l’Armée. De la Ligue « ultra »-catholique menée par les Guise au clan protestant conduit par les Condé, en passant par le parti plus modéré des Montmorency, les rivalités aristocratiques et politiques se mêlent aux conflits religieux. Pièces d’équipements guerriers, portraits, documents d’archives et ouvrages anciens font revivre les destins et les cheminements individuels des grands courtisans, chefs de guerre et chefs de parti, qui ont tour à tour soutenu ou combattu le pouvoir monarchique. L’exposition évoque aussi l’écho international rencontré par ces guerres de Religion, de la Pologne aux Pays-Bas et jusqu’aux éphémères colonies du Nouveau Monde.


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🔊 “Françoise Pétrovitch” Aimer. Rompreau Musée de la Vie Romantique, Paris du 5 avril au 10 septembre 202305 Apr 202300:28:30
“Françoise Pétrovitch” Aimer. Rompreau Musée de la Vie Romantique, Paris

du 5 avril au 10 septembre 2023


Interview de Gaëlle Rio, directrice du musée de la Vie romantique et co-commissaire de l’exposition,

par Anne-Frédérique Fer, à Paris, le 4 avril 2023, durée 28’30.

© FranceFineArt.


https://francefineart.com/2023/04/05/3417_francoise-petrovitch_musee-de-la-vie-romantique/


Communiqué de presse


Commissariat :

Gaëlle Rio, directrice du musée de la Vie romantique

Françoise Pétrovitch, artiste invitée

Collaboration scientifique :

Élodie Kuhn, directrice adjointe du musée


À partir du 5 avril 2023, le musée de la Vie romantique invite Françoise Pétrovitch à investir l’ensemble de ses espaces avec une quarantaine d’oeuvres puissantes et inédites – peintures, dessins, sculptures – créées spécialement par l’artiste pour le musée. Abordant les thématiques du paysage et du sentiment amoureux, l’exposition « Françoise Pétrovitch. Aimer. Rompre » s’inscrit dans l’ambition d’ouvrir la programmation du musée au-delà du XIXe siècle, en explorant les prolongements du romantisme dans l’art contemporain.

Depuis de nombreuses années, Françoise Pétrovitch élabore une oeuvre dont la poésie et l’inquiétante étrangeté résonnent avec les sujets chers au mouvement romantique. Les visiteurs sont invités à découvrir ce regard singulier de l’artiste à travers une déambulation sensible, à la rencontre de ses nouvelles créations.


#ExpoPetrovitch


Parcours de l’exposition 

Après une introduction, dans l’atelier-salon, présentant le travail de la plasticienne pour le musée, l’exposition se déploie dans tous les espaces d’exposition. La salle basse du grand atelier est conçue pour une immersion totale du public. Elle expose un panorama de lavis d’encre sur papier faisant écho au regard nouveau porté par les romantiques sur la nature au XIXe siècle. La salle haute du grand atelier présente ensuite des peintures de très grand format qui mettent en scène des jeunes gens d’aujourd’hui, et interrogent le lien qui unit deux êtres. L’exposition se poursuit dans la maison, où des peintures, dessins et objets d’art de l’artiste sont disséminés dans les collections permanentes et proposent une interprétation contemporaine des figures romantiques du musée. Enfin, dressée au centre du jardin, la sculpture L’Ogresse interpelle le public en jouant des codes traditionnels de la représentation du pouvoir et en annonçant le triomphe du féminin.


Extrait du catalogue de l’exposition – Aimer. Rompre

« Aimer. Rompre », le sous-titre explicite de l’exposition, fait référence aux premières oeuvres de l’artiste qui se plaçaient littéralement dans les marges de cahiers imprimés ou de livres qu’elle se réappropriait. En 1997, Françoise Pétrovitch réalise deux monotypes sur les pages d’un cahier de conjugaison, aux verbes « aimer » et « rompre ». Une silhouette de laquelle émerge une fleur se détache sur la page du verbe « aimer », tandis qu’une paire de jambes et un coeur occupent la page « rompre ». Le choix du titre de ce diptyque pour l’exposition explique à la fois l’ambiguïté de nos sentiments, souvent versatiles et contradictoires, et la thématique de l’« entre-deux », emblématique de la pensée de l’artiste.

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