La plupart des présentations établissent un problÚme.
Mais trĂšs peu posent le bon.
Voici ce qu'observe trop souvent : les présentateurs travaillent leur solution, affinent leurs arguments, soignent leurs slides. Ce qu'ils ne travaillent presque jamais, c'est la formulation du problÚme qu'ils posent avant de présenter cette solution.
Or c'est lĂ que tout se joue.
La Concordance centrale, concept au cĆur de la MĂ©thode PrezmanÂź, repose sur un principe contre-intuitif : pour construire une prĂ©sentation efficace, on ne part pas du problĂšme que la cible a en tĂȘte. On part de sa propre solution, on identifie Ă quoi elle rĂ©pond vraiment, et on construit le problĂšme en consĂ©quence.
Trois critĂšres permettent de tester cette concordance :
đ NĂ©cessitĂ© : la solution est-elle indispensable pour rĂ©soudre ce problĂšme ?
đ ExclusivitĂ© : est-elle la seule Ă pouvoir y rĂ©pondre ?
đ Miroir : chaque dimension du problĂšme trouve-t-elle sa rĂ©ponse exacte dans la solution ?
Quand les trois sont réunis, l'auditoire qui accepte le problÚme accepte mécaniquement la solution.
Sans pression. Sans argumentation forcée.
Dans cet Ă©pisode de âConvaincre, mode dâemploiâ, on creuse le concept de concordance centrale :
đ Pourquoi on part de la solution pour construire le problĂšme (et pas l'inverse)
đ Les trois critĂšres d'une concordance rĂ©ussie : nĂ©cessitĂ©, exclusivitĂ©, miroir