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Conférence - Sonja Dobkowitz : Transitioning to Green Economies: Uncovering the agency of firms and households
Thursday, July 4, 2024 • Duration 55:53
Philippe Aghion
Collège de France
Économie des institutions, de l'innovation et de la croissance
Année 2023-2024
Conférence - Sonja Dobkowitz : Transitioning to Green Economies: Uncovering the agency of firms and households
Sonja Dobkowitz
Chercheuse au German Institute for Economic Research (DIW Berlin)
Sonja Dobkowitz est invitée par l'Assemblée du Collège de France, sur proposition du Pr Philippe Aghion.
Résumé
The transition to environmentally friendly economies is one of the main challenges we are facing today. Massive reductions in emissions must be achieved to comply with the climate targets the global community has agreed upon. Clearly, national and global challenges aggravate rigorous environmental policy-making. At the same time, the agency of firms and households has gained attention, both in the political and academic debate. Through responsible production, consumption, and investment, so the logic, economic actors can contribute to reducing environmental pressures. What are the mechanisms unfolding from responsible economic practice? What economic obstacles may diminish its effectiveness? And what novel motives for policy intervention may emerge?
In this lecture, we shall focus on consumers. In the first part, we will study the interaction of a greening of consumer preferences with income inequality. We will see that a lack of financial means prevents households from cleaner consumption. Simultaneously, perceived inequality increases due to the shift in preferences. As a result, governments should redistribute more to low-income households to diminish inequality and to lower pollution.
In the second part, we abstract from inequality and ask: How do firms respond to greener demand? From an entirely market-based approach, we would expect firms to adapt by supplying the newly demanded goods. Here, we shall broaden the picture by adding political influence tools to the analysis. Investigating the automotive industry, we will learn that firms do not just react by investing in clean technologies. In addition, firms raise their lobbying expenditures on environmental topics. A decentralized pattern emerges: Household behavior feeds back into the policy-making process through the rent-seeking of firms, thereby opening up scope for policy intervention.
Les Jeux au Collège de France : De la paléoanthropologie à la physiologie du mouvement
Thursday, July 4, 2024 • Duration 01:04:50
Grand événement - Les Jeux au Collège de France : De la paléoanthropologie à la physiologie du mouvement
Intervenants :
Jean-Jacques Hublin, Thierry Pozzo et Emmanuel Laurentin
Jean-Jacques Hublin
Professeur du Collège de France
Thierry Pozzo
Professeur émérite, Université de Bourgogne
Emmanuel Laurentin
Journaliste et historien, producteur de l'émission "Le Temps du débat" sur France Culture
Résumé
Les activités physiques, aujourd'hui considérées comme faisant partie de nos loisirs, ainsi que les sports dans lesquels certains individus démontrent des capacités exceptionnelles, étaient autrefois des pratiques quotidiennes et vitales pour nos ancêtres les plus lointains. L'adaptation au grimper, à la marche bipède, puis à la course d'endurance et au lancer ont joué un rôle central dans l'évolution humaine.
Les modalités de ces adaptations peuvent aujourd'hui être étudiées grâce à des techniques innovantes. La biomécanique du squelette et des muscles, l'analyse du mouvement, ainsi que la consommation énergétique du corps humain occupent également une place centrale dans les sciences du sport, sur lesquelles s'appuie l'entraînement des athlètes de haut niveau. Elles suscitent également l'intérêt de ceux et celles qui cherchent à préserver la santé de leur corps à travers des activités physiques régulières.
La moindre spécialisation fonctionnelle du corps humain comparée à d'autres vivants a sans doute favorisé le cosmopolitisme de l'homo sapiens en l'aidant à occuper différentes niches écologiques. Cette étonnante capacité d'adaptation via une morphologie généraliste (sans pince, griffes ou nageoires) s'associe à une importante redondance anatomique : par exemple, une même figure gymnique est réalisable selon différentes stratégies articulaires. L'abondance d'alternatives musculaires pour réaliser une même tâche nécessite cependant de faire des choix (moteurs, perceptifs et cognitifs), autant de décisions singulières qui exacerbent les styles et permettent d'accéder à l'individualité. C'est dans ce cadre théorique de l'homme tout-terrain que seront discutées les méthodes disponibles pour surpasser la motricité habituelle ainsi que certaines notions qui déterminent l'excellence sportive.
Les Jeux au Collège de France : Le sport à la croisée du droit et de l'économie
Thursday, June 13, 2024 • Duration 01:09:35
Grand événement - Les Jeux au Collège de France : Le sport à la croisée du droit et de l'économie
Intervenants :
Laurence Boisson de Chazournes, Pierre Rondeau et Emmanuel Laurentin
Laurence Boisson de Chazournes
Professeure à l'Université de Genève et Professeure invitée, Collège de France
Pierre Rondeau
Professeur d'économie à la Sports Management School, directeur de l'Observatoire du sport (Fondation Jean-Jaurès)
Emmanuel Laurentin
Journaliste et historien, producteur de l'émission "Le Temps du débat" sur France Culture
Résumé
Le sport professionnel et les grands événements sportifs entretiennent des liens étroits avec le monde économique. S'ils sont tributaires d'une logique commerciale et d'une logique de sponsoring qui entrent parfois en conflit avec les valeurs sportives, ces liens sont indispensables au modèle économique du sport professionnel, et génèrent des emplois et des retombées économiques importantes. Mais la question économique resurgit également quand on s'interroge sur le coût d'une manifestation comme les Jeux olympiques et paralympiques, dont le calcul complexe doit inclure les bénéfices à long terme en matière de retombées économiques, ou d'amélioration de la santé publique, mais également prendre en compte des enjeux de sobriété, d'impact environnemental et d'écoresponsabilité.
Le droit vient quant à lui encadrer et réguler le sport à de multiples niveaux, et permet notamment de contrôler la tricherie et le dopage, et de traiter tous les différends qui peuvent surgir dans le monde sportif, avec la plus grande efficacité, flexibilité et rapidité possible, notamment pendant le déroulement des épreuves olympiques elles-mêmes. De nombreuses procédures ont été créées à cet effet, et notamment pour l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques, qui s'appuie sur un cadre juridique exceptionnel. La régulation du sport par le droit implique ainsi de prendre en compte le particularisme de la gouvernance internationale des JO, la question du règlement des différends internationaux dans le sport, mais aussi les préoccupations en matière d'environnement et de droits de l'homme, dans un contexte international.
Colloque - La ville du futur : Matière, énergie, urbanisation : une histoire sans transition
Thursday, November 30, 2023 • Duration 33:04
Grand événement
Collège de France
La ville du futur
Année 2023-2£024
Colloque - La ville du futur : Matière, énergie, urbanisation : une histoire sans transition
Intervenant(s)
Jean-Baptiste Fressoz, ENS, LSE, thèse d'histoire IUE/EHESS, maître de conférences à Imperial College Londres, chargé de recherche au CNRS
Résumé
En matière de construction comme en matière d'énergie, le nouveau ne fait pas disparaître l'ancien. L'extraordinaire ascension du béton entre 1950 et 2000, loin d'éradiquer les autres matériaux de construction, a permis leur croissance : le verre bien sûr, l'acier, le bois mais aussi la brique qu'il concurrence pourtant directement. Sous le règne du béton chaque matériau trouve son utilité. Parce que la ville de futur (2050) ressemblera à s'y méprendre à celle du présent, le futurisme n'est pas un bon guide quand il s'agit de penser le défi climatique.
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Le futur est dans la ville. En 2022, 56 % de la population mondiale, soit environ 4,4 milliards d'habitants, vivaient en milieu urbain. Cette tendance, si elle se maintenait, ferait que d'ici 2050, 7 personnes sur 10 seront citadines.
Cette concentration humaine est source de richesse économique et culturelle, mais induit évidemment des risques, des fragilités, des inégalités parfois extrêmes. Elle est aussi génératrice d'effets environnementaux indésirables. La Banque mondiale estime que les villes représentent actuellement près des 2/3 de la consommation mondiale d'énergie et 70 % des émissions planétaires de gaz à effet de serre. Responsable certes, mais aussi victime de l'accélération des changements environnementaux, en particulier climatiques, caractéristiques de l'anthropocène.
Colloque - La ville du futur : L'émergence du risque environnemental urbain et sa régulation aux XVIIIe et XIXe siècles
Thursday, November 30, 2023 • Duration 38:33
Grand événement
Collège de France
La ville du futur
Année 2023-2£024
Colloque - La ville du futur : L'émergence du risque environnemental urbain et sa régulation aux XVIIIe et XIXe siècles
Intervenant(s)
Thomas Le Roux, historien de l'environnement, chargé de recherche au CNRS et directeur du Centre de recherches historiques
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Le futur est dans la ville. En 2022, 56 % de la population mondiale, soit environ 4,4 milliards d'habitants, vivaient en milieu urbain. Cette tendance, si elle se maintenait, ferait que d'ici 2050, 7 personnes sur 10 seront citadines.
Cette concentration humaine est source de richesse économique et culturelle, mais induit évidemment des risques, des fragilités, des inégalités parfois extrêmes. Elle est aussi génératrice d'effets environnementaux indésirables. La Banque mondiale estime que les villes représentent actuellement près des 2/3 de la consommation mondiale d'énergie et 70 % des émissions planétaires de gaz à effet de serre. Responsable certes, mais aussi victime de l'accélération des changements environnementaux, en particulier climatiques, caractéristiques de l'anthropocène.
Ainsi s'impose la nécessité d'adapter les grands ensembles urbains à ces défis environnementaux. Certaines métropoles sont menacées par la montée des eaux océaniques. D'autres – parfois les mêmes – sont menacées par les accidents climatiques extrêmes, précipitations massives génératrices d'inondations brutales, canicules, voire simplement augmentation soutenue des températures moyennes impactant violemment populations et infrastructures urbaines. À ces défis vient s'ajouter la gestion du risque sanitaire : qualité et disponibilité de l'eau, risque épidémique, maladies liées à la pollution. L'« exposome urbain » reste à appréhender dans sa globalité, sans parler des altérations de la biodiversité microbienne, animale et végétale.
Colloque - La ville du futur : Paris-New York vus par Breton, Marx Ernst et Claude Lévi-Strauss : le carambolage des temps
Thursday, November 30, 2023 • Duration 27:56
Grand événement
Collège de France
La ville du futur
Année 2023-2£024
Colloque - La ville du futur : Paris-New York vus par Breton, Marx Ernst et Claude Lévi-Strauss : le carambolage des temps
Intervenant(s)
Emmanuelle Loyer, professeur d'histoire contemporaine, Sciences Po Paris
Résumé
New York, ville de l'exil des surréalistes et de l'ethnologue Claude Lévi-Strauss, est la capitale du moderne, mais aussi le refuge de l'archaïque. « Caverne d'Ali Baba », elle ménage des issues dérobées et permet d'échapper au temps de l'Histoire.
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Le futur est dans la ville. En 2022, 56 % de la population mondiale, soit environ 4,4 milliards d'habitants, vivaient en milieu urbain. Cette tendance, si elle se maintenait, ferait que d'ici 2050, 7 personnes sur 10 seront citadines.
Cette concentration humaine est source de richesse économique et culturelle, mais induit évidemment des risques, des fragilités, des inégalités parfois extrêmes. Elle est aussi génératrice d'effets environnementaux indésirables. La Banque mondiale estime que les villes représentent actuellement près des 2/3 de la consommation mondiale d'énergie et 70 % des émissions planétaires de gaz à effet de serre. Responsable certes, mais aussi victime de l'accélération des changements environnementaux, en particulier climatiques, caractéristiques de l'anthropocène.
Ainsi s'impose la nécessité d'adapter les grands ensembles urbains à ces défis environnementaux. Certaines métropoles sont menacées par la montée des eaux océaniques. D'autres – parfois les mêmes – sont menacées par les accidents climatiques extrêmes, précipitations massives génératrices d'inondations brutales, canicules, voire simplement augmentation soutenue des températures moyennes impactant violemment populations et infrastructures urbaines. À ces défis vient s'ajouter la gestion du risque sanitaire : qualité et disponibilité de l'eau, risque épidémique, maladies liées à la pollution. L'« exposome urbain » reste à appréhender dans sa globalité, sans parler des altérations de la biodiversité microbienne, animale et végétale.
Colloque - La ville du futur : Métropolisation : comment les grandes cités ont pensé et construit leur futur
Thursday, November 30, 2023 • Duration 49:30
Grand événement
Collège de France
La ville du futur
Année 2023-2£024
Colloque - La ville du futur : Métropolisation : comment les grandes cités ont pensé et construit leur futur
Intervenant(s)
Patrick Boucheron, Professeur du Collège de France
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Le futur est dans la ville. En 2022, 56 % de la population mondiale, soit environ 4,4 milliards d'habitants, vivaient en milieu urbain. Cette tendance, si elle se maintenait, ferait que d'ici 2050, 7 personnes sur 10 seront citadines.
Cette concentration humaine est source de richesse économique et culturelle, mais induit évidemment des risques, des fragilités, des inégalités parfois extrêmes. Elle est aussi génératrice d'effets environnementaux indésirables. La Banque mondiale estime que les villes représentent actuellement près des 2/3 de la consommation mondiale d'énergie et 70 % des émissions planétaires de gaz à effet de serre. Responsable certes, mais aussi victime de l'accélération des changements environnementaux, en particulier climatiques, caractéristiques de l'anthropocène.
Ainsi s'impose la nécessité d'adapter les grands ensembles urbains à ces défis environnementaux. Certaines métropoles sont menacées par la montée des eaux océaniques. D'autres – parfois les mêmes – sont menacées par les accidents climatiques extrêmes, précipitations massives génératrices d'inondations brutales, canicules, voire simplement augmentation soutenue des températures moyennes impactant violemment populations et infrastructures urbaines. À ces défis vient s'ajouter la gestion du risque sanitaire : qualité et disponibilité de l'eau, risque épidémique, maladies liées à la pollution. L'« exposome urbain » reste à appréhender dans sa globalité, sans parler des altérations de la biodiversité microbienne, animale et végétale.
Colloque - La ville du futur : Discours d'accueil
Thursday, November 30, 2023 • Duration 14:33
Grand événement
Collège de France
La ville du futur
Année 2023-2£024
Colloque - La ville du futur : Discours d'accueil
Intervenant(s)
Thomas Römer, Professeur et administrateur du Collège de France
Jean-Marie Tarascon, Professeur du Collège de France
Philippe Sansonetti, Professeur du Collège de France
Patrick Boucheron, Professeur du Collège de France
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Le futur est dans la ville. En 2022, 56 % de la population mondiale, soit environ 4,4 milliards d'habitants, vivaient en milieu urbain. Cette tendance, si elle se maintenait, ferait que d'ici 2050, 7 personnes sur 10 seront citadines.
Cette concentration humaine est source de richesse économique et culturelle, mais induit évidemment des risques, des fragilités, des inégalités parfois extrêmes. Elle est aussi génératrice d'effets environnementaux indésirables. La Banque mondiale estime que les villes représentent actuellement près des 2/3 de la consommation mondiale d'énergie et 70 % des émissions planétaires de gaz à effet de serre. Responsable certes, mais aussi victime de l'accélération des changements environnementaux, en particulier climatiques, caractéristiques de l'anthropocène.
Ainsi s'impose la nécessité d'adapter les grands ensembles urbains à ces défis environnementaux. Certaines métropoles sont menacées par la montée des eaux océaniques. D'autres – parfois les mêmes – sont menacées par les accidents climatiques extrêmes, précipitations massives génératrices d'inondations brutales, canicules, voire simplement augmentation soutenue des températures moyennes impactant violemment populations et infrastructures urbaines. À ces défis vient s'ajouter la gestion du risque sanitaire : qualité et disponibilité de l'eau, risque épidémique, maladies liées à la pollution. L'« exposome urbain » reste à appréhender dans sa globalité, sans parler des altérations de la biodiversité microbienne, animale et végétale.
Cycle Europe - Justine Lacroix 4/4 : Les valeurs de l'Europe et l'indétermination démocratique - Les droits humains, entre libre marché et principe de responsabilité
Thursday, November 23, 2023 • Duration 01:02:54
Samantha Besson
Collège de France
Année 2023-2024
Droit international des institutions
Conférencier invité - Justine Lacroix : Les valeurs de l'Europe et l'indétermination démocratique 4/4 - Les droits humains, entre libre marché et principe de responsabilité
Présentation
Cette série de quatre conférences de Justine Lacroix s'inscrit dans le cadre du cycle Europe du Collège de France. En 2023-2024, ce cycle est consacré au thème L'Europe démocratique.
Le recours au répertoire des valeurs est devenu omniprésent tant dans les espaces publics nationaux que dans les stratégies de communication et de mobilisation des institutions européennes. Cette invocation récurrente de nos valeurs communes éclipse le caractère conflictuel des interprétations à donner aux principes qui structurent un espace public démocratique. L'objectif de cette première série de conférences est de se saisir d'un certain nombre de principes proclamés dans le préambule de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne en vue de montrer les tensions dont ils sont porteurs. Il en va ainsi de l'affirmation selon laquelle « l'Union européenne repose sur le principe de la démocratie et de l'État de droit ».
Cette association ne semble plus aller de soi comme c'était le cas au début des années 2000, date de proclamation de la Charte. D'où la nécessité de rappeler les liens compliqués, et néanmoins inextricables tissés entre les principes de la liberté individuelle et ceux de l'autodétermination collective (1) et de maintenir le sens des distinctions entre libéralisme, néo-libéralisme et autoritarisme (2). Le préambule de la Charte mentionne également la volonté d'établir un « espace de liberté, sécurité et justice ».
Ces trois notions ne se laissent pas aisément concilier à l'heure où l'impératif de sécurité conduit au recul d'un certain nombre de libertés (3), et où la place donnée à la liberté d'entreprendre dans l'ensemble européen peut sembler nous éloigner des promesses de l'égalité et des exigences de la justice sociale (4). La conviction qui anime ces conférences est que les droits humains restent pertinents pour penser l'action démocratique en raison de leur indétermination et de leur potentialité autocritique par rapport aux usages dont ils font l'objet et aux conséquences qu'ils peuvent avoir. Loin d'être une communauté monolithique unie autour de valeurs supposées consensuelles, l'Europe démocratique devrait davantage être comprise comme le lieu d'un affrontement civilisé entre diverses interprétations des droits proclamés dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
Cycle Europe - Justine Lacroix 3/4 : Les valeurs de l'Europe et l'indétermination démocratique - Impératif de sécurité et droits à la sûreté
Wednesday, November 22, 2023 • Duration 59:03
Samantha Besson
Collège de France
Année 2023-2024
Droit international des institutions
Conférencier invité - Justine Lacroix : Les valeurs de l'Europe et l'indétermination démocratique 3/4 - Impératif de sécurité et droits à la sûreté
Présentation
Cette série de quatre conférences de Justine Lacroix s'inscrit dans le cadre du cycle Europe du Collège de France. En 2023-2024, ce cycle est consacré au thème L'Europe démocratique.
Le recours au répertoire des valeurs est devenu omniprésent tant dans les espaces publics nationaux que dans les stratégies de communication et de mobilisation des institutions européennes. Cette invocation récurrente de nos valeurs communes éclipse le caractère conflictuel des interprétations à donner aux principes qui structurent un espace public démocratique. L'objectif de cette première série de conférences est de se saisir d'un certain nombre de principes proclamés dans le préambule de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne en vue de montrer les tensions dont ils sont porteurs. Il en va ainsi de l'affirmation selon laquelle « l'Union européenne repose sur le principe de la démocratie et de l'État de droit ».
Cette association ne semble plus aller de soi comme c'était le cas au début des années 2000, date de proclamation de la Charte. D'où la nécessité de rappeler les liens compliqués, et néanmoins inextricables tissés entre les principes de la liberté individuelle et ceux de l'autodétermination collective (1) et de maintenir le sens des distinctions entre libéralisme, néo-libéralisme et autoritarisme (2). Le préambule de la Charte mentionne également la volonté d'établir un « espace de liberté, sécurité et justice ».
Ces trois notions ne se laissent pas aisément concilier à l'heure où l'impératif de sécurité conduit au recul d'un certain nombre de libertés (3), et où la place donnée à la liberté d'entreprendre dans l'ensemble européen peut sembler nous éloigner des promesses de l'égalité et des exigences de la justice sociale (4). La conviction qui anime ces conférences est que les droits humains restent pertinents pour penser l'action démocratique en raison de leur indétermination et de leur potentialité autocritique par rapport aux usages dont ils font l'objet et aux conséquences qu'ils peuvent avoir. Loin d'être une communauté monolithique unie autour de valeurs supposées consensuelles, l'Europe démocratique devrait davantage être comprise comme le lieu d'un affrontement civilisé entre diverses interprétations des droits proclamés dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne.
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Cette table ronde interrogera ainsi les spécificités du droit du sport et la place de l'économie dans son fonctionnement.
Ainsi s'impose la nécessité d'adapter les grands ensembles urbains à ces défis environnementaux. Certaines métropoles sont menacées par la montée des eaux océaniques. D'autres – parfois les mêmes – sont menacées par les accidents climatiques extrêmes, précipitations massives génératrices d'inondations brutales, canicules, voire simplement augmentation soutenue des températures moyennes impactant violemment populations et infrastructures urbaines. À ces défis vient s'ajouter la gestion du risque sanitaire : qualité et disponibilité de l'eau, risque épidémique, maladies liées à la pollution. L'« exposome urbain » reste à appréhender dans sa globalité, sans parler des altérations de la biodiversité microbienne, animale et végétale.
Ces pressions environnementales, devenues globales – à des degrés variables – à l'échelle planétaire, sont aussi de puissants révélateurs et moteurs d'inégalités, que ce soit dans une seule et même ville où elles creusent un fossé entre populations aisées et populations marginalisées ou entre des villes situées sur des continents et dans des contextes socioéconomiques différents. L'urbanisation galopante est ainsi principalement portée par la poursuite du développement en Afrique et en Asie.
Les politiques de la ville devront tenir compte de ces exigences d'adaptation, à l'intersection des impératifs socio-économiques, environnementaux, climatiques et sanitaires, pour bâtir un espace urbain résilient et accueillant pour tous. Elles pourront s'inspirer d'exemples d'adaptabilité de métropoles soumises de longue date aux excès climatiques. L'acceptabilité sociale et économique des adaptations indispensables à la conception de la ville du futur est un autre défi pour les politiques urbaines à venir.
Le Collège de France, par le biais de son initiative Avenir Commun Durable, espère apporter une contribution aux réflexions sur ces questions complexes. Pour ce faire, il s'appuie sur un panel large d'intervenants couvrant un vaste champ de disciplines.
À quoi donc ressemblera la ville du futur ?
L'initiative Avenir Commun Durable bénéficie du soutien de la Fondation du Collège de France, de ses grands mécènes La Fondation Covéa et TotalEnergies et de ses mécènes Faurecia et Saint-Gobain.
Ces pressions environnementales, devenues globales – à des degrés variables – à l'échelle planétaire, sont aussi de puissants révélateurs et moteurs d'inégalités, que ce soit dans une seule et même ville où elles creusent un fossé entre populations aisées et populations marginalisées ou entre des villes situées sur des continents et dans des contextes socioéconomiques différents. L'urbanisation galopante est ainsi principalement portée par la poursuite du développement en Afrique et en Asie.
Les politiques de la ville devront tenir compte de ces exigences d'adaptation, à l'intersection des impératifs socio-économiques, environnementaux, climatiques et sanitaires, pour bâtir un espace urbain résilient et accueillant pour tous. Elles pourront s'inspirer d'exemples d'adaptabilité de métropoles soumises de longue date aux excès climatiques. L'acceptabilité sociale et économique des adaptations indispensables à la conception de la ville du futur est un autre défi pour les politiques urbaines à venir.
Le Collège de France, par le biais de son initiative Avenir Commun Durable, espère apporter une contribution aux réflexions sur ces questions complexes. Pour ce faire, il s'appuie sur un panel large d'intervenants couvrant un vaste champ de disciplines.
À quoi donc ressemblera la ville du futur ?
L'initiative Avenir Commun Durable bénéficie du soutien de la Fondation du Collège de France, de ses grands mécènes La Fondation Covéa et TotalEnergies et de ses mécènes Faurecia et Saint-Gobain.
Ces pressions environnementales, devenues globales – à des degrés variables – à l'échelle planétaire, sont aussi de puissants révélateurs et moteurs d'inégalités, que ce soit dans une seule et même ville où elles creusent un fossé entre populations aisées et populations marginalisées ou entre des villes situées sur des continents et dans des contextes socioéconomiques différents. L'urbanisation galopante est ainsi principalement portée par la poursuite du développement en Afrique et en Asie.
Les politiques de la ville devront tenir compte de ces exigences d'adaptation, à l'intersection des impératifs socio-économiques, environnementaux, climatiques et sanitaires, pour bâtir un espace urbain résilient et accueillant pour tous. Elles pourront s'inspirer d'exemples d'adaptabilité de métropoles soumises de longue date aux excès climatiques. L'acceptabilité sociale et économique des adaptations indispensables à la conception de la ville du futur est un autre défi pour les politiques urbaines à venir.
Le Collège de France, par le biais de son initiative Avenir Commun Durable, espère apporter une contribution aux réflexions sur ces questions complexes. Pour ce faire, il s'appuie sur un panel large d'intervenants couvrant un vaste champ de disciplines.
À quoi donc ressemblera la ville du futur ?
L'initiative Avenir Commun Durable bénéficie du soutien de la Fondation du Collège de France, de ses grands mécènes La Fondation Covéa et TotalEnergies et de ses mécènes Faurecia et Saint-Gobain.
Ces pressions environnementales, devenues globales – à des degrés variables – à l'échelle planétaire, sont aussi de puissants révélateurs et moteurs d'inégalités, que ce soit dans une seule et même ville où elles creusent un fossé entre populations aisées et populations marginalisées ou entre des villes situées sur des continents et dans des contextes socioéconomiques différents. L'urbanisation galopante est ainsi principalement portée par la poursuite du développement en Afrique et en Asie.
Les politiques de la ville devront tenir compte de ces exigences d'adaptation, à l'intersection des impératifs socio-économiques, environnementaux, climatiques et sanitaires, pour bâtir un espace urbain résilient et accueillant pour tous. Elles pourront s'inspirer d'exemples d'adaptabilité de métropoles soumises de longue date aux excès climatiques. L'acceptabilité sociale et économique des adaptations indispensables à la conception de la ville du futur est un autre défi pour les politiques urbaines à venir.
Le Collège de France, par le biais de son initiative Avenir Commun Durable, espère apporter une contribution aux réflexions sur ces questions complexes. Pour ce faire, il s'appuie sur un panel large d'intervenants couvrant un vaste champ de disciplines.
À quoi donc ressemblera la ville du futur ?
L'initiative Avenir Commun Durable bénéficie du soutien de la Fondation du Collège de France, de ses grands mécènes La Fondation Covéa et TotalEnergies et de ses mécènes Faurecia et Saint-Gobain.
Ces pressions environnementales, devenues globales – à des degrés variables – à l'échelle planétaire, sont aussi de puissants révélateurs et moteurs d'inégalités, que ce soit dans une seule et même ville où elles creusent un fossé entre populations aisées et populations marginalisées ou entre des villes situées sur des continents et dans des contextes socioéconomiques différents. L'urbanisation galopante est ainsi principalement portée par la poursuite du développement en Afrique et en Asie.
Les politiques de la ville devront tenir compte de ces exigences d'adaptation, à l'intersection des impératifs socio-économiques, environnementaux, climatiques et sanitaires, pour bâtir un espace urbain résilient et accueillant pour tous. Elles pourront s'inspirer d'exemples d'adaptabilité de métropoles soumises de longue date aux excès climatiques. L'acceptabilité sociale et économique des adaptations indispensables à la conception de la ville du futur est un autre défi pour les politiques urbaines à venir.
Le Collège de France, par le biais de son initiative Avenir Commun Durable, espère apporter une contribution aux réflexions sur ces questions complexes. Pour ce faire, il s'appuie sur un panel large d'intervenants couvrant un vaste champ de disciplines.
À quoi donc ressemblera la ville du futur ?
L'initiative Avenir Commun Durable bénéficie du soutien de la Fondation du Collège de France, de ses grands mécènes La Fondation Covéa et TotalEnergies et de ses mécènes Faurecia et Saint-Gobain.
Résumé
Pour nombre d'observateurs, le primat conféré aux droits individuels dans l'ensemble européen serait le symptôme d'une renonciation aux promesses de l'égalité et aux exigences de la solidarité sociale. L'usage fait de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne alimenterait un individualisme de la déliaison radicale qui occulte la réalité des rapports de force sur le terrain et néglige les solidarités collectives. Cette critique a une part de vérité. Cependant, le fait que les droits humains aient parfois pu servir d'alibi à l'abandon d'un vrai projet solidaire ne devrait pas conduire à les déserter, mais plutôt à explorer leurs ressources internes qui pourraient venir appuyer des politiques sociales ou écologiques ambitieuses. Cet effort d'élucidation suppose de s'interroger sur les apports et les ambivalences des concepts de « responsabilités » et de « devoirs » mentionnés dans le préambule de la Charte.
Résumé
Le préambule de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne mentionne la volonté d'instituer un espace de « liberté, de sécurité et de justice ». Comment articuler ces notions notamment au regard de l'article 6 de cette même charte consacré au droit à la liberté et à la sûreté ? Au cours des deux dernières décennies, l'impératif de sécurité s'est progressivement substitué au droit à la sûreté dans les discours, et parfois les pratiques de nombre d'États européens, au risque de porter atteinte à la liberté politique et de rouvrir la voie à un esprit de vengeance au détriment du sens de la justice. À partir d'une élucidation du sens politique du droit à la sûreté puis des risques attachés à la mise en avant d'un droit à la sécurité, cette conférence se propose de concevoir la sécurité sur le mode d'une libération, à savoir une condition nécessaire à la liberté qui doit être un des objectifs des pouvoirs publics.