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Explore every episode of the podcast Accords aux corps - Radio Cause Commune

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TitlePub. DateDuration
#74 – À l'École Pajol : P.I., la lutte continue sur tous les fronts ! (partie 2)17 Dec 202501:59:55

« La lutte continue, celle dès l'école. Dans « École Pajol, le film »,Véronique Rivière propose de laisser les enfants apprendre à cohabiter ensemble de 3 à 16 ans ! Décloisonner les âges et favoriser l'écoute et la responsabilisation des plus ados envers les plus jeunes, et vice versa… »

invitées : Véronique Rivière, Anne Delcourt et Hélène Brunet

Contexte

Nous poursuivons l'émission AAC#72 : À l'école Pajol,

instituer c'est tenir debout (partie 1).

Véronique et Anne ont convié Hélène pour cette seconde partie. Il est question de réunir le scolaire et le périscolaire et surtout de re-situer les enfants dans le même espace de l'école, école qui n'a pas lieu d'être sans elleux, les élèves.

Véronique Rivière préside actuellement l'association L.I.R.E. Elle est co-fondatrice et ex-chargée de direction de l'école Pajol. Anne Delcourt est également co-fondatrice de l'école Pajol, projet qu'elle a incarné en tant qu'institutrice chargée de la Classe inclusive, de type ULIS. Hélène Brunet, directrice du périscolaire à Pajol, REV (Responsable Éducative Ville) nous raconte sa rencontre et découverte de la PI, ses pratiques et expérimentations, les obstacles, les surprises.

#73 – Trauma, violences, soins et éthique du soin avec Juliet Drouar03 Dec 202501:30:00

» Le traumatisme, c'est quand on ne redescend jamais d'un sentiment de menace, même quand on n'est pas ou plus menacé.e, et sans que cela soit toujours conscient. (…) Quels que soient les narratifs qu'on emprunte pour se justifier, la violence se mesure à la charge et à l'impact. »

» Les traumatismes sont le terreau de nos violences dans nos sociétés, y compris des violences systémiques. » Juliet Drouar

Contexte

Pourquoi devient-on violent·e ? Que se passe-t-il dans notre corps lors de traumatismes ? Comment plus de pouvoir facilite le passage à l’acte violent ? Et comment se soigner ?

Telles sont les questions auxquelles s’attaque Juliet Drouar, thérapeute et spécialiste des sujets de dominations. Dans cet essai aux allures de révolution copernicienne, il explore le rôle des traumatismes comme terreau des violences – y compris systémiques – et leur articulation avec les inégalités sociales. Il propose une nouvelle éthique du soin et de la responsabilité et, grâce à des outils accessibles à chacun·e, il ouvre la voie à une guérison individuelle et collective. Une grille de lecture nécessaire pour comprendre la reproduction des violences.

Merci à Loïse Tachon d'avoir accueilli Juliet Drouar, le 19 novembre 2025, pour une rencontre à la librairieViolette and Co, autour de son essai Trauma : en finir avec nos violences , publié aux @editionsstock.

#66 – Dance Exploration à Larret en mouvements, été 2025. Avec Nora Hajos et Louve Renaud03 Jul 202501:29:58

« Il s'agissait, grâce à des exercices, de stimuler l'imaginaire par idéo-kinésis (comment la pensée met le corps en mouvement) en lui fournissant des exemples clairs, de susciter une attention aux sensations intérieures, d'appréhender ces moments dans lesquels l'usage révèle les opérations à l’œuvre dans les os et dans les connexions musculaires qui s'étirent du bassin jusqu'aux bouts des doigts, en se rendant sensible à ces chemins énergétiques subtiles que l'Orient a appelé Ch'i ou ki3. »

Steve Paxton

« Avant je vivais pour danser, à partir de ce moment-là, j’ai dansé pour vivre. »

Anna Halprin

Contexte

Du 25 au 30 août 2025, Nora Hajos propose une semaine intensive pour pratiquer et improviser with Matériel for the spine & Logomotion à Larret en mouvements.

Larret est un lieu de vie collectif, de créations et d’accueil, autour du mouvement dansé et du geste, dans leur dimension écologique. Et ce lieu vient de fêter ses 5 ans !

Louve Renaud a habité, dansé, œuvré, facilité à Larret jusqu’en novembre dernier, et elle est l’organisatrice de cette proposition de stage intensif (5 jours) dans le cadre du Larret Summer 2025. Elle sera la facilitatrice de la vie, des rencontres et des jam qui ponctueront également la semaine…

Dans cette émission bilingue, Louve interroge Nora sur sa rencontre avec Steve Paxton et leur relation à la pratique et l’exploration.

#65 – Le cas emblématique de L'Échangeur, et autres lieux alternatifs dits « intermédiaires » – Conférence ça presse et d'autres à venir, d'autres avenirs possibles18 Jun 202501:38:00

Quelque chose ne va pas dans les conditions de production du système théâtral actuel. Depuis longtemps, nous cherchons à briser à notre manière, minime mais nette, cette stupeur. Le moment est venu, dans des conditions certes fragiles, de mettre en pratique dans un espace de type studio l’intuition selon laquelle il nous faut maintenant créer autrement. (…) Dans la même Moscou des années 20, il existait des troupes de théâtre dit « auto-actif ». C’est-à-dire des troupes populaires nées d’une conviction : devant une vie à venir incompréhensible et sans garantie symbolique ancienne, faisons du théâtre comme laboratoire de l’imaginaire et des modes d’existence à venir. Là, professionnel·le·s, amateur·rice·s, peu importait, tous·te·s cherchaient un théâtre né de la même angoisse et passion devant l’inconnu.

Extrait de la présentation des Soirées Wari Wari du Groupe T (Juliane Lachaut, Théo Cazau et Antonin Fassio) & la Cie La Llevantina – Marie-José Malis

Contexte

« Si les moyens dont dispose le lieu à ce jour demeurent inchangés, le Théâtre L’Échangeur sera contraint de fermer ses portes en juin 2026 après 30 années d’existence. »

À L'ÉCHANGEUR, ce lundi 16 juin 2025, deux à trois cents personnes étaient réunies — acteur.ices, metteur.euses en scène, représentant.es de collectifs, de syndicats, élu.es, électrons libres — et invitées à prendre la parole pour une très nécessaire et généreuse conférence « ça » presse publique… sans presse ! Sans beaucoup de médias présents, je veux dire, pour relayer ça. Et pourtant les délaissements, les coupes, le mépris du service public, l'abandon des communs, ne touchent pas que cette étude de cas emblématique, qui fait écho à une foule d'autres peaux de chagrin. Et si on apprenait ensemble comment se défendre ?

#64 – Mektoub (c'est écrit), récits autour et alentour de la transe, rencontre avec Adil Laboudi21 May 202502:00:00

« Ça rend sauvage l'écriture. On rejoint une sauvagerie d'avant la vie.
Et on la reconnaît toujours, c'est celle des forêts, celle ancienne comme le temps.
Celle de la peur de tout, distincte et inséparable de la vie même.»

Marguerite Duras, Écrire, 1993 – Citation en exergue de La Diagonale de la Joie de Corine Sombrun (2021)

Contexte

Adil Laboudi est acteur et auteur dramatique. Vous l'avez peut-être écouté dans une précédente émission, à propos d'Indestructible, mémoire en feu d’une 504, création théâtrale présentée au Théâtre de la Cité Internationale en février dernier. À cette occasion, Adil avait évoqué la transe auto-induite et je lui avais proposé de revenir pour échanger autour de cette pratique telle que la compositrice, ethno-musicologue, écrivaine, voyageuse et curieuse, Corine Sombrun, l'étudie et lui a transmise.

À des moments précis dans sa vie, au cours de voyages au Pérou et, sur plusieurs années, en Mongolie, Corine Sombrun vit l'expérience de transes chamaniques. De retour en France, face à certains spécialistes qui, en écoutant son récit, craignent pour sa santé psychique, elle décide de solliciter des chercheurs en neuro-cognition. Elle les convainc d’être leur cobaye et de mesurer par électro-encéphalogrammes l'activité de son cerveau, alors qu'elle parvient à entrer en transe auto-induite, et malgré les contraintes scientifiques en laboratoire, d'étudier les changements produits. Elle réitère ensuite l'expérience avec des groupes de personnes qui s'y prêtent collectivement, à Nantes notamment avec des étudiant.es en art, puis avec des chercheurs eux-mêmes, finalement curieux d'aller plus loin et de comprendre en quoi consiste la TCAI, Transe Cognitive Auto-Induite, ce qui l'initie, et à quoi elle initie.

#63 – Le corps comme champs de bataille, autonomie et défis féministes – Transversalité des grèves et liens multidirectionnels – Rencontre avec Verónica Gago20 May 202501:29:14

« Verónica Gago montre comment, en cherchant des solutions pour le marché, les politiques progressistes ont alimenté un double extractivisme qui, d’un côté, dévaste la terre et dépossède les populations avec les mines et l’agrobusiness et de l’autre, ruine les communautés urbaines par une financiarisation de la vie quotidienne. » — Silvia Federici, en préface de La Puissance Féministe ou le désir de tout changer – Verónica Gago

« Ils disent représentation. Nous disons expérimentation. Ils disent identité. Nous disons multitude. Ils disent pouvoir. Nous disons puissance. Ils disent crise. Nous disons révolution. » Paul B. Preciado, cité en exergue – postface deMara Montanaro

Contexte

Rencontre avec Verónica Gago, réalisée en bilingue franco-argentin, par Estelle et traduite par Kate de Nous Toutes Paris, le 9 mai 2025, Librairie Violette and Co, à Paris XIe.

Née en Argentine, Verónica Gago est une philosophe, chercheuse, politologue et militante féministe. Titulaire d’un doctorat en sciences sociales, elle enseigne les sciences politiques à l’Université de Buenos Aires (UBA) et la théorie critique et la théorie du genre à l’Université Nationale de San Martin (UNSAM). Elle est intervenue à l’université de New York (2023) et cette année proposait un séminaire de 6 mois à Paris VIII.

#62 – Écotransféminismes, des communs Trans* : une rencontre avec Emma Bigé et Clovis Maillet14 May 202501:43:00

« Nous nous interrogeons donc : Et si les mots communauté trans* voulaient dire plus que la simple réunion des identités opprimées ? (…) Cela fait longtemps que les vies trans* regorgent de manières de vivre au bord du monde organisé par et pour la fixité de la binarité sexuelle. Et nous sommes toustes tenu.es (quels que soient nos genres) dans l'histoire des gestes qui ont, malgré tout, rendu les vies trans* possibles. Car en prenant soin des vies toxiques, en inventant d'autres parentés, en veillant sur les mort.es, en changeant les manières de faire et de penser le sexe, en apprenant à aimer les transitions, les communs trans* s'efforcent de créer des mondes habitables non seulement pour les personnes trans* mais pour toustes. Ce n'est pas sans ambiguïté et les communs trans* – comme tous les communs du monde – font l'objet d'une prédation incessante. »
Emma Bigé – Clovis Maillet

« Don't exist » est un impératif, une forclusion consacrée. « N’existe pas », ce n’est pas la « néantisation » – la mort sociale queer qu’Eric Stanley articule avec ardeur – pas tout à fait. La néantisation, le néant, c’est rien, pas-une-chose (au sens de la choséité heideggérienne), une exclusion hors de « ce qui compte». Par contraste, « n’existe pas » s’indexe à une intrigue, une condition sociale : celle de la tuabilité, une insistance à la non-existence telle qu’il n’est même pas nécessaire d’articuler la possibilité de tuer, telle que la tuabilité n’a même pas besoin d’être rendue consciente. « N’existe pas » articule une attaque qui porte sur l’ontologie, sur l’être, car dans un tel cas, l’être (le fait, même, d’être) ne peut même être garanti.

Eva S. Hayward – traduite de l’anglais (états-unis) par Emma B.

#(Hors Série) – Paroles des collectifs en lutte – marche Lesbienne* Afrolesbienne* Translesbienne* du 26 avril 202505 May 202500:29:59

« Le 26 avril, c’est la journée de la visibilité lesbienne. Pour nous en tant que collectif transpédégouines marxiste, cette journée est une journée de lutte, car on ne peut pas laisser nos identités de gouines être récupérées ou dépolitisées par le système capitaliste ou par l’État, mais nous voulons aussi gagner des droits. »

« Le L de LGBT c’est pour la lutte ! »

Par Les Inverti.e.s · 9 avr. 2025

Contexte

Prises de paroles du 26 avril 2025, traduite en LSF, place de la Nation
juste avant le départ de la marche, en direction de la Bastille.

Présentes :
@bi_pan_paris
@collectifinsurrectiontrans
@collectif.tendresse.rrradicale
@diivineslgbtqi_plus
@feministesrevolutionnaires
@front_bisexuel
@front_transfem
@label.gouine
@orgasolitrans
@queereducation
@toutesdesfemmes.asso
@outrans
@inverties

À l’oreille
  • Les VaginitesTa gueule – 2023
Pour aller plus loin

Manif de la semaine / TÉLÉBOCAL

#61 – Le langage cheval, les silences de la harde17 Mar 202501:29:59

« On ne se connaissait pas et on a fait le pari de la rencontre, vos poings serrés dans les poches, vos regards perdus devant tant d’espace…
Timidement, vous m’avez suivi vers les chevaux,
Créatures de silence, ils se sont imposés à vous comme une brèche dans un monde qui hurle, un espace où enfin, on peut baisser le son.

Puis ce fut le pari de la confiance, les suivre et vous laisser suivre, les tenir, puis les lâcher, les observer, puis fermer les yeux.
Apprendre leur dialecte silencieux, comme on apprend une langue étrangère ; d'abord quelques mots maladroits, puis des phrases, et enfin, une conversation profonde, intime, presque invisible.
Marcher et bondir avec eux, vous évader, sans tricher.
Partir en forêt et rassurer leur instinct de proies en leur offrant votre sérénité peu à peu cultivée.
Chaque soir, par la pensée, ils vous ont suivi jusque dans vos cellules et en ont élargi l’horizon. (…) »

— Céleste Solsona

« Mes chevaux de vent, mes maîtres silencieux, créatures intercesseuses, entre le visible et l’invisible, le domestique et le sauvage. Nous avons noué nos destins, vos respirations me traversent, vous êtes peuplés de lichens, d’oiseaux, d’espace…
Le tissage de nos existences élargi mon humanité. Dans le sillage de vos pas, je réapprends à faire monde avec les écailles, les écorces, les griffes et les dialectes lointains.
L’autre est ta force ! hurle la harde, prends en soin ! »

#60 – Indestructible (suite), Cœurs fugitifs et Arcanes13 Feb 202501:00:00

« Le théâtre est un espace de rencontres : avec des êtres vivants et morts, avec les autres, avec soi. Et une rencontre, selon ce que nous décidons d’en faire, peut changer nos vies, nous donner force et douceur face au monde. »

« Proposer aux spectateur•ice•s une expérience nouvelle, qui les fasse basculer hors du temps quotidien, crée une zone de magie et de fantaisie, teintée d’humour, associée à des sujets graves du réel et des combats majeurs du féminisme (violences sexistes, sexuelles, patriarcales, santé mentale…). »

— Manon Worms – Krasna, compagnie d'arts vivants à Marseille

Contexte

Seconde partie de leur visite au studio, dans cette séquence, Julie Moulier et Adil Bouladi, acteur·ices dans Indestructible, évoquent leur projet, ce qui est déjà sur le feu, ce qui est en devenir…

Manon Worms nous raconte, dans le sillage de cette création 2024 avec Hakim Bah (Cie Paupières Mobiles), ses travaux et ses rencontres. Elle relate sa découverte au Chili de l'activiste Pedro Lemebel (1952-2015) et comment elle décide de lui rendre hommage dans Cœurs fugitifs, la précédente création de la Cie Krasna.

Dans la continuité, en 2025, Arcanes proposera une plongée dans l'univers de l'écrivaine et travailleuse du sexe Nelly Arcan (1973-2009), autrice de Putain (2001) et de Folle (2004), publiés aux éditions Seuil :

#59 – INDESTRUCTIBLE – Mémoire en feu d'une 50405 Feb 202500:59:59

« Le terme « Indestructible » évoque les luttes, la solidarité, une sorte de ferveur militante, d’espoir, un foyer jamais totalement éteint de résistance qui subsiste à l’intérieur de chacun·e de nous, même dans les périodes les plus sombres, et nous fait avancer. »

– Manon Worms – Cie Krasna

invité.es : Manon Worms (cie KRASNA), Julie Moulier, Adil Laboudi

Contexte

Indestructible est une fiction écrite et mise en scène par Manon Worms et Hakim Bah qui remonte le temps jusqu’à la période des années 68, en France. Entrer dans la salle de spectacle, c’est prendre place à bord de la carcasse d’une vieille Peugeot 504, et remonter le temps de celles et ceux qui l’ont construite, œuvrant pour cela à cette grande mythologie nationale, et écrivant l’Histoire des droits des travailleur.ses immigré.e.s, des militant.e.s de gauche, des communautés féministes et homosexuelles…

On s’y promènera des docks de Marseille jusqu’au Paris révolutionnaire, et on y croisera surtout, au cœur des immenses usines Peugeot de Sochaux, les personnages de Bakary, travailleur et leader politique malien immigré en France, et Cathy, militante d’extrême gauche lesbienne, qui abandonne ses études pour mener la révolution dans les usines aux côtés de la classe ouvrière.

Au plateau, pas de voiture, mais certaines de ses pièces détachées, comme des ossements d’un vieux rêve français et dont les six acteur.ice.s, issu.e.s de générations et d’héritages très différents, sont autant de fragments.

Une histoire de solidarités et de combats pour les droits des minorités, un poème scénique fait de cendres et de ferraille, où fouiller les pépites encore chaudes de l’Histoire pour faire miroiter les généalogies des luttes politiques essentielles d’aujourd’hui.

#58 – Padox ! Où es-tu Padox ?15 Jan 202501:17:02

« L'objet, la figure, la marionnette, matériau brut ou objet élaboré, transfert, exorciste des peurs, parodie des hommes et des sociétés, agit sur les esprits et agit avec esprit. »

— Compagnie Houdart Heuclin (1964-2004), paroles imagées, images parlantes.

Contexte

Où sont les Padox aujourd'hui ? Où en sommes-nous ? Jeanne Heuclin et Dominique Houdart nous racontent leur chemin de création et d'engagement, celui de la compagnie Houdart-Heuclin, créée en 1964 ! Retour en arrière autour des Padox, avec la participation de Killa Peñaherrera, étudiante dans le cadre d'un cursus intitulé « théâtre, performance et société » à UP8.

« Padox, c'est vous, c'est moi, c'est Guignol, Tintin, le Gros Dégueulasse, Bidochon et Gaston (…) »

Les Padox, chœur de quarante marionnettes habitables, ne viennent pas d'ici. Ils sont d'ailleurs. Ils regardent le monde, interrogent dans les théâtres mais aussi dans la rue, dans les quartiers, aussi bien en France qu'à l'étranger.

Au fur et à mesure des années et des voyages, les Padox visitent des zones sombres et rencontrent des personnes en souffrance et en lutte. Ils révèlent l'agentivité du personnage, solitaire solidaire, ses capacités de transfert, et son désir de faire corps. Leurs mises en scène deviennent des mises en commun, en prison, en camp de rétention administrative, en Finlande, à Venise, au Brésil, à Fresnes, en Corée, à Oslo, en Palestine, en manif, place de la République…

À l'oreilleRetour en arrière (1996)

On écoute un extrait : Compagnie Houdart Heuclin – La 3e nuit de Padox

#72 – À l'école Pajol, instituer c'est tenir debout (partie 1)27 Nov 202501:29:57

La pédagogie institutionnelle a un rapport avec le pouvoir : lâcher le pouvoir, partager le pouvoir » Anne Delcourt

Instituer, ça veut dire « tenir debout »… Instituteur, institutrice, c'est celui qui donne
les conditions pour tenir debout, c'est beaucoup mieux que professeur et professer ! » Véronique Rivière

Dès qu'on analyse d'un point de vue matérialiste et au niveau des rapports de pouvoir, la solution ne peut être que collective et certainement pas individuelle chacun dans son coin » Sébastien Charbonnier, la fabrique de l'enfance, anthropologie de la comédie adulte

Se taire pour mieux entendre »L'école du tâtonnement

Contexte

Le 28 septembre 2025, l'avant-première du film documentaire École Pajol, le film, a eu lieu dans la grande salle du Cinéma des

Cinéastes qui était comble, remplie principalement des enfants et adultes en lien avec l'école, élèves, enseignants, parents, nouveaux et anciens. Le film est témoin d'un projet hors norme et validé de la bouche même des élèves et de toustes les intervenant.e.s …

Véronique Rivière et Anne Delcourt sont les deux co-fondatrices de ce projet. Elles ont réussi à le commencer discrètement,

avec d'autres plus ou moins convaincu.e.s ou averti.e.s, comme si de rien n'était : Projet de pédagogie institutionnelle, pédagogie exceptionnelle et incarnée avec une énergie rebelle, créatrice, pour accueillir chaque enfant dans

#57 – Les violences sexistes, violences sexuelles, violences d’État sur les personnes Trans05 Jan 202502:06:54
Avec le Collectif Insurrection Trans

Représentantes : Camille, Nathaniel, Linda
Invitée : Christine Rougemont, artiste et réalisatrice

« Ce qu’il me semble important de relever, c’est que dans non-binaire, l’emphase, l’accent n’est pas tant mis sur le binaire que sur le non… »
Emma Bigé, Paniques morales transphobes

« Face au backlash anti-LGBTQ+, nous refusons d’être écrasé·es, nous refusons de disparaître. »
Chacha Enriquez et le collectif d’auteurices

Contexte

L’émission accueille en direct le Collectif Insurrection Trans, représenté par :

  • Camille : militante autrice, survivante, révolutionnaire.
  • Nathaniel : transmasc, lesbienne, étudiante.
  • Linda : étudiante en philosophie, femme, trans, noire, adoptée d'Haïti.

Invitée spéciale : Christine Rougemont, femme trans, artiste vidéo et réalisatrice, impliquée dans les luttes pour les droits LGBTQI et les droits des travailleurs et travailleuses du sexe.

Réflexions et Engagement

Le collectif désire créer des groupes de paroles, mener des actions directes militantes, et sensibiliser aux violences sexistes, sexuelles, conjugales, institutionnelles et d'État.

#56 – Journée du souvenir Trans inter Paris 2024 – Partie 228 Nov 202401:00:03
Égrainer les noms de celleux qui ne sont plus, se souvenir, s'autoriser à les raconter.

Derrière chaque nom se cache une histoire – une histoire qui renferme probablement beaucoup de joie autant que ce qui leur est tragiquement arrivé à la fin. Je pense que nous avons la responsabilité de raconter ces histoires là où nous le pouvons, et mettre en lumière l’horreur de ce qui leur est arrivé, en fait partie. Nous devons vraiment nous l'autoriser.
Anna-Jayne Metcalfe

18h30, ce 20 novembre 2024, la journée du souvenir Trans 2024 se déroule à Paris devant la mairie du 18e, Place Jules Joffrin, à l'initiative de plusieurs collectifs et associations parmi lesquels : @collectifinsurrectiontrans @acceptess-T @association.outrans @pasttparis et @front_transfem. Mimi – Acceptess-T, et Camille – Collectif Insurrection Trans Paris 18, guident la cérémonie.

Dans cette seconde partie, les prises de paroles se poursuivent et racontent, parlent d'elles-mêmes, à cœur irréversiblement ouvert. En fin d'émission, on peut écouter trois prises de paroles qui ont eu lieu à la fin de la manifestation féministe du 23 novembre 2024, à l'arrivée du cortège à La Bastille. On entend maîtresse catin lire puissamment un texte écrit par Mylène Juste (chronique de LRO#18 avec son invitée Élisa).

Nous écoutons également l'actrice Judith Godrèche livrer son message de solidarité et une intervention d'une militante du Collectif Enfantiste.

#55 – Journée du souvenir Trans inter Paris 2024 – Partie 128 Nov 202401:00:07
Hommage à Frida

Hidden behind every name is a story – one that likely encompasses much joy as well as what tragically happened to them at the end. I think we have a responsibility to tell those stories where we can, and dragging the horror of what happened to them into the light is part of that. We really shouldn't shy away from it

« Derrière chaque nom se cache une histoire – une histoire qui renferme probablement beaucoup de joie autant que ce qui leur est tragiquement arrivé à la fin. Je pense que nous avons la responsabilité de raconter ces histoires là où nous le pouvons, et mettre en lumière l’horreur de ce qui leur est arrivé, en fait partie. Nous devons vraiment nous l'autoriser. »

Anna-Jayne Metcalfe

18h30, ce 20 novembre 2024, la Journée du Souvenir Trans Inter se déroule à Paris devant la mairie du 18e, Place Jules Joffrin, à l'initiative de plusieurs collectifs et associations parmi lesquels : @collectifinsurrectiontrans @acceptess-T @association.outrans @pasttparis et @front_transfem.

Nous écoutons d'abord la bande son d'une compilation d'images d'archives réalisées par Christine Rougemont, vidéo diffusée sur écran géant à l'occasion de cette commémoration et relatant l'historique des TDoR depuis leur origine, en 1999.

Cette année, Frida, tout comme Géraldine, Vanessa, et parmi trop d'autres collègues TDS, est officiellement la dernière personne trans péruvienne victime d'un féminicide. Elle n'a pas survécu aux suites de son agression au Bois de Boulogne en 2022. Sa sœur est sur place pour lui rendre hommage, exprimer sa colère et son soutien à la communauté, ses remerciements à Acceptess-T qui l'accompagne dans le calvaire d'une justice indifférente qui fait traîner l'enquête et maintient le statut quo, s'apprête à refuser la qualification d'un féminicide.

#54 – Danser, métamorphose10 Nov 202401:33:00

« Ainsi l’herbe, j’ai poussé, encore et encore…
J’ai connu sept cent et soixante-dix moules.
Du Minéral je suis mort et devenu Végétal.
Du Végétal je suis mort et devenu Animal.
De l’Animal je suis mort et devenu Humain.
Alors pourquoi craindre la disparition par la Mort ? »
D’après Nowlana Roumi

« Nous agissons en fonction de l'image que nous nous faisons de nous-mêmes. Celle-ci, qui a son tour influence chacun de nos actes, est conditionnée à des degrés divers par trois facteurs : l'hérédité, l'éducation et l'auto éducation… »

« Chacun d'entre nous parle, bouge, pense et sent de façon différente en fonction de l'image de lui-même qu'il s'est forgée au fil des ans. Si nous voulons modifier notre mode d'action, nous devons modifier cette même image que nous avons au fond de nous. Il ne suffit pas de simplement remplacer une activité par une autre ; nous devons également modifier la dynamique de nos réactions. Cela implique non seulement une modification de notre image de nous-mêmes, mais aussi une modification dans la nature de nos motivations, et la mobilisation de toutes les parties du corps qui sont concernées… »
Moshé Feldenkrais, Énergie et bien-être par le mouvement, Dangles éditions, 1993 – Préface p.13 et Chapitre 1 l’image de soi p.21

Avec Anne Martin, danseuse, chorégraphe, praticienne de La Méthode Feldenkrais

Anne Martin est une des trois interprètes au plateau de la création 2024 mise en danse et en scène par Marion Blondeau. Pièce de la compagnie 3arancia, Organicitées...

#53 – « Au Risque de… se rencontrer » cie SeulÀ425 Oct 202401:39:00

Not knowing when the Dawn will come,
I open every Door,
Or has it Feathers; like a Bird,
Or Billows, like a Shore –

Ne sachant quand viendra l’Aube,
J’ouvre toutes les Portes,
a-t-elle des Plumes, comme l’Oiseau,
Ou des Vagues, comme un Rivage –
Emily DickinsonSes oiseaux perdus – 1882-1886

« J'aime me présenter comme quelqu'un de solide dans la vulnérabilité de la scène, raconter une histoire pour en déconstruire d'autres. »
Sarah Ynsa

Contexte

Rencontre avec Eliot Gilbert, circassien, cavalier, acrobate, aérien, porteur – et avec Galaad Sanson, acteur, acrobate, aérien, qui aime se suspendre… Vont-ils nous conduire hors sol, nous percher assez haut dans les arbres, danser avec nous ?

Ils nous racontent leur toute récente création, « Au risque de… », chorégraphie circassienne conçue par le chorégraphe et danseur Thierry Thieû Niang.

La compagnie SeulA4 émerge d'un magma, d'un « cadeau » d'une expérience transmise, du présent d'une tournée hors scène, processus d'improvisations pour 6 interprètes, issu.es du CPPM* et de l'école du cirque de Bordeaux, qui s'adapte à toutes les situations, et qui poussent toutes les portes. Au cirque de se réapproprier la rue, la place, le jardin, le béton, le quai, le couloir, le lit de la rivière… Au Risque de… bouger, au risque de surprendre, au risque de rendre possible la rencontre, de ré-inventer des liens, de souffler des mots à l'oreille, au risque de partager… les risques !

#52 – En toutes « Organicitées »22 Sep 202401:34:00

Le plaisir est beaucoup plus présent et ma technique de danse, c'est la virtuosité du plaisir. »
Germaine Acogny – École des Sables – Sénégal
Entretien dans le cadre de l'enquête de Cécile Proust : Ce que l'âge apporte à la danse

Marion Blondeau se forme au Centre Méditerranéen de Danse Contemporaine de Tunis, puis à L’école des Sables au Sénégal. Elle engage de nombreuses collaborations en tant qu’artiste chorégraphique en France, Tunisie, Égypte, Palestine, Espagne et Afrique du Sud. Depuis dix ans, son travail de création explore, dans une perspective féministe intersectionnelle, la question des corps féminins et de leur parole dans nos sociétés contemporaines, en élargissant son terrain d’investigation aux pays de la Méditerranée et d’Afrique. Elle collabore depuis 2018 avec Phia Ménard au sein de la cie Non Nova et notamment des pièces Saison sèche (2018) et Art.13 (2023).

Praticienne somatique, pédagogue, Marion déploie une recherche en fasciapulsologie ® appliquée au mouvement dansé avec Florence Augendre. Elle active lors d’ateliers et de résidence ces explorations somatiques pour infuser le processus de la création entrain.
Organicitées cherche à déjouer les représentations convenues de nos aînées en mettant en lumière les pratiques intimes, souvent cachées, et les savoirs-faire qui nous lient.

Dans la lignée de Lilith, précédente pièce de la compagnie 3arancia, Organicitées prolonge le travail autour de la chair, des ressentis physiologiques et s’attache à rendre visible les expériences silencieuses que nos corps portent en eux. « En mettant en lumière, ce que nos sociétés occidentales, capitalistes, patriarcales et validistes invisibilisent, soient les corps vieillissants ; la création s’applique à revaloriser la place des aînées et leur puissance dans notre société tout en faisant appel sensiblement aux âges passés, présents et futurs, par exemple comment aller chercher son corps adolescent dans s...

#51 – Le Jardin Singulier, préludes à la grimpe, au chaud pain, aux semences…04 Sep 202401:29:54

On vit avec quelques idées familières. Deux ou trois. Au hasard des mondes et des hommes rencontrés, on les polit, on les transforme. Il faut dix ans pour avoir une idée bien à soi, dont on puisse parler. »
Albert Camus – Le Vent à Djémila.

Contexte

Après Here comes the sun, (AAC#50) la balade au Jardin Singulier se poursuit, s'étend, éco sensible et engagée… Dans ce second épisode, Damien nous parle de l'incroyable spot de Saint-Léger pour celles et ceux qui grimpent et de l'asso Greenspist, Jolane raconte les semences paysannes, leurs révélations et que le pain soigne… Au loin, la compagnie du Parquet Nomade, Marion et ses stagiaires concluent une semaine de stage intensive en jam, dans la nuit étoilée. Sur le marché du village d'à côté (Brantes), Elsa nous explique pourquoi, comment, avec qui Les Dépavées – asso qui fait partie du collectif de L'Internationale de la Boulangerie Mobile – font chauffer le four mobile, en saison propice sur les routes, et si non à Vitry-sur-Seine.

Merci à Nathalie, Jolane, Elsa, Marion et ses stagiaires, à Damien et à toutes celles et ceux qui ne témoignent pas dans cette seconde partie… à suivre !

À l'oreille
  • Gerry Mulligan et Sextet – Prélude in E minor No.4 Op.28 (Chopin)
  • David Lafore – Toc toc toc
  • Cie de Marion Michel – musique et texte performance contact improvisation (extrait)
  • Jimmy Page – Prélude in E minor No.4 Op.28 (Chopin)
Pour aller plus loin
#50 – Here comes the sun. Noces à Saint-Léger : Le Jardin Singulier28 Aug 202401:30:06

Le secret que je cherche est enfoui dans une vallée d'oliviers, sous l'herbe et les violettes froides, autour d'une vieille maison qui sent le sarment.
Albert Camus – Retour à Tipasa

Contexte

C'est une maison aux volets orange au cœur de la vallée où coule une rivière : la vallée du Toulourenc. L'Esprit des lieux, c'est d'abord des éditions et une librairie indépendante et associative dans une forêt, une forêt à lire dans une forêt presqu'intégralement replantée par l'homme, au pied du Mont-Ventoux face nord. Ici, le Jardin Singulier prolonge celui des monts et se transforme. L'ancienne maison forestière de Saint-Léger-du-Ventoux était abandonnée, elle revit : restaurant, terrasses, sanitaires, cuisine, aménagés tout autour des livres et du piano. Les plus engagées et les bénévoles accueillent tout plein d'initiatives, actions, propositions, contributions, concerts, rencontres, spectacles, installations, land art, ateliers et performances, toutes poétiques, toutes singulières, ramifiées pour se croiser à l'ombre des forces en présence, celles du vent, du soleil, des montagnes, des gorges, de la rivière…. Des planches, des sentiers, des falaises, un théâtre de verdure, des assiettes succulentes, des boissons rafraîchissantes, des vélos, des jeux, à partager, jouer, escalader, boire, manger, boulanger, graver, se balader, dialoguer, improviser, danser les pieds dans l'eau et la tête filante. Toulourenc, signifie moins « tout ou rien » (comme on le raconte le plus souvent) que la « source (Tolo, Toron) qui coule droit devant », torrent et gorges. Voici, à la mi-août 2024, cinq ans après l'inauguration du projet initial, quelques voix au hasard des rencontres pour dire un peu de cette singulière aventure, première épisode autour d'un jardin éco-somatique, puisqu'ici les pratiques et les expérimentations, trop souvent indifférentes les unes aux autres, s'interpénètrent et circulent. Welcome, here ...

#49 – Voyage au bout de la paralympie04 Jul 202401:29:58

Laissez-moi être fatigué, être inadapté. / Laissez-moi être
un problème pour ceux qui veulent me soumettre
Alien, Milk Coffee & Sugar

Contexte

Des futurs dévalidés. « Alors que les Jeux Olympiques s'apprêtent à gâcher l'été de milliers de personnes, je me suis dit qu’il pourrait être intéressant de revenir sur une facette dont on parle beaucoup moins : les Jeux Paralympiques. En effet, il est assez simple de trouver des critiques sur le modèle en général, mais assez peu sur les implications pour les personnes handicapées, qu’elles soient ou non athlètes. Si l’on en croit les discours officiels, les Jeux Paralympiques sont une véritable aubaine pour les handiEs.

On se félicite de la construction de logements ou de services publics aux normes, sans trop interroger le fait qu’il ait fallu attendre jusque-là. » C'est ainsi que débute « Jeux paralympiques, le prix de la diversité » d'Harriet De Gouge : « Je ne suis pas chercheureuse, ou journaliste et je n'ai rien à vous vendre. Je revendique le droit de me tromper, de changer d'avis, et même de publier mes textes avec des fautes. C'est un espace où on peut parler depuis la marge.

Ici en l’occurrence, celle d'une personne noire, handicapée et queer. Harriet de G » Depuis ses « partages de bouts de réflexions, ressources et questionnements, souvent depuis une perspective anti-validiste et intersectionnelle », disons dans leur inspiration, beaucoup d'autres textes sur les ravages/saccages des jeux olympiques 2024 et la pitié et charité que vendent historiquement les jeux paralympiques, nettement moins fréquentés par le grand public en liesse, circulent sous les manteaux.

#48 – Biotenségrité, fascias, réveil osseux : une douce flottaison mouvante29 May 202401:29:58

« Bone is fascia » …

« nos os sont des fascias solidifiés »

Stephen M. Levin (chirurgien orthopédique)

« Durant la période embryonnaire, il se passe énormément de choses; dès le quinzième jour in utéro, « nous sommes » déjà trois strates tissulaires qui vont subir des plicatures des points d’enroulement, de déroulement. Une main exercée pourra retrouver des zones de « réticence à l’enroulement » ou à « bien vouloir » y retourner.

Les ellipses (lemniscates) sont un fil conducteur possible pour l’ostéopathe. Une autre mémoire est la mémoire évènementielle de tous les incidents, accidents, physiques, émotionnels, psychiques qui ont ponctué notre vie personnelle, micro-traumatismes ou macro-traumatismes ». Les tissus restent emprunts de douleurs inflammatoires, de rétractions tissulaires, de fibroses… et le corps s’organise parfois en urgence, sans réelle vigilance.

L’ostéopathie soulage par une action mécanique certaines douleurs chroniques et travaille sur la posture… Tant qu’on est en équilibre postural, tout va bien ; si on s’en éloigne, à nous de retrouver le lieu autour duquel on peut osciller dans toutes les directions pour avoir le maximum de disponibilités… »

Michèle Tarento – Ostéo éveil®

Contexte

Michèle Tarento est conceptrice de l’ostéo éveil® et auteure d’articles scientifiques et de deux ouvrages parus aux éditions Sully : Construire son corps avec l’ostéo éveil et la biotenségrité (2016) et Biotenségrité, fascias, ostéopathie, vers une perception consciente de l’architecture dynamique du corps (2021).

#71 – Ce qui tient : du devenir, de la praxis, du collectif – L'École de philosophie05 Nov 202501:42:17

Le devenir minoritaire comme figure universelle de la conscience s’appelle autonomie. »

[…] Bien sûr, les minorités sont des états définissables objectivement, états de langue, d’ethnie, de sexe, avec leurs territorialités de ghetto; mais elles doivent être considérées aussi comme des germes, des cristaux de devenir, qui ne valent qu’en déclenchant des mouvements incontrôlables et des déterritorialisations de la moyenne ou de la majorité. »
Gilles Deleuze, Félix Guattari, Mille plateaux. cité p.92 et p.95

L’hexis corporelle désigne la façon dont l’habitus informe jusqu’à notre corps. La philosophie comme pratique de langage apparaît ainsi aussi comme une technique du corps. »
Pierre Bourdieu, Ce que parler veut dire, cité p.36

En d’autres termes, il n’est pas vrai qu’une « position subjective » préexiste à l’énonciation qu’elle occasionne, car certains types d’énonciations démantèlent les « positions subjectives » mêmes par lesquelles elles sont apparemment rendues possibles. »
Judith Butler, Ces corps qui comptent. De la matérialité et des limites discursives du « sexe ». cité p.41

Contexte

La présentation de CE QUI TIENT, livre collectif paru aux éditions Burn~Août, a été enregistrée au Merle Moqueur, Librairie à Paris (20).

#47 – « Ce qui nous retient de nous toucher ». Une journée avec Emma Bigé (Partie 2)26 May 202401:30:00

À la fin de Trans*. Brève histoire de la variabilité de genre, le théoricien culturel Jack Halberstam cite une phrase des Sous-communs de Fred Moten & Stefano Harney que l’on peut répéter à notre tour en ces temps sombres où les fascismes emploient les vies trans comme chair à canon : « Je n’ai pas besoin de ton aide. J’ai juste besoin que tu comprennes que cette merde te tue toi aussi, même si elle le fait plus lentement. Tu captes, espèce d’enfoiré*e ? »
Voilà la formule de la coalition à laquelle les mouvements trans appellent : pas seulement la défense des vies trans (dont nous avons certes urgemment besoin), mais aussi la réalisation que les attaques sur les vies trans sont un dangereux cheval de Troie pour faire insister, dans nos imaginaires, l’idée selon laquelle personne ne devrait avoir le droit d’inventer des manières d’échapper à l’oppression. »
Emma Bigé – Paniques morales anti-trans – ou comment les guerres culturelles bénéficient aux extrêmes-droites

Partie 2 d'une journée (5 mai 2024) avec Emma Bigé.

Larret. Après la Jam hebdomadaire, Emma Bigé reprend le micro pour nous parler de son livre Mouvementements, pour une écologie politique de la danse. Emma raconte également ses liens avec Steve Paxton et Nancy Stark Smith, ses travaux de traduction de la revue Contact Quarterly, et elle revient sur « ce qui nous retient de nous toucher » article co-écrit avec Myriam Rabah-Konaté dans La Perspective de la pomme, histoires des politiques et pratiques du Contact Improvisation.
Le Contact Improvisation est une pratique somatique et un laboratoire nano politique qui peuvent tout autant contribuer à effacer certains traumatismes en questionnant les chorégraphies personnelles ou sociales, que s'avérer re-traumatisant… « Malgré ou à cause des potentiels d'ouverture q...

#46 – Paniques morales anti-trans & vandalisme queer. Une journée avec Emma Bigé (Partie 1)22 May 202401:30:02
En descendant à la rivière à Larret-en-mouvement,
à propos des paniques morales transphobes, ou comment les guerres culturelles bénéficient aux extrêmes-droites, suivi d'une « lecture chorale » de Vandalisme queer de Sara Ahmed

Y a-t-il une façon d'être intellectuelle qui n'est pas sociale ? Quand je pense à la manière dont nous utilisons le mot « étude », je crois que nous sommes attachés à l'idée que l'étude est ce qu'on fait avec d'autres. C'est parler et se balader avec des gens, travailler, danser, souffrir – une irréductible convergence des trois, contenus dans l'expression pratique spéculative. Il y a l'idée d'une répétition – être dans un genre d'atelier, jouer dans un groupe, en impro, des vieux assis devant chez eux, ou des gens qui travaillent ensemble à l'usine… ces différents modes d'activité. (…) Faire ces choses signifie être impliqué·e dans une sorte de pratique intellectuelle commune. Ce qui est important c'est de réaliser que ça a déjà été le cas – parce que cela (te) permet d'accéder à toute une histoire de la pensée, multiple, alternative.

Stefano Harney & Fred Moten – Les sous-communs – Planification fugitive et étude noire

ContexteLarret, Dimanche 5 mai 2024

Larret-en-mouvements est un lieu de vie collective, de création et d’accueil où se développent des projets autour du geste et du mouvement dansé dans leur dimension écologique. Un lieu éco-somatique pour celleux qui y habitent et celleux qui viennent, danseureuses, chercheureuses, philosophes, artisan.es, curieux.ses… Des studios de danse, on descend jusqu'au bord de la Dronne en un petit quart d'heure, par la forêt.

Avez-vous déjà passé Une journée avec Emma Bigé ?

À quoi ressemble une journée à Larret à ses côtés ? À une journée dense et compostée.

#45 – Collectif Transistor : Rien à propos de nous sans nous !18 May 202401:30:00

« Nihil de nobis, sine nobis »

« Nothing about us without us »

Le Collectif Transistor

Association d'auto-soutien de personnes trans et travailleur'euse's du sexe (TDS) souhaitant créer du lien intra-communautaire avec les personnes isolées ou en besoin d’accompagnement, ainsi que visibiliser les problématiques et les situations vécues par les personnes trans et TDS.

« La Journée Internationale contre l'homophobie et la transphobie a été initiée en 2003 au Québec par la Fondation Émergence. La date du 17 mai est une référence au 17 mai 1990, date à laquelle l'Organisation Mondiale de la Santé retire l'homosexualité de sa liste des maladies mentales. Cette journée est l'occasion de sensibiliser le grand public aux enjeux de la diversité sexuelle et de genre et de prendre des actions pour rendre le monde plus inclusif de la diversité sexuelle et de genre. » Fondation Émergence

Contexte

Le dimanche 5 mai 2024, comme dans de nombreuses villes, une manifestation a eu lieu à Angoulême, à l’appel du Collectif Transistor et de plus de 800 collectifs et personnalités, politiques, artistiques, militantes et intellectuelles à se rassembler partout en France face aux « attaques contre les droits trans et reproductifs, n’attendons plus, faisons front ». J’avais proposé de tendre le micro durant l’AG organisée par Mylène et Zoë de Transistor, qui a eu lieu tout de suite après la manif. Nous avions alors procédé à un vote à la minorité, et j’avais rangé le zoom ! Suite à l’exposition de la situation et aux échanges, j’ai invité Mylène et Zoë ...

#44 – Déborder « Des Jardins et des Ruines, Art. 13 »08 May 202401:16:00

« Toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l'intérieur d'un État. Toute personne a le droit de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays. » Article 13 de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme

« (…) il faut bien commencer par s’occuper du socle si l’on veut en finir avec la statuaire triomphante ! Contrairement au jardin et ses envies de liberté, le socle exprime ici notre résistance à vouloir déconstruire. Dans Art. 13, la statue de la pièce est aussi particulière. Elle évoque cette vénération de nos sociétés occidentales pour le corps. Elle est une sorte de célébration de notre maîtrise contemporaine et libérale du corps qui le sculpte et le commercialise. »

Phia Ménard – avril 2023

« Vous ne savez pas marcher, vous ne savez pas courir, et il va falloir voler »

Hervé Diasnas – la danse clandestine

Contexte

Phia Ménard est circassienne, jongleuse, chorégraphe, danseuse, metteure en scène et interprète, fondatrice de la Cie NON NOVA.
Merci Phia Ménard d’être avec nous, dans le studio de Cause Commune… au Rendez-vous pris en janvier dernier à la MC93 à Bobigny, le 23 janvier 2024 exactement, à l’occasion de la première date de ART.13. création 2023 de la cie Non Nova. Ce soir là, la compagnie Non Nova réclamait encore clairement que soit retiré le projet de loi Darmanin sur l’immigration, l’intégration, l’asile, à l’avant-scène du plateau, sur un écriteau, comme un coda supplémentaire, à la fin du spectacle, lors des applaudissements. Dans le même espace scénique, au tout début, une plaque funéraire portant le nom d’Aylan Kurdi, invitait à se ressouvenir de la photo de presse de cet enfant syrien, retrouvé mort noyé sur une plage en Turquie, tout comme sa mère et ses deux jeunes frères, alors qu’ils tentaient en famille de traverser l...

#43 – Jouer, déjouer, faire jouer – L’Inventaire animé / Théâtre du Mouvement (Partie 2)24 Apr 202400:59:54

Ton chemin, voyageur se sont tes foulées,
et rien de plus…
Voyageur, il n’y a pas de chemin…
le chemin se fait en marchant

Antonio Machado

« Et ne pas dégoupiller la grenade trop tôt, trop vite (…) en jouer ! »

Claire Heggen – lors d’un débat au Théâtre de la Marionnette à Paris Le Mouffetard, suite à la représentation de « L’Inventaire animé » en Mars 2024

Contexte

Nous poursuivons notre échange avec Claire Heggen et Elsa Marquet Lienhart (AAC#42). Nous évoquons plusieurs créations du Théâtre du Mouvement (Encore une heure si courte, Blancs… sous le masque, Aeterna et L’inventaire animé, notamment).

Le Pierrot Lunaire d’Arnold Schönberg, interprété, mise en scène musicalement et dramatiquement chorégraphié par Elsa Marquet Lienhart, évoque son travail et ses récentes expérimentations d’un va et vient entre les musicalités, celles des sons comme celles des gestes, celles du mouvement.

Claire Heggen et Elsa Marquet Lienhart sont toutes les deux artistes pluridisciplinaires, mime, danseuse, chorégraphe, metteure en scène, scénographe, actrice, musicienne, instrumentiste, compositrice, pour essayer d’égrener tout ce qu’elles aiment et peuvent faire ensemble.

Formatrices, pédagogues exceptionnelles, maîtresses dans leurs arts et la façon de les transmettre, d’en donner les clés, d’ouvrir les portes et les « porté.es » – qu’il s’agisse de celles musicales ou de ceux corporels – et de créer de la musicalité, du contact, de la pensée, du mouvement, du rythme, du son, des images, des liens. Ah ! J’oubliais… elles sont toutes deux marionnettistes, évidemment ! Clowns aussi certainement… irrémédiablement !

#42 – Comment plutôt que pourquoi, loin et près à la fois – Théâtre du Mouvement (Partie 1)19 Apr 202400:59:54

« Il faut être loin et près à la fois. »

Étienne Decroux

« Pour moi, la pensée du mouvement nourrissait le mouvement de la pensée et inversement. Je retrouvais ainsi mon interrogation sur le « comment ? »
plutôt que sur le « pourquoi ? » et cela résonnait avec l’expression d’Étienne Decroux : Tout est dans la manière. * »

Claire Heggen

« Un art suppose une analyse, une décomposition, une recomposition (comme en chimie). *Tout est dans la manière. »

Paroles sur le mime – Étienne Decroux

Contexte

Bonjour, et merci Claire Heggen, merci Elsa Marquet Lienhart, de nous accueillir à Pantin pour cette conversation, cet échange entre vous, avec nous. Vous avez un lien « fort », vous êtes mère et fille, toutes deux et en même temps !

Vous êtes toutes les deux artistes pluridisciplinaires, mime, danseuse, chorégraphe, metteure en scène, scénographe, actrice, musicienne, instrumentiste, compositrice, pour essayer d’égrener tout ce que vous aimez et pouvez faire ensemble. Vous êtes aussi des formatrices, pédagogues exceptionnelles, maîtresses dans vos arts et la façon de le transmettre, d’en donner les clés, d’ouvrir les portes et les « porté.es » – qu’il s’agisse de celles musicales ou de ceux corporels – et de créer de la musicalité, du contact, de la pensée, du mouvement, du rythme, du son, des images, des liens. Ah ! J’oubliais… vous êtes toutes deux marionnettistes, évidemment ! Clowns aussi certainement… irrémédiablement !

#41 – À temps (a poem), tribute to Steve Paxton22 Mar 202401:00:00

On ne peut toucher sans être touchée en retour. Tout ce que tu touches, tu le changes. Tout ce que tu changes te change, écrit Octavia E. Butler. Et c’est aussi ce que dit le mot hapticalité. L’hapticalité contraste avec l’opticalité.
Emma Bigé, Mouvementements, écopolitique de la danse – chap. Zones de contact, p.119

« Proche, et lointain
un danseur en mouvement
trouve l’itinérance
sur son chemin »
À temps, Timely (a poem) by Steve Paxton, 1977

Avec Carey Jeffries, Claire Filmon et Aurélie Vilette

Steve Paxton (21-01-1939 / 20-02-2024) s’est éteint, il y a juste un mois. Voici un tissage de ses textes, paroles sensibles, paroles agissantes lues par Carey Jeffries, Claire Filmon et Aurélie Vilette, toutes trois danseuses, contact danseuses, performeuses.

Nous nous sommes retrouvées comme par magie au studio de Cause Commune pour piocher parmi les très nombreux écrits de Steve Paxton, plaisir de les lire, de les écouter ensemble. Les donner à entendre, a tribute to and by Steve Paxton, et en l’honneur également du recommencement, de l’équinoxe, du cycle du printemps. La plupart des extraits sont des traductions (depuis l’anglais) d’Emma Bigé que nous remercions pour son encouragement et la somme de ses recherches notamment au sujet de la Danse Contact Improvisation.

#40 – There is music in the air !28 Feb 202401:29:55
Partie 1 : Découvrir nos voix, un voyage ailleursAvec ZWAANTJE DE VRIES & ORLY ASODY et Marion Frotin, interprète

« Avant d’être beau, le son est humain. » Roy Hart
« Je crois que tout le monde peut créer des sons et les structurer : faire de la musique ! » Orly Asody

Contexte

Toutes deux performeuses, praticiennes, professeures, chanteuses, compositrices de musique et de danse « expressi », Orly Asody et Zwaantje de Vries cohabitent ensemble dans l’art de créer.
Créer d’abord un espace d’écoute, une écoute subtile, un espace où tout bouge ensemble, où les voix dansent, où les danses chantent. Il y a de la musicalité partout, de la musique dans l’air…

Des liens où ne s’expriment que les voix, des voix de plus en plus humaines.

Nous échangeons en rebroussant chemin, à partir du stage Voix et Danse : There is music in the air, qu’elles proposent et dirigeront ensemble sur Paris en avril prochain, sur les voyages que les voix improvisent et procurent, jusqu’aux origines de cette incroyable histoire du CAIRH – Centre Artistique International Roy Hart – à la découverte de la voix humaine.

Libérer sa voix, défaire les nœuds de nos émotions profondes sans nier l’obscurité, retrouver la capacité de communiquer avec les autres en acceptant notre part d’ombres et en prenant le temps si nécessaire de régler nos conflits, pour ainsi réellement trouver la possibilité de créer et d’être en devenir ensemble.

#39 – Faire corps avec le bois « Au bord de nos nuits blanches » – Partie 231 Dec 202301:30:07
En plateau

Elsa AloisioJulie MoulierFrançoise GilAnaïs De LenclosMimi Aum Neko

Photo @Moderato

Contexte

Faire corps avec le bois ? Le 21 décembre, nous avions pris l’antenne car le sujet et les invitées en plateau le rendaient logique et évident, urgent. Si le direct (AAC#38) présente « Au bord de nos nuits blanches » – fiction immersive inspirée de faits réels, réalisé par Elsa Aloisio avec des travailleuses-travailleurs du sexe et avec des acteurices, notamment Julie Moulier qui interprète Reb, la travailleuse sociale de la fictive Maraude rouge, dans cette seconde partie d’émission nous continuons à dialoguer, partager notre écoute, nos échanges, nos lectures…

Synopsis – 29’ – sortie en salle en 2022 : Reb, travailleuse sociale, se bat corps et âme pour ramener un semblant de dignité à une frange oubliée de la société : les travailleuses travailleurs du sexe. Une nuit d’été, un cri déchirant vient rompre le calme du bois : Maria, une prostituée transgenre, a été assassinée. Ce sera l’occasion pour Reb et les prostitué.e.s de prendre la parole que personne ne leur donne.

Grâce à Act-up et ses militantes, le projet a débuté de longue date et émerge finalement autour d’un deuil, autour de trop nombreux deuils, celui des TDS qui meurent ou sont violentés chaque année, et notamment celui de Vanesa Campos péruvienne Trans tragiquement assassinée, dans le bois de Boulogne en 2018.

Depuis la loi de pénalisation des clients, votée en mars 2016, Elsa Aloisio filme.

#38 – Faire corps ensemble « Au bord de nos nuits blanches » – Partie 124 Dec 202301:03:00
En plateau

Elsa AloisioJulie MoulierFrançoise GilAnaïs De LenclosMimi Aum Neko


Photo ZAEL CARTON

Contexte

Faire corps ensemble ? Nous avons pris l’antenne en direct car le sujet et les invitées en plateau le rendaient logique et évident. La première partie est ce direct avec quelques retouches et incursions, elle présente « au bord de nos nuits blanches » – fiction immersive inspirée de faits réels, réalisés avec des TDS et des acteurs pro. Une seconde partie (AAC#39) d’émission suit, dans la continuité des enregistrements de nos échanges réalisés hors antenne ce même jour.

Synopsis – 29’ – sortie en salle en 2022 : Reb, travailleuse sociale, se bat corps et âme pour ramener un semblant de dignité à une frange oubliée de la société : les travailleur.se.s du sexe. Une nuit d’été, un cri déchirant vient rompre le calme du bois : Maria, une prostituée transgenre, a été assassinée. Ce sera l’occasion pour Reb et les prostitué.e.s de prendre la parole que personne ne leur donne.

Grâce à Act-up et ses militantes, le projet a débuté de longue date et émerge finalement autour d’un deuil, autour de trop nombreux deuils, celui des TDS qui meurent ou sont violentés chaque année, et notamment celui de Vanesa Campos péruvienne Trans tragiquement assassinée, dans le bois de Boulogne en 2018.

#HS – Rassemblement à Paris pour les droits intersexes02 Nov 202500:48:00

Pour les un.es, il s'agirait d'un phénomène très marginal et confiné au champ médical, pour les autres un enjeu social et politique essentiel. » Michal Raz, Intersexes : du pouvoir médical à l'autodétermination

Avons-nous vraiment besoin d'un vrai sexe ? »
préface de Michel FoucaultHerculine Barbin dite Alexina B., mémoires (1978)

Contexte

Samedi 1er novembre à 16h place Stravinsky (Paris) a eu lieu un Rassemblement pour les droits intersexes, au mitan de la Quinzaine de la visibilité intersexe du 26 octobre au 8 novembre 2025.

À venirJOURNÉE DE SOLIDARITÉ ET DE MÉMOIRE INTERSEXE :
Samedi 8 novembre de 10h à 20hà l’Auditorium de l’Hôtel de Ville de Paris (5 rue Lobau, Paris) – sur inscription ici :

  • 10h30-12h : Panel : Droits des personnes intersexes en France et en Europe – avec Amnesty International France et l’OII Europe
  • 13h-14h30 : Panel : L’intersexophobie, au croisement des oppressions adultistes, sexistes et LGBTphobes – avec Le Planning Familial, le Collectif Enfantiste et l’Inter-LGBT
  • 15h-16h30 : Panel : Parler de l’intersexuation, avec les personnes intersexes – avec L.Pepy et Floriane Devigne.
  • 17h-18h30 : Représentation : Mémoires de Clémentine Delait, femme à barbe
  • 19h-19h45 : Solo de Suzanne suivi d’un bord plateau
À l'oreille...
#37 – Par la Danse, par la Lutte… l’Outil Théâtre29 Nov 202301:00:00
Contexte

Acteur, danseur, metteur en scène, paysan normand et indonésien à la fois, militant associatif au croisement de nombreuses luttes, Alain Papin danse partout, sauf sur la scène qu’il a délaissé tranquillement…

Après avoir cofondé à Rouen dans les années 1980, Le Safran, compagnie transformée en collectif d’artistes et de jeunes formations multidisciplinaires, au passage à l’an 2000, Alain s’adapte, bricole et résiste. De la rue investie par d’intempestives BIT (brigades d’interventions théâtrales) dans la veine de l’Agit-Prop, aux espaliers de surprenants jardins en lisière de la forêt sur Andelle ou sur les bords des rizières lès Yogyakarta, Alain cultive et sème.

Nous évoquons le théâtre pauvre, le théâtre laboratoire, le théâtre polonais, ses grands maîtres du théâtre anthropologique, Jerzy Grotowski (1933-1999), Ludwig Flaszen (1930-2020), Eugenio Barba (1936), … Et comme il s’agit de célébrer ensemble plusieurs anniversaires, je fais vœux de consacrer quelque prochaine émission à ces géants « sacrifiés » à redécouvrir urgemment, pour qu’ils reversent du siècle dernier leur vécu dense d’humanité et leurs utopies précieuses, leur engagement réel. Promesse de les écouter préparer l’engrais fertile du « corps instrument », compost actif des terres explorées à disposition des générations nouvelles…

Merci Alain d’être venu souffler ce chemin désirable, pour les deux ans de l’émission Accords aux corps et d’honorer la radio Cause Commune de ta présence, avec tout le plaisir que je souhaite aux auditeurices de t’écouter raconter ton propre chemin au fil de notre échange libre et joyeux…

#36 – Des soins naturels : de vieux en mieux !25 Oct 202301:00:00
En plateau (ou presque)

Sylvie Gauthier, Anne Portier, naturopathe
Dr Frédéric Rérolle, gériatre homéopathe

Avec le vieillissement de la population française apparaît une société de la longévité… qui peine pourtant à accepter et à reconnaître ses aînés.

Contexte

« Le vieillissement est un phénomène naturel qui commence dès l’état embryonnaire, concerne jusqu’à la moindre cellule de tous les organes et dure toute la vie. Cependant, indépendamment du patrimoine génétique, différents facteurs concourent à le retarder : une alimentation saine et équilibrée qui écarte les plats industriels bourrés d’excipients, de conservateurs, de sucres et de graisses ; une hygiène de vie qui fait la part belle à l’activité physique et à un sommeil de qualité – sans lequel le cerveau ne récupère pas correctement ; les interactions avec autrui ; l’envie de créer ; le contact avec la nature ; des traitements naturels, de préférence, à la place de trop nombreux médicaments chimiques aux effets indésirables. »

Anne Portier, Sylvie Gauthier et le Dr Frédéric Rérolle nous font ici l’honneur de venir présenter « Vivre vieux, Vivre mieux » faussement sous-titré soins naturels pour les seniors, car ce livre qu’ils cosignent et qui vient de paraître aux éditions Terre Vivante s’adresse à toustes : « Tous trois, nous avons vécu plus de la moitié de notre vie, et en dépit de quelques désagréments inhérents à l’âge, nous avons encore de beaux jours devant nous. Sans doute marchons-nous moins vite qu’autrefois. Sans doute notre esprit vagabonde-t-il souvent hors des réseaux sociaux. Mais nous avons, vrillées au corps, d’autres valeurs : solidarité, entraide, écoute et atten­tion aux autres… En quelque sorte, les prémices de la sagesse. Considérée sous cet angle, la vieillesse prend des allures de noblesse que tout le monde pourrait s’approprier. »

#35 – Qu’elle accepte de me revoir…27 Jul 202301:23:02
L’adoption internationale au cœur du film Juan de Louise Heem

Je ne m’attendais pas à découvrir autant d’histoires comme celle de Juan, et celle de Juan, elle est soft ! C’est hyper important de soutenir ces personnes – qui recherchent leurs origines, leur identité – car elles se retrouvent seules et en plus, je vais être vulgaire mais c’est ce qui se passe, on leur dit de fermer leurs gueules »

Louise Heem – extrait de la présentation lors de la projection de Juan à la Maison de l’Amérique latine – juillet 2022

I AM / Je suis / Illégalement adopté-e à travers le monde. Je suis parce que j’existe, bien avant mon adoption. Je suis, malgré que l’on m’invisibilise depuis tant d’années. Je suis parce que nous sommes nombreux dans la même situation. Je suis, nous sommes, car nous ne nous révoltons pas ! Nous nous indignons ! »

Javier – Association I AM

Contexte

Louise Heem est actrice, réalisatrice et scénariste, également interprète en milieu social, polyglotte et très engagée dans les sujets qu’elle interroge, met en question, en scène, au théâtre d’abord puis au cinéma… Nous évoquons son premier moyen métrage El dia de la virgen (2016), puis Juan (2022), long métrage et très beau témoignage réalisé avec son cousin Jean, adopté en Amérique Latine par son oncle et sa tante. Juan filme et raconte le retour de Jean au Paraguay, sur les traces de sa famille biologique et de son histoire, celle d’une adoption qui a eu lieu 30 ans plus tôt, en 1987.

#34 – L’Ostéopathie – Partie 214 Jul 202301:00:08
Cancer, maladies auto-immunes : Le soi / Le non soi

Tant qu'on n'aura pas diffusé très largement à travers les hommes de cette planète la façon dont fonctionne leur cerveau, la façon dont ils l'utilisent et tant que l'on n'aura pas dit que jusqu'ici cela a toujours été pour dominer l'autre, il y a peu de chances qu'il y ait quoi que ce soit qui change.

Henri Laborit, in Mon oncle d'Amérique d’Alain Resnais

Chaque niveau d’organisation constitue les éléments de l’ensemble qui l’englobe, et l’on peut aller ainsi de l’atome, à l’espèce humaine, sur la planète. Or chaque niveau d’organisation présente un fonctionnement qui dépend du niveau qui l’englobe, et le fonctionnement de chacun d’eux concourt au fonctionnement de l’ensemble. En retour, le fonctionnement de l’ensemble, s’il maintient la structure de cet ensemble, protègera du même coup la structure de tous les autres niveaux d’organisation englobés.

L’esprit du grenier, Henri Laborit.

Contexte

Ostéopathe certifié du CREDO énergéticien – Centre de Recherche et d’enseignement de l’ostéopathie – en 2006, thérapeute Manuel, énergéticien, Yves Grognu est également formé en magnétisme et en accompagnement en articulation égo et conscience. Par sa pratique des arts martiaux, et notamment de l'aikido depuis 27 ans, il a acquis une approche sensitive du corps physique et énergétique. Yves Grognu nous raconte pourquoi il est ostéopathe, et pourquoi il ne l’est pas.

#33 – L’Ostéopathie – Partie 113 Jul 202301:02:24
Lien et interaction : l’englobé / l’englobant

Tant qu'on n'aura pas diffusé très largement à travers les hommes de cette planète la façon dont fonctionne leur cerveau, la façon dont ils l'utilisent et tant que l'on n'aura pas dit que jusqu'ici cela a toujours été pour dominer l'autre, il y a peu de chances qu'il y ait quoi que ce soit qui change.

Henri Laborit, in Mon oncle d'Amérique d’Alain Resnais

Chaque niveau d’organisation constitue les éléments de l’ensemble qui l’englobe, et l’on peut aller ainsi de l’atome, à l’espèce humaine, sur la planète. Or chaque niveau d’organisation présente un fonctionnement qui dépend du niveau qui l’englobe, et le fonctionnement de chacun d’eux concourt au fonctionnement de l’ensemble. En retour, le fonctionnement de l’ensemble, s’il maintient la structure de cet ensemble, protègera du même coup la structure de tous les autres niveaux d’organisation englobés.

L’esprit du grenier, Henri Laborit.

Contexte

Ostéopathe certifié du CREDO énergéticien – Centre de Recherche et d’enseignement de l’ostéopathie – en 2006, thérapeute Manuel, énergéticien, Yves Grognu est également formé en magnétisme et en accompagnement en articulation égo et conscience. Par sa pratique des arts martiaux, et notamment de l'aikido depuis 27 ans, il a acquis une approche sensitive du corps physique et énergétique. Yves Grognu nous raconte pourquoi il est ostéopathe, et pourquoi il ne l’est pas.

L’ostéopathie ne se substitue pas à la médecine « classique » allopathique mais en tant que technique thérapeutique se propose d’être complémentaire et gagnerait davantage à dialoguer avec elle et être reconnue dans sa vision et ses possibles. Apprendre en lien à refaire des liens… avec son corps, avec les autres ?

#32 – Un retrait du dehors, une percée dans le dedans. La peinture est ailleurs03 Jul 202300:59:57
Émission enregistrée in situ le jour de l’accrochage de l’expositionLa peinture est ailleurs
Exposition du 28 juin au 10 juillet 2023
Espace d’exposition du 59 RIVOLI
59 rue de Rivoli, 75001 ParisContexte

Ce projet d’exposition « La peinture est ailleurs / 4 Peintres » est survenu de la liaison d’amitié existante avec Jesper Boysen, peintre venu du Danemark, de la relation forte et partagée depuis plusieurs années avec Edwige Aplogan, plasticienne venue du Bénin, et des nombreux points communs et belle amitié avec Sergiu Zancu, peintre venu de Roumanie.

Navigation entre nos passés, nos origines, nos rêves, nos doutes, nos vies. Au premier regard nos travaux peuvent sembler différents, mais ils se rejoignent, se retrouvent liés dans le désir de peindre, la fièvre du geste, la soif de l’inattendu.

Une peinture liée au désir, à sa force, à sa clause. Regarder la peinture en elle-même et en son corps. S’efforcer vers la peinture. Répondre d’envoutement en envol gracieux, laisser le geste affleurer à la surface de la toile, saisir le corps de la peinture. La toucher. Y puiser ses forces. La vivre.

Les quatre peintres-amis sont des « mordus de peinture », de l’acrylique à la peinture à l’huile, des pastels aux ocres, à la lumière de la peinture, à la matière, cheminant de l’école classique à l’abstrait et de l’autodidacte au symbolisme.
Aucune différence entre la peinture figurative et la peinture dite abstraite, pour eux. Seule la force des couleurs, l’énergie et le désir transcendés par le geste présent et vif, le désir de la peinture creuse leurs toiles, déchire le silence du papier.

#31 – Deep Contact Dance : pratiques somatiques et improvisations15 Jun 202301:30:01

Avec Material For the Spine, j'étais intéressé à allier une approche technique aux résultats d'improvisation. C'est un système d'exploration des muscles intérieurs et extérieurs du dos. Il vise à amener la lumière de la conscience sur le côté obscur du corps, c'est-à-dire les côtés peu visibles, et à soumettre les sensations à l'esprit pour examen.

Steve Paxton, fondateur du Contact Improvisation ou Danse contact

Contexte

Carey Jeffries est une artiste pluridisciplinaire, danseuse, performeuse et artiste visuelle. Anglo-irlandaise, elle est installée à Paris depuis plus de vingt ans. Elle enseigne également le yoga et les massages. Elle englobe tous les aspects de son travail sous le nom Deep Contact ou contact profond, profond dans le corps physique et profond dans le corps spirituel qui touchent l'âme.

Carey a d'abord étudié aux Beaux-Arts de Londres et de Canterbury, avec le sculpteur Anthony Caro. Suite à une série de performances avec ses créations à la fin de ses études, Carey s'est concentrée sur la danse et le travail corporel, essentiellement à travers la danse contemporaine. Influencée initialement par la danseuse Lindsay Kemp et sa compagnie de danse théâtre à Barcelone qui l'a introduit à la danse Butô en 1990, Carey a ensuite travaillé avec des Japonais en Europe et au Japon, comme Min Tanaka & Mai Juku – Body Weather, Masaki Iwana, Tetsuro Fukuhara, Sumako Koseki et Carlotta Ikeda, et Atsushi Takenouchi.

#30 – Sur le Chemin d’une révélation31 May 202301:30:03

Comme en ce jour de la Saint-Martin où, au pied d’un pommier juste éclairci de ses fruits, la terre s’était attendrie devant un chagrin de petite fille. Et dans les replis de l’herbe, de mon corps dilaté à l’extrême soudain était venue la conscience que celui-ci n’était rien.

Contexte

« Le Chemin d’une révélation » vient de paraître en mai 2023 aux Éditions Unicité. C’est la première autofiction de Sylvie Gauthier, un récit de la concision d’une nouvelle, découpé en cinq chapitres qui rythment un chemin, dessinent ses directions et courbes initiatiques.

Éditrice indépendante et rédactrice pour diverses maisons d’édition, autrice notamment de Face à la mort (Solar), Sylvie Gauthier est aussi 4ème dan d’aïkido (Aikikai de Tokyo), magnétiseuse et enseignante du yoga des Vents du Silence.

Nous évoquons la forêt, les bouleaux, leur écorce en lambeaux comme la peau… Le printemps qui laisse rejaillir la sève. Histoires de mues ? De cellules qui chatouillent ? De sensibilité, de silence, d’auto-guérison ? Sylvie Gauthier retrace son chemin dans les arts et pratiques énergétiques. Elle témoigne de ses rencontres avec Gérard Blaize et Hikitsushi Sensei (aïkido), de ses années de chant avec les enseignants du Roy Hart Theatre, de sa rencontre avec Serge Falvisaner et le yoga des Vents du Silence, mais également de la transmission des pratiques familiales, évidentes, latentes, des secrets d’une génération à l’autre, notamment du magnétisme biomécanique (de type mesmérien) à celui qu’elle développe aujourd’hui.

#29 – Yuki et la sagesse du corps – Rencontre avec Peter Shapiro (Partie2)25 May 202301:30:00

Le katsugen undō se manifeste selon l’état du corps. Pour cent personnes, cent mouvements différents. Cela varie aussi d’un jour à l’autre pour une même personne.

Noguchi Haruchika Sensei

Contexte

Suite de l’émission précédente « Aikido is misogi », « Yuki et la sagesse du corps » est le second volet de la rencontre avec Peter Shapiro sensei autour du Seitai et de l’aikido.

Un dimanche, réunis dans un chalet avec d’un côté les Alpes et de l’autre le Jura, à une trentaine de kilomètre de Berne, nous écoutons Peter nous parler de « Rhinocéros à moitié endormis », des temps modernes, du Seitai et du katsugen Undō (mouvement régénérateur) dans sa relation à l’aïkido. Nous l’entendons également alors qu’il guide une séance de seitai et enseigne comment faire YUKI.
Puis, lors d’une visite surprise chez elle, Misha Matter, musicienne, chef d’orchestre et de chœur, et Peter Shapiro, échangent sur leur rencontre autour de l’interprétation de l’Art de la fugue de Jean-Sébastien Bach.

Peter Shapiro est né aux États-Unis, son père était médecin, sa mère musicienne. Tout jeune, il reçoit une éducation artistique à la ECFS (Ethical Culture Fieldston Scholl). Depuis les années 60, Peter aime jouer du piano, du free jazz et il a toujours peint ; il a été notamment l’élève du peintre allemand Hans Hoffmann, inspirateur des peintres dits expressionnistes abstraits.

Peter Shapiro sensei est 6ème Dan en Aikido et shodan en Masakatsu bo. Noguchi Haruchika sensei lui a remis personnellement un certificat de consultant en Katsugen undō et shodan en Seitai.

#28 – Aikido is Misogi – Rencontre avec Peter Shapiro (Partie 1)10 May 202300:59:59

Tous les hommes devraient, sur le pont flottant du ciel, devenir Ame-no-mi-naka-nushi-no-Kami* et se tenir debout.

* selon le Kojiki, Ame-no-mi-naka-nushi-no-kami est la première divinité (kami) de la création, son nom signifie littéralement : Kami de l’auguste centre du ciel.

(…) Pour moi il y avait certaines histoires avec O Sensei qui étaient très simples et qui m'ont ouvert la voie vers l'aïkido. Par exemple j'avais un ami qui s'appelait Yamada, élève d'O Sensei pendant 10 ans, qui m'a raconté une histoire : un jour il était juste devant le Hombu Dojo. O Sensei est sorti, en colère, et le prenant par le bras, lui a dit : «Yamada San, Yamada San, l'aïkido, c'est quelque chose de grand ! Mais là au Hombu (dojo), tout ce qu'ils font, c'est petit ! (…)

in Peter Shapiro de Berne – Aikido journal

Contexte

Lors d’une toute récente rencontre à Berne en Suisse, où il vit depuis 30 ans, Peter Shapiro Sensei nous confie pourquoi il se retrouve au japon en 1967 et comment il découvre et pratique l’aikido avec O’ Sensei : son Fondateur Ueshiba Morihei Sensei (14 décembre 1883 – 26 avril 1969), puis avec Hikitsuchi Michio Sensei (14 juillet 1923 – 2 février 2004) mais aussi le seitai avec Noguchi Haruchika Sensei (1911-1976). Cette émission se déroule en deux parties, nous écoutons Peter Shapiro lors d’une première entrevue à Berne, puis en seconde partie, nous l’entendrons alors qu’il enseigne au cours d’un séminaire de seitai, dans un chalet, situé à l’épicentre du Jura et des Alpes, à 30 km de la ville. Puis, lors d’une visite-répétition chez son amie musicienne, chef d’orchestre et de chœur, organiste, Misha Matter, autour de l’interprétation de l’Art de la fugue de Jean-Sébastien Bach, nous les écouterons échanger ensemble sur leur rencontre.

#70 – Autonomie corporelle, justice reproductive, « Venir au monde » : un livre collectif pour lutter21 Oct 202501:30:00

Après la première théorisation de la justice reproductive, le collectif SisterSong a ajouté un quatrième axe de revendication : l'autonomie corporelle, qui implique entre autre l'autonomie médicale, le droit de déplacement et de retour, le droit de transitionner, le droit à la dignité en tout temps, même durant sa vieillesse et sa mort. (…) Il nous paraissait impossible d'écrire ce livre sans toutes les voix qui en font partie, car nous considérons que c'est la multiplicité des récits, revendications et des identités qui donne son premier sens à l'utopie dont nous rêvons aujourd'hui. »
Venir au monde, Autonomie, dignité et luttes pour une justice reproductive, p 32-33, introduction

Nobody's Free Until Everybody's Free »
Fannie Lou Hamer, 1971 – citép.324, conclusion

CONTEXTE

Merci à Loïse Tachon et à la librairie Violette and Co d'avoir accueilli Johanna-Soraya Benamrouche et Eva-Luna Tholance pour nous présenter l'ouvrage collectif Venir au monde qui vient de paraître aux Éditions Trouble. Vous allez entendre une version radiophonique de cette rencontre, en présence d'une troisième co-auteurice, Anne-Solène Taillardat, et les échanges avec le public de ce soir là. C'était le samedi 7 octobre 2025.
Dédié « À nos daronnes, à leur force de vie », le livre débute par une préface signée Mounia El Kotni....

#HS – MAD PRIDE autonome parisienne ! Nous sommes vivants•x•es et nos joies sont politiques !12 Oct 202501:19:59

(…) Nous revendiquons des lieux de soin dignes de ce nom, exempts de violence, et des lieux de répit, pour que l’alternative à l’hospitalisation ne soit plus jamais, pour aucun·e·s d’entre nous, ni la rue ni la prison. Nous revendiquons des lieux de socialisation et de lutte où construire collectivement nos dignités et nos joies. Nous revendiquons un monde enfin vivable, pour tous·tes. » Extrait du Manifeste / association Commedesfous / Changer le regard sur la folie

Contexte :

MAD PRIDE autonome, le 11 octobre 2025, cortège parisien, de République à La Bastille. Vous allez entendre les prises de paroles sur la place de La République et échanges avec des personnes que je remercie pour leur témoignages : Camille, Jacqueline, Marilyse, Chloé, Laurent et les autres ! C'est d'abord Nan Marci, philosophe, organisatrice et concernée, de l'association Comme-des-fous qui s'exprime officiellement, et les principaux membres du collectif d'organisation de cette première MAD Pride Autonome, dont vous trouverez pour beaucoup les liens, ci-dessous dans Pour aller plus loin. » Faire communautés pour des soins communs et pour faire face à la violence systémique des hiérarchies et des dominations, penser un monde qui cesse d'isoler, de pathologiser, de néantiser (…) La loi euthanasie, y'en a marre (…) « .

À l'oreille

#69 – L'Ostéo-éveil® célèbre la prolifération de réveils osseux joyeux au festival Art'cueille ville vivante – invitée Aline Lecler (CI Partage)01 Oct 202501:30:00

Le mouvement, c'est une manière pour le corps de constamment se reconfigurer. » Steve Levin*

Être chez soi, chez l'autre. Comment se vivre dans une constante évolution, en tant qu'architecture mobile traversée par des forces internes, tenségrale, autostable et adaptable ? Se prolonger en l'autre, se sentir accueilli par sa structure et ses points d'appui autant que par les nôtres, se sentir indépendant et relié. Bouger ensemble, se construire et dé-construire. Habiter son mouvement avec les pratiques perceptives de l'ostéo-éveil, danser avec la dynamique des matières vivantes de notre corps. Comment le lien s'élabore-t'il dans le Contact ? Intentionnel, osseux, rythmique, vibratoire, tissulaire, tensocompressionnel, spatial, tactile, attentionnel (…) Si on laisse opérer les flux, les frottements, les résistances, les articulations, les préhensions… Il y a du jeu dans la structure et des enjeux dans la danse ? Conscientiser, différencier, éprouver, expérimenter (…) » CI Partage**

CONTEXTE
Nous sommes au premier jour de la formation que la danseuse, performeuse et enseignante, Aline Lecler propose à Villejuif, un samedi par mois, avec des personnes qui ont déjà commencé le cursus depuis quelques années. 1984, c’est une rencontre déterminante et fondamentaleentre Michèle Tarento et Aline Lecler. Elles coopèrent à des explorations sur la dynamique du mouvement et forment le groupe chorégraphique « Cocottes Minute ». Leurs recherches conduisent Michèle Tarento, médecin ostéopathe et danseuse, spécialiste O.R.L, en histologie, embryologie et biologie, chercheuse dans le Biotensegrity Interest Group, à l’élaboration des fondamentaux de l’ostéo éveil®. ...

#68 – Myriam Bahaffou présente « Éropolitique », sur une invitation d'Emma Bigé : creuser les liens entre désir, plaisir, écologie et révolution29 Sep 202501:45:00

» Ce livre est l'occasion de développer une position critique qui évite cette rhétorique du choix et de la binarité aliénation/libération, surtout à l'endroit du désir, sexuel ou non. (…) je déploie des éropolitiques qui élargissent la définition du désir, dont un des problèmes majeurs jusqu'ici était sa réduction au sexe, génital, privé, hétérosexuel, sous le seul régime de la conquête. « Myriam Bahaffou,Éropolitique : écoféminismes, désirs et révolution – p. 79

Contexte : Vous allez entendre ici une conférence de Myriam Bahaffou, doctorante en philosophie et en études féministes, qui est intervenue à l'Ensad de Limoges sur l'invitation d'Emma Bigé, C'était le 15 avril 2025 à l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes. À toutes les deux, un grand merci de leur feu vert pour diffuser cette présentation du livre « Éropolitique – Écoféminismes, désirs et révolution », qui s'écoule et s'écoute comme une « leçon » joyeuse, entre cours en amphi, échanges et questions empreintes de douceur, curiosité, complicité… Faire la place à Éros en politique et dans les luttes écologiques et féministes, en théorie et en pratique, ça donne quoi ? D'abord, un soulagement ? Des outils pour penser le monde comme une intense expérience intérieure : Composter l'ego. S'écologiser de l'intérieur. « Je parle beaucoup dans mon livre de pratiques d'indignité. Pour faire de la politique, on s'est mis dans l'idée (…) que pour être un sujet politique qui a de la valeur, il faut être digne. La quasi totalité de nos mouvements sociaux reposent sur cela, la quasi totalité, pas tous, repose sur l'idée qu'il faut être un sujet digne, entier, plein, reconnu. etc. . Ma proposition éropolitique est exactement l'inverse : comment ...

#67 – La « Manse Eugénie », ensemble sensible et collectif autour d'une maisonnée dans les méandres de la Bassée (77)17 Sep 202502:00:00

« Si l’on n’opère pas une jonction entre l’écologie de l’environnement, une écologie du social et une écologie du mental, l’écologie basculera inexorablement vers un conservatisme, vers le maintien du statu quo, voire vers des politiques autoritaires de régulation et un nouveau type d’étatisme et de socialisme réducteur (…), régulation autoritaire assortie d’un ‘retour à la nature’, avec tout ce que cela comporte de connotations fascistes »
Félix Guattari (1985-1992), L'Écosophie, qu'est-ce que c'est ?

Contexte

Mi-août 2025, nous avons échangé avec Juliette Deseilligny et François Guesdon, cofondateur•ices de La Manse Eugénie, éco-lieu tout récent, à propos des terres humides, de cultures et de naissances, de cueillettes, de rencontres conviviales, vitales et festives… La Manse est un lieu rural et une invitation à concrètement et collectivement, se réapproprier les matières, expérimenter le sensible, cohabiter là, dans le lit de la Seine. Cette maisonnée se situe dans la Bassée, la plus vaste étendue de mares, marais et marécages proche de Paris. Dans l'esprit de l'association « Philomène », partenaire et initiatrice de l'aventure, nous dialoguons sur l'éco-sophie appliquée, le maraîchage, l'élevage, le recyclage, l'extrême-droitisation de l'Est de la Seine-et-Marne, et comment envisager d'autres possibles…

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