Explore every episode of the podcast A bout de Taf
| Title | Pub. Date | Duration | |
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| Manifeste du documentaire A bout de Taf | 11 Apr 2025 | 00:06:37 | |
Découvrez notre manifeste, les créatrices du documentaire, la vision et les champs de l'analyse portée sur 1 saison A bout de Taf c'est le documentaire du travail co-créé et co-produit par Laure Girardot Journaliste indépendante RH et par Boutayna Burkel Dirigeante de The Helpr et Auteure chez Dunod Avec l'Observatoire Asap et Julhiet Sterwen. [Sources : « Le regard des cadres dirigeants et des managers sur les évolutions de leur entreprise », enquête Ifop pour Bona Fidé et Arthur Hunt, septembre 2023. (issu du Rapport au travail : vers une contre-révolution ?–Romain Bendavid, Jean Jaurès Chiffres extraits du livre “Sortir du travail qui ne paie plus”, Antoine Foucher Sondage Ipsos "Les Français, la justice sociale et le partage des efforts, 2023 En qu[o]i les Français ont ils confiance aujourd'hui ? Great place to work 2025 ] Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Aux origines | 02 Jun 2025 | 00:42:18 | |
Aux origines Travail, qui es-tu, m’entends-tu, souffres-tu ? Le travail occupe moins de place, devient plus immatériel… et pourtant, il n'a jamais été autant questionné. Est-il en crise ? En mutation ? Ou les deux à la fois ? Pour explorer ces interrogations, nous croisons les regards de la sociologie et de la philosophie :
Enfin, Boutayna Burkel vous invite à un questionnement réflexif avec ses insights #TafScan. A bout de Taf c'est le documentaire du travail co-créé et co-produit par Laure Girardot Journaliste indépendante RH et par Boutayna BurkelDirigeante de The Helpr et Auteure chez Dunod Avec l'Observatoire Asap et Julhiet Sterwen. [Sources :
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| Crise sociologique | 05 Jun 2025 | 00:43:56 | |
Le travail n’est pas qu’une source de revenu ; il structure nos journées, forge notre identité, et tisse des liens sociaux. Que se passe-t-il dans nos organisations ? Pourquoi la relation entre les travailleurs et leurs entreprises se distend-elle ? Comment raviver l’affectio societatis — cette volonté de faire ensemble, d’appartenir à un collectif ? Pour un éclairage croisé, nous tendons le micro à :
Enfin, restez jusqu'à la fin de cet épisode pour écouter le TafScan de Boutayna Burkel : comment dépasser la crise du lien social au travail. Nous y ouvrons des pistes concrètes pour reconstruire ce lien, à l’échelle individuelle comme collective. Boutayna Burkel Dirigeante de The Helpr et Auteure chez Dunod Avec l'Observatoire Asap et Julhiet Sterwen. Sources :
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| Crise technologique | 09 Jun 2025 | 00:41:05 | |
La crise actuelle du travail est-elle vraiment inédite ? Ou n’est-elle que le dernier soubresaut d’une transformation amorcée avec les révolutions industrielles ? Dans cet épisode, nous remontons le fil de l’histoire pour comprendre comment chaque vague technologique – de la machine à vapeur à l’intelligence artificielle – a redéfini nos manières de produire, de collaborer, de manager. Pour y voir plus clair, nous croisons les regards de plusieurs acteurs aux profils complémentaires : Damien Martayan, VP Hr Digital Operations and Data Renault témoigne des cycles de changement des transformations qui en découlent en matière d’usage. Caroline Diard, professeure en management des ressources humaines, interroge l’impact des technologies qui bouleversent la forme et le fond du travail. Perrine Pallez Daumont (ex-Google) témoigne de l’intérieur des bouleversements organisationnels imposés par la course à l’innovation. Vincent Lebunetel apporte un éclairage sur les bénéfices attendus de cette révolution technologique. Jonathan Salmona, dirigeant de Shodo, répond aux défis concrets de la transformation d’une ESN par l’intelligence artificielle. Malena Gufflet, DG de Pluxee France (ex-Sodexo Pass), ex DG de Booking.com France, partage sa vision d’une transformation à la fois digitale amis aussi profondément humaine des organisations. À travers ces voix, nous explorons les disparitions de métiers, la montée de nouvelles compétences, mais aussi les fractures sociales qui s’accentuent entre les “accélérés” et les “déclassés”. Enfin, le TafScan de fin d’épisode nous questionne : dans un monde saturé d’innovations, comment reconnaître une vraie révolution technologique… sans paniquer, ni surinvestir ? Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Crise économique | 12 Jun 2025 | 00:53:32 | |
Travailler plus… pour gagner moins. C’est le sentiment qui monte chez des millions de Français. Le travail, autrefois vecteur de progrès, de sécurité, d’avenir, semble ne plus tenir ses promesses. Alors, d’où nous vient ce nouveau rapport au travail ? Sommes-nous confrontés à une nouvelle réalité (plus amère) du travail ? Dans cet épisode, nous explorons les racines et les manifestations de cette désillusion :
Nous explorons ensuite les liens entre rémunération, identité, sens au travail et apprentissage :
Dans le TafScan de fin d’épisode, nous ouvrons des pistes concrètes pour remettre le travail au cœur du progrès social. Quels dispositifs peuvent mieux reconnaître, rétribuer, et projeter chacun dans la bonne trajectoire de sens au travail ? Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Crise écologique | 30 Jun 2025 | 00:47:54 | |
Depuis quelques années, un nouveau mur se dresse devant nous : celui des limites planétaires. Climat, énergie, ressources… sont désormais les nouvelles contraintes du travail. Et si la crise écologique n’était que le symptôme d’un mal plus profond ? Dans cet épisode, Laure Girardot réinterroge les conditions d’un monde du travail sous contrainte écologique — non pas comme une punition, mais comme une opportunité d’inventer un futur soutenable. Elle tend le micro à :
Dans le TafScan, nous nous appuyons sur les réflexions de Boutayna Burkel pour plonger dans une question clé de la conciliation entre une demande d’action des salariés mais se confrontent au réel des résultats. L’express - Green Deal : la CSRD, aubaine ou boulet ? Le débat est relancé ELABE : le travail en transitions institut Harris Interactive par le collectif Pour un réveil écologique Arnaud Orain, Le Monde confisqué. Essai sur le capitalisme de la finitude (Flammarion). Antidote au culte de la performance. La robustesse du vivant, Olivier Hamant (Gallimard) La Troisième Voie du vivant, Olivier Hamant (Odile Jacob) Green RH, Michel Barabel, Olivier Meier, Antoine Poincaré (Dunod) Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Crise démographique | 19 Jun 2025 | 00:47:20 | |
On les dit trop lents, trop chers, peu adaptables… Et pourtant, les seniors sont une ressource précieuse : expertise, recul, fiabilité. On les dit trop paresseux, trop volatiles, trop connectés… la GenZ perturbe. Le conflit générationnel s’invite dans la crise du travail : plus qu’une affaire de tempérament, c’est une question de taux d’emploi, d’attractivité, de retraites et de conditions de travail. Le vieillissement de la population bouscule l’organisation du travail : carrières qui s’allongent, retraites sous pression, santé en déclin pour les plus âgés. Sans adaptation, 7 à 8 % des actifs pourraient être inaptes d’ici 2050. Prévention, reconversion, temps partiel choisi : il faudra combiner plusieurs leviers pour éviter l’impasse. Dans cet épisode, nous croisons les regards de quatre experts engagés :
Dans le TafScan, nous posons une question centrale : de la soutenabilité du travail et de la relation au travail par le pouvoir d’agir. Sources : Karl Mannheim, Le Problème des générations (1928) Chiffres natalité : OMS et INSEE (2023) Dares + INSEE (retraite, comparaisons européennes) Étude Evolutions démographiques à 2050, quels enjeux de santé et de sécurité au travail ? Redonner du sens au travail. Une aspiration révolutionnaire, Thomas Coutrot, Seuil (collection « La république des idées ») Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Crise de gouvernance | 23 Jun 2025 | 00:50:26 | |
La gouvernance, ce n’est pas juste une affaire d’organigrammes ou de comités stratégiques. C’est une question de pouvoir. Mais aussi (et surtout) de vision, de justice, d’engagement, et de sens. Derrière chaque décision managériale se jouent des rapports de force, des convictions, des arbitrages… Ecoutez l’édito de Laure qui rappelle que 67 % des salariés estiment que leur voix ne compte pas dans les décisions stratégiques et que 64 % des salariés estiment que leur entreprise n’incarne pas les valeurs qu’elle affiche. Alors, qui décide ? Comment ? Et au nom de qui ? Dans cet épisode, nous explorons cette facette souvent invisible du travail, à travers les regards de cinq experts : David Chekroun,Professeur de droit des affaires - Directeur de Institute for Corporate Governance (ICG), nous livre une lecture puissante des grands modèles de gouvernance et nous rappelle que la démocratie en entreprise ne se décrète pas, elle se construit. Marc Sabatier, fondateur et CEO de Julhiet Sterwen, nous entraîne dans les coulisses de la gouvernance d’entreprise, loin des discours lisses. Isabelle Barth, professeure en management et autrice de La Kakistocratie, insiste sur une posture essentielle : la réflexivité. Jonathan Salmona, CEO de Shodo, raconte comment l’ouverture du capital à tous les salariés et un modèle fondé sur la transparence et la responsabilisation transforment profondément l’engagement au quotidien. Enfin, Ibrahima Fall, fondateur de Hommes & Décisions, nous parle d’une qualité trop rare et pourtant centrale : le discernement dans des environnements complexes. Dans le TafScan, Boutayna nous questionne : Et si gouverner, au fond, c’était avant tout une affaire d’humilité, de courage et de construction patiente d’un collectif pensant ? Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Crise géopolitique | 01 Jul 2025 | 00:46:46 | |
Derrière les tensions diplomatiques, ce sont nos usines, nos emplois, nos décisions professionnelles qui sont déstabilisées. La géopolitique s'invite aujourd’hui au cœur du travail. Une économie de guerre vient annoncer la fin de la mondialisation heureuse (selon L’investisseur David Baverez) Mais alors, comment travailler, manager, s’engager dans un monde si mouvant, souvent imprévisible ? Dans cet épisode, nous explorons les liens entre géostratégie et quotidien professionnel, avec des intervenants qui s’inspirent du présent pour mieux éclairer le futur :
Dans le TafScan final, Travailler mieux — plutôt que plus ou moins cher — devient un avantage compétitif stratégique La robustesse… voire l’antifragilité géopolitique d’une entreprise dépendrait-elle moins de ses outils que de sa capacité à articuler culture, savoir-faire, formation, engagement ? Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Les crises systémiques, et après ? | 01 Jul 2025 | 00:40:03 | |
Pas une crise, un bouleversement ? Retrouvez dans cet épisode conclusif, l'analyse de Muriel Pénicaud ex-ministre du Travail et ambassadrice auprès de l’OCDE, photographe, dirigeante d’entreprise et présidente du fonds mécène Sakura, elle souligne que « Le travail se transforme sans cesse, mais aujourd’hui, l’ampleur et la vitesse sont inédites dans l’histoire humaine. » Retrouvez aussi l'analyse duale de Laure Girardot et Boutayna Burkel sur les symptômes et caractéristiques des crises, les fractures à retenir et les signaux faibles ouvrant sur les perspectives futures. Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| La philosophie à la rencontre du travail | 07 Jul 2025 | 00:15:22 | |
Après une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel. Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse. PHILO & TRAVAIL : RETOUR AUX ORIGINES Pour cet épisode issu de l’épisode “Aux origines”, nous accueillons Clément Bosqué, philosophe et consultant en entreprise. Avec lui, nous remontons le fil du travail à travers Aristote, Sénèque, Marx, Hegel, Ellul ou Maffesoli. Parce qu’avant d’analyser les crises du travail contemporain, il nous invite à répondre à une question simple mais vertigineuse : « Qu’est-ce que le travail, au fond ? Et que signifie aujourd'hui le mettre en crise ? » Au fil de l’entretien, on comprend que la crise du travail n’est pas qu’un effondrement. C’est aussi un moment de bascule, où l’on passe du poids du labeur à la quête du sens, du travail imposé à la création partagée. Et où chacun est appelé à retrouver sa place, à réinventer le lien entre l’action, le sens, l’autonomie… et les autres. À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter. Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail. Bonne écoute ! Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| La modernité à la rencontre du travail | 14 Jul 2025 | 00:15:30 | |
Après une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel. Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, isoler une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et envisager des pistes de réponse. TRAVAIL SOUS TENSION : UN LIEN EN CRISE Pour ce nouvel épisode, nous accueillons Fabrice Gatti, ancien leader de Renault Sport Racing et Red Bull, aujourd'hui chercheur indépendant et auteur de « SOS : travail sous tension » (Enrick Éditions). « Travailler, en effet, c’est non seulement accomplir des activités de production, c’est aussi vivre ensemble » écrit Christophe Dejours. Et si justement, aujourd'hui, c’était ce lien du travail à l'humain, à la société, à la communauté, qui était en train de céder ? Virage neolibéral, accélération du temps selon Hartmut Rosa, décivilisation du lien pour Roland Gori… Avec Fabrice Gatti, nous relisons l’histoire du travail pour comprendre où nous en sommes, décrypter les tensions profondes qui le traversent, et esquisser des réponses possibles. À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter. Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail. Bonne écoute ! Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| L'incompétence à la rencontre du travail | 21 Jul 2025 | 00:10:27 | |
Dans cet épisode, nous revenons sur notre échange avec Isabelle Barth, professeure en sciences du management et auteure de « La kakistocratie ou le pouvoir des pires – voyage au cœur de l'incompétence », Pour elle, la crise du travail moderne, la rupture avec le travail, son vécu, repose en grande partie sur un phénomène qu’elle décrypte sans détours : la montée en puissance de l’incompétence managériale. Plus qu’une succession d’erreurs isolées, elle y voit un mécanisme systémique où des managers mal préparés, peu accompagnés, finissent par construire des environnements où la défiance remplace la reconnaissance, où le lien social devient artificiel, où la peur de décider paralyse le collectif. Ce qu’Isabelle Barth appelle la « kakistocratie », c’est justement ce cercle vicieux où l’incompétence devient elle‑même un critère de promotion, où le jeu du clan remplace la valeur du mérite. Elle nous invite à comprendre comment la perte du sens du travail, la souffrance des équipes, l’absence de reconnaissance trouvent leurs racines profondes dans ce phénomène. Mais elle suggère aussi des leviers pour en sortir : retrouver le goût de la décision, créer des espaces de dialogue authentique, réinvestir la compétence comme socle du lien social et du travail collectif. Dans cet extrait, elle nous alerte sur les effets de ce renversement des valeurs… et nous appelle à construire des organisations où chacun peut à nouveau trouver sa place, son sens, et son utilité. » À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter. Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail. Bonne écoute ! Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| La solidarité à la rencontre du travail | 28 Jul 2025 | 00:15:04 | |
À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angle Après une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel. Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse. Dans cet épisode, nous revenons sur notre échange avec Norbert alter, professeur de sociologie , auteur de plusieurs ouvrages sur le travail, l’innovation ou encore le don contre don, il est une figure majeure de la réflexion sur le travail. Dans un contexte où le travail est trop souvent réduit à un simple contrat, à une transaction marchande, Alter nous invite à retrouver sa dimension humaine, sociale, symbolique. Pour lui, la crise du travail moderne n’est pas qu’une affaire de chiffres, de taux de turnover ou d’absentéisme. Elle vient de plus profond : elle tient à l’écart qui s’est creusé entre le travail prescrit, celui que l’on attend de nous, et le travail réel, celui que l’on construit au quotidien. Cet écart devient souffrance lorsque l’on réduit le travail à des tâches strictement définies, où l’ingéniosité, le lien social et la reconnaissance n’ont plus de place. Pour Norbert Alter, tout repose sur un jeu du don et du contre-don : des gestes, des attentions, des moments où chacun construit du lien, où chacun participe à quelque chose de plus grand que soi. C’est ainsi que la coopération devient possible, que la confiance s’installe, que le travail reprend du sens. Car travailler, ce n’est jamais uniquement exécuter des consignes. C’est entrer dans une relation où chacun s’engage à la mesure de ce qu’il reçoit, où chacun choisit de contribuer à un collectif vivant. Dans cet extrait, Norbert Alter nous invite justement à retrouver la profondeur du travail, à en comprendre les enjeux humains, à redonner du poids à ce qui est trop souvent réduit à de la simple activité productive ou encore transactionnelle . Une manière de rappeler que, malgré la crise du travail, nous avons encore le choix d’en faire un lieu de lien, de reconnaissance… et de sens. » À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter. Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail. Bonne écoute ! Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| L'évolution technologique à la rencontre du travail | 04 Aug 2025 | 00:14:23 | |
Dans cet épisode, Caroline Diard, professeure à TBS Education, spécialiste du management des ressources humaines et du droit des affaires, nous aide à comprendre comment les nouvelles technologies – de l’email au télétravail en passant par l’intelligence artificielle – bouleversent en profondeur nos habitudes, nos rythmes et nos rapports à l’entreprise. Pour elle, la crise du travail moderne ne tient pas qu’à des chiffres, à des taux de turnover ou à des questions de productivité. Elle repose surtout sur une frontière qui devient de plus en plus floue : celle entre travail, vie privée et vie sociale. À l’heure du télétravail et de l’hyperconnexion, elle parle de servitude volontaire, où l’on répond à des mails à toute heure, où le lieu de travail devient partout… et tout le temps. Face à l’IA, elle nous invite à aller plus loin que la peur du changement. Pour elle, c’est l’occasion de nous interroger sur le sens du travail, la place du lien social et la reconnaissance du travail réel. Et elle nous rappelle que malgré la crise, malgré l’accélération du digital, nous avons encore le choix d’en faire un lieu où chacun construit du sens, où chacun a un rôle à jouer. Voici donc un extrait où elle nous invite justement à retrouver la profondeur du travail, à comprendre ce qu’il devient à l’heure du digital… et à garder à l’esprit qu’au‑delà des tâches, des outils et des contraintes, le travail reste avant tout une aventure humaine. » À bout de taf – Zoom : quelques minutes d’intelligence partagée pour mieux comprendre le travail d’aujourd'hui… et imaginer ensemble de nouvelles voies pour demain. Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| L'appropriation technologique à la rencontre du travail | 11 Aug 2025 | 00:06:29 | |
Ce qu’on appelle aujourd'hui la "crise tech" va bien plus loin que la simple automatisation de tâches. Ce que l’intelligence artificielle est en train de changer, ce n’est pas uniquement le contenu de nos métiers, c’est la manière dont nous collaborons, produisons de la valeur, apprenons… et donnons du sens à notre travail. Les impacts sont multiples. Du côté des métiers et des compétences, on observe déjà quatre phénomènes distincts : – La réduction de certaines activités, automatisées ou reprises directement par le client. – L’enrichissement des compétences de celles et ceux qui maîtrisent l’IA, leur permettant d’innover, de produire plus vite, de continuer à se former tout au long de leur carrière. – La disparition possible de certains emplois, notamment dans des métiers où la rédaction, le design, ou la manipulation de données étaient jusque‑là essentiels. – Et, en parallèle, la création de nouveaux rôles, tels que les prompt engineers ou les spécialistes du dialogue avec les IA. Ce bouleversement est déjà palpable à l’intérieur des géants de la tech… mais qu’en est‑il du conseil ? Comment l’IA vient‑elle toucher ces métiers où la valeur repose justement sur l’intelligence humaine, l’accompagnement, le sur‑mesure ? Et surtout, sommes‑nous prêts à déléguer à la machine certaines tâches pour mieux nous concentrer sur l’essentiel ? Pour Vincent Lebunetel, fondateur de Boostrs, filiale du groupe Visier spécialisée dans l’analytique des ressources humaines, et vice‑président de l’Observatoire des Métiers du Futur, nous vivons un moment clé. À condition d’être curieux, proactifs… et de reprendre la main sur notre rapport au travail. À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter. Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail. Bonne écoute ! Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| La rémunération "suffisante" du travail | 18 Aug 2025 | 00:20:04 | |
« Pendant longtemps, le travail était porteur de promesses : ascension sociale, revenus stables, accès à un avenir meilleur pour soi et ses enfants. Ce contrat est rompu. Et avec lui s’installe un sentiment profond d’injustice… souvent mêlé de colère. » Ce constat, c’est celui qu’Antoine Foucher, ancien chef de cabinet de Muriel Pénicaud, dresse dans son livre Pour en finir avec le travail qui ne paie plus, ainsi que dans l’épisode du podcast À bout de taf consacré à la crise économique du travail. Les chiffres parlent :
Si le travail ne paie plus, ce n’est pas uniquement à cause des crises ou de l’inflation. C’est surtout le résultat de choix politiques assumés. Comme le souligne Antoine Foucher, en France, nous avons massivement mutualisé la richesse créée par le travail : en 45 ans, les dépenses publiques ont bondi de 11 points de PIB. Mais cette redistribution s’est faite au détriment du salaire net, en particulier pour les classes moyennes. Résultat : ceux qui vivent de leur travail contribuent davantage que ceux qui vivent de leur patrimoine. Ce qu’Antoine Foucher nous dit est clair : nous sommes à l’aube d’un décrochage massif où travailler ne permet plus de s’en sortir. Et qu’on choisit de fuir, quand on en a l’opportunité. Parce qu’un travail mal rétribué devient vite un travail mal considéré, peu reconnu, peu défendu. Ce n’est pas qu’une crise économique. C’est une crise de reconnaissance. Et elle nous concerne tous. À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter. Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail. Bonne écoute ! Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| La noblesse et la dignité du travail | 25 Aug 2025 | 00:09:26 | |
Et si valoriser le travail, c’était d’abord redonner de la noblesse aux métiers qu’on ne voit plus ? Gabrielle Godon en est la preuve vivante. Ancienne cadre du luxe, aujourd’hui à la tête d’Airelle Services, une entreprise de nettoyage haut de gamme à Paris, elle transpose l’exigence des grandes maisons — Hermès en tête — dans un secteur souvent relégué à l’invisible. Chez elle, chaque salarié est considéré comme un artisan du service, avec un vrai savoir-faire, une attention au détail, et une place centrale dans le projet d’entreprise. À rebours des logiques d’exploitation trop souvent associées au secteur, Gabrielle met l’humain au cœur : horaires compatibles avec une vie personnelle, hausse de 15 % des salaires en deux ans, prime de partage de la valeur, perspectives d’évolution interne, événements collectifs, et même des groupes WhatsApp pour faire circuler la parole. Son combat est clair : redonner du sens, du respect, et de la visibilité à un métier fondamental, en revalorisant ceux qui le font vivre au quotidien. Parce que la performance n’est pas qu’économique : elle est aussi sociale, humaine, et profondément liée à la reconnaissance. À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter. Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail. Bonne écoute ! Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| L'IA rendra-t-elle le travail des Directions SI obsolète ? | 31 Aug 2025 | 00:52:03 | |
Premier épisode dy cycle Décideurs : L'IA rendra-t-elle le travail des Directions SI obsolète ? Avec Jean Francois Bigot, Officier de Marine , Direction de l'innovation et de la transformation numérique & Nicolas Fabre, directeur de la Digital Factory de La Poste Un épisode qui analyse :
📕 Livres cités pendant l'épisode : "Full Corporate Bullshit", Fix Diateino Eds "Antifragile" Taleb, Belles Lettres "Eloge du Carburateur", Crawford, La Découverte "Décisions absurdes", Morel, Gallimard "Lost in management", Dupuy, Points "Sociologie du monde du travail", Alter, Puf "Réussir ses décisions stratégiques", Ballé, Beauvallet, Olivencia, L'Harmattan "L'approche Lean pour la transformation digitale", Caseau, Dunod Pour visualiser les graphiques ou informations / définitions complémentaires rendez vous sur la chaine Youtube A Bout de Taf est un concept cocréé par Laure Girardot Journaliste RH & Travail et Boutayna Burkel Dirigeante et Auteur (Manager les vulnérabilités en pratique, Dunod, 2025) Abonnez vous pour la suite Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Le partage de la valeur du travail | 01 Sep 2025 | 00:07:49 | |
Et si, pour sortir de la crise économique du travail, on remettait à plat les règles du jeu ? C’est le pari de Jonathan Salmona, cofondateur de Shodo, une ESN qui n’a rien d’ordinaire. Là où les entreprises de services du numérique tournent souvent à 30 % de turnover, Shodo plafonne à 5 %. Pourquoi ? Parce qu’elle a décidé de traiter ses salariés… comme des adultes. Transparence salariale, entrée au capital, suppression de la période d’essai, 5 semaines de congés minimum et flexibilité assumée. 85 % du chiffre d’affaires est redistribué aux consultants – en rémunération ou en temps libre – et 34 % du capital est entre les mains des salariés. Le reste ? Est géré collectivement, avec une gouvernance partagée. Shodo est née d’un constat simple : le modèle traditionnel de l’ESN est à bout de souffle. Il pousse les talents vers le freelancing, jugé plus libre, plus rentable. Pour contrer cette fuite, Shodo a choisi de réinventer l’entreprise de l’intérieur : en sortant de l’obsession de la marge pour investir dans ce qui compte vraiment – la fidélisation, la montée en compétences, et le respect des aspirations individuelles. Et si l’entreprise durable n’était pas celle qui maximise son EBITDA, mais celle qui sait partager le pouvoir, le temps et la valeur ? À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter. Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail. Bonne écoute ! Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Le mythe de la performance du travail | 08 Sep 2025 | 00:16:13 | |
Et si la performance nous rendait vulnérables ? Et si la crise écologique n’était pas qu’une question de carbone, mais le symptôme d’un mal plus profond : notre obsession de la performance ? C’est la thèse d’Olivier Hamant, chercheur à l’INRAE et directeur de l’Institut Michel Serres. Dans cet épisode, il démonte le mythe de la maîtrise totale. À force d’optimiser, de contrôler, de tout rendre “efficace”, nous avons fragilisé nos systèmes, les rendant incapables de faire face aux imprévus. Sa proposition : réapprendre la robustesse. S’inspirer du vivant, qui traverse les crises non par rigidité, mais grâce à la diversité, la lenteur, les marges de manœuvre. Plutôt que d'hyper-spécialiser ou de tout mettre en flux tendu, il invite à restaurer des organisations plus souples, plus ancrées, plus humaines. Un épisode pour changer de lunettes face à un monde instable — et peut-être commencer à bâtir autrement. À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter. Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail. Bonne écoute ! Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| La chaine de valeur à la rencontre du travail | 22 Sep 2025 | 00:17:21 | |
Travailler en temps de crise écologique – avec Géraldine Poivert “On ne travaille plus comme avant. Et on ne pourra plus jamais travailler comme avant.” La transition écologique n’est pas une nouvelle case à cocher dans le bilan RSE. C’est un choc systémique. Une onde de fond qui traverse les métiers, les secteurs, les compétences, et qui vient percuter de plein fouet le sens du travail. C’est le constat lucide – et sans fard – de Géraldine Poivert, Directrice générale et cofondatrice de (RE)SET, un cabinet qui accompagne les entreprises dans leur transformation écologique. Dans cet épisode, elle nous alerte : nous sommes collectivement au pied du mur. Et continuer à produire “mieux” dans un système inchangé, c’est entretenir l’illusion. Car dans les entreprises, les paradoxes se multiplient : comment concilier convictions personnelles et missions professionnelles quand le cadre de travail reste figé ? Comment ne pas sombrer dans la dissonance cognitive quand on voudrait bien faire… sans en avoir les moyens ? Géraldine Poivert dénonce cette souffrance silencieuse de celles et ceux qui ont la volonté mais pas les leviers. Pour elle, la réponse ne viendra ni de figures héroïques ni de modèles hors-sol. Elle viendra d’une redéfinition collective du sens du travail, d’une réconciliation entre économie et écologie, et d’une fierté retrouvée dans le geste utile. À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter. Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail. Bonne écoute ! Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| La transition sociale et les ressources du travail | 15 Sep 2025 | 00:05:18 | |
Climat : la transition commence sur le lieu de travail Pour amorcer cette série sur travail et écologie, nous avons tendu le micro à Maddy Gilbert, secrétaire nationale confédérale à la CFE-CGC et vice-présidente de l’ORSE, l’Observatoire de la RSE. Face à un avenir où la France devra peut-être s’adapter à +4°C, elle tire la sonnette d’alarme : la transition écologique ne se joue pas seulement dans les bilans carbone, mais aussi dans les conditions de travail. Bâtiment, mobilité, télétravail, exposition aux produits chimiques… tout est à revoir. Pour elle, il est urgent d’outiller les entreprises et les représentants du personnel : généralisation du document unique d’évaluation des risques environnementaux, dialogue social élargi aux enjeux climatiques, formations renforcées. Un échange dense et concret, où l’urgence climatique croise le quotidien des salarié·es – et où l’on comprend que la transition passe aussi… par les RH. À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter. Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail. Bonne écoute ! Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Travailler plus...ou travailler mieux ? | 14 Sep 2025 | 01:04:30 | |
Dans la continuité du documentaire, nous ouvrons ici un espace hors-saison : L'Agora du travail. Un lieu pour débattre, réfléchir, confronter les points de vue avec des chercheurs, des auteurs, des experts… Notre objectif est clair : replacer le travail réel au centre de la conversation publique. Pour ce premier épisode, nous parlons du “travailler mieux” (Puf). C’est le titre d’un livre collectif dirigé par Bruno Palier et Christine Erhel, suite à l’ouvrage de référence Que sait-on du travail ?. Un ouvrage qui ne se contente pas du constat : il propose de mettre la qualité du travail au cœur d’une nouvelle stratégie de prospérité. Pour en parler lors de cet épisode : Bruno Palier, directeur de recherche au CNRS à SciencesPo et spécialiste des politiques sociales, de l’emploi et de l’État social en Europe. Coralie Perez, ingénieure de recherche en économie à Paris 1 Panthéon-Sorbonne, chercheuse au Centre d’économie de la Sorbonne qui a notamment cosigné Redonner du sens au travail avec Thomas Coutrot, et avez co-écrit 2 chapitres de Travailler mieux, notamment sur la démocratie et l’IA au service des travailleurs. Un échange animé par Laure Girardot, journaliste spécialisée sur les sujets du travail, RH et management. Avec eux, nous explorons une question décisive : peut-on vraiment améliorer la qualité du travail sans repenser notre modèle économique et démocratique ? La conversation s’ouvre sur la polycrise du travail : crise écologique, démographique, technologique et de sens. Quelle est l’urgence la plus pressante aujourd’hui ? Pour nos invités, ces crises ont une racine commune : la logique du capitalisme financier, qui épuise à la fois la planète et les travailleurs. Avec un constat : le mal-travail n’est pas seulement social, il nourrit aussi la crise démocratique en alimentant défiance et abstention. Le livre défend une approche globale : travailler mieux n’est pas seulement un sujet d’entreprise, mais un enjeu politique, économique, social et environnemental. On ne peut améliorer le travail sans questionner le modèle économique dominant, fondé sur l’hypercompétitivité et le management par le chiffre. La France se distingue d’ailleurs par un “mal français” du management : verticalité, méfiance et autonomie de façade, quand d’autres pays avancent vers des organisations plus plates et apprenantes (CF rapport IGAS) La discussion aborde aussi le rôle ambivalent de l’intelligence artificielle : outil prometteur pour améliorer les tâches et les conditions de travail, mais aussi facteur de risques si elle reste captée par une logique de productivité à tout prix. Bruno Palier et Coralie Perez défendent l’idée d’une nouvelle prospérité fondée sur la qualité plutôt que sur le low cost. Travailler mieux suppose de transformer notre modèle productif et démocratique, d’accorder un véritable pouvoir de décision aux travailleurs, et d’inventer des régulations adaptées aux défis contemporains. À quoi ressemblerait une société qui aurait vraiment fait ce choix dans dix ans ? Un monde où le travail redeviendrait une source de sens, de santé et de démocratie – et non plus seulement une variable d’ajustement économique. Bonne écoute ! Source de l'enquête citée : Le « premier baromètre national sur les causes racines du mal-être au travail » réalisé par le cabinet de conseil aux entreprises Ekilibre en lien avec l’institut de sondage OpinionWay. Crédit Musique : "14 again" – Mosimann (Sony Music Entertainment France SAS). Visuel : Canva Pro – usage pédagogique, public et non commercial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Quand la productivité décroche {Cycle Décideurs} avec Bertrand Martinot et Benoit Serre | 28 Sep 2025 | 00:43:38 | |
Que faire quand la productivité décroche ? Comment l'expliquer ? comment y remédier durablement sans tomber dans les caricatures faciles ? Rendez vous durant cet épisode avec : - Bertrand Martinot, économiste et expert associé à l'Institut Montaigne et ancien conseiller à l'Élysée, il est aussi le co-auteur avec Franck Morel du livre "Le Travail est la solution" chez Hermann - Benoit Serre Co Président du Think Tank Cercle Humania et ex DRH de grands groupes - Boutayna Burkel animatrice du Cycle Décideur, cocréatrice d'A Bout de Taf, Auteure de "Manager les vulnérabilités en pratique" Dunod et dirigeante de The Helpr Durant cet épisode nous explorons : - Le décrochage de productivité française (rapport CNP 2025) - La grande déception du travail - La croisée des chemins avec l'IA - Le défi de la compétence Rendez vous sur Linkedin Youtube pour retrouver Laure Girardot et Boutayna Burkel les créatrices du média #AboutdeTaf Si cet épisode vous a plu n'oubliez pas d'ajouter des étoiles, commenter et partager #economie #travail #sociologie #business #productivité #management #PME #startup #leadership #livre #formation Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Les enjeux démographiques à l'épreuve du travail | 29 Sep 2025 | 00:15:08 | |
À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angle Après une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel. Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse. Crise démographique, âge et entreprise : vers un nouveau pacte générationnel ? “Vieillir, c’est vivre plus longtemps. Travailler plus longtemps, c’est une autre affaire.” En 2025, le Forum de Davos sonne l’alerte : la transition démographique — aussi puissante que la transition technologique — redessine les contours du monde du travail. D’ici 2050, un quart de la population mondiale aura plus de 60 ans. Dans les pays du Nord, le vieillissement met sous pression les retraites, l’emploi et la solidarité intergénérationnelle. Dans les pays du Sud, c’est l’explosion démographique des jeunes qui appelle des politiques massives d’insertion et de formation. Entre ces deux pôles, les entreprises, elles, tanguent. Faut-il allonger les carrières ? Comment valoriser l’expérience sans céder au jeunisme ambiant ? Et surtout : comment ne pas rater le tournant d’un monde où, pour la première fois dans l’histoire, quatre, voire cinq générations cohabitent dans le même open-space ? Anne Thevenet-Abitbol, Directrice Prospective et Nouveaux Concepts chez Danone ne croit pas au choc des générations. Elle croit aux ponts qu’on peut bâtir entre elles. Elle a créé Octave, un séminaire interentreprises pour faire dialoguer les âges, casser les stéréotypes et cultiver la diversité d’approche. Parce que selon elle, ce qui rapproche les générations, ce n’est pas tant l’année de naissance que le savoir-être et l’alignement personnel. Mais sur le terrain, les mots continuent de peser : "senior", "vieux", "plus tout jeune"… autant d’étiquettes qui excluent. Pour lutter contre cet âgisme insidieux, Anne mène aujourd’hui une véritable contre-offensive sémantique : elle propose de parler de “salariés expérimentés”, et lance le concept de “NOLD – Never Old” pour redonner fierté, élan et visibilité aux 45-65 ans. Pour elle, la reconnaissance des travailleurs expérimentés n’est pas seulement un levier RH ou un enjeu de compétitivité : c’est un enjeu politique et sociétal. Car, dit-elle, “l’entreprise est aujourd’hui l’un des derniers lieux où se croisent encore les générations, les classes sociales, les visions du monde”. En cela, elle peut devenir un rempart contre les fractures identitaires, un espace de reconnaissance réciproque et d’apprentissage mutuel. Dans cet épisode, Anne Thevenet-Abitbol nous invite à repenser le travail non pas comme une course à la performance linéaire, mais comme un chemin de transmission, un temps d’alliance, et surtout, un lieu où l’on continue à apprendre… à tout âge. À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter. Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail. Bonne écoute. Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Futur du travail : économie, IA… et si la clé était politique ? | 04 Oct 2025 | 00:51:58 | |
Dans la continuité du documentaire, nous ouvrons ici un espace hors-saison : L'Agora du travail. Un lieu pour débattre, réfléchir, confronter les points de vue avec des chercheurs, des auteurs, des experts… Notre objectif est clair : replacer le travail réel au centre de la conversation publique. Un cycle de débats animé par Laure Girardot, journaliste indépendante. À quoi ressemblera le travail dans quinze ans ? La question peut sembler lointaine, mais elle se joue dès aujourd’hui. Entre crises écologiques, économiques et sociales, le contrat social vacille et nous oblige à réinventer nos repères. Dans cet épisode, nous interrogeons un enjeu central : la capacité de la politique à agir sur le futur du travail. Comment dépasser une vision purement économique pour penser autrement ? Faut-il redonner toute sa place aux sciences humaines, au care et aux solidarités invisibles ? Comment articuler la révolution de l’intelligence artificielle avec une vision humaniste européenne ? Pour en discuter, deux regards se croisent : Jérémy Lamri, entrepreneur, chercheur et auteur de 2040 – Cinq futurs possibles et comment s’y préparer (Eyrolles), qui explore les scénarios à venir et les mutations déjà à l’œuvre. Océane Godard : députée de la Côte-d’Or et conseillère régionale de Bourgogne-Franche-Comté. Psychologue du travail de formation, Océane a commencé dans l’insertion avant de s'engager en politique. À l’Assemblée nationale, elle siège à la Commission des affaires sociales et porte des dossiers clés comme l’emploi des seniors ou les Territoires zéro chômeur de longue durée. Au fil de l’échange, il est question de : - l’économie quaternaire, ce modèle où l’entreprise ne crée pas seulement du profit mais aussi du lien social ; - la nécessité de penser autrement l’action publique, en s’ouvrant à la psychologie et à la sociologie ; - le rôle de la politique comme levier d’innovation sociale, notamment à travers la formation et l’accompagnement des PME/TPE ; - la crise démocratique et la défiance envers le politique, qui appelle de nouvelles formes d’engagement citoyen ; - la distinction entre compétences et capabilités (Amartya Sen), pour redonner autonomie et dignité aux individus ; - les promesses et menaces de l’intelligence artificielle, et l’urgence de construire un récit européen alternatif au modèle productiviste américain. Un échange sans faux-semblants, où prospective, action politique et vision humaniste se rencontrent pour dessiner une conviction commune : l’avenir du travail ne se subira pas, il se construira dès aujourd’hui. Crédit Musique : "14 again" – Mosimann (Sony Music Entertainment France SAS). Visuel : Canva Pro – usage pédagogique, public et non commercial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Retraite, emploi, stéréotypes : repenser l’âge au travail | 06 Oct 2025 | 00:11:08 | |
À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angle Après une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel. Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse. Crise démographique : et si l’avenir du travail dépendait de notre capacité à mieux cohabiter ? Le sujet n’est pas nouveau. Mais il s’impose aujourd’hui comme un tournant majeur pour le monde du travail. La population vieillit. La natalité baisse. Le financement des retraites vacille. Et pendant ce temps, les jeunes générations arrivent avec de nouvelles attentes. Alors, face à ce glissement démographique silencieux, faut-il travailler plus ? Mieux ? Autrement ? Et surtout, comment faire coexister durablement des trajectoires professionnelles qui s’éloignent… sans se heurter ? Le Forum de Davos 2025 l’a annoncé : la transition démographique, couplée à la révolution technologique, est en train de transformer le travail plus radicalement que la mondialisation ou la pandémie.
Et pourtant, malgré ce constat implacable, les seniors restent largement écartés du marché de l’emploi. En 2023, seuls 39 % des 60-64 ans travaillent en France, contre 61 % en Allemagne et 69 % en Suède. Les causes ? Des stéréotypes persistants, des carrières usantes, peu de reconversions, peu de souplesse. Et une question taboue : comment allonger la durée du travail sans abîmer les corps ni épuiser les esprits ? C’est ce que nous allons explorer aujourd’hui avec Vincent Binetruy, Directeur Général du Top Employers Institute. Il tranche d’emblée : oui, la fracture générationnelle existe. Mais gare aux raccourcis, prévient-il — les stéréotypes, eux, n’ont pas d’âge. Alors, comment dépasser les clichés et retisser le lien ? Retraite et emploi des seniors : dépasser l’âgisme, retisser le lien Vincent Binetruy le rappelle les seniors sont une richesse : expertise, recul, fiabilité. Et il partage ici des leviers concrets pour mieux les intégrer dans l’entreprise et repenser le travail à l’aune de cette transition démographique. À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter. Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail. Bonne écoute ! Crédit musique : "14 again" – Mosimann (Sony Music Entertainment France SAS). Visuel : Canva Pro – usage pédagogique, public et non commercial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Réinventer les carrières et slashing au travail | 13 Oct 2025 | 00:09:33 | |
À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angle Après une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel. Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse. Seconde partie de carrière : et si le slashing devenait une passerelle ? Le débat autour de l’emploi des seniors revient sans cesse : comment prolonger la durée du travail sans épuiser les corps, ni fragiliser les trajectoires ? Et si, au lieu de considérer la seconde partie de carrière comme une pente inéluctable vers la sortie, nous la pensions comme une phase de transition créative ? C’est l’hypothèse que défend Olivier Meier, professeur de management et spécialiste des transformations du travail. Il invite à regarder du côté des nouvelles formes d’emploi, et notamment du slashing — ces parcours éclatés où l’on cumule plusieurs activités professionnelles, parfois salariées, parfois indépendantes. Le slashing : une ressource pour réinventer la fin de carrière Pour Meier, le slashing pourrait devenir une passerelle stratégique pour les 45-65 ans. Non pas une fuite en avant, mais une manière :
Loin de l’image du “patchwork subi”, le slashing pensé comme outil de transition devient une réponse pragmatique à la crise démographique. Il permet d’imaginer une seconde partie de carrière plus fluide, plus utile, où l’on ne sort pas du monde du travail, mais où l’on s’y réinvente autrement. À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter. Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail. Bonne écoute ! Crédit musique : "14 again" – Mosimann (Sony Music Entertainment France SAS). Visuel : Canva Pro – usage pédagogique, public et non commercial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| {Cycle Décideurs} Bâtir ou partir de l'entreprise familiale avec Caroline Poissonnier | 21 Oct 2025 | 00:44:51 | |
Caroline Poissonnier est Directrice Générale de Groupe BAUDELET et fondatrice du Mouvement #leaderkiff Elle prend la parole à propos de la #gouvernance des ETI familiales, du choix de business model quand cela n'a plus de sens pour un dirigeant, elle témoigne de la difficulté de l'exercice et des choix possibles pour retrouver l'énergie et l'envie pour garder l'endurance sur le long cours. 75% des dirigeants se disent en difficulté et stressés (Institut Choiseul). Une autre manière de considérer l'enjeu de la santé mentale au #travail par l'incarnation des valeurs et actions par dirigeants avec les salariés. Cet épisode est animé par Boutayna Burkel dirigeante et co-auteur de "Manager les vulnérabilités en pratique" aux éditions Dunod. A Bout de Taf est un média indépendant qui analyse les crises et mutations du travail avec un cycle Décideurs spécifique sur le regard, l'expérience et le témoignage des dirigeants, middle managers, décideurs du quotidiens. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| {Cycle Agora } IA au travail : entre délégation et déliaison | 05 Nov 2025 | 00:29:43 | |
Agora live : L’IA, entre délégation et déliaison – avec Thierry Taboy, référent IA à la CFE-CGC, membre du conseil d’administration d’Impact AI, collectif engagé pour une IA éthique et inclusive. Un échange animé par Laure Girardot, journaliste. « L’intelligence artificielle ne transforme pas seulement les tâches. Elle transforme les liens. » Dans la continuité du documentaire, nous ouvrons ici un espace hors-saison : L’Agora du travail, cette fois-ci en version live. Notre objectif reste le même : replacer le travail réel au centre de la conversation publique. Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre une fracture du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse. On présente souvent l’intelligence artificielle comme une révolution technologique. Mais ce qui se joue, selon Thierry Taboy, est bien plus profond : une transformation systémique du travail, des compétences… et de notre rapport au savoir. Le programme LaborIA, piloté par l’INRIA et le ministère du Travail, a suivi pendant deux ans une trentaine d’entreprises et d’administrations pour observer comment l’IA s’intègre réellement dans le quotidien professionnel. Leur constat ? L’IA ne bouleverse pas seulement les tâches, mais les liens : entre humains, entre métiers, entre connaissances. Elle questionne la manière de collaborer, d’apprendre, de décider. Elle reconfigure les collectifs, déplace les frontières du pouvoir, et interroge la responsabilité. Pour Thierry Taboy, l’IA générative a introduit une rupture comparable à celle de l’imprimerie : la diffusion massive des savoirs, mais aussi la possibilité de leur appauvrissement. Là où la machine à vapeur avait externalisé la force physique de l’humain, l’IA externalise désormais une part de sa réflexion. Une délégation cognitive qui, mal encadrée, peut conduire à une perte d’esprit critique. Car plus on délègue la pensée, moins on pense soi-même. Ce glissement n’est pas seulement technique, il est anthropologique. Dans beaucoup d’entreprises, l’IA accélère le passage d’un collectif de travail – vivant, discutable, traversé de désaccords féconds – à une simple coordination d’individus outillés. Une coordination peut être optimisée. Un collectif, lui, se cultive. Et c’est justement cette culture du collectif que l’IA, si elle est mal gouvernée, peut éroder : moins de face-à-face, moins de temps partagé, moins de friction constructive. « Le vrai défi des RH, aujourd’hui, ce n’est plus la gestion du personnel », rappelle Thierry Taboy. « C’est la gestion du sens dans un monde technique. » Les compétences évoluent plus vite que les référentiels. Les métiers changent avant même d’être décrits. Pour que l’IA soit un projet d’émancipation plutôt que d’automatisation, il faut impliquer les salariés dès le départ. Pas seulement les former, mais leur donner voix au chapitre : co-construire les usages, co-piloter les outils, partager les audits. Cette approche, déjà courante en Allemagne, devient aujourd’hui une exigence légale avec la régulation européenne de l’IA. L’enjeu n’est pas technique : c’est un enjeu démocratique. Car une IA conçue sans contre-pouvoir devient vite un automate sans boussole. Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Décider et agir face à la crise du travail | 02 Nov 2025 | 00:09:32 | |
À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angle Après une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel. Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse. À bout de taf – Épisode spécial : Gouverner, c’est décider (vraiment) – avec Marc Sabatier “Pas de stratégie sans gouvernance. Et pas de gouvernance sans responsabilité claire sur qui décide, comment, et pour quoi faire.” La gouvernance, ce n’est pas qu’une affaire de conseils d’administration ou de COMEX. C’est l’architecture invisible qui soutient les décisions, répartit les pouvoirs, organise la responsabilité… et oriente, en silence, l’avenir des entreprises. Et pourtant, un paradoxe persiste dans bien des organisations : des priorités stratégiques affichées haut et fort – durabilité, transformation, sens au travail – mais un temps et des moyens dérisoires réellement consacrés à les mettre en œuvre. Alors, où ça coince ? Est-ce une question de structure ? De leadership ? De courage managérial ? Dans cette séquence, Marc Sabatier, fondateur et CEO du cabinet Julhiet Sterwen, nous invite à une plongée lucide dans les coulisses de la gouvernance. Il interroge ce qui se joue vraiment quand on “décide” : ce qu’on évite, ce qu’on repousse, ce qu’on délègue sans le dire. Il nous rappelle une vérité souvent négligée : décider, c’est s’engager. Et sans cadre clair, sans gouvernance solide, la stratégie reste un vœu pieux. Mais les lignes bougent. Aujourd’hui, de nouveaux signaux émergent dans la manière de penser la gouvernance : des comités exécutifs qui s’ouvrent à d’autres voix, des organisations qui intègrent les salariés dans les réflexions stratégiques, des leaders qui acceptent de distribuer – et non concentrer – le pouvoir. Chez Julhiet Sterwen, cette conviction prend forme autour d’une idée forte : la stratégie ne vaut que si elle devient un projet collectif. Et ce projet, ce sont les salariés, les managers de terrain, les territoires qui le rendent vivant. Ce sont eux qui l’interprètent, l’adaptent, et lui donnent sa justesse. Une gouvernance plus perméable, plus organique, plus attentive aux réalités de terrain : c’est peut-être ça, le vrai pouvoir de demain. Non pas celui de décider seul. Mais celui de donner à chacun la capacité de peser sur le réel. À bout de taf – Zoom : quelques minutes d’intelligence partagée pour mieux comprendre le travail d’aujourd'hui… et imaginer ensemble de nouvelles voies pour demain. Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Réflexivité et discernement : une gouvernance juste au travail | 27 Oct 2025 | 00:08:35 | |
À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angle Après une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel. Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse. À bout de taf – Épisode spécial : Gouverner, c’est aussi une compétence humaine – avec Isabelle Barth & Ibrahima Fall “Une bonne gouvernance, ce n’est pas qu’une affaire de structures. C’est une affaire de postures.” Dans ce dernier zoom de notre épisode, on quitte les schémas théoriques, les lois et les comités… pour plonger dans ce qui, souvent, fait vraiment la différence : les compétences humaines invisibles. Celles qu’on ne mesure pas en KPI, mais qui font tenir les collectifs debout, surtout quand les tensions montent. Pour explorer ce terrain essentiel, nous avons tendu le micro à deux penseurs du management :
Ensemble, ils nous rappellent que la gouvernance n’est pas un dispositif figé : c’est une dynamique collective. Une alchimie fragile où l’on ose dire “je ne sais pas”, où l’on confronte sans dominer, où l’on construit sans exclure. Pour conclure, Ibrahima Fall partage six conditions concrètes pour faire d’un collectif un lieu de pensée, et non de conformisme. Car sans humilité, sincérité, respect, et cette fameuse capacité à se décaler de soi, il n’y a ni gouvernance éclairée… ni avenir commun désirable. À bout de taf – Zoom : quelques minutes d’intelligence partagée pour mieux comprendre le travail d’aujourd'hui… et imaginer ensemble de nouvelles voies pour demain. Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| {Cycle Décideurs} Quand diriger oblige avec Audrey Destang | 26 Oct 2025 | 01:00:33 | |
Dans #ABoutdeTaf {Cycle Décideurs}, Boutayna Burkel vous invite à découvrir les coulisses des décisions. Durant cet épisode vous découvrirez : 🎯 Quand diriger oblige avec Audrey Destang | A Bout de Taf - DÉCIDEURS Audrey Destang répond au statu quo par l'innovation et le sens Dans ce nouvel épisode du cycle Décideurs, Audrey Destang nous raconte les coulisses des décisions qui portent son entreprise Popee mais aussi son parcours et son métier. Un témoignage rare et authentique sur ce que signifie vraiment diriger en coulisses 💡 CE QUE VOUS ALLEZ DÉCOUVRIR : - Le style de leadership, - Les décisions difficiles et obstacles qu'Audrey a dû affronter - Les coulisses de l'écriture du livre Succès Mode d'emploi - Les conseils des meilleurs entrepreneurs de France pour réussir (Dunod) - Le rapport au travail dans une startup / PME à impact selon Audrey 👤 L'INVITÉE Audrey Destang, Fondatrice et Présidente de Popee, une entreprise investie dans la commercialisation des produits d'hygiène écologiques. Elle est aussi auteur d'un livre graphique "Succès Mode d'emploi"- Les conseils des meilleurs entrepreneurs de France pour réussir (Dunod). ━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━ 🎙️ À PROPOS DU CYCLE DÉCIDEURS Face à la polycrise du travail, comment dirigent vraiment les leaders d'aujourd'hui ? Le cycle Décideurs donne la parole à des dirigeants qui ont vécu des crises majeures : transformation sous contrainte, choc géopolitique, rupture interne, repositionnement stratégique... Des récits authentiques pour comprendre ce que signifie diriger dans un monde instable, et mettre en lumière les apprentissages de la vulnérabilité. 📍 Un projet co-créé par : - 🎯 BOUTAYNA BURKEL - Dirigeante The Helpr | Auteure "Manager les vulnérabilités en pratique" (Dunod, 2025) - 📰 LAURE GIRARDOT - Journaliste RH & Travail | Spécialiste mutations du travail ━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━ 🎧 AUTRES ÉPISODES DU CYCLE DÉCIDEURS - Ép. 1 : L'IA rendra-t-elle le travail des Directions SI obsolète ? - Jean-François Bigot & Nicolas Fabre - Ép. 2 : Quand la productivité décroche avec Bertrand Martinot Economiste et auteur et Benoit Serre ex DRH et CoPrésident du Cercle Humania - Ép. 3 : Entreprise familiale, partir ou bâtir par Caroline Poissonnier Dirigeante du Groupe Baudelet 📺 Playlist complète Cycle Décideurs : https://www.youtube.com/playlist?list=PLz03n3clTTXixwKBku2NWsDF0SkS3JVVT ━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━ 📱 SUIVEZ A BOUT DE TAF LinkedIn : #ABoutdeTaf https://www.linkedin.com/company/a-bout-de-taf/?viewAsMember=true Podcast : Spotify | Apple Podcasts | Deezer | Acast | YouTube #ABoutdeTaf #Leadership #Décideurs #Crise #Management #Transformation #Vulnérabilité #Travail #Management #ETI #Gouvernance #santémentale #Psychologie Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Gouverner l'entreprise, réinventer le travail | 20 Oct 2025 | 00:17:21 | |
À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angle Après une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel. Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse. À bout de taf – Épisode spécial : Gouverner l’entreprise, mais pour qui ? – avec David Chekroun “La gouvernance, ce n’est pas un mot de technocrate. C’est une manière d’organiser le pouvoir. Et donc, de choisir ce à quoi l’on tient.” On prend de la hauteur avec David Chekroun, professeur de droit international des affaires à l’ESCP. Car avant de parler de modèles ou de conseils d’administration, encore faut-il définir les règles du jeu. Il nous propose une grille de lecture à trois pôles : celui de la direction, celui de la propriété (les actionnaires), et celui des parties prenantes (salariés, société civile, environnement). Trois centres de pouvoir, trois légitimités, trois visions du futur. Il nous embarque aussi dans un tour du monde des modèles de gouvernance : du shareholder capitalism américain, centré sur les intérêts des actionnaires, au stakeholder capitalism japonais, plus inclusif, né dans les années 1980. Et la France ? Elle navigue entre les deux. Officiellement, depuis la loi Pacte de 2019 et sous l’impulsion du droit européen, l’intérêt social élargi est inscrit dans le marbre. Mais dans les faits ? Le réflexe actionnarial reste bien ancré. À bout de taf – Zoom : quelques minutes d’intelligence partagée pour mieux comprendre le travail d’aujourd'hui… et imaginer ensemble de nouvelles voies pour demain. Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Les coulisses d'une fonction RH Stratégique avec Jean-Manuel Soussan DRH du Groupe Bouygues et DGA | 09 Nov 2025 | 00:47:15 | |
Avec plus de 30 ans d'expérience dans la fonction RH au sein d'un groupe international de 200 000 collaborateurs, Jean-Manuel Soussan nous offre un regard rare sur les enjeux stratégiques qui façonnent aujourd'hui le rôle du DRH. Cette conversation plonge au cœur des transformations profondes qui redéfinissent la fonction RH. Jean-Manuel partage sa vision du métier de DRH comme véritable architecte de l'équilibre organisationnel, celui qui doit sans cesse composer entre les aspirations individuelles des collaborateurs et les impératifs stratégiques de l'entreprise. Avec plus de 30 ans d’expérience au sein d’un groupe international de plusieurs centaines de milliers de collaborateurs, Jean-Manuel Soussan nous offre un regard rare et stratégique sur l’évolution du métier de DRH. Un parcours qui illustre la finesse du management humain à grande échelle — entre vision, transformation et ancrage culturel. Une conversation qui plonge au cœur des mutations profondes de la fonction RH :
Une conversation sans détour et d’une rare lucidité, pour toutes celles et ceux qui s’interrogent sur :
À propos de Jean-Manuel Soussan : Directeur Général Adjoint et DRH du Groupe Bouygues depuis 2020, avec plus de 30 ans d'expérience dans la fonction RH. Il a occupé différents postes RH en France et à l'international avant de rejoindre la direction du groupe. A Bout de Taf un média créé par Laure Girardot et Boutayna Burkel - Cycle Décideurs - explore les transformations du travail et du management à travers des conversations sans filtre avec des dirigeants, DRH et experts. Le manager au quotidien: Les 10 rôles du cadre, Henri Mintzberg Editions d'Organisation Abonnez-vous à la chaîne pour ne pas manquer les prochains épisodes d’A Bout de Taf 🎧 Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| La compétitivité locale face au travail | 10 Nov 2025 | 00:06:00 | |
À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angle Après une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel. Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse. À bout de taf – résister en incarnant – avec Paola Fabiani “La crise est permanente. Mais c’est aussi une chance de réinventer notre manière d’entreprendre.” Pour clore cet épisode consacré à la gouvernance, aux vulnérabilités et aux nouvelles manières de diriger, nous voulions une voix à la croisée des chemins : entre technologie et humanité, ancrage local et ouverture globale, résilience économique et engagement social. Cette voix, c’est celle de Paola Fabiani, cofondatrice de Wisecom, un centre de relation client basé à Paris, et Vice-Présidente du Medef. Elle incarne une nouvelle génération de dirigeantes, pour qui compétitivité ne rime pas avec délocalisation, mais avec création de valeur sur le territoire, intelligence collective, et hybridation technologique. Elle nous parle d’un quotidien où les crises géopolitiques, les pressions économiques, les incertitudes réglementaires ne sont plus des parenthèses, mais le décor permanent dans lequel les entreprises évoluent. Et face à cela, un choix : subir ou transformer. À bout de taf – Zoom : quelques minutes d’intelligence partagée pour mieux comprendre le travail d’aujourd'hui… et imaginer ensemble de nouvelles voies pour demain. Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Carlos Diaz 🌶️ "Silicon carne" : IA, Silicon Valley et l'avenir du travail - Cycle Décideurs | 16 Nov 2025 | 00:46:49 | |
En France, les débats tournent encore autour de : « L’IA va-t-elle voler nos jobs ? » « Quels métiers disparaîtront ? » « Quels nouveaux métiers apparaîtront ? » À San Francisco, la question est réglée depuis longtemps. Pour Carlos Diaz « Le débat n’est plus pour ou contre. Il est comment, à quelle vitesse, et avec quel niveau d’ambition ? »Dans ce nouvel épisode du Cycle Décideurs, Boutayna Burkel reçoit Carlos , de formation littéraire entrepreneur dans l’âme et maintenant dans les médias avec @siliconcarnepod , pour un échange sans filtre sur les bouleversements en cours. Franco américain et fin observateur de la Silicon Valley, actif pour une meilleure compréhension de la situation socioéconomique américaine, Carlos prend la parole sur son média pour appréhender de manière juste et pertinent ce qui se passe dans le secteur technologique américain. Cotations à milliards, dettes qui donnent le tournis, licenciement à fond, comment se préparer et anticiper quand les signaux forts s'accumulent? 🔍 Au programme : - L'IA au-delà du buzz : Carlos nous partage son regard depuis la Silicon Valley : quels sont les impacts concrets de l'IA sur nos métiers et nos organisations ? Au-delà des promesses marketing, quelles transformations observe-t-on vraiment sur le terrain ? - Choc des cultures : France vs États-Unis : comment ces deux approches culturelles façonnent-elles différemment l'adoption de l'IA et la transformation du travail ? Quels sont nos atouts et nos freins ? - Vers de nouveaux modèles de travail : hybridation des compétences, IA générale à venir, IAAgentique et Robotique... Comment repenser nos organisations face à ces mutations profondes ? - Les questions qui dérangent : Éthique, biais algorithmiques, fracture numérique : Carlos n'élude pas les enjeux sociétaux qui accompagnent cette révolution technologique. - Une conversation pour anticiper : Cet entretien s'adresse aux dirigeants, managers et professionnels RH qui veulent comprendre pour mieux agir. Carlos nous offre une vision long terme, nourrie de son expérience à la croisée de deux mondes. À bout de taf est le média qui explore les mutations du travail avec exigence et authenticité. Co-créé par Laure Girardot, journaliste et Boutayna Burkel Dirigeante et Auteure. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| L'incertitude et la complexité dans un travail globalisé | 17 Nov 2025 | 00:09:17 | |
À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angle Après une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel. Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse. À bout de taf – Épisode spécial : Gouverner en temps d’incertitude – avec Raphaël de Vittoris “Le monde est devenu si interconnecté… qu’il en est devenu fragile.” Dépendances numériques, délocalisation des savoir-faire, perte de maîtrise technologique : les vulnérabilités organisationnelles d’aujourd’hui ne sont plus marginales. Elles sont systémiques. C’est le constat implacable de Raphaël de Vittoris, ex directeur de la gestion des risques et de la cyberdéfense chez Symbio et Michelin, docteur en sciences de gestion et auteur du récent Déjouer les risques (Dunod, 2024). Dans cet épisode, il nous invite à changer de regard sur les crises : elles ne sont pas des accidents ponctuels. Elles sont le reflet d’un système mondial devenu ultra-interdépendant, où chaque faille locale peut générer un effet domino global. Car la réalité, c’est que nous avons construit des organisations performantes, mais extrêmement sensibles aux secousses. Un monde “efficace”, mais sur-optimisé, donc fragile. Face à cela, les vieilles recettes ne suffisent plus. Renforcer les chaînes logistiques ? Utile, mais largement insuffisant. Ce qu’il faut, selon Raphaël de Vittoris, c’est former les entreprises à l’incertitude elle-même. Intégrer les ruptures dans la stratégie. Apprendre à improviser, à sentir, à réagir en temps réel. Il défend un concept clé : l’antifragilité. Cette capacité à profiter du désordre, à devenir plus fort face aux chocs, à évoluer dans l’instable. Car dans un monde mouvant, vouloir construire des plans figés, c’est construire sur du sable. À bout de taf – Zoom : quelques minutes d’intelligence partagée pour mieux comprendre le travail d’aujourd'hui… et imaginer ensemble de nouvelles voies pour demain. Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Agir avec effectuation au travail | 24 Nov 2025 | 00:13:13 | |
À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angle Après une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel. Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse. À bout de taf – Épisode spécial : Et maintenant, on fait quoi ? Repenser l’action en temps d’incertitude – avec Philippe Silberzahn “Ce qui nous freine aujourd’hui, ce n’est pas l’incertitude. C’est notre incapacité à l’accepter.” Pendant des décennies, nous avons cru à la mondialisation heureuse : des échanges fluides, un monde sans frontières, un commerce apolitique. Mais selon Philippe Silberzahn, chercheur et spécialiste des stratégies en contexte incertain, cette mondialisation naïve touche à sa fin. Le politique revient au centre du jeu, les marchés se fragmentent, les risques se déplacent sans prévenir. Les anciennes cartes ne correspondent plus au territoire. Alors que le monde économique se redessine à coups de barrières douanières, de ruptures logistiques et de chocs géopolitiques, une question s’impose : comment penser et décider quand le sol lui-même devient mouvant ? C’est ici que le regard de Philippe Silberzahn devient crucial. Selon lui, le vrai obstacle n’est pas l’incertitude elle-même… mais notre incapacité à la concevoir. À force de raisonner avec des modèles mentaux hérités d’un monde stable et prévisible, nous filtrons la réalité. Nous ratons les signaux faibles. Nous sommes sidérés par les ruptures – Trump, le Covid, les cyberattaques – non parce qu’elles sont imprévisibles, mais parce qu’elles ne rentrent pas dans notre grille de lecture. Et cette cécité ne concerne pas que la géopolitique : elle irrigue aussi nos dépendances industrielles, numériques, logicielles. Nous supposons encore que ce qui a marché hier, fonctionnera demain. Alors, que faire ? Abandonner toute forme de planification ? Non. Mais changer notre posture face à l’action. Dans cette dernière séquence, Philippe Silberzahn s’appuie sur le concept d’effectuation, une approche venue du monde entrepreneurial : agir avec ce qu’on a, ici et maintenant, sans tout prévoir, mais en restant agile, attentif, réactif. Car aujourd’hui, la robustesse ne s’invente pas seulement dans les entrepôts. Elle se joue aussi dans les comportements, dans le leadership, dans la capacité à avancer sans garantie de résultat. À bout de taf – Zoom : quelques minutes d’intelligence partagée pour mieux comprendre le travail d’aujourd'hui… et imaginer ensemble de nouvelles voies pour demain. Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| {Cycle Décideurs} avec Dr Ibrahima Fall Le Travail Réel comme investissement immatériel | 23 Nov 2025 | 00:50:46 | |
Avec une double casquette d’activiste (Fondateur et Président du Think & Do Tank Institut du Travail Réel) d’entrepreneur dirigeant (Hommes & Décisions) et de docteur en sciences de gestion, Ibrahima Fall porte un regard unique sur ce qui se joue réellement dans nos organisations : le travail réel. Celui qui ne rentre jamais complètement dans les process, les procédures avec moins de slides PowerPoint et plus de de paroles partagées sur le travail. Plongez dans cette conversation avec Boutayna Burkel, où Ibrahima se décrit comme joueur de flûte à un trou. Ensemble ils démontent avec lucidité les illusions d’une gouvernance tiraillée par ses objectifs, par l'incertitude et l’accélération… au détriment de l’avantage concurrentiel, de la mémoire et du capital immatériels mettant hors jeu ainsi la parole, l’imagination et la santé des collectifs de travail. Un échange dense, vivant, traversé de références philosophiques et littéraires, qui redonne toute sa place à la culture générale comme boussole pour manager sans obsolescence programmée.
Un échange pour ceux qui s’interrogent sur :
📚 Ressources :
À bout de taf est le média qui explore les mutations du travail avec exigence et authenticité. Co-créé par Laure Girardot, journaliste et Boutayna Burkel Dirigeante et Auteure. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| {Cycle Décideurs} Le vrai pouvoir d’agir du dirigeant avec Christophe Aulnette | 30 Nov 2025 | 00:47:40 | |
A Bout de Taf - Cycle DÉCIDEURS : Aux coulisses d’une carrière de dirigeant, dans cet épisode, Christophe Aulnette nous ouvre la porte du (vrai) pouvoir d'agir du dirigeant, entre énergie, risques, jeux de pouvoir et pertes de repères. En 2005, il quitte la présidence de Microsoft France, alors que tout l’y poussait à rester. Un choix à contre-logique. Un saut hors du cocon. Puis vient Altran : une entreprise du SBF120, éclaboussée à l’époque par l’un des plus grands scandales comptables français. En 48 heures, il réalise qu’il n’a pas été recruté pour piloter une transition… seul à la barre d’un groupe de 16 000 personnes, sous le regard de la justice, de la presse, du marché et d’un board recomposé contre lui. Mais ce n’est que le début. Son parcours le mène ensuite vers une reconstruction rare : – reprise d’une ETI, – rôle d’investisseur et operating partner, – et une plongée dans la politique locale. 💬 Un récit où l’on parle enfin de tout ce qu’on tait : la part d’ego, la solitude, les erreurs du "bon élève", la chute, la reconstruction, la nécessité de redevenir un « loup » après des années de vie « domestiquée ». Un épisode qui révèle la violence politique du monde corporate. Notre invité : CHRISTOPHE AULNETTE investisseur & Conseiller Un des rares dirigeants à avoir traversé différentes sphères professionnelles : - Microsoft Asie du Sud – Directeur Général - Microsoft France – Président - Altran Technologies (SBF120) – Directeur Général en pleine crise - Netgem (ETI) – Directeur Général, transformation internationale - Premier adjoint au maire de Neuilly sur Seine (Finances & Développement éco) L'objectif de cet épisode sera de vous aider à vous projeter en temps d'incertitude rien de mieux que de se rappeler que l'adversité nous demande des ressources souterraines. Il faut l'étincelle de l'inconfort pour les révéler. Et Christophe Aulnette répond avec délicatesse et subtilité pour mieux vous aider à comprendre ce qui se joue en coulisse. 🎙️ À PROPOS DU CYCLE DÉCIDEURS Le cycle Décideurs donne la parole à des dirigeants qui ont traversé des crises majeures et font des choix de carrière contre-intuitifs, de quoi construire un futur désirable du travail. 📍 Un projet co-créé par : - 🎯 BOUTAYNA BURKEL - Dirigeante The Helpr | Auteure "Manager les vulnérabilités en pratique" (Dunod, 2025) | Enseignante management | Consultante stratégie & transformation - 📰 LAURE GIRARDOT - Journaliste indépendante RH & Travail Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Gouvernance distribuée & robustesse au coeur du travail | 01 Dec 2025 | 00:07:01 | |
À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angle Après une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel. Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse. À bout de taf – Épisode spécial : Résister sans replier – avec Régis Blugeon, DRH France de Saint-Gobain “La résilience n’est pas un réflexe. C’est une philosophie de long terme.” Alors que de nombreuses entreprises découvrent brutalement leur dépendance aux chaînes de valeur mondialisées, d’autres ont depuis longtemps ancré leur stratégie dans le local. C’est le cas de Saint-Gobain, groupe industriel mondial… mais profondément enraciné dans les territoires. Son DRH France, Régis Blugeon, résume ainsi cette singularité : “Le secret de Saint-Gobain ? Une incroyable capacité à se transformer, mais toujours avec ce principe : être allemand en Allemagne, brésilien au Brésil, américain aux États-Unis.” Une plaque de plâtre, rappelle-t-il, “ne traverse pas l’Atlantique”. Elle est produite et vendue localement, par des équipes locales, sous la responsabilité de dirigeants enracinés dans leur culture nationale. Pas de flux tendus intercontinentaux. Pas de dépendance structurelle à un fournisseur unique à l’autre bout du monde. Ce choix, pensé dès l’origine, n’efface pas l’instabilité du monde. Mais il en atténue les secousses. Là où certains s’activent en urgence pour relocaliser ou diversifier leurs chaînes, Saint-Gobain s’appuie sur une culture de l’adaptation continue, un modèle de gouvernance distribué, et une vision du temps long rare dans l’économie contemporaine. Mais cette résilience industrielle a aussi une traduction managériale. Pour Régis Blugeon, “le monde des décisions pyramidales et des tâches découpées est derrière nous.” Dans un monde instable par nature, la rigidité devient un risque. À l’inverse, ce sont les collectifs autonomes, connectés au terrain, capables de décider sans tout savoir, qui incarnent la nouvelle force des entreprises. Ce n’est plus en cherchant à tout maîtriser qu’on progresse. C’est en cultivant la coopération, l’agilité, la capacité à faire corps dans l’incertitude. Et c’est peut-être là, le cœur du travail de demain : non pas fuir l’instable ou attendre le retour de la normalité, mais créer des organisations comme des espaces vivants. Des lieux de lien, d’écoute, de co-construction permanente. Parce qu’à défaut de pouvoir tout prévoir, il reste à mieux traverser ensemble. À bout de taf – Zoom : quelques minutes d’intelligence partagée pour mieux comprendre le travail d’aujourd'hui… et imaginer ensemble de nouvelles voies pour demain. Crédit Musique "14 again Mosimann" par Sony Music Entertainment France SAS Source Canva pro pour un contenu à destination pédagogique public et non commercial Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| {Cycle Agora} Archipel humain : le travail en éclats ? | 03 Dec 2025 | 00:49:06 | |
Dans la continuité du documentaire, L’Agora du travail ouvre un espace de conversations essentielles : un lieu pour débattre, analyser, croiser les regards de chercheurs, auteurs, dirigeants, praticiens — et remettre le travail réel au cœur du débat public. Dans cet épisode intitulé Archipel humain : le travail en éclats, Laure Girardot, journaliste indépendante, reçoit Anaïs Georgelin, fondatrice de Somanyways et spécialiste de l’engagement (38 idées concrètes pour engager vos équipes Le rapport au travail évolue. Et vous ? ) et Philippe Pierre, sociologue, professeur à Sciences Po et auteur de L’Archipel humain (écrit avec Michel Sauquet). Ensemble, ils explorent une question phare : pourquoi le lien au travail se délite-t-il, et comment le retisser ? Le diagnostic : un travail qui ne relie plus Pour Philippe Pierre, le travail contemporain souffre avant tout d’un déficit de lien. Les collaborateurs exercent leurs missions « côte à côte sans vraiment communiquer ». La fragmentation progresse : l’hyperconnectivité remplace le contact, les cadres collectifs disparaissent, le reporting consomme l’attention, et le temps disponible pour échanger se contracte. Mais c’est surtout « l’absence de rencontres » qui fragilise les organisations. Le rendez-vous existe encore, la vraie rencontre, celle où l’on se comprend, où l’on se transforme, devient rare et exigeante. L’individu archipel : un concept clé pour comprendre 2025 L’idée d’« individu archipel » est clé pour décrypter ce qui se passe. Chacun porte désormais des identités multiples, mouvantes, impossibles à réduire à une case. « Je suis toujours plus que ce que tu crois que je suis », résume Philippe Pierre. Les grandes institutions — État, école, Église, entreprise — ne parviennent plus à proposer une vérité commune. Résultat : chaque collaborateur apporte son propre récit, ses convictions, son rapport singulier au travail. L’entreprise doit composer avec cette pluralité, non la nier. Comment concilier singularité et collectif ? Comment articuler ces individualités avec la nécessité d’un cadre partagé ? Pour Anaïs Georgelin, le défi est immense : il faut « standardiser la personnalisation ». On ne peut plus traiter tout le monde pareil, ni basculer dans le cas par cas permanent. Les organisations doivent inventer des modèles plus souples, fondés sur les moments de vie et les besoins réels. Le manager devient le pivot de cette conciliation. À lui de créer les espaces de conversation où l’on peut déposer ses attentes et ses difficultés. Encore faudrait-il qu’on lui en laisse le temps. « On est dans des entreprises du XXᵉ siècle dans le XXIᵉ siècle », rappelle Anaïs : les structures n’ont pas encore rattrapé la complexité humaine. Recréer la reliance : outils et rituels Retisser le lien suppose des pratiques concrètes. Philippe raconte la maladresse d’une « salle de confrontation » qui intimidait plus qu’elle ne libérait. D’autres outils se révèlent plus féconds : suspension du jugement, espaces d’étonnement volontaire, Workoscope pour comprendre les motivations, Culturoscope pour collaborer avec quelqu’un qui ne nous ressemble pas, temps de “rien” en séminaire, entretiens professionnels choisis (Clinitex), congé-projet (Sociétex), ou encore un « vie-ma-vie » géant (Malakoff Humanis). Avec un fil rouge : « Un bon entretien n’a jamais lieu en un seul lieu, ni en une seule fois, ni tout seul. » Crédit musique : “14 again” – Mosimann (Sony Music Entertainment France SAS) Visuel : Canva Pro — usage pédagogique, public et non commercial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| {Cycle Décideurs} : Vers des espaces de travail anti-solitude | 07 Dec 2025 | 00:44:14 | |
Le collectif se fragmente, les salariés réclament à la fois plus de liberté et plus de liens. À quoi doit ressembler un espace de travail dans l’avenir ? Créer de l’énergie collective et donner envie de revenir au bureau ou lieu du bras de fer? Dans cet épisode, Boutayna Burkel reçoit : - Denis Pennel, éclaireur des transformations du travail, il défend une vision du travail comme lieu de lien et d’épanouissement. - Edouard Cambier, entrepreneur de terrain, il est à la tête d’une association qui regroupe plus de 500 espaces de travail et 23 000 talents. Un débat inspiré du terrain pour explorer comment repenser le bureau, le télétravail, les tiers-lieux et l’employee advocacy pour reconstruire du collectif sans empiéter sur la vie privée. - La vague de retour au bureau : que s’est-il vraiment passé ? contrainte ou opportunité pour le collectif ? Isolement, carrières invisibles, épuisement.. Les angles morts du tout-à-distance : une somme d’attentes individuelles, rarement pensée de manière collective. - Le bureau comme lieu de socialisation, pas seulement de production : Passer du mètre carré au “mètre augmenté” : espaces de concentration, d’échanges… Pourquoi un open space sans âme, un café payant et des bureaux sombres ne feront plus revenir personne. - Le rôle des temps morts, non-verbal et sérendipité dans la performance réelle : l’énergie cachée du collectif - De l’individualisme à la reconstruction du collectif : Comment l’entreprise a, elle-même, nourri l’individualisme. Aujourd’hui c'est elle le dernier bastion du collectif mais Jusqu’où va le rôle de l’entreprise ? Crèches, conciergeries, services du quotidien : quand le bureau devient un facilitateur de vie. - Pourquoi remettre du collectif n’est pas qu’une posture humaniste, mais un levier de performance durable : Capital financier vs capital humain : prendre soin de ses investisseurs… en argent et en travail. - Tiers-lieux, coworking & écosystèmes ouverts : les hubs multisectoriels : ce que chaque modèle apporte au collectif : Échanges de services entre indépendants, animations, apéros, conférences. Ressources : La notion de travail chez Simone Weil, Mickaël Labbé Bibliographie de Denis Pennel A Bout de Taf {Cycle Décideurs} est animé par Boutayna Burkel, Auteure chez Dunod et dirigeante de The Helpr. À Bout de Taf est le média qui explore les mutations du travail avec exigence et authenticité. Co-créé par Laure Girardot, journaliste et Boutayna Burkel Dirigeante et Auteure. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Les nécessaires bifurcations face aux turbulences du travail | 08 Dec 2025 | 00:13:52 | |
À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angle Après une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel. Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse. À bout de taf – Épisode spécial : Travailler demain, c’est (déjà) aujourd’hui – avec Muriel Pénicaud “Le travail se transforme sans cesse. Mais l’ampleur et la vitesse actuelles des transformations sont inédites.” Ancienne ministre du Travail (2017-2020), autrice avec Mathieu Charrier de la bande dessinée Travailler Demain, Muriel Pénicaud pose un regard d’ensemble sur ce moment singulier : l’avenir du travail ne se prévoit pas… il s’écrit dès maintenant. Avec elle, nous avons parlé d’accélération historique, de bifurcation possible, de responsabilité collective. Son constat est clair :
L’IA en est l’exemple le plus frappant : d’ici 2030, 50 % des emplois dans les pays développés seront transformés. Pas forcément supprimés, mais profondément redéfinis. Une révolution qui ouvre des leviers immenses d’efficacité et de créativité, mais qui interroge aussi notre autonomie et notre éthique. Autre virage décisif : la transition écologique, qui n’est plus une simple action RSE mais un pivot stratégique dans des secteurs comme la construction, le transport ou la santé. Enfin, la démographie change la donne : dans un contexte de natalité en baisse, les jeunes deviennent une ressource rare, ce qui impose une révision des priorités et des pratiques d’intégration. Pour Muriel Pénicaud, l’enjeu n’est pas d’imaginer le travail dans dix ans, mais de construire dès aujourd’hui les conditions d’un avenir inclusif : former massivement, donner à chacun les moyens de comprendre et d’agir – en tant que salarié mais aussi en tant que citoyen. À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter. Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail. Bonne écoute ! Crédit Musique : "14 again" – Mosimann (Sony Music Entertainment France SAS). Visuel : Canva Pro – usage pédagogique, public et non commercial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Réformer les retraites : L'accord impossible avec Eric Weil | 14 Dec 2025 | 00:50:33 | |
Réformer les retraites en France, mission impossible ? Eric Weil a vécu les coulisses du pouvoir. 57% des Français considèrent que la suspension de la réforme des retraites n'est "qu'un gain minime". Elle a pourtant été le noeud d'un équilibre précaire politique. Elle est aussi l'enjeu sur le coût du travail. Plus d’un million de personnes deux ans plus tôt pour "revenir" dessus. La suspension de la réforme de retraite n'est pas que politique, elle se joue des différences professionnelles des générations : - 81% des 65 ans et plus considèrent que la suspension est nécessaire - 57% des 18-24 considèrent aussi que la suspension est nécessaire - Entre 25 et 64 ans, les taux sont entre 71 et 78%. Si 37 % de vos salariés ne se sentent pas capables de tenir jusqu'à la retraite*… Est-ce un problème de réforme ? Ou un problème de ce qu'on leur propose à leur quotidien professionnel compte tenu de leurs usures, pénibilités, conditions de travail ? → 54 % des actifs ne s'imaginent pas travailler jusqu'à 64 ans* : L'exposition aux risques physiques ET psychosociaux nourrit ce sentiment d'insoutenabilité → 29 % des Français estiment déjà travailler trop* Le débat national comme professionnel se focalise sur l'âge. Mais dans les organisations, le levier de dialogue et de durabilité est ailleurs : - Soutenabilité de la charge de travail - Environnement capacitant et parcours d'activité professionnel pour évoluer, de souffler, de rebondir - Sens de l'activité Le totem de l'âge est tel que rien d'autre n'est audible. L'impossible réforme caricature l'irréductible village gaulois. Tirons les leçons de ce retour en arrière ou de cet acquis social retrouvé. 🎙️ Pour comprendre ce bloquage, et ce que ça dit de notre rapport au travail, Boutayna Burkel reçoit Eric Weil dans A bout de Taf {Cycle Décideurs}. Ancien conseiller en cabinet ministériel et auteur de "Retraite, un blocage français", il nous révèle ce qu'on ne voit jamais : le travail de l'ombre, les rapports de force, et pourquoi certaines réformes échouent. Dans cet épisode d'À Bout de Taf, Boutayna Burkel reçoit Eric Weil pour : → Les coulisses d'un cabinet ministériel : comment se fabrique (vraiment) le travail politique → Pourquoi la France bloque sur les retraites : analyse de l'essayiste et spécialiste → Le travail politique : vocation, usure et passion → De la politique à la cuisine : quand le travail devient une quête de sens et de rencontres Eric Weil nous offre un regard rare sur le fonctionnement du pouvoir, sur l’État social, sur les blocages français… et sur cette réforme des retraites si complexe, entre démographie, travail réel, pénibilité, pacte générationnel et défiance démocratique. 📖 Son livre : "Retraite, un blocage français" (Éditions Plon) 🎙️ À bout de taf, le podcast qui explore le travail autrement. Abonnez-vous et activez la cloche pour ne rien manquer. #réformedesretraites #politique #cabinetministériel #travail #podcast #àboutdetaf Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Usine et autonomie : le pouvoir d'agir au travail | 15 Dec 2025 | 00:12:04 | |
À bout de taf – Zoom : un éclairage, une voix, un angle Après une première saison où nous nous sommes demandé si le travail faisait sa polycrise de nerfs, À bout de taf revient avec « Zoom » : un format court pensé pour aller à l’essentiel. Quelques minutes pour tendre le micro à un invité, mettre en lumière une idée forte, comprendre l’une des fractures du travail moderne… et entrevoir des pistes de réponse. À bout de taf – Épisode spécial : Redonner du pouvoir d’agir – avec Dominique Tissier « Il n’y a pas de crise du travail. Il y a une crise des conditions dans lesquelles on le réalise. » Nous recevons Dominique Tissier, qui a passé plus de 20 ans chez Michelin. Ancien responsable du développement RH, il a accompagné les équipes en usine et contribué dès les années 2010 à lancer une démarche pionnière de responsabilisation pour redonner de l’autonomie et de l’engagement aux collaborateurs. Aujourd’hui expert du management situationnel – un sujet sur lequel il a coécrit un ouvrage réédité plus de dix fois – il nous raconte cette transformation de l’intérieur et partage sa vision d’un management plus humain, ancré dans le réel. Avec lui, nous avons parlé de :
Son constat est clair : le travail reste incontournable pour se construire et se relier aux autres. Mais il ne peut remplir ce rôle qu’à la condition d’être reconnu, partagé et organisé collectivement. À bout de taf – Zoom : un condensé de matière à penser, à partager, à expérimenter. Pour comprendre, questionner, et (re)prendre la main sur le travail. Bonne écoute ! Crédit Musique : "14 again" – Mosimann (Sony Music Entertainment France SAS). Visuel : Canva Pro – usage pédagogique, public et non commercial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| {Cycle Agora} Prothèse ou orthèse : ce que l’IA fait de nous… dépend de nous | 17 Dec 2025 | 00:43:53 | |
Dans cet épisode d’À bout de taf – Agora Live, nous explorons en profondeur l’impact réel de l’intelligence artificielle sur le travail, nos capacités cognitives, notre attention et, plus largement, notre rapport au monde. Si vous vous interrogez sur la manière dont l’IA modifie les métiers, influence nos comportements et reconfigure la performance individuelle et collective, cet épisode est une ressource incontournable. Laure Girardot reçoit Jean Pouly, spécialiste de la culture numérique depuis 25 ans, facilitateur chez Flexjob, conférencier et auteur de Transmettre et éduquer à l’heure de ChatGPT, un ouvrage de référence qui propose 12 défis pour mieux comprendre l’IA et préserver nos singularités humaines. Objectif de l’épisode : décrypter les enjeux qui concernent déjà toutes les organisations : automatisation, surcharge mentale, dépendance technologique, transformation des compétences, nouveaux risques pour le travail intellectuel et pour la santé mentale. Au programme de cet épisode • L’IA comme pharmakon : une technologie ambivalente, à la fois support et menace, selon les usages. • Prolétarisation des tâches intellectuelles : comment certaines étapes de notre raisonnement peuvent être déléguées à la machine. • Prolétarisation de la pensée : les risques liés à la délégation du langage, de l’analyse et de la créativité. • Transformations du travail : production, création, coopération… ce que l’IA modifie déjà dans les organisations. • Modèle économique des big tech : captologie, économie de l’attention, dépendance aux plateformes numériques. • Dette cognitive : externalisation de la mémoire, diminution des processus internes, automatisation des réflexes mentaux. • Attention et concentration : pourquoi elles deviennent des compétences stratégiques dans un environnement saturé de stimuli. • Un choix déterminant : voulons-nous une IA-prothèse qui nous remplace ou une IA-orthèse qui nous accompagne, nous renforce et nous rend plus autonomes ? Ce que vous apprendrez Cet épisode fournit des repères pratiques, philosophiques (Stiegler, Arendt, Anders) et sociologiques pour comprendre : – comment l’intelligence artificielle transforme notre manière de travailler, – quels risques cognitifs, organisationnels et psychosociaux émergent déjà, – comment développer des usages responsables de l’IA, compatibles avec la préservation des compétences humaines et de la santé au travail. Crédit musique : “14 again” – Mosimann (Sony Music Entertainment France SAS) Visuel : Canva Pro — usage pédagogique, public et non commercial. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||
| Avec Karim Duval : "L'IA nous épargne la phase où l'on apprend" {Cycle Décideurs} | 21 Dec 2025 | 00:46:14 | |
Chercher à identifier le Je-ne-sais-quoi de Karim Duval sur A bout de Taf, quelle drôle d’idée ! Il fera tout pour protester et “remurmurer” contre toutes entreprises réductionnistes à la Jankélévitch. Durant cet épisode, il fera oublier le Je-ne-sais-quoi déterminé d’A Bout de Taf (comme lire une séquence de livre). Rien à faire il répondra qu'aux questions qu'il accepte. Karim Duval vous embarquera dans une #réflexion sur le travail par le prisme de l’ironie : #singularité, #travail bien fait ou encore ce que l'intelligence artificielle #AI nous fait perdre en voulant nous faire gagner du temps. Entre artisanat et création, Karim défend une vision du travail où l'imperfection a sa place, car c'est là où se logera l'effort. Avec lui, l'entropie (augmentation du désordre) gagne en charme et la sobriété devient un style, un état d'esprit, une quête. Un témoignage fort et riche où nous abordons plusieurs défis. Réfléchir sur le travail par le prisme de l’humour c'est témoigner de : singularité, travail bien fait et de ce que l'intelligence artificielle nous fait perdre en voulant nous faire gagner du temps. Entre artisanat et création, Karim défend au micro de Boutayna Burkel une vision du travail où l'imperfection a sa place, où le beau se découvre en chemin : "Je découvre la raison au fur et à mesure", "Il n'y a aucune certitude". Karim Duval incarne cette figure souvent incomprise : celle qui refuse de choisir entre rigueur et poésie, entre méthode et intuition. Il veut les deux. Sur l'IA, son regard est sans concession : "Elle nous épargne de la phase pénible dans laquelle on apprend et on souffre, on apprend à vouloir et à se tenir à cette volonté." Jusqu'où sommes-nous prêts à déléguer ? Alors, gagner du temps... pour en faire quoi exactement ? 🔑 CHAPITRES : - Ingénieur-artiste : le faux paradoxe - Le travail d'humoriste - Le plaisir de l'affrontement créatif - L'IA et la perte de l'apprentissage - Les joies de la déconnexion - Hartmut Rosa et l'accélération intenable À bout de taf est le média qui explore les mutations du travail avec exigence et authenticité. Co-créé par Laure Girardot, journaliste et Boutayna Burkel Dirigeante et Auteure. Hébergé par Acast. Visitez acast.com/privacy pour plus d'informations. | |||