Oser l'efficacité - les stratégies de ceux qui font l'industrie
En France, l'industrie se bat sur le terrain. Pas toujours dans les médias.
Ce podcast donne la parole à ceux qui agissent concrètement pour une industrie française forte et souveraine et décrypte les stratégies de ceux qui font la différence.
Une semaine sur deux, j'invite des dirigeants, entrepreneurs et décideurs qui relocalisent, innovent, résistent et construisent.
On parle de vraies décisions, de vraies galères, de ce qui a marché et de ce qui s'est crashé.
L'autre semaine, je décrypte des stratégies d'entreprises de tout secteur, de celles qui fonctionnent et celles qui se plantent, pour s'en inspirer ou les éviter en industrie.
Parce qu'une industrie qui ne raconte pas son histoire laisse les autres écrire à sa place.
Pourquoi ce podcast existe
Les meilleurs industriels sont souvent les plus silencieux. Ils construisent, innovent, relocalisent, résistent et personne ne le sait.
Pourtant, une entreprise industrielle remarquable qui reste invisible est une entreprise fragilisée.
Le jour où elle traverse une crise, personne ne la connaît. Personne n'est là pour la défendre.
Ce podcast est fait pour changer ça : en montrant que prendre la parole n'est pas une option, c'est une nécessité stratégique.
Je pars à la recherche de ces pépites qui communiquent déjà sur leurs actions pour qu'elles ouvrent la voie à ceux qui hésitent encore et je m'emploie à convaincre les plus frileux.
Je suis Perrine Thiébaut, ingénieure et consultante en transformation numérique industrielle.
Convaincue que la souveraineté industrielle française se gagne aussi par la visibilité de ceux qui la font, je crée des médias d'entreprise pour les industriels qui veulent exister dans le débat.
🎧 Un nouvel épisode chaque semaine.
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Digetik, tous droits réservés.
Podcast réalisé et animé par Perrine Thiébaut
Graphisme et identité visuelle : Elise Rondard
Musique intro et outro : Annabelle Thiébaut
Montage : Annabelle Thiébaut
Hébergé par Ausha — ausha.co/fr/politique-de-confidentialite
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Prise de risque dans l’industrie : décider sans toutes les réponses
Saison 4 · Épisode 57
jeudi 15 octobre 2026 • Durée 52:43
Prise de risque dans l’industrie : décider avant d’avoir toutes les réponses, sans exposer tout son groupe.
Prendre un risque industriel ne signifie pas jouer au hasard.
Cela signifie décider alors que toutes les réponses ne sont pas encore disponibles, mesurer ce qui peut mettre le groupe en danger, puis avancer avec les bonnes équipes.
Dans cet épisode, Nassir Goulamaly, dirigeant d’Océinde, raconte des décisions qui ont engagé bien plus qu’un bilan financier.
Il revient sur le rachat pour un euro symbolique d’une entreprise de fibre en cessation de paiement, et sur la manière dont cette prise de risque a contribué à transformer le déploiement de la fibre à La Réunion. Il explique aussi pourquoi il faut exécuter vite, mais accepter que les résultats prennent du temps.
L’épisode suit ensuite le combat pour le très haut débit à Mayotte, remporté face à un acteur beaucoup plus puissant, dans le contexte d’un cyclone dévastateur. Un cas concret de souveraineté industrielle, d’ancrage territorial et de développement industriel en outre-mer.
Puis vient l’épreuve de l’élevage de crevettes au Mozambique : dix années de pertes, une relance technologique, et la décision finalement prise de céder l’activité. Une leçon sans vernis sur la résilience d’une entreprise industrielle et sur la difficulté de savoir quand persévérer ou s’arrêter.
Nassir parle aussi de transmission d’un groupe industriel familial, de la pression liée au fait d’être « le fils de », et de ce que signifie reprendre une industrie familiale sans confondre héritage et facilité.
Il partage enfin sa conviction : pour faire vivre l’industrie à La Réunion, il faut transformer les contraintes du territoire en leviers, plutôt que les subir.
Cet échange intéressera les dirigeants industriels, repreneurs et cadres qui cherchent comment développer un groupe industriel familial dans un territoire insulaire, ou comment transformer l’isolement géographique en avantage industriel.
Si vous dirigez une entreprise industrielle, reprenez une société familiale ou réfléchissez à votre prochaine décision stratégique, abonnez-vous à Oser l’efficacité.
Chaque épisode donne la parole à celles et ceux qui construisent l’industrie au quotidien : décisions difficiles, erreurs coûteuses, transmissions, investissements et stratégies de long terme.
Quel risque avez-vous pris sans avoir toutes les réponses ? Dites-le dans les commentaires.
Digetik, tous droits réservés Podcast réalisé et animé par Perrine Thiébaut Musiques : Annabelle Thiébaut Montage : Valentin Bourcelot
On parle souvent d’économie circulaire comme d’un impératif écologique. Mais pour devenir une industrie, elle doit aussi répondre à une question beaucoup plus terre-à-terre : qui paie, à quel prix, et avec quelle marge ?
Yacine Kabeche et Justine Lecallier, cofondateurs de Circul’Egg, racontent comment des coquilles et des membranes d’œufs sont devenues des matières premières pour la peinture, les compléments alimentaires et d’autres secteurs.
Leur parcours montre la réalité de la valorisation des déchets agroalimentaires : une idée pertinente ne suffit pas. Il faut trouver un marché, convaincre des acheteurs, composer avec la réglementation et construire une production capable de tenir dans la durée. Ils nous expliquent pourquoi ils ont choisi de vendre avant d’avoir l’outil industriel parfait, de sous-traiter certaines étapes, puis d’internaliser progressivement leur savoir-faire. C’est là que se joue l’industrialisation d’une innovation : dans les arbitrages concrets, les délais, les relations avec les fournisseurs et la capacité à avancer par étapes.
On parle aussi de financement d’une entreprise industrielle, de levées de fonds, de choix de marchés et de rentabilité d’une entreprise industrielle. Une conviction traverse toute la conversation : une industrie circulaire ne peut pas reposer uniquement sur une bonne intention. Elle doit créer de la valeur, rémunérer correctement ses partenaires et affronter les matières premières conventionnelles sur une équation économique crédible.
Si tu veux comprendre comment créer une entreprise industrielle à partir d’un déchet, sans confondre impact, innovation et viabilité, cet épisode est pour toi.
L’opportunité de l’armement pour l’industrie en souffrance
Saison 4 · Épisode 55
jeudi 17 septembre 2026 • Durée 53:05
Ministère des Armées : comment une PME peut mieux répondre aux besoins de la défense.
Votre savoir-faire est solide. Votre produit répond peut-être au besoin. Et pourtant, vous pouvez perdre un marché du ministère des Armées avant même d’avoir réellement défendu votre proposition.
Dans cet épisode d’Oser l’efficacité, Marie-Noëlle Quiot explique ce qui bloque souvent la rencontre entre les entreprises civiles et le monde de la défense. Après 32 années au sein du ministère des Armées, notamment comme contrôleuse générale des armées, elle connaît les deux côtés de cette frontière. Sa mission actuelle : créer des passerelles entre les besoins opérationnels, l’administration et les entreprises industrielles.
Un appel d’offres ne se gagne pas uniquement avec une bonne technologie. Il faut comprendre ce qui se cache derrière le cahier des charges, traduire son expertise dans un langage comparable et détailler ce que l’on considère parfois comme évident. Une tablette destinée à des militaires ne sera pas utilisée dans les mêmes conditions qu’une tablette de bureau : froid, chaleur, poussière, vibrations et contraintes opérationnelles changent complètement le besoin.
L’épisode revient aussi sur les difficultés liées aux marchés publics, à la règle ITAR et à la nécessité de préserver une véritable souveraineté industrielle. Marie-Noëlle Quiot montre pourquoi certaines PME sous-estiment ce qu’elles pourraient apporter à l’industrie de défense, alors que la base industrielle et technologique de défense rassemble plus de 1 700 entreprises.
La question « Industrie de défense : quelles opportunités pour les PME françaises ? » ne se résume donc pas aux grands équipements militaires. Elle concerne aussi la mécanique, l’optronique, les systèmes d’information, les drones, la guerre électronique et les technologies quantiques.
Coût de l'énergie pour les industries : la méthode pour sécuriser vos contrats
Saison 4 · Épisode 54
jeudi 3 septembre 2026 • Durée 48:38
Coût de l'énergie pour les industries : des centaines de milliers d'euros dans la poche de vos fournisseurs, chaque année.
Chaque année, tu renouvelles tes contrats d'électricité et de gaz. Parfois automatiquement. Parfois en espérant que ça reste supportable. C'est humain et c'est exactement ce que Benoît Guiot passe ses journées à décortiquer.
Benoît est courtier en énergie chez Premium Energies. Formé à l'École de Guerre Économique, il vient de l'intelligence économique et du lobbying. Ce n'est pas un hasard : lire un marché de l'énergie, c'est lire des signaux faibles, des tensions géopolitiques, des asymétries d'information. Il accompagne les dirigeants industriels à sécuriser leurs décisions d'achat d'énergie - celles qui représentent entre 3 et 5 % du chiffre d'affaires. Parfois bien plus.
Dans cet épisode, il pose la question que personne ne formule clairement : si l'énergie est stratégique au moment de la payer, pourquoi ne l'est-elle pas au moment de l'acheter ? Benoît a des exemples précis et certains vont te surprendre.
Dans cet épisode :
En France, entre 15 et 25 % des entreprises passent par un expert pour renégocier leurs contrats d'énergie. En Angleterre : 80 %. Ce n'est pas une question de taille, ni de sophistication financière. C'est un héritage du temps où le marché régulé rendait l'inaction confortable. Cette inaction a aujourd'hui un coût bien réel sur le contrat énergie industrie et Benoît le chiffre.
La fin de l'ARENH et le passage au Versement Nucléaire Universel en 2025 ont changé les règles du jeu. Les industriels qui n'ont pas encore intégré cette évolution dans leur pilotage naviguent avec une variable qu'ils ne maîtrisent pas. Benoît explique ce que ça change concrètement, y compris pour les petites structures.
Et puis il y a la vérité que peu de décideurs assument publiquement : la France ne retrouvera plus les prix d'énergie sur lesquels son industrie s'est construite. La géopolitique des prix de l'énergie pour les entreprises n'est pas un sujet de fond de dossier. C'est un sujet de survie compétitive.
Réindustrialisation France : pourquoi les vrais projets semblent fous
Saison 4 · Épisode 53
jeudi 20 août 2026 • Durée 50:58
Réindustrialisation France : et si les projets qui semblent dingues étaient les seuls à changer vraiment quelque chose ?
Il a passé vingt ans à empêcher des usines de fermer. Un soir, une phrase d'un prix Nobel l'a traversé comme un couteau. Et il a tout recommencé, en constructeur, pas en pompier.
Olivier Dufour est co-fondateur de Verkor, la startup industrielle française qui a ouvert sa Gigafactory à Dunkerque fin 2024. Deux mille emplois, un milliard d'euros, depuis zéro. Il est maintenant co-fondateur de BeeAlp, avec l'ambition de créer un smartphone européen et circulaire.
Ce qu'il raconte dans cet épisode, ce n'est pas un beau parcours sans accroc. C'est une méthode.
La réindustrialisation ne se gagne pas dans les tribunes. Elle se construit avec des recrutements qu'on assume avoir ratés, des valeurs qu'on refuse de lâcher même quand ça coûte un poste clé, et la conviction que la mission d'une startup industrielle est le seul levier d'engagement qui tienne dans la durée.
Créer une startup industrielle en France oblige à regarder des chiffres qui dérangent. On investit un euro en développement commercial pour quinze en innovation - aux États-Unis, c'est l'inverse. On exporte 91 TWh d'électricité au lieu de les transformer en emplois ici. Et 66 % des données saisies en Europe transitent par des terminaux que personne sur ce continent ne contrôle.
L'économie circulaire dans l'industrie, ce n'est pas un argument de façade. BeeAlp repose sur une idée simple : l'utilisateur utilise, il ne possède pas. Plus le produit dure, plus le producteur gagne. L'exact inverse du modèle qui a conduit à 642 millions de smartphones dormant dans des tiroirs européens.
Tu repars de cet épisode avec une lecture concrète de ce que ça prend vraiment pour construire de l'industrie en France et pourquoi les projets d'entrepreneurs industriels qui en valent la peine ont presque toujours l'air un peu fous au départ.
Gouvernance industrielle : votre CA vous rassure. C'est peut-être exactement le problème.
Le dirigeant industriel saturé d'informations qui n'arrive pas à lever la tête du guidon, jusqu'à ce qu'il soit trop tard. Ce n'est pas un problème de compétence. C'est un problème de gouvernance.
Véronique est docteure vétérinaire, diplômée de Sciences Po. Elle a repris une entreprise en liquidation, l'a transformée, puis l'a vue s'effondrer à son tour. Ce n'est pas une page qu'elle tourne vite, c'est celle qui lui donne aujourd'hui sa légitimité pour siéger dans les conseils d'administration des autres.
Sa thèse est simple et inconfortable : dans l'industrie, on ne fonce pas dans le mur parce qu'on manque d'informations. On y fonce parce qu'on s'est entouré de gens qui nous ressemblent, et que personne autour de la table n'avait le mandat de dire non.
Dans cet épisode :
Le rôle réel du conseil d'administration dans une PME industrielle : pas valider en silence ce que le dirigeant a déjà décidé, mais poser les questions que personne n'ose formuler. À condition d'avoir mis les bonnes personnes autour de la table.
La gouvernance des startups industrielles reproduit à l'identique la faille du dirigeant isolé : des équipes entières de profils identiques, personne pour challenger le modèle économique, personne pour dire que ça ne tient pas. On s'entoure de gens qui nous ressemblent parce qu'on s'entend, jusqu'au mur.
Rebondir après une liquidation judiciaire ne s'improvise pas. Elle sait désormais ce que peut vivre un dirigeant et jusqu'où il ne peut pas aller. C'est pour ça qu'on l'écoute.
Administratrice indépendante : ce n'est pas un métier, c'est un mandat. Un droit de vote. Une responsabilité engagée. Pas un refuge pour ceux qui n'ont plus envie d'opérer, une fonction qui engage, y compris quand l'entreprise coule.
Une Twingo, de l'argon et la comm industrielle la plus fraîche de l'année
Saison 4 · Épisode 51
jeudi 23 juillet 2026 • Durée 54:54
Femme dirigeante industrie : Twingo, Pays de Galles, 12 ans plus tard : 4 boîtes, 2 brevets, zéro masque.
Elle n'a pas fait de grande école. Pas de veste de costard bleu. Pas de plan de carrière tracé au cordeau. Et pourtant, Clémence Retel dirige aujourd'hui un groupe de plusieurs sociétés, détient deux brevets internationaux et pilote une équipe entièrement féminine dans un secteur industriel à 95 % masculin, sans l'avoir cherché.
Ce qui est rare dans cet épisode, c'est la franchise. Clémence ne vend pas une trajectoire lisse. Elle raconte un parcours construit d'opportunités, à partir d'un point de départ que l'industrie française n'ose pas souvent mettre en avant : partir à 18 ans au Pays de Galles, nettoyer des toilettes dans un hôtel, et ne pas avoir honte de le dire.
Dans cet épisode :
La légitimité d'une femme dirigeante dans l'industrie ne se construit pas avec une posture. Elle se construit avec l'impact. Clémence démonte le mythe du chef d'entreprise en costard bleu avec une clarté qui prend de court et dit ce que l'entrepreneuriat dans l'industrie exige vraiment.
Elle a tenté la boîte "classique". Ça sonnait faux. Ce qu'elle a construit à la place : une structure qu'elle appelle un blob. Un modèle de management d'entreprise industrielle sans hiérarchie rigide, piloté par l'intelligence collective.
France Inertage, c'est plus de 12 ans de savoir-faire. Deux brevets internationaux. Des procédés qui font gagner du temps de production et une communication sur les réseaux qui prouve que l'innovation industrielle PME n'a pas à rester invisible.
Tu repars de cet épisode avec un regard différent sur ta légitimité, ta structure, et le bruit que fait - ou ne fait pas - ton entreprise dans l'industrie.
Retrouve Clémence Retel et France Inertage :
Global Industrie : LinkedIn ne remplacera jamais le terrain
Saison 4 · Épisode 50
jeudi 9 juillet 2026 • Durée 40:55
Salon industriel France : ce que vos concurrents font pendant que vous scrollez.
Tu es sur LinkedIn. Tu postes. Tu commentes. Tu optimises ta bio.
Et pendant ce temps, ton concurrent est en train de serrer la main de ton prochain client dans le hall de Global Industrie.
Dans cet épisode enregistré en direct sur le salon, j'ai reçu l'équipe de GL Events, Sébastien Gillet et Julie Voyer, directeurs de l'événement, et Clément Brunetta, directeur commercial. Ceux qui construisent le plus grand rassemblement industriel de France depuis l'intérieur : 60 000 visiteurs, 2 500 exposants, top 3 européen.
Ce qu'ils m'ont dit, personne ne le dit à voix haute.
Les salons industriels ne sont pas morts après le Covid. Ils ont changé de nature et les PME qui comprennent ça en premier sont celles qui prennent de la place pendant que les autres attendent. LinkedIn prépare les connexions. Le salon les accélère. Ce n'est pas l'un ou l'autre, c'est une séquence. Et si tu rates la deuxième étape, tu as juste travaillé pour quelqu'un d'autre.
La question de la visibilité des PME dans un salon industriel, GL Events en a fait un axe stratégique : dispositif booster, prises de parole sur grande scène, rencontres individuelles avec des grands groupes. L'idée que les PME "n'ont pas les moyens d'y aller" ? Mythe. Démystifié en direct, chiffres et exemples à l'appui.
Il y a aussi dans cet épisode une conviction que je n'attendais pas : ce n'est pas de réussir dans la vie qui compte, c'est de réussir sa vie. Et ça, ça s'applique aussi à la manière dont une entreprise industrielle choisit de se montrer. Ou de rester cachée.
Réindustrialisation France : comment convaincre un territoire d'accueillir votre usine
Saison 4 · Épisode 49
jeudi 25 juin 2026 • Durée 37:32
Réindustrialisation France : comment convaincre un territoire d'accueillir votre usine
L'usine cherche un territoire. Le territoire hésite. Entre les deux, des codes que personne n'enseigne.
Virginie Saks a passé des années à l'intérieur des usines avant de décider que son vrai métier, c'était de faire parler l'industrie aux territoires. Co-fondatrice de Compagnum, elle a vu les deux côtés du mur : l'industriel convaincu que ses emplois lui ouvriront toutes les portes, et l'élu qui attend que l'industrie vienne le voir avant de se prononcer. Ce qu'elle a constaté ne laisse pas beaucoup de place au confort.
Ce n'est pas une question de mauvaise volonté. C'est une question de codes que l'industrie n'a jamais appris à maîtriser.
Dans cet épisode, Virginie démonte les mythes qui pèsent sur la relation industrie-collectivité en France : la réelle présence de l'industrie sur le terrain, la vision des Français sur l'industrie dans leurs territoires et la conduite à tenir pour réussir son projet d'implantation industrielle.
Ce que vous allez trouver dans cet épisode, c'est une grille de lecture concrète pour préparer l'ancrage territorial d'un projet industriel : quand organiser une concertation publique et quand c'est trop tôt, comment diversifier ses canaux pour toucher les citoyens au-delà des six retraités présents à l'enquête publique, et ce que la relation industrie-territoire doit ressembler pour tenir sur le long terme.
Le cheat code de Virginie : avant toute stratégie, faites tomber les préjugés mutuels. Des deux côtés du dossier. C'est ce qui débloque tout et bien plus vite qu'on ne l'imagine.
Sur la souveraineté industrielle, sur la génération d'entrepreneurs qui arrive et sur ce que "réindustrialiser" veut vraiment dire depuis les territoires : la conversation ne s'arrête pas là où vous le croyez.
Souveraineté industrielle : comment le silence des industriels fait le jeu des technocrates
Saison 4 · Épisode 48
jeudi 11 juin 2026 • Durée 01:02:38
Souveraineté industrielle : quand se taire devient la pire décision stratégique d'un dirigeant.
L'adage « vivons heureux, vivons cachés » a volé en éclats.
Pas à cause d'une tendance. À cause d'une enquête anti-dumping décidée à Bruxelles, sans que personne dans l'industrie n'ait été consulté, sans que personne n'ait levé la main.
Nicolas Dujardin est COO du groupe industriel Océinde : chimie du bâtiment, fabrication de peinture, télécoms, agroalimentaire, pompes à chaleur, ancré à La Réunion, présent en métropole, implanté dans cinq pays africains.
Il chronique dans Ouest France, sort un livre préfacé par Arnaud Montebourg, et vient expliquer ici pourquoi la prise de parole dirigeant n'est plus un choix d'image, c'est une décision de survie industrielle.
Dans cet épisode :
La France subventionne. Le Royaume-Uni protège. Ce n'est pas la même chose. Quand les Anglais planifient 10 ans sur huit secteurs industriels critiques, nous révisons notre copie tous les trimestres. Cette absence de planification industrielle a un coût direct que chaque dirigeant de PMI paie sans jamais le calculer, et que France 2030 ne règle pas.
Le vrai indicateur de performance n'est pas le chiffre d'affaires. C'est les heures utiles. Ce concept redéfinit l'organisation du temps de travail bien plus efficacement que la semaine 4 jours et expose pourquoi le présentéisme reste le premier ennemi de la performance industrielle.
Partager son expertise dans les médias ne s'improvise pas. Nicolas décrit les 3 leviers de toute tribune efficace, l'erreur de timing qui lui a coûté une publication dans un grand quotidien, et pourquoi l'expertise doit toujours précéder la conviction.
La réindustrialisation française butte sur 17 mois d'autorisation pour ouvrir une usine. La Gigafactory Tesla devait s'installer dans les Hauts-de-France. Elle est en Allemagne. Un fait documenté qui résume tout.
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Digetik, tous droits réservés Podcast réalisé et animé par Perrine Thiébaut Musiques : Annabelle Thiébaut Montage : Valentin Bourcelot
Au fil de la conversation, un autre sujet apparaît : le faux duel « armée vs civil ». Pour travailler ensemble, il ne suffit pas de rapprocher deux mondes. Il faut apprendre à traduire les contraintes, les usages et les responsabilités de chacun.
Tu repars de cet épisode avec une grille de lecture pour évaluer ton exposition réelle et pour décider en connaissance de cause, plutôt qu'en espérant que ça passe.
Tu repars de cet épisode avec une grille concrète pour évaluer si ton CA travaille vraiment ou s'il valide en silence ce que tu lui soumets déjà décidé.
L'industrie française a des gens remarquables qui construisent des choses sérieuses. Ce qui manque souvent, c'est la voix. Si cet épisode t'a parlé, un pouce en l'air ou un commentaire aide à rendre ces voix audibles et ça, ça compte vraiment.
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Tu repars de cet épisode avec une grille de lecture concrète pour décider si, comment, et à quel coût une PME industrielle a vraiment sa place sur un salon professionnel de cette dimension.
Tu repars de cet épisode avec une grille de lecture concrète sur comment commencer à prendre la parole, sur les dépendances industrielles qu'il faut choisir plutôt que subir, et sur l'axe Europe-Afrique comme terrain stratégique pour le futur.