🚨 Sept ans à monter les dossiers des autres. Pour racheter le sien, il a mis moins de 5% d'apport.
Thomas Moreau a passé sept ans en banque d'affaires, dont cinq chez CIC Conseil, leader français du small cap : une trentaine d'opérations menées, plus de 150 sociétés et autant de marchés analysés. En janvier 2026, il reprend une métallerie-serrurerie — 1M€ de chiffre d'affaires, 6 collaborateurs, 200K€ d'EBE — dont il détient 100% du capital. Dans cet épisode de La Reprise, il déroule tout : la thèse d'investissement qu'il s'est écrite, le démarchage off-market qu'il a mené lui-même, le montage financier, et ses premiers mois aux commandes. Objectif affiché avec Tomorrow Invest : 10M€ de chiffre d'affaires en 2030, à raison d'une acquisition par an.
👉 Moins de 5% d'apport sur l'opération, quand on en réclame 30 à 50% à un repreneur
👉 Entre 60 et 80 dirigeants démarchés en direct, 20 à 30 dossiers de comptes reçus
👉 2 rendez-vous pour signer la lettre d'intention
👉 6 mois d'accompagnement du cédant, présent tous les jours au bureau
👉 Objectif 10M€ de CA en 2030, une acquisition par an
Il revient sur :
→ la méthode ASIC, sa thèse d'investissement en quatre critères
→ pourquoi Fusacq, la CCI et le CRA l'ont fait renoncer aux intermédiaires
→ le script qu'il a construit pour appeler des dirigeants qui ne vendent pas
→ comment financer une reprise sans apport : prêts d'honneur, crédit vendeur, banque de l'entreprise, trésorerie de la cible
→ pourquoi la BPI n'est pas toujours la meilleure option
→ le recrutement qu'il a arrêté au bout de deux semaines
→ les appels d'offres qu'il a tous perdus, et ce qu'il avait négligé
🎯 À RETENIR
→ « Les acheteurs ont le pouvoir. » 370 000 entreprises à céder d'ici 2030, 25 000 repreneurs par an en France.
→ « Tu te souviens de la dernière boîte de plomberie qui t'a envoyé un SMS de rappel avant ton rendez-vous ? » La concurrence faible, c'est exactement ça.→ Le meilleur moyen d'entrer chez les banques, ce sont les réseaux de prêts d'honneur : ils ont les contacts et cherchent des dossiers.→ La meilleure banque pour financer une reprise, c'est celle de l'entreprise — elle ne veut pas perdre son client.→ En dessous d'1M€ de chiffre d'affaires, on ne s'achète pas une entreprise, on s'achète un job.📌 CHAPITRES00:00 Intro : de la banque d'affaires à la tête d'une métallerie00:53 Métallerie-serrurerie, 1M€ de CA, et l'objectif 10M€ en 203004:03 Son parcours, le plan tracé à 20 ans, et la colline des startups07:48 Sept ans en banque d'affaires : lire une boîte ligne par ligne12:22 Les retraitements des brokers et le piège du SDE américain16:38 Pourquoi il n'est pas allé en private equity19:36 Le cash doré : très bien payé, pas libre24:24 370 000 boîtes à céder, 25 000 repreneurs : les acheteurs ont le pouvoir27:50 La zone de génie, et pourquoi reprendre plutôt que créer32:01 La méthode ASIC et la concurrence faible37:28 Fusacq, la CCI, le CRA : pourquoi il a tout arrêté40:03 L'off-market : le script, le barrage secrétaire, 60 à 80 dirigeants appelés45:24 Dépendance au fondateur, contrats cadres et carnet de commandes49:08 Deux rendez-vous pour signer la LOI, puis le crédit vendeur52:43 Prêts d'honneur, banque de l'entreprise, BPI : moins de 5% d'apport57:52 Six mois avec le cédant, et sortir de l'opérationnel1:02:13 Le recrutement raté, et le bon profil pour le remplacer1:05:09 Plan vs réalité : les appels d'offres perdus, le relationnel négligé1:07:09 Sa liberté aujourd'hui, et la prochaine acquisition📎...