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L’Horloge Inversée
mardi 6 janvier 2026 • Durée 09:05
La flèche du temps ne va que dans un sens : on naît, on vieillit, on meurt. C’est la loi universelle… sauf pour elle.
Dans ce premier épisode des Énigmes Sauvages, nous plongeons dans les abysses à la rencontre de Turritopsis dohrnii, la méduse immortelle. Une créature minuscule capable de réaliser l’impossible : transformer son corps vieillissant en un embryon neuf, comme une omelette qui redeviendrait un œuf.
Mais cette prouesse biologique cache un vertige philosophique. Si l’on peut vivre éternellement en effaçant sa mémoire à chaque cycle, est-on toujours la même personne ? Entre science, poésie et paradoxes, découvrez le prix à payer pour l’éternité.
La Méduse ImmortelleIl existe une loi universelle. Une loi cruelle, mathématique, à laquelle rien n’échappe. Ni les étoiles, ni les montagnes, ni vous, ni moi. C’est la flèche du temps. Elle file tout droit. De la naissance vers la mort. De l’ordre vers le chaos. On naît, on grandit, on vieillit, et on s’éteint. C’est le pacte que le vivant a signé avec la nature.
Mais imaginez un instant… qu’il existe, caché dans l’immensité bleue, un rebelle. Un être qui a trouvé la faille dans le contrat. Une créature qui, lorsqu’elle sent la fin approcher, décide simplement… de ne pas mourir. Mieux encore. Elle décide de redevenir jeune.
Elle est minuscule. À peine la taille de l’ongle de votre petit doigt. Transparente, gélatineuse, insignifiante. Si vous la croisiez lors d’une baignade en Méditerranée, vous ne la verriez même pas. Pourtant, elle détient le secret que l’humanité cherche depuis l’aube des temps. Elle s’appelle Turritopsis dohrnii. Mais le monde la connaît sous un autre nom : la méduse immortelle.
Pour comprendre le miracle, il faut d’abord regarder la tragédie. Imaginez notre petite méduse. Elle flotte, elle chasse le plancton, elle vit sa vie de méduse adulte. Mais soudain, un danger survient. Peut-être un manque de nourriture. Un changement brutal de température. Ou simplement, la vieillesse qui frappe à la porte. Pour n’importe quel autre animal, c’est la fin. Le corps s’épuise, les cellules cessent de se diviser. Le rideau tombe.
Mais pas pour Turritopsis. Au lieu de mourir, elle s’effondre sur elle-même. Ses tentacules se rétractent. Son corps, sa cloche, rétrécit jusqu’à devenir une petite boule informe. Elle coule. Elle tombe au fond de l’eau, inerte. À ce stade, on dirait un cadavre. Une petite tache de mucus sur un rocher. Mais à l’intérieur… c’est l’alchimie totale.
C’est ici que la magie opère. Un processus biologique au nom barbare : la transdifférenciation. C’est un mot compliqué pour décrire quelque chose d’incroyable. Imaginez qu’une cellule de votre peau décide soudainement de redevenir une cellule souche, pour ensuite se transformer en neurone, ou en muscle. C’est comme si vous preniez une omelette cuite, et que vous arriviez à la retransformer… en œuf frais.
Les cellules de la méduse « rembobinent » leur propre histoire. La vieille méduse redevient un polype. C’est-à-dire son stade embryonnaire. Le vieillard redevient fœtus.
De ce polype, de ce « bébé » régénéré, de nouvelles méduses vont naître. Génétiquement identiques. Parfaites. Neuves. Le même individu est mort, et pourtant, il est vivant. Il a recommencé la partie. Et théoriquement… il peut le faire à l’infini. C’est le paradoxe ultime : pour survivre, elle doit accepter de disparaître totalement, pour mieux renaître.
Le prix de l’éternitéImmortelle. Le mot fait rêver. Depuis Gilgamesh jusqu’aux transhumanistes de la Silicon Valley, c’est notre quête ultime. Ne jamais finir. Mais en regardant notre petite méduse dans son bocal, une question vertigineuse se pose… Si Turritopsis dohrnii ne meurt jamais… a-t-elle pour autant vécu ?
Car il y a un piège. Lorsque la méduse inverse son cycle, lorsqu’elle « rembobine » le film de sa vie pour redevenir un polype… elle efface tout. Elle ne garde aucune cicatrice. Aucune trace de ses voyages. Et surtout… aucune mémoire. C’est là le véritable paradoxe de cette énigme sauvage. Pour vaincre la mort, elle doit sacrifier son identité.
Imaginez que vous puissiez redevenir un enfant de cinq ans. Votre corps est neuf, vos genoux ne grincent plus, votre peau est lisse. Mais pour obtenir cela, vous devez oublier tout ce que vous avez appris, tout ce que vous avez aimé, tout ce que vous êtes devenu. Est-ce que c’est encore vous ? Ou est-ce simplement une copie génétique, un clone parfait qui prend votre place ?
La méduse immortelle nous confronte au problème du « Bateau de Thésée ». Si on change toutes les pièces, est-ce le même bateau ? Turritopsis n’est pas un individu qui traverse les siècles. C’est une boucle. Un bégaiement de la nature. Elle ne vit pas une ligne infinie, elle vit un cercle fermé.
Nous, humains, nous sommes des créatures linéaires. Nous avons un début, un milieu et une fin. Et c’est précisément parce que notre temps est compté que nous lui donnons de la valeur. Nous aimons parce que nous savons que nous pouvons perdre. Nous construisons parce que nous savons que nous allons partir. La méduse, elle, a le temps. Elle a tout le temps du monde. Mais elle ne construit rien. Elle ne transmet rien. Elle se contente d’être… indéfiniment.
Alors, en observant cette minuscule danseuse transparente, on ressent un mélange étrange. De l’admiration pour la prouesse technique, certes. C’est un chef-d’œuvre de l’évolution. Mais aussi… une forme de soulagement. Le soulagement de ne pas être elle.
La nature a inventé l’immortalité, c’est vrai. Elle l’a cachée au fond des océans. Mais elle a aussi décidé que le prix à payer était l’oubli éternel. Et peut-être que, finalement, notre mortalité n’est pas une malédiction. C’est le prix de notre mémoire. C’est le prix de notre histoire.
La méduse immortelle est une énigme qui nous murmure ceci : survivre n’est pas la même chose qu’exister.
08 – Insomnies et troubles du sommeil : votre chambre est-elle saine ?
samedi 3 janvier 2026 • Durée 09:05
Les insomnies et les troubles du sommeil ne sont pas seulement le fruit de mauvaises habitudes de vie ou de stress. Selon Emmanuel Baret, géobiologue à Frozes (86), les ondes invisibles et pourtant naturelles qui circulent dans votre chambre peuvent gravement affecter la qualité de votre sommeil et votre santé en général. Ces ondes, qu’elles soient naturelles (rayonnements gamma, réseaux Hartmann et Curry) ou artificielles (ondes électriques et électromagnétiques issues de nos installations électriques, de nos téléphones, du WiFi etc…), peuvent provoquer des insomnies, des troubles du sommeil et même des maladies chroniques graves en cas d’expositions prolongées.
Comment s’assurer que votre chambre favorise un sommeil réparateur tout en préservant votre santé ? Ondes naturelles et insomnies : un lien méconnuLes insomnies et troubles du sommeil peuvent être directement causés par l’exposition aux ondes géopathogènes. Ces ondes, présentes dans le sous-sol de votre maison, proviennent souvent de cours d’eau souterrains, de failles géologiques ou de réseaux telluriques (réseaux Hartmann et Curry). Ces ondes impalpables, en pénétrant la structure de votre maison, affectent l’énergie de la chambre, perturbant votre repos. Ce sont ces mêmes ondes – issues des mouvements de terrain en profondeur – qui provoquent les fissures sur les façades des maisons.
=> Voir notre vidéo qui donne des explications sur la façon dont les fissures se créent dans les murs.
Emmanuel Baret souligne qu’une exposition prolongée à ces ondes peut non seulement provoquer des troubles du sommeil (difficultés pour s’endormir, insomnies, réveils en pleine nuit, fatigue au réveil…), mais aussi influencer gravement votre état de santé général. Le rayonnement gamma, par exemple, est une forme de radioactivité naturelle capable de traverser les murs et d’altérer le métabolisme humain.
Exemple d’une chambre exposée : Lors d’une analyse géobiologique, Emmanuel Baret a détecté un courant d’eau souterrain passant sous une chambre d’enfant. Cette zone perturbée par des radiations gamma entraînait des fissures dans les murs visibles à l’extérieur de la maison et était susceptible de créer un environnement propice aux troubles du sommeil à l’intérieur de la chambre. Bien que la radiation ne soit pas visible, ses effets étaient bien présents dans l’énergie de la pièce. Heureusement, dans notre cas de figure présent, cette faille perturbatrice ne traversait pas la chambre, mais ne concernait qu’un secteur de la pièce qui n’arrivait pas jusqu’au lit.
Ce qui n’est pas le cas de cette chambre qui s’est avérée être toxique dans son ensemble et où Emmanuel Baret nous a déconseillé de séjourner, faute de quoi nous développerions des pathologies.
Troubles du sommeil et maladies liées aux ondes géopathogènesLes ondes géopathogènes, telles que les radiations gamma ou les réseaux Hartmann et Curry, affectent non seulement le sommeil mais aussi la santé sur le long terme. Des études montrent que l’exposition prolongée à ces rayonnements peut entraîner des troubles graves, allant des migraines et de la fatigue chronique à des maladies dégénératives, voire le cancer. Le rayonnement gamma, par exemple, est classé parmi les radiations ionisantes, connues pour leur capacité à altérer l’ADN, augmentant ainsi les risques de cancer.
Réseaux Hartmann et Curry : Ces réseaux naturels quadrillent la Terre et traversent les habitations. Lorsque des points de croisement de ces réseaux se trouvent dans votre chambre, ils peuvent créer des zones géopathogènes. Dormir sur un croisement de réseaux Hartmann / Curry peut entraîner des troubles du sommeil et, à long terme, affaiblir votre système immunitaire, favorisant l’apparition de maladies auto-immunes et de cancers.
Les ondes électromagnétiques : une cause sous-estimée des troubles du sommeilOutre les radiations naturelles, les ondes électromagnétiques, issues des appareils électroniques présents dans votre chambre (téléphones, lampes de chevet, câbles électriques, Wifi, 4G, Linky…), perturbent également le sommeil. Ces ondes artificielles affectent directement l’activité cérébrale, rendant difficile un sommeil profond et réparateur. Des études montrent que l’exposition prolongée aux ondes électromagnétiques peut entraîner des insomnies chroniques, mais aussi des problèmes de concentration, de stress et des maladies neurodégénératives.
Emmanuel Baret recommande de limiter la présence d’appareils électroniques dans la chambre et de les éloigner de la tête de lit pour éviter que ces ondes ne perturbent le sommeil. Avoir un miroir dans sa chambre permet on ondes de se refléter et amplifie les phénomènes de propagation de ces ondes.
Comment réorganiser votre chambre pour éviter les insomniesPour créer une chambre saine, propice à un sommeil réparateur et à la protection de votre santé, voici quelques conseils pratiques proposés par Emmanuel Baret :
- Éloignez le lit des zones géopathogènes : Si votre lit est placé sur un croisement de réseaux Hartmann ou Curry, il est recommandé de le déplacer de quelques mètres. Cela permettra de réduire l’exposition aux ondes et de favoriser un sommeil plus profond et réparateur.
- Privilégiez les matériaux naturels : Les lits qui ont des sommiers en bois offrent une meilleure protection contre les ondes électromagnétiques que ceux en métal. Le bois agit comme un isolant naturel, limitant ainsi l’effet « antenne » et les perturbations liées aux ondes.
- Réduisez les ondes électromagnétiques : Éloignez les appareils électroniques tels que les lampes de chevet et les câbles électriques de votre lit (voir le vidéo « chambre toxique »). Utilisez des peintures ou des rideaux anti-ondes pour limiter l’exposition aux radiations artificielles.
Les insomnies et troubles du sommeil sont souvent les premiers signes d’un environnement nocif. Cependant, une exposition prolongée aux ondes naturelles ou artificielles peut entraîner des maladies plus graves. Le rayonnement gamma, en traversant les murs, peut altérer vos cellules sur le long terme, provoquant des cancers. De plus, les ondes des réseaux Hartmann et Curry sont également associées à l’affaiblissement du système immunitaire, facilitant ainsi l’apparition de maladies auto-immunes et dégénératives.
En limitant votre exposition à ces ondes et en réorganisant votre chambre selon les principes de la géobiologie, vous réduisez non seulement les risques d’insomnie, mais aussi les dangers pour votre santé à long terme.
Créez un environnement sain pour éviter les troubles du sommeilL’analyse géobiologique d’Emmanuel Baret montre à quel point l’environnement de votre chambre peut affecter votre santé. Les insomnies et troubles du sommeil peuvent être un signal d’alerte, indiquant la présence d’ondes géopathogènes ou électromagnétiques dans votre espace de repos. Pour améliorer la qualité de votre sommeil et protéger votre santé, il est crucial de créer une chambre saine, en déplaçant le lit, en réduisant les ondes et en utilisant des matériaux naturels. Ces gestes simples vous aideront à retrouver un sommeil réparateur et à préserver votre bien-être à long terme.
Emmanuel Baret est Sourcier, Géobiologue et Paysagiste à Frozes (86) : son site internet
Il peut faire le diagnostique géobiologique de votre terrain ou de votre maison sur la région Poitou-Charentes.
VIDÉO9 • Entretien avec un Médium : La Place de l’Homme sur Terre
vendredi 31 octobre 2025 • Durée 00:42
Le 14 mai 2024, j’ai eu l’opportunité d’interviewer Valentin Clément, qui est voyant et médium, sur la question profonde et philosophique de la place de l’homme sur Terre. Ce sujet invite à réfléchir sur notre existence, notre rôle, et notre relation avec la planète qui nous accueille. Le médium a partagé sa vision spirituelle et pratique de notre place sur cette Terre, offrant des perspectives intéressantes sur comment nous pouvons mieux vivre nos vies.
La Mission de l’Homme sur TerreLa place de l’homme sur Terre est une question centrale dans la philosophie et la spiritualité. Selon Valentin Clément, nous sommes ici pour vivre et pour trouver la joie dans notre existence. Il reconnaît que ce n’est pas toujours facile et que la vie quotidienne est souvent remplie de stress et de défis. Cependant, il insiste sur l’importance de relativiser ces difficultés. En prenant du recul, nous pouvons apprécier ce que nous avons et comprendre qu’il y a toujours des situations pires que la nôtre.
Relativiser le Stress de la VieUne des clés pour mieux comprendre et accepter notre place sur Terre est de relativiser le stress de la vie quotidienne. Le médium souligne l’importance de ne pas se laisser submerger par les petites contrariétés et les soucis du quotidien. En gardant à l’esprit que nos problèmes ne sont pas insurmontables et qu’il existe toujours des solutions, nous pouvons mieux gérer notre stress et trouver un certain apaisement.
Vivre avec Joie et GratitudeLe médium encourage à vivre avec joie et gratitude, malgré les difficultés rencontrées. Il est crucial de se rappeler que la vie est précieuse et que chaque moment peut être une source de bonheur si nous choisissons de le voir ainsi. Cette attitude positive peut transformer notre expérience de vie et nous aider à mieux apprécier notre place sur cette planète.
La Contemplation de la Beauté de la VieUne autre perspective intéressante partagée par Valentin Clément est la contemplation de la beauté de la vie. Prendre le temps de s’arrêter et de contempler la nature, les relations humaines, et les expériences quotidiennes peut enrichir notre existence. En étant présents et attentifs, nous pouvons découvrir des aspects de la vie qui nous échappent souvent lorsque nous sommes trop préoccupés par nos soucis.
L’Importance de la Spiritualité dans la Vie QuotidienneLa spiritualité joue un rôle crucial dans la compréhension de notre place sur Terre. Le médium explique que la spiritualité peut nous offrir des outils et des perspectives pour mieux gérer les défis de la vie. En nous connectant à une dimension spirituelle, nous pouvons trouver un sens plus profond à notre existence et un soutien pour traverser les moments difficiles.
ConclusionCet entretien avec Valentin Clément offre des réflexions profondes sur la place de l’homme sur Terre. En comprenant notre mission de trouver la joie, en relativisant le stress, en vivant avec gratitude, et en contemplant la beauté de la vie, nous pouvons enrichir notre existence. La spiritualité, en tant qu’outil de compréhension et de soutien, joue un rôle essentiel dans cette quête. Il est important de se rappeler que, malgré les défis, nous avons le pouvoir de transformer notre expérience de vie et de trouver notre place sur cette planète.
Avec l’aimable participation de Valentin Clément, médium, voyant et magnétiseur à Buxerolles (86). Consultations en cabinet, par téléphone, par webcam et par mail.
Son site : https://www.valentin-medium.fr/
https://proxima.audio/podcast-episode/entretien-avec-un-medium/
Liste des mots-clés :place de l’homme sur Terre, mission de l’homme, relativiser le stress, vivre avec joie, gratitude, contemplation de la vie, spiritualité, défis de la vie, philosophie de vie, bien-être quotidien
Crédit photo : © image générée par IA sur Freepik
Sciences participatives : du bonheur pour et avec la science !
lundi 23 octobre 2023 • Durée 05:36
Être écovolontaire sur une mission de sciences participatives sur un catamaran pour aller à la rencontre des cachalots et les écouter , cela rend heureux !: Et cela s’entend ! Écoutez 2 témoignages suite aux dernières semaines réalisées dans le cadre du programme Voil’Océan de l’association LONGITUDE 181, en collaboration avec le programme de recherche scientifique « La Voix des cachalots » et l’université de Toulon pour la partie acoustique. Ça donne envie …
Bifurquons ! – Ep.2 – Limiter la consommation de chacun pour tous !
lundi 16 octobre 2023 • Durée 05:00
Et si nous changions de trajectoire, éviter celle qui nous a emmenés dans le mur, celui des multiples crises parallèles, économique, politique, écologique, climatique, sociale, internationale. Examinons d’autres chemins. Dans cet épisode, nous abordons la limitation des consommations à toutes les échelles et pour tous.
Dans le premier épisode de cette série bifurquant qui vise à emprunter un nouveau chemin face aux multiples crises parallèles, qu’elles soient économiques, politiques, écologiques, climatiques, sociales, internationales, nous avons pu observer que les solutions pratiques ne manquent pas, mais que ce sont nos modèles adoptés d’existence, nos comportements, nos processus de décision qui sont les véritables solutions à mettre en place.
Pour modifier nos comportements et nos modèles, encore faut-il que nous le fassions à toutes les échelles et pour tous.
Et c’est une difficulté que nous n’arrivons pas à surmonter. Pour s’en convaincre, je reprendrai l’exemple et les propos de Thierry Rippoll, chercheur en psychologie cognitive. Et un petit exemple valant mieux qu’un long discours, je vous propose de vous imaginer naufragé sur une île déserte et perdue avec d’autres naufragés. Pour votre survie, chacun ne peut consommer plus de 2 litres d’eau par jour. Mais dans l’ensemble des naufragés, certains sont riches et d’autres sont pauvres. Est-ce qu’il y a du sens qu’un naufragé, au prétexte de sa richesse, puisse consommer la quantité d’eau qu’il souhaite ? Non.
Et tous les naufragés s’y opposeraient, car la raison évidente est la remise en cause de la survie de tous. Bien sûr, cet exemple est une métaphore de la situation dans laquelle nous sommes et nous nous enfonçons sur cette planète perdue au milieu du cosmos. La question qui se pose est, pourquoi accepterions-nous sur la planète ce que nous refuserions sur cette île ? A savoir que certains, les plus riches le plus souvent, puissent consommer plus que d’autres.
Plusieurs raisons peuvent être avancées. Tout d’abord, les chiffres et les représentations. Si je vous parle de quelques litres d’eau, vous savez de quoi on parle et vous l’appréciez concrètement à votre mesure. Mais si nous parlons de 40 milliards de tonnes de CO2 émises par la population mondiale et d’une limitation par individu de tonnes de CO2, c’est une représentation trop abstraite pour guider nos comportements et réagir avant qu’il ne soit trop tard. Autre biais, on présuppose que compte tenu du nombre d’habitants sur Terre, un excès de consommation d’un individu ou d’une minorité sera infinitésimal dans la consommation mondiale totale.
Pourtant, sur notre île, la consommation excessive d’un seul naufragé sera considérée comme une cause réelle ayant une conséquence collective sur la survie du groupe. Autre effet, sur notre planète, notre système économique ne fonctionne que si chacun consomme librement selon ses moyens. Ne pas maintenir cette règle revient à provoquer l’effondrement du système économique. Et comme chacun en dépend, personne ne veut une privation de consommation libre.
D’autant qu’un autre effet d’abstraction dû à la masse des autres humains, 8 milliards, on a du mal à concevoir ce qu’il signifie, l’éloignement physique avec ceci, mais aussi l’éloignement de nos destins, ne nous permet pas d’imaginer d’imposer une limitation à tous. Sur notre île pourtant, avec quelques naufragés, on peut s’entendre sur notre interdépendance, notre communauté de destin, parce que nous éprouvons la même proximité physique et psychologique.
D’ailleurs, cette micro-communauté est de fait perçue par chacun comme homogène, et par conséquent chacun accepte aisément que tous soient soumis aux mêmes règles. Mais dès lors que différentes communautés coexistent, des relations de compétition apparaissent entre elles. Il devient alors très difficile d’imposer des règles communes.
C’est ce que nous expérimentons sur notre planète. Une dernière cause pour refuter des règles communes limitant notre liberté individuelle de consommer, c’est le désir d’égalité que nous partageons, mais qui est modulé par notre sentiment de justice, voire notre jugement. En clair, nous aimons la méritocratie, c’est-à-dire l’existence d’inégalités justes et d’égalités injustes.
Ce qui est tout à fait contestable, notamment dans le fait d’octroyer des privilèges incertains, ce que nous rappelle humoristiquement la citation de Coluche, « Les hommes naissent libres et égaux, mais certains sont plus égaux que d’autres. » Toutes les raisons évoquées précédemment contribuent à l’acceptation que certains soient plus riches que d’autres, ou autrement dit, plus que d’autres, et qu’ils puissent ainsi consommer et détruire la planète plus que d’autres.
Mais est-ce vrai dans notre communauté de naufragés, sur notre île, sur notre planète ?
Certainement pas, car légitimer les excès par un écart de richesse ou de statut, c’est tout simplement mettre en danger immédiat notre communauté de destin. On retiendra que pour bifurquer du chemin actuellement pris qui nous mène au mur, il nous faudra accepter une limitation de notre droit à consommer. Cette limitation indispensable en matière de gestion des communs, que sont l’air, l’eau, les sols, les territoires et l’océan, est tout aussi indispensable dans la gestion privée de tout périmètre particulier, entreprise, organisme ou État.
C’est ce principe même qui est en cause, que ce soit dans l’affaire des mégabassines, dans l’octroi des quotas de carbone, de tonnage de pêche, des dérogations de tous ordres qui sacrifient l’intérêt général au profit de quelques-uns. L’inégalité de consommation n’a aucune légitimité dans un monde limité. Retrouvez et podcastez cette chronique sur notre site.
Bifurquons ! – Ep.1 – : …Avant qu’il ne soit trop tard !
lundi 9 octobre 2023 • Durée 05:00
Et si nous changions de trajectoire, éviter celle qui nous a emmenés dans le mur, celui des multiples crises parallèles, économique, politique, écologique, climatique, sociale, internationale. Examinons d’autres chemins.
Un premier épisode par les actions et les solutions faciles et inappliquées autour de l’océan.
Existe-t-il une autre trajectoire que celle que nous sommes en train de prendre ? C’est ce que je vous propose d’examiner.Qu’est-il possible de faire ou pas à son niveau, à celui des entités qui nous régissent ?
Entreprises, gouvernements, organismes internationaux. Que faut-il modifier dans nos approches, dans nos actions, dans le fondement même de nos sociétés, pour nous sortir de l’impasse qu’a constitué et que constitue l’exploitation illimitée et à outrance de ressources planétaires limitées ?
Je vous invite dans le premier épisode de cette série à prendre le problème par la fin, c’est-à-dire les actions à mettre en œuvre en urgence pour nous permettre une transition, non pas seulement écologique, mais une transition vers d’autres modes de pensée qui prendra du temps, tant qu’il nous est compté malheureusement.
A cet effet, et dans le droit fil de mes propos usuels, je vais aborder ce qui concerne 70% de la surface terrestre, un tiers des activités directes ou indirectes de la population mondiale et la majeure partie de la biodiversité des populations vivantes sur cette planète.
Je veux parler de l’océan, car contrairement à ce que nous avons fait dans le milieu terrestre, n’est-il pas temps de contribuer aux capacités de l’océan pour lui permettre de préserver la vie ?
Comment ?
En dehors des nécessaires actions pour le climat et en ligne directe avec l’océan qui vont impacter son acidification, ses courants, ses zones d’oxygène, partons à la recherche de solutions, ou plutôt revisitons toutes celles qui existent et classons-les par segments, faciles, difficiles, coûteux, pas coûteux. Un petit brainstorming donne rapidement une liste de solutions existantes.
Aménageons des corridors d’air marine protégé, restreignons la pêche, créons des routes uniques de fret, diminuons l’impact sonore des moteurs et des bateaux, évitons la pollution plastique, diminuons les pollutions par les rejets des fleuves, stoppons l’artificialisation des côtes. Allez, j’arrête là. Ce serait déjà un pas de géant si ces quelques changements avaient lieu.
Quels sont les plus simples et les moins coûteux ?A n’en pas douter, les décisions performatives, c’est-à-dire celles qui déterminent un changement de statut simplement par l’énoncé, sont celles qui sont les moins coûteuses et qui ne demandent qu’un garde-fou.
Le contrôle effectif de leur réalisation, sans investissement particulier. Dans le cas de l’océan, mais c’est vrai sur une surface terrestre aussi, décider de laisser tranquille, mais vraiment tranquille, c’est-à-dire sans extraction quelconque, une zone marine, ne coûte absolument rien si ce n’est le contrôle de celle-ci.
Nos gouvernants, d’ailleurs, l’ont bien compris. Une telle mesure, avec son premier volet, est facile et permet de communiquer sur un résultat immédiat.
Malheureusement, aujourd’hui, cette décision performative s’est accompagnée de tout un tas d’exceptions en matière d’air marine protégée, dont la pêche, ce qui va à l’encontre de l’objet même de la protection et de la restauration des milieux.
Autre décision avec un coût additionnel, mais tout à fait réalisable, c’est l’organisation des trajectoires en mer. Celles-ci posent problème en termes de cohésion avec les cétacés, par exemple, notamment dans les mers fermées, telles que la Méditerranée, soumise à un intense trafic qui tisse une véritable toile d’araignée à laquelle ne peuvent échapper statistiquement les animaux en surface.
Créer des autoroutes, comme on sait le faire dans les détroits avec des règles de circulation, dont un ralentissement des vitesses, bon aussi pour le climat, permettrait pour un coût additionnel faible dû à l’allongement des distances, de rendre aux animaux marins l’espace maritime qui leur est dû.
Cela présuppose un changement d’attitude et de vouloir laisser une place aux vivants à nos côtés et de ne pas s’en octroyer tous les territoires. Nous y reviendrons.
Autre problème, autre décision, le plastique.Présents partout, nous en mourrons par des dégâts irréversibles sur le vivant. Décision simple, interdire tout plastique, non pas seulement à usage unique, mais ne pouvant être remplacé par d’autres matières de moindre impact, telles que le verre, je pense aux bouteilles plastiques, qui ne sont pas recyclables, le bois ou tout autre matériau naturel.
On gardera le plastique pour les usages médicaux, sanitaires ou sans équivalent possible à démontrer. Cette décision se heurte au lobby industriel et logistique. Le plastique c’est léger, ça coûte moins cher à transporter. À nos habitudes délétères de consommation, à l’absence de réflexion sur la constitution de nos objets quotidiens. D’autant que tout un tas de solutions intermédiaires, tout aussi efficaces, existent, mêlant plastique et bois ou plastique et métal, avec même une durabilité démultipliée.
Mais ce n’est pas bon pour la machine capitaliste financière, qui devra rogner sur ses profits et limiter donc sa croissance. Changement de paradigme à faire là aussi.
Et donc, à l’issue de ce premier épisode, le coin du voile des solutions existantes, abordables, est levé. Ce ne sont pas les solutions qui manquent. Ce sont nos décisions, nos comportements, nos modèles adoptés d’existence, qui sont les véritables solutions à mettre en place.
Avant qu’il ne soit trop tard.
Allez, bifurquons !
Bifurquons ! – Ep.2 – Limiter la consommation de chacun pour tous !
L’hypocrisie affligeante de la France pour l’océan
lundi 2 octobre 2023 • Durée 05:25
Dans la revue Nature, la communauté scientifique a dénoncé l’hypocrisie de certains Etats, autoproclamés «champions de l’océan» tout en sabotant des politiques visant à protéger les mers. Et La France en fait partie, et c’est Raphaël Seguin, chercheur en écologie marine et vulgarisateur scientifique dans une tribune sur le média Vert.
A découvrir dans cette chronique .
2025, Nice : une Conférence Mondiale pour l’Océan ?
lundi 25 septembre 2023 • Durée 05:08
UNOC 2025 est la 3ème Conférence des Nations Unies s r les Océans qui aura lieu en Juin 2025 à Nice. Quel format aura ce sommet ? Finance et science y seront associés, mais avec quel impact ? La France va-t-elle quelle ambition pour ce sommet ? Un contrat pour l’Océan“ contraignant, avec un calendrier d’actions précises et des engagements pérennes dûment suivis, ou un accord non contraignant à l’image de L’accord de paris en 2015 qui n’ a pas permis de tenir les engagements pris. A découvrir dans cette chronique .
Une rentrée chaude pour l’Océan !
lundi 11 septembre 2023 • Durée 05:42
Une rentrée chaude pour l’Océan ! fait allusion aux températures records enregistrés dans l’Océan.Mais l’Océan, en dehors de devenir une cocotte-minute avec tous les impacts décrits à longueur d’articles sur les espèces, les courants, la météo, la pêche, etc subit, après un 1er semestre 2023, … d’une rentrée bien plus chaude sur bien d’autres plans…à découvrir dans cette chronique.
D.KRUPKA
Secrets d’indifférence-épisode 6 – Imaginaire et décor…
lundi 4 septembre 2023 • Durée 05:06
6ème opus de cette série « Secrets d’indifférence » consacrée à la découverte de ces sujets pour lesquels notre absence d’attention et notre inertie conduisent à une catastrophe annoncée et en marche ; aujourd’hui l’imaginaire et le décor ….bonne écoute !









