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AnimĂ© par lâĂ©quipe de Widoowin Cross Asset Solutions , ce podcast Ă©conomique vous livre chaque vendredi une lecture claire, aiguisĂ©e et sans dĂ©tour de lâactualitĂ© : đșđž Ătats-Unis, đȘđș Europe, đšđł Asie, taux dâintĂ©rĂȘt, inflation, matiĂšres premiĂšres, gĂ©opolitique.
Chaque vendredi, nous vous rĂ©sumons lâactualitĂ© Ă©conomique et financiĂšre mondiale.Â
đ Ici, des faits, de lâanalyse, du contexte. Le tout en moins de 5 minutes, pour prendre de la hauteur et anticiper ce qui vient.
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đŒ PensĂ© pour les DAF, RAF, trĂ©soriers, investisseurs et tous ceux qui veulent comprendre avant les autres. What DAFâck, câest lâĂ©conomie mondiale, chaque semaine, sans filtre. Un podcast imaginĂ©, produit et rĂ©alisĂ© par lâĂ©quipe Widoowin Cross Asset Solutions.
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đ§” En avril, la paix tient Ă un fil
Episode 144
Friday, April 24, 2026 âą Duration 05:02
Cette semaine, la paralysie du détroit d'Ormuz s'inscrit dans la durée et ses effets inflationnistes se diffusent rapidement, mettant les banques centrales dans une position particuliÚrement inconfortable à l'approche de leurs prochaines réunions.
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 đșđžÂ Ătats-Unis
Aux Ătats-Unis, Washington maintient son blocus naval autour du dĂ©troit dâOrmuz, malgrĂ© la prolongation de la trĂȘve au Moyen-Orient. Cette situation continue d'exercer une pression sur les prix du pĂ©trole, qui Ă©voluent toujours Ă des niveaux historiquement Ă©levĂ©s. ParallĂšlement, l'inflation avait dĂ©jĂ donnĂ© un signal d'alerte en mars, avec une accĂ©lĂ©ration des prix Ă la consommation Ă 3,30% en rythme annuel, soit ses plus hauts niveaux depuis plus de deux ans. Une inflation persistante pourrait s'installer dans les semaines Ă venir, appelant ainsi une politique monĂ©taire plus restrictive.
Par ailleurs, la nomination de Kevin Warsh pour succĂ©der Ă Jerome Powell Ă la tĂȘte de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale anime les dĂ©bats. Ancien gouverneur de la Fed et proche de Donald Trump, il a comparu cette semaine devant le SĂ©nat, oĂč il a dĂ©fendu son indĂ©pendance vis-Ă -vis de la Maison-Blanche. Plusieurs Ă©conomistes estiment qu'il a rĂ©cemment adoptĂ© un discours favorable aux baisses de taux uniquement pour sĂ©duire le prĂ©sident et dĂ©crocher la nomination, lui qui Ă©tait rĂ©putĂ© bien plus hawkish lors de son prĂ©cĂ©dent mandat. Il pourrait se retrouver pris en Ă©tau, devant Ă la fois rĂ©pondre aux exigences de la Maison Blanche qui rĂ©clame des baisses de taux, et prĂ©server la crĂ©dibilitĂ© de la Fed. Quoi qu'il en soit, assouplir la politique monĂ©taire s'annonce particuliĂšrement dĂ©licat, alors que l'inflation dĂ©passe toujours la cible des 2,00% et que la guerre en Iran fait peser un risque de stagflation sur l'Ă©conomie.Â
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 đȘđș EuropeÂ
En Allemagne, les prix Ă la production accĂ©lĂšrent Ă 2,50% en rythme annuel aprĂšs un repli de 0,50% le mois prĂ©cĂ©dent. Dans la mĂȘme lignĂ©e, lâindice des prix à la consommation publiĂ©e la semaine derniĂšre ressort Ă 2,60%, sous l'effet de la flambĂ©e des coĂ»ts Ă©nergĂ©tiques liĂ©e au conflit au Moyen-Orient. Devant le FMI, Christine Lagarde a averti que l'inflation pourrait progresser encore plus vite que prĂ©vu, les risques Ă©tant orientĂ©s Ă la hausse Ă moyen terme. Les banques centrales pourraient se voir contraintes d'adopter une posture plus restrictive, pour ne pas reproduire l'erreur de 2022 oĂč une rĂ©action trop tardive avait laissĂ© l'inflation s'emballer.
Au Royaume-Uni, l'inflation a également accéléré en mars pour atteindre 3,30% en rythme annuel, portée par la hausse des prix du carburant aprÚs le déclenchement de la guerre en Iran. Avant cette escalade, le marché anticipait un abaissement du taux directeur de la Banque d'Angleterre, alors que l'inflation semblait se rapprocher de l'objectif officiel de 2,00%. Désormais attendue autour de 4,00% dans les prochains mois, la trajectoire des prix place la Bank of England face à une décision particuliÚrement délicate lors de sa réunion prévue la semaine prochaine.
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 đšđłđŻđ” Asie
En Asie, la Banque populaire de Chine a maintenu ses taux d'intĂ©rĂȘt inchangĂ©s pour la onziĂšme fois consĂ©cutive. La croissance du premier trimestre ressort Ă 5,00% en rythme annuel, plaçant PĂ©kin dans le haut de sa fourchette cible, tandis que les prix Ă la production ont progressĂ© pour la premiĂšre fois en trois ans, signe d'une sortie progressive de la dĂ©flation. Toutefois, ce statu quo reflĂšte aussi les fragilitĂ©s d'une Ă©conomie dĂ©pendante de ses exportations, qui pourraient ĂȘtre pĂ©nalisĂ©es par la hausse des prix du pĂ©trole.
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 đąïžÂ MatiĂšres premiĂšresÂ
Du cĂŽtĂ© gĂ©opolitique, les tensions persistent entre Washington et TĂ©hĂ©ran, aprĂšs que l'Iran a fait machine arriĂšre sur la rĂ©ouverture du dĂ©troit d'Ormuz, Ă©cartant ainsi toute perspective d'accord Ă court terme. Ce climat d'incertitude entretient la pression sur les cours du pĂ©trole, avec un Brent qui oscille actuellement autour des 100 dollars le baril.Â
C'est prĂ©cisĂ©ment dans ce contexte de prix Ă©levĂ©s que la Russie tire profit du conflit. Ses revenus issus des exportations de combustibles fossiles ont bondi de 52% par rapport au mois prĂ©cĂ©dent. En effet, privĂ©e de pĂ©trole iranien, la Chine se tourne dĂ©sormais massivement vers Moscou et reprĂ©sente aujourd'hui 51% de ses exportations. Pour la Russie, les revenus en hausse pourraient renforcer sa capacitĂ© budgĂ©taire et lui permettre de prolonger son effort de guerre en Ukraine.Â
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Read more Collapse â«ïž Lâaddition vire au noir
Episode 143
Friday, April 17, 2026 âą Duration 04:00
Cette semaine, l'Ă©conomie mondiale est de nouveau mise Ă l'Ă©preuve. Le FMI a revu Ă la baisse ses perspectives de croissance mondiale pour 2026, en raison d'un conflit au Moyen-Orient qui s'enlise sans issue claire. MalgrĂ© une trĂȘve en cours, aucun terrain d'entente n'a encore Ă©tĂ© trouvĂ©, laissant planer une incertitude durable sur la croissance mondiale.
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 đșđžÂ Ătats-Unis
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Aux Ătats-Unis, la trĂȘve fragile de 14 jours avait permis un rebond significatif des marchĂ©s, mais la situation s'est de nouveau tendue avec l'Iran Ă la suite de l'Ă©chec des pourparlers d'Islamabad. Washington a durci le ton en annonçant un blocus naval des ports iraniens autour du dĂ©troit d'Ormuz. Dans ce contexte, les prix de l'Ă©nergie pourraient se maintenir Ă des niveaux Ă©levĂ©s et conduire au scĂ©nario redoutĂ© de stagflation.
En parallĂšle, l'inflation a nettement accĂ©lĂ©rĂ© au mois de mars avec un IPC Ă 3,30% en rythme annuel, en hausse de 1,00% par rapport au mois prĂ©cĂ©dent. CĂŽtĂ© production, lâIPP atteint 4,00%, son plus haut niveau en trois ans. Dans un contexte de risques pesant Ă la fois sur l'Ă©conomie et sur l'inflation, la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale amĂ©ricaine devrait maintenir ses taux directeurs inchangĂ©s lors de sa prochaine rĂ©union, scĂ©nario anticipĂ© avec une probabilitĂ© proche de 100% d'aprĂšs l'outil FedWatch.
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 đȘđș EuropeÂ
En Europe, l'inflation accĂ©lĂšre Ă©galement, atteignant 2,70 % en Allemagne et 1,70 % en France en rythme annuel. Face Ă ce constat, la Banque centrale europĂ©enne devrait maintenir ses taux directeurs ou opter pour une politique monĂ©taire plus restrictive dĂšs la rĂ©union de juin si lâinflation persiste.
Du cÎté de la Hongrie, aprÚs seize ans au pouvoir, Viktor Orban a perdu les élections législatives face à son rival Péter Magyar. Pour rappel, Viktor Orban était le principal allié historique de Moscou au sein de l'Union européenne, bloquant systématiquement les décisions de soutien à Kiev. L'arrivée de Péter Magyar, conservateur pro-européen, devrait donc permettre de débloquer plusieurs dossiers et de renforcer l'unité européenne face à la Russie.
âłQui veut la paix prĂ©pare la guerre
Episode 142
Friday, April 10, 2026 âą Duration 04:55
Cette semaine, lâoptimisme est de retour suite Ă lâannonce dâun cessez-le-feu par Donald Trump. Mais derriĂšre l'euphorie, la rĂ©alitĂ© est plus nuancĂ©e. Les deux camps revendiquent la victoire, la question nuclĂ©aire reste entiĂšre, et un accord concret devra ĂȘtre trouvĂ© en seulement quatorze jours.
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 đșđžÂ Ătats-Unis
Aux Ătats-Unis, le prĂ©sident amĂ©ricain voulait renvoyer lâIran Ă l'Ăąge de pierre et parle dĂ©sormais d'Ăąge d'or au Moyen-Orient. Les marchĂ©s ont immĂ©diatement saluĂ© cette annonce via une hausse significative des indices et une dĂ©tente gĂ©nĂ©ralisĂ©e des taux obligataires. Si cette accalmie doit se prolonger et dĂ©boucher sur une rĂ©solution durable du conflit, elle pourrait freiner les pressions inflationnistes et redonner une marge de manĆuvre aux banques centrales.
Cependant, les deux camps revendiquent publiquement la victoire, ce qui en dit long sur la fragilité de cet accord. Washington a obtenu l'ouverture conditionnée du détroit d'Ormuz, mais la question centrale du programme d'enrichissement de l'uranium, à l'origine du conflit, demeure entiÚre. Les deux parties devront trouver un accord concret en deux semaines, mais dans ce contexte délicat, une résolution durable semble encore incertaine.
CĂŽtĂ© macroĂ©conomique, l'indice des prix de l'ISM dans les services a bondi Ă 70 points, soit la plus forte progression mensuelle en treize ans. Ce niveau tĂ©moigne de pressions inflationnistes bien rĂ©elles dans le secteur des services, malgrĂ© un PCE core qui reste stable. Concernant lâemploi, les NFP affichent une crĂ©ation de 178 000 postes, soit la plus forte progression depuis dĂ©cembre 2024, tandis que le taux de chĂŽmage recule Ă 4,30%. Le dernier compte rendu du FOMC Meeting souligne cette amĂ©lioration qui offre une marge de manĆuvre Ă la Fed pour contenir les pressions inflationnistes Ă venir, alors que lâinstitution avait justement engagĂ© un cycle d'assouplissement pour soutenir le marchĂ© du travail.
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 đȘđș EuropeÂ
En Europe, la BCE a adoptĂ© un ton plus hawkish ces derniĂšres semaines en affirmant se tenir prĂȘte à relever les taux. Ce discours a suffi Ă faire remonter les anticipations de taux sur les marchĂ©s et Ă contenir temporairement les pressions inflationnistes, sans avoir Ă resserrer sa politique monĂ©taire. Depuis, l'annonce du cessez-le-feu au Moyen-Orient a rĂ©duit les tensions sur les taux. La BCE dispose donc de rĂ©pit avant sa prochaine rĂ©union en avril, qui sera dictĂ©e par les donnĂ©es d'inflation de mars et l'Ă©volution des prix du pĂ©trole.
đ€ Trump Barrel Ranger
Episode 141
Friday, April 3, 2026 âą Duration 04:42
Cette semaine, le conflit au Moyen-Orient continue de dicter le rythme des marchĂ©s, ravivant les tensions inflationnistes des deux cĂŽtĂ©s de l'Atlantique et contraignant les banques centrales Ă revoir leurs trajectoires.Â
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 đșđžÂ Ătats-Unis
Aux Ătats-Unis, les tensions avec l'Iran continuent de peser sur le dĂ©troit d'Ormuz. Le prix de l'essence a franchi la barre des 4 dollars le gallon, un niveau symbolique pour le consommateur amĂ©ricain. Il faudra noter que la transmission de l'inflation Ă©nergĂ©tique Ă l'Ă©conomie prend plusieurs semaines avant de se faire pleinement ressentir. DĂšs lors, si le conflit s'inscrit dans la durĂ©e et que les prix du baril restent Ă©levĂ©s, le risque inflationniste pourrait s'intensifier significativement.
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ParallĂšlement, le rapport mensuel du cabinet ADP indique que le secteur privĂ© amĂ©ricain a créé 62 000 emplois nets au mois de mars, un chiffre supĂ©rieur au consensus. Ces donnĂ©es offrent du rĂ©pit Ă la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale, aprĂšs plusieurs mois de faiblesse sur le marchĂ© du travail qui l'avaient conduite Ă assouplir sa politique monĂ©taire. Toutefois, le rapport JOLTS de fĂ©vrier nuance ce tableau, puisque le nombre de chĂŽmeurs dĂ©passe le nombre d'offres d'emploi pour le septiĂšme mois consĂ©cutif. Si une amĂ©lioration se confirme, la Fed pourra concentrer son attention sur son mandat premier, Ă savoir la lutte contre lâinflation.Â
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Par ailleurs, la dette publique franchit dĂ©sormais le seuil des 39 000 milliards de dollars, sous l'effet conjuguĂ© des emprunts massifs liĂ©s aux conflits extĂ©rieurs et des dettes contractĂ©es durant la pĂ©riode Covid. Aujourdâhui le TrĂ©sor doit faire face Ă un refinancement Ă des taux plus Ă©levĂ©s. Alors que Trump misait sur les recettes douaniĂšres pour contenir le dĂ©ficit, les dĂ©penses fĂ©dĂ©rales continuent de progresser Ă un rythme effrĂ©nĂ©. Si les taux se maintiennent au-dessus de 4,00%, la charge d'intĂ©rĂȘts pourrait dĂ©passer 1 300 milliards de dollars dĂšs 2026, une trajectoire que le conflit iranien ne fait qu'aggraver. Une charge d'intĂ©rĂȘts aussi massive rĂ©duit mĂ©caniquement les marges de manĆuvre budgĂ©taires et freine l'activitĂ© Ă©conomique, renforçant le risque de rĂ©cession. Â
 đȘđș EuropeÂ
đș Greed is good
Episode 140
Friday, March 27, 2026 âą Duration 04:37
Cette semaine, le dĂ©troit d'Ormuz franchit le cap du premier mois de paralysie, et les consĂ©quences Ă©conomiques du conflit restent difficiles Ă Ă©valuer. Face Ă cette incertitude, les banques centrales ont choisi la prudence. Elles rĂ©visent dĂ©sormais leurs projections et se prĂ©parent Ă agir si la situation se dĂ©grade.Â
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 đșđžÂ Ătats-Unis Aux Ătats-Unis, la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale reconnaĂźt naviguer dans un environnement particuliĂšrement incertain. Elle adopte un ton plus hawkish, rĂ©visant ses projections Ă la hausse sur l'inflation et Ă la baisse sur la croissance. En cause, le baril de pĂ©trole exerce une pression simultanĂ©e sur les prix Ă la consommation et sur l'activitĂ© Ă©conomique, faisant craindre un risque de stagflation, le scĂ©nario le plus redoutĂ© par les banquiers centraux. En maintenant ses taux inchangĂ©s, la Fed se rĂ©serve la possibilitĂ© de resserrer sa politique monĂ©taire si l'inflation repart. Lâinstitution nâa pas oubliĂ© la vague inflationniste de 2022-2023, et cette fois elle ne prendra pas le risque de se laisser surprendre.
En parallĂšle, le prĂ©sident des Ătats-Unis a annoncĂ© suspendre les attaques sur des sites Ă©nergĂ©tiques iraniens, en Ă©voquant des discussions nuclĂ©aires qu'il juge trĂšs productives. NĂ©anmoins, ces dĂ©clarations ont rapidement Ă©tĂ© dĂ©menties par TĂ©hĂ©ran, renforçant le climat dâincertitude. La sĂ©quence a alimentĂ© des soupçons de dĂ©lit d'initiĂ© autour des dĂ©clarations prĂ©sidentielles. Le prix du baril reste ainsi suspendu Ă la moindre Ă©volution du conflit, ou au prochain tweet de Trump. Â
 đȘđș EuropeÂ
De lâautre cĂŽtĂ© de lâAtlantique, la Banque centrale europĂ©enne a aussi revu ses prĂ©visions face au risque inflationniste, anticipant dĂ©sormais une inflation Ă 2,60% en zone euro pour 2026, contre 1,90% prĂ©cĂ©demment, pour une croissance rĂ©duite Ă 0,90%. Face aux tensions sur les prix, les taux souverains allemands et français ont nettement progressĂ©, et pourraient bien poursuivre leur hausse si le blocage du dĂ©troit d'Ormuz venait Ă s'installer dans la durĂ©e.Â
En Allemagne, les prix Ă la production ont enregistrĂ© un repli plus marquĂ© que prĂ©vu en fĂ©vrier, affichant une baisse de 3,30% en rythme annuel, reflet d'une industrie manufacturiĂšre qui tourne au ralenti depuis plusieurs trimestres. Dans ce contexte, l'indice des prix Ă la consommation ressortait Ă 1,90% en fĂ©vrier, signe dâune inflation encore sous contrĂŽle. Mais cette dĂ©sinflation pourrait ĂȘtre de courte durĂ©e, l'impact de la hausse des prix de lâĂ©nergie arrivant gĂ©nĂ©ralement avec plusieurs semaines de dĂ©calage. Joachim Nagel, prĂ©sident de la Bundesbank, l'a bien compris et plaide pour une politique monĂ©taire plus restrictive afin d'Ă©viter que l'inflation ne s'installe durablement. C'est plutĂŽt de l'autre cĂŽtĂ© de la Manche qu'il faudra s'inquiĂ©ter, le Royaume-Uni affichant dĂ©jĂ une inflation Ă 3,00%, bien au-delĂ de la cible des 2,00%, laissant peu de marge de manĆuvre Ă la Banque dâAngleterre. Â
đ±ââïž Trump au pays de l'or noir
Episode 139
Friday, March 20, 2026 âą Duration 03:51
Le conflit au Moyen-Orient et la hausse des prix de lâĂ©nergie replacent les banques centrales dans une position dĂ©licate. En quelques jours, le scĂ©nario de marchĂ© sâest inversĂ©, les investisseurs, qui anticipaient des baisses de taux en 2026, revoient leurs attentes face au retour du risque inflationniste.
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 đșđžÂ Ătats-Unis
Aux Ătats-Unis, la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale a dĂ©cidĂ© de maintenir ses taux directeurs inchangĂ©s. Le PCE core reste au-dessus de la cible des 2,00%, et les tensions gĂ©opolitiques continuent de peser sur les perspectives Ă©conomiques. Dans cette situation, les membres du FOMC adoptent une posture prudente, comme en tĂ©moigne le dernier dot plot, qui nâanticipe dĂ©sormais plus quâune seule baisse de taux dâici fin 2026. L'institution se retrouve ainsi dans une position dĂ©licate, entre une inflation persistante et une Ă©conomie fragile. En parallĂšle, le dernier rapport JOLTS du dĂ©partement du Travail affiche 6,946 millions d'ouvertures de postes en janvier, au-dessus du consensus. Cette donnĂ©e vient nuancer les rĂ©cents NFP de fĂ©vrier, qui affichaient une forte destruction d'emplois. Jerome Powell sâest dit confiant sur lâemploi, anticipant que le secteur de l'IA pourrait gĂ©nĂ©rer de nouvelles crĂ©ations de postes. Si cette tendance se confirme dans les prochaines semaines, elle pourrait apporter un peu d'oxygĂšne Ă lâĂ©conomie amĂ©ricaine.Â
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 đȘđș EuropeÂ
En zone euro, lâinflation annuelle remonte lĂ©gĂšrement en fĂ©vrier Ă 1,70%, tout en restant sous la cible des 2,00%, un signal positif malgrĂ© un contexte gĂ©opolitique tendu. Toutefois, le conflit au Moyen-Orient ravive les risques inflationnistes, notamment via la volatilitĂ© des prix de l'Ă©nergie. Dans cette situation, la BCE a choisi de maintenir ses taux inchangĂ©s, privilĂ©giant la prudence face Ă ces incertitudes.
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En France, lâinflation en fĂ©vrier se maintient Ă un niveau infĂ©rieur au reste de lâEurope Ă 0,60% en rythme annuel, alors que les contrastes inflationnistes s'accentuent entre les pays europĂ©ens.Â
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Au Royaume-Uni, la Banque d'Angleterre se retrouve prise en Ă©tau entre un marchĂ© du travail qui continue de se dĂ©grader, un PIB Ă l'arrĂȘt en janvier et des risques inflationnistes liĂ©s aux tensions gĂ©opolitiques. Dans ce contexte, l'institution n'a eu d'autre choix que de maintenir le statu quo monĂ©taire.
â«ïž Iranian Rhapsody
Episode 138
Friday, March 13, 2026 âą Duration 04:22
Cette semaine, lâescalade du conflit cette semaine ravive les craintes inflationnistes et a poussĂ© le G7 Ă se rĂ©unir en urgence pour envisager une libĂ©ration de ses rĂ©serves stratĂ©giques.
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 đșđžÂ Ătats-UnisÂ
Aux Ătats-Unis, le rapport NFP de fĂ©vrier crĂ©e la surprise avec la destruction de 92 000 emplois et un taux de chĂŽmage qui grimpe Ă 4,40%. Selon le Bureau of Labor Statistics, Cette dĂ©gradation est en partie liĂ©e Ă une grĂšve dans le secteur de la santĂ©. Dans ce contexte, la pression sur la Fed pour baisser ses taux pourrait s'intensifier, d'autant que l'institution avait dĂ©jĂ amorcĂ© un assouplissement monĂ©taire en fin d'annĂ©e derniĂšre.
En parallĂšle, les prix du pĂ©trole ont bondi de plus de 50% depuis le 1er janvier, alimenté par le conflit en Iran, ravivant les pressions inflationnistes. Pour rappel, l'indice des prix Ă la consommation aux Ătats-Unis dĂ©passe dĂ©jĂ la cible des 2,00% fixĂ©e par la RĂ©serve FĂ©dĂ©rale. L'institution pourrait donc se retrouver une nouvelle fois prise en Ă©tau entre uneinflation persistante et un marchĂ© du travail sous tension.
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 đȘđș EuropeÂ
De lâautre cĂŽtĂ© de lâAtlantique, la flambĂ©e des prix de l'Ă©nergie a directement alimentĂ© les anticipations d'inflation en zone euro, poussant les taux souverains Ă la hausse sur l'ensemble de la zone. Si les tensions sur les prix Ă la consommation se confirment dans les prochains mois, la BCE pourrait ĂȘtre amenĂ©e adopter une orientation plus restrictive.
Par ailleurs, les dirigeants du G7 se sont rĂ©unis en France pour Ă©valuer les risques du conflit en Iran et de ses consĂ©quences sur l'Ă©conomie mondiale et sur l'inflation. Les discussions ont notamment portĂ© sur une possible coordination entre pays membres pour libĂ©rer entre 300 et 400 millions de barils de leurs rĂ©serves stratĂ©giques, via l'Agence internationale de l'Ă©nergie, afin de contenir les prix du pĂ©trole. Une telle mesure pourrait limiter les pressions inflationnistes Ă court terme, mais son efficacitĂ© dĂ©pendra surtout de la durĂ©e du conflit et de lâĂ©volution de la situation gĂ©opolitique.
Du cÎté de l'Allemagne, les données de janvier confirment une dégradation de l'activité industrielle, avec une chute des commandes plus importante que prévue et une baisse inattendue de la production. Les plans de relance engagés en 2025 n'ont pas produit les effets escomptés, et le gouvernement allemand devra vraisemblablement envisager de nouvelles mesures pour redresser la trajectoire de son économie.
đąïž Full Metal Barrel
Episode 137
Friday, March 6, 2026 âą Duration 04:00
Cette semaine, aprĂšs lâentrĂ©e en guerre entre les Ătats-Unis et lâIran, lâun des points de passage les plus critiques du commerce Ă©nergĂ©tique mondial se retrouve paralysĂ©. PrĂšs de 20% du pĂ©trole mondial est dĂ©sormais pris en otage et le risque dâun nouveau choc inflationniste refait surface.
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 đșđžÂ Ătats-UnisÂ
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Aux Ătats-Unis, les tensions avec lâIran ont franchi un nouveau cap aprĂšs les frappes menĂ©es par Washington et IsraĂ«l contre plusieurs installations liĂ©es au programme nuclĂ©aire iranien. Depuis, les Ă©changes de tirs se multiplient dans le golfe, faisant craindre un retour de lâinflation. Cette situation pourrait inciter la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale Ă marquer une pause dans sa politique monĂ©taire accommodante, au risque de peser davantage sur la croissance amĂ©ricaine.Â
Du cĂŽté macroĂ©conomique, le rapport ADP montre que le marchĂ© du travail reste solide avec 63 000 emplois créés dans le secteur privĂ©, au-dessus des 50 000 attendus. Dans le mĂȘme temps, le Beige Book de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale souligne lâincertitude qui entoure les dĂ©penses et la confiance des mĂ©nages, en particulier chez les foyers Ă faibles revenus, malgrĂ© une lĂ©gĂšre progression de la consommation. Cette divergence met en Ă©vidence une Ă©conomie Ă deux vitesses et constitue un Ă©lĂ©ment supplĂ©mentaire en faveur dâune pause sur les taux de la Fed.Â
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 đȘđș EuropeÂ
De lâautre cĂŽtĂ© de lâAtlantique, lâUnion europĂ©enne appelle Ă la dĂ©sescalade afin de prĂ©server la stabilitĂ© rĂ©gionale et les routes commerciales dans le golfe. Depuis la guerre en Ukraine, lâEurope a fortement rĂ©duit sa dĂ©pendance au gaz russe et sâapprovisionne davantage en Gaz Naturel LiquĂ©fiĂ© transportĂ© par voie maritime. Dans ce contexte, une extension du conflit pourrait perturber lâapprovisionnement, alimenter davantage lâinflation et fragiliser une Ă©conomie europĂ©enne dĂ©jĂ sous pression. Cette menace sur les prix de l'Ă©nergie intervient alors que l'indice des prix en zone euro accĂ©lĂšre Ă 1,90% en fĂ©vrier, contre 1,70% en janvier. Â
Dans son dernier compte rendu de politique monĂ©taire, la BCE souligne la soliditĂ© de lâĂ©conomie europĂ©enne, qui rĂ©siste mieux quâattendu aux tensions commerciales et gĂ©opolitiques. Face Ă ce contexte marquĂ© par de fortes incertitudes, lâinstitution estime que les taux directeurs devraient rester inchangĂ©s en 2026 et possiblement en 2027.
đŁ Atomix & Obelix
Episode 136
Friday, February 27, 2026 âą Duration 04:44
Cette semaine, Nvidia explose tous les compteurs et tire les marchĂ©s vers le haut pendant que les tensions entre les Ătats-Unis et lâIran montent dâun cran autour du programme nuclĂ©aire iranien.
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 đșđžÂ Ătats-UnisÂ
Aux Ătats-Unis, la Cour suprĂȘme amĂ©ricaine a invalidĂ©, par six voix contre trois, les droits de douane imposĂ©s par le PrĂ©sident amĂ©ricain, estimant quâil a outrepassĂ© ses pouvoirs constitutionnels. En rĂ©ponse, la Maison Blanche sâest appuyĂ©e sur un autre fondement juridique pour imposer un tarif temporaire sur toutes les importations. Cette nouvelle incertitude replonge le commerce mondial dans le brouillard et pourrait ralentir une Ă©conomie dĂ©jĂ fragilisĂ©e, alors que le PIB a progressĂ© de seulement 1,40% au quatriĂšme trimestre 2025 en rythme annualisĂ©, pĂ©nalisĂ© notamment par le shutdown.
Par ailleurs, lors de son discours sur lâĂ©tat de lâUnion devant le CongrĂšs, Donald Trump sâest fĂ©licitĂ© de la soliditĂ© de lâĂ©conomie et du recul de lâinflation. Pourtant, les derniĂšres donnĂ©es montrent une dynamique des prix plus persistante, avec un PCE en accĂ©lĂ©ration Ă 2,90%, toujours au-dessus de la cible de 2,00%. Face Ă cette situation et conformĂ©ment aux minutes de la rĂ©serve fĂ©dĂ©rale, lâinstitution adopte un ton prudent et devrait marquer une pause dans sa politique monĂ©taire accommodante.Â
Nvidia, plus grande capitalisation boursiĂšre mondiale, et vĂ©ritable thermomĂštre du secteur de lâintelligence artificielle, dĂ©passe une nouvelle fois les attentes en publiant un chiffre dâaffaires colossal de 215 milliards de dollars sur 2025. Dans un contexte marquĂ© par des interrogations autour de la pĂ©rennitĂ© et la rentabilitĂ© de l'intelligence artificielle, le gĂ©ant amĂ©ricain rĂ©affirme son statut de leader et rassure les investisseurs. La tendance pourrait se prolonger dans les prochains mois, portĂ©e par les investissements massifs des autres gĂ©ants comme Alphabet, Meta, Amazon et Microsoft.
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 đȘđș Europe Du cĂŽtĂ© europĂ©en, Christine Lagarde, rĂ©cemment distinguĂ©e par le prix Paul Volcker, a profitĂ© de son discours pour rendre hommage Ă lâancien prĂ©sident de la RĂ©serve fĂ©dĂ©rale et remettre au centre du dĂ©bat la question de lâindĂ©pendance des banques centrales. Pour rappel, Volcker avait acceptĂ© une forte pression politique afin de prĂ©server la crĂ©dibilitĂ© de la Fed et de lutter contre lâinflation dans les annĂ©es 80. La prĂ©sidente de lâinstitution nâa pas manquĂ© de faire le rapprochement avec la pĂ©riode actuelle, marquĂ©e par les tensions entre Donald Trump et Jerome Powell autour de la trajectoire des taux. Si les banques centrales venaient Ă dĂ©pendre du pouvoir politique, des dĂ©cisions orientĂ©es vers le financement de la dette et le soutien de lâactivitĂ© pourraient alors se faire au dĂ©triment de la stabilitĂ© des prix.
đŒ Work hard, play hard
Episode 135
Friday, February 20, 2026 âą Duration 04:45
Cette semaine, les chiffres de l'emploi américain déjouent les anticipations, alors que le chÎmage au Royaume-Uni a atteint des sommets. En parallÚle, le Japon profite d'une bonne dynamique économique et le pétrole subit les tensions géopolitiques.
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 đșđžÂ Ătats-UnisÂ
Les Ătats-Unis subissent une stagnation des ventes au dĂ©tail au mois de dĂ©cembre, qui sâexplique par lâanticipation du Black Friday par les consommateurs. En revanche, le rapport sur lâemploi a largement dĂ©jouĂ© le consensus en affichant 130 000 crĂ©ations de postes en janvier, contre seulement 65 000 attendues, ramenant ainsi le taux de chĂŽmage Ă +4,30%. Ainsi, cette robustesse du marchĂ© de l'emploi pourrait favoriser un rebond de la consommation et garantir le maintien de la croissance Ă©conomique au premier trimestre.
En parallĂšle, lâindice des prix Ă la consommation n'a progressĂ© que de +0,17% sur le mois, un rythme de progression nettement infĂ©rieur au consensus de +0,30%. Pourtant, janvier est traditionnellement le mois qui connaĂźt les plus fortes hausses de prix. Par consĂ©quent, ces chiffres pourraient confirmer que le pic inflationniste est dĂ©finitivement franchi, et ainsi favoriser un assouplissement monĂ©taire de la FED.
Alphabet, la maison mÚre de Google, a réalisé une émission obligataire historique d'une maturité de 100 ans, versant un coupon annuel de +6,125%. Ce « Century Bond » témoigne de la volonté du géant de la Silicon Valley de verrouiller des liquidités sur le trÚs long terme pour financer ses infrastructures d'intelligence artificielle et ses investissements énergétiques.
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 đȘđș EuropeÂ
CĂŽtĂ© europĂ©en, la rĂ©union de lâEurogroupe dans le cadre du budget 2027 a mis lâaccent sur trois points : le renforcement du rĂŽle international de lâeuro, la coordination des Ătats membres face aux dĂ©sĂ©quilibres mondiaux et lâadoption des grandes orientations budgĂ©taires europĂ©ennes. Enfin, alors que le PIB de la zone euro a progressĂ©, en ligne avec les attentes au quatriĂšme trimestre 2025 Ă +0,30%, les ministres ont affichĂ© leur volontĂ© de soutenir des politiques pro croissance. Dans lâobjectif dâaccroĂźtre la rĂ©silience financiĂšre de lâUE, au vu du contexte gĂ©opolitique et Ă©conomique toujours plus tendu.
Par ailleurs, Moody's maintient la note souveraine de la France Ă Aa3, soit un cran au-dessus de S&P et Fitch, qui avaient toutes deux dĂ©gradĂ© la notation en automne dernier. L'agence justifie sa dĂ©cision par l'amĂ©lioration du dĂ©ficit public Ă 5,10% du PIB contre 5,80% un an plus tĂŽt, ainsi que par des prĂ©visions budgĂ©taires lĂ©gĂšrement plus favorables pour 2026. Il faudra nĂ©anmoins rester vigilant puisque le taux de lâOAT est passĂ© de 3,20% Ă 3,60%, ce qui alourdit le coĂ»t de l'emprunt pour l'Ătat, d'autant plus dans un contexte marquĂ© par le conflit au Moyen-Orient et un choc inflationniste.
En Asie, le PIB chinois du premier trimestre, porté par les exportations, ressort au-dessus du consensus à 5,00% en rythme annuel. Il faut néanmoins rappeler que la deuxiÚme économie mondiale reste historiquement trÚs dépendante des chocs pétroliers, puisqu'elle reste majoritairement importatrice en énergie. Avec la flambée des prix de pétrole, les prix à la production progressent de 0,50% pour la premiÚre fois depuis prÚs de trois ans. Si l'impact est pour l'instant limité, une poursuite de cette tendance pourrait à terme fragiliser la compétitivité du pays à l'export.
 đąïžÂ MatiĂšres premiĂšresÂ
CĂŽtĂ© matiĂšres premiĂšres, l'annonce d'un cessez-le-feu au Moyen-Orient a apportĂ© une bouffĂ©e dâoxygĂšne aux marchĂ©s, alors que les rĂ©percussions des perturbations d'approvisionnement se propagent Ă l'Ă©chelle mondiale.
Cependant, il semble peu probable que ce cessez-le-feu dĂ©bouche sur une paix durable ainsi quâun retour Ă la normale des prix du pĂ©trole et des flux maritimes dans le dĂ©troit d'Ormuz. LâAIE souligne que le prix du baril a grimpĂ© Ă des niveaux records, avoisinant les 150 dollars en physique, bien au-dessus des prix sur les marchĂ©s Ă terme.
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ParallĂšlement, l'activitĂ© ralentit nettement en zone euro. Des deux cĂŽtĂ©s du Rhin, la production industrielle est dans le rouge et les indices PMI des services et composites frĂŽlent le seuil de contraction. Dans un contexte oĂč l'Europe reste extrĂȘmement dĂ©pendante des importations dâĂ©nergie, les tensions au Moyen-Orient pourraient contraindre les institutions Ă revoir leurs prĂ©visions de croissance Ă la baisse.Â
En Chine, la sĂ©curisation du Golfe reprĂ©sente un enjeu stratĂ©gique pour PĂ©kin. L'Iran pĂšse Ă lui seul prĂšs de 15% des importations chinoises de pĂ©trole, ce qui en fait un partenaire incontournable. Au moment de l'annonce du cessez-le-feu, PĂ©kin et Moscou ont affichĂ© leur satisfaction, y voyant une victoire diplomatique. L'Ă©mergence d'un axe Chine-Iran-Russie pourrait bien redistribuer les cartes de la gĂ©opolitique mondiale. En contrĂŽlant Ă lui seul prĂšs de 30% du pĂ©trole mondial, ce trio dispose dâune arme de pression redoutable face Ă l'Occident.
 đąïžÂ MatiĂšres premiĂšresÂ
CĂŽtĂ© des matiĂšres premiĂšres, les cours du pĂ©trole reculent d'environ 13%, portĂ©s par la trĂȘve au Moyen-Orient, revenant autour des 97 dollars pour le brent, contre 111 dollars en dĂ©but de semaine. Ces niveaux restent encore loin des 70 dollars le baril, prix moyen d'avant-guerre. Cette dĂ©tente reste nĂ©anmoins fragile car, sans accord tangible, le conflit risque de reprendre de plus belle. La pression sur les chaĂźnes de production et de distribution se fait dĂ©jĂ ressentir et pourrait s'intensifier en cas de reprise des hostilitĂ©s.
Au dĂ©troit d'Ormuz, épicentre du conflit, lâIran poursuit sa partie dâĂ©checs et met en place un systĂšme de pĂ©age sur le transit pĂ©trolier, renforçant ainsi son emprise sur l'une des artĂšres Ă©nergĂ©tiques les plus stratĂ©giques au monde. Le tarif sâĂ©tablit à 1 dollar le baril, payable en Bitcoin, ce qui permet Ă TĂ©hĂ©ran de garder le contrĂŽle financier de la rĂ©gion tout en s'affranchissant des sanctions occidentales avec des rĂšglements impossibles Ă tracer ou Ă confisquer.Â
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De l'autre cĂŽtĂ© de l'Atlantique, l'inflation en rythme annuel de la zone euro bondit Ă 2,50% en mars, aprĂšs 1,90% en fĂ©vrier, franchissant ainsi l'objectif de 2,00% fixĂ© par la BCE pour la premiĂšre fois depuis novembre. Cette hausse est purement liĂ©e Ă l'Ă©nergie, puisque l'inflation core annuelle, c'est-Ă -dire l'indice qui exclut l'Ă©nergie et l'alimentation, recule lĂ©gĂšrement Ă 2,30% contre 2,40% le mois prĂ©cĂ©dent et poursuit donc sa dynamique baissiĂšre. La Banque centrale europĂ©enne risque donc de se retrouver prise en Ă©tau entre une croissance faible rĂ©cemment rĂ©visĂ©e Ă la baisse, et une inflation en hausse.Â
Face Ă ce constat, la Banque centrale a adoptĂ© un ton plus hawkish et se dit prĂȘte Ă rĂ©agir face au risque inflationniste qui nâest pas sans rappeler la crise Ă©nergĂ©tique de 2022. Dans ce contexte, les taux souverains en zone euro battent de nouveau des records et pourraient poursuivre leur ascension si le conflit venait Ă se prolonger.
Du cĂŽtĂ© du Japon, l'Ă©conomie subit de plein fouet la faiblesse du yen combinĂ©e Ă une forte inflation importĂ©e. Le pays, qui importe la quasi-totalitĂ© de son Ă©nergie, voit ainsi son coĂ»t Ă©nergĂ©tique directement amplifiĂ© par la faiblesse du yen. Pour la Banque du Japon, qui s'est engagĂ©e depuis 2024 dans un resserrement monĂ©taire, ces donnĂ©es viennent conforter la poursuite de sa politique.Â
 đąïžÂ MatiĂšres premiĂšresÂ
CÎté matiÚres premiÚres, le blocage du détroit d'Ormuz continue de perturber les flux énergétiques mondiaux. Si les projections de l'Agence internationale de l'énergie se confirment, une réduction de l'offre de 8 millions de barils par jour pourrait propulser l'or noir vers les 150 dollars. Face à ce choc inflationniste, les banques centrales pourraient donc se résoudre à remonter les taux dans les prochains mois.
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En Chine, la Banque centrale a choisi de maintenir ses taux directeurs tout comme le reste du monde. La crise immobiliĂšre continue de peser sur la confiance des mĂ©nages et freine la demande intĂ©rieure. Le gouvernement en est conscient, fixant un objectif de croissance de 4,50% Ă 5,00% pour 2026, le plus bas depuis 1991, et promet des mesures fortes pour relancer la consommation.Â
Au pays du soleil levant, l'inflation hors produits frais est tombĂ©e en fĂ©vrier sous l'objectif des 2,00% pour la premiĂšre fois depuis prĂšs de quatre ans, grĂące aux subventions du gouvernement sur l'Ă©nergie. NĂ©anmoins, ce repli ne devrait pas bouleverser le plan de resserrement monĂ©taire de la banque centrale nippone, en raison de la flambĂ©e des cours du pĂ©trole et de la faiblesse du yen.  đąïžÂ MatiĂšres premiĂšresÂ
Du cĂŽtĂ© des matiĂšres premiĂšres, le dĂ©troit d'Ormuz est toujours quasi paralysĂ© depuis bientĂŽt un mois et les consĂ©quences se font dĂ©jĂ sentir sur les prix de l'Ă©nergie. Mais les effets du conflit ne s'arrĂȘtent pas lĂ : les dĂ©gĂąts sur les installations gaziĂšres du Qatar ont coupĂ© un tiers de la production mondiale d'hĂ©lium, un sous-produit du gaz naturel indispensable Ă la fabrication des semi-conducteurs, et donc au dĂ©veloppement de l'intelligence artificielle.
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En Chine, Donald Trump a demandé le report du sommet prévu ce mois-ci avec son homologue Xi Jinping. Cette décision intervient alors que le pays se retrouve fragilisé par le conflit iranien, qui pÚse directement sur ses approvisionnements en pétrole. Ce report illustre à quel point l'opération militaire américaine en Iran a bouleversé les priorités de la Maison Blanche en matiÚre de politique étrangÚre, et pourrait bien raviver les tensions diplomatiques entre les deux puissances.
Au Japon, mĂȘme scĂ©nario que pour les autres grandes banques centrales. Face au risque inflationniste, la Banque du Japon a maintenu ses taux directeurs Ă 0,75%. Pour rappel, lâinstitution Ă©tait dĂ©jĂ engagĂ©e dans une politique restrictive et devrait donc poursuivre cette orientation dans les mois Ă venir.Â
 đąïžÂ MatiĂšres premiĂšresÂ
Ces derniĂšres semaines, le pĂ©trole s'affirme comme le point nĂ©vralgique de lâensemble de lâĂ©conomie mondial. La guerre a provoquĂ© la perturbation d'approvisionnement la plus importante jamais enregistrĂ©e sur le marchĂ© pĂ©trolier, contraignant les pays du Golfe Ă rĂ©duire leur production d'au moins 10 millions de barils par jour. Tout signe d'apaisement du conflit permettrait de desserrer les tensions sur l'offre, et contribuerait Ă amĂ©liorer les perspectives inflationnistes.
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En Chine, lâIPC ou indice des prix Ă la consommation progresse de 1,30% en fĂ©vrier, atteignant son plus haut niveau en prĂšs de trois ans. Cette hausse, supĂ©rieure au seuil symbolique de 1,00%, constitue un signal fort de reprise de la consommation intĂ©rieure, attestant de lâefficacitĂ© des politiques gouvernementales de soutien Ă la demande portent leurs fruits. Dans un contexte de prolongement du conflit, la Chine devra rester vigilante face au risque d'une accĂ©lĂ©ration trop rapide de l'inflation, notamment en raison de sa forte dĂ©pendance au pĂ©trole iranien.
 đąïžÂ MatiĂšres premiĂšres Du cĂŽtĂ© des matiĂšres premiĂšres, la guerre au Moyen-Orient provoque la plus grave perturbation de l'approvisionnement jamais enregistrĂ©e sur le marchĂ© mondial du pĂ©trole dâaprĂšs lâAgence Internationale de lâEnergie. En dĂ©but de semaine le baril de pĂ©trole a frĂŽlĂ© les 120 dollars soit +50% en lâespace de 2 jours, portĂ© par le blocage du dĂ©troit d'Ormuz. Les prix ont ensuite reculĂ©, soutenus par les dĂ©clarations de Trump laissant entrevoir une fin prochaine du conflit au Moyen-Orient, ainsi que par la possible libĂ©ration de rĂ©serves stratĂ©giques.Â
Néanmoins, cette accalmie n'aura été que de courte durée. Les tensions entre Washington et Téhéran sont remontées d'un cran aprÚs que l'Iran a posé des mines dans le détroit d'Ormuz. Dans cette situation, Washington pourrait durcir sa posture et riposter avec une plus forte intensité.
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  đšđłđŻđ” Asie
En Chine, le positionnement face au conflit est Ă©galement orientĂ© vers la dĂ©sescalade. Dâun point de vue Ă©conomique, PĂ©kin a des intĂ©rĂȘts Ă©nergĂ©tiques importants avec l'Iran, reprĂ©sentant Ă elle seule 80% de ses exportations de pĂ©trole. Pour rappel, la Chine est, de loin, le premier importateur de pĂ©trole de la planĂšte, et une prolongation des tensions pourrait perturber son approvisionnement et fragiliser son Ă©conomie. Par ailleurs, cette situation profite aux Ătats-Unis, qui voient leur principal rival Ă©conomique affaibli dans un contexte de rivalitĂ© commerciale.Â
 đąïžÂ MatiĂšres premiĂšresÂ
CĂŽtĂ© matiĂšres premiĂšres, les tensions montent dans un contexte gĂ©opolitique marquĂ© par la guerre au Moyen-Orient. Depuis la fermeture du dĂ©troit dâOrmuz, plusieurs pays dĂ©ploient des moyens militaires pour sĂ©curiser les routes maritimes et dĂ©fendre leurs intĂ©rĂȘts Ă©nergĂ©tiques. Plusieurs pĂ©troliers ont Ă©tĂ© attaquĂ©s ou immobilisĂ©s et des centaines de navires restent en attente. Les marchĂ©s anticipent dĂ©sormais un risque de pĂ©nurie, ce qui soutient la hausse des prix de lâĂ©nergie et accentue la volatilitĂ©, malgrĂ© la hausse de production de lâOPEP+.
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En France, le rendement des obligations d'Ătat françaises Ă 10 ans est tombĂ© sous la barre des 3,30%, son niveau le plus bas depuis aoĂ»t dernier. Les tensions autour de la politique commerciale amĂ©ricaine pourraient prolonger ce mouvement en renforçant la demande pour les actifs moins risquĂ©s, notamment les obligations dâĂtat. Cette explosion de la demande ferait donc mĂ©caniquement baisser les rendements.Â
De lâautre cĂŽtĂ© de la Manche, la Banque d'Angleterre est partagĂ©e entre lutter contre la hausse des prix ou soutenir une croissance en perte de vitesse. Son gouverneur Andrew Bailey nâexclut pas une baisse des taux dĂšs mars, signe que le soutien Ă lâĂ©conomie pourrait devenir prioritaire. ParallĂšlement, en zone euro, lâinflation ressort Ă 1,70%, un niveau maĂźtrisĂ© offrant Ă la banque centrale une marge de manĆuvre pour conserver une posture prudente et se concentrer davantage sur la croissance.Â
  đšđłđŻđ” Asie
AprĂšs les cĂ©lĂ©brations du Nouvel An chinois, la Banque populaire de Chine a dĂ©cidĂ© de maintenir le taux prĂ©fĂ©rentiel des prĂȘts Ă un an Ă 3,00% pour la neuviĂšme fois consĂ©cutive. Face Ă un marchĂ© immobilier toujours en crise et un marchĂ© de l'emploi atone, les consommateurs rĂ©duisent leurs dĂ©penses. Si les festivitĂ©s ont soutenu temporairement la consommation, le gouvernement devra redoubler dâefforts pour soutenir durablement la demande intĂ©rieure.
Au Japon, lâinflation sous-jacente annuelle a atteint en janvier son plus bas niveau depuis deux ans, s'alignant sur l'objectif de 2,00% fixĂ© par la banque centrale. Cette situation permet Ă la Banque du Japon de marquer une pause aprĂšs une pĂ©riode dâinflation persistante.Â
 đąïžÂ MatiĂšres premiĂšres Cette semaine, les Ătats-Unis ont renforcĂ© leur prĂ©sence militaire au Moyen-Orient, avec la plus grande mobilisation dans la rĂ©gion depuis 2003. Dans le mĂȘme temps, Washington accuse lâIran de dĂ©velopper des missiles capables de menacer lâEurope, les bases amĂ©ricaines et potentiellement directement les Ătats-Unis. Le prĂ©sident amĂ©ricain dit prĂ©fĂ©rer la diplomatie, mais il a clairement laissĂ© entendre quâune action militaire pourrait suivre si aucun accord nâest trouvĂ©. Ces derniĂšres semaines, la montĂ©e des tensions a fait grimper le prix du baril de pĂ©trole, et cette dynamique devrait se poursuivre si un conflit venait Ă Ă©clater.
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En France, lâinflation en rythme annuel a lĂ©gĂšrement ralenti en janvier, sâĂ©tablissant Ă +0,30% conformĂ©ment aux attentes du marchĂ©. Ce niveau, trĂšs infĂ©rieur Ă la cible des +2,00%, fait peser un risque dĂ©flationniste dans lâhexagone. La BCE sera une fois de plus, confrontĂ©e Ă des pressions dovish (en faveur d'une baisse de taux) alors que les contrastes inflationnistes s'accentuent entre les pays europĂ©ens.
Au Royaume-Uni, le marchĂ© du travail se dĂ©tĂ©riore nettement. Le taux de chĂŽmage atteint son plus haut niveau depuis plus de dix ans hors pandĂ©mie, tandis que la progression des salaires ralentit Ă nouveau. En parallĂšle, lâinflation recule Ă son plus bas niveau depuis mars 2025 Ă +3,00%, rĂ©duisant la pression sur les prix.
Ce double signal, alliant affaiblissement de lâemploi et dĂ©cĂ©lĂ©ration de lâinflation, renforce les anticipations dâune baisse de taux de la Banque dâAngleterre dĂšs le mois de mars, afin de soutenir une Ă©conomie en perte de vitesse.
  đšđłđŻđ” AsieÂ
Au Japon, l'Ă©conomie se montre rĂ©siliente malgrĂ© un PIB, ressorti Ă +0,10% au quatriĂšme trimestre 2025. En effet, la consommation des mĂ©nages a progressĂ© de +1,30% sur un an, malgrĂ© lâimpact de l'inflation sur le pouvoir d'achat. L'investissement privĂ© suit cette mĂȘme dynamique avec +1,70% en rythme annuel. La confiance envers le gouvernement Takaichi pourrait se renforcer, alors que la premiĂšre ministre annonce vouloir gouverner sans ĂȘtre pris en Ă©tau par la dette.
Ces signaux encourageants ont permis au Yen de sâapprĂ©cier face au dollar, tandis que le Nikkei 225 fait cavalier seul et surperforme les indices mondiaux, avec une hausse de +7,00% sur le mois. De plus, les rendements des obligations d'Ătat japonaises Ă long terme ont baissĂ©, signalant un apaisement notable du marchĂ© obligataire Ă court terme. C'est un signal rassurant pour les acteurs de marchĂ© qui craignaient une fin anticipĂ©e du carry trade.
 đąïžÂ MatiĂšres premiĂšresÂ
CĂŽtĂ© matiĂšres premiĂšres, le marchĂ© du pĂ©trole fait face Ă un paradoxe depuis le dĂ©but de lâannĂ©e : une offre globale excĂ©dentaire, ainsi que des prix en hausse. En effet, le Brent affiche +16% depuis le 1er janvier. Cette tension sâexplique par une offre rĂ©elle disponible plus restreinte, avec une part croissante des barils russes et iraniens exclus du marchĂ© pour de nombreux acheteurs. Les discussions rĂ©centes entre les Ătats-Unis et lâIran Ă GenĂšve renforcent ces tensions, et accentuent les stocks de barils sous sanctions restant en mer, en attente dâacheteurs.
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