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| Rediffusion : Épisode #60 - Anne-Lise Rousset : Vet’o sommet | 25 Aug 2024 | 01:11:55 | |
Anne-Lise Rousset, vétérinaire star de l’ultra-trail (ENVT, 2013) au 🎤 de Sophie. Connue et reconnue pour son record sur le GR20 moins d’un an après la naissance de son fils, Anne-Lise est une sportive accomplie qui n’a pas délaissé pour autant son métier de vétérinaire 🩺. Devenir athlète de haut niveau n’a jamais été une fin en soi et pourtant l’émotion est palpable quand elle repense au moment où elle a été appelée en équipe de France. Découvrez comment elle parvient à intégrer entrainement et échéances sportives dans son planning (bien rempli !) de véto mixte. Pour cette enfant de la campagne, soigner chevaux et bovins a toujours été une évidence. Et si Anne-Lise a conscience que son petit gabarit peut constituer une limite physique, elle n’a jamais rien laissé être un frein à sa vocation. Après une prépa à Clermont-ferrand pendant laquelle elle doit mettre le sport entre parenthèses, elle intègre l’ENVT et son club « Raid ». C’est pendant ses études qu’elle est « découverte » par son futur entraineur (et mari !), Adrien. Malgré un investissement majeur et un entraînement intensif, toute carrière sportive est forcément circonscrite dans le temps… peu nombreux sont les sports que l’on peut pratiquer à un niveau professionnel après 40 ans. Tandis que d’autres vivent de leur sport grâce au sponsoring notamment, Anne-lise a toujours voulu conserver son métier de vétérinaire en plus de sa carrière de sportive ⚖️. Alors une semaine-type d’Anne-lise a des allures de parcours du combattant 😅: entrainements sur les pauses dèj et le WE, renforcement musculaire quotidien à la maison, repos sportif les jours de garde… Une rigueur quasi-militaire, même depuis l’arrivée de son fils il y a quelques mois. Son mari est un soutien de chaque instant car il est à la fois son entraineur, son community manager, son premier fan et son agent ! Anne-lise adore la convivialité que ce sport lui apporte. Pour cette timide décomplexée, le partage dans l’effort donne des ailes, permet de se transcender et décuple les émotions. Alors quand elle décide de se lancer le défi des 170km du GR20 corse, rien ne la fera reculer 🚫. Ni la distance inédite (elle n’a jamais fait plus de 100km), ni la maternité. Pari osé certes mais gagnant ! Il faut dire qu’elle a conservé une activité physique intense mais appropriée jusqu’au dernier mois et qu’elle a repris l’entrainement avant même la fin du traditionnel congé mat. Si Anne-Lise est une touche à tout passionnée de rurale 🐮, elle est néanmoins consciente de la complexité du métier de praticien aujourd’hui : exigences de la clientèle et exigences en tant qu’associée. Exposée au manque de bienveillance et au mécontentement parfois infondé des propriétaires, elle met d’ailleurs en lumière la nécessité pour les équipes soignantes de communiquer, de partager et de prendre du recul. Au travail comme à l’entrainement, il faut savoir raison garder pour ne pas s’épuiser ! 👉Même si elle n’en fait pas état devant sa clientèle, tout a changé depuis la médiatisation de son record de Corse 🏆. Pourtant Anne-lise n’a pas changé d’état d’esprit car elle est intimement persuadée que les projets Pro sont toujours conciliables avec des objectifs sportifs s’il on s’en donne les moyens. Dans le sport, c’est toujours en CDD (Carrière à Durée Déterminée⏳) donc il faut en profiter au maximum, ne rien s’interdire, car le temps file... Pour celle pour qui abandonner n’est jamais une option, les objectifs et les investissements justifient d’aller au bout de soi-même : ne renoncer à rien est le seul moyen de ne pas avoir de regrets ! 🔗 Liens de l'épisode : - Film "Ce qui compte" Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone | |||
| Rediffusion : Épisode #56 - Yessenia Alves : Danse ta vie | 18 Aug 2024 | 01:43:49 | |
Yessenia Alves, vétérinaire danseuse cheffe d’entreprise (ENVA, 2011) au 🎤 de Sophie. Une fois n’est pas coutume, vétérinaire est une vocation tardive pour Yessenia qui se voyait médecin, dans l’unique but de venir en aide aux enfants qui souffrent. Issue d’une famille modeste dont les parents sont réfugiés politiques, elle cumule les petits boulots pour se payer ses études. Non prioritaire par rapport aux bacheliers de l’année, elle se voit refuser l’inscription en fac de médecine 💔. Elle entre alors en licence de bio pour essayer de passer quand même le concours et en profite pour préparer aussi véto/agro. Elle réussit les 2 concours 🥳mais préfère la place en école véto 🩺 plutôt qu’un simple passeport pour la 1ère année de médecine. Là encore son parcours est atypique car au lieu d’un premier poste ou d’un internat à la sortie de l’école, Yessenia préfère intégrer une prestigieuse école de danse 🩰. Mais elle ne tire pas un trait pour autant sur la pratique. Pendant 3 ans, sa vie est rythmée par les cours de danse la semaine, les gardes le WE et les remplacements pendant les vacances scolaires. Cet équilibre parfait entre corps💃 et intellect 🧠 lui procure force et plénitude, malgré l’intensité de ce quotidien hors norme. La danse lui permet de se ressourcer, d’évacuer son stress et de s’exprimer autrement. D’ailleurs elle a toujours su qu’elle ne serait pas « que » vétérinaire. En 2018, elle devient maman et décide de partir à l’aventure, en famille. Sans itinéraire précis mais avec une (longue !) liste de destinations à visiter sur plusieurs continents 🌏 et la volonté de découvrir, d’échanger et de s’imprégner d’autres manières de vivre. En 2020, le Covid 😷 met un coup d’arrêt à cette frénésie de voyages. Qu’à cela ne tienne, Yessenia en profite pour poursuivre sa réflexion entrepreneuriale débutée 3 ans plus tôt. Vet’Eden voit le jour en 2021 et propose un accompagnement de fin de vie à domicile pour les animaux de compagnie 🐕🐈, grâce à une prise en charge globale de l’animal mais aussi de son entourage humain. Créée avec le cœur 🧡, cette entreprise répond à un besoin existant et identifié de longue date. Elle a d’ailleurs tout de suite rencontré ses clients, séduits par l’authenticité de la démarche et la qualité des services proposés. Dans sa vie perso aussi, Yessenia est une femme de convictions. Elle choisit de faire l’école à la maison à sa fille pendant 2 ans, car elle est intimement convaincue de la nécessité de respecter les besoins physiologiques des enfants (notamment de sommeil) et leur rythme d’apprentissage. Loin de vouloir se marginaliser, elle souhaiterait que le système scolaire évolue pour laisser aux enfants la liberté d’être qui ils sont, sans être formatés trop tôt dans un schéma qui ne leur convient pas. 👉 C’est un double accouchement qui l’attend en 2024 😉 puisqu’elle va accueillir un deuxième enfant et publier un livre ✍️ sur l’accompagnement de la fin de vie. Aujourd’hui Yessenia se sent parfaitement à sa place. Mais pour cela, elle a osé changer quand c’était nécessaire, marcher en dehors des sentiers battus et s’affranchir du jugement des autres. Finalement sa réussite et son épanouissement illustrent bien le fait que lorsque l’on a confiance en la vie, elle nous offre de merveilleux cadeaux 🎁 🎁 🎁
– https://yesseniaal.wixsite.com/danse – Livre : « Les 5 regrets des personnes en fin de vie », Bronnie Ware – Épisode #49 Céline Leheurteux Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone | |||
| Épisode #78 - Mélanie Coquelle : 100% NACophile | 16 Jun 2024 | 01:02:16 | |
Mélanie Coquelle, vétérinaire passionnée 100% NAC (ENVA, 2012) au 🎤 de Marine.
A l’approche de la fin de la saison 2, plongeons dans l’univers merveilleux des NAC (Nouveaux Animaux de Compagnie) grâce à Mélanie, alias Dr NACophile, qui a su se frayer un chemin « exotique » dans l'écosystème vétérinaire 🩺 avec beaucoup de travail et une pointe d'audace.
Dès son entrée à Alfort, le choix des NAC s’impose naturellement (enfin grâce à un furet un peu spécial quand même 😉). Cette voie semble concilier son attrait pour la faune sauvage et la qualité des soins prodigués en structure vétérinaire, lui permettant de pratiquer une médecine généraliste mais de façon extrêmement polyvalente puis le groupe des NAC au sens large, se compose d’une multitude d’espèces différentes.
Après un internat à Frégis aux côtés du jeune et talentueux Minh Huynh, Mélanie exerce d’abord dans plusieurs cliniques généralistes désireuses de développer cette pratique puis opte pour une activité itinérante à 100% dédiée aux NAC 🐇. Elle parcourt ainsi la capitale (en métro 🚈!) pour prodiguer ses soins, avec son matériel vétérinaire portable. La demande est forte et les structures qui souhaitent développer un pôle NAC sont de plus en plus nombreuses : ses semaines de travail dépassent allègrement les 70h...
Mais Mélanie n’est pas seulement une clinicienne, c’est également une excellente communicante. Elle surfe sur la vague digitale et l’émergence des réseaux sociaux pour sensibiliser le public aux spécificités des NAC 🐦 et favoriser une meilleure compréhension de leurs besoins. Articles sourcés, fun facts… elle est très présente sur les réseaux, ce qui lui permet à la fois de partager ses connaissances et de développer sa clientèle. Son blog @drnacophile, lancé initialement à des fins de transmission, se transforme rapidement en plateforme de prise de rendez-vous. En six mois seulement, son planning est rempli.
Vétérinaire NAC, qui plus est en itinérance, ça n’est pas de tout repos ! Mélanie soigne une soixantaine d'espèces, ce qui nécessite une polyvalence et une capacité d'adaptation hors pair. Si elle apprécie que chaque journée soit différente, elle commence néanmoins à ressentir les limites du système. L’arrivée des groupements rebat les cartes et lui offre l’opportunité de créer un service NAC 🐢au sein d’une structure de référés.
Elle réorganise donc sa vie entre Paris et La Rochelle, sédentarisant partiellement son activité. Un compromis entre itinérance et cas référés, mais aussi entre la vie trépidante et son besoin de nature et de calme. Pourtant, ces aménagements la mettent face à de nouveaux défis. Gérer une équipe à distance, équilibrer les consultations et les responsabilités managériales, tout en conservant un service de qualité, demande une organisation sans faille. Mais avec l'aide de son équipe et une bonne dose de pragmatisme, elle continue de naviguer avec succès.
👉 A tous les NACadeptes et autres NACaddicts, Mélanie réaffirme avec enthousiasme l’existence de nombreuses opportunités professionnelles : « On vous attend ! » ; il y a une demande croissante pour des soins de qualités pour ces nouveaux animaux de compagnie. Si son parcours inspirant démontre que la passion 😍 et la détermination peuvent transformer un rêve en réalité, elle insiste toutefois sur la nécessité de prendre grand soin de sa santé mentale car dans ce métier passionnant et néanmoins exigeant, il faut savoir décompresser pour durer. 🔗 Liens de l'épisode : - https://afvac.com/l-association/les-groupes-d-etudes/genac https://www.veterinaire.fr/system/files/files/import/livre_bleu_VF_versionBDef_04072018.pdf
Création : Marine Slove Production : TÉMAvet Hôte : Marine Slove Enregistrement : Marine Slove Montage : Stéphanie Patiny Textes : Annabelle Orszag Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone | |||
| Épisode #12 - Clémentine Le Bescond - Concilier la pratique équine itinérante avec sa jeune parentalité | 09 Sep 2022 | 00:56:41 | |
Notre consœur Clémentine Le Bescond (EnvA 2011) au 🎙 de Marine. Clémentine c’est une vétérinaire équin 🐴 amoureuse 🥰 de son métier ET une maman investie. Dès lors, comment concilier l’inconciliable ? Une pratique équine itinérante, en équipe d’abord, puis en solo (!) et deux bébés qui n’ont que 18 mois d’écart. Ça n’a pas été simple bien sûr, ça a été très dur même... Clémentine est passée par un burn-out parental, qu’elle nous livre ici avec beaucoup de sincérité et a appris peu à peu à lâcher prise pour réajuster sa vie professionnelle et sa vie de famille. Aujourd’hui, avec le soutien de son conjoint (vétérinaire et tout aussi occupé), elle a trouvé son équilibre entre son entreprise Epona Vet et ses petits lous qui ont désormais 4 et 5 ans et demi. Une belle preuve que la maternité, aussi dure soit-elle, développe des facultés d’adaptation hors normes ! Merci Clémentine, de m’avoir permis de revivre une journée de vétérinaire équin, entre les coups de fil pour les rendez-vous, les urgences, le matos à sortir de la voiture et cette odeur inoubliable de canasson 😉. Et merci surtout de nous avoir fait confiance pour prendre soin de ton histoire de véto, qui servira j’en suis sûre, à de nombreuses consœurs et confrères débordés par leur parentalité (dont je suis le premier exemple !). 🔗 Liens de l’épisode : Nos articles sur la maternité : Salariée en clinique vétérinaire et maternité : • Épisode 1 : Travailler enceinte : • Épisode 2 : le congé maternité : • Naissance du premier enfant et changement identitaire de la mère : quelles implications en tant que vétérinaire ? : Podcast Santé Cheval Eponavet : https://eponavet.fr/feed/podcast • Épisode 8 - L’obligation des gardes chez les vétérinaires : https://eponavet.fr/podcast/ep-8-lobligation-des-gardes-chez-les-veterinaires-focus/ Vetmasterclass Horse : Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Épisode #11 - Charles-François Louf - Quand la conviction du collectif mène à la présidence de l'AVEF | 02 Sep 2022 | 00:43:12 | |
Notre confrère Charles-François Louf (VetAgro Sup 1993), président de l’AVEF au 🎙 de Sophie. Dès le début de ses études, Charles-François s’intéresse à l’associatif et à l’évènementiel et découvre que le collaboratif et le partage sont chez lui des valeurs clées. Sa volonté d'être proactif et de faire avancer les choses l'emportant sur sa peur d'avoir à gérer les aspects "politiques", il devient président de l’AVEF 🐎 en 2004. S'il ne cache rien des difficultés qu'il a pu rencontrer dans le cadre de ses fonctions, notamment lors des années Covid 19, il reste animé par la conviction que l'AVEF doit rester un collectif force de proposition pour les consoeurs.frère.s et entame d'ailleurs son troisième mandat 💪. Les évolutions règlementaires, le changement de modèle économique, les problèmes de recrutement et le virage des attentes de la jeune génération 🤔? Il aborde tout cela avec philosophie : « c'est à la fois intéressant et déstabilisant" ». D'ailleurs, il n'a aucune envie de sortir sa boule de cristal 🔮 pour présager de l'avenir des vétérinaires équins : il préfère de loin se laisser surprendre, bien conscient que l'avenir appartient aux jeunes vétérinaires ! Il raconte également la manière dont il a été accompagné par son prédécesseur et comment ces années lui ont aussi servi au quotidien sur le terrain. Enfin, parce qu'il est aussi membre du conseil d'administration de l'ENVA, il évoque son implication dans l'avenir de la profession, ainsi que ses projets à venir en tant que président de l'AVEF... ou pas… (suspense 😉). Merci Charles-François pour cette fenêtre sur ton quotidien (et pour la blague de Dieu et de l'alforien 🤣) ! 🔗 Liens de l'épisode : – Comité jeunes dirigeants : https://www.cjd.net/ – AVEF (Association Vétérinaire Équine Française) : https://avef.fr/ – Charles Mérieux : https://fr.wikipedia.org/wiki/Charles_M%C3%A9rieux Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| REDIFFUSION : #08 - Nicolas Deswarte - Carton jaune : quand le burn-out change l'issue du match ... en bien ! | 26 Aug 2022 | 01:01:37 | |
Notre petite équipe est actuellement en congés (bien mérités 😉). C'est donc l'occasion de rediffuser vos épisodes préférés ! Nous serons de retour le 2 septembre avec de nouveaux invités, toujours aussi inspirants... Notre confrère Nicolas Deswarte (ULG 2009) au 🎙 de Sophie. Nicolas, fils de vétérinaire sapeur-pompier, se construit inconsciemment dans l'injonction du sacerdoce. Très vite, il est rattrapé par son hypersensibilité qui se surajoute à une charge de travail conséquente. Mais comme il l'explique, il n'a pas le droit de se plaindre, lui qui a tout pour être heureux. Et encore moins de s'arrêter, lui qui ne veut pas surcharger ses collègues, abandonner ses clients ou même décevoir ses parents, ces super-héros qui ont travaillé dur toute leur vie. 🛑 Mais un moment trop c'est trop ! Son corps somatisant lui dit stop. Burn-out ! C'est son médecin qui produira l'électrochoc en lui disant que s'il ne lève pas le pied, il ne passera pas la cinquantaine. Alors Nicolas prend du recul et cherche un sens à ce qui lui arrive. Il transforme sa colère en force et utilise son expérience pour aider la profession. En 2021, il crée le média positif Veto+, une chaîne Youtube dédiée aux vétos et aux ASV dont les maîtres mots sont : Aider, Informer, Divertir et Éduquer. 🟨 Avec lucidité il nous explique que ce « carton jaune » comme il l'appelle et qu'il a reçu en guise d'avertissement, est la meilleure chose qui ne lui soit jamais arrivée ! Car il a su rebondir et comme il a du l'expliquer à ses enfants, il est aujourd'hui vétérinaire autrement.... 👉 Je crois que c'est aussi ça Vet'o micro, faire cesser la dichotomie absurde entre les « vrais vétos », praticiens et les autres. Il y a mille façons d'être vétérinaire, nous en sommes convaincus ! Merci Nicolas 🙏, d'avoir abordé avec honnêteté ce sujet si difficile de l'épuisement professionnel et de donner ici une note d'espoir aux consoeurs et confrères qui vivent la même douleur. 🔗 Liens de l'épisode : https://www.youtube.com/channel/UCXAWPNgwfICbVThDkoUsHSw Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| REDIFFUSION : #06 - Sylvain Hawawini - Véto globe trotter : décollage imminent ! | 19 Aug 2022 | 00:45:54 | |
Notre petite équipe est actuellement en congés (bien mérités 😉). C'est donc l'occasion de rediffuser vos épisodes préférés ! Nous serons de retour le 2 septembre avec de nouveaux invités, toujours aussi inspirants... Notre confrère Sylvain Hawawini au 🎙 de Marine. Sylvain, il court ! Après des avions, après des animaux et peut-être un peu après la vie aussi... Son attirance pour les voyages et pour la faune sauvage des contrées lointaines commence pendant son cursus à l'ENVA, années pendant lesquelles il multiplie les stages à l'étranger. Après un internat animaux domestiques à VetAgro Sup (oui oui, rien à voir avec les 🐘🦁🦒), il décolle presque sur un coup de tête pour une ONG en Zambie, dans le cadre d'un programme de préservation de la vie sauvage. Il y apprendra à trouver des fonds, à flécher des animaux sauvages et à... choisir des parpaings pour construire une clinique 😳. Deux ans après, parce que comme il le dit lui-même avec humour « il ne sait toujours pas ce qu'il va faire de sa vie », c'est pour une aventure entre le Gabon et la France qu'il signe. Puis, ce sera le Maroc, cette fois par amour, où faute d'équivalence de diplôme, il sort complètement de sa zone de confort et se lance dans le paysagisme et la déco d'intérieur 🤨. Puis, le Covid entre en scène et met un coup d'arrêt à sa vie de globe trotter : le Maroc ferme ses frontières et Sylvain se retrouve bloqué... à Paris. Contre toute attente, il décide d'y poser ses valises 🧳 et d'y pratiquer la canine chez @vet.in.paris, où il travaille encore pour son plus grand bonheur ! Qui l'eût cru 😉 ? Merci de nous avoir fait voyager et de nous avoir démontreé, si besoin en était, à quel point les vétérinaires sont plein de ressources 🙏 Si vous avez aimé cet épisode, surtout partagez-le et mettez lui ⭐⭐⭐⭐⭐, ça nous aide à faire vivre ce podcast ! 🔗 Liens de l'épisode : – IVSA ( International Veterinary Students' Association) : https://www.ivsa.org/ – Association Elefantasia : https://www.programmeppi.org/beneficiaire/elephantasia/ – Game Rangers International en Zambie : https://www.gamerangersinternational.org/ Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| REDIFFUSION : #04 - Manuelle Hoornaert - Réinventer dix fois sa carrière | 12 Aug 2022 | 00:33:20 | |
Notre petite équipe est actuellement en congés (bien mérités 😉). C'est donc l'occasion de rediffuser vos épisodes préférés ! Nous serons de retour le 2 septembre avec de nouveaux invités, toujours aussi inspirants... Notre consœur Manuelle Hoornert au 🎤 de Marine. Manuelle a commencé son parcours de vétérinaire par ... un DEUG de bio 😊. Finalement, son entrée en école vétérinaire est le premier virage d'une longue route de montagne ! Je vous préviens : gare au mal des transports parce qu'il y a pas mal de cols 🏔 à passer. Après des début en canine, Manuelle se formera en équine dans un grand centre hospitalier 🐎. S'ensuivront ensuite d'autres péripéties : un retour en canine, un deuil de la pratique pour raison médicale, subi plus que choisi, un CEAV en comportement et éthologie, de l'enseignement et enfin, son arrivée chez nous (pour notre plus grand bonheur 😉). Un épisode qui nous invite à penser le métier de vétérinaire au pluriel et qui démontre que nous avons les capacités de le réinventer à l'infini... Belle écoute !
Internat, CEAV et autres formations « sur le tard » : qu’est-ce que ça change ? : Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| REDIFFFUSION : #01 - Emmanuelle Van Erck - Un parcours déterminé par le fait d'être une femme | 04 Aug 2022 | 00:44:16 | |
Notre petite équipe est actuellement en congés (bien mérités 😉). C'est donc l'occasion de rediffuser vos épisodes préférés ! Nous serons de retour le 2 septembre avec de nouveaux invités, toujours aussi inspirants... Notre consœur Emmanuelle Van Erck au 🎤 de Sophie. Son plan A, c'était de faire de la médecine sportive équine et ... elle n’avait pas de plan B. Pourtant, elle suit son mari à travers le monde pour le travail de celui-ci, quitte le milieu académique étroit car certaines portes sont fermées et se voit refuser certains jobs car d’apparence pour certains, elle est trop jeune et donc pas assez compétente… Ces freins liés à sa condition de femme, elle les a vu comme des obstacles à contourner et ils ont modelé son chemin vers la création d’un métier non-existant à l’époque, celui de spécialiste ambulatoire en médecine sportive équine. Elle nous parle de son parcours et nous donne son point de vue sur la féminisation de la profession et plus largement sur les changements s'opérant dans le monde vétérinaire aujourd'hui. Quelle meilleur sujet pour commencer cette première saison de Vet'o micro ! 🔗 Liens de l'épisode : – https://www.esmp.be/ Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Épisode #10 - Clémence Bee - Se battre sur tous les fronts pour monter sa clinique 100% rurale et donner la vie | 28 Jul 2022 | 00:55:20 | |
Notre consœur Clémence Bee (ENVA 2013) au 🎙 de Marine. Clémence, c'est le genre de personne que vous ne voudriez pas rencontrer sur un ring 🥊, parce qu'elle n'abandonne jamais ... Même quand tout dérape. ▪️ Elle débute sa carrière de véto rurale en Mayenne et très vite, l'amour de ses collègues et de sa clientèle lui donnent envie de rester pour de bon. En raison d'un contexte difficile au sein de la clinique, qui rend sa propre associaition difficile, elle se lance avec des collègues dans la création d'une structure 100% rurale 🐄. ▪️ Et comme bien souvent, les vies pros et persos s'imbriquent et se percutent, c'est au même moment qu'elle est contrainte de livrer une autre bataille... Celle d'une infertilité imprévue et envahissante qui s'insinue dans sa vie, lui rajoutant des contraintes logistiques qu'elle se serait bien épargnées. ▪️ Et puis, d'un coup, après quelques années de fatigue et d'usure qui lui donnent envie de baisser les bras, les planètes s'alignent ! Le 12 octobre 2020, date qui restera à jamais gravée dans sa mémoire, Clémence donne naissance à son bébé miracle et reçoit le mail qui posera enfin les fondations de la clinique Mainevet. 🤜 Avec son « tout petit recul » comme elle dit, elle nous parle de ce métier qui la comble, de sa vision du vétérinaire rural et de son rôle dans l'élevage de demain. Enfin, elle nous raconte comment elle puise au quotidien dans sa maternité des compétences qui servent sa vie professionnelle. Une bulle d'optimisme 🎧. ❤️🔥 Spéciale dédicace à la fameuse Hélène qui a l'air d'être la collègue dont on rêve tous 😉. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Épisode #09 - Isabelle Pasquet - Libérer sa créativité pour donner naissance à un projet entrepreneurial vétérinaire d’exception | 21 Jul 2022 | 00:49:54 | |
Notre consœur Isabelle Pasquet (ENVT 2003) au 🎙 de Sophie. Isabelle fait partie des personnes qui se rendent compte rapidement de ... ce qu’elles ne veulent pas. La danse est son exutoire mais également le berceau de sa créativité. Fascinée par le beau et la notion de "marque", c'est grâce à ses nombreux premiers apprentissages en structures vétérinaires qu'elle monte Vetinparis dans le 11eme arrondissement de Paris, seule ! Sauf qu'aujourd’hui, grâce à sa vision et son esprit entrepreneurial, c’est une belle entreprise en perpétuelle évolution. Avec humour, elle accuse sa sœur jumelle Hélène – qui a elle aussi monté sa propre structure VetHippodome – de la stimuler dès qu'elles échangent et d'avoir exacerbé son envie d'entreprendre et de développer…. (On espère d'ailleurs secrètement 🤫 avoir cette fameuse Hélène à notre micro. À bon entendeur 😉) Une belle ode à ce que la créativité peut apporter à la profession (et les vétos n'en manquent pas, il n'y a qu'à écouter nos invités). La preuve qu’il est possible d’avoir à la fois un esprit scientifique et imaginatif et de conjuguer les deux dans son quotidien de vétérinaire. Merci Isabelle 🙏 pour cet entretien inspirant qui donne envie de sortir des sentiers battus. 🔗 Lien de l'épisode : Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Épisode #08 - Nicolas Deswarte - Carton jaune : quand le burn-out change l'issue du match ... en bien ! | 14 Jul 2022 | 01:01:37 | |
Notre confrère Nicolas Deswarte (ULG 2009) au 🎙 de Sophie. Nicolas, fils de vétérinaire sapeur-pompier, se construit inconsciemment dans l'injonction du sacerdoce. Très vite, il est rattrapé par son hypersensibilité qui se surajoute à une charge de travail conséquente. Mais comme il l'explique, il n'a pas le droit de se plaindre, lui qui a tout pour être heureux. Et encore moins de s'arrêter, lui qui ne veut pas surcharger ses collègues, abandonner ses clients ou même décevoir ses parents, ces super-héros qui ont travaillé dur toute leur vie. 🛑 Mais un moment trop c'est trop ! Son corps somatisant lui dit stop. Burn-out ! C'est son médecin qui produira l'électrochoc en lui disant que s'il ne lève pas le pied, il ne passera pas la cinquantaine. Alors Nicolas prend du recul et cherche un sens à ce qui lui arrive . Il transforme sa colère en force et utilise son expérience pour aider la profession. En 2021, il crée le média positif Veto+, une chaîne Youtube dédiée aux vétos et aux ASV dont les maîtres mots sont : Aider, Informer, Divertir et Éduquer. 🟨 Avec lucidité il nous explique que ce « carton jaune » comme il l'appelle et qu'il a reçu en guise d'avertissement, est la meilleure chose qui ne lui soit jamais arrivée ! Car il a su rebondir et comme il a du l'expliquer à ses enfants, il est aujourd'hui vétérinaire autrement.... 👉 Je crois que c'est aussi ça Vet'o micro, faire cesser la dichotomie absurde entre les « vrais vétos », praticiens et les autres. Il y a mille façons d'être vétérinaire, nous en sommes convaincus ! Merci Nicolas 🙏 , d'avoir abordé avec honnêteté ce sujet si difficile de l'épuisement professionnel et de donner ici une note d'espoir aux consœurs et confrères qui vivent la même douleur. 🔗 Liens de l'épisodes : https://www.youtube.com/channel/UCXAWPNgwfICbVThDkoUsHSw Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Épisode #07 - Lucie Deveugle - Vétérinaire holistique : quand une maladie chronique devient un "cadeau de la vie" | 07 Jul 2022 | 00:37:46 | |
Notre consœur Lucie Deveugle au 🎙 de Sophie. ➡️ Après 10 ans de pratique salariale canine dans une dizaine de cliniques et une période de doute qui lui donne presque envie de tout plaquer, Lucie nous raconte ici comment sa propre maladie chronique l'invite à s'ouvrir à d'autres formes de médecines. On les qualifie de douces, alternatives ou énergétiques et Lucie ne les oppose pas à la médecine conventionnelle et aux pratiques allopathiques, bien au contraire ! Elle nous explique ici leur complémentarité et l'intérêt d'être vétérinaire pour les pratiquer, dans le cadre d'une approche plus intégrative et plus holistique de la médecine vétérinaire. ➡️ Forte de ces convictions profondes, elle décide de se mettre à son compte et découvre les challenges de l'entrepreneuriat en créant Vet'Motion, service de médecine holistique et alternative, qui allie consultations à domicile 🏠 et téléconsultations 💻. ➡️ Comme elle le dit avec humour « pour soigner l'animal, il faut soigner le maître ». C'est ainsi qu'elle explore le lien émotionnel homme-animal et l'influence qu'il peut avoir sur l'apparition de certaines pathologies. Bref, Lucie nous ouvre ici un autre champ des possibles alors ouvrez grand vos chakras ! Et vos oreilles 👂😉... 👉 Le son du micro de Lucie présente un léger écho, surtout les dix premières minutes. Nous sommes en train de nous ajuster sur ces détails techniques pour vous permettre d'écouter nos podcasts dans les meilleures conditions. 🔗 Lien de l'épisode : Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Épisode #77 - Marine Delmer : Un moral aux abois | 09 Jun 2024 | 01:31:32 | |
Marine Delmer, vétérinaire engagée (ENVA, 2017) au 🎤 de Sophie.
Après un véritable coup de foudre pour les chevaux à 5 ans, Marine aurait pu devenir monitrice d’équitation. Mais avec une maman « à cheval » sur les études, vétérinaire 🩺 était un meilleur compromis. D’un naturel compétitif, elle se donne les moyens de réussir sa prépa et intègre Maisons-Alfort, avec la ferme (et unique !) intention de faire de l’ortho équine. Elle ne garde que de très bons souvenirs de ses années d’école, à l’exception peut-être du rythme infernal de la 3ème année avec ses évaluations hebdomadaires. C’est lors d’un stage en équine dans le milieu des Courses 🐎que Marine déchante… Si même les entraineurs la dissuadent de poursuivre dans cette voie, à quoi bon s’entêter ? Elle prend alors un virage à 90°, toujours fidèle à l’ortho mais désormais en canine.
Elle se laisse convaincre de poursuivre son cursus par un internat privé en chirurgie 🐶, mais cette expérience se révèle aussi riche intellectuellement que déstabilisante humainement parlant. Encore une désillusion 😔donc mais Marine est tenace et décide de passer des cas référés à la médecine générale. Bien lui en a pris car ce rempla en complète autonomie est une jolie surprise🎁, notamment grâce à une clientèle familiale très bienveillante. Elle enchaine ensuite sur un CDI dans une structure dont le seul défaut est la localisation géographique. Quand elle trouve (enfin !) un poste dans sa zone de prédilection, tout ne va malheureusement pas se passer comme prévu. Harcèlement moral, humiliations, peur d’aller travailler… le stress la submerge et lui fait perdre l’appétit. C’est seulement quand son corps tire la sonnette d’alarme que Marine consent à baisser la garde.
Lors de ses démarches et des ses recherches pour faire reconnaitre les faits, elle prend conscience des innombrables difficultés auxquelles on se heurte dans ce cas-là, surtout lorsqu’il faut déjà trouver la force de se battre 😢. L’idée de créer une association pour aider les autres victimes de harcèlement moral dans le milieu vétérinaire naît en 2023. En France, la législation exige au minimum deux personnes pour créer une association, Marine sollicite donc sa famille pour lui donner vie. Avec des objectifs ambitieux à moyen terme tels que la mise à disposition d’une liste de professionnels (psychologues, avocats…) sur tout le territoire, elle compte sur les bonnes âmes qui souhaiteraient s’investir dans le projet.
👉Aujourd’hui, « Un moral aux abois » l’absorbe presqu’à temps plein et pourtant Marine amorce une véritable reconversion. Formation en vente et en marketing, chaine Youtube, écriture ✍️ d’un manuscrit sur les réalités du quotidien de vétérinaire… les projets se bousculent ! Nul doute qu’ils seront sources d’épanouissement et couronnés de succès car si Marine a bien retenu une chose de tout cela, c’est que sa vie ne se résumait pas à son métier ! Si elle n’exclut pas un retour à la pratique, elle est désormais intimement convaincue que cela n’est pas à n’importe quel prix. 🔗 Liens de l'épisode : - https://vetos-entraide.com/enquete-souffrance-veterinaire/ - livre : Influence et manipulation, Robert Cialdini, Editions Pocket - https://www.linkedin.com/in/marine-delmer-119b03a9/
Création : Marine Slove Production : TÉMAvet Hôte : Sophie Wilford Enregistrement : Sophie Wilford Montage : Stéphanie Patiny Textes : Annabelle Orszag Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Épisode #06 - Sylvain Hawawini - Véto globe trotter : décollage imminent ! | 30 Jun 2022 | 00:45:54 | |
Notre confrère Sylvain Hawawini au 🎙 de Marine. Sylvain, il court ! Après des avions, après des animaux et peut-être un peu après la vie aussi... Son attirance pour les voyages et pour la faune sauvage des contrées lointaines commence pendant son cursus à l'école vétérinaire d'Alfort, années pendant lesquelles il multiplie les stages à l'étranger. Après un internat animaux domestiques à VetAgro Sup (oui oui, rien à voir avec les 🐘🦁🦒), il décolle presque sur un coup de tête pour une ONG en Zambie, dans le cadre d'un programme de préservation de la vie sauvage. Il y apprendra à trouver des fonds, à flécher des animaux sauvages et à... choisir des parpaings pour construire une clinique 😳. Deux ans après, parce que comme il le dit lui-même avec humour « il ne sait toujours pas ce qu'il va faire de sa vie », c'est pour une aventure entre le Gabon et la France qu'il signe. Puis, ce sera le Maroc, cette fois par amour, où faute d'équivalence de diplôme, il sort complètement de sa zone de confort et se lance dans le paysagisme et la déco d'intérieur 🤨. Puis, le Covid entre en scène et met un coup d'arrêt à sa vie de globe trotter : le Maroc ferme ses frontières et Sylvain se retrouve bloqué... à Paris. Contre toute attente, il décide d'y poser ses valises 🧳 et d'y pratiquer la canine chez VETINPARIS, où il travaille encore pour son plus grand bonheur ! Qui l'eût cru 😉 ? Merci de nous avoir fait voyager et de nous avoir démontré, si besoin en était, à quel point les vétérinaires sont plein de ressources 🙏 Si vous avez aimé cet épisode, surtout partagez-le et mettez lui ⭐⭐⭐⭐⭐, ça nous aide à faire vivre ce podcast ! 🔗 Liens de l'épisode : – IVSA ( International Veterinary Students' Association) : https://www.ivsa.org/ – Association Elefantasia : https://www.programmeppi.org/beneficiaire/elephantasia/ – Game Rangers International en Zambie : https://www.gamerangersinternational.org/ Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Épisode #05 - Charlotte Degien - Mener de front son métier de vétérinaire en repro équine et la gestion d'un haras | 23 Jun 2022 | 00:47:36 | |
Notre consœur Charlotte Degien au 🎤 de Sophie. C'est l'histoire d'un parcours guidé par la passion du cheval 🐴 et par l'amour 🥰 de la repro qui démarre de manière atypique pour l'époque et par un passage en rurale 🐄. Charlotte Degien, entrepreneure et cheffe d'entreprise dans l'âme, nous raconte son histoire avec humilité et comment elle pilote sa clinique ainsi que le haras de Cordemais. Elle nous parle des difficultés qu'elle rencontre en tant que gestionnaire mais aussi des qualités vers lesquelles elle tend pour accompagner ses collaborateurs. Une histoire inspirante de plus 😉! Belle écoute! Si vous aimez ce podcast, mettez lui 5 étoiles ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ et partagez-le. C'est comme cela qu'on arrivera à le faire perdurer 💪
https://www.harasdecordemais.com/ Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Épisode #04 - Manuelle Hoornaert - Réinventer dix fois sa carrière | 16 Jun 2022 | 00:33:20 | |
Notre consœur Manuelle Hoornaert au 🎤 de Marine. Manuelle a commencé son parcours de vétérinaire par ... un DEUG de bio 😊. Finalement, son entrée en école vétérinaire est le premier virage d'une longue route de montagne ! Je vous préviens : gare au mal des transports parce qu'il y a pas mal de cols 🏔 à passer. Après des débuts en canine, Manuelle se formera en équine dans un grand centre hospitalier 🐎. S'ensuivront ensuite d'autres péripéties : un retour en canine, un deuil de la pratique pour raison médicale, subi plus que choisi, un CEAV en comportement et éthologie, de l'enseignement et enfin, son arrivée chez nous (pour notre plus grand bonheur 😉). Un épisode qui nous invite à penser le métier de vétérinaire au pluriel et qui démontre que nous avons les capacités de le réinventer à l'infini... Belle écoute ! 🔗 Lien de l'épisode : Internat, CEAV et autres formations « sur le tard » : qu’est-ce que ça change ? : Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Épisode #03 - Sarah Pradeau - Polytraumatisée suite à un accident, elle apprend la résilience et se réoriente. | 09 Jun 2022 | 00:34:29 | |
Notre consœur Sarah Pradeau au 🎤 de Sophie. Sarah, prend le micro avec courage et honnêteté pour partager son aventure douloureuse qui a bouleversé son unique trajectoire, celle d’être vétérinaire équine🐴. Elle nous partage sa reconstruction physique 💪 et mentale progressive malgré les pronostics et malgré elle. Elle se livre avec générosité pour alerter sur des signes qu’elle a trop ignorés et un mental qui ne laissait aucune place à l’échec jusqu’au jour où… Un podcast à écouter avec le ❤️ ouvert et beaucoup de bienveillance envers Sarah et soi-même. Bonne écoute. 🔗 Lien de l'épisode : Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Épisode #02 - Céline Porret-Condamin - Allier l’associatif à son métier pour nourrir ses valeurs et s’épanouir | 03 Jun 2022 | 01:04:36 | |
Notre consœur Céline Porret-Condamin au 🎤 de Sophie. Céline nous parle de son parcours, de son coup de coeur professionnel qui l’a propulsée associée pendant 17 ans et donc cheffe d’entreprise. Elle sent rapidement le besoin de compléter sa formation vétérinaire avec des formations de dirigeants. Cette période est révélatrice pour elle et lui apporte de nombreuses clés qui vont nourrir la suite de son parcours. Ergone, Vetericare et Handichien… des associations dans lesquelles elle est fortement impliquée aujourd’hui. Elle nous raconte en détail Vetericare, son bébé entrepreneurial qu’elle crée avec son mari en 2021. Une trajectoire et personnalité inspirante. Je ne vous en dis pas plus. Bonne écoute. 🔗 Liens de l'épisode : – TEDx Melanie Bowden : https://www.ted.com/talks/melanie_bowden_dvm_what_being_a_veterinarian_really_takes?language=fr Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Épisode #01 - Emmanuelle Van Erck - Un parcours déterminé par le fait d'être une femme | 27 May 2022 | 00:44:16 | |
Notre consœur Emmanuelle Van Erck au 🎤 de Sophie. Son plan A, c'était de faire de la médecine sportive équine et ... elle n’avait pas de plan B. Pourtant, elle suit son mari à travers le monde pour le travail de celui-ci, quitte le milieu académique étroit car certaines portes sont fermées et se voit refuser certains jobs car d’apparence pour certains, elle est trop jeune et donc pas assez compétente… Ces freins liés à sa condition de femme, elle les a vu comme des obstacles à contourner et ils ont modelé son chemin vers la création d’un métier non-existant à l’époque, celui de spécialiste ambulatoire en médecine sportive équine. Elle nous parle de son parcours et nous donne son point de vue sur la féminisation de la profession et plus largement sur les changements s'opérant dans le monde vétérinaire aujourd'hui. Quel meilleur sujet pour commencer cette première saison de vet'o micro ! Pour comprendre la génèse de ce podcast, n'hésitez pas à écouter notre Épisode pilote #0 ! 🔗 Liens de l'épisode : – Page facebook Vet Mums : https://www.facebook.com/groups/794407730649161 Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Pilote #0 - Marine Slove - La génèse de ce podcast | 27 May 2022 | 00:10:13 | |
🎤 Vet’o micro, c’est le podcast qui donne la parole aux vétérinaires afin qu'ils puissent livrer leur propre regard sur la profession. On pourrait même dire “le podcast qui nous rend la parole", puisque cette dernière nous est un peu confisquée, à nous qui faisons le plus beau métier du monde et qui n’avons pas le droit de remettre cette évidence en question. → L’idée, vous l’avez compris, c’est donc d’arrêter d’attendre qu’on parle de nous à notre place ! Et pour ce faire, vous entendrez ici des consœurs et des confrères se confier sur une tranche de leur existence et interroger leur quotidien de vétérinaires, démontrant s’il le fallait encore, comment nos vies professionnelle et personnelle s’imbriquent l’une dans l’autre. Il y a mille façons d'être vétérinaire... En effet, nous ne soignons pas les mêmes animaux, nous abordons la clinique sous des angles parfois différents, nous ne sommes pas tous praticiens mais l'important, c'est que nous œuvrons collectivement pour un même objectif : celui d'améliorer la santé animale. Et d'ailleurs, dans chacune de nos histoires, il y a une forme d’universalité. C’est comme si nous trouvions un peu de nous-mêmes dans l'expérience des autres... Évidemment, le podcast est le média idéal pour tout cela ! Probablement parce qu’il permet une forme d’intimité : il se glisse dans les oreilles👂 et nous immerge tout entier dans l’univers de l’invité. Nous avons choisi un format long, envers et contre tout, pour pouvoir aller au fond des choses et traiter vos parcours dans toute leur complexité. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Épisode #76 - Daniel Saelens : Love-based medicine | 02 Jun 2024 | 01:36:06 | |
Daniel Saelens, vétérinaire homéopathe et agriculteur (Cureghem-en-Croix-à-Bruxelles, 1988) au 🎤 de Sophie.
Daniel n'a pas vraiment choisi de devenir vétérinaire. Fils d'agriculteurs, il pouvait soit suivre les traces familiales 👣 soit faire des études de bio-ingénieur ou de vétérinaire. Il s'est donc engagé avec enthousiasme dans le cursus vétérinaire🩺, une voie lui permettant de rester connecté aux animaux et à la nature. Alors qu'il se destinait à exercer en rurale aux côtés de son oncle, il découvre l'homéopathie grâce à un vétérinaire passionné ; rencontre qui va le faire changer de trajectoire. A peine sorti de l’école mais conquis par cette nouvelle vision de la médecine, il décide, avec sa future épouse, de suivre une formation en homéopathie. Que ce soit en canine pour elle ou en rurale 🐮pour lui, tous deux ne tardent pas à appliquer ces nouveaux principes de soin dans leur pratique quotidienne.
Pour Daniel, l'homéopathie n'est pas seulement une méthode de soin, c'est une véritable philosophie de vie 😍. Il explique avec passion comment cette approche globale permet de traiter les animaux de manière respectueuse et efficace. Preuve de son investissement, en 1999 il prend la présidence de l’école belge d’homéopathie, formation réservée aux professions médicales. A l’instar de l’ostéopathie et de l’acupuncture, la pratique de l’homéopathie est d’ailleurs règlementée en Belgique mais la loi n’est applicable qu’aux médecins, les vétérinaires n’étant pas concernés. En 2010, il reprend les rênes de la ferme familiale🐴. Il transforme les 10 hectares en un véritable laboratoire d'expérimentation pour passer à l'agriculture biologique. Malgré les difficultés, il persévère et applique ses connaissances en homéopathie et en gestion naturelle des sols, souvent avec des résultats étonnants.
👉 Aujourd'hui, Daniel privilégie la transmission, partageant ses connaissances à travers des conférences et des cours. Interpellé par la forte proportion de diplômés qui cessent d’exercer après quelques années de pratique seulement, il déplore de ne pouvoir répondre à une demande croissante en homéopathie par manque d’effectifs. Pourtant c'est une médecine de terrain, avec des outils précieux surtout dans le contexte de l'antibiothérapie raisonnée... Il encourage les jeunes vétérinaires à explorer ces médecines complémentaires. En somme, Daniel ne se contente pas de soigner les animaux. Il s'efforce de transformer la manière d’appréhender et d’interagir avec le monde vivant. Il souligne l’importance de redonner du sens à nos activités et nous rappelle qu’en médecine vétérinaire, comme dans la vie, il ne s'agit pas seulement de techniques, mais surtout d'amour 💙. 🔗 Liens de l'épisode : - https://homeobel.eu/category/informations-homeopathie/info-homeopathie/preuves-science-homeopathie/ - http://www.homeopathie-unio.be/research/36/200/DynHom - Livre d’Annick de Sauzenelle: Le symbolisme du corps humain, aux éditions Albin Michel (1991) Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Épisode #75 - Astrid Clavé : Des urgences parisiennes à la savane africaine | 26 May 2024 | 01:42:45 | |
Astrid Clavé, vétérinaire zooanthropologue (Pérouse, 1998) au 🎤de Sophie. La passion pour les animaux sauvages s’exprime dès sa plus tendre enfance, sans doute alimentée par les récits des membres de sa famille qui ont vécu en Afrique. Après quelques détours par les neurosciences et les sciences du comportement, Astrid retrouve le chemin de l’école vétérinaire 🩺mais en Italie, grâce notamment à quelques notions d’italien et la présence rassurante de sa sœur. Une vie étudiante aux allures de Dolce vita avec une formation centrée sur les oraux et les TP favorisant une grande ouverture d’esprit. Malgré un cursus atypique et un peu plus long que la normale, elle est donc diplômée de Pérouse en 1998 après avoir soutenu sa thèse sur un sujet qui lui tenait particulièrement à cœur : la réintroduction des animaux sauvages dans leur habitat naturel. Elle décide de revenir exercer en France et son premier poste (urgences à domicile) lui offre la liberté à laquelle elle aspire. Sept années à sillonner la région parisienne 🐶🐱 (essentiellement de nuit !) en toute autonomie : le rêve pour cette vétérinaire en quête d’indépendance et d’aventure. Le rythme est soutenu mais Astrid aménage son emploi du temps pour pouvoir parcourir le monde🌎. Elle n’hésite pas à travailler les nuits, les week-ends et les jours fériés car en contrepartie 4 mois de l’année sont dédiés aux voyages. Après une courte halte au Gabon, son choix se porte sur le Kenya. Avec son mari, ils y implantent un ambitieux projet d’écovolontariat. Mais en 2008, ce ne sont que les débuts (timides !) du tourisme responsable et ils se heurtent rapidement à de nombreuses difficultés administratives et financières et doivent faire face à une baisse de fréquentation importante en raison du contexte politique tendu. Elle entreprend alors plusieurs formations complémentaires : d’abord en communication animale, en zooanthropologie puis en reiki (soin apporté à l’animal par canalisation de l’énergie). C’est son propre cheval 🐴 qui a été à l’initiative de ce changement d’état d’esprit et de positionnement par rapport aux animaux en l’incitant à chercher d’autres moyens d’interaction que le dressage ou le conditionnement. Astrid choisit de privilégier les approches permettant de rentrer en connexion ou d’établir un relationnel avec l’animal tout en limitant autant que possible les biais (tels que les récompenses alimentaires par exemple). Depuis 2016, Astrid partage son temps entre la France et le Kenya et elle n’arrête pas une minute ! Entre ses engagements associatifs auprès des animaux 🐘 mais également avec les enfants car elle connait les vertus de la pédagogie et de la prévention, l’écriture ✍️ de ses livres (le 3ème devrait sortir en fin d’année), les stages qu’elle anime sur les deux continents et son activité de communicante animalière, il semblerait qu’elle ait trouvé son équilibre de vie, avec au centre, la qualité de vie des animaux et le bien-être animal. 👉Astrid a gardé le même but, voir les animaux heureux, mais plusieurs guides se sont succédés sur son chemin de vie. A un moment donné, la vétérinaire pragmatique a choisi de faire confiance à son instinct et de développer d’autres outils pour être utile aux animaux. En privilégiant l’intuition, elle a réussi à vivre ses rêves et finalement n’est-ce pas là l’essentiel ? Choisir le chemin qui nous donne de la joie 😍?! 🔗 Liens de l'épisode : - https://www.communication-avec-les-animaux.com/ - https://www.wild-routes-of-kenya.com/ - https://www.facebook.com/astridcom.animale/ Ouvrages : - Livre : Les éléphants nous appellent à agir (2016) - Livre : Les animaux sont ma famille (2020) Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone | |||
| Épisode #74 - Grégory Santaner : Trouver son ikigai | 19 May 2024 | 01:19:14 | |
Grégory Santaner, vétérinaire manager engagé (ENVN, 1999) au🎤 de Marine. Dans ses souvenirs d’enfance, il y avait de l’espace, des animaux 🐓🐄partout et son Dieu portait une blouse blanche 🥼. Quarante ans plus tard, il a fait tomber la blouse, chaque minute de son temps est investie à bon escient mais les animaux sont toujours là, en filigrane. Grégory est un passionné, un instinctif, un entrepreneur dans l’âme qui avance à l’envie. Si certains prétendent faire le tour du monde en 80 jours, nous prenons le pari de vous faire découvrir les nombreuses facettes de ce vétérinaire en 80 minutes⏳! Quand il intègre Nantes, Grégory a des rêves de chir ortho🐕 plein la tête. Et pourtant, ses années d’études vont lui faire changer de chemin : CEAV de médecine interne, DU de marketing des produits de santé, médecine préventive… il n’hésite pas à cumuler les formations. Avant-gardiste, il envisage même de créer sa boite de conception de sites web pour les vétérinaires. Mais le numérique 💻n’en est qu’à ses balbutiements et l’écosystème véto n’est pas vraiment un terrain propice aux expérimentations dans ce domaine. L’entrée dans la vie active se fait donc à l’ancienne (et oui il fut un temps où Vétojob n’existait pas…), en consultant les petites annonces de la presse écrite spécialisée. Grégory entame alors son tour de France des remplas (près de 30 en moins de 3 ans). Il finit par poser ses valises au Havre en 2003, après avoir âprement négocié 1 ETP pour deux. Ah l’amour🥰… ça donne des ailes, et de bons arguments apparemment ! Il prend ses marques, s’organise pour cumuler 2 boulots, trouve le temps d’entrainer une équipe féminine de rugby 🏈, passe associé, se passionne pour le management, s’engage dans de nombreux projets associatifs. GERM, GRIF, Véto’entraide, Vetintech, Ergone… Grégory reste tant qu’il a quelque chose à apporter, parfois quelques mois, souvent des années. Et puis un jour, il ne voit plus les choses sous le même angle ; les facteurs pro et perso convergent vers un besoin de changement. Il déménage à Lorient où il partage son temps entre Vetonetwork et management 👨💼de clinique. Pleinement épanoui au sein d’une équipe 100% féminine de 13 collaboratrices qui lui permet d’exprimer son management intuitif de proximité, Grégory prend même des parts dans la structure ! D’ailleurs, le mystère de la réticence des jeunes à s’associer reste entier… Paradoxalement, ils démontrent une vraie volonté d’entreprendre et d’innover mais pas dans les structures vétérinaires existantes. Peut être faut il y voir la nécessité de dépoussiérer l’entreprise vétérinaire 🩺 pour leur donner envie de monter à bord ? 👉 Depuis des années, Grégory ose tout, fait confiance à la vie et on peut dire que ça lui réussit. Il a atteint son Ikigaï 🍀 et compte bien s’y accrocher ! Véritable philosophie de vie (trouver sa raison d’être, la motivation de se lever le matin avec enthousiasme), ce concept japonais 👘est aussi un outil précieux d’orientation professionnelle. En faisant l’exercice régulièrement, il espère rester aligné avec ses envies et ses compétences, même lorsqu’elles évoluent. Je ne résiste pas à l’envie de vous partager le modeste haïku inspiré par l’écoute de ce podcast : « Tel un nuage, il est ici et ailleurs, mais toujours lui-même ». 🔗 Liens de l'épisode : - https://afvac.com/l-association/les-groupes-d-etudes/germ - https://www.linkedin.com/in/gsantaner/ - Épisode #23 - Pierre Mathévet Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Marine Slove - Enregistrement : Marine Slove - Montage : Stéphanie Patiny Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone | |||
| Épisode #73 - Patrice Gautier : Terre et Maire | 09 May 2024 | 01:37:51 | |
Patrice Gautier, vétérinaire et maire (ENVN, 1995) au 🎤de Sophie. Si les ponts du mois de mai nous invitent au voyage🛩, nous n’aurons pourtant pas tous la chance de faire tamponner notre passeport… Gardez le moral car Patrice vous propose de l’accompagner dans son périple rétrospectif à travers le globe ! En 25 ans d’expérience et plus de 50 pays parcourus, il n’a pas seulement découvert le monde, il a aussi exploré de multiples facettes du métier de vétérinaire. Laissez-vous porter par ce doux vent de Suroît 💨qui va vous pousser jusqu’au petit village d’Evran dans les Côtes d’Armor, après vous avoir transporté à travers l’Angleterre, le Rwanda, le Vietnam, la Corée ou encore la Cisjordanie. Avec des parents éleveurs 🐮et un oncle vétérinaire, le contact avec les animaux a été immédiat et intense pour Patrice. Conscient dès l’adolescence des enjeux et des problématiques auxquelles est confronté un vétérinaire en rurale, c’est en connaissance de cause qu’il présente le concours. Une petite année de prépa suffit pour intégrer l’école de Nantes où il prend rapidement ses marques d’ailleurs, même en dehors des amphis 😉 Bénévole à l’imprimerie pour la ronéo, responsable du Bar puis président du BDE, Patrice se nourrit des liens créés pendant ses études 🥳 (Épisode #58 Isabelle Lussot-Kervern, Épisode #34 - Stéphane Houdet). Avec son diplôme en poche, un an d’assistant en canine et quelques remplas, il prend son envol outre-manche afin d’y effectuer son service national pour le compte de Rhône-Mérieux. Après 18 mois, il revient (bilingue !) en France au département des essais cliniques à Toulouse. Mais après un semestre, la fusion avec Merck redistribue les cartes et Patrice retourne en Angleterre, cette fois au centre européen de recherche de Pfizer. Le lien avec l’animal s’étant irrémédiablement distendu au fil des années, Patrice envisage de s’installer dans un nouveau pays. Son profil et son expérience en porcine 🐷 lui permettent de décrocher un poste à VSF. C’est donc au Vietnam qu’il entame le nouveau millénaire, faisant fi du salaire revu à la baisse et de la barrière de la langue. Rapidement, les premières crises d’Influenza aviaire 🦆 en Asie remodèlent les contours de son poste et son périmètre d’action. En 2007, il commence à travailler pour l’OIE tout en poursuivant son intégration vietnamienne. Rattrapé par des considérations de chef de famille (pollution, coût de la vie, système scolaire…), Patrice rentre en France pour y être élu maire (sans étiquette) quelques mois plus tard. Réélu en 2020 pour un 2ème mandat, il s’investit pleinement pour mener à bien des projets dans de nombreux domaines (santé, urbanisme,culture). Si les lenteurs administratives et le COVID mettent un terme à ses missions avec l’OIE, Patrice rejoint le SIVEP en 2021 pour accompagner le Brexit. En assurant un contrôle sanitaire rapide et rigoureux des animaux et des denrées alimentaires en provenance du UK, il continue d’agir pour la santé publique. 👉Pour ce chasseur de routine, celui pour qui exercer plusieurs fonctions en même temps est un équilibre ⚖️ autant qu’une évidence, l’heure du bilan (de compétences !) est venue. De nouvelles idées plein la tête, Patrice est plus apaisé mais toujours à la recherche de nouveaux défis. Après avoir été « des vétérinaires », il se sent toujours véto 🩺aujourd’hui, même si c’est par le prisme de la santé publique, même si une distance s’est installée avec la clientèle, même si la pratique ne lui manque pas viscéralement… 🔗 Liens de l'épisode : Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone | |||
| REDIFFUSION : Épisode #44 - Sophie Wilford : Le monde (vétérinaire) de Sophie | 02 May 2024 | 01:45:41 | |
Sophie Wilford, vétérinaire multicasquettes (Liège 2007) au 🎙 de Marine La plupart d’entre vous connaissent Sophie, ou du moins sa voix puisqu’elle a mené l’interview de nombreux invités de ce podcast. Il nous paraissait donc légitime de lui donner à son tour la parole, et vous allez voir qu’elle a des choses à dire ! Pour cette anglo-belge bercée par les chroniques de James Herriot (jeune véto de campagne des années 30), le métier de vétérinaire 🩺 est une évidence dès l’enfance. Après 3 ans à Namur, 3 ans à Liège et de nombreux stages, elle entre dans la vie active en clientèle mixte au Royaume-Uni. Après une première expérience décevante, elle trouve un poste dans une structure CN/EQ à l’esprit familial et bienveillant, typique de l’approche anthropomorphique anglosaxonne des soins vétérinaires. Elle y acquiert confiance et esprit d’équipe dans une ambiance stimulante et confraternelle. Forte de ce bagage pratique, elle envisage de poursuivre sa formation en équine. Tandis qu’elle postule pour un internat 🐴, elle part faire du volontariat ✈️ avec son mari dans de lointaines contrées, pour assouvir un désir d’aventures. La Thaïlande puis le Pérou 🦙, lui montrent un autre visage du métier de vétérinaire ; pour faire face aux problématiques avec les moyens du bord, il faut faire preuve de débrouillardise et de pragmatisme. A son retour, elle profite pleinement de son clinicat au pays de Galles car elle a déjà une bonne expérience terrain. Dans la continuité, elle intègre la résidence de médecine interne en équine au Royal College of London. Mais là les choses se gâtent… guerres intestines, stress et angoisses transforment ces 3 années de spécialisation en long calvaire 😰. Elle doit faire face à une situation complexe à la fois professionnellement et personnellement. Malgré une chute vertigineuse d’estime de soi et un divorce, elle s’accroche pour aller au bout du cursus. Elle n’hésite pas à faire des emprunts pour s’octroyer des pauses salvatrices en choisissant des stages au bout du monde. Il n’y a pas à dire, la néonat’ en Australie 🐨 a un petit parfum d’exotisme ! Epuisée moralement et physiquement, elle diffère le passage du Board et quitte à contre cœur le secteur libéral pour le secteur privé. Son entrée chez Audevard marque un virage à 180°. Estimée pour ses compétences, elle retrouve des horaires décents et le plaisir indicible d’une pause dèj 🍽! Au bout de 3 ans, elle se décide à passer le Board. Avec une volonté de fer, elle s’astreint à réviser✍️ tous les soirs et les week-ends pendant 6 mois. Et même si elle s’est éloignée de la pratique, sa ténacité est couronnée de succès 🎉. Les ambitions du laboratoire évoluent et ses envies aussi. Elle brigue de nouvelles fonctions au marketing. Sa soif d’apprendre, inextinguible, la pousse à entreprendre un MBA, pour acquérir des compétences commerciales et mieux appréhender les rouages de l’entreprise. Après 5 années, Sophie quitte le secteur privé pour l’entreprenariat mais le covid s’invite dans l’équation. Son projet de télémédecine en équine voit le jour quelques mois plus tard. L’essence de See my vet est d’améliorer le quotidien des vétérinaires, ce qui implique d’aller bien au-delà d’une appli. Elle poursuit donc dans cette voie au sein du groupe QOVETIA, à plus grande échelle. Parallèlement, elle rejoint l’équipe de Vet’o micro, pour notre plus grand plaisir (et le vôtre j’espère !). Un burn-out l’avait malheureusement tenue éloignée des ondes ces derniers mois mais son sourire et son énergie sont déjà de retour comme vous allez le constater en l’écoutant. 🔗 Liens de l'épisode : - Interview de Sophie sur TÉMAvet Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Enregistrement : Marine Slove - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone | |||
| REDIFFUSION : Épisode #43 - Anne-Sophie Richard : La veto è bella | 25 Apr 2024 | 01:19:15 | |
Anne-Sophie Richard, vétérinaire globetrotteuse (ENVA 2013) au 🎙 de Marine. Envie d’évasion et de dépaysement ? Anne-Sophie vous emmène en voyage à travers la France, l’Europe et l’Asie ; vous serez conquis par ses anecdotes et son franc-parler ! Pour celle qui se rêvait biologiste marine étudiant les dauphins 🐬aux 4 coins des océans, vétérinaire n’a été qu’un prétexte pour prendre soin des animaux. Après une prépa à Reims, elle intègre Alfort et profite pleinement de sa scolarité entre son cocon alfortien et les joies de la vie parisienne. Elle commence rapidement les remplacements et devient même pigiste pour rembourser son prêt étudiant. Elle trouve un premier poste en canine à Nancy, puis un second dans les Vosges dans une clinique mixte. Mais l’envie d’ailleurs est omniprésente et à force d’écumer les petites annonces pendant le brunch dominical, l’aventure se concrétise enfin… en Asie ! Les planètes s’alignent 💫 et son mari décroche une bourse pour aller faire un stage à l’étranger à l’Institut Pasteur, dans le cadre de son master en épidémiologie des maladies tropicales. Alors sans transition, ils s’envolent ✈️ pour le Cambodge. Elle trouve rapidement du travail auprès d’un véto occidental installé là-bas. Aucun problème pour exercer dans cette partie du monde où la profession n’est d’ailleurs pas règlementée. Les journées sont très similaires à celle d’un praticien en France, bien que le décor soit différent. Les patients aussi, puisque les chats et les chiens côtoient toutes sortes d’animaux exotiques : perroquets, singes 🙊, hérisson albinos, et cafards ! Elle s’aventure même au milieu de la jungle pour faire des prélèvements et établir un protocole de suivi pour les éléphants 🐘 d’une association. C’est une pause incroyable, hors du temps, dans un pays à la marge du monde occidental mais malgré des facultés d’adaptation exceptionnelles (et l’aide ponctuelle de Google Trad !), c’est un véritable choc des cultures. Le "projet enfant" signe donc leur retour en Europe et là encore la chance s’en mêle 🍀. Son mari obtient un poste à la FAO et Anne-Sophie accouche à peine 3 semaines après leur arrivée à Rome. Pendant la durée des procédures administratives nécessaires pour faire reconnaître son diplôme, elle prend des cours d’italien et traque les bons plans sur les groupes FB de femmes d’expats. Elle trouve un poste en canine mais la réalité du terrain n’est pas aussi réjouissante que la vie romaine : horaires pénibles, travail le dimanche, salaire bas… Puis, le confinement marque leur retour en France et la Bretagne s’impose tout naturellement 😍 pour des raisons pratiques et affectives. Nouveau poste, nouveaux horaires, nouvelle vie de famille et nouveaux projets. Après deux rendez-vous manqués depuis son inscription sur liste d’attente en 2015, elle commence son CES d’hémato-bioch en 2021. Accomplie et épanouie, elle ne peut cependant s’empêcher de rêver à la découverte de nouveaux horizons. Un prochain départ n’est peut-être pas si loin… 👉Alors pour celles et ceux qui voudraient suivre ses traces, son message est sans équivoque : allez-y, foncez ! I n’y a rien à perdre, mais au contraire tout à gagner. Le métier de vétérinaire 🩺 est universel et grâce à lui, tout est possible. Si elle met son parcours atypique sur le compte de la chance, des rencontres et des heureux concours de circonstances, elle a pourtant franchi avec succès les barrières de la langue, de la culture, des espèces et de la maternité. Elle n’a pas de mode d’emploi à nous confier mais son optimisme 😄 ne peut que nous inspirer. 🔗 Liens de l'épisode : - LinkedIn d'Anne-Sophie : https://www.linkedin.com/in/anne-sophie-richard-981051aa/ Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Enregistrement : Marine Slove - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone | |||
| Épisode #72 - Pierre May (partie 2) : Robin des Bois des médecines complémentaires | 18 Apr 2024 | 01:10:19 | |
Pierre May, vétérinaire inconditionnel des médecines complémentaires (Lyon, 1978) au 🎤 de Sophie - Partie 2 Il est des parcours inspirés et inspirants que l’on pourrait faire et refaire, sans rien changer. Celui de Pierre est de ceux-là. A travers deux épisodes, vous le suivrez dans sa quête effrénée de connaissances et l’exploration de la plupart des médecines complémentaires. Un voyage passionnant, sous le signe de l’audace ! La semaine dernière, nous avions laissé Pierre à la porte de sa yourte vétérinaire🩺. L’occasion de s’arrêter quelques instants sur l’une des valeurs fondatrices de sa structure de soins : l’écologie. Avec son épouse, ils ont souhaité créer la clinique la plus vertueuse possible, que ce soit dans sa conception, l’émission de déchets ou encore la mise en place de pratiques écoresponsables🌱. Tout a été pensé pour limiter au maximum l’impact sur l’environnement et la santé humaine. L’association Ecoveto a d’ailleurs été fondée sur la base de leur propre structure. Persuadé de l’inefficacité d’une écologie répressive, Pierre nous incite tous à commencer modestement, au pas de notre porte, en appliquant des mesures simples qui auront même des répercussions économiques 💶bénéfiques. La singularité de leur structure ne se limite pas à sa dimension écologique. Leur approche intégrative de la médecine implique de passer plus de temps avec chaque patient 🐈et témoigne de leur volonté de toujours proposer une solution afin de ne pas laisser les propriétaires démunis face à un diagnostic. Homéopathie, ostéopathie, acupuncture, phyto-aromathérapie, mycothérapie… une à une, ces pratiques non conventionnelles apprises auprès des plus grands se sont ajoutées à sa boite à outils 🧰, élargissant le spectre des possibilités de soins. Car, vous l’aurez compris, Pierre incarne l’association synergique entre Evidence-based medicine et Empirisme ! Expérience qui lui a d’ailleurs valu d’être précurseur dans un certain nombre de pratiques telles que l’AG gazeuse chez certaines espèces exotiques, le transfert de flore fécale chez le chien 🐕ou encore l’utilisation de champignons médicinaux. 👉 Ce choix assumé de valoriser des compétences 🎓plus que des examens complémentaires est intimement lié à sa volonté de transmission. Valeur fondamentale que même la retraite n’est pas parvenue à lui faire oublier puisqu’il continue d’écrire et d’enseigner, notamment en phyto-aromathérapie🌿(AVETAO). Véto passionné et toujours en mouvement, Pierre partage avec ferveur certaines de ses convictions sur la profession et son évolution. Sans concessions ni langue de bois, il n’hésite pas à prendre position pour défendre sa vision du « plus beau métier du monde ». 🔗 Liens de l'épisode : - livre Pierre May : Guide pratique de phyto-aromathérapie pour les animaux de compagnie, aux éditions Medcom - livre Jean-Loup Mouysset : Oncologie intégrative – Du cancer vers la santé, chez Dangles - travaux du Pr Montagnier sur la mémoire de l’eau (conférence de Lugano, 2007) - travaux du Pr Castronovo sur le microbiote Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Épisode #71 - Pierre May (partie 1) : Robin des Bois des médecines complémentaires | 11 Apr 2024 | 01:03:15 | |
Pierre May, vétérinaire inconditionnel des médecines complémentaires (Lyon, 1978) au 🎤 de Sophie - Partie 1. Il est des parcours inspirés et inspirants que l’on pourrait faire et refaire, sans rien changer. Celui de Pierre est de ceux-là. A travers deux épisodes, vous le suivrez dans sa quête effrénée de connaissances et l’exploration de la plupart des médecines complémentaires. Un voyage passionnant, sous le signe de l’audace ! Malgré une vocation précoce et assumée, pas si facile d’imposer ce choix professionnel à deux parents juristes⚖️. L’image d’Epinal du véto en blouse marron et en bottes qui fait de la politique de quartier entre 2 vêlages a la dent dure… Mais pas de quoi décourager Pierre qui accueille sa nomination à Lyon avec autant d’enthousiasme que s’il avait reçu sa lettre ✉️ pour Poudlard. Sa potion magique 🧪pour des études inoubliables ? Un savant mélange de science éblouissante, de franche camaraderie et de soif d’apprendre. Dans un bâtiment du 18ème siècle imprégné à la testostérone (ils sont 90% de garçons dans sa promo), il trouve même le moyen de tester un filtre d’amour😍. Entreprise couronnée de succès puisque le couple vient de fêter ses noces de cachemire. Opéré d’une hernie discale paralysante pendant ses études, Pierre préfère poursuivre son cursus par un assistanat avant de se lancer en solo. Ces deux années en patho de la reproduction lui réservent quelques belles surprises (intervention sur des girafes 🦒 ou des bisons) et lui permettent d’acquérir plus d’autonomie et de confiance en lui. Suffisamment en tout cas pour prendre un premier poste d’ALD en rurale 🐮. Malgré tout ce que les deux vétos lui apprennent et une proposition d’association au bout de 2 ans, il préfère voler de ses propres ailes et ouvre sa première structure (avec sa femme) en Haute-Savoie. Pendant 9 ans, il se passionne pour la qualité du lait et le suivi d’élevage, tout en développant la canine et même l’équine 🐴 car la proximité de la frontière suisse lui ouvre de nombreuses opportunités. Fort de cette expérience clinique, Pierre décide d’aller plus loin en s’attaquant à son sujet de prédilection par un autre versant. Il s’installe donc en région lyonnaise pour prendre la direction de la Qualité dans une grosse coopérative laitière et n’hésite pas à traverser l’atlantique pour se former. Quoi de mieux qu’un nouveau défi tel que la gestion de 650 millions de litres de lait 🥛pour stimuler sa matière grise ?! Pourtant, au début des années 90, il quitte le monde de l’entreprise pour revenir à la pratique et crée, toujours avec sa femme, une nouvelle structure, en canine 🐶🐱cette fois. 👉 Pour Pierre, nouveau millénaire rime avec médecines complémentaires. Homéopathie, ostéopathie, acupuncture, phyto-aromathérapie, médecine chinoise… le puits de la connaissance 🩺 est sans fond. En 2011, leur nouveau bâtiment écoresponsable et agencé selon le respect des principes Feng shui voit le jour : c’est la naissance de la yourte vétérinaire ! La semaine prochaine, vous découvrirez comment ces médecines non conventionnelles se sont naturellement intégrées à la prise en charge de ses patients, comment son engagement écologique s’est traduit dans sa structure vétérinaire et surtout comment ce retraité très actif continue de contribuer au rayonnement de la profession ! 🔗 Liens de l'épisode : - livre Pierre May : Guide pratique de phyto-aromathérapie pour les animaux de compagnie, aux éditions Medcom - livre Jean-Loup Mouysset : Oncologie intégrative – Du cancer vers la santé, chez Dangles - travaux du Pr Montagnier sur la mémoire de l’eau (conférence de Lugano, 2007) - travaux du Pr Castronovo sur le microbiote Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone | |||
| Rediffusion : Épisode #54 - Océane Sorel : Chercheuse Insta -Gram+ -euse | 11 Aug 2024 | 01:06:45 | |
Océane Sorel, vétérinaire chercheuse Instagrameuse (Liège, 2011) au 🎤de Sophie. D’aussi loin qu’elle se souvienne, Océane a toujours voulu faire un métier en lien avec la biologie, mais surtout pas médecin ! Ça sera donc vétérinaire, en Belgique, et pas seulement pour les frites et les gaufres 🍟🧇. Six années incroyables placées sous le signe de l’amitié. Elle se réjouit d’ailleurs que les liens tissés pendant cette période soient indéfectibles, malgré le temps qui passe et la distance😉. Relativement indécise quant à la suite de son parcours professionnel une fois son diplôme en poche, c’est un stage au labo d’Immuno en dernière année qui va éclaircir son avenir. En pratique, elle avait souvent l’impression qu’il lui manquait quelque chose, peut-être la pleine compréhension des mécanismes sous-jacents. Le système immunitaire l’ayant toujours fascinée, elle obtient une bourse très sélective pour faire une thèse au sein du département d’Immunologie-Virologie 🦠 à Liège. Ces 4 années de doctorat n’ont pas émoussé sa motivation, malgré les échecs et les remises en question qui jalonnent tout processus de recherche. L’obtention de son PhD en 2016 marque alors un nouveau départ, sur un autre continent ! Une fois à Roissy-CDG 🛫 avec mari, enfant et animaux dans les valises, plus question de faire marche arrière. Océane poursuit son parcours avec un post-doc, passage obligé du cursus académique. Mais aux US, tout est différent et le dévouement à l’extrême (voire la dévotion !) est le seul moyen de réussir. Alors en 2019, 2 post-doc et 2 enfants plus tard, elle quitte la recherche pour le secteur privé et rejoint une biotech, toujours dans le domaine des maladies infectieuses. Ce nouveau poste aux Affaires médicales en full télétravail correspond davantage à ses aspirations de Docteure & Maman. En 2020, en plein COVID, effarée par les réactions de dénigrement à l’encontre des vaccins 💉 même au sein des professionnels de santé, elle entreprend de rétablir un certain équilibre, d’abord en répondant aux nombreuses interrogations de ses amis français au sujet de la pandémie puis en étendant le concept à l’ensemble des maladies infectieuses. Avec « The french virologist », Océane démolit les fake news sur la santé 🩺, mais toujours avec humour. Son crédo ? Vulgariser la science de façon déjantée 🤪. Son compte Insta est suivi par près de 160 k followers. Si le fond reste sérieux, elle est persuadée que le gag est un excellent moyen mnémotechnique ! Ce parti-pris lui a d’ores et déjà ouvert d’autres portes, comme la collaboration avec d’éminentes institutions (Institut Pasteur, ANSM) ou encore la parution récente d’un livre. 👉 De passage à Paris ce mois-ci pour une conférence à l’Académie de médecine, Océane ne peut pas nier que la France lui manque parfois… souvent ; c’est la dure loi des expats, qui ont le courage de partir à l’aventure mais qui ratent mariages des amis et noëls 🎄en famille. Malgré les réussites professionnelles, le syndrome de l’imposteur subsiste ; ce sentiment contre lequel il faut sans cesse lutter pour parvenir à se convaincre que l’on est légitime, à sa place. Même si certaines remarques blessent et restent, même si d’autres s’appliquent à nous décourager, même si on finit par devenir son propre ennemi. Finalement, son conseil pour avoir une vie pro épanouie est emprunté à la sagesse toltèque : ne pas prendre les choses personnellement. Parfois plus facile à dire qu’à faire… 😉
– Livre : « Virus, bactéries, microbes tout savoir pour y échapper » – https://www.linkedin.com/in/oceanesorel/ – https://www.instagram.com/thefrenchvirologist/ Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone | |||
| Épisode #70 - Anthony Bour : S’écouter pour ne pas s’abîmer | 04 Apr 2024 | 01:19:02 | |
Anthony Bour, vétérinaire engagé pour le mieux-être au travail (VetAgro Sup - Lyon, 2016) au 🎤 de Marine. L’attrait d’Anthony pour les animaux remonte à l’enfance, jusqu’ici rien de très original… mais tout le monde n’a pas la chance d’avoir un père musher ! Le chemin qui mène à l’école vétérinaire 🩺 est donc tout tracé, mais il ne sera pas pour autant dénué d’embûches… L’arrivée sur le campus 🥳 vert et très ouvert de Vetagrosup sonne comme une délivrance après deux années de travail acharné et de sacrifices. Il intègre Lyon avec l’objectif inavoué de devenir véto de zoo 🐅. Il choisit d’ailleurs une dernière année tutorée pour pouvoir intégrer un internat en parc zoologique 🦓. Mais son stage de fin de cursus lui laisse un goût amer et beaucoup d’espoirs déçus… Son entrée dans la vie active se fait sur la pointe des pieds, à temps partiel en canine 🐶, le temps de trouver un traitement pour gérer la maladie chronique qui s’est déclarée quelques mois avant sa thèse. Il enchaine les CDD dans des structures différentes mais aucun ne lui permet de s’épanouir, même sur l’Île de Beauté. Comme quoi, le cadre de vie ne fait pas tout… Les pressions dans sa vie perso viennent s’ajouter au mal-être ressenti dans son quotidien professionnel et la sanction est immédiate : burn-out. Anthony prend alors conscience des fortes variations individuelles ; deux personnes dans une même situation, exposées aux mêmes facteurs de stress, ne réagiront pas forcément de la même manière. Cela marque le point de départ d’une nouvelle façon d’envisager sa vie professionnelle, en faisant la part belle au management et à la notion de bien-être au travail. Grâce au développement personnel 🔍, il réalise une introspection salvatrice. Il devient coach professionnel certifié, avec la volonté de transmettre des clés 🗝 pour dépasser ses croyances limitantes, écouter la boussole de ses émotions et passer à l’action. Malgré des expériences éprouvantes en début de carrière, Anthony ressent le besoin profond d’apporter quelque chose à la profession 🩺. Pour accompagner les personnes confrontées à des difficultés dans l’écosystème vétérinaire, il propose désormais des programmes de coaching mais aussi un podcast, « Indiana vets ». Ce type d’accompagnement consiste essentiellement à analyser les émotions et leurs répercussions pour pouvoir passer à l’action. Anthony a même retrouvé le chemin des salles de consult’, à son rythme et en toute sérénité. Il a renoué avec la pratique 🐱 et dorénavant ses deux activités professionnelles se nourrissent l’une l’autre et continuent d’enrichir son expérience. 👉 La désertification de la profession et le mal-être au travail sont des réalités que l’on ne peut occulter. Pourtant certaines initiatives comme le mentorat semblent souffler un vent d’optimisme sur la prise en charge des difficultés rencontrées en début de parcours professionnel. Fort de son expérience, Anthony nous distille de précieux conseils, notamment pour éviter le piège des « il faut que je… » dans lequel les vétos tombent très souvent. S’il insiste sur les vertus d’une bonne communication, son message concerne surtout la nécessité de suivre son intuition et de s’écouter, pour ne pas trop s’abîmer en cours de route. 🔗 Liens de l'épisode : - Etude du Pr Truchot : https://www.veterinaire.fr/system/files/files/2022-06/Rapport%20Cnov%20et%20V%C3%A9tos%20Entraides%20VFinale%2013062022.pdf - Association Vétérinaires pour la biodiversité : https://www.vpbiodiv.com/ - https://www.linkedin.com/in/anthonybour84/ - https://www.facebook.com/groups/indianavetspodcast Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone | |||
| HORS-SÉRIE INTERNATIONAL #69 - 🇦🇺 Anushka Vanoppens : Out of Australia | 29 Mar 2024 | 01:25:21 | |
Anushka Vanoppens, diplômée de l’université de Murdoch en Australie (2006), notre première invitée internationale au 🎤 de Sophie. Avertissement : cet épisode est dans la langue de Shakespeare ! L’amour des animaux berce Anushka depuis son plus jeune âge. Petite, elle aspire à rentrer en Inde (d’où sont originaires ses parents) pour y soigner la faune locale. Finalement, c’est son amour du cheval 🐴 qui a le dernier mot et elle poursuit ses études en Australie🦘, son pays natal. C’est d’ailleurs là qu’elle pose définitivement son stéthoscope, non sans s’octroyer quelques escapades sur d’autres continents. Sa vie professionnelle débute par un internat au Goulburn Valley Equine Hospital ; sans doute le job le plus difficile de sa carrière mais aussi le meilleur moyen d’atteindre l’objectif fixé : « learn hard and fast and get good at my job ». Le cheval en mouvement 🐎 la fascine et tout ce qui touche de près ou de loin à la biomécanique devient rapidement une obsession. Quand elle découvre le Pr Denoix et ses travaux dans une conférence ISELP, c’est la révélation 😍. Les mots lui manquent pour exprimer la joie qui l’anime. Elle retrouve (heureusement !) rapidement la parole pour lui demander comment devenir comme lui et se retrouve ainsi embarquée dans un 2ème internat, cette fois-ci au CIRALE en France. Mais son cœur bat pour quelqu’un resté à 15 000 km, alors elle rentre 🛩 en Australie, abandonnant sans regrets l’idée d’une résidence. Même si Anushka prend beaucoup de plaisir à travailler en clinique, la maternité chamboule toutes ses certitudes, au point de vouloir abandonner la pratique pour devenir prof de Yoga 🧘♀️. Il n’en sera rien (ouf !) grâce aux encouragements bienveillants de son patron de l’époque. Le troisième enfant en route, Anushka et son mari déménagent à Melbourne mais la petite famille se retrouve confinée en guise de crémaillère…et oui, les joies du covid 😷! Elle en profite alors pour traduire le livre 📖 de Jean-Marie Denoix (Biomechanics and Physical Training of the Sport Horse) et se met en quête de quelque chose de plus sensoriel pour compléter son bagage diagnostique. Elle explore ainsi la sensibilité manuelle grâce à la chiropractie (IAVC) et la biomécanique en Allemagne. Elle décrit son approche comme réellement holistique, grâce à un sac à dos de connaissances et de techniques dans lequel elle puise en fonction des besoins de ses patients. 👉 Tour à tour en collaboration puis seule, Anushka n’a de cesse de se réinventer pour comprendre et satisfaire au mieux les attentes de sa clientèle. Si elle nous décrit avec emphase la beauté de son pays et les bienfaits du « bushwalking », elle admet cependant volontiers que les problématiques du vétérinaire 🩺 ne sont guère différentes d’un continent à l’autre (spoiler alert) et que la gestion du temps et du stress sont au cœur des préoccupations, même au pays des koalas 🐨…
Podcasts : https://thevetvault.com/ IAVC : https://i-a-v-c.com/en/home ABNR academy : https://www.abnr-academy.com/ Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Épisode #68 - Anne-Lise Chaber : One health : une santé, mille projets | 21 Mar 2024 | 01:48:07 | |
Anne-Lise Chaber, vétérinaire experte One health (Liège, 2007) au 🎤 de Sophie. Faune sauvage, delta de l’Okavango, Emirats arabes unis, Australie… on se croirait en train de feuilleter un exemplaire de National geographic. Pourtant Anne-Lise ne se contente pas de lire et d’écrire, elle agit ! A son niveau, avec conviction et détermination, tel un colibri 🐦 libre mais responsable. C’est en regardant les documentaires animaliers de la BBC qu’Anne-Lise voit naître sa vocation. Vétérinaire 🩺 lui apparait comme un bon moyen pour contribuer à préserver la Nature et la faune sauvage. Au fur et à mesure du cursus, son projet professionnel se précise : elle veut travailler avec (et pour !) les animaux sauvages 😍, dans leur milieu naturel, et notamment en étudiant les actions humaines ayant un impact sur leurs populations. Elle réalise assez vite que l’impact sur la santé humaine est un argument beaucoup plus percutant pour susciter l’écoute des décideurs politiques et sensibiliser le grand public. Elle poursuit donc un parcours académique 🎓 (Master en faune sauvage à Londres, PHD d’épidémiologie à Liège) pour compléter stratégiquement ses compétences de praticienne. Anne-Lise fourmille d’idées pour endiguer les différents trafics illégaux d’animaux. Après une première étude sur le trafic intercontinental de viande de brousse entre l’Afrique et l’Europe, elle met le cap ✈️ vers les Emirats arabes unis. Pendant 8 ans, basée à la frontière omanaise, elle multiplie les actions et travaille notamment pour le gouvernement dans le cadre de la gestion des épidémies 🧪 qui touchent le pays. Avec une équipe de plus de 100 personnes, elle assure également le suivi repro d’espèces en danger et gère des programmes de réintroduction d’espèces menacées d’extinction. Sensibilisée au concept émergent de « One health », elle adhère totalement à cette approche globale des enjeux sanitaires tenant compte des interconnexions entre santé animale, santé environnementale et santé humaine. Mais dans ce domaine, il y a moins de postes à pourvoir que de coussinets sur une patte de tigre 🐅 ! En 2017, les planètes s’alignent et à noël elle saisit une opportunité en Australie 🍀. L’enseignement est un nouveau challenge, un temps mis à mal par les contraintes liées au Covid mais relevé haut la main. Depuis Adélaïde, elle met en œuvre un projet inspiré de celui de Dominique Grandjean sur l’utilisation de l’odorat du chien 🐕 pour détecter le Covid-19 dans la sueur humaine. Elle parvient à déployer des brigades cynophiles spécialisées dans deux aéroports et à l’hôpital pour détecter la fièvre Q (infection à Coxiella birnetii). 👉Aujourd’hui elle partage son temps entre l’enseignement, les recherches sur le terrain et l’administratif. Elle encadre d’ailleurs 5 thèses en ce moment. Si elle se laisse parfois aller au découragement devant l’ampleur de la tache et la lenteur des instances décisionnaires à réagir, Anne-Lise trouve toujours les ressources pour aller de l’avant, étudier, former et informer sur les sujets qui lui tiennent à cœur. Dans la quête de l’équilibre ⚖️ vie pro/vie perso, elle a trouvé le moyen de n’en léser aucune : en étant toujours à 100% ! En tout cas, elle ne se défile pas car comme le mentionne la légende amérindienne du colibri : chacun doit faire sa part, dans la joie et la bienveillance. Son message résonne comme un appel « Soyons tous des colibris ! ». 🔗 Liens de l'épisode : - https://www.lemonde.fr/podcast-chaleur-humaine/ - livre « Un fauteuil sur la Seine » d’Amin Maalouf - Projet Nosaïs, Dominique Grandjean - Documentaires animaliers de David Attenborough Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone | |||
| Épisode #67 - Anne-Sophie d'Oléac : Vers le mieux-être professionnel | 14 Mar 2024 | 01:32:46 | |
Anne-Sophie d’Oléac, vétérinaire et coach professionnel (Oniris-ENVN, 2008) au 🎤 de Sophie. Pour cette lycéenne travailleuse touche-à-tout, l’idée de soigner et de réparer est arrivée sur le tard. Alors après les privations des années prépas, on comprend que Nantes ait le goût de la liberté retrouvée. Il faut tout de même quelques temps pour que la citadine curieuse trouve ses marques hors de la région parisienne mais la vie sur les rives de la Loire a de bons arguments ! Si elle sait immédiatement que la suite sera Canine 🐩ou ne sera pas, cela ne l’empêche pas de s’interroger sur la pratique à la sortie de l’école. Avant de se lancer dans la vie active, elle saisit l’opportunité d’un internat en NAC 🐍, qui répond parfaitement à son besoin de diversité. Elle enchaine un assistanat puis plusieurs remplas dans des structures différentes, ce qui lui permet d’identifier plus précisément ce qu’elle veut faire. Cinq ans après sa sortie d’école, à l’heure où ses amis se posent, Anne-Sophie continue d’explorer les milles et une facettes de son diplôme. Malgré son enthousiasme et ses efforts, elle ne parvient pas à se départir de l’impression de ne pas être dans le bon costume… Elle se fait épauler par un coach et contacte des vétérinaires en labo. Grâce à ses échanges, elle réalise que chez les vétérinaires, il n’y a pas que les compétences de soignant qui sont reconnues. Elle délaisse (provisoirement !) la pratique pour accepter un poste de responsable commercial chez Hill’s. Grâce à l’accompagnement financier de son employeur, elle fait un MBA Communication et marketing Santé 🎓sur un an, ce qui lui permet d’acquérir la double compétence nécessaire pour continuer d’évoluer dans de grosses entreprises. Mieux armée pour accompagner les équipes vétérinaires dans le tournant numérique et passionnée par l’expérience client, Anne-Sophie quitte le petfood après 6 ans pour rejoindre la pharma en tant que Business partner chez MSD. Le rythme des déplacements devient rapidement le facteur limitant et elle décide de changer de cap au bout d’un an. En 2020, elle intègre une école parisienne de coaching intégratif. Cette certification lui permet de prendre une nouvelle dimension. C’est vrai que « coach » est un terme quelque peu galvaudé ; aujourd’hui on peut trouver des coachs pour tout et on attend même parfois qu’ils prennent les décisions à notre place. Pourtant Anne-Sophie a une vision très claire de son rôle : elle est là pour identifier les besoins et accompagner les équipes soignantes dans l’atteinte de leurs objectifs professionnels. Elle met à disposition son expertise pour développer les activités des structures vétérinaires, en travaillant notamment sur les comportements et les répercussions des émotions dans le contexte professionnel. « Coaching + Pratique » semble être le combo gagnant même si elle ne cache pas que changer de casquette 🧢 est aussi stimulant qu’énergivore. Finalement le parcours d’Anne-Sophie nous prouve une fois de plus que le raisonnement et la méthodologie acquis pendant nos études sont applicables dans bien d’autres domaines et ne se réduisent pas à la démarche diagnostique. En suivant son intuition et en favorisant les connections confraternelles, on peut être plusieurs vétos dans le temps et en même temps ! A bien y regarder, ce diplôme nous ouvre presque toutes les portes, il suffit d’avoir le courage d’y frapper 😉 🔗 Liens de l'épisode : Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Tribune - Marine Slove - Sans nous (les femmes), le monde vétérinaire s’arrête | 08 Mar 2024 | 00:09:04 | |
À mes géniales collaboratrices, d’hier et d’aujourd’hui, Depuis dix ans, les femmes jalonnent ma vie professionnelle. " Travailler dans une équipe 100% féminine ! Dur… Ça ne se crêpe pas trop le chignon là-dedans ? ". Question courante... Intérieurement, je lève les yeux au ciel. Le sexisme intégré a encore de beaux jours devant lui. Extérieurement, je souris, j’inspire et je tente d’expliquer. Une féminisation massive et rapide Le milieu professionnel dans lequel nous évoluons est fortement féminisé : les femmes représentent 96% des auxiliaires vétérinaires [1] et 58,6% des praticien·es vétérinaires inscrits au tableau de l’Ordre et cette prédominance s’accentue parmi les moins de 40 ans où nos consœurs atteignent 74,8% des effectifs [2]. Dans l’écosystème de la santé animale au sens large, c’est-à-dire incluant l’industrie pharmaceutique et les petfooder (ou la presse professionnelle pour mon cas), nos interlocuteurs sont bien souvent des interlocutrices. En outre, la profession de vétérinaire, à l’instar des médecins, a connu une féminisation rapide : la première femme diplômée en France est sortie d’Alfort en 1897. Puis, les évènements de mai 68 ont donné une impulsion décisive à la lutte pour l'émancipation des femmes, permettant entre autres à la mixité de s’amorcer dans les professions intellectuelles supérieures habituellement réservées aux hommes. C’est ensuite dans les années 90 que le sex ratio s’est inversé et aujourd’hui, c’est plus de 75% de jeunes femmes qui occupent les bancs de nos écoles. Le corollaire… Les conséquences de cette féminisation massive et rapide ? Les (vieux) grincheux vous diront que nous les femmes, sommes responsables des changements dans les modalités d’exercice et des désertions du secteur libéral qui causent la pénurie de praticien·ne·s : " elles partent plus tôt le soir, prennent des journées enfant malade, veulent leurs mercredis, elles sont sans arrêt appelés par l’école et passent des coups de fil au pédiatre entre deux consultations " . Vision tronquée et inexacte qui ne prend pas en compte l’inscription d’une réalité dans un phénomène sociologique bien plus large. Il ne faut pas négliger la dangerosité de ces stéréotypes car ils légitiment les inégalités professionnelles entre les femmes et les hommes, belles et bien présentes chez les vétérinaires. Être une femme et travailler Pour s’extraire de ces préjugés intériorisés, il faut adresser plus largement le sujet, c’est-à-dire accepter de regarder la partie immergée de l’iceberg et se rendre compte que les femmes effectuent au quotidien, en parallèle de leur vie professionnelle, un travail colossal et invisible constitué non seulement de tâches concrètes mais aussi de travail émotionnel (qui se définit par l’investissement émotionnel qu’on met à se préoccuper des autres : la façon dont on les écoute et dont on s’adresse à eux). Travailler avec des femmes, c’est avant tout travailler avec des " humains socialisés comme des femmes " , c’est-à-dire à qui on a appris à se soucier des autres, à être " gentilles ", à exprimer leurs émotions, à ne pas protester, à étouffer leur colère et à surtout ne pas trop en demander. Lire la suite de cette tribune sur Témavet.fr Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| REDIFFUSION : Épisode #38 - Marie-Claude Bomsel : Itinéraire (extraordinaire) d’une guenon gâtée (Partie 2) | 08 Mar 2024 | 01:25:40 | |
Marie-Claude Bomsel, vétérinaire extra-ordinaire (EnvA 1969) au 🎙 de Marine (Partie 2). A la fin du dernier épisode, nous avions laissé Marie-Claude à la ménagerie et voici que nous la retrouvons en plein hiver 1973, ambassadrice du Président Pompidou au pied de la muraille de Chine. Décidément, Marie-Antoinette ne tient pas en place ! En effet, elle fait partie de la délégation officielle chargée de convoyer le premier couple de pandas 🐼 offerts à la France par Mao. Vous vous doutez bien qu’avec Marie-Claude dans l’équipe, l’odyssée est loin d’avoir été un long fleuve tranquille 😉. Aucun avion n’ayant été spécialement affrété pour l’occasion et comme il n’était pas question de leur imposer le stress d’un voyage en soute, c’est donc tout naturellement qu’ils ont pris place dans le fond de la cabine d’un vol régulier Pékin-Paris ✈️. Outre la surprise de découvrir ces VIP (Very Important Pandas) très spéciaux, les autres passagers ont dû subir stoïquement les 15°C de la cabine 🥶 et les conséquences olfactives de leur menu 100% vegan à base de bambou. Autre surprise à l’arrivée, il ne s’agissait pas d’un couple mais bien de deux mâles (comme le suspectait Marie-Claude) dont un malade qui ne survivra d’ailleurs que quelques mois... De retour de son périple chinois, elle se prête au jeu médiatique, pas pour assouvir un besoin de notoriété mais plus pour répondre aux sollicitations et porter sur le devant de la scène les questions et les problématiques que génèrent la captivité. Elle multiplie les apparitions et les émissions 📺 (Les grosses têtes, C’est au programme, Tant qu’il y aura des bêtes ou encore Ushuaïa). La liberté de parole durant cette période de forte exposition médiatique a sans doute servi la cause qui est la sienne : améliorer les conditions de vie et les soins des animaux en captivité. Après de nombreuses expériences aussi intenses que variées, elle a finalement trouvé sa voie : elle veut faire entendre leur voix. Ancrée dans sa plus tendre enfance, la communication avec les animaux a vraisemblablement constitué son fil d’Ariane tout au long de sa carrière. On ne peut d’ailleurs pas parler de son parcours sans évoquer les grands singes 🙈 et plus particulièrement Nénette, cette orang-outan aujourd’hui cinquantenaire, qu’elle a accompagnée depuis son arrivée à la ménagerie et avec qui elle a toujours un lien particulier. Bien qu’elle ne reflète pas les valeurs traditionnelles de la société de l’époque, Marie-Claude incarne une femme déterminée et pleine d’audace qui nous offre un témoignage inspirant sur une période charnière dans l’histoire des vétérinaires. On ne peut nier son influence (sûrement inconsciente !) sur la féminisation et la « daktarisation » de la profession ! Directrice de la ménagerie, professeure au Museum national d’Histoire naturelle, vétérinaire ultramédiatisée… si elle fait l’éloge de la richesse de son métier de vétérinaire, elle porte un regard plus critique sur les perspectives à long terme. Solaire, incisive et drôle, elle nous livre une analyse sans concession sur son parcours de haut vol ; attachez vos ceintures et profitez du voyage, l’atterrissage 🛬 est prévu dans 1 h 23 !
– Podcast La Série Documentaire : « Marie-Claude Bomsel : la lionne de la ménagerie » : – Jane Goodall : https://fr.wikipedia.org/wiki/Jane_Goodall – Dian Fossey : https://fr.wikipedia.org/wiki/Dian_Fossey – Article de Germaine Aziz dans Libération (1996) : Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Marine Slove - Enregistrement : Marine Slove - Montage : Stéphanie Patiny - Texte du synopsis : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jon | |||
| REDIFFUSION : Épisode #38 - Marie-Claude Bomsel : Itinéraire (extraordinaire) d’une guenon gâtée (Partie 1) | 01 Mar 2024 | 01:01:35 | |
Marie-Claude Bomsel, vétérinaire extra-ordinaire (EnvA 1969) au 🎙 de Marine. Si rien ne la prédestinait à devenir vétérinaire, son amour des animaux lui en a sans doute insufflé l’envie dès le plus jeune âge et son âme d’aventurière a fait le reste ! Le moins qu’on puisse dire, c’est que son parcours professionnel atypique est digne d’un scénario d’Indiana Jones, véritable succession d’aventures palpitantes aux quatre coins du monde dont l’épicentre demeure la ménagerie du Jardin des plantes. Si beaucoup d’entre vous la connaissent déjà, elle nous livre ici des anecdotes truculentes sur les coulisses de sa trépidante carrière. Issue d’un milieu bourgeois versaillais, Marie-Claude grandit au Chesnay au milieu d’animaux en tous genres (corbeaux, chouette, hamsters…). Grâce à une figure maternelle anarchiste et féministe, elle s’autorise à penser que tout est possible en tant que fille, même si elle devra se battre pour obtenir ce qu’elle veut. C’est sans doute l’une des raisons pour lesquelles elle a d’abord emprunté les sentiers battus, pour mieux en sortir ! Citadine éprise de nature 🌳, elle choisit vétérinaire par refuge alors même que ce métier jugé « salissant » (et donc inconvenant pour une jeune fille de bonne famille) lui est vivement déconseillé ! Quand elle intègre l’ENVA en 1965, elles ne sont que douze filles dans sa promo, ce qui lui semble déjà beaucoup pour l’époque. Apolitique à son entrée à l’école, elle s’intéresse néanmoins aux débats animés suscités par Mai 68 et se retrouve à battre le pavé et à importer les revendications de la Sorbonne dans l’enceinte même d’Alfort. Au cours de son cursus, elle découvre d’abord la rurale 🐮 à Montmirail (telle Marie-Antoinette aux champs), puis la canine 🐩 auprès d’une clientèle versaillaise dont elle ne partage pas les préoccupations. Fraichement diplômée, elle s’envole avec son futur mari (et néanmoins confrère) pour Calcutta en 1969. Ils passent ainsi plusieurs mois en Inde en pleine période hippie puis elle découvre la République de Centrafrique de Bokassa après un stage au zoo de Vincennes 🐅, avant de rejoindre l’Indonésie où elle est frappée par la beauté inimitable de Dame Nature. A son retour, on lui propose un poste d’assistant à la ménagerie qu’elle accepte, bien que le salaire soit très en deçà de la rémunération des vétérinaires en clientèle. Elle est immédiatement séduite par ce lieu aux airs de Petit Trianon : Marie-Antoinette a enfin trouvé son hameau et y pose ses malles ! Celle qui allie la crinière du lion 🦁 au tempérament de lionne découvre la vie et les besoins des animaux en captivité et défriche le terrain notamment en matière d’anesthésie car les publications sont quasi-inexistantes. Pionnière dans ce domaine, elle initie donc un cycle de congrès sous l’égide de l’Allemagne de l’Est, mettant ainsi à profit ses connaissances géopolitiques. Si la ménagerie constitue son quartier général, elle n’en devient pas sédentaire pour autant et va continuer à sillonner la planète et les plateaux de tournage à des fins médiatiques et diplomatiques, toujours au service de l’amélioration des conditions de vie des animaux en captivité. → Nous retrouverons la suite des aventures trépidantes de Marie-Claude dès la semaine prochaine, dans l’épisode 2. Ne ratez pas le vol ✈️, prochaine escale : l’Empire du milieu 🐉!
– Marie-Claude Bomsel : https://fr.wikipedia.org/wiki/Marie-Claude_Bomsel – Nénette : https://fr.wikipedia.org/wiki/N%C3%A9nette_(orang-outan) Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Marine Slove - Enregistrement : Marine Slove - Montage : Stéphanie Patiny - Texte du synopsis : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jon | |||
| Épisode #66 - Erwann Créac’h : Véto Urg’artiste | 23 Feb 2024 | 01:16:49 | |
Erwann Créac’h, vétérinaire urgentiste et artiste (Oniris-ENVN, 1995) au 🎤de Sophie. Peut-on devenir vétérinaire par hasard ? Apparemment oui car Erwann avait tout envisagé ou presque à part vétérinaire ! L’année du bac, il a d’ailleurs changé d’orientation tous les mois, au gré de la poésie des intitulés : droit, commerce, diplomatie, ingénieur des eaux et forêts… Grâce à un dossier envoyé au dernier moment sans conviction, il accède à la prépa véto. Elève consciencieux, il intègre l’école de Nantes mais la satisfaction est de courte durée. Quand il découvre les TP en 2ème année, il prend conscience de ce qu’implique réellement son choix. Comme il n’a aucun autre projet, il ne peut se payer le luxe d’abandonner le cursus vétérinaire 🩺. Après quelques années de figuration, il passe le concours de vétérinaire inspecteur et part à Lyon puis à Bruxelles pour son Service civil. Rédiger des comptes-rendus pour le Comité Vétérinaire Permanent de la Commission Européenne lui permet de découvrir un univers passionnant, surtout dans le contexte tendu de la crise de la vache folle. Son 1er poste le conduit en Bretagne, à la DSV des Côtes-d’Armor. Malgré la richesse des opportunités de carrière, Erwann ne parvient pas à se projeter. Sur un coup de tête il solde ses congés et part en Indonésie. Le détour par Bali lui insuffle une inconsciente insouciance et à son retour il décide d’explorer de nouvelles pistes, pour laisser s’exprimer son âme d’artiste. Après un court passage au Cours Florent, il expérimente la vie de troupe 🎭mais malgré l’excitation de ses débuts de comédien, ses économies fondent comme neige au soleil… La solution lui apparait alors, limpide : il est vétérinaire, et pas seulement sur un bout de papier ! Erwann fait alors plusieurs stages chez des copains parisiens et devient urgentiste à VetoAdom. En plus des considérations pratiques et de l’adrénaline, ce poste lui apporte la satisfaction d’être enfin à la hauteur de son diplôme, de faire quelque chose de concret, d’utile et de gratifiant 🐶🐱. C’est l’esprit libre qu’il peut alors se consacrer (à temps partiel 😉) à sa carrière artistique. Après une pièce de théâtre, il se lance dans l’aventure du 7ème art 🎥. Régisseur, assistant sur un long métrage, il cofonde même sa propre société de production. Autodidacte, il produit 2 films engagés, l’un tourné en Iran (Noces éphémères) et l’autre au Burkina-Faso (Paris mon paradis). Mais Erwann a aussi des choses à dire. Il prend donc la plume d’abord pour raconter son quotidien loufoque de vétérinaire urgentiste dans un livre 📖 (Carnivores domestiques) pour lequel il reçoit le Prix 30 millions d’amis des mains de Michel Houellebecq et ensuite pour un premier roman (La montée des marches) dont la sortie est malheureusement fortement impactée par le covid. Aujourd’hui il écrit ✍️ des chansons, explorant avec ses mots les relations homme-femme, tour à tour avec humour ou gravité. 👉 Acteur, écrivain, metteur en scène, réalisateur, auteur, danseur… Si Erwann n’a pas eu la carrière d’astronaute dont il rêvait, la vie lui a quand même mis des étoiles plein les yeux 🤩! Toutes ces expériences artistiques ont sans doute nourri le vétérinaire qu’il est devenu. Il estime d’ailleurs avoir plus de messages à recevoir qu’à délivrer. A l’approche de la cinquantaine, il lui semble primordial de rester au contact et à l’écoute 👂des jeunes générations. Pour ne pas rester en marge de la société, mais surtout pour s’imprégner de leurs influences inspirantes. 🔗 Liens de l'épisode : – https://www.youtube.com/@ErwannCreach – https://www.linkedin.com/in/erwann-cr%C3%A9ac-h-66a97261/ – Livres : Carnivores domestiques et La montée des marches Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone | |||
| Épisode #65 - Jennifer Blondeau : Véto grandeur Nature | 16 Feb 2024 | 01:29:33 | |
Jennifer Blondeau, vétérinaire baroudeuse au milieu du bush (Liège, 2010) au 🎤 de Sophie. Ses premiers contacts avec les animaux ont lieu dans la ferme de ses grands-parents et tout de suite vétérinaire s’impose comme le seul choix professionnel possible. Pourtant, son amour pour les animaux sauvages se renforce avec « Le roi lion » et « Sauvez Willy » (des rèf qui parlent encore aux trentenaires 😉) et très vite Jennifer réalise qu’elle aimerait les approcher mais pas forcément au bloc, plutôt dans leur milieu naturel. Ethologue, biologiste… d’autres projets germent dans son esprit d’adolescente mais aucun n’est aussi tenace que son idée première. Elle quitte donc Marseille pour saisir l’opportunité vétérinaire belge 👩🎓! Pendant ses études, son père est muté en Afrique du sud, ce qui lui permet de découvrir le pays. Devenir spécialiste de la faune sauvage serait-il LE bon plan pour concilier l’amour 😍 de ces grands espaces et son métier de vétérinaire ? Elle enchaine donc les stages dans cette optique, d’abord auprès d’un vétérinaire sud-africain puis dans deux parcs zoologiques en France et aux Etats-Unis. Ces expériences ont nourri sa fascination d’approcher de tels animaux mais ont également suscité un questionnement sur leur captivité. Si elles ont aboli la distance, elles ne lui ont pas permis de trouver du sens car ce que veut réellement Jennifer, c’est être utile aux animaux sauvages et les côtoyer dans leur habitat naturel. Après un an d’internat en canine 🐶 pour approfondir ses connaissances, elle retourne en Afrique du sud comme bénévole 📷 auprès d’une association. Une parenthèse enchantée de 5 mois au milieu du bush pour étudier la dynamique des populations d’éléphants 🐘 et favoriser une cohabitation pacifique de ces géants attachants avec les communautés locales vivant en bord de réserve. Mais ce bénévolat ne peut durer éternellement et le diplôme français n’étant pas reconnu en Afrique du sud, Jennifer doit choisir : soit passer l’examen 🎓 pour obtenir le droit d’exercer soit rentrer en France. Normandie, terre d’accueil : la voici donc de retour sur les terres familiales ! Après 3 ans en canine, elle postule au CNITV et obtient un poste mixte incluant la gestion d’appels téléphoniques 📞, la formation d’étudiants et surtout la participation à un programme de réintroduction des vautours. Son intérêt pour la formation et la transmission la conduit à répondre à une annonce de formatrice pour les ASV à Aix-en-provence. Son poste de chef de projet en e-learning la passionne et lui permet de faire des voyages réguliers en Afrique du sud. Et un jour, il faut prendre une décision. On lui propose un poste permanent sur place @elephantsalive. Va-t-elle enfin sauter le pas ? Ecouter ses envies plutôt que ses angoisses ? Choisir la vie sauvage qui la fascine et délaisser la pratique ? Parvenir à assumer qu’elle est et sera toujours vétérinaire 🩺, même si elle n’exerce pas dans une clinique ? C’est ce que vous découvrirez en écoutant son récit passionné qui fera sans doute écho à bon nombre d’entre nous 😉 👉Qui n’a jamais rêvé de soigner un lion 🦁 ou d’approcher une girafe 🦒 ? Qui n’a jamais ne serait-ce qu’imaginer toucher un éléphant ou un rhinocéros ? Et pourtant on ne passe pas si facilement du rêve à la réalité. Il ne suffit pas de croire en ses rêves, il faut savoir saisir sa chance et même parfois la provoquer ! Jennifer est sûre d’une chose, c’est que pour ne pas avoir de regrets il faut agir et ne pas s’empêcher soi-même. La route est belle, même si elle est sinueuse… et surtout quand elle traverse la brousse ! 🔗 Lien de l'épisode : Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone | |||
| Épisode #64 - Pol Grosfilley : Des ordonnances à la finance | 09 Feb 2024 | 01:08:40 | |
Pol Grosfilley, vétérinaire en école de commerce (Oniris-Ecole vétérinaire de Nantes, 2022) au 🎤 de Marine. Dans un monde idéal, il aurait été cavalier professionnel. Mais pour concilier ses envies, sa passion et les attentes familiales, Pol est devenu vétérinaire🩺. Après 3 années de prépa dont il garde d’excellents souvenirs (il a même réussi à continuer à monter à cheval !), il intègre l’école de Nantes. L’angoisse qui le saisit à l’annonce des résultats (pourtant positifs) va le tenailler plusieurs mois après la rentrée. Un sentiment de vide qui pourrait être un simple contrecoup ou un début de burn-out. Il doit son salut à ses parents qui avaient négocié un cheval en cas de réussite au concours et qui ont honoré cette promesse dès la première année. S’il fait partie des générations d’étudiants malmenés par la pandémie, il est cependant assez privilégié. Le Covid en 3ème année est un moindre mal 🥳 car la vie en coloc dans une maison avec jardin permet de prendre les choses plus sereinement et de moins ressentir la solitude. A cette époque, le chemin semble tout tracé : Pol va exercer en équine🐴, nul besoin d’anticiper ou de se projeter. Pourtant, le stage de 5ème année suscite de nombreuses interrogations. Le rythme intense et le contexte complexe posent question : est-ce que la vie de ces praticiens équins lui fait vraiment envie ? Finalement pas tant que ça… il réalise qu’il ne veut pas d’une vie 100% cheval et que le côté sportif prime sur l’aspect médical. Le besoin de variété 🌏 est le plus fort, même s’il doit affirmer ce choix et faire valoir ce changement d’orientation. Influencé plus ou moins consciemment par le double cursus maternel (médecine + école de commerce), il interrompt ses démarches de recherche d’internat et intègre l’EM Lyon pour deux années de Master. Là encore, il décide de tracer son propre chemin et prend une année de césure. Mû par une envie de comprendre le système de l’intérieur, il effectue un premier stage en banque d’affaires 💵 et un second dans un groupement de cliniques afin d’acquérir de nouvelles compétences pour construire son futur projet vétérinaire. Pourtant Pol n’a pas complètement renoncé à ses premières amours puisqu’il est encore vétérinaire réserviste pour une antenne militaire de plus de 200 chevaux 🐴. Ce soutien ponctuel (de 3 à 90 jours par an) apporté aux vétérinaires titulaires est fonction de l’adéquation entre leurs besoins et les disponibilités de Pol mais cela lui permet tout de même de garder un pied dans la pratique ! 👉Toujours en quête de diversité et de nouveauté, Pol chasse l’ennui de la routine, même pendant ses vacances ! En partant avec l’association Objectif Science International, il contribue à faire avancer des projets scientifiques d’envergure tout en découvrant la faune et la flore de destinations qui font rêver : le Kirghizstan à cheval à la recherche de la panthère des neiges🐆, l’étude du comportement des dauphins 🐬au large de Tahiti… En refusant de choisir une seule et unique voie, Pol a l’agréable sensation de ne devoir renoncer à rien et ça lui va bien ! 🔗 Liens de l'épisode : – https://www.vacances-scientifiques.com/ Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Marine Slove - Enregistrement : Marine Slove - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Rediffusion : Épisode #55 - Audrey Chevalier : Rien de moins grand que l’océan | 04 Aug 2024 | 01:31:03 | |
Audrey Chevalier, vétérinaire halieute exaltée (Lyon VetAgro Sup, 2020) au 🎤 de Sophie. Fillette introvertie, Audrey était plus à l’aise avec les animaux qu’avec les gens… mais elle a bien changé, aujourd’hui comme un poisson 🐠dans l’eau lorsqu’elle doit prendre la parole à l’ONU ! Son attrait pour la faune marine 🐟 date de son enfance insulaire à La Réunion. Dès la 2ème année d’école à Lyon, elle tente de concilier ses études de vétérinaire et sa volonté farouche d’œuvrer pour la protection des animaux marins. Mais ses notes ne lui permettent pas de partir en Erasmus et elle envisage alors sérieusement d’interrompre son cursus. Son directeur d’études lui tend la main au moment opportun et lui apporte le soutien nécessaire pour ne pas abandonner. Elle redouble son année mais avec seulement 2 matières à valider. Audrey met donc à profit cette année hybride pour retrouver la motivation : stage à l’Ifremer de La Réunion🤿, investissement associatif, inscription à Normale Sup… Les années se suivent et ne se ressemblent pas, un stage à la FAO par-ci, un master 2 d’ingénieur agronome spécialité Gestion des pêches⚓️ par-là 😉mais avec toujours la protection des espèces marines comme fil conducteur ! C’est d’ailleurs un autre stage, à l’ONU, qui va lui permettre de prendre conscience de ses capacités et des opportunités qui existent dans son domaine de prédilection qu’on lui décrivait pourtant comme « saturé et sans perspectives ». Elle se découvre alors une grande facilité à prendre la parole en public et une soif d’apprendre décuplée par ces sujets qui la passionnent 😍. Stage et thèse sont impactés par le covid 😷 ; elle accède à l’échelle internationale depuis sa chambre, ce qui la frustre ! Audrey est incontestablement une femme de terrain. Pour garder un filet de sécurité, elle fait des gardes en canine 🐱🐶 mais pas de quoi la faire dévier de son cap et finalement c’est avec un certain soulagement qu’elle renonce à la pratique. Audrey découvre la fibre entrepreneuriale pendant ses études. Elle crée C & Cie, un cabinet de conseil en gestion des littoraux, avec un co-promo de Rennes. Et les résultats sont au-delà de leurs espérances, tant en termes de visibilité que d’entrée dans la vie active. Coupée dans son élan vers le Pacifique par l’épidémie de covid, elle rejoint ses parents en Guyane et devient Responsable « Océans » au sein d’une ONG environnementale qui travaille main dans la main avec l’industrie de la pêche 🎣. Et clairement, c’est le job de ses rêves ! Avoir carte blanche pour monter des projets de protection de l’écosystème marin 🐢🐬et les mettre en place sur le terrain, que demander de plus ? Et tout ça avec la crédibilité et la légitimité que confère le Panda (WWF 😉). Si Audrey mange du poisson et des produits de la mer 🦐🦀? Oui, mais durables. Elle a banni de nombreux produits de son alimentation mais s’approvisionne en poissons en circuit ultra-court (presqu’à la barque !). C’est un message qui lui tient à cœur de faire partager : raisonner la consommation de produits de la mer et limiter au maximum l’usage de plastique car cette pollution voyage partout, y compris dans l’océan 🌊. 👉 Même si elle n’exerce plus, les compétences acquises pendant ses études lui servent au quotidien, tant la démarche diagnostique que la capacité d’analyse. Véritable sésame, le diplôme de vétérinaire 🩺 est un passeport scientifique (amplement mérité !) qui ouvre des portes dans une multitude de domaines alors ne nous bridons pas, explorons le champ des possibles !
– https://www.linkedin.com/in/audrey-chevalier-dvm/ Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone | |||
| Épisode #63 - Jean-Michel Denis : La force du destin | 02 Feb 2024 | 01:30:12 | |
Jean-Michel Denis, vétérinaire insulaire (ENVT, 1995) au 🎤de Sophie. Si Jean-Michel n’a pas de souvenir précis sur l’origine de sa vocation, peut-être est-ce parce qu’il est né avec ? Car s’il a testé de nombreux sports, essayé différents instruments, la volonté de devenir vétérinaire 🩺 fut sans doute la seule constante de sa vie d’enfant et d’adolescent. Malgré un parcours scolaire plus que chaotique, il a toujours réussi à tirer son épingle du jeu, parfois au dernier moment et grâce à de petits coups de pouce du destin. Pour celui qui a obtenu son bac au rattrapage et qui n’avait aucune prédisposition pour les maths et la physique, la prépa ne représentait pas une marche à gravir mais bien l’Everest 🏔 à escalader ! Et pourtant il intègre Toulouse et fait enfin ce qui l’intéresse vraiment. Il parvient même à redoubler sa 2ème année et partir en Erasmus à Barcelone ! Pour cet enfant fasciné par le vivant, qui offrait une sépulture aux fourmis, il n’est pas étonnant que le parcours professionnel commence en Guyane, sur une île 🏝 à la biodiversité menacée. La criminalité grandissante le contraint néanmoins à rentrer en métropole, mais accompagné de l’infirmière de la base scientifique où il travaillait ! En 2001, après 3 ans dans les Landes, l’isolement étant trop difficile à vivre pour sa femme, ils saisissent l’opportunité d’aller travailler à La Réunion. Ce qui devait être un interlude d’un an s’est rapidement transformé en projet de vie. Bovins🐮, chevaux🐴, serpents venimeux 🐍et même crocodiles🐊, rien ne fait peur à Jean-Michel qui possède une véritable connexion avec l’ensemble du règne animal. Associé au bout de 3 ans, il contribue à faire évoluer la structure qui l’a accueilli, en un groupe très dynamique de 6 cliniques 🤩. Dans ce nouveau modèle, le point fort est la mise en réseau des compétences et du matériel. Les 6 associés n’hésitent pas à faire appel à des coachs en entreprise pour optimiser leur fonctionnement d’équipe et reviennent se former en métropole à tour de rôle pour pouvoir ensuite mutualiser les nouvelles compétences acquises. Après les ressources humaines, les recouvrements et les contentieux, les enjeux de Jean-Michel pour 2024 concernent davantage la communication : passer du savoir-faire au faire savoir. Sans oublier les objectifs sportifs car Jean-Michel pratique la Force Athlétique 🏋️en compétition et prépare les championnats du monde en octobre prochain. Et avec succès car après seulement 6 années d’entrainement et malgré une spondylarthrite ankylosante invalidante, il est double champion de France et médaillé de bronze 🥉aux championnats d’Europe de 2021. Cette discipline de force s’apparente à l’haltérophilie, avec des mouvements moins techniques mais des charges plus lourdes. En plus de toutes les autres vertus de ce sport, c’est surtout le meilleur moyen pour Jean-Michel de faire taire son mental🧠, ce qui n’est pas chose aisée ! 👉Sportif accompli certes, mais qui pratique aussi bien le développé couché que « l’art du doute ». Fervent adepte de la zététique, Jean-Michel prône la nécessité de douter de tout, par principe. Loin de nier l’évolution des connaissances et l’importance des données théoriques (il a d’ailleurs un CES d’hémto-bioch), il insiste quand même sur l’intérêt de parvenir à faire une synthèse entre théorie et pratique car l’expérience clinique est un bagage à porter avec fierté. Et bien qu’il pratique une discipline de force avec son corps, son esprit est dans l’accueil car dans les relations humaines, « l’écoute est bien plus bénéfique que l’affrontement ». 🔗 Liens de l'épisode : – https://www.facebook.com/lafournaiselifter/?locale=fr_FR Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone | |||
| Épisode #62 - Mihaï Guzu : Les dents du bonheur | 26 Jan 2024 | 01:19:48 | |
Mihaï Guzu, vétérinaire stomatologue (Liège, 2013) au 🎤 de Sophie. Il est l’un des 5 vétérinaires français diplômés de l’EVDC et pourtant Mihaï aurait dû être ingénieur. Le destin s’est sans doute joué dans l’enfance pour ce jeune roumain dont la famille a traversé une partie de l’Europe pour trouver refuge à Bourges. Confronté à l’impuissance 🤔d’une équipe médicale démunie devant la tumeur de la mâchoire dont souffre son chat😿, il rêve de pouvoir faire plus. Pourtant il entreprend des études d’ingénieur. C’est un livre qui va le ramener sur sa trajectoire, dans sa quête de sens, vers un métier plus grand, qui lui permet aujourd’hui de réaliser son souhait d’enfant : restaurer le confort des animaux qui souffrent en silence. S’il ne garde pas un souvenir impérissable de ses études à Liège, il s’implique quand même dans la vie associative. Il multiplie les stages à Advetia, quand ça n’était encore qu’une « petite » structure de référés et pas le CHV d’aujourd’hui. Après un internat à Alfort notamment pour combler quelques lacunes en médecine interne, Mihaï exerce deux ans en canine 🐶🐱. Rétrospectivement, il ne peut que constater l’avantage indéniable qu’a constitué ce bagage clinique avant de se lancer dans une spécialisation. Et il n‘a pas fait les choses à moitié : 3 DU et une résidence, what else ?! Paradoxalement, cette spécialité très développée en humaine, est peu représentée en médecine vétérinaire et semble souffrir d’un manque d’attractivité, couplé à un déficit de formation initiale. L’enseignement académique est plus poussé au Royaume-Uni ou en Belgique… Rien n’a entravé le parcours d’excellence 🎓 de Mihaï dont la récompense ultime reste la satisfaction des propriétaires. Son attrait pour la technicité du geste et sa soif de connaissances ont été comblés par cette discipline aussi passionnante que méconnue. Car, ne vous y trompez pas, la stomato va bien au-delà du combo détartrage-extraction dentaire ! Parodontologie, greffe osseuse, attelle interdentaire… c’est presque de la poésie quand il en parle 😉 Comme on a pu l’entendre avec Alexis, la formation pratique varie beaucoup en fonction des espèces. Mihaï se cantonne donc aux carnivores domestiques, bien que cela lui ait ouvert les portes de la faune sauvage ; il est déjà intervenu sur une panthère🐆 et un rhinocéros🦏 ! Il apprécie d’ailleurs la liberté de travailler dans une grosse structure, pionnière dans le domaine et encore indépendante. Les chaines de cliniques représentent l’une des voies de développement de cette spécialité, à l’instar de ce qu’on observe dans d’autres pays. Comme toute nouveauté, il ne s’agit pas de la nier ou de la rejeter en bloc mais bien d’essayer d’en limiter les éventuelles dérives par un cadre règlementaire adapté. L’environnement sociétal évolue, les structures de soins doivent s’adapter aux nouvelles attentes, en gardant l’animal et ses besoins en matière de santé au cœur des préoccupations. Son conseil de spécialiste 🩺 : référer le plus tôt possible pour optimiser le parcours de soin et améliorer la satisfaction client ! 👉 Pour celui qui n’a jamais renié son côté artiste, le dessin a toujours été une échappatoire. Les dessins d’enfant ont laissé la place aux dessins techniques puis aux schémas d’anat ✍️ que Mihaï prend plaisir à partager dans des publications. Alors pour les jeunes diplômés avides de formation, il ne ménage pas ses encouragements : « allez au bout de vos envies, suivez les cursus de spécialisation même les moins répandus et surtout n’abandonnez pas trop vite ! ». 🔗 Liens de l'épisode : – Livre « Le puma blanc », Ronald Douglas Lawrence Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone | |||
| Épisode #61 - Benjamin Dufour : Croc and roll | 19 Jan 2024 | 01:13:28 | |
Benjamin Dufour, vétérinaire rockeur entrepreneur (Liège, 2008) au 🎤 de Sophie. Vous brûlez de savoir comment jongler entre une activité de référés en orthopédie, une usine de petfood et la scène des plus grands festivals de rock 🎸? Benjamin vous confie ses petits secrets pour concilier les attentes d’une clientèle, de l’entreprise familiale et d’un public averti ! Pour la majorité d’entre nous on parle de vocation, pour Benjamin il s’agit presque d’une illumination ! Comme sa passion survit aux tumultes de l’adolescence, il entreprend des études de vétérinaire 🩺 à Liège, tant pour le côté convivial 🥳que pour l’aspect pratique de pouvoir y réaliser l’ensemble de son cursus. Les premiers pas en clientèle se font en France, lors d’un rempla en zone frontalière. Mais il s’installe rapidement dans le cabinet de sa belle-mère et fait évoluer la structure. Après 5 ans de pratique, il décide d’arrêter la partie équine pour se laisser l’opportunité de développer sa vie de famille en parallèle de la canine. Après un CES d’orthopédie à l’ENVT, sa clientèle se compose désormais de cas référés. En 2013, il a un déclic grâce à une cliente historique qui lui demande des comptes sur l’alimentation de son animal. D’abord irrité de devoir se justifier à propos d’une situation sur laquelle il n’a pas d’emprise, Benjamin en profite pour remettre en question la gestion vétérinaire de l’alimentation de nos animaux de compagnie 🥦 et partir en quête d’une solution satisfaisante pour se « réapproprier » la légitimité en nutrition. Dans ce marché gigantesque et toujours attractif qu’est le petfood, le projet qu’il a en tête est de monter une start-up à petite échelle mais avec des velléités de « peser dans le game » ! Il veut mettre en avant une marque qui tienne compte des besoins de santé des animaux, tout en répondant aux enjeux économiques et écologiques d’aujourd’hui. Le challenge est double car il faut également fournir des infos de qualité pour répondre aux exigences des propriétaires souvent perdus dans la jungle des marques et des arguments marketing. C’est chose faite avec Sanalio, qui propose un aliment complémentaire (car il faut ajouter une source de protéines) pour chiens 🐶 sous la forme d’un muësli d’une quinzaine d’ingrédients. Cette ration complète et équilibrée une fois les protéines ajoutées 🥩 se veut adaptable en fonction des besoins des animaux et pratique pour les vétérinaires. Cette entreprise familiale possède sa propre ligne de production, pour une maitrise totale du process de fabrication. Même s’il n’est pas toujours facile de travailler avec ses proches, le soutien et la bienveillance qui cimentent leur (petite !) équipe leur permettent d’envisager à moyen terme des perspectives de développement géographique, avec une possible ouverture au marché européen. 👉Perfectionniste dans son travail, Benjamin n’a pourtant jamais renié son côté artistique. Parfait exemple du fait que notre métier ne nous définit jamais complètement, à ses heures perdues (si si, il doit y en avoir quelques-unes !), il n’hésite pas à troquer sa blouse 🥼 pour son blouson de cuir et continue de se produire avec son groupe pour des concerts ou lors de festivals. Il a même partagé la scène avec TRUST ou encore Claudio Capéo. Pleinement épanoui, il semblerait bien que ce vétérinaire artiste ait trouvé sa recette du bonheur ! 🔗 Liens de l'épisode : – https://www.totalfoutrock.be/ Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| REDIFFUSION : Épisode #50 - Hackavet : les idées d'aujourd'hui font les solutions de demain | 12 Jan 2024 | 01:04:37 | |
Maxime Lachérade et Louis Petton, étudiants vétérinaires et entrepreneurs (ENVA, 2024) au 🎤 de Marine. Un duo : une première dans Vet’o micro ! Maxime et Louis, étudiants en 5ème année, ont transposé avec brio le concept du Hackathon au milieu vétérinaire en fondant Hackavet, premier marathon de la réflexion 💭 pour étudiants destiné à faire émerger des solutions concrètes aux problématiques majeures de l’écosystème vétérinaire. À les écouter, on peut être sûr d’une chose : ils étaient faits pour se rencontrer ! Ils ont su exploiter leur complémentarité à bon escient, sans jalousie ni ego mal placé. Si leurs nombreux points communs les ont rapprochés, leur motivation a fait le reste. Ils intègrent l’ENVA en 2019 et s’impliquent avec ferveur dans la vie étudiante 🥳. Quand Maxime se découvre une passion pour l’évènementiel et prend des responsabilités au sein de la BnVA puis du Comité Accueil, Louis n’est pas en reste avec la présidence de la Junior Entreprise Provéto. Les apprentissages de cette expérience associative leur seront sans doute profitables dans leur futur professionnel. Ils les ont d’ores et déjà mis au service de leur association : Hackavet, avec en filigrane, l’envie de donner des clés 🗝 pour susciter et développer la fibre entrepreneuriale dès l’école vétérinaire. La genèse du projet remonte au constat alarmant fait à l’issue des résultats d’évaluation des enseignements : 1/3 de leur promo se sent mal… Devant ce mal-être ambiant, Maxime et Louis décident d’accompagner les étudiants par le biais d’un grand jeu concours 💡. De l’idée à la réalisation il faut quand même compter quelques mois ; soit le temps nécessaire pour préciser les contours du concept, réunir une équipe et fédérer tous les acteurs autour du projet. Car pas question d’être des électrons libres, ils veulent obtenir le soutien de l’ensemble de la profession. Grâce à leur ténacité et leur professionnalisme, l’ENVA met à leur disposition l’AGORA pour accueillir la première édition d’Hackavet. Le temps d’un week-end, des équipes mixées de 5 participants d’horizons et de profils différents vont élaborer des solutions concrètes innovantes à des problématiques dans 3 domaines (Ecologie, Relations humaines, Technologie). Les étudiants, encadrés par des mentors vétérinaires et non-vétérinaires, ont donc 48h ⏳ pour exposer un projet construit. Alèses réutilisables, gestion du deuil, carnet de santé digitalisé… au-delà des vainqueurs 🏆 de chaque catégorie, de nombreux projets suscitent l’engouement de la communauté. Les retours sont unanimes et tous élogieux ! Cet élan de confraternité s’est révélé être un formidable vecteur de confiance pour tous ces étudiants en mal de reconnaissance et de légitimité. L’asso va rester aux mains d’étudiants, mais les co-fondateurs resteront très impliqués. Ils souhaitent d’ailleurs que les prochaines éditions soient plus cosmopolites (la première a rassemblé des étudiants de 10 ENV à travers l’Europe). 👉L’entrée dans la vie active approche à grands pas et là encore Maxime et Louis partagent une vision commune de leur futur : l’envie d’entreprendre doit servir leur pratique et réciproquement. Curieux, polyvalents et dotés d’une forte conscience écolo, ces dignes représentants de la « Gen Z » n’envisagent pas le travail comme une fin en soi. L’essentiel, à la fin de la journée, c’est de pouvoir constater que leur travail a eu un impact positif sur leur entourage, leurs clients et sur l’ensemble de la société. Et pour cela, ils s’emploient dès à présent à faire évoluer l’écosystème vétérinaire 🩺, pour le bien de tous et par l’implication de chacun. 🔗 Liens de l'épisode : – Miro – Hackavet – Hackavet : d’une idée simple à un projet fou ! – Hackavet, l’hackathon vétérinaire… Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Marine Slove - Enregistrement : Marine Slove - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone | |||
| REDIFFUSION : Épisode #45 - Hélène Gateau : Vétérinaire saltimbanque | 05 Jan 2024 | 01:14:21 | |
Hèlène Gateau, vétérinaire animatrice, chroniqueuse et écrivain (ENVN-Oniris, 2003) au 🎤 de Marine. La saison 2 ne pouvait pas mieux démarrer : notre première invitée n'est autre qu'une célébrité audiovisuelle ! La vie d’Hélène ressemble à un conte de fées 🧚♀️, comme si plusieurs d’entre elles s’étaient penchées sur son berceau ou qu’elle avait, par inadvertance, frotté la lampe d’Aladdin 🧞♂! Accordez-vous le temps d’une parenthèse dans son univers enchanté en écoutant les premiers chapitres de son histoire… Il était une fois 📖, une petite fille heureuse et insouciante. Son enfance à la campagne et sa forte attirance pour la faune sauvage ont déterminé son cursus scolaire, son talent et son travail ont fait le reste. Hélène intègre bizut et rejoint Nantes avec son meilleur ami. De cette période, elle nourrit quelques regrets, ceux d’avoir trop bien exploité le système de ronéos et de ne pas avoir pleinement profité de la qualité de la formation théorique dispensée à l’école. Pendant sa thèse, la rencontre avec Thierry Bedossa modifie ses plans ; elle abandonne l’idée de l’internat et reste travailler à Neuilly à ses côtés pendant 4 ans. Toujours à la recherche de variété pour tromper l’ennui, elle assure également une partie de la formation au GIPSA pendant 2 ans. Par la suite, c’est l’amour qui a souvent guidé ses choix ; elle s’adjuge même un Master marketing à l’ESCP pour impressionner son amoureux brésilien, peu convaincu par l’aura de son diplôme de vétérinaire. Forte de ses nouvelles compétences, elle rentre dans l’industrie pharma ; d’abord chez Nestlé puis chez Pfizer. Mais l’oiseau 🦜finit par quitter cette cage dorée et s’envoler vers de nouveaux horizons. Et la magie continue d’opérer car dans une ambiance de réveillon au coin du feu 🔥, Hélène décide de changer de cap et d’accepter d’animer une chronique quotidienne dans une émission TV itinérante à travers la France. Avec plus de 250 villes à son actif en 8 années de diffusion de « Midi en France », ses connaissances du terroir et du territoire français sont sans doute dignes du Routard 😉 Les projets s’enchainent : 45 numéros d’« Hélène et les animaux » sur France 5, une chronique radio sur RTL, une participation à « Ushuaïa TV, le mag » où elle reçoit en interview de nombreuses personnalités, véritables aventuriers de l’environnement. Et qui mieux que Sylvain Tesson, son dernier invité, pour préfacer son prochain livre ? Car oui, Hélène est aussi autrice, enfin "auteur" car elle n’est pas attachée à la féminisation systématique des titres. « Pourquoi j’ai choisi d’avoir un chien (et pas un enfant) » est son 6ème opus 📚. Cette exploration scientifico-sociologique du lien si particulier entre une personne et son animal est en quelque sorte une réinterprétation de la cellule familiale, une ode à l’Amour 💖 de l’autre (même s’il est d’une autre espèce !). Nul doute qu’avec un titre délibérément provocateur et un sujet aussi passionnant, il va dynamiser la prochaine rentrée littéraire. Il reste plein de chapitres à écrire à son histoire mais à la fin, vous vous en doutez, elle vécut heureuse et eut beaucoup…. de chiens 🐕!! Bien que son diplôme ne la définisse pas complètement et ait pu parfois être un frein à la réalisation de certains projets, Hélène sera toujours vétérinaire, dans un coin de sa tête. Si la formation est davantage un formatage, chacun est libre d’en livrer sa propre interprétation et celle d’Hélène est aussi exceptionnelle qu’inspirante. Loi de l’attraction ou super karma, elle mesure la chance 🍀 qu’elle a de vivre ses rêves, même s’ils ont parfois un léger goût d’insécurité ! 🔗 Liens de l'épisode : - Tout sur votre chien (Albin Michel) - Tout sur votre chat (Albin Michel) Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Marine Slove - Enregistrement : Marine Slove - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone | |||
| Épisode #60 - Anne-Lise Rousset : Vet’o sommet | 22 Dec 2023 | 01:12:26 | |
Anne-Lise Rousset, vétérinaire star de l’ultra-trail (ENVT, 2013) au 🎤 de Sophie. Connue et reconnue pour son record sur le GR20 moins d’un an après la naissance de son fils, Anne-Lise est une sportive accomplie qui n’a pas délaissé pour autant son métier de vétérinaire 🩺. Devenir athlète de haut niveau n’a jamais été une fin en soi et pourtant l’émotion est palpable quand elle repense au moment où elle a été appelée en équipe de France. Découvrez comment elle parvient à intégrer entrainement et échéances sportives dans son planning (bien rempli !) de véto mixte. Pour cette enfant de la campagne, soigner chevaux et bovins a toujours été une évidence. Et si Anne-Lise a conscience que son petit gabarit peut constituer une limite physique, elle n’a jamais rien laissé être un frein à sa vocation. Après une prépa à Clermont-Ferrand pendant laquelle elle doit mettre le sport entre parenthèses, elle intègre l’ENVT et son club « Raid ». C’est pendant ses études qu’elle est « découverte » par son futur entraineur (et mari !), Adrien. Malgré un investissement majeur et un entraînement intensif, toute carrière sportive est forcément circonscrite dans le temps… peu nombreux sont les sports que l’on peut pratiquer à un niveau professionnel après 40 ans. Tandis que d’autres vivent de leur sport grâce au sponsoring notamment, Anne-lise a toujours voulu conserver son métier de vétérinaire en plus de sa carrière de sportive ⚖️. Alors une semaine-type d’Anne-lise a des allures de parcours du combattant 😅: entrainements sur les pauses dèj et le WE, renforcement musculaire quotidien à la maison, repos sportif les jours de garde… Une rigueur quasi-militaire, même depuis l’arrivée de son fils il y a quelques mois. Son mari est un soutien de chaque instant car il est à la fois son entraineur, son community manager, son premier fan et son agent ! Anne-lise n’a pas l’esprit de compétition dans le sang mais adore la convivialité que ce sport lui apporte. Pour cette timide décomplexée, le partage dans l’effort donne des ailes, permet de se transcender et décuple les émotions. Alors quand elle décide de se lancer le défi des 170km du GR20 corse, rien ne la fera reculer 🚫. Ni la distance inédite (elle n’a jamais fait plus de 100km), ni la maternité. Pari osé certes mais gagnant ! Il faut dire qu’elle a conservé une activité physique intense mais appropriée jusqu’au dernier mois et qu’elle a repris l’entrainement avant même la fin du traditionnel congé mat. Si Anne-Lise est une touche à tout passionnée de rurale 🐮, elle est néanmoins consciente de la complexité du métier de praticien aujourd’hui : exigences de la clientèle et exigences en tant qu’associée. Exposée au manque de bienveillance et au mécontentement parfois infondé des propriétaires, elle met d’ailleurs en lumière la nécessité pour les équipes soignantes de communiquer, de partager et de prendre du recul. Au travail comme à l’entrainement, il faut savoir raison garder pour ne pas s’épuiser ! 👉 Même si elle n’en fait pas état devant sa clientèle, tout a changé depuis la médiatisation de son record de Corse 🏆. Pourtant Anne-lise n’a pas changé d’état d’esprit car elle est intimement persuadée que les projets Pro sont toujours conciliables avec des objectifs sportifs s’il on s’en donne les moyens. Dans le sport, c’est toujours en CDD (Carrière à Durée Déterminée⏳) donc il faut en profiter au maximum, ne rien s’interdire, car le temps file... Pour celle pour qui abandonner n’est jamais une option, les objectifs et les investissements justifient d’aller au bout de soi-même : ne renoncer à rien est le seul moyen de ne pas avoir de regrets ! 🔗 Liens de l'épisode : - Film "Ce qui compte" Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone | |||
| Épisode #59 - Emmanuel Thebaud : Perceptions culturelles et sociétales du vétérinaire d’aujourd’hui | 15 Dec 2023 | 01:31:07 | |
Emmanuel Thébaud, vétérinaire collectionneur illustrateur (Nantes, 1997) au 🎤de Marine. Le congrès Afvac 2023 vient de refermer ses portes et cette édition lilloise nous a réservé quelques (bonnes !) surprises. Parmi elles, une expo préparée avec ferveur par Emmanuel, qui nous a permis de découvrir ou redécouvrir 50 figures médiatiques et culturelles ayant façonné l’image des vétérinaires depuis 200 ans. Vaste sujet que la représentation culturelle et sociétale du vétérinaire 🥼 à travers les âges mais qui suscite aussi une vague de questionnement et d’introspection pour bon nombre d’entre nous. S’il s’est longtemps raconté qu’il devait son diplôme de vétérinaire 🩺 à son travail et à un heureux hasard, en réalité sa fascination pour le monde animal est bien plus profonde et sûrement à l’origine, inconsciente, de sa vocation. 100% nantais, il y fait sa prépa puis intègre l’école véto et y travaille encore aujourd’hui, après quelques expériences professionnelles exotiques 🌞 (dans le Pas-de-Calais). L’ENV est d’ailleurs une période charnière, dans sa construction d’adulte mais aussi dans l’acquisition d’une méthodologie de travail et dans la genèse de liens amicaux forts. Les premiers remplas 🐱🐶 génèrent tellement de stress malgré des employeurs rassurants et bienveillants qu’Emmanuel part au Tchad dans le cadre de son service militaire. Cette coopération dans laquelle les études terrain ont une place centrale, est une expérience qui le fait grandir et qui constitue une véritable prise de conscience quant aux contours de son avenir professionnel. Tour à tour vétérinaire vacataire aux abattoirs pendant 2 ans, éditeur délégué chez Vét’El 🐮 pendant 13 ans puis directeur commercial et marketing dans une centrale d’achats depuis 8 ans, la trajectoire d’Emmanuel est aussi atypique qu’inspirante. Passionné de BD, illustrateur, collectionneur enthousiaste… il est intarissable sur les représentations culturelles du vétérinaire dans la société. Son analyse sur la façon dont les gens perçoivent la profession nous éclaire à plus d’un titre. La formation vétérinaire favorise une surexpression de notre côté « scientifique », au détriment de notre besoin primaire pas toujours conscient de soigner les animaux 🐴🐷🦜. Ce regard d’enfant enfoui plus ou moins profondément semble réémerger plus tard chez certains d’entre nous, aux vues de la hausse du nombre des parcours atypiques qui se ressemblent pourtant par leur diversité. À l’heure de cette prise de conscience, certains s’ouvrent et d’autres souffrent ; mais une chose est sûre c’est que ces changements endogènes et sociétaux ne laissent personne indifférent. La culture de l’excellence 🥇prônée par le cursus vétérinaire français a sans doute été bénéfique pour tirer la profession vers le haut mais nous avons peut-être poussé le curseur un peu loin. Pour certains, les compétences recherchées et cultivées pendant les études 🧠 (mémoire, raisonnement, créativité) ne s’expriment pas forcément suffisamment dans la pratique. C’est sûrement l’une des raisons pour lesquelles le ratio s’est inversé ces dernières années au profit des gens qui veulent faire autre chose que de la pratique, tout en restant à proximité immédiate de l’écosystème vétérinaire. 👉 Malgré les problèmes d’effectifs, défendre la profession de praticien ne doit pas nous conduire à renier la richesse de ce qu’est la profession de vétérinaire au sens large. C’est pourquoi son message s’apparente à un hymne à la diversité : « Ô toi jeune diplômé, et toi aussi moins jeune vétérinaire, sache que même si tu n’es pas praticien, tu contribues à la richesse et à la diversité de la profession. Tu n’es pas là par hasard ; toi aussi tu es à ta place. » 🔗 Liens de l'épisode : – http://www.veterinairesdunord.fr/ Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Marine Slove - Enregistrement : Marine Slove - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone | |||
| Tribune - Marine Slove - Éloge de la désobéissance vétérinaire | 14 Dec 2023 | 00:10:01 | |
Cette tribune m’est soufflée par les parcours et les réflexions des invité·e·s de Vet’o micro, qui sont pour moi une source d’inspiration inépuisable. Elle s’adresse aux vétérinaires qui doutent, qui dépriment, qui culpabilisent… Aux amoureux du monde animal, aux déçus de la profession, aux reconvertis, aux ambivalents, aux intellos, aux timides, aux désabusés. Et à ceux qui, comme moi, se plaisent à désobéir…
La loi du conformisme n’est pas toujours la meilleure... Nous sommes formatés. D’abord par un système scolaire français qui, s’il a permis l’ascenseur social en d’autres temps, reste très normatif et valorise la soumission à la consigne. Ensuite par un cursus ultra-élitiste, celui des classes préparatoires, qui se solde par un concours très sélectif qui nous démontre que réussir se fait “en se conformant”. Enfin, par une formation rigoureuse en école vétérinaire qui nous exhorte à chaque instant à rentrer dans le rang. On nous apprend ainsi à penser et à agir peu ou prou de la même manière. Nous empruntons toujours les mêmes chemins intellectuels et nos neurones communiquent de manière si répétitive que nos synapses sont parfois gagnées par l’usure et l’ennui. Nous nous soumettons si fort au conformisme corporatiste que certains d’entre nous oublient même les valeurs fortes dans lesquelles ils se sont construits. C’est ce que nous explique Floriane (#22), dont la culture familiale avait fait naître une conscience environnementale qui s’est éteinte à son entrée en école vétérinaire, pour « rentrer dans le moule » comme elle dit. C’est aussi ce que nous dit Loïc Dombreval (#40) : « Je me suis fait modeler l’esprit en perdant toute forme de recul sur la relation entre l’Homme et l’animal. » Nous avons tellement appris à obéir et à réussir dans la norme plutôt qu’à exprimer notre singularité que lorsque nous sortons de l’école, nous ne savons pas vraiment qui nous sommes. C’est là que le malaise s’installe…
Se fragmenter en son for intérieur Les vétérinaires traversent une crise professionnelle sans précédent, en témoignent les nombreuses études et témoignages sur le sujet. Force est de constater que nous sommes globalement malheureux dans l’exercice de nos métiers, n’en déplaise au grand public. Ce malaise arrive de plus en plus précocement dans le cursus (Louis et Maxime #50 – Cécile #36 ) et augmente insidieusement d’années en années après la sortie d’école. En arrivant dans la vraie vie, nous nous trouvons en effet confrontés à une réalité cruelle : l’image que nous avions projetée du métier ne correspond pas à sa réalité. Au début, nous essayons de trouver notre place du mieux que nous pouvons, parfois en luttant contre nous-mêmes. Il arrive même que nous acceptions de faire des choses qui nous dérangent car nous sentons bien qu’elles contreviennent à nos valeurs : euthanasies de convenance, abcès de fixation, céphalosporines de troisième génération en première intention… Petit à petit, insidieusement, nous nous distordons, nous nous fragmentons... Comment faire face à ce désalignement quand on ne sait pas qui on est vraiment, quand on a appris tout au long de sa formation à ignorer sa petite voix intérieure ? Par ailleurs, comment faire face à une confraternité défaillante quand on a justement intégré que si on se soumettait aux règles du groupe, tout irait bien ?
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| Épisode #58 - Isabelle Lussot-Kervern, Médecine intégrative : entre audace et conviction | 08 Dec 2023 | 01:32:01 | |
Isabelle Lussot-Kevern, vétérinaire à la fibre intégrative (Nantes, 1994) au 🎤 de Sophie Pour cette ado parisienne pure souche ayant dû négocier pour avoir un cochon d’Inde, la voie vétérinaire 🩺 ne coulait pas de source. Et pourtant… à l’heure des choix, ces études représentent la seule option acceptable pour répondre aux exigences scolaires familiales. Isabelle délaisse donc progressivement la compétition d’équitation 🐴 pour se consacrer au cursus exigeant de vétérinaire. Poussée par un environnement familial résolument tourné vers l’international 🌍, elle multiplie les expériences à l’étranger, que ce soit à l’université de Davis en Californie, à St Hyacinthe au Canada pour un internat ou encore au Royaume-Uni pour y travailler pendant plus de 3 ans. Isabelle incarne une véritable ouverture d’esprit et une grande curiosité de l’autre. C’est d’ailleurs ce qui la motive : aller à la rencontre d’autres cultures, d’autres façons de vivre, d’autres manières de travailler et de soigner ; plus que de viser l’excellence académique 👩🎓. Le retour en France se fait pour entreprendre un parcours de PMA avec davantage de sérénité. Après 3 ans comme praticienne hospitalière à l’ENV de Nantes, se pose à nouveau LA question incontournable pour une femme vétérinaire praticienne qui veut des enfants. Comment concilier vie pro et vie perso ⚖️ ? Autrement dit, comment trouver une manière de soigner les chevaux qui soit compatible avec sa vie de maman ? Grâce à des contacts avec des physiothérapeutes anglais, Isabelle décide de creuser dans cette voie et de se donner des clés 🗝 pour travailler autrement. Ostéopathie, acupuncture, rééducation fonctionnelle, phyto-aromathérapie 🌱: elle enchaine les formations et les diplômes. Toutes ces rencontres avec des gens passionnés et investis la nourrissent et l’incitent à dépasser l’approche thérapeutique mono-moléculaire pour adopter une approche plus globale. Médecines « douces », « alternatives », « complémentaires », « non conventionnelles »… les dénominations ne manquent pas mais Isabelle est à cheval 🐴 sur le sens des mots ! En effet, elle préfère la notion de complémentarité car il n’est pas question de renier sa formation médicale initiale ou de chercher systématiquement à remplacer les médicaments. Le terme le plus approprié serait sans doute celui de « médecine intégrative » car il retranscrit assez fidèlement les différentes notions qu’implique une telle approche globale. L’implication est d’ailleurs un trait de caractère dominant chez Isabelle. Présidente de la commission Médecines complémentaires et intégratives de l’AVEF, elle élabore un projet un peu fou 💡 de réseau transversal (AFVAC, AVEF et SNGTV) de phyto-aromathérapie 🌾 vétérinaire. Après 3 ans de travail collaboratif, le site du Répaas est en ligne en 2021 et a vocation à répondre à la fois à une forte demande terrain de données précises sur l’usage de plantes médicinales chez l’animal mais également à la nécessité d’identifier des alternatives aux antibiotiques 💊. 👉 Parfaitement bilingue et férue de publications scientifiques ✍️, Isabelle illustre parfaitement la possibilité de réconcilier les différents aspects de la médecine vétérinaire pour soigner et apporter du mieux-être à chaque patient. La demande accrue des jeunes diplômés de travailler dans des structures de soin ouvertes à ce type d’approche est d’ailleurs un signe qui ne trompe pas. Encore faudrait-il en proposer l’enseignement dans les ENV… Convaincue, convaincante et fédératrice, Isabelle compte sur la force du collectif pour faire évoluer la médecine vétérinaire de demain. En un mot, elle compte sur vous ! 🔗 Liens de l'épisode : Création : Marine Slove - Production : TÉMAvet - Hôte : Sophie Wilford - Enregistrement : Sophie Wilford - Montage : Stéphanie Patiny - Textes : Annabelle Orszag - Musique : Chocolate Cookie Jam - An Jone | |||