Il nâa pas choisi les spiritueux par hasard.
Pour Nicolas JulhĂšs, tout est parti dâune fascination pour les odeurs et les sensations â cette capacitĂ© quâa un arĂŽme Ă Ă©voquer un souvenir, un lieu, une Ă©motion.
De cette passion est nĂ©e une vocation : crĂ©er des spiritueux qui parlent au monde, comme une Ćuvre parle Ă celui qui la contemple.
Le spiritueux a Ă©tĂ© un choc. Pas pour lâivresse. Pas pour âboireâ. Mais pour raconter des histoires.Pour lui, chaque crĂ©ation est une feuille blanche, influencĂ©e par la culture dâoĂč elle vient, par les voyages, par les gens rencontrĂ©s.Du gin aux rhums de Cuba, il conçoit ses alcools comme on peint un tableau ou compose une musique : avec prĂ©cision, intensitĂ©, intention.
En France, il sait que les spiritueux vivent dans lâombre du vin. Pas de critique, peu dâĂ©ducation, une vision trop marketing.
Il milite pour leur reconnaissance et leur excellence. Et surtout, pour leur place Ă table.
Parce que dans un restaurant, un spiritueux peut parfois rĂ©vĂ©ler une assiette mieux quâun grand cru.
Parce quâil peut prolonger lâexpĂ©rience, crĂ©er un souvenir, ouvrir une conversation.
Parce quâil peut rapporter⊠tout en donnant du sens Ă la carte.
Dans cet épisode, Nicolas JulhÚs, créateur, artisan distillateur et fondateur de la Distillerie de Paris, raconte :
â Comment il est passĂ© de lâĂ©picerie Ă la distillation, et pourquoi il y a vu un langage.
â Sa vision du spiritueux comme un art et un miroir des cultures.
â Les voyages qui ont façonnĂ© son approche : Cuba, Japon, et bien dâautres.