Respirer, c’est automatique. Mais si le souffle permettait de comprendre le cerveau, la santé… et même d'apprécier l’art ?
Dans cet épisode de Tangram, la respiration devient un terrain d’exploration entre médecine, art interactif, histoire antique et neurosciences.
Une œuvre qui respire avec vous
À la Pitié-Salpêtrière, une installation étonnante synchronise sa respiration avec la vôtre.
Imaginée par Samuel Bianchini (École des Arts Décoratifs – PSL), avec le pneumologue Thomas Similowski, et leur équipe, cette œuvre explore l’empathie respiratoire : notre capacité à être influencé par le souffle des autres… ou même d’une machine.
Peut-on apaiser son souffle, son stress, voire son corps, simplement en regardant une œuvre respirer ?
Découvrez l’installation : https://reespiration.org
Le souffle, au cœur de la pensée antique
Avec Edoarda Barra (EPHE – PSL), direction la Grèce ancienne, où le souffle (le pneuma) est bien plus qu’une fonction vitale.
Il est lié à la pensée, à l’âme, à l’intelligence et à la reproduction. Une vision du corps fascinante, parfois déroutante, où respirer ne sert pas seulement à vivre… mais aussi à penser. Des textes d’Hippocrate et de Platon révèlent à quel point le souffle structure la manière dont les Grecs comprenaient le vivant, le corps et ses déséquilibres.
Dormir et respirer : une énigme scientifique
Pourquoi dormons-nous ? Pour tenter de répondre, les chercheurs observent la respiration des reptiles.
Avec Antoine Bergel (CNRS, Institut du Cerveau et ESPCI – PSL) et Anthony Herrel (CNRS, MECADEV), ces révèlent des rythmes respiratoires et cérébraux liés au sommeil. Une piste pour comprendre comment le cerveau se repose, s’active, et peut-être se nettoie. Ces travaux s’appuient notamment sur développée à l’ESPCI – PSL, permettant d’observer l’activité cérébrale de manière exceptionnelle.