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Explore every episode of the podcast « Splann ! » : quotidien d'enquête

Dive into the complete episode list for « Splann ! » : quotidien d'enquête. Each episode is cataloged with detailed descriptions, making it easy to find and explore specific topics. Keep track of all episodes from your favorite podcast and never miss a moment of insightful content.

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« Désormais, les éleveurs appartiennent à la Cooperl », Ivan Logvenoff sur Fréquence Mutine 16 Apr 202400:15:34

Ivan Logvenoff, coauteur avec Kristen Falc’hon de notre enquête sur la Cooperl, publiée en novembre 2023, était l’invité d’Inès Florentin sur Fréquence Mutine (radio brestoise) le 29 janvier 2024.

La Cooperl, dont le siège se situe à Lamballe (22) est la plus grande coopérative porcine française. « L’idée de base, vraiment louable, était de se rassembler à 25 éleveurs pour mieux vendre son cochon, rappelle Ivan Logvenoff. Seulement, ce système s’est emballé. De 25, ils sont aujourd’hui 3.000. Il y aussi 8.000 salariés, 88 filiales présentes dans une dizaine de pays y compris en Asie du Sud-Est sur la génétique porcine. »

Aujourd’hui, la Cooperl peut contrôler tous les aspects de la production. De la vente à l’achat d’aliments en passant par les conseils vétérinaires, la gestion des effluents ou la construction des bâtiments. « Or, il n’y a aucune justification technique à ce qu’on impose un médicament ou une race particulière de porcs, nous a expliqué un vétérinaire, pointe Ivan Logvenoff. Normalement c’est la coopérative qui appartient aux éleveurs. Maintenant, ce sont les éleveurs qui appartiennent à la coopérative. »

De plus, des nuages s’amoncellent sur le groupe, dont la particularité est de posséder des usines de salaison, de moins en moins compétitives. Pour compenser ces pertes, la coopérative s’appuie sur les éleveurs en baissant le tarif d’achat des porcs sous celui du marché, en augmentant les délais de paiement ou en les obligeant à déposer une partie de leurs ventes sur les comptes de la Cooperl.

« Un groupe de huit éleveurs a essayé de soulever ces différents problèmes en 2023. La seule réponse des dirigeants a été d’augmenter le nombre d’administrateurs pour que ces voix soient étouffées. Certains nous ont dit qu’il y avait un problème de démocratie », conclut Ivan Logvenoff.

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« La question agroalimentaire façonne la Bretagne », Julie Lallouët-Geffroy sur Radio PFM08 May 202400:09:55

Julie Lallouët-Geffroy, journaliste pour « Splann ! », a été interviewée par Radio PFM lors de Longueur d’ondes 2024, festival de la radio et de l’écoute qui se déroule chaque hiver à Brest.

Trois ans après le lancement officiel de notre média d’enquête à but non lucratif, Julie Lallouët-Geffroy rappelle dans cet entretien son objectif éditorial principal : gratter ce qu’il y a derrière la carte postale de la Bretagne, notamment sur les questions agricoles et environnementales.

Si délier les langues reste encore difficile, le travail d’Inès Léraud autour des algues vertes ou de Nicolas Legendre, auteur de Silence dans les champs, deux journalistes membres de « Splann ! », montre que les questions agroalimentaires représentent un champ d’investigation à part entière qui intéresse le public. Pour autant, « Splann ! » n’a pour l’heure jamais pu tisser de partenariat avec la presse régionale bretonne, contrairement aux médias de service public.

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« Des fermes bretonnes dépassent les 1 000 hectares », Julie Lallouët-Geffroy sur France Bleu Breizh Izel02 Feb 202400:11:32

Julie Lallouët-Geffrou au micro de France Bleu Breizh Izel en 2023.

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« À la Cooperl on lave son linge sale en famille », Kristen Falc'hon sur Radio Évasion02 Feb 202400:27:11

Kristen Falc’hon au micro de Radio Evasion en 2023.

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Morgan Large décrit les pressions exercées sur les journalistes locaux, au micro de France Bleu Breizh Izel04 Apr 202400:06:16

Morgan Large était l’invitée d’Axel Perret, sur France Bleu Breizh Izel, le vendredi 2 février 2024. La radio bretonne de service publique diffusait une émission spéciale en direct de Lannion (Côtes-d’Armor), dans le cadre de « L’Information dans tous ses états », une étape des États généraux de l’information.

Précarité, entraves, violences… La reporter et présentatrice du magazine La Petite lanterne, sur Radio Kreiz Breizh (RKB), cofondatrice et administratrice de « Splann ! », a rappelé les difficultés rencontrées par les journalistes locaux, en particulier lorsqu’ils s’attaquent à des sujets sensibles dérangent certains intérêts.

Près d’un an après un nouveau déboulonnage d’une roue de sa voiture et la demande de réouverture de l’enquête judiciaire formulée par voie d’avocat, Morgan Large explique n’avoir reçu aucune nouvelle du procureur de la République. Un temps gagnée par le doute, elle n’a toutefois plus l’intention d’arrêter de travailler, notamment sur les atteintes à l’environnement en Centre-Bretagne.

Avec une centaine d’organisations et de médias, « Splann ! » porte 59 propositions pour « libérer l’info » dans le cadre des États généraux de la presse indépendante, initié par le Fonds pour une presse en libre. Une réponse aux États généraux de l’information décidés par Emmanuel Macron, qui pourraient déboucher sur des mesures réglementaires et législatives au second semestre 2024.

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Trois ans de « Splann ! », enquête sur les haies en Bretagne... Juliette Cabaço Roger invitée de RBG 04 Apr 202400:18:35

Juliette Cabaço Roger était l’invitée de Gaël Le Du, sur Radio Bro Gwened (RBG), le 7 mars 2024. La journaliste et cofondatrice de « Splann ! » a fait le point sur l’évolution de notre média d’enquête breton, trois ans après son lancement. Elle a aussi présenté les grandes lignes de « Bocage : la fin d’un paysage », dossier signé par Nolwenn Weiler et Yann-Malo Kerbrat qui documente le recul des haies, des talus et donc de la biodiversité en Bretagne.

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« Une enquête ne peut pas être rentable », Kristen Falc'hon sur Radio U02 Feb 202400:21:05

Kristen Falc’hon au micro de Radio U le 19 février 2021.

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« Nous cherchons 30 000 € pour financer trois enquêtes longues », Faustine Sternberg sur CLab02 Feb 202400:10:31

Faustine Sternberg au micro de C Lab le 19 février 2021.

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« Les agriculteurs perdent la main sur la méthanisation », Julie Lallouët-Geffroy sur RBG15 Aug 202400:27:39

Julie Lallouët-Geffroy était l’invitée de Gaël Le Du, dans l’émission Champ contre-champ, sur Radio Bro Gwened (RBG), le 27 septembre 2022. Notre journaliste y a présenté l’enquête sur la méthanisation agricole en Bretagne qu’elle a co-signée pour « Splann ! » avec Raphaël Baldos.

« Nous avons été interpellés par l’apparition de nombreux dômes dans les campagnes bretonnes, se souvient Julie Lallouët-Geffroy. La presse locale faisait état de contestations chez les riverains. Dans le même temps, on nous présente la méthanisation comme de l’économie circulaire, où l’on valorise les déchets en faisant de l’énergie. Nous avons voulu savoir ce qu’il y avait derrière la carte postale. »

« Pour nous la question n’est pas du tout de savoir si la méthanisation c’est bien ou mal, ce n’est pas notre sujet. Nous avons voulu comprendre dans quelles conditions cette technologie se développe, avec quelles conséquences pour le territoire breton. »

Pour autant, l’enquête ne fait pas l’impasse sur les accidents et incidents liés à la méthanisation. Des plus petits aux plus gros, comme le déversement de 400 m³ de digestat, en août 2020, dans l’Aulne, au niveau de Châteaulin (29), pour lequel l’entreprise Engie a été condamnée à 150 000 € d’amende trois ans plus tard.

« Il y a un phénomène général, documenté par les services de l’État, constate l’enquêtrice. La réglementation n’est pas appliquée parce qu’il y a un régime dérogatoire très largement utilisé en Bretagne et que les contrôles sont très faibles. Des mesures sont mises en œuvre, comme des labels ou des formations, mais nous n’avons pas trouvé de documents qui prouvent leur efficacité. »

L’un des volets de l’enquête porte sur l’arrivée de nouveaux acteurs dans le marché de la méthanisation : les industriels de l’énergie. Ceux-ci s’accaparent les bénéfices de la production du gaz.

« Les montants d’investissements sont beaucoup plus importants en injection qu’en cogénération, qui était la technologie initiale, explique la journaliste. Des agriculteurs peuvent s’allier pour faire des unités plus importantes, mais il voient arriver les industriels de l’énergie gagner du terrain. Ils deviennent de plus en plus des fournisseurs de matières premières, un peu comme des sous-traitants, qui ne récupéreront pas la valeur ajoutée. »

Un autre point critique concerne l’usage des terres agricoles. Par exemple, le maïs sert à nourrir les bêtes, mais permet aussi d’alimenter les méthaniseurs. Une concurrence peut s’instaurer pour l’accès à cette ressource, surtout si la production d’énergie rapporte plus. « Des terres sont en train d’être dédiées à la méthanisation. Jusqu’où veut-on aller ? Nous voulons porter le débat dans l’espace public », expose Julie Lallouët-Geffroy.

Le dossier aborde enfin une problématique peu étudiée, celle de la potentielle dissémination d’agents pathogènes par les digestats épandus sur les terres. « Le temps de la science n’est pas le temps du développement de la méthanisation. Que se passe-t-il lorsqu’on mélange des déchets venant de plusieurs exploitations, des abattoirs, des cidreries, des laiteries, etc. On ne sait pas. »

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« Bayer connaissait le risque de corrosion des implants Essure », Juliette Cabaço Roger sur Canal B24 Aug 202400:17:40

Juliette Cabaço Roger a été interrogée par Lucie Louâpre pour l’émission L’Arène, sur Canal B, le 25 octobre 2022. Elle y a présenté les résultats de l’enquête sur les implants contraceptifs Essure, qu’elle cosigne pour « Splann ! » avec Faustine Sternberg.

Ayant l’apparence de minuscules ressorts métalliques, les implants Essure ont été introduits dans les trompes de Fallope de près de 200 000 femmes, entre 2012 et 2017, rien qu’en France. Ce dispositif médical dont la pose ne nécessite pas d’anesthésie générale était présenté comme l’avenir de la contraception définitive. Il a d’abord été commercialisé par la société américaine Conceptus, avant d’être racheté par le géant allemand Bayer, en 2013. Les gynécologues français l’ont largement recommandé.

Partout dans le monde, des patientes ont rapidement déclaré de graves effets indésirables, certains invalidants. Entre janvier 2008 et mai 2013, Conceptus a reçu en moyenne 15 réclamations par jour. En France, environ 30 000 femmes ont subi une ablation des trompes voire de l’utérus, seul moyen de retirer l’implant. Certaines se regroupent dans des associations telles que Alerte contraception et Victimes DMI.

« Le témoignage qui revient le plus souvent c’est qu’on ne les croit pas, observe Juliette Cabaço Roger. On les prend pour “des folles”. Elles rapportent un sentiment d’errance médicale. »

Les implants ont été placés sous surveillance renforcée par l’Agence nationale de la sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM) en 2015. Deux ans plus tard, un expert mandaté écrit dans son rapport que « l’assemblage des matériaux est un cas typique de corrosion galvanique » engendrant des « produits de corrosion » qui vont provoquer des « réactions inflammatoires hétérogènes ». Un rapport resté confidentiel jusqu’à sa révélation par « Splann ! ».

« On y découvre ce que Bayer et Conceptus savaient ou soupçonnaient depuis le début, souligne notre journaliste. Cette corrosion étaient évoquée dans leurs études internes. Ce document est le premier à faire le lien avec les symptômes des patientes. »

Quelques mois plus tard, la National Standards Authority of Ireland a suspendu provisoirement le marquage européen CE. Sans attendre une décision définitive, Bayer a retiré les Essure du marché en avançant « des raisons commerciales ».

« Le rapport de l’ANSM a pu peser dans cette décision, estime Juliette Cabaço Roger. La justification officielle de l’industriel ressemble à une stratégie de communication pour ne pas admettre que son produit était défectueux. »

Les procédures s’accumulent contre la multinationale, qui a versé 1,6 milliard de dollars à des plaignantes pour clore leur plainte. En France, les autorités sanitaires tardent à lancer une étude nationale dont les résultats pourraient permettre la reconnaissance du calvaire subi par les victimes. Celle-ci pouvant s’étendre sur quinze ans.

« Splann ! » a reçu le prix L’Alerte à la une, remis par la Maison des lanceurs d’alerte, en décembre 2023.

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« Inès Léraud nous a mis en relation avec Disclose », Faustine Sternberg sur Bretagne 502 Feb 202400:04:56

Faustine Sternberg au micro de Bretagne 5, le 17 février 2021.

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« Nous défendons un journalisme d'enquête en Bretagne », Juliette Cabaço Roger sur Canal B02 Feb 202400:12:11

Juliette Cabaço Roger est au micro de Lucile Louâpre, sur Canal B, le 16 février 2021.

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L'ammoniac pollue (toujours) autant l'air breton | Le récap' de « Splann ! » de juin 202421 Jul 202400:10:03

Le Récap’ de « Splann ! » est notre nouveau rendez-vous mensuel sur les ondes de ‪Radio BOA‬ et des radios associatives de Bretagne partenaires.

Que faut-il lire, écouter ou regarder pour s’informer sur la crise sociale, écologique et démocratique que traversent nos sociétés ? Julie Lallouët-Geffroy vient présenter nos dernières révélations ainsi qu’une sélection d’informations publiées par nos consœurs et nos confrères.

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« L'information n'est pas la propriété des lobbys », Gwenvaël Delanoë sur France Info02 Feb 202400:07:29

Gwenvaël Delanoë est au micro de France Info, le 17 mars 2021.

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« "Splann !" est plus une agence de presse qu'un média », Kristen Falc'hon sur Radio Bro Gwened02 Feb 202400:21:37

Kristen Falc’hon au micro de Radio Bro Gwened le 22 février 2021.

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« Journalistes ne restez pas seuls face aux pressions », table ronde autour de « Splann ! » lors de Longueur d'ondes 202202 Feb 202401:08:34

Table ronde autour de « Splann ! » lors du festival de la radio et de l’écoute Longueur d’ondes, le 28 janvier 2022.

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L'Etat louvoie sur le trop-plein de nitrates agricoles en Bretagne | Le récap' de « Splann ! » de juillet 202429 Jul 202400:09:31

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« La destruction des haies s'accélère depuis 10 ans en Bretagne », Nolwenn Weiler sur Canal B03 Aug 202400:17:01

Nolwenn Weiler a été interviewée par Lucie Louâpre, dans l’émission L’Arène, sur Canal B, le 3 avril 2024. Notre journaliste a présenté son enquête « Bocage, la fin d’un paysage », menée avec Yann-Malo Kerbrat.

En dépit des idées reçues et des moyens alloués, bien après le remembrement opéré après-guerre, la destruction du bocage breton se poursuit. Il s’accélère même depuis dix ans, en lien avec la concentration du nombre d’exploitations agricoles. Il s’agit pourtant d’un allié précieux pour la préservation de la biodiversité, la lutte contre l’érosion des sols, les pollutions ou les conséquences de la sécheresse.

L’artificialisation des sols, notamment pour la construction de lotissements, ou encore le déploiement de la fibre optique, sont des facteurs aggravants.

Au-delà des questions quantitatives, la qualité des haies se dégrade. Leur entretien repose presque entièrement sur les agriculteurs. Or, c’est une activité coûteuse, voire dangereuse.

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« Les soudeurs des Chantiers de l'Atlantique sont exposés au Chrome VI », Samy Archimède sur SUN FM09 Aug 202400:08:04

Les Chantiers de l’Atlantique, Yara, TotalÉnergie … Quel impact ont ces géants de l’industrie régionale sur la santé de leurs salarié·es ?

Cette question est au cœur des premiers volets de notre enquête intitulée « Saint-Nazaire, maladie de ses industries », présenté par son coauteur Samy Archimède, le 30 mai 2024, sur la radio nantaise SUN FM.

Dans l’estuaire de la Loire, sept sites classés Seveso produisent ou stockent des matières dangereuses pour la santé humaine et pour l’environnement.

Les Chantiers de l’Atlantique fonctionnent grâce à des milliers d’intérimaires, souvent étrangers. Les membres de la Commission santé, sécurité et conditions de travail (CSSCT) ont enregistré 30 entorses à la réglementation en matière d’exposition aux fumées de soudage entre 2021 et 2022. Or, cette technique dégage du Chrome VI, substance classée cancérigène. La CGT dénonce la sous-traitance en cascade qui brouille les pistes et dilue les responsabilités.

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« La FNSEA verrouille tous les leviers de la politique agricole française », Marianne Kerfriden sur Canal B12 Aug 202400:14:39

Marianne Kerfriden est l’autrice d’une enquête sur les cumuls de casquettes de quatre hauts dirigeants de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), parue le 23 mai 2024 chez Splann ! et plusieurs médias partenaires.

Notre journaliste a présenté les conclusions de son travail chez Lucie Louâpre, dans l’émission L’Arène, sur la radio rennaise Canal B, le 7 juin 2024. Il s’agit du volet français d’un dossier européen coordonné par le consortium Lighthouse Reports.

« On a travaillé avec des Belges, des Polonais, des Italiens et des Allemands, énumère Marianne Kerfriden. L’idée c’était de faire une enquête conjointe sur les syndicats agricoles, avant les élections européennes. Et de montrer que si ces syndicats revendiquent de représenter tous les agriculteurs, ce n’est pas exactement le cas. »

Des infographies interactives permettent de découvrir les mandats et autres fonctions de quatre figures de la FNSEA, dont deux figures bretonnes. Ces dirigeants siègent par exemple à l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), au comité régional nitrates de Bretagne, à la direction de salons ou au conseil d’administration de groupes de presse agricole.

Partout, ces leaders veillent à défendre une vision productiviste et exportatrice de l’agriculture, en témoignent la « pause » obtenue cet hiver sur le plan écophyto ou la défense des méga-bassines.

« La force de la FNSEA est d’être élue démocratiquement dans les chambres d’agriculture, rappelle Marianne Kerfriden. Les postes, qu’il obtient à la fois grâce aux chambres d’agriculture et en étant syndicat majoritaire, permettent de verrouiller tous les leviers de la politique agricole française et même européenne. »

En résulte une cogestion historique des questions agricoles entre le gouvernement et la FNSEA, déjà mise en lumière par notre journaliste dans un numéro de l’émission Pièces à conviction, diffusé sur France 3, en janvier 2017.

« J’avais alors interviewé Dominique Bussereau, se souvient-elle. Il m’avait raconté qu’avant d’être nommé ministre, il avait reçu la visite de Jean-Michel Lemétayer, alors président de la FNSEA, et avait eu l’impression de passer un entretien d’embauche. Quand son mandat s’est terminé, Lemétayer est arrivé dans son bureau et a dit : “Dominique, est-ce que tu veux rester ministre ?” »

Les organisations minoritaires (Confédération paysanne, Coordination rurale et Modef), qui ont totalisé 46 % des voix en 2019, ont du mal à faire entendre d’autres voix. En 2021, la Cour des comptes avait pris leur partie en prônant « une modification du mode de scrutin » pour favoriser le pluralisme.

La FNSEA et les Jeunes agriculteurs — qui font liste commune aux élections aux chambres d’agriculture — poussent au contraire pour changer les règles de financement à leur profit. Elles réclament un changement de la clé de répartition favorisant l’organisation arrivant en tête.

Toutefois, les articles qu’elles attendaient ne figurent pas dans le décret paru le 16 juillet et qui fixe les modalités d’organisation des élections du 31 janvier 2025. Le tandem FNSEA-JA a immédiatement dénoncé un « nouvel exemple du non-respect de la parole donnée ». Ministre d’un gouvernement démissionnaire chargé d’expédier les affaires courantes, Marc Fesneau cèdera-t-il à cette exigence avant de quitter la rue de Varenne ?

Découvrez les organigrammes commentés des mandats d’Arnaud Rousseau, président de la FNSEA et du conseil d’administration du groupe Avril, de Thierry Coué, secrétaire général adjoint de la FNSEA, André Sergent, président de la chambre d’agriculture de Bretagne, et Jérôme Despey, premier vice-président de la FNSEA sur splann.org.

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« "Splann !" va s'agrandir en septembre », Julie Lallouët-Geffroy à Couthures-sur-Garonne26 Aug 202400:13:35

Julie Lallouët-Geffroy, autrice de plusieurs enquêtes pour « Splann ! », a répondu aux questions de Radios libres en Périgord et Espoir FM, lors du festival international de journalisme de Couthures-sur-Garonne, qui s’est tenu du 12 au 14 juillet 2024. Elle y avait participé à deux tables rondes, sur les nouveaux médias locaux et le risque de guerre de l’eau.

Dans cette interview, notre journaliste aborde la naissance de notre média indépendant, dans un contexte de lutte pour la liberté de la presse en Bretagne incarné par Inès léraud et Morgan Large, nos méthodes pour réaliser un travail rigoureux tout en restant imperméable aux pressions, ainsi que l’avenir de notre jeune structure.

Julie Lallouët-Geffroy y délivre une excellente nouvelle : la rédaction va s’agrandir en septembre. Elle comptera quatre journalistes permanentes, contre deux actuellement. Un pari qui repose sur l’amplification des dons citoyens.

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Deux journalistes mettent en alerte les éleveurs de porcs du Finistère | Le récap' de « Splann ! » d'août 202402 Sep 202400:10:35

Le Récap’ de « Splann ! » est notre nouveau rendez-vous mensuel sur les ondes de ‪Radio BOA‬ et des radios associatives de Bretagne partenaires.

Que faut-il lire, écouter ou regarder pour s’informer sur la crise sociale, écologique et démocratique que traversent nos sociétés ? Juliette Cabaço Roger vient présenter nos dernières révélations ainsi qu’une sélection d’informations publiées par nos consœurs et nos confrères.

Au sommaire de ce récap’ :

  • Droit de suite : accueil plus que mitigé pour deux journalistes de la revue Invendable partis à la rencontre des éleveurs porcins du Nord-Finistère pour les interroger sur leur rapport aux médias.

  • Focus : une étude sur la presse agricole en France : « Entre les professionnels, le professionnalisme et la profession : la presse agricole sous contraintes » par Prune Catoire, dans le cadre de ses travaux en sciences politiques.

  • Glané pour vous : un mur de la honte à l’hôpital de Brest ; l’entreprise Lactalis a doublé sa taille en dix ans et affiche un chiffre d’affaires record ; une escroquerie sur des espèces protégées dans le Morbihan.

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« La Safer est un outil cassé de régulation des terres », Julie Lallouët-Geffroy sur Radio Evasion02 Feb 202400:16:26

Julie Lallouët-Geffroy au micro de Radio Evasion en 2023.

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Antoine Armand, un ami du lobby porcin ministre de l'Economie | Le récap' de « Splann ! » de septembre 2024 30 Sep 202400:11:45

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Au sommaire de ce récap’ :

  • Avec Antoine Armand, le lobby du porc gagne un soutien à Bercy
  • Artificialisation des terres : zéro pointé à Crozon
  • Eureden soutient le journalisme… à sa manière
  • La CGT Chômeurs précaires dresse une carte des « vautours »
  • L’Horn, une rivière sacrifiée à l’agro-industrie dans le Finistère

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Ils veulent réensauvager la Bretagne | Le récap' de « Splann ! » d'octobre 202426 Oct 202400:12:03

Le Récap’ de « Splann ! » est notre nouveau rendez-vous mensuel sur les ondes de ‪Radio BOA‬ et des radios associatives de Bretagne partenaires.

Que faut-il lire, écouter ou regarder pour s’informer sur la crise sociale, écologique et démocratique que traversent nos sociétés ? Juliette Cabaço Roger vient présenter nos dernières révélations ainsi qu’une sélection d’informations publiées par nos consœurs et nos confrères.

Au sommaire de ce récap’ :

  • Focus : on parle réensauvagement de la nature. Un concept qui se propage en France et en Bretagne. Il s’agit de défendre l’idée de nature sauvage et de laisser-faire et d’admettre finalement qu’il n’est pas toujours nécessaire de « gérer » la nature.
  • Glané pour vous : les radios associatives attaquées au portefeuilles par le gouvernement, le rédacteur en chef du Télégramme fait la leçon les opposants à Vincent Bolloré, l’Observatoire des entraves à la liberté de la presse lance son financement participatif…
  • L’alerte : les parents d’un jeune enfant atteint de leucémie à Donges s’interroge sur le lien possible avec la raffinerie TotalEnergies toute proche

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Grand entretien #1 : Agriculture et biodiversité avec Florian Barbotin de la LPO Bretagne03 Dec 202400:59:58

Florian Barbotin est chargé de mission agriculture à la Ligue de protection des oiseaux (LPO) Bretagne. Sa mission : accompagner les agriculteurs volontaires vers des systèmes de production plus favorables à la biodiversité. Un travail de longue haleine qui nécessite un accompagnement financier important.

« Très concrètement, il y a un déclin de la biodiversité à toutes les échelles, que ce soit monde, Europe, France, Bretagne, ferme ou parcelle, constate Florian Barbotin. C’est la conséquence de l’utilisation de pesticides de synthèse et de certaines pratiques agricoles, notamment de fauche aux mauvaises périodes, ou le labour, qui a un fort impact sur vie du sol. »

Le grand Ouest abrite une biodiversité très riche grâce à son paysage bocager. Traditionnellement, haies et talus étaient utilisés pour séparer les parcelles et servaient de clôture naturelle. Mais le bocage est aussi un habitat parfait pour un grand nombre d’espèces animales qui y ont élu domicile. En France, la biomasse d’insectes a par exemple subi un déclin de 80 % en 30 ans.

« La Bretagne, réservoir biologique de certaines espèces »

Depuis les années 1960, le remembrement mené par l’État a entraîné une rupture paysagère importante. Cette politique visait à « moderniser » l’agriculture et à augmenter significativement les rendements grâce à la mécanisation et à l’utilisation de produits phytosanitaires, entre autres. Les parcelles s’agrandissent et les haies deviennent un obstacle pour les machines.

« L’homme est aussi facteur de création de biodiversité grâce à ses pratiques agricoles, parce qu’il aura favorisé la diversité génétique d’espèces cultivées. Et quand il y a plusieurs espèces cultivées, il y a aussi des insectes différents qui viennent et donc des prédateurs. »

Un exemple qui s’applique aux céréales, mais aussi à l’élevage. « En Bretagne, il y a des races anciennes comme la pie noire ou la froment du Léon. C’est l’homme, de par ses pratiques et la sélection génétique qu’il a exercée depuis des milliers d’années, qui a favorisé l’émergence de ces espèces complètement adaptées aux écosystèmes locaux puisqu’ils ont co-évolué avec. »

« Amorcer la changement vers des modèles plus favorables à la biodiversité »

Revenir à des fermes plus petites, sans pesticides, sans engrais de synthèse, avec plus de bocage est donc une nécessité pour préserver la biodiversité. « La biodiversité est fondamentale pour la survie, y compris de l’espèce humaine », martèle Florian Barbotin.

« Sur des systèmes qui sont favorables à la biodiversité, il y a souvent très peu de charges, parce que ça va être beaucoup du pâturage à l’herbe, sur prairie naturelle, avec des races anciennes. Donc ça veut dire beaucoup moins d’achat de foin, pas d’achat de pesticides de synthèse… » Il faut rappeler que les coûts des pesticides ont augmenté puisqu’ils sont liés au cours du pétrole.

« Ce sont aussi des systèmes qui représentent moins de temps de travail, enchaîne Florian Barbotin. Parce qu’ils sont assez autonomes, avec des bêtes qui ont une éducation alimentaire qui leur permet de bien valoriser les flores qui sont présentes. Les systèmes intensifs vont avoir des rendements souvent plus importants en lait ou en viande, mais avec une charge de travail beaucoup plus importante. Et donc finalement, ils auront une rentabilité équivalente. »

Il faut cependant prévoir les premières années un effet d’amorce : les écosystèmes sont alors très déséquilibrés et les prédateurs vont mettre du temps à revenir s’y installer. Une situation qui profite aux ravageurs et aux nuisibles et qui peut donc entraîner des pertes et une baisse de rentabilité les premières années. Avant d’inverser la tendance et retrouver un environnement sain et autonome.

« Il y a tout un tas de bibliographies qui montrent que ça marche d’un point de vue agronomique comme d’un point de vue écologique. Mais il faut le faire d’une manière planifiée, accompagnée. Et malheureusement les politiques ne sont pas du tout à la hauteur des enjeux. Il faudrait des milliards. Une fois qu’on est parti dans un système intensif, pour en changer, c’est un paquebot. »

🎙️ Entretien mené par Juliette Cabaço Roger

Consultez aussi notre grande enquête sur la destruction du bocage, qui se poursuit en Bretagne.

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Laitik, un lait breton pas si éthique ? | Le récap' de « Splann ! » de novembre 202403 Dec 202400:09:59

Le Récap’ de « Splann ! » est notre nouveau rendez-vous mensuel sur les ondes de ‪Radio BOA‬ et des radios associatives de Bretagne partenaires.

Que faut-il lire, écouter ou regarder pour s’informer sur la crise sociale, écologique et démocratique que traversent nos sociétés ? Juliette Cabaço Roger vient présenter nos dernières révélations ainsi qu’une sélection d’informations publiées par nos consœurs et nos confrères.

Au sommaire de ce récap’ :

  • La condamnation d’une société d’intérêt collectif agricole bretonne à rembourser des éleveurs laitiers.

  • Les cadeaux de Noël avant l’heure de notre Premier ministre aux préfets…

  • Quelle relève pour les agriculteurs ? Un constat alarmant si l’on suit le podcast d’une série documentaire sur France Culture.

  • Lutte autour de la « déforestation importée ».

  • Biodynamie en Béton.

  • Après les algues vertes, une nouvelle bande dessiné signée Inès Léraud avec Pierre Van Hove . Cette fois il s’agit d’une enquête historique dédiée au remembrement en Bretagne après la seconde guerre mondiale.

Et les rubriques : “ça se passe près de chez vous”et “l’agenda de Splann !”.

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Grand entretien #2 : Méthanisation et élevage intensif avec Marie-Pascale Deleume, d'Eau et rivières de Bretagne23 Dec 202401:00:26

Marie-Pascale Deleume est ingénieure agronome de formation. Membre de France Nature environnement, elle représente l’association Eau et rivières de Bretagne au Conseil économique social et environnemental de Bretagne (Ceser), où elle préside la section prospective. A ce titre, elle a notamment participé aux débats préparant le rapport du Ceser sur l’alimentation en Bretagne à l’horizon 2050 ou celui sur l’usage des sols à l’horizon 2060.

Dans ce grand entretien, nous avons voulu comprendre pourquoi son association réclame un moratoire sur la méthanisation, technologie qui permet de produire du gaz à partir des sous-produits de l’agriculture (effluents d’élevage, résidus de cultures, cultures intermédiaires…).

La méthanisation agricole est souvent présentée comme une solution prometteuse pour répondre aux besoins énergétiques. Cependant, envisager qu’elle puisse fournir une quantité significative de gaz est, selon certains experts, une illusion. « Notre surface agricole française n’y suffira pas », affirme Marie-Pascale Deleume.

La concurrence entre les différents usages des terres agricoles est un enjeu majeur. « Nous aurons une compétition forte entre l’alimentation des humains, les besoins naturels et la production d’énergie », explique-t-elle. En d’autres termes, allouer des terres à la production de biomasse pour la méthanisation pourrait entraîner des tensions avec les besoins alimentaires et environnementaux.

Marie-Pascale Deleume s’intéresse à la méthanisation depuis de nombreuses années. Lors de ses études à l’école d’agronomie, elle a effectué un stage à la ferme de l’école, qui était équipée d’un méthaniseur. Elle y a constaté plusieurs problèmes récurrents, tels que des défauts de fiabilité et de stabilité des intrants. Ces difficultés techniques perdurent encore aujourd’hui, selon elle.

Outre les problèmes techniques, la méthanisation soulève des questions sociétales et écologiques. La pression exercée sur les ressources naturelles, notamment les sols et l’eau, est significative. En outre, le modèle économique sous-jacent peut entraîner une intensification agricole qui va à l’encontre des objectifs de durabilité.

🎙️ Entretien mené par Sylvain Ernault

Consultez aussi notre grande enquête sur le boom de la méthanisation en Bretagne.

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« Les lobbies mènent la guerre des récits », Pierre-Yves Bulteau au Grand débat des indés28 Dec 202400:06:22

« Notre métier n’est pas de faire plaisir, non plus de faire du tort, il est de porter la plume dans la plaie en mettant dans la balance son crédit, son honneur, sa vie. » ✒️

Cent ans après, quels terrains d’enquête choisiraient Albert Londres ? Voilà une question qui nous travaille intérieurement.

Explorer les zones d’ombre, y passer le temps nécessaire, se placer du côté des plus humbles, impliquer les lectrices et les lecteurs pour faire advenir un monde plus juste… Le legs du grand reporter nous anime, même loin du fracas des bombes.

Porter la plume dans la plaie implique de déranger des intérêts. Mutisme, éléments de langage, contre-feux… Élus, hauts fonctionnaires et responsables économiques peuvent se réfugier derrière une armée de communicants pour esquiver les questions gênantes, autant que faire se peut.

Les stratégies sont parfois plus élaborées. C’est ce que nous avons observé dans l’agrobusiness breton. De la mise en place de la cellule Demeter, qui scelle le partenariat entre les renseignements intérieurs et la FNSEA pour traquer les voix critiques, au dénigrement des journalistes par note confidentielle réalisé par des lobbys ayant pignon sur rue… Informer reste un combat, qui ne se mènera qu’avec vous.

C’est de cette guerre des récits qu’a souhaité parler Pierre-Yves Bulteau, cofondateur de « Splann ! », lors du Grand débat des indés organisé par le Fonds pour une presse libre. C’était le 30 septembre dernier et le ministre de l’Économie s’appelait alors Antoine Armand.

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« Soutenez la cinquième saison d'enquête de "Splann !" », l'appel d'Inès Léraud 30 Dec 202400:02:04

Depuis 2020, Splann ! enquête sur les dessous du productivisme agricole, les atteintes à l’environnement, la probité des élus ou encore le recul des libertés publiques. 🔍

Ce média unique a été impulsé par une dizaine de journalistes habitant en Bretagne soucieux de défendre la liberté de la presse et le droit de savoir des citoyens. Il a été inspiré par Inès Léraud, réalisatrice du Journal breton sur France Culture et autrice de la BD enquête « Algues vertes, l’histoire interdite », sortie en 2019.

Grâce au soutien de milliers de lectrices et de lecteurs, Splann ! a pu salarier des journalistes. Notre rédaction permanente, établie à Guingamp, compte aujourd’hui quatre membres, auxquels s’ajoutent des pigistes et d’autres professionnels de l’information.

La sensibilité des sujets abordés implique d’être indépendant des pouvoirs politiques et économiques. C’est pourquoi Splann ! est un média à but non lucratif et donc sans actionnaire, qui ne vend aucun encart publicitaire, ne reçoit aucune subvention des collectivités locales, aucune rétribution des géants du web ni aucun mécénat d’entreprise.

Pour que nos enquêtes aient de l’impact, nous voulons les rendre accessibles au plus grand nombre. Elles sont donc publiées en accès libre sur notre site et chez des partenaires tels que Mediapart, France 3 Bretagne, Reporterre, Blast ou Basta!.

Pas d’abonnement, donc, mais un financement participatif permanent. Et une campagne annuelle de dons menée chaque mois de décembre.

Pour nous permettre de lancer une nouvelle saison d’enquête, nous cherchons à réunir 50.000 € avant le 31 décembre à minuit.

Nous y sommes presque. Nous aiderez-vous ? 😉

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Grand entretien #3 : Bocage et agriculture productiviste avec Thibaut Preux, géographe31 Dec 202400:51:44

Thibaut Preux est enseignant chercheur à l’université de Poitiers. Sa thèse, soutenue en 2019, porte sur le lien entre l’agrandissement des exploitations agricoles et la transformation des paysages de bocage. Nous l’avons reçu à Guingamp, quelques mois après la publication de notre enquête sur la destruction des haies en Bretagne.

Les paysages de bocage, caractérisés par leurs haies entourant champs et prairies, trouvent leur origine au XVIIIe siècle. Le développement de l’élevage et la structuration de petites propriétés agricoles ont encouragé la plantation de haies pour cloisonner les espaces. Ces alignements d’arbres et d’arbustes n’étaient pas qu’esthétiques : ils jouaient un rôle clé dans la gestion des parcelles, la préservation des sols et la biodiversité.

Depuis les années 1950, l’intensification agricole et les remembrements fonciers ont entraîné l’arrachage massif des haies. Si ce processus semblait ralentir, Thibault Preux révèle qu’il persiste. « Les récents chiffres du ministère de l’Agriculture montrent une accélération inquiétante, avec 25 500 km de haies disparaissant chaque année », alerte-t-il.

Cette transformation paysagère résulte principalement de l’agrandissement des exploitations agricoles, un phénomène qui concentre les terres dans les mains de quelques exploitants. Selon les terrains d’enquête observés par le chercheur, 10 % des plus grandes exploitations captent 60 % des terres libérées, renforçant l’impact de leurs choix sur l’organisation de l’espace.

La disparition des haies a des répercussions directes sur les écosystèmes. Les haies abritent de nombreuses espèces animales et végétales, servent de corridors écologiques et contribuent à la qualité des sols et des eaux. Leur absence amplifie les risques d’érosion, d’inondations et de pollution des cours d’eau. « Sans les haies, les sols sont plus vulnérables au ruissellement, et la biodiversité souffre d’un appauvrissement dramatique », déplore le géographe.

Face à cette urgence, plusieurs initiatives émergent, comme le programme Breizh Bocage en Bretagne ou le Pacte pour les haies lancé par le ministère de l’Agriculture. Ces projets visent à encourager la replantation et l’entretien des haies, mais les résultats restent modestes. « On convainc surtout les agriculteurs déjà sensibilisés, souvent engagés dans l’agriculture biologique ou des systèmes herbagés », note Thibault Preux. Pour inverser la tendance, il appelle à une politique plus ambitieuse et adaptée à l’ensemble des modèles agricoles, y compris les plus intensifs.

Si les jeunes générations d’agriculteurs semblent montrer une sensibilité accrue à la préservation des paysages, le modèle agricole dominant, marqué par l’agrandissement et l’intensification, continue de peser lourd. Les politiques publiques, notamment la réforme de la Politique agricole commune (PAC), seront déterminantes pour préserver ce patrimoine unique.

🎙️ Entretien mené par Juliette Cabaço Roger

Consultez aussi notre grand enquête sur la disparition du bocage en Bretagne.

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Caroline Trouillet parle de la campagne de financement participatif de « Splann ! » sur France Bleu Breizh Izel31 Dec 202400:01:35

Les personnes imposables sur le revenu pourront bénéficier, en 2025, d’une réduction d’impôt de 66 % du montant de leur don à une association d’intérêt général… à condition d’agir avant ce mardi 31 décembre, à minuit. 💸

France Bleu Breizh Izel a illustré ce dispositif d’encouragement à la philanthropie avec une interview de Caroline Trouillet, journaliste enquêtrice pour « Splann ! », diffusée pendant la matinale du 31 décembre 2024.

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Alain Glon : des Panama Papers aux LuxLeaks | Le récap' de « Splann ! » de janvier 202505 Feb 202500:11:11

Le Récap’ de « Splann ! » est notre nouveau rendez-vous mensuel sur les ondes de ‪Radio BOA‬ et des radios associatives de Bretagne partenaires.

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Au sommaire de ce récap’ :

  • Une nouvelle enquête sur l’artificialisation des sols sur le littoral breton ;
  • Alain Glon, figure des lobbies économiques et culturels bretons ;
  • Un petit cylindre plastique qui souille nos côtes ;
  • Production d’engrais : Yara dans le collimateur en Loire-Atlantique ;
  • Agriculture et photovoltaïque, un ménage heureux ?
  • À l’extrême droite, on cible l’information…

Et les rubriques : « ça se passe près de chez vous » et « l’agenda de Splann ! ».

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« La destuction du bocage questionne l'agroindustrie et nos propres usages », Pierre-Yves Bulteau sur Transistoc'h06 Feb 202500:16:54

Pierre-Yves Bulteau était l’invité de Lem, la quotidienne de la radio finistérienne Transistoc’h, le 3 février 2025. Cofondateur de Splann !, l’ancien membre de Là-bas si j’y suis, sur France Inter, se rend à Châteaulin (29) le 6 février pour une soirée autour du remembrement et de la destruction du bocage, organisée par La Maison qui pousse et Run Ar Puñs.

Les journalistes de Splann ! se sont récemment penchés sur l’histoire et l’état du bocage breton.

D’abord, à travers un dossier d’enquête réalisé par Nolwenn Weiler et Yann-Malo Kerbrat, publié en février 2024, qui montre que le linéaire de haies continue de reculer. Tout comme sa qualité. Avec des effets néfastes pour la biodiversité, mais aussi en matière de résilience face aux inondations ou aux sécheresses qui s’aggravent à cause du dérèglement climatique d’origine anthropique.

Ensuite par le biais de la bande dessinée « Champs de bataille », écrite par Inès Léraud, dessinée par Pierre van Hove et conseillée par Léandre Mandard, doctorant en histoire. Sortie en novembre 2024, elle met en lumière les cicatrices laissées par le remembrement d’après-guerre. Cette politique de réorganisation foncière, menée de façon autoritaire, s’est traduite par l’agrandissement des parcelles dans l’Ouest bocager.

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Ecotree : l'arbre qui gâche la forêt | Le récap' de « Splann ! » de février 202505 Mar 202500:12:10

Le Récap’ de « Splann ! » est notre nouveau rendez-vous mensuel sur les ondes de ‪Radio BOA‬ et des radios associatives de Bretagne partenaires.

Que faut-il lire, écouter ou regarder pour s’informer sur la crise sociale, écologique et démocratique que traversent nos sociétés ? Juliette Cabaço Roger vient présenter nos dernières révélations ainsi qu’une sélection d’informations publiées par nos consœurs et nos confrères.

Au sommaire de ce récap’ :

  • Splann ! a enquêté sur Ecotree, une start-up bretonne qui propose aux particuliers et entreprises de planter des arbres.

  • Loi d’orientation agricole : adoptée en février, cette loi affaiblit la transition agroécologique en supprimant des objectifs chiffrés en surfaces biologiques et en dépénalisant certaines atteintes à l’environnement.

  • Arsenic dans l’eau en Loire-Atlantique : une carrière de roches à Mésanger pourrait être à l’origine d’une pollution à l’arsenic. Les autorités exigent des analyses pour mesurer l’impact environnemental.

  • Désobéissance civile et justice : la cour d’appel de Lyon juge huit militants dont une Nantaise ayant protesté contre les polluants éternels chez Arkema. On leur reproche d’avoir déployé une banderole. Arrêt attendu le 15 mai.

  • Pollution de l’air à Rennes : on parle des particules fines de type PM 2,5. Air Breizh a mesuré un air « dégradé » durant trois jours, « mauvais » pendant onze jours et même « très mauvais » le 15 janvier. Du jamais vu depuis le début des relevés !

  • Primel Gastronomie poursuivie ? : Une plainte avait été déposée contre cette société en août 2023 suite à une pollution à la soude du cours d’eau du Pontplaincoat.

Et les rubriques : « Ça se passe près de chez vous » et « l’agenda de Splann ! ».

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« Nous avons trouvé de l'arsenic près de la mine Imerys de Glomel », Celia Izoard sur France Culture 12 Jan 202500:09:52

Celia Izoard était l’invitée de Nicolas Herbeaux pour La Transition de la semaine, dans la matinale du samedi 30 novembre 2024 sur France Culture. La journaliste, philosophe et essayiste, autrice de « La Ruée minière au XXIe siècle, enquête sur les métaux à l’ère de la transition » (Le Seuil, 2024) a présenté les résultats de l’enquête menée pour « Splann ! » sur la mine Imerys de Glomel, dans les Côtes-d’Armor.

Le projet d’ouverture d’une quatrième fosse d’extraction d’andalousite près de Rostrenen, en Centre Bretagne, soulève l’opposition d’une partie de la population, inquiète des conséquences de cette exploitation pour la santé et la biodiversité. L’association Eau et rivières de Bretagne a engagé un recours contre l’autorisation environnementale accordée au terme d’une enquête publique par le préfet durant l’été 2024.

« Je ne comprenais pas comment Imerys pouvait dire qu’il n’y avait aucun impact sur les eaux, alors que la mine rejette 1,5 million de m³ d’effluents industriels dans une réserve naturelle régionale, en amont de deux captages d’eau potable qui alimentent la région, se remémore Celia Izoard. Comment était-ce possible, étant donné ce que contiennent ces effluents industriels, qui sont entre autres des métaux lourds ? »

« Splann ! » a donc fait analyser des échantillons de sédiments prélevés en amont du point de rejet, au niveau du point de rejet et 2 km en aval, dans le même cours d’eau.

Les résultats contredisent la communication de la multinationale qui assure être « respectueuse de l’environnement ». Les concentrations en nickel atteignent jusqu’à 60 fois la valeur guide pour un bon état écologique des sédiments en eau douce. Les concentrations en cobalt sont jusqu’à 20 fois supérieures à la valeur guide. Des taux anormaux d’arsenic et de cadmium, des métaux toxiques classés cancérigènes, mutagènes et reprotoxiques, sont également décelés à cette occasion.

Sachant qu’Imerys bénéficie d’une autorisation préfectorale pour rejeter jusqu’à 5,5 kg de cobalt et de nickel par jour dans ses effluents.

« Imerys ment sur deux points qui sont importants : sa consommation d’eau depuis des décennies. Et sur l’absence de pollution. C’est très préoccupant car cette entreprise souhaite ouvrir une mine de lithium dans l’Allier, un projet colossal », alerte l’enquêtrice.

Par ailleurs, les rejets de poussière contiennent les mêmes métaux toxiques. Aucune étude épidémiologique n’a pourtant été réalisée pour mesurer les conséquences sur les santé de la population, susceptible de les respirer.

La fermeture de la mine ne règlerait pas le problème pour autant, à cause du drainage minier acide.

« Lorsque la pluie va ruisseler sur les millions de mètres cubes de déchets entassés, cela va former de l’acide sulfurique, décrit la journaliste. À partir de 2044, il va falloir gérer des quantités d’eau acide qui vont charrier des contaminants métalliques. Si cette mine s’étend, cette gestion va s’étendre. Elle est extrêmement coûteuse, même pour des sites beaucoup plus petits et dont l’État doit s’occuper. »

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« Interrogeons les politiques publiques utra-consommatrices de métaux », Celia Izoard sur Canal B14 Jan 202500:21:58

Celia Izoard est journaliste et philosophe, spécialiste des nouvelles technologies et de leurs conséquences sur la société. Elle co-signe l’enquête de « Splann ! » sur la mine Imerys de Glomel, dans les Côtes-d’Armor.

Elle était l’invitée de Lucie Louâpre, mardi 7 janvier, dans l’émission Curiocité, sur Canal B. L’occasion de mettre ce dossier breton en perspective pour celle qui a publié l’an passé « La ruée minière au XXIe siècle, enquête sur les métaux à l’ère de la transition » (Seuil).

« Après l’accord de Paris sur le climat, en 2015, il y a eu une offensive de la Banque mondiale et du lobby minier pour mettre en place une politique de substitution énergétique passant par la production d’énergie renouvelable et le déploiement de parcs de véhicules électriques, pointe Celia Izoard. Tout ça réclamant énormément de métaux. D’autant plus que personne ne remet en question la production d’électricité et un mode de vie que je qualifie d’impérial. »

Problème, la ruée minière actuelle ne sert pas simplement à produire des batteries, des éoliennes ou des panneaux photovoltaïques. La demande en métaux croît dans énormément de secteurs, tels que le numérique (5G, data-center), eux-mêmes grands consommateurs d’énergie. L’argument de la transition énergétique est donc utilisé par l’industrie pour ouvrir à peu près n’importe quelle mine dans n’importe quelle partie du monde. »

Ainsi, la multinationale Imerys explique elle-même que l’andalousite extraite à Glomel est nécessaire à la transition.

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Stade Brestois : l’environnement sur le banc de touche ? | Le récap' de « Splann ! » de décembre 202413 Jan 202500:09:41

Le Récap’ de « Splann ! » est notre nouveau rendez-vous mensuel sur les ondes de ‪Radio BOA‬ et des radios associatives de Bretagne partenaires.

Que faut-il lire, écouter ou regarder pour s’informer sur la crise sociale, écologique et démocratique que traversent nos sociétés ? Juliette Cabaço Roger vient présenter nos dernières révélations ainsi qu’une sélection d’informations publiées par nos consœurs et nos confrères.

Au sommaire de ce récap’ :

  • L’Autorité environnementale rend un rapport critique concernant le projet d’Arkea Park du Stade Brestois, une nouvelle enceinte sportive qui serait construite sur des terres agricoles ;
  • Un représentant CGT des agents de l’Office français de la biodiversité dénonce le laxisme des autorités face à attaques subies par son administration lors des manifestations agricoles ;
  • Pour former ses cadres à la gestion de projet, à la communication et au lobbying, la FNSEA peut compter sur l’Ifocap, une école établie dans un hôtel particulier du 9e arrondissement de Paris ;
  • Ouest-France a approché le milliardaire François Pinault pour devenir actionnaire de OFTV, l’une des deux nouvelles chaînes de la TNT devant naître en 2025.

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Pollution de l'eau potable à Rostrenen | Le récap' de « Splann ! » de mars 202501 Apr 202500:10:40

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Au sommaire de ce récap’ :

  • « Splann ! » a enquêté sur la qualité de l’eau potable à Rostrenen, dans les Côtes-d’Armor. Une partie des habitants de Plouguernével et de Rostrenen ont consommé pendant des années une eau contaminée aux PFAS, ces « polluants éternels ». L’enquête révèle que le captage d’eau potable de Coadernault est fermé depuis l’été 2024, alors que des relevés démontraient déjà des taux anormaux depuis 2017. La députée LFI de Guingamp, Murielle Lepvraud ainsi que des citoyens demandent des comptes aux autorités.

  • Dessins à l’extrême : une dessinatrice travaillant pour la Marine nationale a réalisé des visuels pour des groupes et événements d’extrême droite, notamment L’Incorrect et le collectif identitaire Némésis.

  • Algues vertes et mortalité : pour la première fois, une autopsie a établi un lien direct entre la mort d’un sanglier et la présence d’algues vertes sur une plage des Côtes-d’Armor. Parallèlement, le tribunal administratif de Rennes a condamné l’État pour son inaction dans ce dossier.

  • Extension d’élevage annulée : le tribunal administratif de Rennes a également annulé l’autorisation préfectorale d’agrandir un élevage de volailles à Plestin-les-Grèves… à deux pas de la Lieue de Grève tristement célèbre pour ses marées vertes.

  • Nouvelle pollution de l’eau à Rostrenen : tandis que « Splann ! » publiait son enquête sur les PFAS, 25.000 litres de fioul se déversaient dans le Blavet, affectant l’usine de traitement d’eau de Kerné Uhel.

  • Bataille pour la langue bretonne : les associations Div Yezh et Kelennomp ! attaquent l’État en justice pour non-respect des engagements en faveur de l’enseignement du breton.

  • Et les rubriques « Ça se passe près de chez vous » et « L’agenda de Splann ».

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« Altho consommera 100 000 m³ d'eau de plus par an pour des chips », Nolwenn Weiler sur Canal B 14 Apr 202500:20:02

Altho, le fabricant des chips Brets, construit une nouvelle usine près de Pontivy (56). Elle lui permettra à terme de doubler sa capacité de production. Nolwenn Weiler était l’invitée de Lucie Louâpre, dans l’émission Curiocité, sur Canal B, le 28 mars, pour présenter son enquête sur les conséquences environnementales de ce projet. 🥔

Quand l’usine tournera à plein régime pour transformer un total de 150 000 tonnes de pommes de terre, 350 000 m³ d’eau seront nécessaires chaque année. Une consommation considérable, alors que la Bretagne fait déjà face à des tensions hydriques.

La culture des pommes de terre est par ailleurs très gourmande en pesticides. Pour contrer le mildiou, un champignon qui attaque les feuilles et les tubercules, d’impressionnantes doses de fongicides sont pulvérisées, parfois plusieurs fois par semaine.

Sensibles à la question de l’emploi, les élus ont accordé une ristourne fiscale aux chipsiers français, Altho en tête, lors de la dernière loi de finances. L’Etat n’est pas seul à mettre la main au porte-monnaie, puisque l’entreprise contrôlée par Alain Glon a reçu 600 000 € de l’Union européenne et 400 000 € de la région Bretagne, pour construire sa nouvelle usine.

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Le transformateur d'algues Olmix épinglé par la préfecture | Le récap' de « Splann ! » d'avril 202513 May 202500:12:44

Le Récap’ de « Splann ! » est notre nouveau rendez-vous mensuel sur les ondes de Radio BOA et des radios associatives de Bretagne partenaires.

Que faut-il lire, écouter ou regarder pour s’informer sur la crise sociale, écologique et démocratique que traversent nos sociétés ? Juliette Cabaço Roger vient présenter nos dernières révélations ainsi qu’une sélection d’informations publiées par nos consœurs et nos confrères.

Au sommaire de ce récap’ :

  • Alerte « Splann ! » : une lettre envoyé par l’État aux administrations sur les modalités d’une étude dite « de progrès » sur la situation écologique des cours d’eau français.

  • Focus : la préfecture du Morbihan met en demeure l’entreprise Olmix pour des manquements environnementaux dans une de ses usines, à Bréhan (56).

Glané pour vous :

  • Genavir : un #MeToo maritime ;

  • Une pompe d’extraction d’eau illégale désarmée par les militants des Soulèvement de la terre ;

  • Saint-Malo : des pics de pollutions aux particules fines observées ;

  • Le legs d’un ancien commandant du port de Brest renfloue le parti d’Eric Zemmour.

Et les rubriques « ça se passe près de chez vous » et « L’agenda de Splann ».

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Kristen Falc'hon réagit à l'annulation de la procédure judiciaire engagée contre « Splann ! » par un dirigeant du lobby porcin09 Jun 202500:01:22

La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes a annulé, vendredi 6 juin 2025, la plainte en diffamation déposée contre Splann ! par le président d’Evel’Up et Inaporc, Philippe Bizien.

Kristen Falc’hon, cofondateur du média indépendant breton, poursuivi en tant que co-auteur de l’article « Copains comme cochons » avec Inès Léraud, a réagi, vendredi 7 juin sur Ici Breizh Izel, à cet arrêt favorable à la liberté de la presse.

Me Simonin, l’avocate de Splann ! avait soulevé une irrégularité majeure dans la procédure lancée par Philippe Bizien : l’absence de mention, dans les actes d’instruction, du droit au silence pour les journalistes poursuivis en diffamation. Ce point primordial pour la défense de la liberté d’expression a convaincu les magistrats rennais d’annuler les poursuites.

Cette procédure lancée par un poids lourd de l’industrie porcine contre le média breton à but non lucratif a soulevé une vague d’indignation et de soutien. En un peu plus d’une semaine, Splann ! a collecté environ 60 000 € auprès de plus de 1 100 donatrices et donateurs, permettant aux journalistes de lancer de nouvelles enquêtes sur les dessous de l’agro-industrie.

Elle a aussi mis en lumière la fragilité des médias indépendants et de leurs journalistes face aux procédures bâillons, dont l’objet est de dissuader de travailler sur certains sujets sensibles en faisant perdre du temps et de l’argent aux rédactions contraintes de préparer leur défense.

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La procédure bâillon du président d'Evel'Up finit à la corbeille | Le récap' de « Splann ! » de mai 202515 Jun 202500:13:18

Le Récap’ de « Splann ! » est notre nouveau rendez-vous mensuel sur les ondes de Radio BOA et des radios associatives de Bretagne partenaires.

Que faut-il lire, écouter ou regarder pour s’informer sur la crise sociale, écologique et démocratique que traversent nos sociétés ? Pierre-Yves Bulteau vient présenter nos dernières révélations ainsi qu’une sélection d’informations publiées par nos consœurs et nos confrères.

Au sommaire du récap :

  • Première procédure en diffamation contre « Splann ! ». Un poids lourd du lobby porcin en Bretagne a attaqué en justice notre média pour un article paru l’an dernier. La procédure a été annulée le 6 juin.
  • Idémia, entreprise qui figure dans le collimateur du Parquet national financier, a été subventionnée par Vitré communauté en Ille-et-Vilaine.
  • Des pollutions de la rivière de l’Aber Wrac’h dans le Finistère ont été causées par la laiterie industrielle Even. Révélations.

Glané pour vous

  • Recours illégal à la reconnaissance faciale sur certaines courses à pied en Bretagne ;
  • AC !! L’association anti-corruption porte plainte dans l’affaire « tout commence en Finistère » ;
  • La Bretagne en 2100, un territoire à + 4 °c ;
  • Déploiement de la fibre en Bretagne : un nouveau rapport de la chambre régionale des comptes donne des bons points et des moins bons.

Sans oublier les rubriques « Ça se passe près de chez vous » et « L’agenda de Splann ! ».

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« Certains maires savent exploiter les failles de la loi littoral », Jérémie Szpirglas sur Canal B20 Jun 202500:19:23

Jérémie Szpirglas était l’invité de Lucie Louâpre, dans l’émission Curiocité, sur Canal B, mardi 21 janvier, pour présenter l’enquête « littoral breton, la tentation du béton » qu’il cosigne avec Denis Vannier pour « Splann ! ».

Les associations de défense de l’environnement remplacent-elles les services de l’Etat pour vérifier la conformité des permis de construire avec la loi littoral ?

La faiblesse des moyens dont disposent les préfectures pour assurer le contrôle de légalité, ainsi qu’un certain manque de volonté politique, laissent aux « maires bâtisseurs » le champ libre pour autoriser des constructions. Résultat, ce sont bien souvent des citoyens, réunis en associations, qui lancent l’alerte et enclenchent des procédures devant les tribunaux. Quitte à subir l’impopularité de certaines décisions.

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« Le terrain est la meilleure réponse à la désinformation », Pierre-Yves Bulteau sur Radio Trégor Goëlo18 Jun 202500:15:57

Morgan Large a reçu Pierre-Yves Bulteau lors de l’émission inaugurale de Radio Trégor-Goëlo (RTG), annexe de Radio Kreiz Breizh (RKB), le samedi 14 juin, depuis le studio installé à Ti ar vro, à Guingamp.

Au cours de cet échange à bâtons rompus qui hésite entre le « tu » et le « vous », les deux journalistes font le point sur l’évolution de « Splann ! », qu’ils ont participé à fonder en 2020, à la sortie du premier confinement.

Médias bilingues, en français et en breton, RKB et « Splann ! » partagent depuis deux ans le même bureau à Ti ar vro Gwengamp. L’implantation dans la ville sous-préfecture au taux de pauvreté le plus élevé de toute la Bretagne est un choix résolu et réfléchi pour les deux rédactions.

« Le terrain, c’est la meilleure réponse à tout ce qui se passe aujourd’hui parce qu’on est en contact direct avec les enjeux premiers que vivent les gens, constate Pierre-Yves Bulteau, ancien de Là-bas si j’y suis, sur France Inter. J’ai travaillé plus de dix ans à Paris et même si tu veux rester connecté, dans l’intra-muros, avec le salaire et le réseau que tu as, tu finis vite par ne plus t’intéresser à ce qui se passe au-delà du périphérique. »

Or, la concentration des médias, le fort taux de défiance envers les journalistes et les suppressions massives d’emplois alimentent un cercle vicieux qui ronge également le contrat social, en France.

« Guingamp et la ruralité, ce ne sont pas des gros mots, insiste Pierre-Yves Bulteau, qui intervient depuis plus de quinze ans à l’IUT de journalisme de Lannion. Ce sont des lieux primordiaux pour faire du journalisme. C’est là où sont les paroles et les sujets. Aux États-Unis, les radios locales dites communautaires ont disparu et c’est l’avènement - deux fois - de Donald Trump et de son populisme libertarien le plus fou. C’est Elon Musk, etc. Le local c’est aussi un rempart. Quand tu fais émerger ces paroles-là, elles finissent par grimper l’escalier de notre pays jacobin et mettent en place des systèmes que des milliardaires et les gouvernements veulent empêcher. »

Pour contrer la désertification de l’information, « Splann ! » participe à la structuration d’un écosystème de médias indépendants, souvent tournés vers l’enquête, mais pas seulement.

« Ce qui est intéressant, c’est qu’il s’agit de médias créés par des journalistes qui s’inscrivent sur des territoires. Ils servent à faire émerger des paroles qu’on n’entend plus, des combats qu’on dirait perdus d’avance. Ils servent aussi de remparts idéologiques et intellectuels car c’est aussi porter une vision de la société, par exemple sur des combats féministes, intersectionnels, etc. Sur des sujets locaux. Car c’est aussi à Guingamp que ça se joue, pas seulement à Paris. »

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Algues vertes : l'État condamné dans l'affaire Auffray | Le récap' de « Splann ! » de juin 202514 Jul 202500:11:28

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Au sommaire du récap :

  • Le lien entre le décès de Jean-René Auffray dans l’estuaire du Gouessant en 2016 et les algues vertes reconnu par la justice ;
  • Des témoignages de violences physiques et sexuelles au lycée Notre-Dame du Kreisker à Saint-Pol-de-Léon dans le nord Finistère… Des témoignages collectés par « Splann ! ».

Glané pour vous

  • La loi Duplomb, taillée pour l'agriculture intensive, définitivement adoptée par le Parlement, n'a pas convaincu les députés de Bretagne ;
  • Après sa plainte contre « Splann ! », Phillipe Bizien attaque en diffamation les opposants à l'agrandissement de sa porcherie ;
  • Des coopératives agricoles de plus en plus grosses ;
  • Des huiles alimentaires qui contiennent du pétrole ;
  • Mobilisation contre une centrale photovoltaïque à Melgven, en Cornouaille.

Sans oublier les rubriques « Ça se passe près de chez vous » et « L’agenda de Splann ! ».

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« Nous voulons être en contact direct avec le public », Julie Lallouët-Geffroy sur RCF Bretagne02 Jul 202500:20:15

Julie Lallouët-Geffroy, journaliste pour Splann !, était la grande invitée de Julie Rolland, mardi 24 juin 2025, sur RCF Bretagne, quelques jours avant la fête d’anniversaire de notre média, à Châteaulin.

L’histoire de notre média d’enquête à but non lucratif, son indépendance économique, son bilinguisme, ses engagements pour la liberté d’informer, l’importance de la proximité, ses procédures-bâillons, ses nouveaux projets… Cet entretien retrace cinq ans d’une aventure éditoriale hors du commun.

« On est parti d’une structure avec énormément de journalistes bénévoles, se souvient Julie Lallouët-Geffroy. On a embauché deux personnes, puis deux autres personnes. Nous sommes une rédaction qui s’agrandit par le financement des citoyens et des citoyennes. La force que l’on a, c’est cette indépendance. On n’a pas de sujet tabou, pas d’angle mort dû à un conflit avec un des financeurs. »

De nouveaux terrains d’enquête

Ce développement a permis d’élargir le spectre des thématiques abordées. Si les questions liant agriculture, industrie agroalimentaire et environnement restent centrales, Splann ! s’est par exemple intéressé à la bétonisation du littoral. « Le point commun reste de servir l’intérêt général et de savoir ce qui irrigue l’avenir de la Bretagne », souligne notre journaliste.

Le média signe régulièrement des tribunes ou participe à des mobilisations, comme lors de la signature de la Charte de Marseille sur l’information et les migrations, en mai dernier.

« Nous sommes dans une logique de réseau, nous ne sommes pas un média tout seul perdu au fin fond de la Bretagne. On s’inscrit en lien avec d’autres médias locaux comme nationaux. C’est pour ça qu’une atteinte à la protection des sources ou un journaliste incarcéré à l’étranger nous touchent aussi. Ce n’est seulement défendre des collègues, c’est défendre le droit à l’information, qui est un des fondements de la démocratie. »

Splann ! peut lui-même faire l’objet de pressions ou de menaces. La plainte en diffamation déposée par le président de l’interprofession porcine, Philippe Bizien - procédure annulée par la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Rennes début juin - l’illustre bien.

« On travaille toujours ensemble et on a toujours quelqu’un à qui en parler. Ça permet de se défendre de façon beaucoup plus pertinente et ajuste selon la situation », souligne Julie Lallouët-Geffroy. L’ONG journalistique a pu bénéficier du soutien de ses lectrices et lecteurs, qui ont réuni plus de 60 000 € de dons en quelques jours, pour sortir renforcée de cette épreuve.

Une logique d’impact affirmée

En plus de ses partenariats de diffusion avec des médias qui accroissent la portée des enquêtes, Splann ! a expérimenté des collaborations avec des consortiums comme Lighthouse Reports.

« L’exemple de l’enquête sur les lobbies agricoles en 2024 nous a permis de dézoomer à l’échelle européenne pour comprendre des enjeux généraux et de voir les techniques de travail d’autres collègues. »

Pour pousser plus loin sa logique d’impact, Splann ! compte augmenter la production de vidéos originales, de podcasts, y compris de lectures d’enquêtes, et de livrets papier. Et bien sûr continuer de participer à des événements… ou les organiser.

« Ce qu’on veut c’est d’être en contact direct avec le public, résume Julie Lallouët-Geffroy. Pour se faire connaître, montrer qu’on est accessibles, rencontrer des sources potentielles, mais aussi montrer comment se fabrique un média. »

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Enquêter sur l'agriculture malgré l'adversité, avec Julie Lallouët-Geffroy et Nolwenn Weiler pour Bretagne culture diversité18 Aug 202500:37:23

Peu après la publication de notre dossier sur la destruction du bocage, les journalistes Julie Lallouët-Geffroy et Nolwenn Weiler ont participé à un épisode de L’Abécédaire de la Bretagne, un podcast produit par l’association Bretagne culture diversité. Celui-ci a été mis en ligne le 15 mai 2024.

Pour la lettre « E » comme enquête, Arnaud Wassmer a choisi de se pencher sur le fonctionnement de « Splann ! », média régional à but non lucratif fondé en 2020, qui cultive un intérêt marqué pour les questions agricoles.

« C’est parti d’un mouvement de défense de collègues qui ont été menacées dans l’exercice de leur travail, expose Julie Lallouët-Geffroy. Nous avons créé un collectif pour ne pas laisser des journalistes isolés. Et puis on s’est dit qu’on pouvait aussi produire et contre-attaquer en créant l’espace qu’on ne trouvait pas dans nos médias respectifs. »

Publiant ses articles en français et en breton, « Splann ! » se distingue dans le paysage médiatique en donnant du temps à ses journalistes. « On n’est pas coincés dans une périodicité où toutes les semaines, tous les mois, il faut produire une enquête sur un sujet précis. Quand on est prêts, c’est là qu’on publie », souligne celle qui a travaillé pendant plus de six mois sur la méthanisation et tout autant sur l’accès au foncier.

Chaque grand dossier est confié à un binôme de journalistes. C’est ainsi que Nolwenn Weiler a rejoint Yann Malo-Kerbrat pour comprendre les raisons du recul des haies bocagères dans la région, fin 2023. « C’est une particularité de “Splann !” tout comme le fait de pouvoir développer une enquête en quatre ou cinq volets. »

Se sentir plus forts ensemble

L’union fait la force et permet de se sentir capable d’aller au rapport de force. Enquêter, lever le voile sur des pratiques immorales voire illicites, soulève son lot d’ennuis. Et d’ennemis. Inès Léraud, poursuivie en diffamation à trois reprises pour ses articles — et jamais condamnée —, ou Morgan Large, victime d’au moins deux déboulonnages de roue de voiture à son domicile, peuvent en témoigner.

« Je pense que les modes d’action de l’agro-industrie n’ont pas fondamentalement changé, observe Nolwenn Weiler, qui laboure ce terrain pour “Basta!” depuis de longues années. Ça a toujours été un milieu très agressif. Les syndicalistes vivent une répression féroce. Les militants environnementaux ont affaire à l’agressivité de nombre de personnes, voire de certains élus. Ce qui a changé, c’est de s’attaquer à des journalistes, qui ont des moyens de communiquer. C’est comme si ça franchissait un cap. S’en prendre à des témoins aussi extérieurs au milieu, ça signe un niveau de violence inacceptable. »

Une façon plus subtile d’entraver le travail des journalistes — et donc de se soustraire au droit de savoir des citoyens — consister à refuser de s’exprimer.

Si des élus ainsi que les chambres d’agriculture ont répondu à « Splann ! » sur le bocage, ni les services de l’État interrogés, ni le ministère de l’Agriculture, ni la FNSEA n’ont daigné en faire de même. « C’est une information en soi et nous le spécifions dans nos articles », pointe Nolwenn Weiler.

Les deux pieds dans son territoire

Dans un contexte d’effondrement de la biodiversité, de dérèglement climatique et de déséquilibre des milieux naturels d’origine anthropique, les motifs de satisfaction sont rares pour les journalistes attachés à l’environnement.

Nolwenn Weiler se félicite néanmoins qu’un nombre de plus en plus important de lecteurs manifeste de l’intérêt pour les questions agricoles. Forçant les médias « mainstream » à produire des enquêtes. Elle a d’ailleurs pu mesurer la popularité de « Splann ! » lors d’une rencontre publique organisée dans le Trégor. « On n’a pas si souvent l’occasion de constater que des lecteurs sont attachés à un média. »

« Être en proximité immédiate avec son terrain d’enquête, c’est l’une des grandes plus-values de “Splann !”, explique-t-elle. L’avantage qu’on a nous, c’est qu’on habite ici et qu’on peut aller voir les gens une fois, deux fois, trois fois, dix fois, quinze fois… Au fur et à mesure, la confiance grandit et on peut rencontrer d’autres contacts par ce biais-là. C’est d’autant plus important qu’on est dans une société où les liens avec l’agriculture sont très éloignés. »

Julie Lallouët-Geffroy constate d’ailleurs qu’un nombre grandissant d’interlocuteurs sont prêts à échanger. Signe que le média s’installe et gagne ses galons en matière de sérieux et de crédibilité.

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Nouvelles destructions du bocage dans le Trégor | Le récap' de « Splann ! » de juillet 202514 Aug 202500:13:49

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Le Récap’ de « Splann ! » est notre rendez-vous mensuel sur les ondes de Radio BOA et des radios associatives de Bretagne partenaires.

Que faut-il lire, écouter ou regarder pour s’informer sur la crise sociale, écologique et démocratique que traversent nos sociétés ? Pierre-Yves Bulteau vient présenter nos dernières révélations ainsi qu’une sélection d’informations publiées par nos consœurs et nos confrères, au micro de Nicolas Milice.

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Glané pour vous

  • Se baigner en toute sécurité en Bretagne ? pas si simple…
  • Une loi Duplomb peut en cacher une autre ;
  • Une envie d’agriculture bretonne plus respectueuse de l’environnement ? Oui, mais non, faute de moyens ;

Sans oublier les rubriques « Ça se passe près de chez vous » et « L’agenda de Splann ! ».

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« Pour enquêter, il faut passer à travers les ronces », Morgan Large sur RCF Bretagne Sud06 Aug 202500:37:09

Morgan Large a reçu Claire Le Parc, journaliste pour RCF Bretagne Sud, à Glomel, dans le sud des Côtes-d’Armor, pour un épisode de l’émission « Sur ma route », diffusé le 7 janvier 2025.

À travers un champ de maïs, parfois interrompues par le bruit de camions venus faire le plein de minerais, elles ont discuté de la carrière d’andalousite exploitée par la multinationale sur la commune centre-bretonne. Ex-Glomeloise, un temps élue municipale d’opposition, Morgan a co-signé pour « Splann ! » une enquête portant notamment sur les pollutions engendrée par cette exploitation minière, parue fin 2024.

Au cours de cette balade portrait, la cofondatrice de « Splann ! », présentatrice de La Petite lanterne sur Radio Kreiz Breizh (RKB), se livre aussi sur son propre parcours.

« Je suis née sur une ferme, j’ai fait pas mal d’éducation populaire et aussi de la philo, rembobine Morgan. Je suis de nature curieuse. Je suis aussi ornitho amateur. Je constate qu’entre la campagne des années 1980 et maintenant, il y a beaucoup de choses qui ont changé et ça m’impacte. J’ai un métier où j’ai le droit d’être curieuse, de chercher, de poser des questions. Il faut en profiter, partager ce qu’on trouve avec les autres. »

Cette volonté d’aborder les sujets qui fâchent, souvent liés à l’industrialisation de l’agriculture, l’a confrontée à des représailles.

« J’ai fait perdre des aides de mairies à ma radio après des sujets sur l’agroalimentaire. De fait, on s’est dit qu’il fallait créer un média totalement indépendant des subventions et de la pub, financé par des dons. Des citoyens nous aident à produire une information libre et gratuite. »

En 2021 puis en 2023, les menaces se sont transformées en actes. Après sa mise en avant par le documentaire de France 5 « Bretagne, une terre sacrifiée », Morgan a notamment subi deux déboulonnages de roues, pour lesquelles le ou les coupables n’ont pas été identifiés.

« On a cherché à ce que je me taise. Il y a eu enquête puis un non lieu, parce qu’il n’y avait pas de preuve. Puis pas de réouverture d’enquête malgré la réitération des faits. Ça me chagrine quand même. On se dit qu’il y a une certaine impunité à inquiéter des gens. Donc on se donne de la force en travaillant en collectif. »

Si Morgan poursuit son métier, en amoureuse de la radio convaincue de son intérêt pour la société, elle reconnaît avoir été fragilisée par ces attaques, tant moralement que financièrement. Elle a renforcé les mesures de précaution en cachant sa nouvelle adresse et rappelle que toute la profession ne roule pas sur l’or, loin s’en faut. « Il faut sortir du mythe du journaliste », exhorte-t-elle.

Arrivée aux limites du champ, l’enquêtrice y voit une belle image. « Pour réaliser une enquête, il faut aussi rentrer dans des fourrées, broussailler et passer à travers des ronces. »

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