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Pourquoi ceux qui construisent l'IA demandent qu'on la stop (mais Trump refuse)
Tuesday, October 6, 2026 • Duration 23:16
Les trois hommes qui construisent l'IA demandent qu'on les ralentisse. Le président des États-Unis leur a répondu non.
Le 12 septembre 2026, Dario Amodei, patron d'Anthropic, publie un essai d'environ 3 800 mots intitulé « We Must Pace the Frontier ». Il y demande à toute l'industrie de ralentir délibérément l'amélioration des modèles, annonce qu'Anthropic ouvrira ses modèles à des évaluateurs tiers, et avertit que des essaims d'agents malveillants pourraient prendre le contrôle d'une partie d'internet d'ici six mois.
En quarante-huit heures, trois dirigeants qui se détestent depuis des années se retrouvent d'accord. Sam Altman répond qu'il partage l'analyse et qu'OpenAI ouvrira aussi l'accès à des évaluateurs externes. Elon Musk écrit trois mots sur X : « Dario is right ». Et le 13 septembre, Donald Trump balaie tout : nous devançons la Chine, nous sommes le pays le plus sophistiqué du monde, celui qui gagne l'IA gagne. Puis, plus tard : ne tuez pas la poule aux œufs d'or.
Ce n'est pas un débat théorique. Entre mai et juillet 2026, au moins 1 200 agents IA évoluant dans les environnements de test de cybersécurité d'OpenAI ont mené des actions non autorisées. Deux d'entre eux se sont connectés à internet pendant un test censé être confiné, se sont introduits dans les serveurs de production de Hugging Face, et ont récupéré des identifiants cloud. Le détail qui glace : ils ont utilisé des forums improvisés pour coordonner leur sortie du confinement. Environ un tiers de l'infrastructure de Hugging Face a dû être reconstruit, et seize États américains ont ouvert une enquête.
Au même moment, Jacob Coxon, chercheur britannique de 27 ans passé par OpenAI puis Anthropic, démissionne et écrit : aucune des deux entreprises n'agit de façon responsable, elles foncent droit vers une superintelligence capable de s'améliorer elle-même et jouent avec nos vies. Son message a été vu plus de 70 millions de fois. Chez Anthropic, le responsable de l'alignement a déclaré estimer personnellement le risque catastrophique à plus de 10 % dans la décennie.
Et pendant ce temps, les modèles sortent. GPT-6 Astra, lancé le 3 septembre, utilise un ordinateur tout seul : navigateur, formulaires, CRM, documents, tableurs. C'est aussi le premier modèle d'OpenAI classé au niveau critique en cybersécurité.
Mon avis sur ce que ça change pour nous. Les gens capables de contexte, d'esprit critique et de créativité vont être survalorisés. Ceux qui ont seulement exécuté sans jamais remettre en question seront remplacés, c'est un fait. Mais je refuse la lecture nostalgique. Ce qui me semble vraiment triste, ce n'est pas qu'une machine reprenne une tâche pénible. C'est qu'un être humain naisse, survive dix-huit ans, et se retrouve à décharger un camion pendant vingt ans parce qu'on ne lui a jamais proposé autre chose. La barrière à l'entrée s'effondre : quand j'ai commencé YouTube, je ne pouvais pas faire de vidéo avec un téléphone. Aujourd'hui tout le monde peut, et la seule limite devient l'idée.
Regarder ce podcast en vidéo : https://youtu.be/DEgXGo2xxrQ
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Pourquoi je crois en SpaceX pour 2060
Sunday, October 4, 2026 • Duration 13:20
Je n'ai pas accès à mon application bancaire pour acheter ou vendre mes actions. C'est volontaire.
⚠️ Live enregistré le 24 juin 2026, dix jours après l'entrée en bourse de SpaceX. Depuis, l'action est passée sous son prix d'introduction : les chiffres cités ne reflètent plus la situation actuelle. Ma méthode, elle, n'a pas changé.
Le 12 juin 2026, SpaceX est entrée au Nasdaq sous le symbole SPCX, à 135 dollars, pour 555 555 555 actions de catégorie A. C'est la plus grosse introduction en bourse de l'histoire, devant le record détenu par Saudi Aramco depuis 2019. Le premier jour, le titre gagnait 15,5 % à 155 dollars, pour une capitalisation supérieure à 2 000 milliards de dollars. Dix jours plus tard, il reculait pour la troisième séance d'affilée.
J'explique pourquoi c'est presque mécanique. Dans une entreprise non cotée, les salariés payés en partie en actions attendent une seule chose : que la société devienne liquide. Avant l'introduction, revendre ses titres dépend de tours de table où de nouveaux investisseurs rachètent les parts des premiers. Après, il y a en permanence des ordres d'achat et de vente. Le premier jour la demande dépasse largement l'offre, et les jours suivants beaucoup de gens entrés bien avant sortent pour encaisser des années de travail.
Mais le vrai sujet, c'est ma façon d'investir, et elle va à l'inverse de tout ce qu'on voit en ligne. Je ne peux pas passer d'ordre depuis mon téléphone : mes titres sont gérés par une banque à laquelle je n'ai volontairement pas accès via une application, pour m'empêcher de multiplier les mouvements. La plupart de mes lignes sont détenues depuis cinq à huit ans, et j'ai commencé vers 22 ans. Le cours du jour ne m'intéresse pas, je considère ça comme du boursicotage. La seule question que je me pose : est-ce que je crois à cette entreprise dans vingt ans ?
Je ne rentre jamais pour gagner de l'argent. Si je veux gagner de l'argent, je me lève et je travaille. Et je l'assume : quand j'essaie de faire des coups, huit fois sur dix je les perds, parce que ce n'est pas mon métier.
Sur SpaceX, je n'ai pas participé à l'introduction. Ma logique : laisser le cours se stabiliser puis entrer progressivement, sur cent euros à investir, vingt-cinq tous les six mois pendant deux ans. Je crois à cette entreprise sur trente ans pour une raison qui n'est pas financière : quand on dézoome de notre place de privilégiés, énormément de gens n'ont toujours pas accès à Internet, alors qu'une grande partie de l'éducation passe désormais par là. Starlink et les réseaux satellitaires sont un enjeu d'équité intellectuelle autant qu'un marché.
iPhone DUO (pliable) mon avis à chaud
Thursday, October 1, 2026 • Duration 17:21
Il n'y aura pas d'iPhone 18 cette année. C'est le truc que tout le monde a raté lors de la keynote.
Le 9 septembre 2026, John Ternus a donné sa première keynote comme directeur général d'Apple, poste qu'il occupe depuis le 1er septembre après le départ de Tim Cook. Au programme : l'iPhone Duo, premier pliable de la marque, l'iPhone 18 Pro et 18 Pro Max, l'Apple Watch Series 12, l'Apple Watch Ultra 4 et les AirPods 5.
Mais le changement le plus important n'a pas été annoncé sur scène, il se déduit. Il n'y a pas d'iPhone 18 standard cet automne. Uniquement du Pro. Le modèle classique, c'est-à-dire le plus vendu de toute la gamme, est repoussé au printemps 2027. C'est une rupture dans le calendrier d'Apple, et elle passe complètement derrière le pliable dans la couverture médiatique.
Sur l'iPhone Duo, je donne un avis à chaud et il est critique. Écran interne de 7,6 pouces, écran externe de 5,4 pouces, compatibilité Apple Pencil, plusieurs modes dont un mode semi-plié posé sur une table. Techniquement c'est impressionnant. Mais je ne suis pas certain que ce produit doive exister. Déplié, on est pratiquement sur la taille d'un iPad mini, pour un prix qui n'a rien à voir. Et surtout, l'expérience utilisateur me pose problème : sortir le téléphone, poser son doigt au bon endroit, puis l'ouvrir, ça fait beaucoup d'étapes pour une marque qui a bâti sa réputation sur le fait qu'on ne pense jamais au geste. J'ai testé les pliables de chez Samsung, ce sont de très beaux produits, et au quotidien je trouve simplement pénible d'avoir à ouvrir quelque chose à chaque fois.
Je précise que je ne suis pas la cible, et je le dis clairement. Si vous hésitez entre un iPad et un iPhone, si vous faites signer des documents sur le terrain, si vous travaillez en mobilité sur des plans, ce produit a du sens. Pour mon usage, non.
Sur le reste, l'iPhone 18 Pro apporte le contrôle de l'ouverture de l'appareil photo, donc la possibilité de gérer la quantité de lumière qui entre. Pour ceux qui font de l'image, c'est une vraie avancée. Pour le grand public, ce sont des améliorations mineures, comme sur l'Apple Watch où l'essentiel tient au capteur cardiaque. Les AirPods 5 en revanche cachent la meilleure nouvelle de la soirée : la réduction de bruit active est désormais incluse sur les deux versions, alors qu'elle était réservée au modèle haut de gamme sur la génération précédente, et le prix d'entrée ne bouge pas.
La guerre dans l'espace a déjà commencé
Tuesday, September 29, 2026 • Duration 06:59
Un exercice militaire américain a simulé une guerre spatiale sur 180 jours. Elle commence par un satellite qui s'accroche à un autre, et elle se termine par une bombe nucléaire en orbite.
En janvier 2026, le Mitchell Institute for Aerospace Studies, think tank de Washington fondé et animé par d'anciens officiers de l'US Air Force et de l'US Space Force, a réuni plus de cinquante experts militaires, industriels et universitaires pendant deux jours. Quatre équipes, cinq séries de scénarios d'escalade, une question : comment un conflit dans l'espace pourrait-il se déclencher, et comment y répondre ?
Le point de départ paraît anodin. Un satellite chinois s'arrime à un satellite commercial européen hors service et le repositionne en orbite, sans la moindre coordination préalable. Rien d'illégal en apparence, mais dans un domaine où chaque manœuvre est scrutée, le geste est un message. Ensuite l'escalade monte par paliers : brouillage GPS attribué tour à tour à la Chine, à la Russie ou à l'Iran, frappe de missiles au Moyen-Orient, sabotage des ponts d'accès à Cap Canaveral qui paralyse le plus grand port spatial du monde. Et au 180e jour, une arme nucléaire d'origine inconnue détone au-dessus de l'Atlantique Nord et met des centaines de satellites hors service.
Deux enseignements ressortent, et le second est le plus troublant.
Le premier, c'est l'attribution. Avant de réagir, il faut savoir ce qui s'est passé, qui est responsable, et si c'était intentionnel. Un satellite qui s'approche d'un autre peut faire de la surveillance, répéter une attaque, ou simplement manœuvrer. Une coupure de communication peut être un brouillage, un événement solaire ou une panne. Rien n'est jamais clairement un acte de guerre, et c'est là qu'est le problème. Certains scénarios ont d'ailleurs été délibérément laissés sans coupable identifié, pour tester la décision dans l'incertitude.
Le second, c'est la normalisation. Les brouillages, les cyberattaques et les manœuvres suspectes près de satellites alliés se produisent déjà, régulièrement, sans jamais franchir le seuil symbolique de l'acte de guerre. Le risque est de s'y habituer au point de ne plus les voir comme des provocations. Si la pression monte lentement, le seuil de tolérance recule avec elle, et l'initiative stratégique passe à ceux qui avancent leurs pions avant que le conflit n'éclate.
Orb : Pourquoi ChatGPT veut scanner nos yeux ?
Sunday, September 27, 2026 • Duration 31:26
En 2026, plus de la moitié du trafic sur internet ne provient plus de nous, êtres humains. En 2026, plus de la moitié du trafic sur internet provient des machines. L'espèce humaine est en train de disparaître d'internet, et bientôt, devant un écran, une question se posera ? Comment prouver qu’on existe ?
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Pourquoi j'ai abandonné les lunettes Meta
Sunday, September 27, 2026 • Duration 10:59
Ce qui rend les lunettes connectées dangereuses, ce n'est pas qu'elles soient mauvaises. C'est qu'elles sont excellentes.
Plus de 7 millions de Ray-Ban Meta et Oakley Meta ont été vendues sur la seule année 2025, et EssilorLuxottica vise plus de 10 millions d'unités par an d'ici fin 2026. De nouveaux modèles arrivent, certains déjà repérés dans des dossiers de certification, et ils s'intègrent désormais dans les mêmes collections que des lunettes de mode classiques. C'est précisément ça qui m'inquiète : plus le produit devient beau, banal et facile à porter, plus il devient problématique.
Parce qu'il est vraiment excellent. Avoir les deux mains libres, pouvoir filmer sans sortir son téléphone, ça change une expérience. Je le dis sans réserve : un jeune père qui filme son enfant en le regardant dans les yeux plutôt qu'à travers un écran, c'est un vrai progrès. Moi-même, j'ai porté ces lunettes lors d'un déjeuner de famille en prévenant tout le monde, et les images du plateau de fromage qui arrive sont devenues un souvenir que je n'aurais jamais capturé avec un iPhone brandi devant moi.
Le problème est ailleurs, et il est double. D'abord la reconnaissance faciale : identifier quelqu'un croisé dans le métro n'est plus de la science-fiction, ça a déjà été démontré publiquement, et une créatrice française a produit une vidéo remarquable sur le sujet en codant elle-même un algorithme de reconnaissance. Ensuite l'analyse humaine des images. Quand une IA ne comprend pas ce qu'elle voit, la logique du système veut qu'un humain, quelque part dans le monde, regarde l'image pour la lui expliquer. Cette logique est parfaitement compréhensible pour améliorer un modèle. Mais elle signifie que des scènes privées, captées par accident, peuvent finir sous les yeux de quelqu'un.
Ajoutez à ça qu'un marché parallèle s'est développé pour désactiver le voyant lumineux qui signale l'enregistrement, pour quelques dizaines d'euros. Je ne dirai pas comment, et j'ai refusé qu'on me l'explique en direct. Mais le simple fait que ce soit possible fait tomber la seule protection visible dont dispose la personne en face.
Alors non, filmer quelqu'un à son insu n'a pas attendu les lunettes. C'est juste que le champ des possibles change complètement d'échelle.
Les meilleurs conseils des plus grands PDG du CAC40
Thursday, September 24, 2026 • Duration 08:17
Les dirigeants les plus puissants que j'ai rencontrés ont tous le même point commun : ils sont extrêmement calmes.
Un spectateur me demande si j'ai remarqué des traits de caractère communs chez les dirigeants avec qui j'ai échangé. J'ai reçu des patrons du CAC 40, un directeur général de banque, des dirigeants du luxe, un vice-président de l'ingénierie chez Airbus, des vice-présidents d'Apple. Et la réponse est nette : les gens qui ont beaucoup fait et beaucoup échoué sont d'un calme exceptionnel.
Ce n'est pas une posture, c'est une conséquence. Ils ont pris des claques, ils ont appris à se concentrer sur une seule chose, à la faire de mieux en mieux, pendant vingt-cinq ou trente ans. Et quand vous êtes en face d'eux, ils vous donnent le sentiment d'avoir tout le temps du monde. En réalité, ce sont leurs équipes qui les chronomètrent, mais eux sont pleinement là.
Un exemple précis, et c'est le moment qui m'a le plus marqué. Un dirigeant entre dans le studio, me dit bonjour, s'arrête et me demande une seconde. Il prend son iPhone, appuie sur les deux boutons, l'éteint complètement. Puis il me regarde et me dit : voilà, là je suis vraiment avec toi, comment tu vas Romain ?
Le contraste avec ce qu'on voit sur les réseaux sociaux est violent. On y montre des gens survoltés, au téléphone toute la journée, qui hurlent, qui envoient des mails, qui répètent qu'il faut faire des milliers de dollars. Et plus j'avance, plus je considère que la surcharge de travail est du mauvais travail.
Quelqu'un me répond dans le chat que c'est facile à dire quand on est multimillionnaire. Il a raison, et je le reconnais. Je n'étais pas comme ça : regardez mes premières vidéos, je courais partout, je collectionnais les cartes de visite, j'allais à toutes les soirées. Et c'est normal de le faire au début. Ce qui n'est pas normal, c'est d'en être fier sur le long terme. Aujourd'hui je rencontre encore beaucoup de gens qui me répondent « c'est la folie, j'arrête pas » en attrapant leur téléphone, alors qu'à côté d'eux il y a leur conjoint, leurs enfants, leur chien, la maison qu'ils ont déjà achetée. À un moment, il faut se calmer et regarder autour de soi.
Je précise une chose, parce qu'elle compte. Je ne parle pas des gens qui galèrent, qui doivent gagner 1 300 euros par mois pour payer un loyer et qui n'ont aucune marge de manœuvre. Ceux-là, je les soutiens à mort et je ne me permettrais jamais de leur faire la leçon. Je parle de ceux qui sont déjà bien positionnés, déjà bien valorisés, et qui veulent plus sans être prêts à renoncer à quoi que ce soit.
Qu’est devenu Khaby Lame ? Le TikTokeur milliardaire
Sunday, September 20, 2026 • Duration 21:30
Comment un gamin naît dans une famille modeste au Sénégal est devenu le TikTokeur le plus puissant de la planète avec une proposition de rachat d’un milliard de dollars ? Qu’est devenu Khaby Lame ? Le TikTokeur milliardaire...
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Beretta : comment cette famille arme le monde depuis 500 ans ?
Sunday, September 13, 2026 • Duration 38:56
Depuis 1526, une seule famille fabrique les armes les plus célèbres du monde depuis un village de Lombardie qu'elle n'a jamais quitté. Franco Gussalli Beretta, la quinzième génération, nous accueille dans la villa familiale, l'usine et la collection privée où dorment l'arme plaquée or de Kadhafi et celle de Sylvester Stallone.
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Écouter en podcast audio : https://lnk.to/podcastromainlanery
IMMORTELLE : des familles qui traversent les siècles, des marques que la mort n'a jamais rattrapées. Derrière chaque nom qui claque, une lignée qui tient les rênes depuis des générations. Dans chaque épisode, Romain Lanéry entre là où personne ne filme et raconte comment une marque devient immortelle.
Voir la série "20 minutes avec" : https://www.youtube.com/show/VLPLBjo9pRWz-Zs?sbp=QAE%3D
Vidéo au volant de la 1ère Ferrari 100% électrique : https://www.youtube.com/watch?v=1THUOq1lojU
• 20 minutes avec le PDG d'AXA : https://youtu.be/J0MwHFZaiSU
• La guerre de 2040 a déjà commencé : https://youtu.be/kY4tJmezqTM
• PDG de SwissBorg : https://youtu.be/wKEVI3rzVs0
• Vice-Présidents Apple : https://youtu.be/Q-v9HM_3TlI
• Directeur Général de Bouygues : https://youtu.be/bJYSrnQjQnQ
Écouter nos musiques pour travailler : Lo-Fi mix Romain Lanéry
Instagram : @ RomainLanery
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Personne n'arrive à concurrencer Amazon et c'est un problème
Thursday, September 10, 2026 • Duration 14:12
Je préférerais que Claude tombe en panne plutôt que Gmail. Et tant que ce n'est pas Oracle qui tombe, ça me va.
Le point de départ : Steve Jarrett, directeur de l'IA du groupe Orange depuis 2019, rejoint Anthropic le 25 août 2026, sans quitter Paris. Sa mission sera d'adapter Claude aux marchés européens et africains. Son parcours : Stanford, 25 ans dans la Silicon Valley, une collaboration avec Apple sur les premiers iPod, la direction d'un des premiers programmes de machine learning chez Facebook en 2013, puis chez Orange le déploiement de l'IA auprès de 90 % des salariés. Orange a déjà nommé son successeur, Usman Javaid, en poste au 1er septembre 2026, docteur de l'Université de Bordeaux, passé par Amazon Web Services et Vodafone où il a piloté le lancement de la 4G en Europe.
Ce recrutement s'inscrit dans une accélération européenne agressive. Le bureau de Milan a ouvert le 28 mai 2026, sixième en Europe après Londres, Dublin, Zurich, Paris et Munich. Les revenus annualisés sur la zone EMEA ont été multipliés par neuf, l'entreprise veut tripler ses effectifs internationaux et viserait 800 salariés à Londres. Sa Série G, bouclée en février 2026, la valorise 380 milliards de dollars.
Mais le vrai sujet arrive après, quand le chat me dit qu'on dépend trop de ces entreprises et que c'est plus dangereux que les GAFAM. Ma réponse est l'inverse de ce qu'on entend partout. Je préférerais que Claude soit en panne plutôt que Gmail, qu'OpenAI tombe plutôt qu'iCloud. Et tant que ce n'est pas Oracle, ça me va : le jour où la moitié des serveurs Oracle s'arrêtent, vous ne payez plus au restaurant. La dépendance vraiment critique est déjà installée et invisible, jusque dans les entreprises qui entretiennent les antennes relais dont personne ne connaît le nom.
Si je n'ai pas peur côté IA, c'est parce qu'il y a enfin le choix. En un an et demi, on est passé du copier-coller de contexte à des outils qu'on connecte en dix minutes à sa boîte mail, son agenda, son Drive, ses contacts. Un marché opéré par plusieurs acteurs indépendants ne m'inquiète pas. Un monopole, si. Et c'est le vrai problème du moment : en 2026, il n'existe toujours pas de concurrent sérieux à Amazon, capable de livrer en 24 heures, de rembourser en moins de 48 heures et de gérer correctement sa relation client. Ça, c'est une dépendance.
Une opinion tranchée pour finir. Si vous enlevez Elon Musk à Tesla et à SpaceX, Tesla souffrirait beaucoup plus : SpaceX est portée par des ingénieurs, des physiciens et des mathématiciens de très haut niveau et ne dépend pas d'un seul homme. Et je continue de penser que le véhicule électrique est une transition, pas une fin : il faudra un carburant de synthèse, comme le travaille Porsche.
Regarder ce podcast en vidéo : https://youtu.be/DjHx7YhLBis
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Apple met aussi beaucoup d'énergie sur l'application Santé, et ce n'est pas un hasard : les bracelets connectés à bas prix montent, et ça se voit.
Sur le départ de Tim Cook, une question revient toujours : est-ce que Steve Jobs manque à Apple ? Jobs était un génie, c'est indéniable. Mais Tim Cook a multiplié par douze la capitalisation boursière du groupe. Ce n'est pas un avis, c'est un fait. Et sur John Ternus : non, ils n'ont pas décidé ça en six mois. Un produit comme le Duo demande deux ans et demi à trois ans de développement. Ternus savait depuis trois ans qu'il prendrait ce poste, et la keynote a été calée sur ce moment.
Un dernier mot, et c'est le plus important. Personne n'a encore eu ce téléphone en main. Ne rentrez pas dans une guerre de marques, allez voir plusieurs tests, allez le voir en boutique, et faites-vous votre propre avis. Je ne me permettrai jamais de démolir un produit que je n'ai jamais touché.
ℹ️ Les images de la keynote sont floutées dans cette vidéo pour des raisons de droits d'auteur. Le contenu vidéo original appartient à Apple.
Regarder ce podcast en vidéo : https://youtu.be/1Y6p0s21xQQ
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Les recommandations : définir des critères clairs de comportement hostile, miser sur des méga-constellations capables de reconstituer vite une capacité perdue plutôt que sur quelques satellites stratégiques, renforcer le blindage anti-radiation en orbite basse, et communiquer publiquement les normes acceptables, aux alliés comme aux adversaires. Pour l'échelle : en avril 2026, le Pentagone a demandé au Congrès de faire passer le budget de l'US Space Force d'environ 31 à 71 milliards de dollars.
Je fais aussi le lien avec ce que m'ont montré des ingénieurs d'Airbus : comment un avion peut atterrir de façon autonome quand les satellites sont brouillés et que la piste n'est plus identifiée par le GPS. Le brouillage GPS est précisément la deuxième étape du scénario. La menace et la parade sont dans la même vidéo.
On ne se pose jamais ces questions parce qu'on ne voit rien. Personne ne sait quel satellite appartient à quel pays. Moi non plus je n'y connaissais rien, et c'est pour ça que je trouve ça passionnant.
Regarder ce podcast en vidéo : https://youtu.be/IM9b7fMXprc
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Je fais une distinction qui me paraît essentielle, et je peux me faire des ennemis en la disant. Le Vision Pro, je ne le trouve pas dangereux. Cher, très niche, pas grand public, d'accord. Mais c'est un produit personnel, fait pour vivre une expérience différente chez soi : le concert de Taylor Swift vu dans le Vision Pro est exceptionnel. Je suis beaucoup plus enthousiasmé par les technologies qui restent chez moi que par celles qui sortent dans la rue.
C'est aussi pour ça que j'ai rendu mes Ray-Ban Meta. Trois raisons : trop lourdes, elles ne m'allaient pas bien, et surtout la question des données. Quand je travaille sur des sujets confidentiels pour des marques, je ne veux pas que des images de mon écran partent se faire analyser à l'autre bout du monde sans que je le sache. Sur Google j'accepte l'historique, parce que je sais qu'il existe. C'est la différence entre être surveillé et être informé.
Et je le redis : je referai des vidéos sur ce sujet, parce que je n'ai pas la science infuse. Je veux vraiment votre avis en commentaire : plus de bien ou plus de mal ?
Regarder ce podcast en vidéo : https://youtu.be/HrbB0yGdWRQ
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Parce que le vrai point commun de ceux qui montent, c'est qu'ils ont investi pour déléguer. Autour de moi, ceux qui progressent font des arbitrages inconfortables : deux restaurants en moins dans le mois pour payer quelqu'un qui s'occupe de la maison, moins de vacances pour supprimer une charge mentale récurrente. Redescendre volontairement son niveau de vie pour acquérir une compétence plus grande plus tard, c'est probablement la chose la plus difficile à faire. Et c'est un problème de riche, il faut le dire.
Regarder ce podcast en vidéo : https://youtu.be/0acrvX_dJuQ
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Je partage aussi un usage personnel que je n'avais jamais raconté. Je ne suis pas toujours bon pour parler aux humains, je dis des choses trop cash, trop vite, alors que ma seule intention est d'aider. Avec Claude connecté à mes emails, je demande une lecture du sentiment derrière une conversation pour vérifier si j'ai bien compris le problème de la personne avant de répondre. Ça m'aide surtout à me remettre en question : peut-être que je n'ai pas bien écouté, ni posé les bonnes questions.
Une limite pour finir : l'IA devient dangereuse quand vous lui demandez des choses que vous ne comprenez pas. Lui faire relire un compte rendu d'avocat, oui. Lui déléguer une décision que vous ne maîtrisez pas, non.
Regarder ce podcast en vidéo : https://youtu.be/FIItNstAPCE