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Explore every episode of the podcast Pos. Report

Dive into the complete episode list for Pos. Report. Each episode is cataloged with detailed descriptions, making it easy to find and explore specific topics. Keep track of all episodes from your favorite podcast and never miss a moment of insightful content.

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Pos. Report #179 avec Antoine Mermod et Nicolas Lunven10 Sep 202400:56:43

Ce 179e épisode de Pos. Report est consacré à la 14e édition du Défi Azimut Lorient Agglomération, qui commence le mardi 10 septembre et s’achève le dimanche 15, avec Antoine Mermod, président de la classe Imoca, et Nicolas Lunven, l’un des 20 marins en lice, à bord de Holcim PRB.


Nos deux invités commencent par expliquer comment ils perçoivent cet événement, inclus au programme des Imoca Globe Series et très prisé des skippers et de leurs partenaires, sorte de rentrée des classes à deux mois de la grande course de l’automne, le Vendée Globe cette année.


Nous faisons ensuite un retour en arrière avec Nicolas Lunven sur ses derniers mois, le skipper de Holcim PRB revenant dans le détail sur sa double avarie de bout-dehors rencontrée sur The Transat CIC puis la New York Vendée, ce qui ne l’a pas empêché de tirer de précieux enseignements de ces deux courses. Antoine Mermod, s’il reconnaît que l’enchaînement des deux transats en solitaires est engagé et peut prêter à discussion, estime qu’il permet aux skippers et à leurs équipes de bien préparer l’échéance qu’est le Vendée Globe six mois plus tard.


Nicolas Lunven poursuit en détaillant le chantier d’été sur son plan Verdier, qui a accueilli une nouvelle paire de foils, comme bon nombre de “top teams”, d’où une inflation de la construction de ces appendices, que commente Antoine Mermod. Ce dernier évoque au passage la jauge Imoca 2028, dont "la version zéro" a été adoptée, avec notamment un nouveau mât, plus solide, et un objectif de réduction de l’impact carbone des nouvelles constructions de 15%.


Nicolas Lunven, que le président de la classe Imoca place "dans le top 5" des favoris pour le prochain Vendée Globe, finit par évoquer ses attentes sur le Défi Azimut Lorient Agglomération et ses ambitions sur le tour du monde, refusant pour l’instant de voir au-delà, sachant que la Néerlandaise Rosalin Kuiper prendra en 2025 la barre de Holcim PRB.


Diffusé le 10 septembre 2024

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Grégoire Levillain 


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pos. Report #178 avec Damien Seguin03 Sep 202400:44:00

Ce 178e épisode de Pos. Report reçoit Damien Seguin, skipper de l’Imoca Groupe Apicil, pour évoquer avec lui les Jeux paralympiques de Paris 2024 et sa participation, à partir du 10 novembre, à son deuxième Vendée Globe consécutif.


Notre invité commence par raconter comment il a été invité, 48 heures avant l'événement, par Tony Estanguet, président du Comité d’organisation, à porter le drapeau olympique lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux paralympiques, un grand honneur pour celui qui fête ce 3 septembre ses 45 ans.


Il explique ensuite le rôle “de grand frère” qu’il a tenu pendant une semaine au village olympique auprès des athlètes de l’équipe de France et l’histoire particulière qui le lie au jeune nageur Hector Denayer, médaillé d’argent en natation, rencontré il y a 14 ans à Saint-Malo au départ de sa première Route du Rhum !


Damien Seguin revient sur la manière dont il a dû forcer les portes pour se faire accepter comme un sportif à part entière à ses débuts en course au large, confiant sa fierté d’être considéré aujourd’hui par ses pairs comme un adversaire comme les autres. Il explique enfin son rôle, aux côtés de World Sailing, pour tenter de réintroduire la voile au programme des Jeux paralympiques.


Nous ouvrons ensuite la page Imoca. Celui qui a grandi en Guadeloupe revient sur ses récents résultats, expliquant que les trois transats qu'il a courues depuis un an ont été “des courses de travail” destinées à valider et fiabiliser le gros chantier d’optimisation effectué lors de l’hiver 2022/2023 sur Groupe Apicil, l’ex Maître CoQ IV vainqueur du dernier Vendée Globe.


Il détaille les derniers préparatifs de son deuxième Vendée Globe qu’il aborde, confie-t-il, avec une appréhension différente que le premier, terminé à la 7e place, mais pas forcément moins importante dans la mesure où il connaît la difficulté de la tâche. Son objectif ? Se mêler à la bagarre en tête, Damien Seguin finissant cet épisode en évoquant un avenir qu’il voit, quoi qu’il arrive, toujours en course au large.


Diffusé le 3 septembre 2024

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Grégoire Levillain 


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pos. Report #171 avec Audrey Ogereau et Aloïse Retornaz02 Jul 202400:58:32

Ce 171e épisode reçoit Aloïse Retornaz et Audrey Ogereau, qui, du 5 au 13 octobre prochains, disputeront sous les couleurs françaises d’Orient Express L’Oréal Racing Team la toute première Coupe de l’America féminine de l’histoire.


L’une comme l’autre expliquent comment, après avoir fait de la voile olympique (470 pour Aloïse Retornaz, médaillée de bronze aux JO de Tokyo avec Camille Lecointre, Nacra 17 pour Audrey Ogereau), elles ont décidé de postuler pour intégrer le défi français, retenues fin 2023 après une phase de sélection.


Elles racontent ensuite la découverte de l’AC40, d’abord sur simulateur, ensuite sur l’eau à Barcelone, et le fonctionnement à bord, forcément très différent de ce qu’elles ont connu sur leurs supports précédents, Audrey Ogereau occupant le poste de barreuse, Aloïse Retornaz, qui est l’une des deux membres de l’équipe à 100% sur le projet (avec la skippeuse Manon Audinet), de régleuse.


Audrey Ogereau détaille une journée type sur la base de Barcelone, Aloïse Retornaz évoque le programme qui attend l'équipe française d’ici le coup d’envoi de la Puig Women’s America’s Cup le 5 octobre et explique comment elles sont entourées pour la préparation de l’épreuve.


Audrey Ogereau termine en racontant comment, avant de se lancer sur la Coupe, elle a découvert l’univers de l’Ocean Fifty auprès d’Erwan Le Roux, avec une première expérience en novembre dernier sur la Transat Jacques Vabre (abandon) et une future participation à la Route du Rhum 2026.


Diffusé le 2 juillet 2024

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Grégoire Levillain 


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pos. Report #89 avec Gaston Morvan, Tom Dolan et Erwan Le Draoulec04 Oct 202200:59:37

Ce 89e épisode de Pos. Report est consacré au circuit Figaro Beneteau dont la saison se clôture en fin de semaine avec le National équipages, qui réunira une quinzaine de bateaux à Lorient de vendredi à dimanche. Nos trois invités seront de la partie : Gaston Morvan, skipper de Région Bretagne-Crédit Mutuel de Bretagne Espoir, l’Irlandais Tom Dolan (Smurfit-Kappa) et Erwan Le Draoulec, dont ce sera la dernière épreuve sous les couleurs de la Macif.


Nous commençons par évoquer ce National équipages qui, pour Erwan Le Draoulec, est “l’occasion de remercier tous ceux qui m’ont entouré” pendant ses trois saisons dans le dispositif Skipper Macif, il sera entouré de Pierre Quiroga, qui était son coéquipier en 2020 et 2021, de Hans Roger, directeur des activités mer de la Macif, et des deux préparateurs des Figaro 3 armés par la mutuelle. Tom Dolan a quant à lui constitué un équipage de choc avec Gildas Mahé, son entraîneur Bertrand Pacé et Benoît Hantzperg, tandis que Gaston Morvan sera accompagné de son frère Paul, qui va tenter cette année de lui succéder au sein du dispositif Bretagne-CMB Espoir, de l’Espagnol Pep Costa et d’une spécialiste du 470, Paola Amar.


Nous revenons ensuite sur la Solitaire du Figaro 2022, nos invités tirant leur bilan de la 53e édition : 4e au général, Erwan Le Draoulec voit dans ce résultat “un réel aboutissement” sur “la course la plus dure que j’aie jamais faite.” 5e, seulement 50 secondes derrière le Skipper Macif 2020, Gaston Morvan se montre “hyper content” de ce résultat, doublé d’une 3e place finale au championnat de France Elite de course au large, d’autant que, “après avoir été un peu au fond du trou à Royan” (après les deux premières étapes), il a “réussi à rebondir” pour finir deuxième de la troisième. “Ça montre mon mental de sportif de haut niveau.”


Quant à Tom Dolan, 7e alors qu’il était proche du podium au départ de Royan, il regrette sa "grosse bêtise” de la dernière étape, quand il n’a pas respecté son plan de jeu, ce qui lui a coûté cher, même si une 7e place reste pour l’Irlandais un résultat satisfaisant. Les trois marins expliquent ensuite ce que leur apporte leur cadre d’entraînement, le pôle de Port-la-Forêt pour Erwan Le Draoulec et Gaston Morvan qui essaient d’ajouter une petite touche personnelle en faisant appel à des compétences extérieures, le groupe de Lorient pour Tom Dolan qui “a bien accroché” avec l’entraîneur Bertrand Pacé.


Ils commentent ensuite le podium final de la Solitaire - Tom Laperche devant Guillaume Pirouelle et Achille Nebout -, Gaston Morvan évoquant notamment le cas Tom Laperche, son coéquipier au sein du dispositif Bretagne-CMB, qu’il n’hésite pas à comparer à Franck Cammas, François Gabart ou Charles Caudrelier : “Il m’a tiré vers le haut, c’est une belle source d’inspiration.”


Tous finissent par parler d’avenir avec encore deux années en Figaro pour Tom Dolan, qui a enfin les moyens de ne penser qu’au sport et dont “le rêve ultime est de gagner la Solitaire”, et pour Gaston Morvan, qui a également navigué cette saison en Ultim sur Actual et en Ocean Fifty sur Komilfo d’Eric Péron, dont il fera partie de la cellule de routage lors de la Route du Rhum. Le circuit Ocean Fifty est justement le prochain objectif d’Erwan Le Draoulec qui explique qu’il a “beaucoup de chances d’être au départ du Pro Sailing Tour en 2023.”


Diffusé le 4 octobre 2022

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Grégoire Levillain


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pos. Report #88 avec Philippe Presti et Matthieu Vandame27 Sep 202201:04:15

Ce 88e épisode de Pos. Report revient sur les deux derniers Grands Prix de SailGP de France et d’Espagne, avec deux invités qui, avec leurs équipes respectives, ont remporté à l’occasion leur toute première victoire sur le circuit : Philippe Presti, coach de Sail GP US Team, vainqueur à Saint-Tropez, et Matthieu Vandame, grinder de l’équipe de France qui, dimanche dernier, s’est imposée à Cadix.


Nous commençons par un retour sur le Grand Prix de France, avec une victoire des Etats-Unis de James Spithill qui arrivaient à Saint-Tropez “dans le doute” après un début de saison dont l’équipe n’était “pas du tout satisfaite” aux dires de Philippe Presti. D’où la grande joie de s’imposer, qui plus est, selon ce dernier, avec une Française à bord, Amélie Riou, qui a remplacé au pied levé l’équipière américaine, blessée à la cheville.

De son côté, Matthieu Vandame estime que la France est sortie plutôt confortée de ce rendez-vous terminé au 4e rang, qui venait après une 2e place à Copenhague. Entre Saint-Tropez et le rendez-vous de Cadix le week-end dernier, les équipes ont beaucoup débriefé. Philippe Presti a détaillé son travail d’analyse des datas, en libre accès : “Comme on dispose de toutes les datas, des vidéos et des audios de toutes les équipes, on peut vraiment rentrer dans la tête des autres, mais on peut aussi se noyer dans toutes ces infos, il faut donc arriver à se focaliser sur certains points.”


Nous refaisons ensuite le match du Grand Prix d’Espagne, avec une bonne première journée française (2e place), moins bonne pour les Américains (5e) qui, dans des conditions de mer pas faciles, ont navigué “trop safe” selon leur coach, mais ont su arracher le dimanche matin leur qualification pour la finale à trois (avec la France et l’Australie). Une finale dans une configuration à quatre équipiers, annoncée à cinq minutes du départ, qui a un peu désarçonné les Français, raconte Matthieu Vandame, moins les Américains, Philippe Presti expliquant que le barreur endosse alors aussi le rôle de contrôleur de vol, un domaine que James Spithill, de par sa longue expérience de la navigation sur foils, maîtrise mieux.


“Malheureusement, on n’a pas su exploiter cet avantage”, regrette l’entraîneur, la faute à un planté après la bouée sous le vent qui a permis aux Français de passer en tête, avant de résister au retour américain en fin de manche. A l’arrivée, un grand bonheur qui vient récompenser la progression de l’équipe menée par Quentin Delapierre, dont Matthieu Vandame dit : “C’est quelqu’un qui sait où il va, il a reconstruit une équipe pour atteindre ses objectifs, c’est vraiment un gros bosseur et un meneur.” Reste à confirmer pour la France, 3e au général, le prochain Grand Prix étant prévu les 12 et 13 novembre à Dubaï.


Nos invités finissent par évoquer leurs autres activités, principalement du TF35 pour Matthieu Vandame avec l’équipe suisse de Ylliam-Comptoir Immobilier, de la Coupe de l’America pour Philippe Presti qui annonce avoir resigné avec les Italiens de Luna Rossa en vue de la 37e édition. D’où son installation récente à Barcelone, où il pratique sa nouvelle passion, le wing foil, au grand désarroi de sa femme…


Diffusé le 27 septembre 2022

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Grégoire Levillain


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pos. Report #87 avec Jean-Christophe Mourniac, Matthieu Salomon et Pierre Picot20 Sep 202201:00:03

Ce 87e épisode de Pos. Report est consacré aux ETF26 Series, circuit de catamarans à foils dont la dernière étape de la saison, le Grand Pavois Foiling Event, a lieu du 27 septembre au 1er octobre dans le cadre du Grand Pavois de La Rochelle. Deux de nos invités y participent, Jean-Christophe Mourniac, grand spécialiste français du multicoque et skipper de Team Pro, qui a remporté toutes les courses de la saison jusqu’ici, et Matthieu Salomon, à la barre d'Entreprises du Morbihan. Et nous recevons également celui qui a repris, en début d'année, toute la partie construction et maintenance des ETF26, Pierre Picot.


Ce dernier, novice dans la voile de compétition, explique pourquoi il a investi dans cet univers et en particulier dans les ETF26 qui représentent pour lui “la voile de nouvelle génération.” Ce que confirme Jean-Christophe Mourniac pour qui ce circuit, qu’il côtoie depuis 2019, a constitué “une énorme bouffée d’oxygène” : un bateau archimédien au-dessous de 8 nœuds, mais capable de dépasser les 30 nœuds au reaching, Matthieu Salomon évoquant de son côté “un bateau volant qui reste accessible”.


Les deux marins détaillent les contours de leurs projets respectifs, dont le dénominateur commun est Jean-Pierre Dick, qui a lancé les bateaux ET le circuit en 2018, tous deux volant désormais de leurs propres ailes. Jean-Christophe Mourniac, qui navigue notamment avec son fils Tim, évoque un budget annuel de 150 000 euros pour un projet entièrement professionnel ; un budget que Matthieu Salomon, “en année de transition”, espère réunir la saison prochaine, lui qui est parvenu à constituer un équipage de spécialistes, avec Valentin Bellet, Gurvan Bontemps et Franck Cammas, arrivé en cours de saison.


Pierre Picot parle ensuite de l’intérêt croissant des étrangers pour le circuit (cinq teams sur neuf cette saison), notamment de la part d’équipes impliquées dans la Coupe de l’America et dans SailGP. Peter Burling et Blair Tuke sont ainsi derrière l’équipe Live Ocean Racing de Liv MacKay, Ben Ainslie et Hannah Mills viennent de lancer le team Athena Pathway qui sera présent à La Rochelle, tandis que les équipes espagnole et canadienne de SailGP pourraient intégrer en 2023 un circuit qui accueillera également des Finlandais.


Les ETF26 Series s'enrichiront par ailleurs dès l’année prochaine d'une V2 du catamaran à foil autorisant le réglage de l’incidence des appendices, tandis que la construction de nouveaux bateaux devrait être rapidement lancée. Désireux de continuer à développer et de faire davantage connaître le circuit, Pierre Picot, qui compte se consacrer à 100% à cette activité l’année prochaine, recherche un partenaire titre à hauteur d’une centaine de milliers d’euros.


Jean-Christophe Mourniac et Matthieu Salomon se réjouissent de voir ce circuit s’internationaliser et s’ouvrir aux femmes : le premier, avec ses partenaires, a lancé cette saison Lady Team Pro, équipage 100% féminin mené par Mathilde Geron et composé notamment de… sa fille Lou. Ils évoquent ensuite la domination cette saison de Team Pro, qui tentera, à La Rochelle, de terminer la saison invaincu.


Les deux marins finissent par parler de leurs autres projets : Jean-Christophe Mourniac est barreur et coach au sein de l’équipe Zoulou d’Erik Maris en GC32, il a également pris beaucoup de plaisir cet été à donner des cours de wing foil en école de voile ; Matthieu Salomon a fait de son côté partie de l’équipage de l’Ocean Fifty Primonial avec Sébastien Rogues. Quant à Pierre Picot, qui a mordu à l’univers de la voile de compétition, il se verrait bien, en plus des ETF26 Series, s’impliquer dans le management d’autres projets.


Diffusé le 20 septembre 2022

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Grégoire Levillain

Pos. Report #86 avec Sam Davies, Maxime Sorel et Justine Mettraux13 Sep 202200:55:46

Ce 86e épisode de Pos. Report est consacré à la 12e édition du Défi Azimut qui réunit du mercredi 14 au dimanche 18 septembre à Lorient 28 équipes Imoca, dont celles de nos trois invités qui étrenneront en compétition leurs bateaux respectifs, à savoir Sam Davies, skipper du nouveau plan Manuard Initiatives Coeur, Maxime Sorel, qui a mis à l’eau fin juin son plan Verdier V and B-Monbana-Mayenne, et Justine Mettraux, à la barre de Teamwork, l’ex Charal 1 de Jérémie Beyou (plan VPLP). 


Nos trois invités commencent par expliquer ce qu’ils attendent de leur participation à ce Défi Azimut, l’une des toutes premières navigations sur son nouveau bateau pour Sam Davies, qui enchaînera ensuite sur sa qualification pour la Route du Rhum-Destination Guadeloupe. Pour eux, ce rendez-vous lorientais est à la fois une première et dernière confrontation avec la concurrence à moins de deux mois du départ de la transat en solitaire, et un événement festif qui permet notamment de faire naviguer les partenaires.


Chacun leur tour, ils détaillent ensuite leurs projets respectifs : Justine Mettraux raconte comment, grâce au soutien de son partenaire Teamwork, elle a réussi à se lancer dans une première campagne de Vendée Globe, avec l’appui technique et sportif de BeYou Racing, l’équipe de Jérémie Beyou, à laquelle a été racheté l’ex Charal 1. Sam Davies explique comment la construction d’Initiatives Coeur (dans les moules de L’Occitane, l’ancien bateau d’Armel Tripon) a pris pas mal de retard sur le planning initialement prévu, parce qu’il a fallu renforcer le fond de coque. Elle raconte ensuite ses premières sensations à bord d’un bateau qui ne demande qu’à décoller, très différentes de celles vécues sur son précédent 60 pieds. 


Même changement radical pour Maxime Sorel, passé d’un Imoca à dérives à un bateau à foils, sistership d’Apivia, le bateau actuel de Charlie Dalin. Nos trois invités évoquent leurs objectifs sur la Route du Rhum, avec la même priorité : terminer afin de valider leur qualification pour le Vendée Globe 2024. Pour eux, les grands favoris de la 12e édition de la transat en Imoca sont Charlie Dalin et Thomas Ruyant, avec Louis Burton en embuscade. Justine Mettraux enchaînera dans la foulée avec The Ocean Race, à bord de 11th Hour Racing Team, une course autour du monde à laquelle devrait également participer Sam Davies, mais pas sur son bateau… 



Diffusé le 13 septembre 2022

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Grégoire Levillain 


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pos. Report #85 avec François Jambou, Pierre Le Roy et Annabelle Moreau06 Sep 202200:56:15

Ce 85e épisode de Pos. Report revient sur la saison de Mini 6.50 2022 qui est sur le point de s’achever, avec deux vainqueurs de la Mini Transat en proto, François Jambou, lauréat de l’édition 2019, qui entraîne le pôle Mini de Concarneau, et son successeur au palmarès, Pierre Le Roy, ainsi que la secrétaire de la Classe Mini depuis... 21 ans, Annabelle Moreau.


Cette dernière commence par expliquer comment elle a découvert la Classe Mini - “à l'occasion d’un job d’été sur la Transgascogne 1995, j’ai aussitôt craqué sur l’ambiance générale alors que je n’étais jamais montée sur un bateau” - et en quoi consiste son rôle, assumant pleinement un statut de “maman” des ministes. Pierre Le Roy évoque le “soutien énorme” qu’elle apporte à celles et ceux qui débarquent sur le circuit.


François Jambou raconte de son côté la naissance du pôle Mini de Concarneau en 2013 qui, depuis, à l'instar des autres centres d’entraînement, “n’a fait que grossir”, pour accueillir aujourd’hui “entre 15 et 20 bateaux qui s’entraînent tous les week-ends”. Annabelle Moreau complète son propos en faisant un état des lieux de ces différents centres qui essaiment tout le territoire national, à l’exception notable des côtes de la Méditerranée, où l’offre d’entraînement “est plus difficile à structurer.”


Place, ensuite, au bilan de la saison de Mini 6.50, marquée en proto par la nette domination de Pierre Le Roy, 2e de la Plastimo Lorient Mini, vainqueur de la Mini en Mai et des Sables-Les Açores-Les Sables. Une domination que le skipper de Teamwork explique en partie par le fait que le circuit s’est renouvelé, comme après chaque édition de la Mini Transat. Pour l’année prochaine, François Jambou annonce “un gros match en proto”, avec beaucoup de nouveaux bateaux annoncés, notamment à foils.


Ce qui réjouit aussi Annabelle Moreau, la Classe Mini ayant souhaité redynamiser la catégorie protos, moins prisée des skippers ces dernières années, même si n’y en a eu que 12 (sur 72 participants) au départ des Sables-Les Açores-Les Sables. Une épreuve, qui, regrette-t-elle “n’est pas encore reconnue comme une course majeure au même titre que la Mini Transat qui reste le Graal.” Pierre Le Roy revient justement sur sa victoire sur cette épreuve qui lui tient vraiment à cœur, notamment “parce qu’il y a toujours du jeu météo”, ce qui a encore été cet été. En particulier lors de la deuxième étape, avec des options tranchées, notamment de la part de deux marins qui lui ont donné du fil à retordre cette saison, Jacques Delcroix et Uros Krasevac.


Nous évoquons ensuite le bilan en bateau de série, avec, selon Annabelle Moreau, “beaucoup de nouvelles têtes” cette saison, mais aussi beaucoup de vainqueurs différents : seul Léo Bothorel a remporté deux courses, la Plastimo Lorient Mini et Les Sables-Les Açores-Les Sables. Pas de quoi, selon nos invités, tirer de conclusions en vue de la prochaine édition de la Mini Transat, dans un an.


Nous finissons par évoquer l’avenir de nos invités : Pierre Le Roy, ingénieur chez Météo France à Lille, “souhaite continuer la course au large, plutôt en monocoque” et, à terme, disputer le Vendée Globe ou la Route du Rhum en Imoca ; François Jambou prépare quant à lui la Route du Rhum sur un Class40 un peu daté, avec l’objectif de “faire une belle trajectoire”. Il disposera en revanche l’année prochaine d’un Mach 40.5 flambant neuf sur lequel il envisage de courir la Transat Tacques Vabre avec un autre ancien ministe contre lequel il a bataillé en proto, Erwan Le Méné.


Diffusé le 6 septembre 2022

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Grégoire Levillain


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Pos. Report #84 avec Paul Meilhat et Anthony Marchand30 Aug 202200:48:57

Ce 84e épisode de Pos. Report reçoit deux marins, qui, en 2023, disputeront ensemble The Ocean Race à bord de l’Imoca Biotherm, dont la mise à l’eau est prévue mercredi 31 août en fin de journée à Lorient : son skipper, Paul Meilhat, et Anthony Marchand, qui fera partie de l’équipage dévoilé la semaine dernière.


Avant de parler de cette actualité, les deux marins, qui ont fait leurs armes sur le circuit Figaro Beneteau, évoquent la 53e édition en cours, Anthony Marchand estimant que Tom Laperche, le plus rapide de la flotte, mériterait de l’emporter au vu de sa régularité sur le support depuis maintenant deux ans. Celui qui a participé à dix reprises à la Solitaire (deux podiums) confie qu’il reviendra un jour, mais seulement s’il peut disputer tout le programme d’avant-saison, indispensable selon lui pour performer.


Paul Meilhat raconte ensuite comment il se sent à la veille de mettre à l’eau son Imoca Biotherm, une première construction pour le vainqueur de la Route du Rhum qui, pour des questions de timing et de coût mais aussi de design, a choisi un sistership de l’actuel LinkedOut de Thomas Ruyant. En version  “upgradée”, cependant, avec “une étrave de dernière génération, des foils, des systèmes de safrans et une casquette différents.” Débuté en décembre, le chantier a duré jusqu'en août chez Persico, en Italie, où le skipper et sa petite équipe (qui compte notamment Baptiste Chardon et Marc Liardet) ont passé tout l’été, d’où une certaine fatigue, mais “beaucoup d’enthousiasme au moment de mettre à l’eau.”


Les deux marins donnent par ailleurs leur avis sur les nouveaux 60 pieds sortis de chantier cet été, entre “faux bateaux neufs”, selon l'expression de Paul Meilhat, car construits dans les moules d’Imoca existants, et bateaux vraiment différents, comme Malizia et Charal qui ont fait l’objet de “beaucoup de développement.” Le skipper de Biotherm confie ensuite pourquoi il a absolument voulu participer à The Ocean Race, un désir qui remonte à ses années Figaro, et, selon lui, “la meilleure manière de préparer le Vendée Globe.” L’occasion pour Anthony Marchand de raconter les souvenirs de sa participation avec l’équipage espagnol de Mapfre en 2014-2015, “une expérience hyper enrichissante qui m’avait permis de progresser.”


Paul Meilhat explique ensuite son choix d’équipage pour The Ocean Race, entre nécessité d’avoir des marins aguerris sur ce type de support (Anthony Marchand, Damien Seguin) et désir de s’ouvrir à d’autres expériences - “Je ne veux pas que ce soit une balade autour du monde entre Bretons” - d’où la présence de la Portugaise Mariana Lobato, de l’Italien Giulio Bertelli - rencontré chez Persico - et d’Amélie Grassi. Il finit par détailler son planning d’ici le départ de The Ocean Race - tests de jauge, premières navigations, Défi Azimut, Route du Rhum, retour vers Alicante, chantier. Anthony Marchand a de son côté prévu de se partager d’ici la fin de l’année, puis en 2023, entre le projet Biotherm et le Team Actual, puisqu’il est skipper remplaçant d’Yves Le Blevec sur le trimaran Ultim, “un projet dans lequel je me sens à l’aise sur un bateau fabuleux.”


Diffusé le 30 août 2022

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Grégoire Levillain


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Pos. Report #83 avec Quentin Delapierre, Manon Audinet et Thierry Douillard23 Aug 202201:05:17

Ce 83e épisode de Pos. Report est consacré à SailGP juste après la quatrième épreuve de la saison 3 qui a eu lieu le week-end dernier, le Grand Prix du Danemark à Copenhague. Nos trois invités sont Quentin Delapierre, skipper de l’équipe française de SailGP, Manon Audinet, qui officiait à la tactique, et Thierry Douillard, coach de l’équipe.


Nous commençons par revenir sur ce Grand Prix du Danemark avec à la clé une deuxième place pour les Français, soit leur meilleur résultat sur le circuit depuis leurs débuts en 2019. Un résultat qui “récompense le travail et la méthode” de l’équipe, selon Thierry Douillard, qui rappelle que celle-ci est encore jeune, entre Quentin Delapierre qui a débuté en SailGP en octobre dernier à la place de Billy Besson et Kevin Peponnet, nouveau régleur d’aile cette année.


Quentin Delapierre commente par ailleurs les résultats des Néo-Zélandais de Peter Burling, vainqueurs successivement à Plymouth et Copenhague, après avoir été mis sous pression par l’organisateur du circuit, Russell Coutts, en raison de résultats jusqu’ici décevants. “Russell n’épargne personne, note le skipper du F50 français. En conférence de presse, tu sais exactement où tu te situes dans son esprit.”


Manon Audinet raconte ensuite ses débuts en SailGP lors de la première épreuve de la saison 3 aux Bermudes, à la fois impressionnée par “l’ampleur du village”, “l’incroyable densité sur l’eau”, et “la vitesse du bateau dans les virages”, qui nécessite une grande concentration à bord. Thierry Douillard note quant à lui que le circuit devient de plus en plus homogène, notamment parce que les datas de tous les bateaux sont partagées, ce qui “tire tout le monde vers le haut.”


Quentin Delapierre revient lui aussi sur ses débuts sur le F50 fin 2021, entre “des sensations que tu ne connais nulle part ailleurs” et le fait de côtoyer certaines de ses idoles de jeunesse, comme le skipper de l’équipe britannique, Ben Ainslie, même s’il confie ne pas faire de complexes sur l’eau : “C’est un moteur pour moi de vouloir les manger.”


Nous évoquons ensuite le prochain rendez-vous, Grand Prix de France à Saint-Tropez, les 10 et 11 septembre, Thierry Douillard estimant que l’équipe française ne doit pas se mettre plus de pression sous prétexte d’évoluer à domicile, même si Quentin Delapierre souhaite que ce rendez-vous soit "un succès en terme d’événement”, vis-à-vis du public et des partenaires.

Interrogé sur le sujet, ce dernier évoque enfin le projet français de Coupe de l’America, qui s’appuierait sur l’équipe actuelle de SailGP, confiant : “Ce serait magnifique pour la voile française de retrouver un projet Coupe de l'America. SailGP est une super plateforme pour y adosser un projet Coupe de l'America, mais aujourd’hui, notre projet est de gagner SailGP.” 


Diffusé le 23 août 2022

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Grégoire Levillain


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Pos. Report #82 avec Yann Chateau, Alexis Loison et Marcus Hutchinson16 Aug 202200:58:36

Ce 82e épisode de Pos. Report, de retour après une pause estivale, est consacré à la 53e édition de la Solitaire du Figaro dont le départ de la première étape sera donné dimanche de Nantes. Nos trois invités sont le nouveau directeur de course, Yann Chateau, le Normand Alexis Loison qui, après 16 participations consécutives, a décidé de faire une pause cette année, et l’Irlandais Marcus Hutchinson, qui fait partie du conseil d’administration et de la commission courses de la classe Figaro Beneteau, et a notamment été à l’initiative du Vivi Trophy qui récompense le premier étranger de la Solitaire.


Yann Chateau commence par raconter comment se concocte le parcours de la Solitaire, entre nécessité de visiter différents plans d’eau et souhait des marins d’avoir des étapes comportant des difficultés techniques. Cette année, il y aura trois étapes, contre quatre les précédentes, mais, pour reprendre l’expression d’Alexis Loison “que de la montagne”, le Cherbourgeois confiant sa préférence pour la seconde (Port-la-Forêt-Royan via le sud de l'Angleterre et les îles anglo-normandes), car proche de son terrain de jeu habituel.


Nous évoquons ensuite le plateau de cette 53e Solitaire, avec 34 marins, comme en 2021, et un grand favori, Tom Laperche, Alexis Loison rappelant que le skipper de Bretagne-CMB Performance “a gagné toutes les régates d’avant-saison en solitaire.” Marcus Hutchinson estime de son côté que l’expérience est un précieux atout sur la Solitaire, notamment au niveau de la gestion de la durée et des escales, primordiale à ses yeux, il miserait bien pour cela sur Corentin Horeau “qui a plus de maturité.”


Parmi les prétendants à la victoire, nos invités citent également Frédéric Duthil, qu’Alexis Loison connaît bien puisqu’il travaille pour la voilerie dirigée par l’intéressé, Technique Voile - “un teigneux qui a un toucher de barre que je n’ai jamais vu chez quelqu’un d’autre” -, les deux skippers Macif (Erwan Le Draoulec et Loïs Berrehar), mais également Guillaume Pirouelle, successeur d’Alexis Loison à bord du Figaro Région Normandie qui fait office de favori au classement des bizuths (ils sont 9 sur cette Solitaire).


Pour ce qui est du Vivi Trophy, Marcus Hutchinson se félicite de la présence de 10 étrangers sur cette 53e, dont certains, comme Alan Roberts, Tom Dolan et Nils Palmieri, ont aussi leur mot à dire au classement général. Ce qui est également le cas de certaines femmes (elles sont 5 au départ cette année), notamment Elodie Bonafous, “en progrès constants” selon Alexis Loison qui a aussi “été assez bluffé par la façon de barrer de Charlotte Yven” et estime que Violette Dorange "navigue sans complexes.”


Nos trois invités racontent ensuite comment se vivent les quelques jours précédant le départ d’une Solitaire et finissent par se mouiller (enfin presque) au moment où leur est demandé leur pronostic quant au podium final de cette Solitaire.


Diffusé le 16 août 2022

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Post-production : Grégoire Levillain


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Pos. Report #81 avec Antoine Carpentier, Luke Berry et Matthieu Perraut12 Jul 202201:00:27

Ce 81e épisode est consacré à la Drheam Cup, qui fête cette année sa quatrième édition, et plus particulièrement à la classe qui, avec plus de 35 bateaux, sera la plus représentée le dimanche 17 juillet sur la ligne de départ, la Class40, en compagnie de trois marins qui vont participer à la course, Antoine Carpentier, skipper de Redman, Luke Berry, qui a mis à l’eau le 1er juin son nouveau Mach 40.5, Lamotte-Module Création, et Matthieu Perraut, 3e de la dernière Normandy Channel Race à bord de son plan Raison, Inter Invest.


Nos invités commencent par présenter leurs projets et bateaux respectifs, avec un Mach 40.4 signé Sam Manuard et mis à l’eau il y a presque deux ans pour Antoine Carpentier, un bateau “aux formes très tendues” assez inconfortable quand il y a de la mer mais qui a prouvé son potentiel, puisque le skipper, associé à Pablo Santurde, a notamment remporté la dernière Transat Jacques Vabre. Luke Berry, qui disposait précédemment d’un Mach 40.3 dont il avait modifié l’étrave l’année dernière, a, lui, souhaité continuer avec le tandem Sam Manuard/JPS Production, mais, plutôt que d’acquérir le dernier exemplaire des Mach 40.4, il les a convaincus d’en faire évoluer le design, avec une carène plus “rockée” pour mieux passer dans la mer et un cockpit protégé sur les côtés par des parois latérales.

Quant à Matthieu Perraut, il commence par raconter comment il a décidé de changer de vie, passant du métier d’architecte (pas naval) à celui de coureur au large, avec une participation à la Mini Transat 2019 puis ce projet de Class40 qu’il a mis deux ans à monter, avec, à la clé un bateau neuf et un partenaire, Inter Invest. Lui a d’abord fait le choix du chantier, JPS, avant d’opter pour un plan David Raison, “plus polyvalent et peut-être plus facile à faire marcher.” Ce qu’il a prouvé en terminant en mai troisième de la Normandy Channel Race, “un résultat au-delà de ce que j'imaginais."


Nos trois invités évoquent ensuite le parcours de la Drheam-Cup, proche de celui du Fastnet ou de la Normandy Channel Race, et leurs objectifs. Plus que la qualification pour la Route du Rhum “pas centrale” à ses yeux, Mathieu Perraut, qui n’a plus navigué en solo depuis sa Mini Transat, vient “valider les aménagements à bord”, en particulier d’ergonomie, le skipper d’Inter Invest insistant notamment sur l’aspect sécurité sur des bateaux de plus en plus violents. Ce que confirme Antoine Carpentier : “Depuis un ou deux ans, il n’y a pas une course où quelqu’un ne s’est pas blessé.”


Pour Luke Berry, qui n’a plus couru en solitaire depuis la Route du Rhum 2018 - tout comme Antoine Carpentier, les deux hommes ayant respectivement terminé 6e et 7e -, l’objectif est de continuer à découvrir son bateau et de se remettre “dans une phase où on passe du temps en mer et où on a des galères !”

Tous estiment que le plateau est de plus en plus relevé en Class40, Matthieu Perraut expliquant : “Je suis hyper impressionné et fier de me retrouver avec des coureurs que je suis depuis plusieurs années.” Les marins parlent également de leurs objectifs respectifs sur la Route du Rhum-Destination Guadeloupe avant de se projeter sur la suite : Antoine Carpentier tente toujours de monter un projet en Imoca pour The Ocean Race, Luke Berry, qui a encore deux ans de contrat après 2022 avec ses partenaires, a pour ambition à plus long terme de courir le Vendée Globe 2028, Matthieu Perraut, qui courra en 2023 la Transat Jacques Vabre n’a “pas d’objectif précis”, en dehors de vivre de son métier de marin.


Pos. Report prend ses quartiers estivaux et sera de retour le mardi 16 août pour la Solitaire du Figaro ! 


Diffusé le 12 juillet 2022

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Post-production : Julien Badoil/Studio Juno

Pos. Report #80 avec Amélie Riou et Emile Amoros05 Jul 202200:55:07

Ce 80e épisode est consacré à la voile olympique et plus particulièrement aux championnats d’Europe de 49er et de 49er FX qui, en même temps que ceux de Nacra 17, débutent ce mardi 5 juillet à Aarhus, au Danemark, jusqu’à dimanche. Nos deux invités y participent, la première, Amélie Riou, en 49er FX aux côtés de Lara Granier, le second, Emile Amoros, en 49er avec Lucas Rual.

Ils commencent par raconter leurs parcours respectifs : Amélie Riou a débuté par le Laser Radial avant de passer en Nacra 17 et de décider, pour l’olympiade menant aux Jeux de Paris 2024, de se lancer en 49er FX, tandis qu’Emile Amoros, après avoir débuté la voile à Pornic puis fait un sport étude à La Baule, a été champion du monde jeune de 29er en 2013 avec Lucas Rual, avant de se lancer en 49er, discipline dans laquelle ils sont parvenus à se qualifier pour les Jeux de Tokyo, terminés à la 15e place. “Ce n’est clairement pas le résultat qu’on voulait faire, mais ça nous a vraiment donné envie d’y retourner.”


Tous les deux équipiers, ils expliquent ensuite les spécificités du support (le FX, support féminin, est un peu moins toilé que le 49er), dériveur skiff “hyper instable avec une dimension technique vraiment importante” selon Amélie Riou, Emile Amoros ajoutant, pour appuyer ces propos : “Sur la Medal Race des JO de Pékin, tous les concurrents ont dessalé !” A bord, les fonctionnements peuvent différer, Amélie Riou a ainsi souhaité prendre en charge une partie de la tactique, au près, tandis qu'Emile Amoros se concentre plus sur le fait de "faire avancer le bateau".


La Bretonne, qui ne fait pas partie de l’équipe de France - le duo aujourd’hui sélectionné est celui formé par Charline Picon et Sarah Steyaert -, mais du groupe France, explique les critères et ce que cela implique, notamment moins d’aides de la part de la FFVoile, une saison complète revenant à environ 60 000 euros. Elle évoque ensuite la sélection interne, estimant : “Il ne faut pas se tromper de combat, plus on a de la concurrence et de l'émulation, meilleure ça nous rendra, l’ambiance est très respectueuse entre nous, même si on sait qu’à l’approche des objectifs, tout le monde se renferme un peu.” Pour Emile Amoros, la concurrence avec les duos Erwan Fischer/Clément Pequin et Kévin Fischer/Yann Jauvin se passe très bien, parce qu’ils se connaissent depuis plus de dix ans et “parce qu’on a la volonté d’utiliser le collectif pour monter notre niveau.”


Nos invités parlent de leurs objectifs sur ces championnats d’Europe, véritable répétition avant les Mondiaux d’Halifax fin août, d’autant que tous les meilleurs, même non Européens, seront là, et de la concurrence, qui, tant chez les filles que chez les garçons, est particulièrement relevée, avec notamment les stars que sont les Brésiliennes Martine Grael/Kahena Kunze ou les Néo-Zélandais Peter Burling/Blair Tuke. Ils évoquent également le plan d’eau danois, avec beaucoup de vent annoncé pour les trois premiers jours de compétition, donc des régates physiquement engagées, mais également celui des prochains Jeux, à Marseille, où Emile Amoros passe le maximum de temps quand il n’est pas en régate, soit environ 80 jours par an, Amélie Riou s’étant quant à elle installée sur place.


Cette dernière finit par raconter son expérience au sein de l’équipe française de SailGP, avec une première navigation l’an dernier au cours de laquelle elle a eu l’impression “d’être dans un manège”, confiant se sentir “vraiment épanouie dans ce double projet.” “Ça donne envie”, commente Emile Amoros qui, à terme, se verrait bien tenter sa chance en SailGP ou sur un projet de Coupe de l’America. 


Diffusé le 5 juillet 2022

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Post-production : Julien Badoil/Studio Juno

Pos. Report #170 avec Sébastien Rogues et Thibaut Vauchel-Camus25 Jun 202400:54:22

Ce 170e, consacré aux Ocean Fifty Series, dont l’Act 2 a eu lieu du 19 au 23 juin en baie de Pornichet-La Baule, reçoit Sébastien Rogues (Primonial) et Thibaut Vauchel-Camus (Solidaires en Peloton), respectivement vainqueur et troisième de cette épreuve.


Thibaut Vauchel-Camus, président de la classe Ocean Fifty depuis la fin d’année dernière, commence par expliquer comment il a fallu trouver en urgence des solutions, en janvier, pour bâtir un calendrier après l’arrêt de la collaboration avec Upswing Prod, qui organisait les années précédentes le Pro Sailing Team.


Nos deux invités détaillent ensuite ce programme 2024, avec trois Acts en forme de Grand Prix (Saint-Malo, La Baule, Sainte-Maxime) et deux nouvelles courses, la Route des Terre-Neuvas, entre Saint-Pierre-et-Miquelon et la baie de Saint-Brieuc (départ le 17 août), et la Med Max (Port-Camargue-Saïda, au Maroc), qui s’élancera le 29 septembre.


Ils évoquent également le succès d’une classe qui accueille aujourd’hui dix équipes et qui, face à la demande, a accepté de relever le numerus clausus de dix à douze bateaux, limite qu’ils ne souhaitent pas dépasser.


Les deux marins racontent ensuite comment s’est déroulé l’Act 2 de La Baule, avec des conditions de rêve sur le parcours offshore d’une douzaine d’heures, remporté sur le fil par Primonial qui, selon Sébastien Rogues, “aura passé vingt secondes en tête, mais les bonnes”. L’ouverture du circuit aux femmes - un équipage 100% féminin est engagé cette année, celui d’Upwind by MerConcept - est un autre thème abordé, nos invités finissant par parler de la riche actualité vélique à venir, entre Jeux olympiques, Coupe de l’America et Vendée Globe.


Diffusé le 25 juin 2024

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Post-production : Grégoire Levillain 


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Pos. Report #79 avec Vincent Riou et Morgan Lagravière28 Jun 202200:59:57

Ce 79e épisode est consacré au Pro Sailing Tour avec deux marins qui ont participé du 22 au 26 juin au deuxième épisode de la saison 2 à Brest : Vincent Riou, embarqué à bord de Solidaires en peloton-Arsep, et Morgan Lagravière, qui a remplacé Sam Goodchild à la barre de Leyton, avec la victoire à la clé.


Ce dernier raconte comment il est passé sans transition de la Sardinha Cup (courue avec Tom Laperche), usante, notamment lors d’une deuxième étape au cours de laquelle les deux marins ont effectué “200 changements de voiles”, à l’Ocean Fifty, support qu’il découvrait pour l’occasion. Le fait d’avoir à ses côtés un équipage rodé et entraîné - Aymeric Chappellier, Pierre Pennec, Devan Le Bihan et Laurane Mettraux - l’a aidé à prendre en main le bateau, ce qui explique la domination de Leyton, vainqueur de quatre côtiers sur six et du Défi des 24 heures.


Sur Solidaires en Peloton-Arsep, les résultats - quatrième place à égalité de points avec le troisième, Arkema - sont jugés satisfaisants par Vincent Riou, compte tenu du fait qu’une partie de l’équipage se découvrait. “Le bateau demande un peu d’organisation, l’objectif de la saison est de faire progresser l’équipage”, explique celui qui avait à bord un rôle, entre autres, de navigateur, aux côtés du skipper Thibaut Vauchel-Camus, d’Hugo Dhallenne, d’Antoine Joubert et d’Aloïs Kerduel.

Vincent Riou confie en tout cas son plaisir de participer à un circuit en équipage, dans un univers franco-français de la course au large qui privilégie le solitaire et le double, tandis que Morgan Lagravière estime que le Pro Sailing Tour “coche toutes les cases”, avec notamment “la valeur ajoutée exceptionnelle" que représente le fait d’embarquer des invités sur les parcours côtiers. L’un comme l’autre racontent ensuite l’épisode brestois, avec notamment un défi des 24 heures couru dans des conditions soutenues, ce qui fait dire à Morgan Lagravière que “le niveau d’engagement en Ocean Fifty est beaucoup plus élevé qu’en Ultim.”


Nous évoquons pour finir la suite de la saison des deux marins : Vincent Riou, qui a également navigué en Class40 au printemps, va continuer dès cette semaine sur le Pro Sailing Tour en baie de Saint-Brieuc, avant de s’occuper du routage de Thibaut Vauchel-Camus sur la Route du Rhum-Destination Guadeloupe. Il effectue aussi des missions de coaching pour le pôle Finistère course au large de Port-la-Forêt, pour des skippers Imoca et pour Damien Guillou en vue de la Golden Globe Race. Morgan Lagravière change quant à lui de nouveau de support dès cette semaine puisqu’il retrouve l’équipage du Maxi Edmond de Rothschild sur la Finistère Atlantique-Challenge Action Enfance, un projet qui va l’occuper jusqu’à la fin de l’année. Il est en effet skipper remplaçant de Charles Caudrelier sur la Route du Rhum - il va devoir pour cela faire une qualification en solitaire de 1 500 milles - et le bateau s’élancera dans la foulée du Rhum sur le Trophée Jules Verne. Ce 78e épisode revient sur la troisième édition de la Sardinha Cup qui s’est terminée dimanche par la victoire de Maël Garnier et Pierre Leboucher (Ageas-Team Baie de Saint-Brieuc), avec deux invités qui y ont participé, Benjamin Schwartz, co-skipper de Gaston Morvan sur Région Bretagne-CMB Espoir), le duo ayant remporté la deuxième étape (6e au général), et Corentin Horeau (Mutuelle Bleue), 11e au classement final.


Les deux marins commencent par revenir sur la deuxième étape entre le Portugal et la Vendée marquée par une situation météo particulièrement incertaine et orageuse dans le golfe de Gascogne, conduisant les skippers, qui ne disposent plus d’infos météo une fois en mer, à jouer la carte du bord rapprochant. “C’était une étape bizarre, on ne savait pas où donner, je n'ai jamais vu autant d’orages, c’était même un peu angoissant”, commente Corentin Horeau. Qui, avec son co-skipper Julien Villion, que ce soit à l’aller vers Figueira da Foz ou au retour, a beaucoup osé d’un point de vue stratégique, sans doute trop, reconnaît-il.


Cette absence d’infos météo, renforcée par le fait que, contrairement à une Solitaire du Figaro, les marins ne reçoivent pas de bulletins météo ni de classements de la part de la direction de course, ne plaît que modérément à Benjamin Schwartz, parce que “ça apporte un côté un peu aléatoire qui enlève une partie de la stratégie météo que je trouve intéressante”. Il parle ensuite de Gaston Morvan, qu’il a appris à découvrir sur cette course : “Ce qui m’a impressionné chez lui, c’est sa linéarité d’émotions à bord du bateau, il arrive à les réguler, ce qui est une vraie force quand tu fais du solo, parce que ça permet de ne pas perdre d’énergie et de rester concentré sur la course.”

Corentin Horeau évoque de son côté le vainqueur Maël Garnier, 21 ans, qu’il a connu en Waszp : “Ce qui est admirable chez lui, c’est que comme il n’est pas dans une filière comme Macif et Bretagne CMB, il arrive en plus à gérer son projet lui-même”, le skipper de Mutuelle Bleue soulignant également “l’apport énorme” de Pierre Leboucher dans cette victoire. Il confie au passage "avoir pas mal bossé pour identifier les points faibles et les points forts” de ses concurrents en vue de la Solitaire, dont le favori, selon lui, sera Tom Laperche, qui est de “la caste des Cammas et autres Lagravière.” Ce qui n’empêche pas Corentin Horeau d’afficher ses ambitions : “Mon rêve depuis que je suis tout petit, c’est d’aller chercher cette Solitaire.”

Nos deux invités parlent enfin de leurs autres projets, Sails of Change (ex Spindrift) pour Benjamin Schwartz - “Mes meilleurs souvenirs de navigation à date sont sur ce bateau”, explique-t-il - avec une nouvelle tentative sur le Trophée Jules Verne en vue à partir d’octobre prochain, Sodebo Ultim 3 pour Corentin Horeau qui a à peine eu le temps de rentrer de la Sardinha qu’il est de nouveau sur l’eau ce mardi, “avec une nouvelle paire de foils à tester.” 


Diffusé le 28 juin 2022

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Post-production : Julien Badoil/Studio Juno

Pos. Report #78 avec Benjamin Schwartz et Corentin Horeau21 Jun 202200:55:01

Ce 78e épisode revient sur la troisième édition de la Sardinha Cup qui s’est terminée dimanche par la victoire de Maël Garnier et Pierre Leboucher (Ageas-Team Baie de Saint-Brieuc), avec deux invités qui y ont participé, Benjamin Schwartz, co-skipper de Gaston Morvan sur Région Bretagne-CMB Espoir), le duo ayant remporté la deuxième étape (6e au général), et Corentin Horeau (Mutuelle Bleue), 11e au classement final.


Les deux marins commencent par revenir sur la deuxième étape entre le Portugal et la Vendée marquée par une situation météo particulièrement incertaine et orageuse dans le golfe de Gascogne, conduisant les skippers, qui ne disposent plus d’infos météo une fois en mer, à jouer la carte du bord rapprochant. “C’était une étape bizarre, on ne savait pas où donner, je n'ai jamais vu autant d’orages, c’était même un peu angoissant”, commente Corentin Horeau. Qui, avec son co-skipper Julien Villion, que ce soit à l’aller vers Figueira da Foz ou au retour, a beaucoup osé d’un point de vue stratégique, sans doute trop, reconnaît-il.


Cette absence d’infos météo, renforcée par le fait que, contrairement à une Solitaire du Figaro, les marins ne reçoivent pas de bulletins météo ni de classements de la part de la direction de course, ne plaît que modérément à Benjamin Schwartz, parce que “ça apporte un côté un peu aléatoire qui enlève une partie de la stratégie météo que je trouve intéressante”. Il parle ensuite de Gaston Morvan, qu’il a appris à découvrir sur cette course : “Ce qui m’a impressionné chez lui, c’est sa linéarité d’émotions à bord du bateau, il arrive à les réguler, ce qui est une vraie force quand tu fais du solo, parce que ça permet de ne pas perdre d’énergie et de rester concentré sur la course.”

Corentin Horeau évoque de son côté le vainqueur Maël Garnier, 21 ans, qu’il a connu en Waszp : “Ce qui est admirable chez lui, c’est que comme il n’est pas dans une filière comme Macif et Bretagne CMB, il arrive en plus à gérer son projet lui-même”, le skipper de Mutuelle Bleue soulignant également “l’apport énorme” de Pierre Leboucher dans cette victoire. Il confie au passage "avoir pas mal bossé pour identifier les points faibles et les points forts” de ses concurrents en vue de la Solitaire, dont le favori, selon lui, sera Tom Laperche, qui est de “la caste des Cammas et autres Lagravière.” Ce qui n’empêche pas Corentin Horeau d’afficher ses ambitions : “Mon rêve depuis que je suis tout petit, c’est d’aller chercher cette Solitaire.”

Nos deux invités parlent enfin de leurs autres projets, Sails of Change (ex Spindrift) pour Benjamin Schwartz - “Mes meilleurs souvenirs de navigation à date sont sur ce bateau”, explique-t-il - avec une nouvelle tentative sur le Trophée Jules Verne en vue à partir d’octobre prochain, Sodebo Ultim 3 pour Corentin Horeau qui a à peine eu le temps de rentrer de la Sardinha qu’il est de nouveau sur l’eau ce mardi, “avec une nouvelle paire de foils à tester.” 


Diffusé le 21 juin 2022

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Pos. Report #77 avec Christian Dumard et Tanguy Leglatin14 Jun 202200:55:47

Ce 77e épisode de Pos. Report est dédié à la météo, la tactique et la stratégie, puisque nous analysons en compagnie de nos invités les courses en cours : Vendée Arctique-Les Sables d'Olonne, Sardinha Cup et Mini Fastnet. Pour y voir clair, nous avons demandé à Christian Dumard, spécialiste du routage et de la météo, en charge notamment de la Vendée Arctique-Les Sables d'Olonne ainsi que de nombreux coureurs du pôle de Lorient, et à l'entraîneur lorientais Tanguy Leglatin, d'éclairer nos lanternes. 


Pour ce qui est de la Vendée Arctique, la flotte, ce mardi midi, était en pleine traversée de dorsale avec des stratégies différentes : au sud de la flotte pour les Imoca à foils et plus au nord pour les bateaux à dérives, Charlie Dalin menant les premiers, les seconds étant emmenés par Benjamin Ferré. Les prochaines heures s'annoncent tout aussi stratégiques, avec un passage de front au programme demain. : "Une journée très tactique, souligne Christian Dumard, il faudra bien estimer sa vitesse, pour ne pas tomber dans les calmes qui suivent le passage de front." La suite s'annonce variée, avec de nouveau une dorsale à traverser.


Côté Sardinha Cup, c'est, là aussi, une journée complexe qui s'annonce au départ de Figueira Da Foz, avec pas mal d'orages au programme, peu de vent dans la première partie de course, un peu de brouillard, puis une traversée du Golfe de Gascogne vers Saint-Gilles Croix de Vie qui s'annonce piégeuse. "Une partie aléatoire, avec pas de schéma écrit, pas de grib, ce sera à ceux qui comprennent le mieux les systèmes", résume Tanguy Leglatin.

Enfin, les coureurs du Mini Fastnet, qui ont quitté Douarnenez dimanche, sont partis pour une longue course, marquée par des conditions très légères, avec une dorsale à traverser, peut-être, à l'aller, comme au retour ! "Ils ne seront pas là pour la fête du vendredi soir, ça va être encore plus long que prévu", s'amuse Tanguy Leglatin. "Vu l'incertitude, il faut privilégier la route directe", juge Christian Dumard, d'autant qu'en plus de cette incertitude, s'ajoutent le peu d'informations dont disposent les minis en course.


En bonus, Christian Dumard et Tanguy Leglatin évoquent la grande course du Mondial Class40, partie cet après-midi de La Rochelle pour virer une bouée devant Les Sables d'Olonne, avant un retour par Rochebonne.

Toutes ces courses sont évidemment à suivre sur notre page Direct Courses ! 


Diffusé le 14 juin 2022

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Pos. Report #76 avec Thomas Ruyant, Romain Attanasio et Benjamin Ferré07 Jun 202201:06:23

Ce 76e épisode de Pos. Report est consacré à la Vendée Arctique-Les Sables d'Olonne, dont le départ sera donné dimanche 12 juin à 17h depuis le port de départ et d'arrivée du Vendée Globe. Nos invités sont trois concurrents parmi les 25 inscrits à cette course en solitaire réservée aux Imoca : Thomas Ruyant, Romain Attanasio et Benjamin Ferré.


Nous commençons cet épisode par l'évocation de la grande parade des skippers du Vendée Globe, qui s'est déroulée vendredi dernier : un moment sympa, avec "un monde fou", comme toujours aux Sables d'Olonne, et un moyen aussi de se retrouver entre coureurs du Vendée plus d'un an après l'arrivée, Benjamin Ferré, bizuth en Imoca, l'ayant suivi depuis... son balcon !


Place, ensuite à l'analyse de la première épreuve Imoca de la saison, la Guyader Bermudes 1000 Race : confirmation que les costauds, comme Jérémie Beyou, Thomas Ruyant - "déçu" de son abandon mais "dans le match" - et Charlie Dalin sont au rendez-vous de ce début de saison, Thomas Ruyant confiant que le skipper d'Apivia s'annonçait difficile à prendre dans les courses avec des phases de transition. Et confirmation, côté Benjamin Ferré, qui n'avait pas navigué en solo depuis sa dernière Mini Transat en 2019, qu'il prenait beaucoup de plaisir à découvrir l'Imoca, cornaqué par Jean Le Cam. Quant à Romain Attanasio, accaparé par des opérations de RP entre Angleterre et Portugal, il n'a pas couru mais a beaucoup navigué sur bateau pendant un mois.

Nos invités évoquent ensuite le parcours très particulier de cette Vendée Arctique, avec cette route plein Nord ou presque, le tour de l'Islande, avec le Groënland à proximité. Tous s'accordent à dire que l'épreuve, longue de 3 500 milles, s'annonce plus dure que la Route du Rhum, censée être le point d'orgue de l'année - "la Vendée Artcique est le très gros morceau de la saison", selon Thomas Ruyant, Romain Attanasio rappelant que, contrairement aux habitudes, "les marins seront traversés par les systèmes météo".


De quoi rendre prudent Benjamin Ferré - bien content de ne pas avoir de foils ! -, qui a pour objectif principal de terminer l'épreuve, de "naviguer à mon niveau" et de poursuivre son apprentissage en Imoca, ses deux aînés s'attendant à une course très physique, avec beaucoup de changements de voiles...  Thomas Ruyant, depuis qu'il a gagné la Transat Jacques Vabre, vise désormais le podium et en particulier sa plus haute marche : "On ne va pas se mentir, je veux finir, mais devant". Romain, lui, garde en tête les milles à accumuler et la nécessité de ramener le bateau de contrées particulièrement peu hospitalières en cas de soucis. Quant à Benjamin Ferré, s'il est concerné lui aussi par la course aux milles, il cherche à ne pas trop y penser, participant à toutes les courses du circuit Imoca d'ici le départ du Vendée Globe.


Nos trois invités concluent cet échange par un point sur l'évolution de leurs projets : un bateau neuf - plan Koch-Finot/Conq - mis à l'eau début 2023 pour Thomas Ruyant ; des évolutions en cours de réflexion côté Romain Attanasio, qui continue la prise en main de l'ex Malizia ; de la fiabilisation avant toute chose et pas de foils pour l'ex SMA de Benjamin Ferré.


Diffusé le 7 juin 2022

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Pos. Report #75 avec Denis Hugues, Julie Simon et Caroline Boule31 May 202201:00:27

Ce 75e épisode est consacré au circuit Mini 6.50, à deux jours du départ de Douarnenez du Trophée Marie-Agnès Péron en solitaire, qui sera suivi, dix jours plus tard, le 12 juin, du Mini Fastnet, aller-retour de 600 milles, cette fois en double, entre cette même ville de Douarnenez et le Fastnet. Nos invités sont le directeur de course de ces deux épreuves, Denis Hugues, et deux navigatrices qui seront au départ du Trophée Marie-Agnès Péron, la première en série, Julie Simon, la seconde en proto, Caroline Boule, cette dernière venant de mettre à l’eau un nouveau proto signé Sam Manuard, Nicomatic.


Denis Hugues commence par évoquer cette édition 2022 du Trophée Marie-Agnès Péron qui se présente bien avec 82 solitaires au départ, tandis que Julie Simon et Caroline Boule racontent leurs parcours respectifs : la première, analyste financière, s’est lancée sur le circuit Mini en 2020 avec dans le viseur la Mini Transat 2021 dont elle a pris la 33e place en série sur le 963 Dynamips, Maxi 650 ; la seconde, âgée de 24 ans, a vécu jusqu’à ses 18 ans en Pologne, où elle s’est initiée à la voile légère, avant de suivre des études d’ingénieure à Londres, puis d’arriver il y a deux ans en France, où elle effectue une thèse à l’école Polytechnique. Elle s’est d’abord tournée vers le Moth à foil, avant, grâce au soutien de son sponsor, Nicomatic, de se lancer sur un projet Mini en proto, avec à la clé un nouveau plan Manuard, construit en quatre mois et demi et mis à l’eau le 13 mai dernier, et la Mini Transat 2023 pour objectif.


Si Julie Simon explique avoir choisi de naviguer en série parce que surtout attirée par la confrontation directe avec des bateaux proches en performance, Caroline Boule, de par son profil d’ingénieure, s’est tournée vers le proto, participant à la conception, avec l’architecte et Benoît Marie, mais également à la construction de son Mini. Un bateau sur lequel l’aérodynamisme a été particulièrement travaillé, et qui, entre plans porteurs sur les safrans et foils prochainement installés, qu’elle annonce différents de ce qui s’est déjà vu, a pour ambition de “voler vraiment au large.” Ce qui rend sceptique Denis Hugues, pas encore convaincu par la pertinence des foils sur des bateaux aussi petits.

Julie Simon se montre quant à elle très satisfaite de son Maxi 650 maintenant que ses problèmes de jeunesse sont derrière lui : “Il est plutôt confortable, mouille peu et il y a plein d’allures où on peut mettre le pilote et il marche très bien, il est vraiment abouti.” Un bateau qu’elle avait acheté d’occasion 114 000 euros TTC il y a deux ans et qu’elle revendra plus cher en septembre, tant la demande est forte ! Encore loin du prix d’un proto qui, aujourd’hui, selon Denis Hugues, dépasse les 300 000 euros.


Les deux navigatrices finissent par évoquer leurs ambitions sur le Trophée Marie-Agnès Péron, un sprint de 220 milles et d’un peu plus de 24 heures, puis leur participation au Mini Fastnet, avec Benoît Marie pour Caroline Boule, Hugo Picard pour Julie Simon qui reste cependant encore sur liste d’attente.


Diffusé le 31 mai 2022

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Pos. Report #74 avec Alain Daoulas, Christophe Gaumont et Pierre Leboucher24 May 202200:53:43

Ce 74e épisode est consacré à la 21e édition du Grand Prix de l’Ecole Navale (GPEN) qui se déroule du 26 au 28 mai entre Brest et la presqu’île de Crozon. Nos invités : celui qui en a longtemps été le commissaire général et reste encore très impliqué dans l’organisation, Alain Daoulas, le directeur de course Christophe Gaumont et Pierre Leboucher, qui va participer au GPEN sur une série nouvellement acceptée, les Waszp.

Alain Daoulas commence par raconter comment est né, en 2001, le Grand Prix de l’Ecole Navale, tourné dès l’origine vers la monotypie et qui a vécu en deux décennies plusieurs tournants, avec l’accueil des premiers sportboats dès 2003, la “jolie aventure” des J80, support de formation choisi par la Marine Nationale, le label de championnat de France des monotypes habitables reçu en 2010, l’arrivée des Diam 24 od… Si, en cette année de relance - l’édition 2020 n’a pas eu lieu, celle de 2021 n’a concerné que les supports individuels -, plus d’une centaine de bateaux sont attendus, ils ont été jusqu’à 225 au milieu des années 2010. Avec une volonté de la part des organisateurs de “s’ouvrir aux nouvelles pratiques, notamment individuelles”, d’où l’accueil, l’an dernier, des windsurfers et wing foils, cette année des Waszp.

Christophe Gaumont, qui fait partie de l’équipe d’organisation depuis 2010, d’abord en tant qu’arbitre, puis en qualité de directeur de course, revient lui aussi sur l’évolution de l’épreuve et sur sa singularité, celle de se disputer sur quatre sites différents, de Lanvéoc, où est installée l’Ecole Navale, à Brest, en passant par Crozon-Morgat et Roscanvel. D’où une équipe de direction de course mobile, capable de passer d’un site à l’autre par voie maritime ou terrestre. Et une organisation qui est de son côté répartie sur les quatre sites, assurée par de nombreux bénévoles issus des clubs de la rade et des villes partenaires, mais aussi des élèves de l’Ecole Navale.


Pierre Leboucher revient sur ses précédentes participations en Diam 24, qui lui ont laissé de bons souvenirs sur un plan d’eau protégé, donc adapté à la glisse, le Nantais explique ensuite les caractéristiques du Waszp, dériveur à foils qui rencontre un grand succès à travers le monde (environ 1 400 exemplaires vendus), notamment en raison de son prix (13 000 euros), plus accessible que celui de son “grand frère”, le Moth à foil (de 40 à 50 000 euros). Environ 200 concurrents sont ainsi attendus sur le prochain Mondial en Italie, ils seront 25 sur le Grand Prix de l’Ecole Navale, avec des niveaux et des âges assez disparates.


“C’est un support complémentaire pour beaucoup de coureurs au large”, précise Christophe Gaumont à propos du Waszp, le directeur de course du Grand Prix de l’Ecole Navale se montrant par ailleurs attentif à d’autres séries volantes que pourrait accueillir à terme l’épreuve, comme les GC32, les ETF26 ou les 69F.


Pour finir, Pierre Leboucher évoque ses autres navigations actuelles, à bord de Sail of Change, l’ex Spindrift 2 de Yann Guichard, avec un objectif de Trophée Jules Verne à la fin de l’année, mais également en Figaro aux côtés de Maël Garnier sur la Sardinha Cup. Il parle aussi de la fin de son partenariat en 2021 avec Guyot Environnement, désormais sponsor de Benjamin Dutreux, et de son envie de s’aligner sur le prochain Vendée Globe, projet sur lequel il travaille en ce moment. 


Diffusé le 24 mai 2022

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Pos. Report #73 avec Bertrand Favre, Loïck Peyron et Sébastien Col17 May 202200:58:07

Ce 73e épisode est consacré à la deuxième saison du TF35 Trophy, qui s’ouvre cette semaine sur le lac Léman avec la Realstone Cup for Léman Hope. Nos trois invités sont l’organisateur du circuit, le Suisse Bertrand Favre, et deux marins français qui participent au circuit cette saison, Loïck Peyron, tacticien au sein de l’équipage tricolore de Team SailFever, et Sébastien Col, qui fait partie de l’équipe suisse de Realteam Sailing.


Bertrand Favre commence par expliquer pourquoi le circuit lémanique est passé du D35 au TF35, doté de foils, il y a deux ans : “Le D35 arrivait en fin de cycle après quinze ans de bons et loyaux services, il y avait la volonté de renouveler la plateforme et de rendre accessible le foil aux propriétaires”, explique le class manager. Qui ajoute que le cahier des charges du TF35 était de “voler tôt et au près” et d’avoir un bateau “moins typé lac”, l’objectif de l’organisateur étant que le circuit sorte des frontières suisses et que le bateau puisse naviguer sur des plans d’eau maritimes.

Loïck Peyron et Sébastien Col, qui ont participé à la première saison du TF35 Trophy l’an dernier, font part de leurs impressions, le Baulois commentant notamment : “Le bateau répond parfaitement au cahier des charges, c’est génial de voler sur un miroir”. Sébastien Col loue de son côté “la capacité du TF35 à bien voler au près” avant d’expliquer que le catamaran est particulièrement physique car très toilé. D’où, selon Bertrand Favre, des formats de régates courts (1,2 mille, 20-25 minutes), sur les épreuves de type Grand Prix, à raison de quatre manches par jour.


Les deux marins présentent ensuite leurs équipes respectives : Team SailFever, celle de Loïck Peyron, est la seule menée par un propriétaire français, Frédéric Jousset, composée par ailleurs de Valentin Sipan, Devan Le Bihan, Arnaud Jarlegan, mais également de marins Suisses : Yvan Ravussin et son fils Matthieu, Lauranne Mettraux. Realteam Sailing, l’équipe de Sébastien Col, est quant à elle menée par un armateur suisse, Esteban Garcia, avec un skipper également helvète, Jérôme Clerc, et plusieurs marins français : Gurvan Bontemps, Benjamin Amiot, François Morvan.


Bertrand Favre explique pourquoi le D35 d’abord puis le TF35 ont toujours attiré des marins français, entre “une voile suisse très peu professionnalisée au début du D35 donc un manque d’équipiers, et la concordance de la fin du circuit Orma”, qui a d’ailleurs poussé certains sponsors de l’époque, comme Foncia ou Banque Populaire, à s’intéresser au circuit. Il dresse ensuite le profil type des propriétaires de TF35, “des passionnés de voile et de vitesse qui aiment le côté extrême, la plupart barreurs de leur bateau”, ce qui n’est pas obligatoire sur le TF35 Trophy.

Interrogé sur ses autres navigations prévues cette année, Loïck Peyron répond qu’il continue à naviguer en MOD70, avec PowerPlay en début d’année, et désormais avec un nouveau projet aux côtés du Français Erik Maris, fondateur de l’équipe Zoulou, qui vient justement d’arrêter le TF35 pour acheter lui aussi un MOD 70. Quant à Bertrand Favre, il évoque l’autre circuit de propriétaires dont il s’occupe, la 44Cup, courue à bord des RC44, monocoques monotypes qui, en quinze ans, n’ont cessé d’être optimisés, d’où leur longévité.

Loïck Peyron commente pour finir le litige qui oppose l’équipe de François Gabart à la classe Ultim 32/23 à propos de la conformité du trimaran SVR Lazartigue aux règles de jauge, évoquant “un très mauvais message envoyé au grand public.” 


Diffusé le 17 mai 2022

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Pos. Report #72 avec Julien Mauriat et Sébastien Rogues10 May 202201:01:08

Ce 72e épisode est consacré au Pro Sailing Tour, dont la saison 2 débute le mercredi 11 mai par le premier épisode à Bonifacio. Nos deux invités sont l’organisateur du circuit dédié à la classe Ocean Fifty, Julien Mauriat, et Sébastien Rogues, skipper de Primonial, vainqueur l’année dernière de la Transat Jacques Vabre avec Matthieu Souben.

Ce dernier commence par nous faire une petite carte postale de Bonifacio où les conditions s’annoncent idéales pour ce premier épisode jusqu’à dimanche, les deux invités revenant par ailleurs sur la saison 1 dont ils tirent chacun un bilan positif, notamment Sébastien Rogues qui apprécie le format, mélange entre Grand Prix à cinq équipiers et course de 24 heures à trois. Une saison 1 nettement dominée par Leyton (Sam Goodchild), qui, selon le Baulois, “avait clairement axé sa préparation sur le Pro sailing Tour”, là où lui avait surtout mis l’accent sur celle de la Transat Jacques Vabre en fin d’année, qu’il a remportée. Cette saison, le skipper de Primonial a clairement des ambitions à la hausse sur le Pro Sailing Tour qu’il considère comme “un grand rendez-vous”.


Nous évoquons ensuite la série Ocean Fifty, dont la diffusion des quatre épisodes, consacrés à la saison 1, vient de débuter sur les antennes du groupe Canal +. Une série qui, selon Julien Mauriat, aura nécessité près de huit mois de travail entre le dernier tournage, le 10 août 2021, et la livraison des quatre épisodes, le 19 avril, pour trier, monter, étalonner, mixer les 380 heures de rush. Satisfait du résultat, Sébastien Rogues estime que cette série “permet de montrer une autre facette de la course au large” et confie ressentir “encore des frissons” quand il revoit l’épisode de son démâtage à Brest.

Julien Mauriat présente ensuite le programme de la saison 2 qui, après Bonifacio, passera par Brest, la baie de Saint-Brieuc, Cowes et Roscoff, avec un format d’épreuves inversé, puisque chaque épisode débutera par les courses inshore ou côtières, avant de s’achever par le Défi 24 heures. Sébastien Rogues présente quant à lui son équipage, composé, comme l’année dernière de Matthieu Souben et Jean-Baptiste Gellée, mais également de Matthieu Salomon et de Pierre Quiroga, à charge pour le vainqueur de la Solitaire du Figaro d’apporter sa science de la stratégie, notamment sur le tour de Corse qui constituera le Défi 24 heures de l’épisode de Bonifacio.

Pour finir, le skipper de Primonial évoque son programme de la suite de la saison, avec la Drheam-Cup en juillet, puis des entraînements en vue de la Route du Rhum, tandis que Julien Mauriat promet “quelques surprises” pour la saison 3, sur laquelle il travaille actuellement, qui, comme cette année, débutera en Méditerranée avant de se rendre en Atlantique. 


Diffusé le 10 mai 2022

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Post-production : Julien Badoil/Studio Juno


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Pos. Report #71 avec Charlie Dalin, Alan Roura et Nicolas Lunven03 May 202201:01:11

Ce 71e épisode est consacré à la Guyader Bermudes 1000 Race, première course de la saison Imoca qui s’élance le dimanche 8 mai de Brest, à laquelle 24 solitaires prendront part. Dont nos trois invités, Charlie Dalin, skipper d’Apivia, Alan Roura, qui va étrenner son nouveau 60 pieds, Hublot, l’ex Hugo Boss d’Alex Thomson, et Nicolas Lunven, qui remplace au pied levé Clarisse Crémer, en attente d’un heureux événement, à bord de Banque Populaire, l’ancien Groupe Apicil de Damien Seguin, aujourd’hui propriété de Tanguy Le Turquais.

Nicolas Lunven commence par raconter les circonstances de ce remplacement, le choix de Banque Populaire s’étant assez naturellement porté sur lui, dans la mesure où il avait intégré l’équipe pour épauler Armel Le Cléac’h sur son Ultim Banque Populaire XI pour les courses en équipage de la saison et sur la préparation météo de la Route du Rhum. Il a eu trois semaines pour prendre en main un bateau forcément plus facile d’accès qu’un foiler de dernière génération. Charlie Dalin et Alan Roura expliquent quant à eux comment ils ont préparé la Guyader Bermudes 1000 Race. Le Suisse revient par ailleurs sur son choix de racheter Hugo Boss à Alex Thomson plutôt que de faire construire un bateau neuf et sur ses premières semaines de navigation à bord d’un Imoca qu’il juge certes “assez extrême, très typé Vendée Globe, large et portant”, mais aussi “facile à faire aller vite et fiable.”

Pour Charlie Dalin, le dernier hiver aura été “studieux” entre modifications pour continuer à optimiser Apivia 1, notamment sur le plan de voilure, et la conception puis le lancement de la construction d’Apivia 2, plan Verdier construit chez CDK sous la maîtrise d’œuvre de MerConcept. Ce dernier sera-t-il très différent du premier ? Le Havrais reste assez discret sur la question, même s’il explique : “La conception est différente car on a beaucoup plus de connaissances sur le sujet et je sais ce qu’est le Vendée Globe.”

Nos trois invités détaillent ensuite leurs objectifs sur la Guyader Bermudes 1000 Race, Nicolas Lunven espère se mêler “à la belle bagarre” entre les bateaux à dérives, Charlie Dalin ne cache pas ses objectifs de victoire sur une épreuve qu’il apparente à “une étape de Solitaire du Figaro”. Doté d’un bateau performant et d’un budget plus conséquent qu’auparavant, “autour de 2 millions d’euros” annuels, Alan Roura reconnaît qu’il a “franchi un cap” et espère sur cette course de rentrée “être au contact des bateaux de même génération”, même si le parcours et les conditions, plus propices à la polyvalence, ne devraient pas forcément être favorables à Hublot.


Le skipper Suisse et Charlie Dalin évoquent ensuite les nouveaux bateaux attendus cette année, qu’ils ont hâte de voir naviguer. “Je pense qu’il y aura des différences assez importantes, notamment au niveau des formes de carènes, plus que des foils”, indique le deuxième du dernier Vendée Globe qui, pour Apivia 2 (mis à l’eau au printemps 2023), évoque des gains de performance pouvant aller jusqu'à six jours dans certaines conditions par rapport à son actuel Imoca à l’échelle d’un Vendée Globe. Un Vendée Globe auquel Nicolas Lunven espère encore participer en 2024, le double vainqueur de la Solitaire cherchant actuellement des partenaires pour l’accompagner. 


Diffusé le 3 mai 2022

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Julien Badoil/Studio Juno


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Pos. Report #70 avec Alexandre Ozon, Jean-Pierre Kelbert et Marcel Dutreux26 Apr 202200:56:24

Ce 70e épisode de Pos. Report est consacré à la Cap Martinique, dont le départ sera donné dimanche prochain en baie de Quiberon. Pour évoquer cette transat de 3 800 milles entre La Trinité et la Martinique réservée aux IRC entre 30 et 40 pieds, nous recevons trois coureurs : Alexandre Ozon, double vainqueur de la Transquadra, Jean-Pierre Kelbert, patron du chantier JPK, qui s'alignent tous les deux en solo (15 inscrits), et Marcel Dutreux, CEO d'Eole Performance, spécialisé dans la préparation des bateaux de course, en particulier ceux de son frère Benjamin Dutreux, qui lui, court en double (25 bateaux) avec Tristan De Witte.


Nous commençons par discuter de la comparaison naturelle de la Cap Martinique avec la Transquadra : Alexandre Ozon, qui l'a gagnée en février, et Jean-Pierre Kelbert, 2e en 2018, insistent sur le format différent, sans escale, de cette nouvelle épreuve, et sur le plaisir qu'ils vont avoir à batailler avec leurs copains habituels (8 coureurs ont participé à la dernière Transquadra), tous étant déjà inscrits à la course avant son report l'an dernier pour cause de Covid. Marcel Dutreux explique de son côté l'envie de passer "de l'autre côté de l'écran" après avoir passé tant de temps à préparer les bateaux des autres.


Vient ensuite un gros chapitre technique : les deux coureurs solos dévoilent leur organisation technique en termes de voile (4 spis pour tout le monde), d'énergie (pile à combustible pour deux d'entre eux), gestion des pilotes... Jean-Pierre Kelbert soulignant au passage la solidité des IRC, plus lourds et plus costauds que les autres supports des transats, mais aussi leur caractère plus engagé au portant sous spi : "Je suis fataliste, un moment il faut passer sous pilote et aller dormir !" résume Alexandre Ozon.


Côté préparation, tous sont amateurs avec des boulots prenants : "Il faut jongler avec les emplois du temps de tout le monde", rappelle Marcel Dutreux, tout comme Alexandre Ozon et Jean-Pierre Kelbert, qui mettent en avant boulot, famille, copains... Un autre avantage de la Cap Martinique est de partir un mois "seulement", ce qui va bien à Jean-Pierre Kelbert et Marcel Dutreux. Parmi eux, seul Alexandre Ozon est intégré à un collectif de coureurs à La Rochelle, même s'il s'est peu entraîné, depuis la Transquadra, les bateaux étant revenus par cargo voilà un mois seulement.


Nous terminons cet épisode en évoquant les causes portées par nos trois invités, puisque chaque concurrent doit en défendre une : le Trophée Estuaire Rose pour Alexandre Ozon ; la SNSM pour Jean-Pierre Kelbert ; les Entreprises du patrimoine vivant et Les Enfants du Mékong pour Marcel Dutreux.


Diffusé le 26 avril 2022

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Grégoire Levillain


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Pos. Report #169 avec Quentin Delapierre et Kevin Peponnet18 Jun 202400:55:34

Ce 169e épisode reçoit Quentin Delapierre et Kevin Peponnet pour parler du circuit SailGP, puisqu’ils s’apprêtent à participer avec l’équipe française au 12e et avant-dernier Grand Prix de la saison 4, du 22 au 24 juin à New York, mais aussi de Coupe de l’America, nos invités étant les deux barreurs de l’AC75 du défi tricolore Orient Express Racing Team, baptisé à Barcelone le 29 mai.


Nous commençons par SailGP et un retour sur les deux derniers Grands Prix, aux Bermudes puis à Halifax, avec à l’arrivée deux performances opposées pour les Français, 9e et 2e. 4e au général avant d’arriver à New York, une première pour nos deux invités, l’équipe tricolore compte, selon Quentin Delapierre, savourer le moment, car cela n’arrive pas tous les jours de courir en F50 entre Manhattan et la statue de la Liberté, mais également performer pour rester dans la course à la Super Finale à trois, programmée le 15 juillet à San Francisco.


Nous ouvrons ensuite une page Coupe de l’America, Quentin Delapierre et Kevin Peponnet décrivant les sensations de légèreté et de puissance ressenties lors des premières navigations à Barcelone à bord de l’AC75 d’Orient Express Racing Team. Ils détaillent ensuite comment sont répartis les rôles, entre les quatre régleurs (dont les deux barreurs) et les cyclistes, dont la mission est de produire l’énergie hydraulique pour faire fonctionner tous les systèmes.


Nos deux invités nous racontent comment fonctionne le “Recon”, système mis en place par l’organisation qui permet d’avoir accès aux photos et vidéos des équipes concurrentes et nous proposent une revue des six AC75 qui disputeront la 37e Coupe, Quentin Delapierre estimant que la France “n’a jamais eu un aussi bon bateau”. Reste à trouver les bonnes clés pour le faire fonctionner rapidement, le timing étant serré jusqu’au coup d’envoi de la Coupe Louis Vuitton (éliminatoires entre les cinq challengers), le 29 août prochain.


Diffusé le 18 juin 2024

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Grégoire Levillain 


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Pos. Report #69 avec Didier Ravon, Jacques Guyader et Stéfan L’Hermitte19 Apr 202201:01:29

Pour ce 69e épisode de Pos. Report, retour du club de la presse avec beaucoup d’actualité à commenter en compagnie de trois journalistes spécialisés, Didier Ravon, qui collabore, entre autres avec Voiles & Voiliers et Libération, Jacques Guyader, de Ouest-France, et Stéfan L’Hermitte, grand reporter pour L'Équipe.


Les deux premiers commencent par raconter comment ils ont vécu la 44e édition du Spi Ouest-France, qui a eu lieu lors du week-end de Pâques, avec beaucoup de soleil, peu de vent, mais de bons moments sur l’eau et à terre. Jacques Guyader a notamment apprécié de revoir quelques IRC « vintage », Didier Ravon les régates en Open 5.70, série qui attire les jeunes, notamment féminines.


Nous évoquons ensuite les 1 000 Milles des Sables, qui a réuni Ocean Fifty (victoire de Sam Goodchild) et Class40 (succès de Corentin Douguet), l’occasion de souligner le dynamisme de la Class40. Un dynamisme qui concerne également l’Imoca. Stéfan L’Hermitte raconte ainsi une rencontre par hasard avec un sponsor de Louis Duc qui lui a fait part de son enthousiasme, malgré un projet sans grands moyens, pour le circuit et le Vendée Globe.


Cet enthousiasme est partagé par nombre de partenaires, comme le confirme le nombre record d’inscrits sur la Route du Rhum 2022 – 138 -, ce qui va obliger les trois journalistes à faire des choix éditoriaux, d’où des discussions parfois animées au sein des rédactions. Nous ouvrons ensuite un chapitre consacré au litige qui oppose l’équipe de François Gabart à la classe Ultim 32/23, un conflit jugé « dommageable » par nos trois invités, d’autant que la situation semble aujourd’hui bloquée.


Le tour de l’actualité se poursuit avec la Coupe de l’America, dont la 37e édition se disputera à Barcelone, avec sans doute un défi français, à propos duquel Didier Ravon donne quelques informations, la Semaine olympique française de Hyères qui débute le 23 avril, et la Solo Maître CoQ, qui marque le coup d’envoi de la saison de Figaro. 


Diffusé le 19 avril 2022

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Post-production : Grégoire Levillain


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Pos. Report #68 avec Achille Nebout, Elodie Bonafous et Laurent Bourguès12 Apr 202201:03:18

Ce 68e épisode de Pos. Report est consacré à la classe Figaro Beneteau, au moment où s’apprête à débuter la première épreuve du championnat de France Elite de course au large, la Solo Maître CoQ. Nos trois invités vont en prendre le départ depuis Les Sables d’Olonne : Achille Nebout, skipper de Primeo Energie-Amarris, Elodie Bonafous, qui porte cette saison les couleurs de Quéguiner, et Laurent Bourguès, qui débute quant à lui en Figaro 3. 


Tous commencent par raconter comment ils ont préparé cette saison, entre Port-la-Forêt, pour Elodie Bonafous, et Lorient, pour Achille Nebout et Laurent Bourguès qui, sous la houlette de Bertrand Pacé, ont notamment eu le droit à des séances de match-racing en J80 ! « C’est un regard nouveau et ça permet de se concentrer sur plein de domaines qu’on ne travaille pas forcément, comme le départ et le premier bord jusqu’à la bouée de dégagement », explique Achille Nebout, Laurent Bourguès estimant que c’est aussi le moyen de renforcer « la cohésion de groupe. »


Ce dernier raconte ensuite comment, après sept années au sein de TR Racing, l’équipe Imoca de Thomas Ruyant, en tant que boat-captain puis comme directeur technique, il a décidé de se relancer en Figaro, lui qui avait eu une première courte expérience en 2011, sans toutefois disputer la Solitaire, faute de budget. Son objectif est de « redémarrer un projet » et, à plus long terme, se lancer sur le circuit Ocean Fifty avec un bateau neuf. Pour Achille Nebout, cette saison sera sa quatrième sur le circuit – « La Solitaire est la course qui m’a fait rêver enfant, c’est vraiment mon Graal », commente-t-il. De son côté Elodie Bonafous explique comment, après avoir été la première lauréate du Challenge Bretagne CMB Océane, elle a été choisie par le groupe Quéguiner pour succéder en Figaro à Tanguy Le Turquais.


Tous évoquent leur programme de la saison, avec l’objectif principal, selon Elodie Bonafous, « d’arriver frais et avec beaucoup d’envie sur la Solitaire », et un plateau qui, cette année, s’annonce ouvert, notamment en raison du départ de quelques têtes d’affiche, comme Pierre Quiroga, Xavier Macaire, Alexis Loison, Corentin Douguet ou Martin Le Pape. « Il y a l’opportunité de bien faire pour les skippers qui sont là depuis quelques années », estime Achille Nebout, qui, parmi les favoris de la saison, cite Tom Laperche, Corentin Horeau, les skippers Macif (Erwan Le Draoulec et Loïs Berrehar), Tom Dolan, mais aussi Elodie Bonafous.

Du côté des bizuths sur la Solitaire, même s’il ne souhaite pas uniquement se focaliser sur cette catégorie, Laurent Bourguès cite Guillaume Pirouelle, Basile Bourgnon, Chloé Le Bars, Jörg Riechers, Davy Beaudart comme concurrents potentiels. Nos trois invités évoquent ensuite le parcours de la Solitaire, les difficultés de la classe Figaro à attirer de nouveaux entrants, en raison notamment d’une « image un peu trop élitiste » selon Laurent Bourguès, et leur avenir. Achille Nebout se verrait bien passer en Class40 dès l’année prochaine, Elodie Bonafous veut aller au bout de son projet de trois ans avec Queguiner, avant de se projeter sur « un cycle de Vendée Globe. »



Diffusé le 12 avril 2022

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Pos. Report #67 avec Amélie Grassi, Axel Tréhin et Nicolas d'Estais05 Apr 202201:02:05

Ce 67e épisode de Pos. Report est consacré à la Class40, à quelques jours de la première course de la saison, les 1000 Milles des Sables, à laquelle participent 17 solitaires en 40 pieds (et 5 en Ocean Fifty). Dont nos trois invités : Amélie Grassi (La Boulangère Bio), Axel Tréhin (Project Rescue Ocean) et Nicolas d’Estais (HappyVore).


Tous trois commencent par raconter comment ils ont préparé leur saison, :Amélie Grassi et Axel Tréhin sont partis s’entraîner ensemble à Cascais pour y trouver de meilleures conditions de large, tandis que Nicolas d’Estais s’est préparé avec le groupe de Lorient. Un groupe, qui, cette année, va partager quelques sessions avec ceux, nouvellement constitués, de La Trinité-sur-Mer et de Port-la-Forêt.


Les trois marins évoquent ensuite leurs bateaux respectifs, et les choix architecturaux qu’ils ont faits, en faveur d’un Max 40 signé David Raison pour Amélie Grassi et Axel Tréhin, d’un plan VPLP pour Nicolas d’Estais. Ce dernier souhaitait, comme les deux premiers, une "carène roquée tolérante à l’état de la mer", mais également un "scow un peu raisonnable" typé pour le VMG, que ce soit au près ou au portant, le skipper d’HappyVore s’étant par ailleurs particulièrement concentré sur l’ergonomie.


Tous tirent le bilan de la dernière Transat Jacques Vabre, avant d’évoquer les 1000 Milles des Sables, qui sera leur première course en solitaire en Class40 et s’annonce visiblement assez ventée, au point que le départ vendredi est incertain. "J’ai hâte de me situer, mon objectif sera d’être super à l’aise sur la manipulation du bateau", confie Amélie Grassi.


Un mois plus tard, les trois anciens ministes se retrouveront au départ de la CIC Normandy Channel Race en double et révèlent leurs co-skippers respectifs : Anne-Claire Le Berre pour Amélie Grassi, Frédéric Denis pour Axel Tréhin, Tanguy Leglatin pour Nicolas d’Estais qui évoque "cinq jours de cours particuliers" avec son coach lorientais.


Nous poursuivons en parlant du dynamisme d’une Class40 qui, selon Amélie Grassi, "permet d’accéder à de grandes courses à des coûts maîtrisés", pour finir par évoquer celui de la Classe Mini, dont la skipper de La Boulangère Bio a accepté de prendre la présidence cette année pour lui rendre ce qu’elle lui a apporté. 


Diffusé le 5 avril 2022

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Post-production : Julien Badoil/Studio Juno


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Pos. Report #66 avec Philippe Mourniac, Benjamin Bonnaud et Aloïse Retornaz29 Mar 202201:01:35

Ce 66e épisode de Pos. Report est consacré à la voile olympique, avant le premier grand rendez-vous de la saison, le Trofeo Princesa Sofia à Palma (1er-9 avril), épreuve comptant pour les World Cup Series qui réunira toutes les disciplines olympiques des Jeux de Paris 2024. Nos invités sont le directeur de l’équipe de France, Philippe Mourniac, Benjamin Bonnaud, nouvel entraîneur de l’équipe de France de Nacra 17, et Aloïse Retornaz, médaillée de bronze en 470 lors des Jeux de Tokyo, qui repart sur une préparation olympique, cette fois en équipage mixte, avec Kevin Peponnet.


Philippe Mourniac commence par raconter pourquoi, après avoir été entraîneur, notamment en 470, il a accepté, après Tokyo, le poste d’entraîneur de l’équipe de France, en remplacement de Guillaume Chiellino, promu directeur technique national. Un « choix difficile » à faire, car plus éloigné du terrain, mais grandement motivé par la perspective des Jeux à domicile. Il explique ensuite son rôle, qui, après une période de débrief des JO de Tokyo, a consisté notamment à construire l’équipe de France pour 2022 et le staff, remanié en partie.


Ancien coach des 49er FX, Benjamin Bonnaud est ainsi  passé en Nacra 17 : « J’avais envie de voir ce que je valais dans une autre série », commente-t-il. Aloïse Retornaz a, quant à elle, conservé son entraîneur, Gildas Philippe, ce qui était à ses yeux important, dans la mesure où il y avait déjà beaucoup de changement avec le passage du 470 au format mixte. La médaillée de bronze olympique raconte comment elle a structuré son nouveau projet, avec Kevin Peponnet, Philippe Mourniac détaille quant à lui comment a été sélectionnée l’équipe de France 2022, avec priorité donnée aux sortants de Tokyo, et même, pour 2023, aux médaillés olympiques et mondiaux.


A côté de cette équipe, existe un groupe France, constitué d’athlètes « très proches de l’équipe de France mais qui n’ont pas encore performé au niveau international » et de jeunes « qui peuvent avoir une carte à jouer et sont positionnés pour la suite », à savoir les Jeux de 2028 et de 2032. Aloïse Retornaz explique ensuite comment elle vit la concurrence interne, avec notamment sa coéquipière lors de la précédente olympiade, Camille Lecointre, qui fait désormais équipe avec Jérémie Mion. Une concurrence également très forte en Nacra 17 - Quentin Delapierre/Manon Audinet, Billy Besson/Noa Ancian et Tim Mourniac/Lou Berthomieu font partie de l’équipe de France – d’où la nécessité, selon Benjamin Bonnaud, de fixer des règles précises de fonctionnement.

Après avoir expliqué comment se passerait le processus de sélection en vue des Jeux de Paris 2024, Philippe Mourniac évoque le rendez-vous de Palma qu’il considère comme « une rentrée des classes », une rentrée attendue sans objectif sportif particulier par Aloïse Retornaz, qui a eu peu de temps pour se préparer, mais avec une certaine hâte, car « ce sera la première épreuve mixte avec tout le plateau olympique. » 


Diffusé le 29 mars 2022

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Julien Badoil/Studio Juno


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Pos. Report #65 avec Eric Bellion et Armel Tripon22 Mar 202200:44:20

Dans ce 65e épisode, nous poursuivons notre tour d’horizon des projets en vue du Vendée Globe 2024, avec deux marins qui ont la ferme intention d’être au départ de la dixième édition, dans un peu plus de deux ans et demi : le premier a terminé 9e et premier bizuth en 2016, il s’agit d’Eric Bellion ; le second, Armel Tripon, a pris la 11e place du dernier Vendée Globe sur L’Occitane.


Eric Bellion commence par raconter les circonstances qui l’ont amené à se relancer sur une campagne de Vendée Globe alors qu’à l’origine, il n’avait pas l’intention de remettre ça, de nouveau touché par le virus en assistant aux Sables d’Olonne au départ de la neuvième édition. Armel Tripon explique quant à lui qu’il a tellement aimé sa première expérience qu’il ne se voyait pas ne pas la prolonger, malgré le retrait de son ancien partenaire, L’Occitane, mais avec cette fois la volonté de se battre aux avant-postes.


Le Nantais détaille ensuite son projet, développé avec le Technocentre d’Airbus, d'un bateau neuf fabriqué dans les moules de celui de Boris Herrmann, à partir de chutes de composites et de carbone déclassé, estimant qu’il devrait permettre de diviser par deux les émissions de CO2 par rapport à une construction « classique. » Un projet pour lequel il cherche encore des partenaires – pour un budget annuel de 2 millions d’euros -, l’objectif étant de lancer le chantier d’ici juin.

Eric Bellion développe à son tour les grandes lignes de sa campagne, qui passe par la création d’un « collectif Vendée Globe 2024 », basé sur un travail collaboratif permettant à plusieurs marins d’unir leurs forces et de mutualiser les coûts (de l’ordre de 1,5 million d’euros annuel par projet). Une première construction d’un « scow à dérives droites » a ainsi été lancée pour une livraison en mai 2023, le skipper de Comme un seul homme espère enchaîner derrière avec quatre autres bateaux identiques, tous pour le prochain Vendée Globe !


En attendant son Imoca neuf, il va louer Hubert, celui de Jean Le Cam, afin de participer à toutes les courses du circuit cette saison, histoire de se familiariser de nouveau avec la navigation en 60 pieds, mais aussi d’engranger le maximum de milles, un critère qui pourrait être décisif pour départager les candidats au Vendée Globe s’ils étaient plus de 40.

Armel Tripon, qui ne sera pas sur le circuit Imoca en 2022, ne se montre guère inquiet sur le sujet de la course aux milles, il confirme qu’il sera en revanche bien présent sur le circuit Ocean Fifty à bord de Les P'tits Doudous, avec, dans le viseur, le Pro Sailing Tour et la Route du Rhum. 


Diffusé le 22 mars 2022

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Julien Badoil/Studio Juno 


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Pos. Report #64 avec Estelle Graveleau, Yann Eliès et Basile Bourgnon15 Mar 202200:58:59

Le 64e épisode de Pos. Report se penche sur la classe Figaro Beneteau au moment où s’ouvre la saison 2022 avec une nouvelle épreuve, la « course académie », qui se tient du 16 au 20 mars à Saint-Gilles-Croix-de-Vie.


Les invités sont la directrice du Team Vendée Formation, organisateur de l’événement, Estelle Graveleau, celui qui étrennera sur cette épreuve ses galons de directeur de course, Yann Eliès, et Basile Bourgnon, qui disputera sa première course en Figaro à la barre d’Edenred.

Estelle Graveleau commence par raconter la genèse et le concept de la « course académie », née du constat qu’il « est indispensable d’aider les nouveaux entrants sur le circuit Figaro ». L’événement sera donc à la fois une épreuve à part entière, avec un côtier jeudi puis une étape de 300 milles, mais aussi l’occasion d’échanges avec les inscrits, pour la plupart débutants, autour de thèmes comme la gestion de projet, la jauge et ses contrôles, la communication…


9 bateaux sont inscrits, avec quelques « anciens » pour encadrer les jeunes, comme Benjamin Dutreux et Pierre Leboucher, et bien sûr Yann Eliès qui leur prodiguera quelques conseils, tout en débutant lui-même dans le rôle de directeur de course. « Je me suis dit que c’est quelque chose qui pourrait me plaire, que j’avais la légitimité du navigant », explique le triple vainqueur de la Solitaire.


Basile Bourgnon explique de son côté qu’il vient « faire ses gammes en solitaire », lui, qui, après deux années « hyper riches » sur le circuit Mini 6.50, a décidé avec Edenred de se lancer pour trois saisons en Figaro, « une nouvelle école primordiale en termes d’apprentissage. » Le fils de Laurent Bourgnon fait partie des quelques nouveaux dans une classe qui connaît cependant, reconnaissent Estelle Graveleau et Yann Eliès, une certaine « désaffection » qu’ils expliquent par plusieurs raisons : circuit et bateau très exigeants, concurrence d’autres supports (IRC, Class40…), refus du CIO d’intégrer l’épreuve de course au large double mixte aux Jeux de Paris 2024… « Mais le nombre de bizuths n’a jamais été aussi élevé, tout comme la participation féminine et étrangère », positive Yann Eliès.


Estelle Graveleau évoque ensuite la troisième édition de la Sardinha Cup, également organisée par le Team Vendée Formation, qui aura lieu en juin avec un aller-retour au Portugal. Yann Eliès raconte de son côté comment il explore « un maximum de pistes » de reconversion, entre direction de course, coaching (il suit actuellement des cours pour passer son diplôme d’entraîneuir), tout en continuant à naviguer cette saison en Ocean Fifty aux côtés d’Erwan Le Roux, dont il sera le skipper remplaçant sur la Route du Rhum.


Le Vendée Globe ? « Je n’y pense pas du tout en ce moment », ajoute le Briochin. Tout le contraire de Basile Bourgnon qui, depuis qu’il est parti assister « sur un coup de tête » à l’arrivée de Clarisse Crémer sur la dernière édition, s’est dit : « Pourquoi pas moi ? » 


Diffusé le 15 mars 2022

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Julien Badoil/Studio Juno 


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Pos. Report #63 avec Mathilde Geron et Sophie Faguet08 Mar 202200:51:46

Le 63e épisode de Pos. Report s’intéresse au parcours de deux navigatrices qui étaient sur l’eau le week-end dernier : la première, Mathilde Geron, a participé à la Women’s Cup à Pornichet, la seconde, Sophie Faguet, à une épreuve qualificative pour le championnat de France open de match-racing à Cherbourg.

Mathilde Geron raconte comment s’est passée la 12e édition de la Women’s Cup, épreuve 100% féminine qui a rassemblé 28 équipages et 140 navigatrices sur des J80 tirés au sort, avec à l’arrivée pour son équipage une troisième place. Sophie Faguet, qui a plusieurs fois participé à la Women’s Cup, dont l’année dernière aux côtés de Mathilde Géron, loue « l’esprit bon enfant » d’un rendez-vous qui rencontre « un réel succès », au point que d’autres épreuves 100% féminines ont lieu dans l’année, ce qui a donné lieu à la naissance d’un circuit sous l’égide de la Fédération française de voile.


La Normande revient sur son week-end à Cherbourg, avec une deuxième place pour l’équipage de Match in Pink by Normandy Elite Team mené par Pauline Courtois lors de l’épreuve de qualification du bassin Manche pour le championnat de France open de match-racing. Un résultat synonyme de qualification pour ce championnat de France qui aura lieu du 23 au 27 mars, toujours à Cherbourg. Sophie Faguet poursuit en évoquant ses entraînements en double à Lorient avec Jonas Gerckens, le duo défendant depuis deux ans les couleurs de la Belgique sur le nouveau circuit de course au large double mixte, avec dans le viseur le championnat d’Europe et le championnat du monde.


Mathilde Geron raconte de son côté comment, depuis quelques années, elle s’est familiarisée avec le multicoque, entre le Diam 24 (deux saisons avec La Boulangère), l’équipe française de SailGP – avec laquelle elle va s’entraîner en mars en Waszp et en GC32 – et l’Ocean Fifty Leyton, sur lequel elle a navigué en 2021 dans le cadre du Magenta Project, qui vise à rendre la voile de compétition davantage accessible aux femmes. « J’ai adoré le bateau, c’est un gros Diam avec plus d’efforts dans les bouts », confie-t-elle. Cette expérience lui a valu d’intégrer cette année l’équipage d’Erwan Le Roux sur l’Ocean Fifty Koesio.


Sophie Faguet parle de ses ambitions en Figaro 3, notamment celle de trouver des partenaires pour participer en 2023 à la Transat en double, les deux navigatrices finissant par évoquer un projet commun qui sera dévoilé en avril. 


Diffusé le 8 mars 2022

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Julien Badoil/Studio Juno 


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Pos. Report #62 avec Camille El Bèze et Tim Mourniac01 Mar 202201:05:01

Ce 62e épisode est consacré au Centre d'Entraînement Méditerranée (CEM) de La Grande Motte, avec celle qui en est aujourd’hui la directrice administrative, en charge de la communication et des projets, Camille El Bèze, et avec un des membres de l’équipe de France de Nacra 17 qui s’y entraîne, Tim Mourniac.


Camille El Bèze commence par raconter la genèse du CEM, né d’une demande des figaristes méditerranéens, Kito de Pavant en tête, de s’entraîner « à domicile ». La structure de La Grande Motte s’est ensuite peu à peu tournée vers la voile légère, particulièrement à foils, qui est aujourd’hui son véritable cœur d’activité, puisqu’elle est labellisée pôle Espoir Nacra 15 et, depuis 2018, pôle France Nacra 17 et kitefoil.


Tim Mourniac revient sur son parcours, lui qui est « né dans une famille de voileux » - son père Jean-Christophe et son oncle Philippe, aujourd’hui directeur de l’équipe de France, ont aussi fait de la voile olympique – et s’est pris de passion pour la voile via l’Optimist, dans lequel il a « croché dedans ». Au point qu’il dit de ces cinq années d’Optimist : « C’est une des plus belles expériences de ma vie. »


Il a ensuite navigué sur de nombreux supports différents, intégrant notamment la filière Team France Jeunes, avant de se lancer en Nacra 17 en 2017-2018 avec en tête les Jeux de Paris 2024 : « Je me suis dit que je regretterais toute ma vie de ne pas avoir tenté ma chance. » Le projet débute avec Amélie Riou, mais est interrompu faute de moyens financiers. Il se poursuit pendant deux années avec Noa Ancian, mais la blessure de son équipière, l’automne dernier, le conduit à s’associer lors des Mondiaux à Oman à Lou Berthomieu, avec laquelle « ça a très vite matché sportivement et humainement » (ils finissent 4e), d’où le choix, difficile, de continuer avec elle pour l’olympiade.


Camille El Bèze explique ensuite comment se prépare l’équipe de France de Nacra 17, entraînée par l’ancien spécialiste de 470 Benjamin Bonnaud et composée également, entre autres, de Quentin Delapierre et Manon Audinet, de Billy Besson et Noa Ancian et de Franck Cammas qui cherche une équipière. De son côté, Tim Mourniac évoque le contexte de « coo-pétition », qui nécessite à la fois « de partager pour faire grandir le collectif, mais aussi de garder certaines choses qui feront la différence le jour J », en l’occurrence celui de la sélection finale pour l’unique place olympique à Marseille.

Nous poursuivons cet épisode en parlant de budget : Camille El Bèze évoque celui du CEM, assuré « à 95% par des subventions publiques », Tim Mourniac estime quant à lui qu’une préparation olympique ambitieuse en Nacra 17 nécessite 100 000 euros par an, mix entre les aides fédérales et les partenaires privés. Pour finir, la directrice administrative du CEM explique que le centre, s’il est désormais tourné vers la voile olympique, va accompagner des jeunes souhaitant disputer la prochaine Mini Transat et réfléchit à organiser des entraînements pour des skippers de Class40, demandeurs. 


Diffusé le 1er mars 2022

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Julien Badoil/Studio Juno 


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Pos. Report #61 avec Thomas Gaveriaux et Yoann Richomme22 Feb 202200:57:44

Ce 61e épisode, consacré à la classe Imoca, reçoit Thomas Gaveriaux, directeur général de TR Racing, la structure de Thomas Ruyant, et Yoann Richomme, nouveau skipper Paprec Arkéa, qui ont pour point commun d’avoir lancé avec leurs équipes respectives la construction d’un Imoca conçu par Antoine Koch et le cabinet Finot-Conq.


Thomas Gaveriaux commence par expliquer ce choix d’architectes, avec la volonté, d’une part, de poursuivre une collaboration entamée sur la précédente campagne de Vendée Globe avec Antoine Koch, d'autre part, de s’ouvrir à d’autres compétences, en l’occurrence celles de David de Prémorel et de Pascal Conq, qui ont apporté les ressources supplémentaires du cabinet Finot-Conq. Quant à Yoann Richomme, il met en avant sa proximité avec Erwan Gourdon, architecte naval pour le cabinet, qu’il a côtoyé pendant ses études à Southampton, et une première collaboration appréciée avec l’équipe de Pascal Conq sur le projet Apicil avec Damien Seguin.


Nos deux invités expliquent que si la tendance des nouveaux Imoca de génération Vendée Globe 2024 converge vers une étrave spatulée pour mieux passer dans la mer, les carènes devraient être assez différentes selon les architectes, tout comme les formes de foils, ces derniers restant un enjeu important, tant dans la conception que dans la construction des appendices, qui dure de 5 à 7 mois.

Yoann Richomme détaille ensuite comment il a constitué son équipe avec Romain Ménard, le directeur général, rejoint notamment par Simon Troel (ex Corum) et Gautier Lévisse (ex Banque Populaire), une équipe qui, à terme, devrait être composée de 12 permanents. Celle de TR Racing s’est quant à elle "beaucoup étoffée" entre 2020 et 2022, passant, selon Thomas Gaveriaux, de 10-12 à 18-20, pour répondre aux besoins liés à la construction du nouveau bateau, mais également à la saison 2022 sur l’actuel LinkedOut. Le directeur général de TR Racing ajoute que le choix du successeur de Thomas Ruyant en 2023 à la barre du plan Verdier (qui sera loué) pour le Vendée Globe 2024 est dans sa phase finale, les deux projets devant partager locaux et développements.

Nos deux invités finissent par évoquer le programme de l’année 2022, avec un objectif de Route du Rhum en Class40 (il est le tenant) pour Yoann Richomme qui, après "presque deux ans à ne pas avoir navigué du tout", éprouve le besoin de se confronter à la concurrence avant la mise à l’eau de son futur Imoca (début 2023). Le choix de la Class40 s’est imposé, car plus facile à mettre en œuvre, son plan Lombard, construit chez Lalou Multi, sera mis à l’eau en juillet prochain. Quant à Thomas Ruyant, il courra la Bermudes 1000 Race, la New York Vendée Les Sables d’Olonne, le Défi Azimut avant le Rhum 2022, qui sera sa dernière course sur son actuel LinkedOut. 


Diffusé le 22 février 2022

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Julien Badoil/Studio Juno 


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Pos. Report #60 avec Benoit Marie et Eric Péron15 Feb 202201:00:56

Ce 60e épisode de Pos. Report est consacré à la classe Ocean Fifty avec deux invités qui, cette année, s’aligneront sur le Pro Sailing Tour : le premier, Benoît Marie, y a déjà participé en partie l’an dernier avec Armel Tripon à la tête du projet The Arch, le second, Eric Péron, va y faire ses débuts cette année et s’apprête à mettre à l’eau son bateau, French Touch Oceans Club, à Port-la-Forêt.

Benoît Marie commence par raconter comment s’est monté l’an dernier son projet, avec une envie de faire de l’Ocean Fifty qui remonte à sa victoire sur la Mini Transat en 2013 et l’a conduit à se rapprocher de Damien Grimont (entre autres organisateur de The Bridge en 2017 et de The Arch à horizon 2023) pour l’aider à trouver des sponsors. Après l’arrêt de son partenariat avec L’Occitane à l’issue du Vendée Globe 2020, Armel Tripon est venu se greffer au projet, ce qui a permis à Benoît Marie, novice sur le support, d’accélérer son apprentissage auprès de celui qui avait remporté la Route du Rhum 2018 en Multi50 (l’ancien nom des Ocean Fifty).


Malgré un démâtage lors de l’ultime épreuve du Pro Sailing Tour l’an dernier, les deux marins ont réussi à prendre le départ en novembre de la Transat Jacques Vabre sur leur bateau rebaptisé Les Ptis Doudous, avec une cinquième place à la clé.

Eric Péron explique quant à lui que son projet d’Ocean Fifty a débuté avant même le lancement du Pro Sailing Tour, qu’il a vu arriver comme « une cerise sur le gâteau », le figariste ayant alors jeté son dévolu sur l’ancien Prince de Bretagne de Lionel Lemonchois (vainqueur de la Route du Rhum 2010) qui a été l’objet d’un gros chantier de transformation, avec notamment l’installation de foils et d’un safran de coque centrale, un changement de mât et de nombreux aménagements ergonomiques.


Il estime le budget d’une saison en Ocean Fifty « entre 500 000 et 700 000 euros selon ce qu’on met dedans », assumé à 30% par son club de partenaires, French Touch Oceans Club, le reste étant pris en charge pour 2022 par un partenaire-titre qui sera dévoilé en avril.


Les deux skippers finissent par évoquer leurs programmes respectifs en 2022 avec une mise à l’eau imminente pour le bateau d’Eric Péron, suivie de navigations-tests pour valider les modifications puis d’entraînement avant le départ pour Toulon, où sera donné en mai le départ du Pro Sailing Tour ; Les Ptis Doudous sortira quant à lui de son chantier d’hiver en mars, avant de mettre également le cap vers la Méditerranée, Benoît Marie annonçant que c’est Armel Tripon qui mènera l’Ocean Fifty sur la Route du Rhum. 


Diffusé le 15 février 2022

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Julien Badoil


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Pos. Report #168 avec Charlie Dalin11 Jun 202400:51:46

Ce 168e épisode reçoit Charlie Dalin, vainqueur le samedi 8 juin à 23h44 de la New York Vendée-Les Sables d’Olonne, dernière course qualificative pour le Vendée Globe.


Nous commençons par un retour en arrière, en évoquant The Transat CIC, partie fin avril de Lorient et dont le skipper de Macif Santé Prévoyance avait pris la quatrième place. Un résultat “frustrant” pour celui qui se faisait fort jusque-là d’avoir toujours terminé sur le podium des courses Imoca auxquelles il avait participé, et qu’il met sur le compte d’avoir été un peu “rouillé”, faute d’avoir couru fin 2023 la Jacques Vabre et Retour à La Base (pour problème médical). D’où un gros vrac en milieu de course qui l’a conduit, enjeu de qualification pour le Vendée Globe oblige, à être plus prudent sur la fin.


Sa qualification en poche après cette transat aller, le Havrais explique avoir abordé la New York Vendée dans un tout autre esprit, décidé à tirer très fort sur son plan Verdier, quitte à casser. Ce qui n’a pas été le cas, même s’il confie avoir été particulièrement secoué sur un long bord dans une mer très cassante provoquée par le courant du Gulf Stream.


Il raconte ensuite en détail le moment clé de la course, le passage d’un talweg dépressionnaire dont il a été le seul, avec Boris Herrmann, à échapper, au prix d’efforts intenses et de pas mal de frayeurs de se faire happer, ce qui a été le cas de ses poursuivants. Charlie Dalin commente l’option nord de l’Allemand, qu’il estimait de son côté trop risquée, et confie sa satisfaction de remporter cette New York Vendée, qui lui permet de se rassurer et de marquer le coup vis-à-vis de la concurrence  à cinq mois du départ du Vendée Globe. Il finit par détailler son programme d’ici le 10 novembre, avec notamment de nouvelles optimisations sur son bateau prévues lors du chantier d’été.


Diffusé le 11 juin 2024

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Grégoire Levillain 


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Pos. Report #59 avec Imogen Dinham-Price, Damian Foxall et Lalou Roucayrol08 Feb 202201:11:31

A la veille de l’ouverture du premier One Ocean Summit de Brest, ce 59e épisode de Pos. Report se penche sur le développement durable dans la voile de compétition avec trois invités concernés par cette thématique : Imogen Dinham-Price, consultante sur ce sujet pour la classe Imoca, Damian Foxall, manager du programme « sustainability » de l’équipe américaine 11th Hour Racing, et Lalou Roucayrol, dont le chantier Lalou Multi vient de mettre à l’eau un Class40 100% recyclable, Captain Alternance, pour Keni Piperol.

Nous évoquons d’abord le One Ocean Summit, à laquelle la classe Imoca, Charlie Enright, skipper de 11th Hour Racing Team, et Lalou Roucayrol vont d’ailleurs participer, un « honneur » pour ce dernier, Damian Foxall estimant que c’est l’occasion pour les coureurs et les teams de « montrer leur adhésion » aux sujets liés à la préservation des océans, mais également de « réfléchir à leurs obligations et à leurs devoirs. »

Tous estiment que même s’il existe une part de « green washing », le développement durable est de plus en plus pris en compte par les marins professionnels, notamment par les plus jeunes, même si quelques pionniers, comme Roland Jourdain, ont montré la voie. Imogen Dinham-Price cite ainsi le rôle moteur joué au sein de l’Imoca par Boris Herrmann ou par 11th Hour Racing qui a mis cette thématique au centre de ses préoccupations.

Avec une priorité, mesurer l’impact écologique des projets (construction de bateaux, fonctionnement au quotidien…) pour ensuite prendre les mesures les plus adéquates afin de le limiter et le compenser. 11th Hour Racing a ainsi réalisé une analyse de cycle de la vie de la construction de son dernier Imoca, qui a fait apparaître 550 tonnes de CO2 émis, à comparer avec les 340 tonnes mesurés plus de dix ans plus tôt par Roland Jourdain sur un Imoca.

« C’est l’inverse de ce qu’il faut faire et ça pointe le doigt sur les challenges que nous devons relever », commente Damian Foxall qui explique cette différence importante par les foils (environ 100 tonnes de CO2 émis) et des « bateaux de plus en plus complexes construits avec un mélange de matériaux plus important. »

Lalou Roucayrol raconte ensuite comment le chantier Lalou Multi a construit Captain Alternance, avec une résine thermoplastique et une mousse recyclables pour un poids et un prix équivalents à un Class40 construit en fibre de verre/époxy, même s’il reconnaît une « prise de risque » quant à la mousse, peu éprouvée en compétition. Il explique également comment les moules ayant servi à la fabrication des bras avant de l’Ocean Fifty Arkema 4 ont été ensuite déconstruits et recyclés.

Imogen Dinham-Price détaille de son côté les mesures prises par l’Imoca dans la jauge votée en 2021 : incitation à utiliser des matériaux bio-sourcés pour des éléments non-structurels des bateaux, obligation d’une voile « verte » en 2023… Des mesures appréciées par Damian Foxall car « elles laissent aux équipes l’option de faire leurs propres choix. » Nos invités finissent par évoquer le rôle important qu’ont à jouer les classes et les organisateurs de classe pour contribuer à limiter l’impact écologique de la course au large. 


Diffusé le 8 février 2022

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Julien Badoil


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Pos. Report #58 avec Xavier Macaire et Damien Durchon01 Feb 202200:53:27

Ce 58e épisode de Pos. Report revient sur la huitième édition de la Rorc Transatlantic Race qui s’est achevée la semaine dernière sur l’île de Grenade, avec deux de ses participants : Xavier Macaire, qui faisait partie de l’équipage du Mylus 60 Lady First 3, skippé par Jean-Pierre Dréau, et Damien Durchon, boat captain du maxi Comanche, vainqueur de l’épreuve, en temps réel en monocoque et en temps compensé en IRC.


Deux marins qui, coïncidence, se sont connus, enfants, sur la plage normande de Coutainville, où ils ont tiré leurs premiers bords en dériveur. Peu connu en France, Damien Durchon raconte le parcours qui l’a conduit à devenir le boat-captain de Comanche, après le rachat du plan VPLP-Verdier fin 2019 par des propriétaires russes. Il détaille également le fonctionnement de l’équipe, avec cinq permanents à l’année qui s’occupent du bateau, basé à La Ciotat, et un équipage composé par l’Australien Mitch Booth.


Xavier Macaire explique quant à lui comment il a été intégré à l’équipage de Lady First 3, « subtil mélange » entre amateurs de la région de Marseille et professionnels, comme lui et Christopher Pratt, chargés notamment de la navigation et de la performance. L’objectif du propriétaire est en effet de régater à bon niveau « et dans une bonne ambiance » sur des courses au large ou semi-hauturières, comme la Transatlantic Race, le Fastnet ou la Middle Sea Race.


Nos deux invités racontent leur Transatlantic Race, avec un objectif, rempli, de record de l’épreuve pour Comanche, qui n’avait pas vraiment de concurrents directs, et celui de mener le bateau à bon port tout en étant le plus performant possible pour Lady First 3, 5e en IRC 0.


Xavier Macaire revient ensuite sur sa Transat Jacques Vabre avec Erwan Le Roux, conclue à la deuxième place en Ocean Fifty sur Koesio, évoquant « un super bilan » -, avant d’expliquer pourquoi il a choisi – projet officiellement annoncé 5 minutes avant l’enregistrement de cet épisode – de se lancer avec son partenaire Groupe Snef en Class40 sur un bateau neuf, Pogo S4 (plan Verdier) construit chez Structures. Damien Durchon conclut en confiant ne pas être tenté plus que ça par la course au large « à la française », même s’il la suit assidûment, notamment Xavier Macaire qu’il en profite pour inviter à venir naviguer sur Comanche. 


Diffusé le 1er février 2022

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Julien Badoil


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Pos. Report #57 avec Mico Bolo et Noël Racine25 Jan 202200:57:29

Ce 57e épisode de Pos. Report est consacré à la Transquadra, dont la deuxième étape s’élance samedi de Funchal (Madère) à destination du Marin, en Martinique (2 700 milles), avec 75 bateaux au départ, dont 22 en solitaire. Nos invités : le fondateur et organisateur de l'épreuve, Mico Bolo, et le skipper du JPK 1030 Foggy Dew, Noël Racine, fidèle depuis des années du circuit IRC et qui participe pour la première fois à l’épreuve. Il s'est classé troisième en double (en temps compensé) - aux côtés de Ludovic Sénéchal - de la première étape courue en août dernier (flotte Atlantique, partie de Lorient).


Mico Bolo commence par revenir sur la genèse de la Transquadra, lancée il y trente ans par des amis du Club nautique hoëdicais qui pensaient à l’origine ne faire qu’une seule édition pour le plaisir de traverser l’Atlantique. Avant que, le succès aidant, l’épreuve ne se développe pour atteindre jusqu’à 90 bateaux participants (80 ont pris le départ de la première étape sur l’édition 2021-2022).


Noël Racine explique de son côté pourquoi il s’est lancé pour la première fois à l’assaut de la Transquadra : « C’est comme quand on demande aux alpinistes pourquoi l’Everest ? Parce qu’il est là ! » Le Normand a choisi de la courir en double aux côtés d’un marin aguerri, Ludovic Sénéchal, le premier s’occupant surtout de la navigation, le second de mener le bateau. Il raconte également comment il prépare la météo en amont des étapes avec Christian Dumard.


Il présente ensuite son bateau le JPK 1030, spécialement acheté pour la Transquadra car plus typé large et brise que son précédent, le JPK 1010. Mico Bolo évoque de son côté la véritable « course à l’échalote » à laquelle se livrent les différents chantiers pour tenter de gagner la transat. Une compétition qui concerne aussi les coureurs, de mieux en mieux préparés, presque professionnellement pour certains, même si la course reste réservée aux amateurs. « Dans les années 1990, on avait des concurrents qui pêchaient le thon ! » sourit Mico Bolo.


Qui parle, pour finir, de l’organisation, assurée par les « chemises rouges », des bénévoles - souvent anciens participants -, et de l’avenir d’une course qui, selon lui, doit « rester stable » car elle est « lourde financièrement, familialement et professionnellement. »


Diffusé le 25 janvier 2022

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Julien Badoil


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Pos. Report #56 avec Violette Dorange, Tanguy Le Turquais et Louis Duc​18 Jan 202200:58:50

Ce 56e épisode de Pos. Report reçoit trois invités dont l’objectif est de s’aligner pour la première fois au départ du Vendée Globe en 2024 : Violette Dorange, Tanguy Le Turquais et Louis Duc.


Tous commencent par faire leur bilan de la saison 2021 : engagée sur le circuit Figaro Beneteau, Violette Dorange, parle de « mission accomplie », après sa 19e place sur sa deuxième Solitaire ; Tanguy Le Turquais, qui disputait sa cinquième saison en Figaro, se réjouit de son côté de sa deuxième place, avec Corentin Douguet, sur la Transat Concarneau-Saint-Barth, « la grande réussite de la saison », de son podium sur la Solo Guy Cotten, mais confie sa « déception » de sa 14e place sur la Solitaire en raison d’une étape manquée.


Quant à Louis Duc, il raconte son « année de folie », au cours de laquelle il a réussi à remettre sur pied l’ancien Imoca de Clément Giraud (partiellement détruit dans un incendie avant la Jacques Vabre 2019) avant de s’élancer sur la Jacques Vabre avec Marie Tabarly et une 14e place à la clé. « C’était à la fois inimaginable au lancement du projet d’être au départ de la Jacques Vabre et d’y être compétitif », confie le Normand. Qui a cependant déchanté, puisque son Imoca, mené par une partie son équipe, a démâté lors du convoyage retour, obligeant le skipper à se démener pour faire en sorte qu’il soit ramené à bon port et à trouver un mât de rechange, denrée rare dans un marché sous tension.


Nos invités détaillent ensuite leurs projets de Vendée Globe respectifs : Violette Dorange, qui a prévu de continuer en Figaro cette année, compte ensuite louer Hubert (ex Yes We Cam !) à Jean Le Cam, qui va l’accompagner sportivement et techniquement au sein d’un « petit collectif » également composé de Benjamin Ferré et d'Eric Bellion. Elle vise un budget annuel de 1,5 million d’euros et se dit « quasi sûre que le projet va partir. » Tanguy Le Turquais, qui a choisi de plaquer le circuit Figaro pour aller au bout de son rêve de Vendée Globe, raconte le montage financier qui lui a permis de racheter Groupe Apicil à Damien Seguin, « une super aubaine », mais aussi l’impression de « sauter de l’avion sans parachute » dans la mesure où il lui faut désormais trouver des partenaires, avec dans le viseur la Route du Rhum cette année.


Cette problématique d’achat d’un bateau d’occasion a également été au centre des préoccupations de Louis Duc, d’autant qu’il a au départ fait l’acquisition d’une « épave » dont il a financé la reconstruction grâce à un financement participatif de 300 000 euros. Lui aussi vise le Rhum, pour lequel il s’est inscrit très tôt, comme Tanguy Le Turquais, les places étant limitées (25). Nous finissons justement par aborder ces questions de qualification et de course aux milles en vue du Vendée Globe, qui sont pour nos trois invités de vrais sujets de préoccupation. 


Diffusé le 18 janvier 2022

Générique : Fast and wild/EdRecords

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Pos. Report #55 avec Benjamin Schwartz, Xavier Revil et Thierry Chabagny11 Jan 202200:56:01

Ce 55e épisode de Pos. Report, le premier de l’année 2022, est consacré au Trophée Jules Verne avec trois invités qui, depuis novembre, sont en attente d’une fenêtre météo pour s’élancer à bord de Sails of Change (auparavant Spindrift 2) : Benjamin Schwartz, Xavier Revil et Thierry Chabagny.

Ils commencent par expliquer leurs rôles respectifs à bord : Benjamin Schwartz s’occupe de la navigation, en compagnie du skipper Yann Guichard, en lien direct avec le routeur à terre, Jean-Yves Bernot ; Xavier Revil est chef de quart, l’équipage fonctionnant avec deux quarts de quatre ; Thierry Chabagny est navigant, passant son quart entre la barre, les réglages des voiles et, parfois, le réglage du pilote automatique. Un pilote utilisé pour la première fois sur cette campagne car capable de très bien barrer, particulièrement au reaching « parce qu’il n’a pas peur », explique Xavier Revil.


Ce dernier détaille ensuite les modifications effectuées l’hiver dernier sur Sails of Change, avec notamment une coque centrale raccourcie de trois mètres pour être à la même longueur que les flotteurs (37 mètres), une nouvelle déco, des safrans de flotteurs et un jeu de voiles neufs, ainsi qu’une casquette agrandie et fermée pour davantage protéger l’équipage. Thierry Chabagny confie son attachement à ce bateau avec lequel il a, en compagnie notamment de Xavier Revil, décroché le Trophée Jules Verne en 2012 lorsqu’il s’appelait Banque Populaire V, et qui « mériterait de battre le record. »


Benjamin Schwartz explique quant à lui ce qu’est une fenêtre idéale et les raisons pour lesquelles Sails of Change, passé deux fois en code vert fin novembre, n’est finalement pas parti. Si aucune opportunité ne se présente cette semaine, il précise que l'équipe surveille une éventuelle fenêtre autour du 20 janvier, la limite pour partir étant la première quinzaine de février. Xavier Revil et Thierry Chabagny racontent comment ils occupent leur temps en attendant, le second expliquant que la situation est rendue particulièrement compliquée par la nouvelle vague de Covid qui fait peser une menace constante d’être débarqué de l’équipage en cas de contamination.

Pour finir, Xavier Revil, le seul du trio à être permanent chez Spindrift Racing, évoque les débuts du team en 2021 sur le nouveau TF35, catamaran volant capable de décoller par 7 nœuds de vent – projet dont il est responsable au sein de l’équipe – et qui va se poursuivre en 2022 entre le lac Léman et l'Italie. Thierry Chabagny et Benjamin Schwartz expliquent quant à eux qu'ils ne sont pas encore fixés sur leur programme de l’année, concentrés à 100% sur cette campagne de Jules Verne.


Diffusé le 11 janvier 2022

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Clovis Tisserand


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Pos. Report #54 avec l'équipe de Tip & Shaft21 Dec 202100:35:14

Format particulier pour ce 54e et dernier épisode de l’année de Pos. Report, qui est l’occasion de présenter les huit personnes composant aujourd’hui l’équipe de Tip & Shaft et de leur demander quels sont leurs coups de cœur de l’année voile 2021.

Violette Genot, chargée de contenus et marketing digital, est la première à s’exprimer, confiant avoir particulièrement apprécié le Pro Sailing Tour, nouveau circuit des Ocean Fifty, et son équipage vainqueur, celui de Leyton, mené par Sam Goodchild.

Marine Guillemot, chargée de projet sur les événements, a quant à elle beaucoup aimé les arrivées successives du Vendée Globe, toujours riches en émotions, elle a d’ailleurs suivi sur l’eau celle du dernier à avoir franchi la ligne, le Finlandais Ari Hussela. Cheffe de projet contenu et marketing digital, Amandine Luce retient avant tout la Solitaire du Figaro, entre domination de Pierre Quiroga et persévérance de ceux qui, chaque année, remettent ça, à l’instar de Xavier Macaire et Alexis Loison.


Directeur des opérations, Frédéric Chevance a, lui, particulièrement apprécié le profil du skipper allemand Boris Herrmann, 5e du Vendée Globe, il adresse également un coup de cœur « auto-promo » à Sailorz, la plateforme de vidéo à la demande dédiée à la voile de compétition, lancée par Tip & Shaft le 1er décembre.


Axel Capron, rédacteur en chef de Tip & Shaft, a quant à lui retenu la victoire de Pierre Quiroga sur la Solitaire, pleine de maîtrise, et la Transat Jacques Vabre en Class40, qui a révélé une multitude de talents et de profils différents. Même coup de cœur pour la Class40 chez Pierre-Yves Lautrou, éditeur de Tip & Shaft, qui met en avant l’évolution technologique des bateaux, l’ancien ministe place également en haut de la pile de ses moments forts de l'année l’édition 2021 de la Mini Transat, riche en rebondissements.

Nous terminons ce tour de table avec Violette Lemercier, cheffe de projet événements, qui, comme Violette Genot, a retenu le Pro Sailing Tour, tout en gardant une affection particulière pour les séries olympiques – elle a navigué à haut niveau en 49er FX -, et notamment la performances de Charline Picon sur les Jeux (médaille d’argent en planche RS:X). 


Diffusé le 21 décembre 2021

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Post-production : Clovis Tisserand


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Pos. Report #53 club de la presse14 Dec 202101:12:50

Ce 53e épisode de Pos. Report spécial club de la presse est l’occasion de faire une rétro de l’année voile 2021 avec nos trois invités, Anne Millet, qui anime le podcast Les dessous de la voile, Frédéric Pelatan, rédacteur en chef du Journal du Nautisme, et Didier Ravon, journaliste pour Voiles & Voiliers et Libération.


Nous commençons par ouvrir une page Vendée Globe, nos invités étant assez unanimes pour dire que son vainqueur Yannick Bestaven mérite son titre de Marin de l’année et que cette édition aura été « magique » pour reprendre le qualificatif d’Anne Millet. « Le type qui a écrit le scénario est vraiment très fort », ajoute Frédéric Pelatan. Tous évoquent leurs coups de cœur, pour Benjamin Dutreux et Pip Hare (Anne Millet), Louis Burton (Frédéric Pelatan), Didier Ravon adressant un « coup de cœur général » pour un Vendée Globe 2020 « au casting formidable et au scénario de film. »


Place ensuite à la Coupe de l’America qui a laissé une impression plus mitigée à nos invités : « J’ai trouvé la prouesse technologique extraordinaire, mais je me suis un peu ennuyé », résume Didier Ravon, Anne Millet estimant que la Coupe « devient de plus en plus un entre-soi. » Nous parlons ensuite de course au large, avec la Transat en double Concarneau-Saint-Barth et The Ocean Race Europe, qui a plu à Frédéric Pelatan à la fois pour son parcours et parce qu’il juge « très intéressant que les Imoca soient menés en équipage, ça leur donne une dimension supplémentaire. »

Nous ouvrons un chapitre olympique, avec un bilan français sur les Jeux de Tokyo (deux médailles d’argent, une de bronze) jugé globalement bon, avec mention spéciale d’Anne Millet pour Charline Picon, « une tenace », Didier Ravon ayant de son côté été bluffé par les performances des marins, français et étrangers, parvenus à conserver leur titre ou leur place sur le podium d’une olympiade à l’autre.


La seconde partie de la saison a été dominée par les courses au large, avec d’abord la Solitaire du Figaro sur laquelle « a soufflé un vent de jeunesse », selon Anne Millet, à l’image de son vainqueur Pierre Quiroga dont Frédéric Pelatan dit : « Ça faisait un moment qu’on attendait de le voir éclabousser le circuit. »


Nos trois invités ont tous été assez enthousiasmés par la Transat Jacques Vabre marquée par « la vraie belle victoire de guerriers » (Frédéric Pelatan) de Primonial en Ocean Fifty, le succès attendu du duo Cammas-Caudrelier en Ultime, le premier en Imoca de Thomas Ruyant et la troisième victoire de suite d’Antoine Carpentier (deux en Class40, une en Ocean Fifty). Nous clôturons cet épisode en parlant de la Mini Transat qui a consacré Pierre Le Roy et Hugo Dhallenne.


Diffusé le 14 décembre 2021

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Clovis Tisserand


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Pos. Report #52 avec Yannick Bestaven et Jean-Luc Denéchau07 Dec 202100:49:30

Ce 52e épisode de Pos. Report est consacré au Marin de l’année 2021, dont le nom a été dévoilé lundi soir lors de la Soirée des champions organisée par la Fédération française de voile, Yannick Bestaven. Le vainqueur du Vendée Globe est notre invité, tout comme le président de la FFVoile, Jean-Luc Denéchau.

Ce dernier commence par expliquer comment se passe l’élection, avec une commission de la fédération qui choisit les nominés, soumis ensuite au vote d’un jury, composé notamment de journalistes et d’anciens lauréats, qui a eu lieu lundi. Le président de la FFVoile raconte que les débats ont été animés, notamment lorsqu’il s’agissait de choisir quelle discipline distinguer, entre voile olympique et course au large, même si, finalement, Yannick Bestaven a fait l’unanimité, élu dès le premier tour du scrutin devant Charline Picon et Nicolas Goyard.


Le skipper de Maître CoQ revient ensuite sur sa folle journée de lundi, entre remise de l’insigne de chevalier de la Légion d’honneur à l’Elysée et titre de Marin de l’année, et explique qu’il a été touché par les mots d’Emmanuel Macron qui a mis en valeur son parcours pour en arriver là. Tout comme Jean-Luc Denéchau, il se félicite également que la voile soit ainsi mise à l’honneur et il souligne la performance de sa dauphine, Charline Picon.


Yannick Bestaven raconte ensuite en quoi sa victoire sur le Vendée Globe a changé sa vie, avec plus de reconnaissance, notamment auprès des jeunes, et des moments forts, comme un vol avec la Patrouille de France, il estime aussi que ce tour du monde lui a permis de « grandir » et revient sur les émotions vécues pendant ses 80 jours de mer.


Jean-Luc Denéchau met lui aussi en avant l’impact positif du Vendée Globe auprès des jeunes, nous revenons ensuite avec lui sur un autre temps fort de l’année 2021, les Jeux olympiques de Tokyo, dont le président de la Fédération française de voile tire un bilan positif (trois médailles). Un bilan que les équipes de France espèrent meilleur dans trois ans à l’occasion des Jeux de Paris 2024 pour lesquels, explique son président, la FFVoile s’est mise en ordre de marche.


Yannick Bestaven détaille quant à lui ses prochaines grandes échéances, avec en priorité la Route du Rhum 2022 sur un nouvel Imoca, construit chez CDK dans les moules de 11th Hour Racing-Malama et attendu en juin.


Diffusé le 7 décembre 2021

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Clovis Tisserand


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Pos. Report #51 avec Maxime Sorel, Antoine Mermod et Halvard Mabire30 Nov 202101:01:48

Ce 51 épisode de Pos. Report est une nouvelle fois consacré à la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre et plus précisément aux classes Imoca et Class40, dont les premiers sont arrivés à Fort-de-France entre le jeudi 25 et le lundi 29 novembre. Nos invités sont le skipper du futur Imoca V&B-Monbana-Mayenne, Maxime Sorel, vainqueur de cette Route du Café en 2017 en Class40, et les présidents des classes Imoca et Class40, Antoine Mermod et Halvard Mabire.

Antoine Mermod, qui revient tout juste de Martinique, commence par raconter le contexte particulier sur place, dans un climat social très tendu, contraignant les marins arrivant de nuit à respecter le couvre-feu nocturne avant d’être accueillis sur le ponton d’honneur.


Nous évoquons ensuite la course en Imoca et notamment la victoire du tandem Thomas Ruyant/Morgan Lagravière, qui, en plus d’avoir très bien navigué, a bénéficié, selon le président de la classe Imoca, de sa nouvelle version de foils, plus efficace au portant que ceux d’Apivia, ce dernier s’étant montré auparavant dominateur au reaching. Un Apivia que Maxime Sorel, qui en fait actuellement construire un sistership, a particulièrement suivi, même s’il estime que les conditions météo très particulières de cette édition ne permettent pas vraiment de tirer des conclusions techniques.


Nous évoquons ensuite les performances d’Arkéa Paprec, avec un « vrai soulagement » à l’arrivée, d’après Antoine Mermod, pour Sébastien Simon et l’équipe d’avoir enfin terminé une grande course, d’Intiatives Cœur – Halvard Mabire soulignant le talent du duo Sam Davies/Nicolas Lunven – et de Prysmian Group, premier « petit foiler » à l’arrivée.

Nous ouvrons ensuite une page Class40, nos trois invités ayant suivi avec passion une transat qui aura été serrée jusqu’au bout avec 17 bateaux sur la ligne en 16 heures. Maxime Sorel, qui a gagné la Jacques Vabre en 2017 avec Antoine Carpentier, vainqueur de sa troisième transat en double consécutive (il s’était imposé en 2019 avec Gilles Lamiré en Ocean Fifty), met en avant le caractère de battant du skipper de Redman, parfaitement complété, selon Halvard Mabire, par Pablo Santurde qui a su canaliser sa fougue.


Antoine Mermod se montre impressionné par la manière dont les vainqueurs auront su gérer toute la fin de course, avec une meute à leurs trousses, nous évoquons ensuite les bonnes surprises et les différences architecturales, avec notamment des vitesses impressionnantes pour les nouveaux Pogo S4. Des bateaux signés Guillaume Verdier, auteur d’un quasi grand chelem sur cette Jacques Vabre.


Diffusé le 30 novembre 2021

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Clovis Tisserand


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Pos. Report #50 avec Corentin Douguet et Philippe Legros23 Nov 202100:59:47

Ce 50e épisode de Pos. Report est bien évidemment consacré à la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre, dont les trois premiers Ocean Fifty ont coupé la ligne d’arrivée dans la nuit de lundi à mardi. Nos deux invités sont impliqués l’un comme l’autre sur cette Route du Café, en tant que membres de cellules de routage : Corentin Douguet pour l’Ultime SVR Lazartigue et l’Ocean Fifty Solidaires en Peloton-Arsep, Philippe Legros pour Sodebo Ultim 3.


Ils commencent d’ailleurs à raconter comment fonctionnaient leurs cellules de routage respectives, composées de Christian Ponthieu et d’un membre tournant de l’équipe de SVR Lazartigue d’un côté, de Thierry Douillard et de l’Australien Will Oxley « pour élargir le champ de vision », chez Sodebo. Nos invités commentent ensuite la victoire de Primonial et le podium en Ocean Fifty, « pas vraiment une surprise » pour Corentin Douguet, Philippe Legros se montrant « ravi pour cette classe qui va émerger au grand jour. »

Nous passons ensuite aux Ultimes et à la domination du Maxi Edmond de Rothschild qui, pour nos deux experts « est parfaitement logique », tant celui qui était considéré avant le départ comme le grand favori est en avance en termes de « préparation et de raffinement » par rapport à des bateaux plus jeunes. Philippe Legros fait part de la « frustration » qui anime l’équipe de Sodebo suite à l’avarie de flotteur tribord survenue avant Madère, d’autant que Sodebo Ultim 3 s’était montré jusque-là « extrêmement performant en début de vol au portant, dans 14-17 nœuds. »


Nos deux invités évoquent ensuite la flotte Imoca et la prise de pouvoir de LinkedOut (Thomas Ruyant/Morgan Lagravière), Philippe Legros estimant que la vitesse de ce dernier a fait la différence au portant sur le tronçon entre le Brésil et la Martinique, là où Apivia s’était montré « dominateur voire insolent au reaching. » Nous concluons par la Class40, que Corentin Douguet suit de près, puisqu’il disposera début janvier d’un nouveau Lift 2 (plans Lombard) en vue de la prochaine Route du Rhum. Au vu de « la régate géniale » toujours en cours, le Nantais se dit qu’il a « fait le bon choix d’aller vers la Class40. »


Diffusé le 23 novembre 2021

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Clovis Tisserand


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Pos. Report #167 avec Sébastien Josse et Pascal Bidégorry04 Jun 202401:01:16

Ce 167e épisode reçoit deux marins qui navigueront cette année en Ultim, le premier, Sébastien Josse, sur Banque Populaire XI, le second, Pascal Bidégorry, à bord de SVR Lazartigue.


Mais avant de parler de leurs saisons respectives, nous ouvrons une large page consacrée à la New York Vendée-Les Sables d'Olonne que nos deux invités suivent avec beaucoup d’intérêt, d’autant que le scénario météo de la course donne lieu à des options assez radicales au milieu de l’Atlantique.


Pascal Bidégorry explique comment on en est arrivé là, avec un front qui se présentait sur la route des 28 solitaires, que seuls Charlie Dalin et Boris Herrmann ont réussi à traverser sans dégâts, le second optant alors pour une route très nord afin de contourner un vaste anticyclone installé en Atlantique Nord. Une option jugée risquée par Sébastien Josse qui estime, que, compte tenu de l’instabilité météo, Charlie Dalin a bien fait de prendre une route plus directe, nos deux experts étant d'accord pour dire que le skipper de Macif Santé Prévoyance a les cartes bien en main.


Pascal Bidégorry analyse quant à lui la position des deux autres groupes, entre les sudistes qui “subissent la situation” et ne vont pas avoir d’autre choix que de terminer la transat avec un vent de nord-est en plein dans le nez, et des “centraux”, composés notamment des bateaux à dérives, qui ont l’avantage de pouvoir choisir davantage leur route et pourraient très bien jouer une place sur le podium.


Nous enchaînons avec Sébastien Josse qui raconte comment, avec Armel le Cléac’h et le Team Banque Populaire, ils ont préparé le Relais des océans qui consiste, à partir du 7 juin, à convoyer la flamme olympique de Brest aux Antilles, avec un équipage composé de quatre personnalités (Marie-José Pérec, Hugo Roellinger, Alexis Michalik, Marine Lorphelin). “Une sacrée responsabilité”, aux dires du marin, d’autant que le timing est serré, la flamme étant attendue le 15 juin en Guadeloupe.


Pascal Bidégorry revient quant à lui sur sa participation récente au Trophée BPGO, couru en Figaro 3 avec Gaston Morvan (5e place), les deux marins finissant par détailler leur programme de la saison en Ultim, qui passera par les 24H Ultim en septembre à Lorient, une course entre Brest et Antibes en octobre, puis - ce n’est pas encore confirmé pour Banque Populaire XI - le Trophée Jules Verne, avec le record d’Idec Sport dans le viseur (40 jours 23h30).


Diffusé le 4 juin 2024

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Post-production : Grégoire Levillain 


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Pos. Report #49 club de la presse16 Nov 202101:01:30

Comme tous les mois, Pos. Report se mue en club de la presse, en recevant trois journalistes pour commenter l’actualité voile du moment. Pour ce 49e épisode, nos invités sont Hélène Cougoule, grand reporter au service des sports de Canal +, Stéfan L'Hermitte, grand reporter à L'Equipe, et François-Xavier de Crécy, rédacteur en chef de Voile Magazine.


Avec eux, nous commençons par évoquer l’arrivée de la Mini Transat EuroChef et les victoires de Pierre Le Roy en proto et d’Hugo Dhallenne en série (sur deux plans David Raison). François-Xavier de Crécy confie avoir été impressionné par « les moyennes assez dingues » tenues à certains moments par le premier, rappelant par ailleurs que David Raison a « initié un mouvement de fond en repensant le scow », qui commence à toucher également les bateaux de croisière.


Stéfan L’Hermitte loue de son côté « l’école de la liberté » qu’est la Mini Transat, une épreuve qui continue à accueillir des profils très différents, notamment des étrangers et des femmes, bien plus représentés sur cette course que dans d’autres.


Nous ouvrons ensuite une page Transat Jacques Vabre en balayant les quatre classes de bateaux. Hélène Cougoule, qui a consacré un épisode de l’émission Intérieur Sport au duo Armel Le Cléac’h/Kevin Escoffier, analyse la performance des deux skippers de Banque Populaire XI, deuxièmes ce mardi, qui « remplissent pour l’instant leur mission », avec « une target toujours devant », à savoir le Maxi Edmond de Rothschild, le favori, qui tient pour l’instant son rang.


En Imoca, nos trois invités soulignent « la maturité incroyable » d’une classe et de marins qui, pour reprendre les mots d’Hélène Cougoule, ont bénéficié au Havre d’un « effet Vendée Globe assez génial ». Pour eux, la transat donne pour l’instant lieu à « la hiérarchie attendue », avec trois bateaux de tête - LinkedOut, Charal, Apivia - menés par « trois skippers qui ont des revanches à prendre », selon Stéfan L’Hermitte.


François-Xavier de Crécy évoque ensuite la régate en Ocean Fifty, « une classe en pleine bourre qui rappelle un peu l’Orma », tandis que nous achevons cet épisode par la Class40, qui, pour Stéfan L’Hermitte, « reste une classe assez accessible et réunit un beau mix générationnel, un mouvement qu’il faut encourager. » Hélène Cougoule souligne de son côté la bonne prestation du duo féminin Amélie Grassi/Marie Riou sur La Boulangère Bio, mis à l’eau un mois avant le départ.


Diffusé le 16 novembre 2021

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Clovis Tisserand


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Pos. Report #48 avec Christian Dumard et Hubert Lemonnier09 Nov 202101:00:34

Ce 48e épisode de Pos. Report est consacré à la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre, dont le départ a été donné dimanche, et à la Mini Transat EuroChef, qui est proche du dénouement. Nos invités : le consultant météo des deux courses, Christian Dumard, et Hubert Lemonnier, responsable du dossier direction de course au sein de la classe Imoca.


L’un comme l’autre commencent par raconter comment ils ont vécu la semaine précédant le départ de la Transat Jacques Vabre, avec un parfum de retrouvailles chez tous les acteurs de la course au large. Hubert Lemonnier commente ensuite le démâtage de Bureau Vallée, qui l’a surpris au vu des conditions que Louis Burton et Davy Beaudart rencontraient alors.


Christian Dumard détaille la situation météo très inhabituelle à cette époque de l’année dans le golfe de Gascogne avec une dorsale anticyclonique qui s’est mise en place sur un axe sud-ouest/nord-est qui a conduit à un regroupement général dans toutes les classes. La quasi-totalité de la flotte a choisi de la traverser en faisant cap au sud, plutôt que de prendre le risque d’une route à l’ouest qui constituait « un pari à 5-6-7 jours », assez incertain en raison de « la position de petites dépressions mal appréhendée par les modèles météo. »

Le consultant météo de la Route du Café évoque la suite du programme, avec peu de grandes options stratégiques, mais beaucoup de placement en raison d’une situation d’alizé compliquée au début, ce qui conduit certains routages à conseiller des trajectoires près des côtes africaines.


Nous ouvrons ensuite une page Mini Transat, Christian Dumard analysant les différentes options de la seconde étape, jugeant qu’en ce qui concerne les protos, le leader Pierre Le Roy « a les choses bien en main » en vue de la victoire d’étape et au général, à un peu plus de trois jours de l’arrivée. La situation est bien plus incertaine en série avec une « homogénéisation de l’alizé » entre nord et sud qui rend le jeu encore très ouvert.


Diffusé le 9 novembre 2021

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Post-production : Clovis Tisserand


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Pos. Report #47 avec Louis Burton et Fabien Delahaye02 Nov 202101:03:03

Ce 47e épisode de Pos. Report est consacré à la Transat Jacques Vabre Normandie Le Havre qui s’élance le dimanche 7 novembre, avec deux marins qui y participeront en Imoca, Louis Burton, skipper de Bureau Vallée, qui sera accompagné de Davy Beaudart, et Fabien Delahaye, co-skipper de MACSF aux côtés d’Isabelle Joschke.


L’un comme l’autre commencent par raconter comment se passe la semaine avant le départ, entre derniers moments en famille, partie de golf, briefing de l’organisation et étude détaillée de la météo à partir de jeudi. Une météo qui, cette année, aura un parfum de nouveauté, puisque le parcours en Imoca se terminera par un tronçon entre le Brésil et le Martinique, soit un passage dans l’autre sens du Pot-au-noir, différent de celui qu’a connu Louis Burton sur le dernier Vendée Globe, puisqu’il s’agit de faire de l’ouest et non de remonter vers l’Europe.

Le troisième de la course autour du monde en solitaire revient sur le rachat « en 48 heures » du plan Manuard L’Occitane peu après son arrivée aux Sables d’Olonne et la prise en main d’un bateau très différent de son précédent (l’ancien Banque Populaire VIII), « qui va beaucoup plus vite entre 70 et 130 degrés du vent », mais nécessite de « surveiller en permanence la zone rouge » en raison de la charge pesant sur le gréement.

Fabien Delahaye explique quant à lui comment il a préparé la Transat Jacques Vabre au cœur d’une saison chargée, puisqu’il a disputé le circuit Figaro, dont la Solitaire (5e place), et évoque les objectifs de MACSF qui, selon lui, va « boxer » dans la catégorie des foilers de génération 2016 ou des bateaux plus anciens mais dotés de grands foils, comme Initiatives Cœur. L’objectif de Louis Burton sera « d’essayer de tenir la dragée haute aux bateaux les plus rapides et de faire en sorte que le bateau finisse sa première transat », le skipper de Bureau Vallée présente par ailleurs son co-skipper, Davy Beaudart, un marin doté « d’un bagage technique colossal. »

Nos deux invités finissent par parler d’avenir, avec un chantier hivernal d’optimisations pour Bureau Vallée, une page Figaro qui se tourne pour Fabien Delahaye, le Normand souhaitant « basculer sur des bateaux plus gros. » 


Diffusé le 2 novembre 2021

Générique : Fast and wild/EdRecords

Post-production : Clovis Tisserand


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