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Explore every episode of the podcast Monde Numérique (Actu tech & IA)

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Émeutes : quel rôle jouent vraiment les plateformes ? (📆 L'HEBDO 24/10/26)24 oct. 202600:48:23

Les réseaux sociaux accusés d’amplifier les émeutes • Des produits tech volés se retrouvent sur les plateformes de revente • Nvidia accélère dans la robotique intelligente • Une panne de Google Cloud perturbe Revolut • Orange subit une panne nationale • Le cinéma généré par IA cherche son public • Geoffrey Hinton invite à traiter les IA avec bienveillance • Des failles PHP perturbent le Web • Controverses littéraires autour de l’IA • Une commune refuse de subventionner les associations qui utilisent l’IA • Les progrès de la voiture électrique • Mallow, des jeux audio pour enfants avec intelligence artificielle.

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Émeutes : les réseaux sociaux en accusation

Appels à manifester, circulation des vidéos de pillages, effets d’entraînement : quel rôle les plateformes jouent-elles dans les violences ? On s'intéresse aux mécanismes d'amplification, aux soupçons d’organisation et d’ingérence étrangère, puis au débat sur un éventuel blocage des réseaux sociaux.

Produits tech volés : les pièges de la revente en ligne

Des smartphones et des ordinateurs dérobés sont proposés sur les plateformes de vente entre particuliers. Derrière les prix alléchants, ces achats exposent à des risques judiciaires et à de mauvaises surprises techniques, notamment lorsque les appareils peuvent être verrouillés ou bloqués à distance.

Nvidia veut rendre les robots plus intelligents

À Berlin, Jensen Huang présente les ambitions de Nvidia dans l’« IA physique », destinée aux robots et aux véhicules autonomes. Robots humanoïdes, entraînement en simulation et partenariats industriels illustrent cette nouvelle étape du développement de l’intelligence artificielle.

Revolut victime d'une panne de Google Cloud

Un incident dans un centre de données londonien de Google Cloud perturbe les services de Revolut. Une illustration concrète de la dépendance des services financiers aux grandes infrastructures du cloud.

Orange : panne majeure et compensation en trompe l'oeil

Une panne nationale affecte les abonnés Orange et Sosh, avec des conséquences pour les particuliers comme pour les professionnels dépendant du réseau mobile. L’épisode revient sur l’origine évoquée de l’incident et sur les limites d’une compensation sous forme de données supplémentaires.

Cinéma : les longs-métrages générés par IA à l’épreuve du public

Des films générés par intelligence artificielle arrivent en salle et relancent les interrogations sur l’avenir de la création cinématographique. Ces productions mobilisent encore d’importantes équipes humaines, tandis que leur réception pose la question de l’adhésion du public.

Geoffrey Hinton : il faut être gentil avec les IA

Le pionnier de l’intelligence artificielle invite à entretenir une relation bienveillante avec les machines, dans une perspective qui fait débat. Ses déclarations soulèvent à nouveau la question controversée d’une éventuelle expérience subjective des modèles.

Failles PHP : pourquoi des sites web ont été mis à l’arrêt

Dans le Débrief Transat avec Bruno Guglielminetti, de Mon Carnet, retour sur l’alerte de sécurité qui touche PHP, un langage au cœur de nombreux sites et de WordPress. Au-delà des interruptions préventives et des correctifs, l’échange explore le rôle de l’IA dans la recherche de vulnérabilités et les enjeux de leur divulgation.

Affaire Thélison Orélien : l’éditeur québécois rompt avec l’auteur

Bruno Guglielminetti revient sur la décision de l’éditeur québécois de Thélison Orélien de cesser leur collaboration après une analyse concluant à une utilisation de l’IA. Cette affaire ravive le débat sur la transparence des auteurs et la place des outils génératifs dans l’écriture.

Prix Pascal : récompenser la littérature écrite avec l’IA

À l’inverse des controverses sur les usages dissimulés, le Prix Pascal revendique la collaboration entre auteurs et intelligence artificielle. Ouvert à la francophonie, il demande aux candidats de documenter leur démarche et les outils utilisés.

Une commune veut écarter les associations qui utilisent l’IA

Une décision municipale rapportée à Vallorcine suscite le débat : refuser des subventions aux associations utilisant l’intelligence artificielle. Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti discutent de la protection du travail humain, mais aussi des possibilités offertes aux petites structures disposant de moyens limités.

Voiture électrique : batteries, recharge rapide et IA embarquée

Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDF, décrypte les tendances du Mondial de l’Auto : autonomie plus accessible, recharge ultrarapide et assistants intelligents à bord. Il détaille également le pilotage de la recharge et l’utilisation des batteries pour soutenir le réseau électrique, avec l’ambition de simplifier les usages et de réduire la facture. Julien Villeret, EDF [PARTENARIAT]

Mallow : Cédric O mise sur des jeux audio avec IA pour les enfants

Cédric O, cofondateur et dirigeant de Mallow, présente une enceinte proposant des aventures interactives sans écran aux enfants de 4 à 10 ans. Il explique les difficultés de reconnaissance des voix enfantines, les protections mises en place pour encadrer les échanges et le choix de jeux avec un début, une fin et un objectif, puis revient sur son passage de la politique à l’entrepreneuriat.

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Nvidia veut des robots capables d’apprendre comme les humains (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 23/10/26)23 oct. 202600:49:42

Une faille PHP déclenche une alerte mondiale • NVIDIA accélère dans la robotique intelligente • Orange subit une panne majeure en France • Meta expose des conversations avec son IA • L’IA ravive la polémique dans l’édition...

PHP2Shell : une faille critique met le Web sous pression

Deux vulnérabilités critiques du langage PHP ont déclenché une alerte mondiale, avec des risques d’exécution de code à distance et des attaques accélérées par l’intelligence artificielle. La publication prématurée d’informations sur ces failles a compliqué la réponse des équipes de sécurité, tandis que les grands hébergeurs déployaient les correctifs et que les petites structures restaient particulièrement exposées.

OVHcloud et Shadow : une alternative européenne pour l’IA

L’écosystème français du numérique cherche à réduire sa dépendance aux géants américains grâce à de nouvelles infrastructures et à des outils d’intelligence artificielle. OVHcloud travaille sur une IA européenne, tandis que Shadow entend valoriser la puissance de ses cartes graphiques en proposant des ressources de calcul aux jeunes entreprises qui développent leurs modèles.

NVIDIA : des robots qui apprennent à partir du langage naturel

À Berlin, Jensen Huang, patron de NVIDIA, a mis en avant les ambitions du groupe dans la robotique et l’IA physique. Les outils présentés visent à simplifier le développement des robots grâce à des instructions en langage naturel, à la simulation et à l’apprentissage continu, ouvrant de nouvelles perspectives pour l’automatisation industrielle.

Panne d'Orange : dix heures de coupure et un dédommagement contesté

Une panne majeure du réseau mobile d’Orange a privé de nombreux clients de téléphonie, de SMS et d’accès aux données pendant près de dix heures. L’incident, associé à un problème lors d’une migration du cœur de réseau impliquant des équipements Nokia, a perturbé les déplacements et les services numériques, tandis que la compensation annoncée sous forme de données mobiles supplémentaires suscitait des critiques.

Meta Muse : 6 800 conversations exposées

Des chercheurs en cybersécurité ont identifié plus de 6 800 liens permettant d’accéder à des conversations partagées avec Muse, l’agent d’intelligence artificielle de Meta. Certaines pages contenaient des informations personnelles ou professionnelles sensibles, rappelant qu’un simple lien de partage peut transformer un échange privé en contenu accessible publiquement ; Meta a suspendu temporairement la fonctionnalité concernée.

IA et vie privée : ce que nous confions aux assistants conversationnels

Les échanges avec les intelligences artificielles révèlent souvent bien davantage que les publications sur les réseaux sociaux : projets, habitudes, préoccupations personnelles et informations financières ou médicales. Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti s’interrogent également sur les mécanismes de détection des situations de détresse chez les jeunes utilisateurs et sur les limites des dispositifs d’alerte, dont l’efficacité est au cœur de débats sensibles.

Thélyson Orélien : c 'était bien de l'IA

Les Éditions du Boréal mettent fin à leur collaboration avec Thélyson Orélien après une analyse externe ayant révélé des traces de balises d’intelligence artificielle dans les métadonnées de certains documents liés au roman C’était ça ou mourir. L’éditeur ne réimprimera pas le livre et ne publiera pas d’autres ouvrages de l’auteur, tout en reconnaissant ne pas pouvoir déterminer précisément dans quelle mesure l’IA a été utilisée.

Le prix Pascal veut récompenser les livres écrits avec l’IA

Alors que l’utilisation de l’intelligence artificielle divise le monde de l’édition, un nouveau prix littéraire entend valoriser les œuvres conçues avec ces outils. Ouvert aux auteurs francophones, le prix Pascal prévoit que les candidats documentent les modèles utilisés et leur rôle dans le processus de création, afin de mettre en lumière une collaboration entre humains et machines.

Haute-Savoie : une commune coupe les subventions aux associations utilisant l’IA

Une municipalité de Haute-Savoie a décidé de suspendre les aides aux associations qui recourent à l’intelligence artificielle, notamment pour produire des affiches ou des supports de communication. Cette mesure, justifiée par la volonté de privilégier le travail humain, relance le débat sur la place des outils génératifs dans la vie locale et sur les moyens dont disposent les petites associations.

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La faille PHP qui met des milliers de sites web à l’arrêt (🔎 Zoom Tech)22 oct. 202600:08:17

Une faille critique dans PHP, le langage informatique qui fait fonctionner une grande partie du Web, déclenche une alerte mondiale et pousse de nombreux opérateurs à couper temporairement leurs sites.

Une faille critique qui menace l’ensemble du Web

Deux vulnérabilités critiques découvertes dans PHP, un langage de programmation utilisé par une immense partie des sites web, déclenchent une alerte internationale les 20 et 21 octobre 2026. Notées 9,2 sur 10 en gravité, elles peuvent permettre à un attaquant d’exécuter du code à distance sur un serveur vulnérable, sans authentification préalable. Le risque concerne aussi bien les sites institutionnels que les médias, les entreprises et les petits sites indépendants.

Pourquoi PHP est-il aussi important ?

PHP fonctionne côté serveur : il permet aux sites web de traiter des informations, d’interagir avec des bases de données et de générer les pages consultées par les internautes. Il est notamment utilisé par des systèmes de gestion de contenu comme WordPress, Drupal et Joomla.

Cette omniprésence transforme une faille dans le langage lui-même en menace systémique. Les sites concernés ne sont pas tous vulnérables de la même manière, mais l’ampleur de l’écosystème impose une réaction rapide.

Quand l’intelligence artificielle change la donne

L’épisode revient sur l’histoire de ces vulnérabilités : repérées en 2024, elles auraient été considérées à l’époque comme difficiles à exploiter. Selon les éléments présentés dans l’émission, des chercheurs ont ensuite utilisé des outils d’intelligence artificielle pour élaborer un scénario d’attaque permettant de tirer parti de ces failles.

Cette découverte aurait accéléré les travaux de correction, menés dans la discrétion avant que les informations ne deviennent publiques. L’affaire illustre une double réalité : l’IA peut renforcer les capacités des spécialistes de la cybersécurité, mais aussi faciliter la recherche de nouvelles méthodes d’attaque.

Une course contre la montre pour sécuriser les serveurs

La publication des correctifs le 21 octobre place les administrateurs et les hébergeurs face à une urgence : identifier les systèmes concernés, installer les versions corrigées et surveiller les signes d’une éventuelle compromission. Le CERT-FR recommande notamment d’isoler les équipements utilisant des versions anciennes qui ne bénéficient plus de mises à jour de sécurité, puis de migrer vers une version maintenue.

Pour les sites construits avec WordPress ou un autre CMS, la correction doit être appliquée au niveau de PHP sur le serveur. Les responsables de sites hébergés doivent donc se rapprocher de leur prestataire pour vérifier la mise à jour de leur environnement.

Une crise révélatrice de la fragilité du Web

L’ampleur réelle des conséquences reste à établir : des tentatives d’exploitation sont signalées, mais il est encore difficile de mesurer le nombre de systèmes compromis. Les versions anciennes de PHP, qui ne reçoivent plus de correctifs, représentent un risque supplémentaire.

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Recharger sa voiture électrique sans câble : la promesse de l’induction (🎤 Anthony Plais, Up & Charge)21 oct. 202600:11:25

Et si recharger sa voiture électrique devenait aussi simple que de la garer ? Au Mondial de l’Auto 2026, Anthony Plais, directeur des opérations d’Up & Charge, présente une solution de recharge par induction qui promet de simplifier le quotidien des automobilistes, de faciliter l’accès aux bornes et d’accompagner le développement des véhicules autonomes.

🎤 INTERVIEW : Anthony Plais – Directeur des opérations d’Up & ChargeL’essentiel
  • Aujourd’hui, les véhicules sont autonomes, mais jusqu’à la recharge.
  • On a un rendement qui est à 95 % du réseau jusqu’à la batterie.
  • Cette borne est disponible aussi pour les personnes à mobilité réduite.
  • Dès le départ, ça a été prévu comme une troisième solution de recharge.

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L’interviewComment fonctionne la recharge par induction pour une voiture électrique ?

Le principe est simple : on se gare au-dessus d’une bande de recharge installée au sol, puis on lance la charge depuis une application. La bande remonte pour optimiser la distance avec le récepteur installé sous le véhicule, sans contact direct. Lorsque la recharge est terminée, le système redescend et s’arrête automatiquement. Notre solution atteint un rendement de 95 % entre le réseau et la batterie. C’est un résultat qui permet de limiter les pertes d’énergie et de réduire la consommation électrique liée à la recharge.

Quels sont les avantages de cette technologie au quotidien ?

Le premier avantage, c’est la simplicité : plus besoin de manipuler un câble, de le brancher ou de le ranger. C’est également un bénéfice pour les personnes à mobilité réduite, pour qui les opérations de branchement peuvent être compliquées. Nous testons actuellement notre solution chez Enedis avec des personnes concernées. Il y a aussi un enjeu de sécurité, puisque les vols de câbles de recharge sont en augmentation. Enfin, notre bande est conçue pour résister à des conditions difficiles : elle est certifiée IP69K et peut supporter le passage de véhicules de 40 tonnes.

Peut-on installer ce système sur une voiture électrique déjà en circulation ?

Oui, notre solution peut être intégrée directement chez un constructeur ou installée après la fabrication, sur des véhicules déjà en circulation. Nous proposons un kit qui peut équiper aussi bien des véhicules récents que des modèles plus anciens. Nous avons notamment testé la solution sur des Renault Zoé. Le dispositif ajoute entre 15 et 20 kilos au véhicule, selon sa configuration, et permet de conserver la recharge traditionnelle par câble. L’induction vient donc compléter les solutions existantes, en courant alternatif comme en courant continu.

Quand cette recharge sans fil pourra-t-elle se développer à grande échelle ?

Nous travaillons actuellement sur les homologations, avec une première phase de tests prévue en décembre, puis un objectif de mise en production en série à la fin du mois de mars ou au début du mois d’avril. Nous disposons déjà de prototypes et nous travaillons avec des constructeurs pour préparer le déploiement à plus grande échelle. Nous voulons également industrialiser notre production grâce à une levée de fonds envisagée de 9 millions d’euros. À terme, cette technologie pourrait notamment faciliter la recharge des véhicules autonomes : ils pourraient revenir seuls sur une borne, se recharger et repartir sans intervention humaine.

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Voiture électrique, IA, conduite autonome : les vraies tendances de l’auto en 2026 (🎤 Patrice Duboé, Capgemini)20 oct. 202600:16:57

L’automobile se transforme sous l’effet de l’intelligence artificielle, de l’électrification et de la conduite autonome. Au Mondial de l’Auto 2026, Patrice Duboé, directeur de l’innovation Europe du Sud chez Capgemini, décrypte les grandes tendances du secteur, entre innovations technologiques et retour des voitures plaisir.

🎤 INTERVIEW : Patrice Duboé – Directeur de l’innovation Europe du Sud chez Capgemini

En partenariat avec Capgemini

L'essentiel
  • Le retour à la voiture plaisir est une tendance intéressante.
  • Aujourd’hui, une voiture est un ordinateur sur roues avec des capteurs, des roues et un toit.
  • L’intelligence artificielle permet d’accélérer les cycles de conception et de production des véhicules.
  • Pour développer les véhicules électriques, la rapidité de recharge et le réseau restent des points très importants.

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L’interviewLe Mondial de l’Auto 2026 marque-t-il le retour d’un véritable salon automobile ?

Oui, c’est une très bonne première impression. On retrouve un vrai salon, avec quatre halls remplis de belles voitures et de concept-cars, ainsi qu’une soixantaine d’exposants automobiles. Après les années difficiles qui ont suivi le Covid, c’est un vrai plaisir de voir autant de constructeurs et de modèles réunis. Ce qui me frappe aussi, c’est le retour de la voiture plaisir, avec des modèles qui font appel à la nostalgie, comme la Citroën 2 CV revisitée ou les sportives inspirées de modèles historiques.

Quelles sont les grandes tendances technologiques qui transforment l’automobile ?

Je retiens trois grandes tendances : les technologies numériques appliquées à la conception, l’électrification et l’intelligence artificielle. Aujourd’hui, les voitures intègrent beaucoup d’électronique, de logiciels et de capteurs. Le jumeau numérique et les outils 3D permettent de concevoir les véhicules, tandis que l’IA contribue à raccourcir les cycles de production et à améliorer la fiabilité. Une fois le véhicule livré, les capteurs peuvent aussi faciliter la maintenance prédictive et prévenir certaines pannes. Enfin, les interfaces deviennent plus intuitives et des technologies comme l’affichage tête haute se démocratisent, notamment lorsqu’elles contribuent à la sécurité.

La conduite autonome peut-elle changer notre rapport à la voiture ?

La conduite autonome progresse, mais son déploiement dépend des réglementations et des pays. Aux États-Unis et dans certaines villes chinoises, elle est déjà autorisée dans certains cadres, tandis qu’en France et en Europe, les démonstrations restent supervisées. Cette évolution peut aussi remettre en question le modèle économique de l’automobile. Dans les grandes métropoles, si des véhicules autonomes peuvent être partagés facilement, l’achat d’une voiture individuelle pourrait perdre de son intérêt. De nouveaux modèles de mobilité pourraient alors se développer autour de véhicules partagés et autonomes.

Comment l’IA peut-elle améliorer concrètement l’expérience des automobilistes ?

Nous travaillons notamment avec Peugeot Sport sur l’optimisation de la performance de la 9X8 grâce à l’IA, en tenant compte de la consommation, du circuit et des freinages. Pour le grand public, nous avons également développé un agent d’IA destiné à assister les automobilistes après un accident. Il peut aider à analyser les dommages, par exemple sur un pare-brise, et à déterminer s’ils nécessitent une intervention. Il peut aussi exploiter les informations d’assurance pour identifier les garanties et faciliter la recherche d’une solution adaptée. L’objectif est de simplifier les démarches et de supprimer certains inconvénients du quotidien.

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Roadster-fusée de Tesla : coup de com' ou percée technologique ? (📆 L'HEBDO 17/10/26)17 oct. 202600:55:39

Tesla fait décoller son Roadster et relance le rêve de la voiture volante • Des scientifiques réclament un meilleur contrôle des IA avancées • ArtCraft recrée des logiciels populaires grâce à l'IA • Un robot télécommandé provoque un scandale en Allemagne • Apple présente HomeView, son centre de contrôle domotique • Réfrigérateurs piratés : la vulnérabilité des infrastructures • Mondial de l’Auto : high-tech contre neo-retro • Recharger les voitures électriques sans câble.

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Tesla Roadster : une voiture-fusée entre prouesse et spectacle

Un Roadster qui roule à l’envers, quitte le sol et réalise des acrobaties : Tesla repousse les limites de la démonstration automobile grâce à un système d’aspiration et à des propulseurs à gaz froid développés avec SpaceX. En plein Mondial de l’Auto, le contraste est saisissant avec la tendance néo-rétro des constructeurs français. Mais derrière le spectacle et le coup marketing, les questions restent nombreuses sur les usages, la sécurité et la commercialisation.

Intelligence artificielle : des scientifiques réclament des garde-fous

Plus de 400 scientifiques, dont Yoshua Bengio et Geoffrey Hinton, demandent un encadrement renforcé des IA les plus avancées, avec un meilleur confinement informatique et une supervision internationale. L’épisode revient également sur les travaux d’Anthropic concernant les possibilités de réplication des modèles sur des appareils connectés, ainsi que sur les enjeux de cybersécurité et de souveraineté.

ArtCraft : pourra-t-on bientôt fabriquer nos logiciels sur mesure avec l’IA ?

Le développeur Brandon Thomas, fondateur d’ArtCraft, propose des alternatives open source à des logiciels comme Photoshop, Word ou Excel, réalisées avec l’aide de l’intelligence artificielle. Cette démarche ouvre la perspective d’outils personnalisés et sans abonnement, tout en soulevant des questions sur leur fiabilité, leur sécurité et la reproduction des interfaces. De quoi interroger le modèle économique des grands éditeurs de logiciels.

Un robot humanoïde au cœur d’une affaire de harcèlement

À Cologne, un robot humanoïde télécommandé aurait commis des gestes à caractère sexuel envers une adolescente, dans le cadre de vidéos mises en scène pour les réseaux sociaux. Derrière le comportement prétendument autonome de la machine, l’affaire pose la question de la responsabilité de ceux qui la pilotent et l’utilisent pour provoquer.

HomeView : Apple veut prendre les commandes de la maison

Apple présente HomeView, un appareil associant écran, haut-parleur et Siri AI pour contrôler les équipements connectés et accéder à des services personnalisés. L’épisode décrypte cette offensive face à Amazon et Google, ainsi que l’absence du produit dans l’Union européenne au lancement.

Frigos piratés : quand les cyberattaques touchent le monde physique

Avec Bruno Guglielminetti, journaliste et créateur de Mon Carnet, retour sur le piratage de systèmes de réfrigération dans plusieurs enseignes françaises. Interfaces exposées, équipements vieillissants, mises à jour et responsabilités des prestataires : la discussion examine les fragilités possibles, sans trancher sur le scénario exact de l’intrusion. Au-delà de la grande distribution, les réseaux d’eau, d’électricité et les équipements médicaux illustrent les conséquences très concrètes de ces menaces.

Agents IA : retour d'expérience avec Dot

Bruno Guglielminetti, de Mon Carnet, explique comment il utilise Dot, l’agent d’OpenAI, pour exploiter ses courriels, préparer des animations de conférences et organiser sa veille technologique. Son témoignage met en lumière le passage d’un outil auquel on pose des questions à un assistant capable de mener des tâches plus longues et de prendre des initiatives. L’échange aborde aussi les différences d’accès à ces services entre l’Amérique du Nord et l’Europe.

Mondial de l’Auto : la high-tech face à la vague néo-rétro

Avec Patrice Duboé, de Capgemini, tour d’horizon des tendances technologiques du Mondial de l’Auto 2026. L’occasion d’interroger la mode du néo-rétro, qui pousse notamment les constructeurs français à revisiter leurs modèles historiques, face à une industrie automobile tournée vers toujours plus de technologies [PARTENARIAT].

Up&Charge : recharger sa voiture électrique sans brancher de câble

Au Mondial de l’Auto, Anthony Plais, directeur des opérations d’Up&Charge, présente une solution française de recharge par induction adaptable à des véhicules déjà en circulation. Sa borne motorisée ajuste la distance avec le récepteur placé sous la voiture, avec un rendement annoncé de 95 % du réseau à la batterie. Accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, recharge des véhicules autonomes et déploiement auprès des flottes professionnelles figurent parmi les applications présentées.

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Supermarchés piratés : nos infrastructures sont-elles trop vulnérables ? (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 16/10/26)16 oct. 202600:50:28

Des frigos piratés révèlent la vulnérabilité des infrastructures · Le néo rétro automobile divise face aux voitures chinoises · Bengio réclame des garde fous pour les IA · Bruno teste Dot face à Muse · En Ukraine la guerre se joue aussi dans les réseaux

Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)

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Frigos piratés : quand la cyberattaque devient physique

Des centaines de supermarchés touchés, des températures déréglées et des produits détruits : le piratage des installations frigorifiques illustre les conséquences très concrètes des cyberattaques. Nous revenons sur les équipements de Danfoss, les accès à distance insuffisamment protégés et les possibles négligences, alors que le scénario précis de l’intrusion reste à établir.

Eau, hôpitaux, électricité : les autres infrastructures exposées

Au-delà des rayons alimentaires, les installations de traitement de l’eau, les équipements médicaux et les réseaux électriques sont aussi concernés par les cybermenaces. Nous discutons du vieillissement des systèmes, du rôle des prestataires et des responsabilités parfois diluées, avec une conviction : la cybersécurité doit être considérée comme un investissement stratégique. À écouter également : comment réduire l’exposition des entreprises aux cyberattaques.

Mondial de l’Auto : nostalgie française contre futur chinois

Au Mondial de l’Auto, le retour de modèles emblématiques en version électrique contraste avec les véhicules hypertechnologiques des constructeurs chinois. Le néo-rétro traduit-il une peur du futur ou une stratégie pertinente pour séduire plusieurs générations avec des voitures accessibles ? Un débat à prolonger avec notre reportage sur ces deux visions de l’automobile.

Yoshua Bengio veut mieux encadrer les IA les plus puissantes

Yoshua Bengio, Geoffrey Hinton et plusieurs centaines de chercheurs appellent à renforcer la surveillance des systèmes d’intelligence artificielle avancés. Nous examinons les pistes évoquées : coordination internationale, confinement plus rigoureux et règles destinées à maintenir les agents dans les limites fixées par les humains.

Des agents capables de contourner leurs limites

Portes dérobées, initiatives inattendues, expériences de réplication : les comportements rapportés dans l’émission interrogent notre capacité à contrôler des agents toujours plus autonomes. Nous distinguons les expériences menées en environnement fermé des risques en situation réelle, tout en évoquant les recherches de LoiZéro pour concevoir des IA sûres dès leur conception.

L’Europe risque-t-elle de décrocher dans les usages de l’IA ?

Les différences d’accès aux nouveaux assistants entre le Canada et la France relancent notre débat sur la régulation européenne. Comment protéger les utilisateurs tout en leur permettant de bénéficier des innovations ? Jérôme exprime sa frustration face aux outils encore indisponibles et au manque d’explications sur ces restrictions.

Dot contre Muse : Bruno raconte son quotidien avec les agents IA

Bruno partage son expérience de Dot, l’agent d’OpenAI, qu’il compare à Muse de Meta : synthèse d’une cinquantaine de cour

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Le grand retour des boutons physiques (🔎 Zoom Tech)15 oct. 202600:05:47

Après des années à vouloir faire disparaître les boutons au profit des écrans tactiles, les fabricants font machine arrière. Des voitures aux casques audio, en passant par les ordinateurs et les lunettes connectées, les commandes physiques reviennent pour une raison simple : le design épuré n’est pas toujours synonyme de simplicité d’utilisation.

Le retour des commandes physiques

Après des années de course au minimalisme, les boutons physiques font leur retour dans les appareils électroniques. Constructeurs automobiles, fabricants de casques audio et concepteurs de lunettes connectées redécouvrent les avantages des commandes que l'on peut manipuler sans regarder.

Dans l'automobile, Volkswagen, Mercedes-Benz, Tesla et Peugeot illustrent cette évolution. Boutons au volant, molettes de volume et commandes dédiées retrouvent leur place, parfois à la demande directe des utilisateurs.

Quand le tactile complique la vie

Le phénomène dépasse les voitures. Les lunettes auditives Nuance Audio intègrent des boutons de réglage du volume, tandis que Nothing mise sur une molette et une commande physique pour piloter son casque audio. Des accessoires permettent également de retrouver un clavier sur smartphone ou des boutons pour naviguer dans l'interface d'une liseuse.

L'exemple emblématique reste la Touch Bar d'Apple, cette bande tactile introduite sur les MacBook Pro en 2016 pour remplacer les touches de fonction traditionnelles. Malgré ses possibilités, elle a montré les limites d'une interface qui oblige à regarder le clavier pour effectuer des gestes autrefois automatiques. Apple a finalement réintroduit les touches physiques sur ses MacBook Pro à partir de 2021.

L'ergonomie avant l'esthétique

Un bouton possède un emplacement fixe, une forme identifiable et un retour tactile qui confirme l'action. Avec l'habitude, il devient possible de l'utiliser sans détourner le regard. À l'inverse, un écran tactile impose souvent de chercher une commande, d'ouvrir des menus et de mobiliser davantage son attention.

Dans une voiture, cette contrainte pose notamment une question de sécurité : régler le volume ou la climatisation devrait demander le moins d'attention possible. Dans une cuisine, les commandes tactiles peuvent également se révéler peu pratiques avec les doigts humides, des gants ou des objets posés sur la surface.

Trouver le bon équilibre entre boutons et écrans

Le tactile reste pertinent pour naviguer sur une carte, consulter des photos ou accéder à des fonctions complexes. Mais tout ne gagne pas à être dématérialisé. Le défi des designers consiste à choisir les commandes qui méritent de rester physiques, en privilégiant la simplicité, la rapidité et l'intuitivité plutôt que la seule esthétique.

Une leçon qui rappelle qu'en matière de technologie, le progrès ne consiste pas toujours à supprimer les boutons. Parfois, la meilleure innovation est simplement celle qui permet d'agir sans avoir à y penser.

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L’IA pour tous : comment simplifier son quotidien sans rien payer de plus (🎤 Solène Gransard Delamarche, Deklik)14 oct. 202600:13:32

Et si l’intelligence artificielle devenait aussi simple à utiliser qu’un moteur de recherche ? Avec Deklik, Solène Gransard Delamarche veut guider les non-initiés vers les bons outils et les usages concrets de l’IA, sans jargon ni compétences techniques.

🎤 INTERVIEW : Solène Gransard Delamarche – Fondatrice de DeklikL’essentiel
  • Je veux qu’on dédramatise l’IA et qu’on donne vraiment accès à tout le monde.
  • Je m’adresse vraiment aux personnes qui ne savent pas quelle IA utiliser.
  • C’est plein de petits tips comme ça qui sont simples, pris chacun.
  • Je ne veux pas apprendre aux gens ce que c’est que l’IA. Je veux juste en fait que ce soit de l’utilisation.

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L’interviewPourquoi avoir créé Deklik pour démocratiser l’intelligence artificielle ?

Je suis passionnée d’IA et de nouvelles technologies, mais je trouve que les médias spécialisés s’adressent souvent à des personnes qui connaissent déjà bien le sujet. Beaucoup de gens aimeraient utiliser l’intelligence artificielle, mais ne savent pas par où commencer ni quels outils choisir. J’ai donc voulu regrouper des usages concrets dans un site simple et accessible, qui s’adresse à tout le monde, y compris aux personnes qui n’ont jamais utilisé l’IA.

Comment Deklik aide-t-il concrètement les utilisateurs à se servir de l’IA ?

Je propose des fiches pratiques classées par thèmes : travail, repas, maison, argent ou famille. On peut, par exemple, apprendre à préparer les menus de la semaine à partir d’une photo de son réfrigérateur, à apprendre les bases d’un sujet en dix minutes ou à faire expliquer oralement un document par une IA. Chaque fiche indique quelle intelligence artificielle utiliser et guide l’utilisateur pas à pas, avec un petit prompt prêt à l’emploi. Je privilégie les versions gratuites des outils pour que chacun puisse essayer sans multiplier les abonnements payants.

Quel est le modèle économique de Deklik ?

Le site propose trois questions gratuites par mois. Elles restent accessibles pendant tout le mois, et l’utilisateur peut ensuite souscrire un abonnement à 6,90 euros par mois pour accéder à davantage de fiches. L’objectif est de donner des chemins simples pour utiliser les versions gratuites des différentes IA. Je m’adresse avant tout aux personnes qui veulent intégrer ces outils dans leur quotidien, sans avoir besoin de maîtriser leur fonctionnement technique.

Comment avez-vous créé Deklik et quelles sont vos ambitions pour la suite ?

J’ai utilisé Nanocorp, une plateforme qui permet de construire un projet à partir d’instructions données à une IA. J’y ai consacré plusieurs jours et nuits avant d’aboutir au résultat actuel, avec l’aide de mes deux fils. J’ai l’ambition d’en faire un véritable business. Pour la suite, je ne veux pas proposer de formation à l’intelligence artificielle : je veux surtout enrichir le site avec de plus en plus de fiches pratiques. À terme, j’aimerais que Deklik fonctionne presque comme un moteur de recherche permettant de trouver comment utiliser l’IA pour répondre à un besoin précis du quotidien.

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Parler français à l’IA coûte jusqu’à 58 % plus cher (🎤 Thomas Serval, Baracoda)13 oct. 202600:19:52

Parler français à une intelligence artificielle peut coûter jusqu’à 58 % de tokens supplémentaires par rapport à l’anglais, selon une étude de Baracoda AI Labs. Thomas Serval, PDG de Baracoda, explique les raisons de ce surcoût et les solutions possibles pour rendre les modèles d’IA plus efficaces en français.

🎤 INTERVIEW : Thomas Serval – PDG de BaracodaL’essentiel
  • En moyenne, en français, il faut deux tokens par mot.
  • Le français est plus inefficace que l’anglais pour parler aux machines.
  • Il va falloir réentraîner les modèles, ce qui est très, très coûteux.
  • Consommer plus de tokens, c’est consommer plus d’énergie, plus de GPU, plus de hardware.

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L’interviewPourquoi le français coûte-t-il plus cher à utiliser avec une IA ?

Pour qu’un ordinateur comprenne une langue, il faut la découper en petits morceaux appelés tokens. Or, les modèles de langage sont généralement plus efficaces dans les langues sur lesquelles ils ont été entraînés. En anglais, un token correspond souvent à un mot, tandis qu’en français, il faut en moyenne deux tokens par mot. Nos accents, nos accords et les particularités de notre grammaire rendent cette tokenisation moins efficace. À cela s’ajoute un déséquilibre dans les données d’entraînement disponibles : les corpus anglophones sont beaucoup plus importants.

Quel est l’impact concret sur la facture des entreprises ?

Les grandes entreprises qui proposent des modèles d’IA facturent souvent leur utilisation au token. Notre étude montre que le surcoût varie selon les modèles : environ 30 % pour GPT-5 dans nos mesures, 45 % pour Claude et 56 % pour Qwen, par rapport à l’anglais. Pour Mistral, nous avons mesuré un surcoût de 31 %. Ces chiffres sont des moyennes. Pour une entreprise qui multiplie les conversations et les projets d’IA, cette différence peut peser sur les coûts, mais aussi sur la consommation de ressources informatiques et d’énergie.

Quelles solutions pour rendre les IA plus efficaces en français ?

Il faut agir dès la conception des modèles, notamment au niveau de la tokenisation, avant l’entraînement. Réentraîner un modèle coûte très cher, et les corrections réalisées après l’entraînement ne permettent d’améliorer la situation que marginalement. Chez Baracoda AI Labs, nous avons développé une deuxième version de notre encodeur, Baracoda FR2, qui ramène le surcoût à 12 % par rapport à l’anglais. Nous testons également notre approche sur les 24 langues de l’Union européenne. Il est possible de faire beaucoup mieux, sans pour autant transformer le français en langage SMS.

Pourquoi cette question est-elle aussi un enjeu de souveraineté ?

L’efficacité des modèles a un coût économique et énergétique. L’Europe ne dispose que d’une part limitée des capacités de calcul nécessaires, et les entreprises consomment de plus en plus de tokens avec leurs projets d’IA. Pour les langues régionales et moins représentées, comme le breton, le corse ou le créole haïtien, le surcoût peut atteindre deux à trois fois celui d’une langue mieux prise en charge. Il faut donc investir dans des environnements d’entraînement adaptés et faire de l’efficacité dans les langues nationales un critère de choix des solutions d’IA. Sans cela, nous risquons de marginaliser certaines langues dans le monde numérique.

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L’IA menace-t-elle vraiment l’emploi des jeunes ? (📆 L’HEBDO 10/10/26)10 oct. 202600:54:50

L’IA freine l'emploi des jeunes, selon une étude : vrai ou faux ? • Mistral lance son gros chat • OpenAI bouscule la recherche en mathématiques • Amazon mise sur Alexa+ pour relancer ses tablettes • Les contenus générés par IA désormais marqués • Sam Altman : il faut accepter les risques de l'IA • Parler français à l'IA alourdit la facture • Un site pour aider à utiliser l'IA

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L'IA volerait les emplois des jeunes

Une étude de HEC et de la Banque de France met en évidence une baisse des embauches de jeunes en CDI dans les métiers les plus exposés à l’IA générative. Mais les travaux internationaux ne convergent pas tous, et la responsabilité exacte de l’IA reste difficile à isoler du contexte économique. Une question se pose déjà : comment former les experts de demain si les entreprises recrutent moins de débutants ?

Mistral sort les griffes avec Le Chonk

Avec Mistral Large 4, surnommé « Le Chonk », la pépite française entend démontrer qu’elle reste dans la course aux grands modèles de langage. Destiné notamment aux entreprises, ce modèle mise sur le code, les usages spécialisés et la souveraineté numérique, même si ses performances face aux concurrents américains et chinois restent contrastées.

Ecosia tourne le dos à Mistral

Le moteur de recherche écologique Ecosia abandonne les modèles de Mistral au profit d’autres solutions, notamment chinoises. Qualité, rythme de développement et choix énergétiques alimentent une décision qui interroge aussi la cohérence des arguments environnementaux avancés.

Data centers : faut-il freiner les implantations étrangères ?

François Ruffin souhaite un moratoire sur les centres de données extra-européens en France. Derrière les questions d’énergie, d’environnement et de souveraineté, une difficulté apparaît : certains projets associent investisseurs étrangers et acteurs français, qui pourraient également pâtir de restrictions.

OpenAI met les mathématiciens au défi

OpenAI publie des centaines de manuscrits produits par une IA, avec des résultats annoncés sur des problèmes mathématiques difficiles. Ces travaux ouvrent des perspectives spectaculaires, mais leur validation, leur originalité et la capacité des chercheurs à les examiner suscitent des débats. L’épisode revient sur ce que ces annonces pourraient changer pour la recherche.

Amazon relance ses tablettes avec Alexa+

Amazon dévoile une nouvelle gamme de tablettes intégrant son assistant IA Alexa+, avec notamment un modèle doté d’un écran à texture papier. Le passage à Android et l’accès aux applications du Google Play Store marquent un changement de stratégie pour concurrencer l’iPad et les autres tablettes du marché.

Contenus générés par IA : ce que les filigranes peuvent vraiment prouver

Avec Bruno Guglielminetti, du podcast Mon Carnet, nous décryptons les dispositifs de marquage et de détection des contenus générés par intelligence artificielle. Des images aux textes, ces outils apportent des indices, mais ne permettent pas toujours de distinguer une production entièrement automatisée d’un travail repris et validé par un humain. Les usages des journalistes, des députés et des avocats illustrent surtout l’importance du contrôle éditorial.

Sam Altman : quels risques accepter au nom du progrès ?

Sam Altman estime que la société doit accepter certains effets négatifs de l’intelligence artificielle, tout en se protégeant des scénarios extrêmes. Avec Bruno Guglielminetti, Mon Carnet, le débat porte sur l’équilibre entre innovation, responsabilité et diffusion des outils les plus puissants. Une position audacieuse ou un discours trop commode pour les entreprises qui développent l’IA ?

Parler français à l’IA peut coûter plus cher

Thomas Serval, fondateur de Baracoda et de Baracoda AI Labs, explique comment le découpage des langues en tokens désavantage le français par rapport à l’anglais. Pour les entreprises facturées à l’usage, cette différence peut augmenter sensiblement le coût des échanges avec les modèles. Son étude explore aussi des pistes pour réduire ce déséquilibre.

Deklik : l’IA expliquée à ceux qui n’osent pas se lancer

Solène Gransard-Delamarche, créatrice de Deklik, présente une plateforme qui accompagne les débutants à partir de besoins concrets : préparer des menus, exploiter une photo de son frigo ou rédiger un compte rendu de réunion. Les fiches proposent un parcours pas à pas, avec un accès gratuit limité et une formule payante. Elle raconte également comment elle a construit ce service sans coder, avec Nanocorp.

Liens utiles

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Mistral frappe fort avec son « Chonk » à un trillion de paramètres (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 09/10/26)09 oct. 202600:50:33

Les contenus générés par IA deviennent progressivement identifiables · Sam Altman assume une vision plus tolérante des risques de l’IA · Mistral dévoile son nouveau modèle Large 4 allias "Le Chonk" · La Norvège veut encadrer les lunettes connectées · Apple mise sur le design et les produits · Hommage à Margaret Hamilton pionnière du logiciel Apollo.

Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)

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Les contenus générés par IA bientôt identifiables

Google étend SynthID pour permettre d’identifier plus largement les contenus générés par IA, tandis qu’OpenAI prépare un filigrane invisible pour les textes produits par ChatGPT dans l’Union européenne. Mais ces dispositifs restent imparfaits : une réécriture humaine peut modifier ou faire disparaître le signal, ce qui relance la question de la frontière entre création assistée par IA et création humaine.

Le débat dépasse largement la technique : écrivains, journalistes, avocats et responsables politiques utilisent déjà ces outils, parfois ouvertement, parfois beaucoup moins. Pour Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti, le véritable enjeu est surtout de savoir où placer la responsabilité humaine lorsqu’une machine participe à la production d’un contenu.

Sam Altman assume les risques de l’intelligence artificielle

Sam Altman estime que la société devra accepter certains effets négatifs de l’IA pour éviter que les modèles les plus puissants restent concentrés entre les mains de quelques entreprises. Une position jugée audacieuse par Jérôme Colombain, qui compare cette situation aux risques historiques liés à l’automobile ou aux véhicules autonomes.

Bruno Guglielminetti se montre beaucoup plus sceptique et soupçonne OpenAI et ses concurrents de préparer aussi leur discours face à leurs futurs investisseurs. Les deux chroniqueurs s’accordent néanmoins sur un point : les promesses de l’IA doivent être mises en balance avec ses risques réels et avec la question essentielle du contrôle humain.

L’IA commence à concurrencer les mathématiciens

Les performances des modèles d’IA dans les mathématiques franchissent de nouveaux seuils, au point de faire émerger une question vertigineuse : que se passera-t-il lorsque des systèmes artificiels produiront des résultats scientifiques que les humains pourront ensuite revendiquer ou publier ? Les progrès posent déjà des problèmes de propriété intellectuelle et d’attribution, avec la perspective d’une recherche scientifique où l’agent IA deviendrait un véritable partenaire de découverte.

Mistral Large 4, le « Chonk » français

Mistral dévoile Large 4, surnommé « le Chonk », un modèle multimodal à plus de 1 000 milliards de paramètres destiné avant tout aux entreprises et aux usages industriels. Cybersécurité, finance, ingénierie et souveraineté numérique constituent les principaux terrains de jeu de ce nouveau modèle à poids ouverts.

Pour Mistral, l’enjeu dépasse cependant la seule course aux modèles : l’entreprise investit massivement dans ses propres infrastructures de calcul en Europe. Le nouveau modèle illustre ainsi une stratégie à deux jambes, combinant développement de modèles et maîtrise de la puissance de calcul nécessaire à leur exploitation.

Les lunettes connectées inquiètent la Norvège

La Norvège envisage une interdiction temporaire des lunettes connectées capables de filmer ou d’enregistrer dans certains lieux publics, notamment pour éviter que des personnes soient captées à leur insu. L’objectif serait surtout de prendre le temps de construire un cadre réglementaire adapté à ces appareils beaucoup plus discrets qu’un smartphone.

Au Canada, Bruno Guglielminetti rappelle que les règles existantes concernant les téléphones peuvent déjà s’appliquer aux lunettes connectées dans de nombreux lieux publics. Jérôme Colombain défend de son côté une approche ciblée, qui permettrait de préserver les usages journalistiques ou documentaires sans transformer ces lunettes en technologie interdite par principe.

Apple veut renouer avec la culture du produit

Avec l’arrivée de John Ternus à la tête d’Apple, l’entreprise semble vouloir remettre le design industriel et la fabrication des produits au centre de sa stratégie. La réorganisation des équipes de design et l’arrivée du designer français Julien Renaud témoignent d’une volonté de rapprocher davantage la création des contraintes concrètes de l’ingénierie.

Cette orientation évoque un retour à certaines méthodes de l’ère Steve Jobs, après une période où Tim Cook a davantage incarné l’excellence opérationnelle, la chaîne logistique et le développement de l’écosystème Apple. Les futurs projets de maison connectée seront particulièrement scrutés, notamment parce qu’Apple devra composer avec un univers beaucoup plus ouvert et hétérogène que son propre écosystème.

Margaret Hamilton, une pionnière oubliée du logiciel

Margaret Hamilton, décédée le 30 septembre à 90 ans, était l’une des grandes pionnières de l’ingénierie logicielle et a joué un rôle majeur dans le développement des logiciels des missions Apollo de la NASA. Son travail rappelle surtout qu’à l’époque des débuts de l’informatique, les femmes occupaient une place centrale dans la programmation.

Son parcours permet aussi de revenir sur une histoire souvent oubliée : celle d’une informatique longtemps considérée comme un domaine largement féminin avant sa professionnalisation et sa masculinisation progressive. Jérôme Colombain recommande à cette occasion la série For All Mankind, une uchronie qui imagine une conquête spatiale dans laquelle les femmes occupent une place déterminante.

Dans Mon Carnet : Coveo et Montréal Connect

Dans Mon Carnet, Bruno Guglielminetti reçoit Louis Têtu, dirigeant de Coveo, entreprise canadienne spécialisée dans l’IA appliquée notamment au commerce électronique et aux grandes organisations internationales. Il revient également sur Montréal Connect, rendez-vous consacré au numérique, à l’IA et aux collaborations entre acteurs de la francophonie technologique.

Dans Monde Numérique : pourquoi le français coûte-t-il plus cher à l’IA ?

Dans Monde Numérique, Jérôme Colombain s’intéresse à une étude de Thomas Serval et de Baracoda AI Labs consacrée au coût du français dans les grands modèles de langage. Selon leurs travaux, le français peut nécessiter davantage de tokens que l’anglais pour exprimer une même information, ce qui peut avoir un impact direct sur le coût des usages professionnels de l’IA facturés au token.

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Les supercalculateurs deviennent des monstres : pourquoi leur puissance explose (🎤 Bruno Lecointe, Bull)08 oct. 202600:24:55

Les supercalculateurs changent d’échelle, avec des machines capables d’atteindre des niveaux de puissance et de densité spectaculaires. À Angers, Bull vient de doubler la capacité de production de son usine pour répondre notamment à l’essor de l’intelligence artificielle et du calcul haute performance.

🎤 INTERVIEW : Bruno Lecointe - Directeur HPC, IA et Quantique chez BullL'essentiel
  • Nous fabriquons des "Formule 1" informatiques.
  • Jupiter est capable d’exécuter un milliard de milliards d’opérations par seconde.
  • On refroidit les systèmes avec une eau chaude à 45 degrés Celsius.
  • La souveraineté, ça ne veut pas dire être sans les autres.

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A quoi servent les supercalculateurs ?

Un supercalculateur, c’est un super ordinateur capable de faire de grosses simulations pour la science. Cela peut servir à simuler le crash d’une voiture, l’écoulement d’un avion dans les airs, la recherche d’une nouvelle molécule ou encore la prévision du temps. On prend les composants d’un ordinateur classique — processeur, mémoire, disques et réseau — et on les agrège pour en faire un très gros processeur, une très grande mémoire et un très grand espace de stockage. Aujourd’hui, Jupiter est capable d’exécuter un milliard de milliards d’opérations par seconde, soit l’équivalent de 10 millions d’ordinateurs. On parle désormais en téraoctets de mémoire et les machines peuvent atteindre environ trois tonnes au mètre carré.

Comment fabrique-t-on et transporte-t-on une machine aussi imposante ?

Dans notre méga-usine d'Angers, nous fabriquons d’abord le rack, cette grande armoire dans laquelle nous intégrons les alimentations électriques puis les lames de calcul. Nous mettons ensuite le système en eau et nous le testons en le poussant au-delà des préconisations du client pour vérifier son comportement. Une fois les tests terminés, nous désassemblons certaines parties et nous transportons les différents blocs dans des emballages spécifiques. Le rack vide peut déjà peser entre 250 et 300 kilos. La fabrication peut prendre de trois à douze mois, car nous ne vendons pas des produits sur étagère : chaque système est quasiment fabriqué à façon. Nous fabriquons des Formule 1 d’ordinateur.

Cette industrie peut-elle réellement être souveraine alors que les principaux processeurs viennent des États-Unis ?

La souveraineté ne veut pas dire être sans les autres. AMD, Nvidia et Intel sont des partenaires avec un savoir-faire excellent, et nous travaillons avec eux sur le long terme. Mais nous développons aussi nos propres technologies, notamment pour connecter les ordinateurs entre eux afin qu’ils soient vus comme un seul gros ordinateur. Nous avons une R&D en Europe, majoritairement en France, et une usine en France. Nous travaillons également avec des acteurs européens qui développent des processeurs et des accélérateurs pour l’IA, ainsi qu’avec des sociétés françaises, anglaises et finlandaises dans le quantique. L’objectif est de conserver des compétences critiques tout en travaillant avec des partenaires.

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Les cyberattaquants vont plus vite que les entreprises : comment réduire l’exposition au risque ? (🎤 Jérôme Bouvet, Check Point)07 oct. 202600:21:38

Les cybercriminels industrialisent la collecte et la revente de données pour préparer leurs futures attaques. Face à cette menace, les entreprises cherchent désormais à connaître leur exposition réelle sur Internet et à automatiser leur réponse aux vulnérabilités critiques.

🎤 INTERVIEW : Jérôme Bouvet - Directeur général France de Check Point

En partenariat avec Check Point

L'essentiel
  • Les cybercriminels industrialisent la revente de données.
  • Les données servent ensuite à préparer les futures attaques.
  • Les attaquants jouent plus vite que la défense.
  • Il va falloir automatiser.

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Que cherchent concrètement les cybercriminels lorsqu’ils observent une entreprise depuis Internet ?

Les attaquants peuvent récupérer différents types d'informations, mais les identifiants et les mots de passe restent très fréquents. Ils peuvent être volés par des infostealers ou apparaître à la suite d'attaques de supply chain. Ces données sont ensuite revendues sur le dark web. Leur valeur dépend notamment de leur qualité et de leur fraîcheur. Certaines informations peuvent coûter quelques centimes, tandis que de grandes bases de données peuvent atteindre plusieurs milliers, voire plusieurs centaines de milliers d'euros.

Comment une entreprise peut-elle savoir ce qui circule réellement sur elle ?

Il faut d'abord comprendre ce qui est disponible, puis déterminer ce qui est réellement exploitable et enfin identifier ce qui est critique. Nous aidons nos clients à rechercher ces informations sur le dark web, avec des équipes qui réalisent de l'analyse, de l'audit et aussi de l'infiltration de groupes d'attaquants. Nous pouvons également consulter ou acheter des échantillons de données pour vérifier ce qui concerne nos clients. Ensuite, nous pouvons identifier les actifs exposés, rechercher les vulnérabilités exploitables et simuler des campagnes d'attaque de plus en plus crédibles.

Pourquoi faut-il désormais automatiser la réponse aux vulnérabilités ?

Le problème est celui de la vitesse. Une vulnérabilité critique exploitable peut demander en moyenne environ sept jours à une entreprise pour être corrigée, alors qu'un attaquant peut l'exploiter en quelques secondes ou quelques minutes avec les outils dont il dispose. L'intelligence artificielle et les agents peuvent nous aider à automatiser la remédiation et à hiérarchiser les vulnérabilités. L'objectif est de réduire le délai nécessaire pour diminuer l'exposition au risque, en passant d'une semaine à quelques minutes, tout en évitant de casser la production informatique.

Jusqu'où peut-on déléguer la réponse aux attaques à des agents d'intelligence artificielle ?

C'est une question qui se pose aujourd'hui dans les entreprises. Si nous voulons répondre aussi vite que les attaquants, il faudra utiliser nous aussi des agents capables de travailler de façon coordonnée. Mais cela implique de déléguer certaines prises de décision à des agents autonomes. Dans certains cas, une entreprise peut décider d'isoler un service extrêmement critique pour le protéger. Mais les conséquences peuvent être très importantes, notamment pour une banque, un grand industriel ou une organisation du secteur public. Il faut donc conserver l'humain au milieu du dispositif et déterminer jusqu'où l'entreprise accepte d'automatiser sa réponse.

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Un robot domestique qui apprend vos tâches en 30 minutes (🎤 Antoine Marcel, Flourish)06 oct. 202600:21:51

Flourish veut faire entrer le robot domestique dans les foyers en misant sur une approche différente : apprendre au robot les habitudes et l’environnement de chaque utilisateur. Son premier modèle, vendu 3 555 dollars en seulement 50 exemplaires, doit notamment s'attaquer aux tâches de rangement et de nettoyage.

🎤 INTERVIEW : Antoine Marcel - Fondateur et CEO de FlourishL'essentiel
  • Nous, on a une approche basée sur l'apprentissage.
  • On a un modèle qui a appris de ta manière de faire, de ta maison et qui est servi pour toi.
  • Il y a 70 % des tâches déjà qui sont faisables avec moins d'un kilo cinq.
  • Le but, c'est comment on est capable de mettre un robot dans chaque foyer qui te fait gagner deux heures par jour.

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Pourquoi avoir choisi de lancer un robot domestique qui apprend les tâches plutôt que de miser sur une IA généraliste capable de tout faire ?

Je pense que le principal enjeu est de mettre cette technologie dans les mains du grand public. Aujourd'hui, beaucoup d'acteurs cherchent à construire un modèle d'IA généraliste capable de comprendre une consigne et de réaliser directement une tâche. Nous avons choisi une approche différente. L'utilisateur montre au robot où sont les objets, comment il réalise la tâche et comment fonctionne son environnement. On va ensuite fine-tuner un modèle spécifiquement pour cette tâche et pour cette maison. Le robot apprend donc de la manière de faire de son utilisateur.

Comment lui apprend-on concrètement une nouvelle tâche ?

Tout se fait depuis une application mobile. Pour déplacer le robot, on utilise un joystick. Pour contrôler ses bras, on bouge son téléphone : grâce aux capteurs de l'appareil, nous pouvons reproduire les mouvements du téléphone sur le bras du robot. L'utilisateur peut ainsi lui montrer comment attraper une bouteille, prendre un arrosoir ou effectuer une autre tâche. Il répète plusieurs fois le geste, généralement pendant une trentaine de minutes, afin que le robot puisse apprendre.

Quelles sont les limites du premier modèle ?

Il y en a trois principales. D'abord, chaque bras peut soulever jusqu'à 1,5 kg. Ensuite, les bras ne peuvent pas aller sous l'eau, donc le robot ne peut pas encore faire la vaisselle. Enfin, les tâches qui demandent beaucoup de dextérité ou de fragilité, comme plier du linge, sont encore trop complexes. En revanche, il peut prendre du linge, le mettre dans la machine à laver, fermer la machine et lancer la machine.

Pourquoi ne vendre que 50 exemplaires pour commencer ?

Je veux apprendre directement avec les premiers utilisateurs. Chacun pourra me contacter s'il rencontre un problème ou s'il veut faire quelque chose que le robot ne sait pas encore faire. Cela nous permet de comprendre les usages, les difficultés et ce qui doit être amélioré. Avec une centaine d'unités, il deviendrait déjà beaucoup plus difficile de suivre chaque utilisateur aussi précisément. Cette première série est donc une forme de bêta-test à grande échelle, avec un robot déjà capable de réaliser des tâches.

Quelle est l'ambition à long terme de Flourish ?

À terme, nous voulons vraiment faire ton majordome. Le robot pourrait préparer à manger, servir la table, laver la vaisselle et ranger les objets à leur place lorsque tu pars travailler. L'objectif est que tu rentres chez toi et que ton appartement soit propre. Mais atteindre ce niveau demandera encore du temps et un niveau de recherche beaucoup plus élevé.

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Bardella : comment Mediapart a authentifié les messages (📆 L'HEBDO 03/10/26)03 oct. 202600:56:48

Comment Mediapart a fouillé dans les archives de Meta pour authentifier des messages attribués à Jordan Bardella • OpenAI lance Dots, ses agents IA personnels capables d’agir à votre place • Google teste les prémices de data centers dans l’espace • Les lunettes connectées arrivent en force • Un robot domestique français à 3 555 dollars promet d’apprendre vos corvées • Comment les entreprises traquent leurs données qui circulent sur le dark web • Bull agrandit son usine française de supercalculateurs

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Une nouvelle application Monde Numérique

La nouvelle version de l’application Monde Numérique améliore l’écoute des épisodes sur iPhone et Android, avec avance et retour rapides, changement de vitesse, minuteur et favoris. Elle est développée avec GoodBarber, spécialiste français de la création d’applications mobiles no-code.

Influenceur tech numéro 1, selon le Tyto Tech 500

Le classement Tyto Tech 500 me place cette année en tête de son palmarès français des personnalités influentes de la tech. Une reconnaissance qui met notamment en avant la présence multicanale — médias, réseaux sociaux, podcasts et plateformes — après cinq ans de développement de Monde Numérique.

Affaire Bardella : comment Mediapart dit avoir vérifié ses documents

Mediapart a publié des messages antisémites datant de 2013 qu’il attribue à Jordan Bardella, président du Rassemblement national, qui conteste formellement en être l’auteur. Le média explique avoir demandé à deux anciens interlocuteurs de récupérer directement auprès de Meta leurs archives Messenger, puis avoir fait constater l’une de ces extractions par un commissaire de justice ; il dit également avoir recoupé le contenu des échanges avec des éléments biographiques. La procédure permet d’étayer l’authenticité des fichiers extraits de Facebook, sans permettre à elle seule d’établir techniquement qui se trouvait derrière le clavier au moment de l’envoi.

Aux États-Unis, une régulation de l’IA fondée sur l’autorégulation

Donald Trump a réuni à la Maison-Blanche les dirigeants de plusieurs grands acteurs de l’intelligence artificielle autour d’engagements volontaires portant notamment sur les tests des modèles et leur supervision. Une démarche qui privilégie pour l’instant l’autorégulation plutôt qu’un cadre législatif contraignant, sur fond de compétition technologique avec la Chine.

Google envoie les prémices d’un data center dans l’espace

Avec son projet Suncatcher, Google vient de placer en orbite un satellite expérimental équipé de ses puces TPU. Le groupe veut vérifier leur résistance aux radiations et aux contraintes thermiques afin d’explorer, à terme, la possibilité d’infrastructures de calcul pour l’IA installées dans l’espace et alimentées en continu par l’énergie solaire.

Nuance Audio : des lunettes pour mieux entendre

Les lunettes Nuance Audio d’EssilorLuxottica intègrent microphones et haut-parleurs directionnels pour améliorer l’audition des personnes souffrant d’une perte légère à modérée, sans adopter la forme d’une prothèse auditive classique. Elles peuvent aussi recevoir des verres correcteurs, mais leur tarif approche les 900 euros hors correction.

Rokid arrive officiellement en France

Le constructeur chinois Rokid lance en France plusieurs modèles de lunettes connectées. Les Rokid AI Glasses associent affichage, assistant IA, transcription et traduction en temps réel, tandis que la gamme Style mise sur des fonctions d’intelligence artificielle sans écran intégré.

Even Realities poursuit l’offensive des lunettes IA

Even Realities propose également ses G2, des lunettes sans caméra mais dotées de microphones, d’un affichage tête haute et de fonctions d’assistance, de traduction et de prise de notes. Un nouvel exemple de l’accélération du marché des lunettes connectées en 2026.

Epsilon veut « reciviliser » les réseaux sociaux

Un nouveau réseau social français baptisé Epsilon entend proposer une alternative européenne aux grandes plateformes, avec davantage de place donnée au débat, à la culture et à l’information. Le projet promet notamment l’absence d’algorithme opaque et de revente de données, ainsi qu’une modération reposant en partie sur l’intelligence artificielle.

OpenAI lance Dots, ses agents IA personnels

Avec Dots, OpenAI veut faire passer les agents IA du monde des développeurs à celui du grand public. Chaque agent peut accéder à différents services et accomplir des tâches concrètes : gérer un agenda, créer un site, travailler sur des applications ou prendre en charge diverses actions en ligne.

Dans le Débrief Transatlantique, Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti, Mon Carnet, s’interrogent sur ce changement d’échelle : après les chatbots, l’IA devient un assistant capable d’agir directement sur nos comptes et nos outils. Cette autonomie ouvre un potentiel considérable, mais pose aussi une question centrale de confiance lorsque l’agent dispose d’un accès étendu aux e-mails, fichiers, applications ou services en ligne.

Quand les agents IA prennent trop d’initiatives

La discussion revient aussi sur plusieurs incidents et comportements inattendus attribués à des agents autonomes. Ces systèmes peuvent enchaîner plusieurs actions, explorer des voies qui n’avaient pas été anticipées et parfois contourner des garde-fous mal conçus, ce qui oblige les laboratoires à renforcer leurs méthodes d’évaluation, de confinement et de contrôle.

Flourish : un robot domestique français à 3 555 dollars

Antoine Marcel, fondateur et CEO de Flourish, présente un petit robot domestique monté sur roues, doté de deux bras et vendu 3 555 dollars pour une première série de 50 exemplaires. Sa particularité : plutôt que de reposer sur une intelligence artificielle généraliste, il apprend une tâche spécifique dans le logement de son propriétaire grâce à des démonstrations effectuées depuis un smartphone.

Le robot peut notamment ramasser des vêtements, ranger des objets ou arroser des plantes, avec certaines limites : charge maximale d’environ 1,5 kg par bras, pas de bras sous l’eau et encore peu de dextérité pour des tâches comme plier ou étendre le linge. L’ambition de Flourish est à terme de faire de ce type de machine un véritable assistant domestique accessible au grand public.

Cybersécurité : voir son entreprise avec les yeux de l’attaquant

Jérôme Bouvet, directeur général France de Check Point Software, explique le concept d’« exposition externe » : identifiants volés, mots de passe, informations circulant sur le dark web, vulnérabilités de fournisseurs ou accès oubliés constituent autant de portes d’entrée potentielles. L’enjeu n’est plus seulement de dresser la liste des failles, mais d’identifier celles qui sont réellement exploitables et critiques. [PARTENARIAT]

Les spécialistes de la cybersécurité surveillent pour cela les espaces fréquentés par les attaquants, cartographient les actifs exposés puis simulent des scénarios d’attaque afin de prioriser la remédiation.

Bull double ses capacités de production de supercalculateurs à Angers

Bruno Lecointe, responsable des activités HPC, IA et quantique chez Bull, présente le site d’Angers consacré à la fabrication de supercalculateurs destinés à la science, à la météo, à l’industrie ou à l’intelligence artificielle. Ces systèmes agrègent processeurs, mémoire, stockage et réseau afin de fournir des puissances de calcul hors normes. Ces machines peuvent atteindre plusieurs tonnes au mètre carré et consommer des dizaines de mégawatts. Bull mise notamment sur un refroidissement liquide en circuit fermé, avec une eau pouvant atteindre 45 °C, pour améliorer leur efficacité énergétique et limiter la consommation de ressources.

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Emails, agenda, appels… OpenAI Dots veut devenir votre assistant personnel (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 02/10/26)02 oct. 202600:43:21

Les lunettes Nuance Audio veulent remplacer les aides auditives légères · OpenAI démocratise les agents personnels avec Dots · Google riposte avec Gemini 4 Argon · NVIDIA veut sécuriser les agents IA · Donald Trump mise sur l’autorégulation de l’intelligence artificielle.

Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)

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Classement des influenceurs tech

Petite parenthèse personnelle avant de commencer : le classement Tyto Tech 500 vient de me placer n°1 des influenceurs tech en France. Une distinction flatteuse — et un peu vertigineuse — qui récompense surtout cinq années de travail quotidien avec Monde Numérique, sur le podcast, YouTube, le site, la newsletter et les réseaux sociaux. Le classement complet est ici : https://tytopr.com/insights/tyto-tech-500/france-top-50.

Nuance Audio : des lunettes pour mieux entendre

Retour de Milan où EssilorLuxottica présentait une nouvelle évolution de ses lunettes Nuance Audio, conçues pour les personnes souffrant d’une perte auditive légère à modérée. Six microphones, amplification directionnelle, mode 360 degrés et environ dix heures d’autonomie : une technologie prometteuse, mais vendue près de 900 euros sans les verres. Nous revenons aussi sur l’intérêt de rendre l’assistance auditive beaucoup plus discrète et moins stigmatisante.

À lire aussi sur Monde Numérique.

OpenAI Dots : l’agent IA devient personnel

Avec Dots, OpenAI veut faire passer les agents IA du monde des développeurs à celui du grand public. Ces assistants persistants peuvent accéder aux applications autorisées, disposer de leur propre ordinateur dans le cloud et prendre en charge des tâches comme l’organisation d’un agenda, la gestion de fichiers ou certaines démarches à la place de l’utilisateur. Une évolution que nous comparons au tournant provoqué par ChatGPT en 2022.

À lire aussi : Agents IA, Musk dans la tourmente et data centers du futur.

Quand les agents IA prennent trop d’initiatives

Donner les clés de ses mails, fichiers et comptes à un assistant autonome suppose une confiance considérable. Nous revenons sur plusieurs histoires d’agents qui auraient accompli des actions inattendues ou dépassé les intentions de leurs utilisateurs, ainsi que sur les travaux menés par les laboratoires d’IA pour mieux comprendre ces comportements. Le risque n’est plus seulement celui de l’hallucination : une IA capable d’agir peut transformer une erreur en action concrète.

Gemini 4 Argon : Google entretient la course aux modèles

Google dévoile Gemini 4 Argon, son nouveau modèle destiné notamment aux tâches professionnelles complexes, au développement logiciel et à la cybersécurité. Une annonce qui illustre l’accélération permanente de la compétition entre Google, OpenAI, Anthropic et xAI, avec des performances qui évoluent désormais de génération en génération à un rythme très rapide.

L’IA va-t-elle créer une nouvelle fracture numérique ?

Les assistants IA les plus puissants pourraient devenir nettement plus coûteux à mesure qu’ils accompliront davantage de tâches. Nous nous demandons si une nouvelle fracture technologique ne risque pas d’apparaître entre ceux qui pourront s’offrir de puissants agents personnels et ceux qui devront se contenter d’outils plus limités.

NVIDIA veut empêcher les agents IA de sortir des clous

NVIDIA renforce son offensive dans la sécurité des agents avec OpenShell et Sentry. L’idée : isoler les agents, contrôler leurs permissions et surveiller leurs actions depuis des couches logicielles et matérielles indépendantes afin de pouvoir bloquer un comportement dangereux. Une nouvelle brique dans la stratégie de NVIDIA pour construire un écosystème complet autour de l’IA.

Donald Trump mise sur l’autorégulation de l’IA

Nous revenons sur la stratégie américaine consistant à privilégier les engagements volontaires des grands acteurs de l’IA plutôt qu’une réglementation fédérale détaillée. Le débat porte aussi sur l’emploi croissant du terme « superintelligence » et sur l’équilibre recherché aux États-Unis entre développement rapide de l’industrie, compétition internationale et contrôle des risques. La Californie conserve de son côté sa propre politique d’encadrement des entreprises du secteur.

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Détecter la maladie avant les symptômes grâce aux objets connectés (🎤 Éric Carreel, Withings)01 oct. 202600:17:35

Les objets connectés ne se contentent plus de mesurer le poids ou le rythme cardiaque : ils ambitionnent désormais de détecter les premiers signes d’une maladie.

🎤 INTERVIEW : Éric Carreel - Cofondateur et président de WithingsL'essentiel
  • Plus on détecte tôt une maladie chronique, plus elle est réversible.
  • La santé préventive se passe à la maison.
  • Dans cinq ans, on ne parlera que de ça.

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Vous venez de lancer votre nouveau pèse-personne connectée BodyScan 2, est-ce vraiment un outil de prévention médicale ?

Oui. Le BodyScan 2 mesure bien sûr le poids, mais aussi la composition corporelle segmentale, la graisse viscérale et de nombreux paramètres cardiaques. Il mesure également la santé nerveuse. En combinant toutes ces données avec des études cliniques, nous pouvons construire des scores, notamment de résilience glycémique, qui permettent d’évaluer un risque lié à la glycémie et donc au diabète. L’intérêt est particulièrement important pour les personnes qui peuvent avoir un diabète sans encore le savoir. Plus on le détecte tôt, plus on se rapproche d’un stade où la maladie peut encore être réversible.

La surveillance permanente ne risque-t-elle pas d'être anxiogène ?

Le but n’est justement pas d’ajouter de la charge mentale. Nous essayons de concevoir des produits faciles à utiliser : une montre avec une longue autonomie ou simplement une balance sur laquelle on monte régulièrement. Les mesures s’accumulent silencieusement et permettent de connaître la valeur de base propre à chaque personne. On peut alors repérer le moment où un paramètre commence à décrocher, au lieu d’attendre qu’il sorte d’une norme générale. Cette mesure longitudinale permet de se rapprocher du début de la maladie et donc du moment où l’on peut agir le plus tôt.

Jusqu’où peut aller le suivi médical avec des appareils grand public ?

Nos appareils sont des dispositifs médicaux qui ont passé des certifications médicales en Europe et aux États-Unis. Avec BeamO, par exemple, on peut mesurer la température, enregistrer un électrocardiogramme, mesurer la saturation en oxygène et utiliser un stéthoscope. Nous avons ajouté des analyses des bruits des poumons et du cœur afin d’aider à déterminer s’il faut consulter. L’intérêt des objets connectés est aussi de pouvoir effectuer une mesure précisément au moment où l’on ressent quelque chose, puis de transmettre cet enregistrement à un médecin.

L’IA va-t-elle finir par assurer une partie du suivi médical à domicile ?

C’est déjà la direction prise aux États-Unis avec le programme ACCESS. Les mesures issues de nos appareils peuvent être analysées en permanence par l’IA, qui peut poser des questions complémentaires au patient et intervenir dans son accompagnement. L’objectif est d’utiliser le temps du médecin lorsqu’il est réellement nécessaire. Pour nous, la première étape a été la mesure longitudinale, la deuxième consiste à construire des scores et la troisième est d’accompagner les patients entre leur vie quotidienne et le système médical. À terme, même certains prélèvements aujourd’hui réalisés en laboratoire pourront être effectués à domicile.

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iPhone pliable : la magie Apple justifie-t-elle les compromis ? (☕️ Grand Debrief 30/09/26)30 sept. 202601:02:36

Avec François Sorel (Tech&Co) et Bruno Guglielminetti (Mon Carnet), on revient sur l'actualité du mois : le premier iPhone pliable d'Apple, les lunettes boostées à l'IA de Meta, les robots humanoïdes qui apprennent les tâches domestiques, la course à la puissance des ténors de l'IA.

Avec Free Pro, le meilleur de Free pour les entreprises

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iPhone pliable : un grand écran au prix de quels sacrifices ?

L’iPhone pliable promet de réunir téléphone et tablette, mais on s’interroge sur les compromis évoqués face à l’iPhone 18 Pro Max : photo moins ambitieuse, retour de Touch ID et tarif nettement supérieur. L’expérience logicielle et l’adaptation des applications suffiront-elles à faire oublier ces concessions, ainsi que le poids et l’épaisseur du produit ? Un débat qui prolonge notre décryptage de l’arrivée du premier iPhone pliant.

Lunettes connectées : Meta peut-il dépasser la méfiance ?

Avec ses lunettes sans caméra, Meta s’attaque à un obstacle très concret : le malaise de ceux qui craignent d’être filmés à leur insu. François Sorel raconte son expérience des lunettes connectées au quotidien et s’enthousiasme pour les progrès des écrans immersifs, notamment les lunettes RayNeo qu’il teste comme un cinéma personnel. Retrouvez également notre tour d’horizon des lunettes et agents IA de Meta.

Robots humanoïdes : des démonstrations aux vraies maisons

Les démonstrations de Figure AI montrent comment les robots peuvent apprendre des gestes domestiques en observant des humains, avant de se confronter à des logements différents. Des limites encore visibles : lenteur, échecs et incertitudes sur leur autonomie réelle, avec des conséquences potentiellement très concrètes dans une maison. On imagine un avenir où ces machines seraient louées plutôt qu’achetées, pour suivre leurs évolutions rapides sans supporter leur obsolescence.

Peut-on vraiment ralentir la course à l’IA ?

Les appels au ralentissement se heurtent à la concurrence entre entreprises et à la rivalité entre les États-Unis et la Chine. Néanmoins, un encadrement plus ferme pose la question d’un « bouton rouge » permettant d’interrompre des systèmes devenus incontrôlables, face aux risques de détournement et de contournement des règles.

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L’IA peut-elle nous aider à survivre au changement climatique ? (🎤 Julien Villeret, EDF)30 sept. 202600:17:57

Face au changement climatique, l’adaptation devient aussi stratégique que la décarbonation. Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDF, détaille les technologies capables d’anticiper les événements extrêmes, de mieux gérer l’eau et de rendre les infrastructures plus résilientes.

🎤 INTERVIEW : Julien Villeret - Directeur de l’innovation d’EDF

En partenariat avec EDF

L'essentiel
  • La technologie permet aujourd’hui d’agir avant l’urgence.
  • Il faut créer de plus en plus de boucles fermées et vertueuses dans la consommation d’eau.
  • On ne peut pas avoir des solutions binaires.
  • On sera tourné vers l’anticipation et l’adaptation.

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Comment les technologies peuvent-elles aider à s’adapter au changement climatique ?

Les technologies permettent d’abord de mieux anticiper les événements climatiques. Nous pouvons croiser les données de capteurs au sol et les images satellites avec l’intelligence artificielle pour améliorer les prévisions. Les jumeaux numériques permettent ensuite de simuler différents scénarios et de voir comment des infrastructures ou des organismes peuvent réagir à une forte chaleur, un grand froid ou une tempête. Même si nous ne pouvons pas prédire l’avenir, détecter tôt permet de simuler les scénarios et d’agir avant l’urgence.

La gestion de l’eau devient-elle un enjeu majeur de l’adaptation ?

Oui, notamment avec la réutilisation et le recyclage de l’eau. L’objectif est de créer des boucles les plus fermées possibles afin de limiter la consommation. Nous avons par exemple investi chez EDF Pulse dans Chemdoc Water Technology, qui recycle des eaux industrielles pour leur donner une seconde vie. Les data centers développent également des solutions de refroidissement sans eau, avec des boucles fermées ou avec d’autres technologies, comme les bains de silicone.

Comment les infrastructures peuvent-elles s’adapter à des phénomènes nouveaux ?

Nous devons anticiper des événements auxquels nous sommes moins habitués, comme les invasions de méduses qui ont affecté certaines infrastructures cet été. Nous travaillons notamment sur des systèmes permettant de prévoir plusieurs jours à l’avance l’arrivée de bancs de méduses, grâce aux capteurs, aux modèles numériques et aux informations de terrain. Nous développons aussi des systèmes de protection capables de limiter leur arrivée sur les infrastructures.

En 2050, comment continuerons-nous à vivre avec la hausse des températures ?

Je pense que nous arriverons à vivre, parce que la résilience de l’espèce humaine est assez formidable. Nous serons davantage tournés vers l’anticipation et l’adaptation, avec notamment la reforestation urbaine, des bâtiments mieux adaptés aux fortes chaleurs, des réseaux plus résilients et des outils numériques permettant de tester différents scénarios avant d’agir. Mais il faudra continuer à lutter contre les énergies fossiles et à électrifier.

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L’IA peut-elle vraiment détecter l’IA ? (🎤 Thomas Jacquesson, Lucide AI)29 sept. 202600:21:54

Les détecteurs d’IA peuvent-ils réellement identifier un texte généré par une machine ? Thomas Jacquesson, président de Lucide AI, explique comment ces outils sont entraînés et pourquoi leur verdict doit rester un indice, jamais une preuve.

🎤 INTERVIEW : Thomas Jacquesson - Président de Lucide AIL'essentiel
  • Les détecteurs d’IA ne seront jamais fiables à 100 %.
  • Claude ou ChatGPT ne peut pas dire si un texte a été produit par une IA ou pas.
  • Le détecteur d’IA, c’est un peu comme le détecteur de fumée.

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Comment fonctionne un détecteur d’IA ?

L’idée est de vérifier si un texte a été généré par une IA, en totalité ou en partie, ou si un humain est à l’origine du texte. Les premiers détecteurs fonctionnaient avec des règles basées sur des caractéristiques fréquemment observées dans les textes générés par les IA. Les meilleurs détecteurs actuels sont entraînés avec des centaines de milliers de textes dont on connaît l’origine. L’IA apprend ainsi à distinguer mathématiquement les textes humains des textes générés par des machines. Il n’y a pas de watermark ni de marque secrète dans le texte.

Pourquoi les détecteurs peuvent-ils donner des résultats différents ?

Les différences peuvent venir des méthodes d’entraînement. Certains outils peuvent être davantage fondés sur des règles ou avoir été moins entraînés sur certains styles d’écriture. Nous avons nous-mêmes un taux général de bonne réponse autour de 97 %, avec un taux de faux positifs inférieur à 1 %. Mais tous les détecteurs peuvent se tromper, y compris le nôtre. La précision dépend notamment du registre d’écriture et de la quantité de texte disponible.

Pourquoi faut-il se méfier d’un verdict présenté comme une preuve ?

Un détecteur ne sera jamais fiable à 100 %, notamment parce que la langue évolue en permanence et que les IA évoluent elles aussi. Les textes courts sont également difficiles à analyser : il faut au bas mot 300 à 400 mots pour disposer de suffisamment de matière. Dans l’éducation, nous recommandons donc de ne pas considérer le résultat comme une preuve, mais comme un indice qui doit conduire à interroger l’étudiant et à vérifier s’il maîtrise réellement le sujet. C’est une démarche de levée de doute.

Comment éviter les erreurs sur des textes anciens ou des styles particuliers ?

Il faut entraîner les modèles sur des écrits anciens et sur des styles différents. Nous avons déjà rencontré des cas où une ancienne version de notre modèle accusait à tort des écrivains ou des textes anciens. La longueur du texte joue aussi beaucoup : un poème peut être trop court pour permettre un verdict fiable. C’est pourquoi nous affichons, comme nos concurrents, un indice de confiance fortement lié à la longueur du texte fourni.

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Écrire un livre avec ChatGPT : est-ce vraiment un scandale ? (📆 L'HEBDO 26/09/26)26 sept. 202601:00:42

L'affaire Thélyson Orélien met la littérature face au défi de l'IA • Les détecteurs d'IA sont-ils fiables ? • Meta lance de nouvelles lunettes connectées et mise sur son agent Muse • Trump rebaptise l’IA • Les appels à une gouvernance mondiale de l’IA se multiplient • Les robots humanoïdes s’essayent au ménage • EDF explore les technologies pour mieux gérer l’eau • Withings mise sur la prévention avec sa nouvelle balance connectée.

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Affaire Thélyson Orélien : que prouvent les détecteurs d’IA ?

Le roman C’était ça ou mourir, de Thélyson Orélien, se retrouve au cœur d’un scandale après des analyses réalisées avec le détecteur Pangram. Thomas Jacquesson, président de Lucide.ai, explique comment ces outils apprennent à distinguer les textes humains des productions automatiques et pourquoi ils peuvent se tromper. Son message est clair : un résultat de détection constitue un indice à examiner, pas une preuve suffisante pour accuser un auteur ou un étudiant.

Écrire avec l’IA : assistance ou tromperie ?

Avec Bruno Guglielminetti, de Mon Carnet, on élargit le débat et on s'interroge sur l'usage de l'IA dans la création artistique. Assistance intellectuelle, correction, réécriture ou génération de passages entiers : où placer la frontière, et un label permettrait-il réellement d’y voir plus clair ?

Meta veut installer l’IA sur votre nez

À l’occasion de Meta Connect 2026, Meta multiplie les annonces : Meta VR Glasses, Ray-Ban Meta Audio sans caméra, troisième génération de Ray-Ban Meta et arrivée des Display en France. Le groupe mise également sur son agent personnel Muse et sur le médaillon Muse Charm pour rendre l’intelligence artificielle accessible sans sortir son smartphone.

Even Realities : un écran dans les lunettes, sans caméra

Les G2 d’Even Realities illustrent une autre approche des lunettes connectées, avec un affichage intégré et des microphones, mais sans caméra. Traductions, assistance pendant les conversations et comptes rendus de réunions figurent parmi les usages évoqués, sur un marché où des produits très différents cohabitent sous la même appellation.

Trump invent la « super intelligence »

Donald Trump veut remplacer l’expression « intelligence artificielle » par « super intelligence » dans la communication officielle américaine. Un changement de vocabulaire qui soulève une question de fond : faut-il présenter ces systèmes comme une intelligence supérieure à celle des humains ?

Vers une gouvernance mondiale de l’IA ?

Des interventions de Sam Altman et Dario Amodei à l’ONU aux prises de position du pape Léon XIV et d’Emmanuel Macron, l’encadrement de l’IA s’impose dans le débat international. Derrière ces appels, une même préoccupation : préserver le contrôle humain et éviter que cette technologie ne se concentre entre quelques mains.

Quand une hallucination d’IA déclenche un incident militaire

L’émission revient sur un rapport du renseignement américain généré avec l’aide d’une IA, qui aurait attribué à tort à un navire chinois le transport de composants nucléaires. Ce mélange d’informations réelles et d’éléments erronés illustre les risques d’une confiance excessive dans les systèmes utilisés pour éclairer des décisions militaires.

Les robots humanoïdes à l’épreuve du ménage non programmé

Ranger une pièce, plier des serviettes et faire un lit : Figure confronte ses robots humanoïdes à des logements qu’ils ne connaissent pas. Avec un taux de réussite annoncé de 56 %, cette expérience montre les progrès de l’apprentissage par observation, mais aussi le chemin restant avant une véritable autonomie domestique.

iOS 27 : l’IA fait évoluer votre iPhone

Avec iOS 27, Apple enrichit les possibilités de modification des images, de la suppression d’éléments à l’extension du cadre et au repositionnement du point de vue. L’épisode fait également le point sur les évolutions de Photos, de Messages et du contrôle parental, ainsi que sur les restrictions européennes évoquées pour certaines fonctions d’IA.

Eau, data centers et nucléaire : les pistes technologiques d’EDF

Recyclage des eaux industrielles avec Chemdoc Water Technologies, refroidissement des data centers et adaptation des centrales aux températures des cours d’eau : plusieurs innovations cherchent à réduire la pression sur la ressource. L’entretien aborde aussi les invasions de méduses et les outils permettant d’anticiper leur arrivée près des prises d’eau des centrales, avec Julien Villeret, directeur de l’innovation d’EDF [PARTENARIAT]

Withings : une balance pour mieux anticiper les risques de santé

Éric Carreel, cofondateur et président de Withings, présente la Body Scan 2 et ses mesures de composition corporelle, de santé cardiovasculaire et nerveuse. Il explique comment leur combinaison permet d’établir un score de risque de dérégulation glycémique et défend une prévention fondée sur un suivi régulier à domicile. Pour prolonger le sujet, retrouvez notre précédent entretien avec Éric Carreel sur les objets connectés et l’IA en santé.

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Meta lance ses lunettes et ses agents IA à l’assaut du quotidien (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 25/09/26)25 sept. 202600:46:38

La littérature face aux détecteurs d’IA · Meta dévoile une avalanche de nouvelles lunettes connectées · Muse veut transformer l’IA en véritable assistant personnel · Les patrons d’OpenAI et d’Anthropic alertent sur les risques de l’IA tout en lançant de nouveaux modèles · Mon Carnet fête ses 10 ans.

Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)

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Un roman peut-il encore être « authentiquement » humain ?

L’affaire Thélison Aurélien relance le débat sur l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la littérature, après des accusations selon lesquelles son roman aurait été largement généré par IA. Au cœur de la polémique, les détecteurs d’IA comme Pangram, dont les résultats peuvent constituer une alerte mais pas une preuve absolue, et une question plus large : jusqu’où un écrivain peut-il utiliser l’IA sans remettre en cause la responsabilité et l’intention qui fondent son œuvre ?

Meta veut réinventer les lunettes connectées

À l’occasion de Meta Connect, Meta a présenté une impressionnante gamme de nouvelles lunettes et dispositifs connectés. Parmi les annonces, un casque léger de réalité mixte, de nouvelles Ray-Ban sans caméra davantage centrées sur l’audio, ainsi que les Ray-Ban Display qui doivent désormais arriver au Canada, au Royaume-Uni et en France.

Muse, l’agent IA qui veut agir à votre place

Bruno Guglielminetti raconte son expérience de Muse, présenté par Meta comme un agent personnel capable de proposer spontanément des tâches et d’effectuer certaines opérations sur Internet. L’agent dispose de son propre environnement informatique et peut désormais, sur Mac, intervenir directement sur l’ordinateur de l’utilisateur, ouvrant la voie à une nouvelle génération d’assistants capables d’agir plutôt que de simplement répondre.

Meta veut mettre l’IA partout

Avec Muse, les lunettes connectées et un petit dispositif baptisé Muse Charm, Meta cherche à installer l’intelligence artificielle dans les usages quotidiens plutôt qu’à la cantonner aux conversations avec un chatbot. Cette stratégie s’appuie sur l’immense écosystème de Meta et pourrait donner à des centaines de millions d’utilisateurs un accès direct à des agents capables d’agir pour eux.

L’IA doit-elle ralentir ?

Sam Altman et Dario Amodei se sont exprimés devant les Nations Unies pour appeler à une coopération internationale et à un cadre mondial destiné à encadrer les risques liés à l’intelligence artificielle. Un discours qui contraste avec l’accélération permanente du secteur, alors qu’Anthropic et OpenAI continuent parallèlement de présenter de nouveaux modèles toujours plus puissants.

Mon Carnet fête ses 10 ans

Bruno Guglielminetti annonce une émission spéciale de Mon Carnet consacrée aux dix années d’évolution de la technologie et aux grandes transformations vécues durant cette décennie. L’équipe au complet se joint à lui pour revenir sur cette histoire, avec Jérôme Colombain également de la partie.

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Pourquoi les patrons de l’IA crient au danger… et accélèrent ? (🔎 Zoom Tech) »24 sept. 202600:05:56

Les dirigeants des grands laboratoires d’IA multiplient les alertes sur les risques de leurs propres technologies tout en poursuivant la course aux modèles toujours plus puissants. Derrière ce paradoxe se mêlent inquiétudes réelles, compétition économique, intérêts commerciaux et rivalité géopolitique.

Une course impossible à ralentir

Pourquoi Dario Amodei, Sam Altman ou Elon Musk alertent-ils régulièrement sur les dangers de l’intelligence artificielle tout en continuant à développer des modèles toujours plus puissants ? Le paradoxe peut s’expliquer par plusieurs mécanismes qui se superposent.

Chez Anthropic, Dario Amodei défend notamment l’idée que des IA très puissantes pourraient accélérer les découvertes scientifiques et médicales, tout en présentant des risques considérables. Dans cette logique, arrêter seul le développement serait contre-productif : chaque acteur craindrait de se faire dépasser par ses concurrents.

C’est le classique « dilemme du prisonnier » : une coopération permettant de ralentir collectivement pourrait être bénéfique, mais chaque entreprise a intérêt, individuellement, à poursuivre la course.

La sécurité peut aussi devenir un enjeu commercial

Les alertes sur les risques peuvent également renforcer la perception de la puissance technologique de ces entreprises auprès des investisseurs et du marché. Dans le même temps, les acteurs qui disposent déjà des moyens techniques et financiers nécessaires pour développer des modèles avancés sont aussi particulièrement bien placés pour participer à la définition des règles de sécurité.

Cela pose une question de gouvernance : des normes très complexes pourraient-elles favoriser les entreprises déjà installées au détriment de nouveaux concurrents ? C’est notamment l’un des sujets de tension autour de la régulation de l’IA en Europe.

L’ombre de la rivalité entre les États-Unis et la Chine

À cette compétition entre entreprises s’ajoute une dimension géopolitique. La course à l’IA est également présentée comme un enjeu stratégique entre les États-Unis et la Chine : ralentir son propre développement sans garantie que l’autre camp fasse de même paraît particulièrement difficile.

Le résultat est un paradoxe supplémentaire : les mêmes acteurs peuvent considérer que l’IA représente un risque majeur tout en estimant qu’il est nécessaire de rester à la pointe pour ne pas laisser cette technologie stratégique à un concurrent.

Qui doit contrôler ceux qui développent l’IA ?

Les alertes sur les risques ne sont pas nécessairement incompatibles avec la poursuite du développement. OpenAI décrit par exemple différentes méthodes d’évaluation et de protection de ses modèles, tandis que l’entreprise publie régulièrement ses travaux sur la sécurité.

Mais une question demeure : peut-on laisser aux entreprises qui construisent, commercialisent et évaluent ces systèmes le soin de définir seules les limites à ne pas franchir ? Leur expertise est indispensable, mais la question de l’IA dépasse désormais largement le cadre des seuls laboratoires qui la développent.

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Incendies, eau, énergie : les technologies qui renforcent la résilience climatique (🎤 Patrice Duboé, Capgemini)23 sept. 202600:14:37

Les effets du changement climatique touchent désormais directement les entreprises et leurs chaînes d’approvisionnement. Patrice Duboé explique comment capteurs, IA, satellites et réseaux intelligents peuvent contribuer à renforcer leur résilience.

🎤 INTERVIEW : Patrice Duboé - Directeur Innovation Europe du Sud chez Capgemini

En partenariat avec Capgemini

L’essentiel
  • Aujourd’hui, les entreprises doivent s’adapter pour être résilientes.
  • Les solutions sont là pour détecter plus rapidement les fuites d’eau.
  • On voit qu’il y a plein de techno qui avancent.
  • Le monitoring, la supervision des réseaux permet d’optimiser les process.

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Le climat est-il devenu un enjeu direct pour les entreprises ?

Oui. Pour moi, 2026 est malheureusement une année charnière. Aujourd’hui, personne ne peut nier les impacts du climat. Dans notre étude, 87 % des managers interrogés dans le monde disent que leur organisation a été impactée par le climat. Les chaînes d’approvisionnement sont directement concernées par les incendies, les inondations, les tempêtes ou les autres événements extrêmes. Les entreprises doivent donc désormais se préparer et devenir plus résilientes.

Quelles technologies permettent déjà de prévenir ou de limiter certains risques climatiques ?

On a aujourd’hui des solutions concrètes. Des milliers de capteurs peuvent être déployés dans les forêts avec des solutions satellites pour détecter presque en temps réel les incendies. Pour l’eau, des caméras et des ultrasons permettent de détecter les fuites dans les réseaux. Dans l’énergie, les réseaux intelligents permettent d’adapter la consommation à la production. On voit donc des technologies qui permettent déjà de mieux gérer les ressources et de prévenir certains risques.

L’intelligence artificielle peut-elle aussi devenir un outil au service du climat ?

On passe progressivement des très grands modèles de langage à des modèles plus ciblés et moins consommateurs en ressources. L’Edge AI et l’Edge Cloud permettent aussi de faire fonctionner certains modèles localement. Dans les entreprises, l’IA peut surtout permettre d’optimiser les processus. Nous avons par exemple déployé en Inde un Energy Command Center qui pilote en temps réel les sources d’énergie, les consommations et la production photovoltaïque. Cela a permis de réduire de 30 % la consommation énergétique.

Quelles innovations montrent que la transition est déjà en cours ?

On voit des projets très concrets dans différents domaines. Dans le maritime, des ailes de kite de plusieurs centaines de mètres carrés peuvent assister les moteurs des cargos et réduire leur consommation. L’aile est pilotée dynamiquement par des moteurs et de l’IA. Sur les réseaux électriques, les smart grids permettent de mieux adapter la consommation à la production et de réfléchir à l’utilisation des batteries des voitures. Ce sont des technologies qui avancent déjà.

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Des réseaux capables de se réparer tout seuls (🎤 Christophe Batiard, Huawei Europe)22 sept. 202600:21:52

À Shanghai, Huawei dévoile sa vision des réseaux de demain, capables d’analyser les incidents en temps réel et, dans certains cas, de se reconfigurer automatiquement.

🎤 INTERVIEW : Christophe Batiard - CTO de Huawei Europe

En partenariat avec Huawei, à l'occasion de Huawei Connect

L'essentiel
  • Les réseaux sont analysés en temps réel et l'IA peut prévenir un humain lorsqu'il y a un problème.
  • Avec le Wi-Fi 7 Advanced développé par Huawei, nous sommes au-delà de la norme officielle.
  • Les robots, pour nous, sont juste des objets connectés supplémentaires.

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Comment l'IA intervient -elle dans la gestion des réseaux télécoms et du cloud chez Huawei ?

Aujourd’hui, avec notre ensemble de solutions Stellar AI, les réseaux sont analysés en temps réel grâce à des logiciels algorithmiques d’intelligence artificielle. Ils peuvent créer des alertes ou rediriger automatiquement du trafic pour éviter les pertes de paquets et les interruptions. On peut aussi avoir des agents capables d’interagir directement avec les contrôleurs réseau pour reconfigurer le réseau. En Europe, l’agent peut signaler à un humain qu’une intervention est nécessaire. En Chine, il peut intervenir seul.

Quels sont les avantages concrets ?

Cela permet notamment de prioriser certains flux. Dans un hôpital, par exemple, on peut donner la priorité au monitoring d’un patient, à la télémédecine ou à l’imagerie plutôt qu’à un flux moins critique. Dans l’éducation, il faut aussi gérer plusieurs centaines de personnes connectées simultanément et prioriser certains usages. Dans les centres logistiques, les robots ne peuvent pas supporter les pertes de paquets ni la latence. Le réseau doit donc être capable de leur garantir cette continuité.

Dans les data centers, l'IA est donc au service de l'IA ?

Oui, car nous utilisons l’intelligence artificielle pour améliorer le réseau, notamment pour les calculs HPC et les entraînements d’IA. On étudie ce qui sort des GPU afin de savoir comment gérer le trafic dans le réseau et éviter les plantages. Quand un entraînement doit durer plusieurs jours, un arrêt du réseau peut obliger à recommencer le calcul. On a donc redesigné les réseaux pour ces usages, avec des technologies capables de fonctionner sur des clusters de plus de 1 000 nœuds.

Au-delà des data centers, vous semblez miser à fond sur le Wi-Fi ?

En effet. Nous avons développé des versions avancées du Wi-Fi 7 qui améliorent considérablement la qualité de service et offre des fonctionnalités supplémentaires. Dans les magasins, par exemple, le Wi-Fi peut permettre de connecter les appareils et de suivre le parcours d’un client qui utilise volontairement son smartphone. On peut aussi digitaliser en temps réel les magasins pour améliorer la gestion des stocks. Et lorsqu’on ajoute des dizaines de milliers de devices, l’automatisation devient indispensable parce qu’un humain seul ne peut pas les gérer.

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IA : la bataille des modèles fermés contre les modèles ouverts (📆 L'HEBDO 19/09/26)19 sept. 202600:54:17

Les géants américains de l’IA appellent à ralentir, sur fond de bataille entre modèles propriétaires et ouverts • Snap dévoile de nouvelles lunettes de réalité augmentée • Revolut livre par erreur les données de 700 clients à des escrocs • L’Europe veut durcir l’accès des mineurs aux réseaux sociaux • À Shanghai, Huawei mise sur l’IA pour automatiser les réseaux • Capgemini analyse comment la technologie peut aider les entreprises face au dérèglement climatique.

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(Exceptionnellement, pas de version longue de L'Hebdo cette semaine)

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IA : pourquoi les géants veulent-ils ralentir ?

Dario Amodei, Sam Altman et Elon Musk appellent à mieux encadrer, voire ralentir, le développement des IA les plus puissantes, tandis que d’autres acteurs soupçonnent derrière ces alertes des enjeux économiques et concurrentiels. Le débat oppose aussi de plus en plus les modèles propriétaires aux IA ouvertes, notamment défendues par des acteurs comme Hugging Face, Mistral ou NVIDIA.

Snap relance la bataille des lunettes de réalité augmentée

Snap présente une nouvelle génération de lunettes de réalité augmentée dotées d’un affichage couleur, de verres électrochromiques et d’environ quatre heures d’autonomie. En France, Orange doit assurer la connectivité mobile via un étui équipé d’une carte SIM, tandis que certaines fonctions d’intelligence artificielle ne devraient pas être disponibles immédiatement.

Revolut piégée par de faux représentants de l’administration

Revolut a transmis par erreur les données personnelles d’environ 700 clients à des escrocs se faisant passer pour une administration italienne. Noms, coordonnées, documents d’identité ou selfies ont notamment été compromis, faisant peser sur les personnes concernées des risques accrus de phishing et d’usurpation d’identité.

Réseaux sociaux : l’Europe veut mieux protéger les mineurs

La Commission européenne travaille sur un nouveau cadre commun destiné à limiter l’accès des plus jeunes aux réseaux sociaux et à imposer davantage de sécurité « par conception » aux plateformes. Le seuil d’âge reste débattu, entre une interdiction avant 13 ans envisagée au niveau européen et la volonté française de fixer une majorité numérique à 15 ans.

Yoshua Bengio veut une IA sans « agenda caché »

Dans le Débrief transatlantique, Bruno Guglielminetti, Mon Carnet, explique comment le chercheur Yoshua Bengio séduit avec sa LoiZéro (LawZero), une approche visant à créer une intelligence artificielle avancée dépourvue d’objectifs propres, dont les prédictions seraient transparentes, vérifiables et auditables. LawZero a annoncé le 16 septembre un engagement conjoint du Canada et de l’Allemagne pouvant atteindre 300 millions de dollars pour soutenir ses recherches sur une IA conçue autour de la sécurité.

À Shanghai, Huawei met l’IA au cœur des réseaux

Depuis Huawei Connect à Shanghai, Christophe Batiard, CTO Europe de Huawei, présente les évolutions des réseaux, data centers et infrastructures pilotées par intelligence artificielle. Agents capables de détecter des anomalies et de reconfigurer le trafic, Wi-Fi 7 Advanced et détection de présence par réflexion des ondes illustrent la convergence croissante entre réseaux physiques et systèmes intelligents. [PARTENARIAT]

Climat : quand la tech devient aussi une solution

Patrice Dubois, directeur Innovation Europe du Sud de Capgemini, revient sur les tensions entre l’essor de l’IA et les engagements environnementaux des entreprises. Le rapport « A World in Balance 2026: The resilience reset » montre que 87 % des organisations interrogées ont subi des perturbations de leur chaîne d’approvisionnement liées au climat ; satellites, capteurs, IA locale ou supervision énergétique peuvent parallèlement contribuer à prévenir les incendies, détecter les fuites d’eau et réduire les consommations. [PARTENARIAT]

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Stopper l'IA ? En tout cas, on est à un tournant (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 18/09/26)18 sept. 202600:30:06

Le débat sur les risques de l’IA oppose modèles fermés et IA ouvertes • Yoshua Bengio défend une IA "sans agenda" et reçoit le soutien du Canada et de l’Allemagne • A Shanghai, Huawei Connect dévoile l’ampleur de l’écosystème technologique chinois

Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet moncarnet.com)

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IA : le grand moment de bascule

Nous revenons sur la multiplication des alertes entourant les intelligences artificielles les plus puissantes. Ils s’interrogent notamment sur les motivations économiques et stratégiques des dirigeants de Anthropic, OpenAI et xAI lorsqu’ils mettent publiquement en avant les risques des systèmes qu’ils développent, dans un contexte où financement, régulation et compétition internationale se mêlent étroitement.

IA propriétaire contre IA ouverte

Une autre fracture se dessine entre grands modèles propriétaires et écosystèmes plus ouverts. Mistral AI, Hugging Face et les modèles chinois incarnent cette seconde voie, tandis que Jensen Huang et NVIDIA apparaissent comme des acteurs majeurs de cet écosystème ouvert. Pour Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti, cette opposition pourrait devenir l’un des principaux terrains de compétition de l’IA mondiale.

Yoshua Bengio veut une IA sans « agenda »

Au Canada, Yoshua Bengio — LoiZéro et Mila travaille sur une approche différente des systèmes agentiques actuels : une intelligence artificielle conçue pour comprendre et prédire sans poursuivre ses propres objectifs. LoiZéro formalise notamment cette approche avec son « Scientist AI » et l’étude Safety from Honesty in a Disinterested AI Predictor. Canada et Allemagne mettent jusqu’à 300 millions sur la table pour soutenir le projet.

Et aussi...

Shanghai, vitrine grandeur nature de Huawei

Coup d'oeil sur Shanghai où je me trouve pour Huawei Connect 2026, la grand-messe annuelle de Huawei consacrée cette année notamment aux infrastructures d’IA. Au-delà des smartphones, le groupe expose son immense écosystème dans les télécoms, les centres de données, les transports ou encore le commerce, avec une présence remarquée de la robotique.

Une Chine déjà largement dématérialisée. Paiements par QR code avec Alipay ou WeChat, déplacements avec DiDi, véhicules électriques et robots de livraison jusque dans les hôtels...

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Les neurones topologiques : la nouvelle architecture d’IA qui veut comprendre le monde humain (🎤 Hugo Micheron et Antoine Jardin, Arlequin AI)16 sept. 202600:28:47

Arlequin AI veut développer une nouvelle architecture d’intelligence artificielle fondée sur les réseaux de neurones topologiques. Son ambition : exploiter les connexions entre les données pour rendre l’analyse massive plus précise, traçable et auditable.

🎤 INTERVIEW : Hugo Micheron (CEO) et Antoine Jardin (CTO), d'Arlequin AIL’essentiel
  • Nous travaillons sur des sujets où la probabilité ne suffit pas.

  • Les phénomènes sociaux ont des formes topologiques.
  • L’Europe doit innover et créer de nouvelles architectures de modèles.

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Pourquoi développer une nouvelle architecture d’IA ?

Antoine Jardin : Les modèles d’IA majoritaires reposent aujourd’hui beaucoup sur les modèles de langage et nécessitent énormément de données et de calculs. Notre approche consiste à utiliser des réseaux de neurones topologiques dédiés à la connexion entre les points d’information. Cela permet d’être plus flexible, plus efficient, mais aussi complètement auditable et traçable.

Hugo Micheron : Nous partons de cas d’usage auxquels les modèles actuels ne permettent pas toujours de répondre. Notre objectif est de comprendre la structure et les dynamiques des données, notamment lorsqu’elles sont massives et hétérogènes. C’est une autre architecture d’IA, complémentaire des modèles de langage et des World Models.

Concrètement, que permettent les neurones topologiques ?

Hugo Micheron : Prenons la fraude bancaire. Une série de transactions peut être parfaitement légale prise individuellement : A donne 100 000 euros à B, B à C, C à D et D à A. Ce qui est illégal, c’est le schéma global. Nos modèles cherchent automatiquement cette circularité dans la connectivité. On peut ainsi préqualifier le problème et accéder beaucoup plus rapidement à l’information pertinente.

Antoine Jardin : C’est la même logique pour l’investigation. Un enquêteur relie des personnes, des lieux, des documents et des faits pour faire émerger une démonstration. Nous voulons automatiser ces connexions sur des volumes de données qu’un humain ne pourrait pas traiter seul, tout en conservant la possibilité de retracer les éléments de preuve.

Ces modèles peuvent-ils aussi contribuer à rendre l’IA plus sûre ?

Hugo Micheron : Il y a aujourd’hui une partie du développement de l’IA que nous ne maîtrisons pas complètement. S’il existe un nouveau pouvoir lié aux algorithmes, il faudra probablement des contre-pouvoirs, notamment d’autres algorithmes capables d’encadrer leurs effets néfastes. Nous réfléchissons donc aussi à l’application de nos modèles à l’AI safety.

Antoine Jardin : Nos modèles sont conçus pour être transparents et vérifiables. La nature des procédures mathématiques utilisées permet de contrôler et de certifier leur comportement. C’est particulièrement important dans les domaines où la sécurité, l’auditabilité et les enjeux critiques sont essentiels.

Où en est aujourd’hui Arlequin AI ?

Hugo Micheron : Nous sommes une cinquantaine de chercheurs et collaborateurs, avec une trentaine de clients dans quatre pays européens. Nous avons levé 28 millions d’euros et développons des bureaux en Allemagne et en Angleterre, avec un laboratoire de recherche en IA lancé à San Francisco. Notre plateforme est déjà déployée sur différents cas d’usage.

Antoine Jardin : Nous avons déjà réalisé des modèles à petite échelle. L’enjeu maintenant est de leur permettre de passer à l’échelle et de tirer toute la valeur de cette nouvelle architecture. Notre objectif est de créer à grande échelle des réseaux de neurones topologiques.

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Shadow transforme n’importe quel PC en machine puissante grâce au cloud (🎤 Bruno Pennes et Boris Lecoeur, Shadow)15 sept. 202600:19:38

Shadow permet aujourd’hui d’utiliser un PC puissant à distance depuis presque n’importe quel appareil, du vieux laptop au smartphone. L’entreprise veut aussi valoriser son infrastructure GPU pour l’inférence IA lorsque les joueurs ne l’utilisent pas.

🎤 INTERVIEW : Bruno Pennes, Responsable marketing & Boris Lecoeur, Directeur Général de ShadowL’essentiel
  • Shadow tourne sur n'importe quelle plateforme (ordinateur, smartphone, etc.).
  • Le système fonctionne dans le navigateur Web.

  • La seule limite est celle de la connexion Internet.

Comment prétendez-vous transformer une machine peu puissante en PC performant ?

Bruno Pennes : La spécificité de Shadow, c’est de prendre un PC, de le mettre dans un data center et de le streamer vers l’utilisateur, quel que soit son appareil. Aujourd’hui, une machine qui sait décoder de la vidéo sans latence peut faire tourner Shadow. Par exemple, nous avons fait le test sur un PC de base fourni aux collégiens et lycéens par la région Île-de-France et nous pouvons aliment pour faire tourner Shadow sur un écran en 4K. Avec un bon Wi-Fi, la latence est d’à peine 10 millisecondes.

Quels usages au-delà du gaming ?

Bruno Pennes : Le gaming reste dans notre ADN, mais Shadow permet aussi de faire du montage vidéo, de la 3D ou de l’IA. Nous fournissons notamment des cartes graphiques professionnelles avec davantage de mémoire vidéo. Cela permet de produire des scènes 3D plus denses et de charger des modèles d’IA plus importants. L’utilisateur peut aussi installer ses propres outils et retrouver un véritable environnement Windows.

Vous utilisez également l'infrastructures de Shadow pour l’IA. De quelle manière ?

Boris Lecoeur : Nous venons du cloud gaming et cela reste un ADN très fort. Mais depuis le rachat par Octave Klaba et Synfonium en 2021, nous sommes entrés dans une phase plus industrielle et technologique. Les gamers utilisent massivement notre infrastructure entre 18 heures et 23 heures. Mais, le reste de la journée, elle est beaucoup moins utilisée. Nous pouvons donc valoriser cette infrastructure en faisant tourner principalement des workloads d’inférence IA. Nous pouvons adapter l’utilisation de nos infrastructures en fonction des horaires et des régions du monde.

Site officiel : https://shadow.tech/fr/

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L'IA peut-elle vraiment anéantir l'humanité ? (📆 L'HEBDO 12/09/26)12 sept. 202600:50:16

Apocalypse par l’IA : IA : faut-il croire les semeurs de peur ? • Apple lance l’iPhone Duo pliant • OpenAI bat un record en maths • Meta dévoile son agent Muse • Revolut teste le paiement par IA • Mistral lève 3 milliards • Faux départ pour la brosse à dents Dyson • Shadow ressuscite les vieux PC par le cloud • Arlequin AI invente les neurones topologiques

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L’iPhone Duo, le pliant selon Apple

Apple dévoile son premier iPhone pliant, l’iPhone Duo : écran interne de 7,6 pouces, format compact et prix à partir de 2 339 euros. Une prouesse de design, mais aussi une machine à compromis face aux iPhone 18 Pro, notamment sur la photo et l’abandon de Face ID au profit de Touch ID. Avec Bruno Guglielminetti, de Mon Carnet, on se demande si Apple peut enfin faire décoller un marché des smartphones pliants encore marginal. À écouter aussi : le Débrief Transatlantique consacré au nouvel iPhone pliant.

Quand l’Apple Watch se souvient à votre place

Apple présente aussi Live Rewind et Siri Recap, deux fonctions destinées à retrouver les dernières secondes d’une conversation ou à résumer les échanges d’une journée. Des usages qui rapprochent l’Apple Watch des appareils et applications de prise de notes automatique, avec des questions évidentes de confidentialité — et une disponibilité européenne qui n’est pas prévue au lancement.

OpenAI s’attaque à l’un des grands problèmes des mathématiques

OpenAI annonce qu’un système d’IA interne a produit une solution au problème d’existence et de régularité de Navier-Stokes, l’un des célèbres « problèmes du millénaire », accompagnée d’une formalisation dans Lean. L’annonce a aussitôt suscité un débat sur la proximité avec des travaux mathématiques concurrents ; OpenAI affirme, après enquête, que les travaux de Buckmaster n’ont pas pu influencer son système.

Meta lance Muse, son agent IA personnel

Meta passe du chatbot à l’agent avec Muse, capable d’envoyer des e-mails, préparer des voyages ou réaliser des achats. L’agent fonctionne dans une machine virtuelle dédiée, Muse Secure VM, avec un second agent de contrôle baptisé Sentinel ; Meta précise notamment qu’une confirmation humaine est requise pour les actions sensibles comme l’envoi d’un e-mail ou un achat. Muse commence son déploiement aux États-Unis.

En France, l’IA commence à payer

Revolut et Visa annoncent avoir réalisé en France un premier paiement sécurisé en conditions réelles initié par un assistant alimenté par l’IA. L’expérience vise à préparer un futur où des agents pourraient rechercher un produit et prendre en charge une partie croissante de l’acte d’achat, tout en conservant des mécanismes d’autorisation et de sécurité.

Mistral lève 3 milliards et muscle ses infrastructures

Mistral AI annonce une levée de 3 milliards d’euros destinée notamment à renforcer ses capacités d’infrastructure en Europe. Au-delà de la course aux modèles, la pépite française affirme ainsi une stratégie d’IA souveraine reposant aussi sur les capacités d’inférence et les infrastructures européennes.

Faux départ pour la brosse à dents CameraJet de Dyson

À peine lancée, la Dyson CameraJet, étonnante brosse à dents équipée d’une caméra et d’un système de jet interdentaire piloté par machine learning, se retrouve indisponible. Dyson met officiellement en avant une rupture de stock, tandis que des premiers utilisateurs ont signalé des dysfonctionnements ; la marque reconnaît des problèmes sur certains premiers exemplaires sans les relier au retrait commercial évoqué dans l’émission.

Au Brésil, un lycéen met une IA contre le réchauffement des villes

À Palmas, le lycéen de 16 ans Isaac Carvalho Borges a développé un outil d’intelligence artificielle destiné à repérer les micro-îlots de chaleur urbains à partir notamment de données satellites, de température et de végétation. Son projet, récompensé par un prix de 12 500 dollars, doit être proposé en open source et gratuitement aux organismes publics locaux (source).

« L’IA pourrait tous nous tuer » : que valent ces alertes ?

La démission de Jacob Coxon d’Anthropic remet brutalement les risques existentiels de l’IA au centre du débat : l’ancien chercheur d’OpenAI et d’Anthropic accuse les grands laboratoires de foncer vers une superintelligence capable de s’améliorer elle-même. Evan Hubinger, responsable de l’Alignment Science chez Anthropic, évoque de son côté une probabilité supérieure à 10 % que l’IA puisse provoquer la disparition de l’humanité dans la décennie. Avec Bruno Guglielminetti, de Mon Carnet, nous examinons les scénarios envisagés — perte de contrôle, cyberattaques ou détournements biologiques — mais aussi le paradoxe de chercheurs qui alertent tout en travaillant au développement de systèmes toujours plus puissants.

Shadow veut remplacer votre vieux PC par le cloud

Shadow PC propose de transformer un Mac, un vieux PC ou même une machine très modeste en ordinateur Windows puissant grâce au streaming depuis ses data centers. Bruno Pennes, responsable marketing de Shadow, fait la démonstration d’usages allant du gaming à Blender, au montage vidéo et à l’IA, tout en rappelant la principale contrainte du système : une connexion Internet stable et une latence suffisamment faible.

Arlequin AI veut inventer une troisième voie pour l’IA

Après les LLM et les « world models », Arlequin AI mise sur les réseaux de neurones topologiques, conçus pour analyser les connexions entre de grandes masses de données complexes. Hugo Micheron, CEO et cofondateur d’Arlequin AI, et Antoine Jardin, CTO et cofondateur d’Arlequin AI, expliquent comment cette architecture peut notamment détecter des schémas de fraude, rendre les analyses traçables et proposer des systèmes plus auditables ; la startup vient de lever 28 millions d’euros pour accélérer cette approche (écouter aussi : Arlequin AI sur Monde Numérique).

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Apple fera-t-il décoller le pliant ? (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 11/09/26)11 sept. 202601:02:18

Cette semaine : un iPhone pliant à près de 2 000 dollars, l’intelligence artificielle menacerait l’humanité, Meta lance son agent IA, des téléviseurs LG soupçonnés de surveiller leurs utilisateurs…

Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)

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Apple dévoile son premier iPhone pliant

Apple présente enfin son premier smartphone pliant, après plusieurs années de développement. Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti analysent le design de l’appareil, son format portefeuille, son prix, ses compromis photographiques, l’abandon du Face ID et son positionnement face aux Galaxy Fold et Pixel Fold.

Une keynote très codifiée pour John Ternus

Pour sa première grande présentation à la tête d’Apple, John Ternus reprend presque à l’identique les codes de Tim Cook et les recettes des anciennes keynotes. Les deux chroniqueurs regrettent un manque de personnalité et d’effet de surprise, face notamment aux spectaculaires présentations de NVIDIA.

IA : sommes-nous vraiment face à un risque existentiel ?

Plusieurs anciens spécialistes de l’IA tirent la sonnette d’alarme, notamment autour du risque que des systèmes de plus en plus autonomes échappent au contrôle humain. Jérôme Colombain et Bruno Guglielminetti distinguent les scénarios de type « Terminator » des dangers plus concrets liés aux cyberattaques, aux usages malveillants et à la concentration du pouvoir technologique.

Meta veut confier notre vie à un agent IA

Avec Muse, Meta veut franchir une nouvelle étape en proposant un agent capable d’anticiper les besoins de ses utilisateurs et d’agir à leur place. Mais l’accès à une telle quantité d’informations personnelles ravive immédiatement les inquiétudes sur la confidentialité et la confiance envers Meta.

Mistral change d’échelle

La pépite française Mistral poursuit son ascension avec une nouvelle levée de 3 milliards d’euros, portant sa valorisation à plus de 21 milliards. L’entreprise veut notamment investir massivement dans les capacités de calcul et les infrastructures nécessaires au développement de l’IA, au risque de s’éloigner de son ambition initiale de rivaliser directement avec les modèles les plus puissants.

La Chine fabrique un robot… avec des robots

Le constructeur chinois Xpeng présente Iron, un robot humanoïde dont environ 80 % de la fabrication aurait été réalisée par des robots industriels. Une démonstration spectaculaire qui ouvre une nouvelle étape dans l’automatisation industrielle et pose déjà la question du jour où les machines pourront concevoir et produire elles-mêmes leurs successeurs.

LG face aux inquiétudes sur la vie privée

Les téléviseurs connectés LG sont au cœur d’un nouveau débat autour de la collecte de données et de la surveillance des usages. Les deux chroniqueurs reviennent sur les inquiétudes suscitées par les fonctions de reconnaissance automatique du contenu et sur la difficulté, pour les fabricants, de restaurer la confiance des utilisateurs.

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L’iPhone pliant arrive, mais à quel prix ? (Keynote Apple 09/09)10 sept. 202600:10:33

Apple franchit enfin le pas du smartphone pliable avec l’iPhone Duo, un modèle à grand écran pensé pour le multitâche. La firme en profite aussi pour renouveler ses iPhone Pro, ses AirPods et ses Apple Watch, avec plusieurs fonctions qui restent indisponibles dans l’Union européenne.

L’iPhone pliable devient réalité

Après des années de rumeurs, Apple entre officiellement sur le marché des smartphones pliants avec l’iPhone Duo. Son format « passeport » associe un écran externe de 5,4 pouces à une dalle intérieure de 7,6 pouces, soit un affichage sensiblement plus grand que celui de l’iPhone Pro Max.

L’enjeu dépasse le simple changement de format : une fois ouvert, l’iPhone peut afficher deux applications côte à côte, faciliter le glisser-déposer de contenus et proposer une utilisation plus proche d’une petite tablette. iOS a été adapté à cette nouvelle ergonomie, avec une interface capable de suivre les transformations de l’écran.

L’appareil est également compatible avec l’Apple Pencil, une première pour un iPhone. Apple mise par ailleurs sur une finition antireflet pour améliorer la lisibilité et rendre la pliure moins visible.

Un iPhone hors norme… et hors de prix

L’iPhone Duo embarque deux appareils photo arrière de 48 mégapixels, une caméra frontale sous l’écran et une puce A20 Pro. Apple annonce jusqu’à 44 heures de lecture vidéo sur l’écran externe et 31 heures sur l’écran intérieur.

Quelques concessions subsistent : pas de Face ID, remplacé par Touch ID intégré au bouton latéral, pas de carte SIM physique et toujours une interrogation sur le poids, qui n’a pas encore été communiqué.

Le prix démarre à 2 000 dollars, soit environ 2 339 euros en France selon la configuration. La version 2 To atteint 3 839 euros. La commercialisation est annoncée pour le 23 octobre.

Les iPhone 18 Pro misent sur l’IA

Apple a également présenté les iPhone 18 Pro et 18 Pro Max, équipés de la puce A20 Pro gravée en 2 nm. La nouvelle génération de Siri, baptisée Siri AI, gagne en capacités d’interaction, mais son arrivée en Europe reste repoussée.

Apple confirme par ailleurs de nouvelles fonctions photographiques destinées aux utilisateurs avancés, avec notamment un véritable mode Pro permettant de contrôler manuellement plusieurs paramètres. Certaines fonctions resteront elles aussi indisponibles dans l’Union européenne.

Les prix démarrent à 1 479 euros pour l’iPhone 18 Pro et 1 629 euros pour le Pro Max. La nouvelle version d’iOS 27 doit arriver le 22 octobre.

AirPods et Apple Watch complètent la gamme

Apple renouvelle également ses AirPods avec une cinquième génération proposant une réduction de bruit améliorée, une commutation automatique vers le mode Transparence et la traduction en temps réel. Le prix annoncé est de 149 euros, avec une disponibilité le 22 septembre.

Côté montres, les nouvelles Apple Watch Series 12 et Ultra 4 renforcent les fonctions liées à la santé et au sport. Apple met notamment en avant l’analyse des données par intelligence artificielle et une fonction baptisée « audio-intelligence », capable notamment de reconnaître certains sons ou de transcrire une conversation directement sur la montre.

Apple assure que ces fonctions audio sont conçues pour préserver la confidentialité, sans transmission des enregistrements vers ses serveurs.

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Une main robotique faite… à la main (🎤 Didier Vançon, inventeur indépendant)09 sept. 202600:23:40

En partant d’une réflexion sur les prothèses, Didier Vançon a développé, seul, une main robotique capable de reproduire avec précision de nombreux mouvements de la main humaine.

🎤 INTERVIEW : Didier Vançon - Inventeur indépendantL'essentiel
  • Avec 24 degrés de liberté, cette main est au niveau de ce qui se fait de mieux.
  • Elle peut servir de prothèse ou pour les robots humanoïdes dans l'industrie ou l'espace.
  • Le but est de vendre le prototype et les connaissances techniques qui y sont associées.

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Comment vous est venue l’idée de développer cette main robotique ?

Tout est parti d’une émission de télévision, Lego Masters, en 2021. J’y ai vu un candidat avec une prothèse en Lego et je me suis demandé comment il commandait cette main. En me renseignant, j’ai découvert les systèmes de captation myoélectriques utilisés notamment pour les prothèses. Je me suis rendu compte qu’ils pouvaient être peu fiables et qu’ils demandaient beaucoup d’entraînement pour dissocier les contractions musculaires. Il pouvait aussi y avoir une latence importante. Je me suis donc demandé s’il n’existait pas une autre façon de faire. Le soir même, j’ai eu l’idée d’un nouveau système de captation, non invasif, capable de reproduire les mouvements doigt par doigt avec une prise en main instantanée. J’ai développé ce capteur en deux mois. Comme les bras biomécaniques disponibles étaient coûteux et assez limités en termes de mouvements, j’ai finalement décidé de développer ma propre main pour tester les capacités de mon système.

Vous avez poussé très loin la reproduction de la biomécanique de la main humaine. Pourquoi cette volonté de reproduire ses mouvements avec autant de précision ?

Je voulais aller très loin dans la reproduction des mouvements humains. Certains considèrent qu’une pince suffit pour prendre un objet, mais ce n’était pas ma philosophie. Pour une prothèse, je voulais notamment une acceptation visuelle et psychologique : je ne voulais pas qu’un patient ait l’impression d’avoir une simple pince. Je voulais que la main soit la plus naturelle possible et qu’elle puisse reproduire les mouvements de la main opposée. J’ai donc étudié énormément la biomécanique et la cinématique, notamment l’articulation à la base du pouce et son autorotation. J’ai également travaillé sur la redirection des phalanges vers la tabatière anatomique et sur le mouvement des métacarpes. L’objectif était que les doigts puissent réellement s’englober autour d’un objet, comme une main humaine.

À quoi cette main pourrait-elle servir demain ?

Le prototype est désormais principalement destiné à la robotique humanoïde, même si les technologies développées peuvent aussi servir dans le domaine des prothèses. Je pense qu’elle peut avoir des applications dans le domaine ménager, industriel ou spatial. Avec un gant permettant de commander la main à distance, un opérateur pourrait manipuler des objets dans des zones à risque avec une dextérité proche de la sienne. Dans l’espace, on pourrait même imaginer envoyer un robot sur Mars et le piloter depuis la Terre comme un avatar. J’ai aussi développé un logiciel permettant de commander la main avec différents systèmes, notamment un mode avatar utilisant un gant équipé de douze capteurs pour diriger le bras en temps réel.

Vous cherchez désormais à commercialiser le prototype plutôt qu’à rejoindre une entreprise. Où en êtes-vous ?

J’ai dévoilé le projet il y a un peu plus d’une semaine. Mon objectif est de vendre le prototype et les connaissances techniques qui y sont associées, notamment les logiciels développés pour réaliser cette main. Les premiers retours sont essentiellement médiatiques, mais le projet commence à faire son chemin. Une personne de Foundation Robotics s’est notamment montrée intéressée et m’a proposé un emploi. Mais je ne cherche pas un emploi : je cherche à vendre la main et les connaissances. Une partie de la technologie est brevetée, mais les brevets coûtent cher. Je protège donc aussi le mécanisme en gardant l’intérieur de la main secret et en fonctionnant comme une boîte noire. Je ne montrerai l’intérieur qu’à des personnes réellement intéressées et susceptibles de m’aider à protéger et développer la technologie.

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Ce qui se cache derrière les cyberattaques de cet été en France (🎤 Benoit Grunemwald, ESET)08 sept. 202600:21:01

L’été a été marqué par une série de cyberattaques. Pour Benoit Grunemwald, expert cybersécurité chez ESET, la faille humaine, les accès à distance et les mauvaises pratiques de sécurité constituent des portes d’entrée privilégiées pour les cybercriminels.

🎤 INTERVIEW : Benoit Grunemwald - Expert cybersécurité chez ESET

En partenariat avec ESET

L'essentiel
  • Les cybercriminels travaillent sur l’ingénierie sociale, c’est-à-dire la faille humaine.
  • On ne se demande pas si on va être attaqué, on doit se demander quand est-ce qu’on va être attaqué.
  • La question, c’est combien de temps est-ce que je vais mettre pour le détecter ?
  • Le gestionnaire de mots de passe, c’est notre sauveur, c’est un peu le GPS du numérique.

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L’été a été marqué par une série d’attaques contre la DGFIP, l’Éducation nationale, Tchap, l’INSEE ou encore le secteur de la santé. Est-ce qu’il y a un lien entre toutes ces attaques ?

Il y a un lien, mais il n’y a pas de fatalité. Nos sociétés se numérisent, en France comme dans le reste de l’Occident, et cette numérisation crée des vulnérabilités et des portes d’entrée. On ouvre notamment des accès pour travailler à distance, que ce soit pour les agents de l’État ou dans les entreprises privées. Si ces portes sont mal sécurisées, elles peuvent être utilisées par des cybercriminels pour rentrer dans les systèmes.

Les attaquants sont-ils vraiment des génies techniques ?

Pas forcément. Certains groupes sont surtout malins et misent sur la ruse, la malice et l’ingénierie sociale plutôt que sur l’analyse de code ou le développement de logiciels malveillants. Ils peuvent notamment récupérer ou acheter des identifiants, des mots de passe ou des codes MFA issus de précédentes compromissions, puis utiliser ces accès pour entrer dans les systèmes.

Pourquoi l’humain reste-t-il une faille aussi importante ?

Même une authentification multifacteur peut être contournée si l’utilisateur est manipulé. Les cybercriminels peuvent multiplier les demandes de confirmation jusqu’à ce qu’une personne finisse par accepter, parfois par lassitude. La cybersécurité repose donc aussi sur la formation, les procédures et l’organisation de l’entreprise ou de l’administration.

Comment mieux se protéger face aux fuites de données ?

Il faut d’abord avoir une bonne hygiène numérique. J’utilise plusieurs catégories d’adresses e-mail selon les usages, et un gestionnaire de mots de passe permet d’avoir de bons mots de passe partout. Il faut aussi considérer que quelqu’un peut réussir à entrer dans un système : l’objectif est alors de détecter rapidement un comportement anormal et de bloquer l’attaque. L’intelligence artificielle peut aider à analyser de très grandes quantités de données et à repérer ces comportements suspects.

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GPT-6 Astra : l’IA qui prend le contrôle de votre ordinateur (📆 L'HEBDO 05/09/26)05 sept. 202601:02:05

OpenAI dévoile GPT-6 Astra, une IA capable d’agir directement sur un ordinateur • Une panne géante révèle l’interdépendance des géants de l’IA • Tesla lance son Cybercab sans volant ni pédales • À l’IFA, la tech multiplie les nouveautés, jusqu’à une brosse à dents avec caméra • John Ternus succède à Tim Cook à la tête d’Apple • ChatGPT, Reddit et Roblox passent sous la surveillance renforcée du DSA • Le Tamagotchi revient sous forme de bague • Benoît Grunemwald décrypte la vague de cyberattaques • Boris Walbaum appelle à réinventer l’école face à l’IA • Didier Vançon dévoile une main robotique inventée à la maison.

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03:13 — GPT-6 Astra, la nouvelle arme d’OpenAI

OpenAI dévoile GPT-6 Astra, son nouveau modèle capable non seulement de répondre à des questions, mais aussi d’utiliser de manière autonome un ordinateur et des logiciels pour accomplir des tâches complexes. Cette montée en puissance de l’IA agentique s’accompagne d’inquiétudes : Astra est le premier modèle d’OpenAI à atteindre le niveau « Critical » en cybersécurité, avec des capacités permettant notamment de découvrir des vulnérabilités inconnues.

08:02 — Anthropic et Google ripostent dans la course à l’IA

La concurrence accélère avec les nouveaux modèles Claude Fable 5.1 et Mythos 5.1 d’Anthropic, tandis que Google Gemini mise sur Gemini 3.8 Flash. Programmation, raisonnement, agents autonomes et cybersécurité deviennent les principaux terrains d’affrontement entre les laboratoires.

09:43 — La panne qui fait vaciller plusieurs IA à la fois

ChatGPT, Claude, Gemini et Grok connaissent simultanément des perturbations, illustrant la dépendance des acteurs de l’IA à des infrastructures de calcul communes. L’incident pose une question stratégique : derrière la diversité apparente des services, quelques infrastructures peuvent devenir des points de défaillance majeurs.

11:33 — Le Cybercab de Tesla prend enfin la route

Tesla lance au Texas ses premiers Cybercabs commerciaux : deux places, aucune pédale et aucun volant, avec une conduite autonome reposant notamment sur des caméras. Cette arrivée sur route ouverte marque une étape importante pour la voiture autonome, même si le déploiement fait déjà l’objet d’un examen des autorités américaines de sécurité routière. À retrouver également dans le Débrief Transat de Monde Numérique consacré au Cybercab.

16:48 — IFA 2026 : ordinateurs abordables, maison connectée et Wi-Fi 8

Avec Bruno Guglielminetti, journaliste et animateur de Mon Carnet, tour d’horizon des nouveautés de l’IFA de Berlin. Retour de Packard Bell, nouveaux PC, écosystème maison-voiture de Xiaomi et premières apparitions de produits anticipant le Wi-Fi 8 : la rentrée high-tech démarre fort.

23:47 — Dyson met une caméra dans une brosse à dents

Dyson dévoile CameraJet, une étonnante brosse à dents dotée d’une micro-caméra qui repère les espaces interdentaires et déclenche un jet ciblé de bain de bouche. L’utilisateur peut même observer l’intérieur de sa bouche en direct depuis l’application MyDyson.

26:26 — John Ternus succède à Tim Cook chez Apple

Changement d’époque chez Apple : John Ternus prend les commandes du groupe à la veille d’un nouveau rendez-vous produits annoncé pour le 9 septembre. Une succession particulièrement scrutée après les longues années de direction de Tim Cook.

28:23 — ChatGPT, Reddit et Roblox sous surveillance renforcée en Europe

La Commission européenne fait entrer ChatGPT, Reddit et Roblox dans le régime renforcé du Digital Services Act après le franchissement du seuil des 45 millions d’utilisateurs mensuels dans l’Union. Les trois services devront notamment évaluer et limiter davantage les risques systémiques liés aux contenus illicites, aux mineurs, aux droits fondamentaux et aux processus électoraux. Décision de la Commission européenne.

29:09 — Quand les chatbots relaient la propagande russe

Une enquête de Reporters sans frontières montre que plusieurs assistants IA peuvent aller chercher et restituer des contenus issus de médias d’État russes pourtant sanctionnés dans l’Union européenne. Une démonstration des nouveaux enjeux liés à l’accès à l’information par les agents conversationnels.

30:54 — Le Tamagotchi revient… à votre doigt

Trente ans après son lancement, le Tamagotchi se transforme en bague. Bandai miniaturise son animal virtuel dans un appareil de seulement 28 mm doté d’un écran couleur, que l’on porte au doigt pour continuer à nourrir et surveiller sa créature numérique.

34:14 — Cyberattaques : pourquoi l’humain reste la principale faille

Benoît Grunemwald, expert cybersécurité chez ESET, analyse les attaques et fuites de données qui ont marqué les dernières semaines. Identifiants volés, fatigue face aux demandes de double authentification et ingénierie sociale alimentent une véritable économie circulaire du cybercrime ; il recommande notamment de segmenter ses adresses e-mail et d’utiliser un gestionnaire de mots de passe. [PARTENARIAT]

42:54 — Faut-il réinventer l’école à cause de l’IA ?

Boris Walbaum, président et fondateur de Forward College, estime que l’intelligence artificielle oblige à revoir profondément le modèle éducatif. Auteur d’Éducation.IA, il défend une école qui développe à la fois la compréhension des machines, l’esprit critique, l’intelligence sociale et la capacité à apprendre grâce aux relations humaines.

52:29 — La main robotique conçue dans un garage

Didier Vançon, inventeur indépendant, présente UM1-Evo, une main robotique pensée pour reproduire au plus près la dextérité humaine, notamment les mouvements complexes du pouce. Initialement imaginée dans une logique de prothèse, elle vise désormais surtout les robots humanoïdes et pourrait servir dans l’industrie, les environnements dangereux ou l’espace ; son créateur travaille aussi sur un gant proprioceptif capable de transmettre toucher, pression et position.

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Ni volant ni pédales... Elon Musk lance le Cybercab (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 04/09/26)04 sept. 202601:07:28

Le robotaxi de Tesla ouvre une nouvelle ère automobile · Musk alerte sur la faim énergétique de l'IA · Les nouveautés de l'IFA 2026 · Dyson filme désormais vos dents · Apple change de patron · ChatGPT Reddit et Roblox passent sous le DSA · Pasqal accélère aux États Unis · Lake America apparait Google Maps · Une étude bouscule les idées reçues sur les écrans · Tamagotchi revient au doigt.

Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)

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Cybercab : Elon Musk ouvre un nouveau chapitre de la voiture autonome

Le Cybercab de Tesla, sans volant ni pédales, symbolise le passage du robotaxi de la démonstration à la circulation réelle, avec une approche reposant sur les caméras et l’intelligence artificielle plutôt que sur le lidar. Quarante cinq véhicules ont été mis en circulation dans plusieurs villes du Texas. Un nouveau paradigme automobile.

La France va tester la conduite autonome de Tesla

Pas de Cybercab en France, pour l'instant, mais le Gouvernement va autoriser la conduite autonome par FSD (Full Self-Driving) de Tesla. Le ministre des transport Philippe Tabarot l'a annoncé après s'être entretenu en visioconférence avec Elon Musk mercredi 2 septembre. De sosn côté Waymo se positionne en Europe. La bataille réglementaire ne fait que commencer.

Elon Musk veut moins de règlementation et plus d'électricité pour l'IA

Devant des responsables du G20, Elon Musk plaide pour davantage de centres de données tout en prévenant que leur développement se heurte déjà aux limites de la production électrique. Aux États-Unis, la course à l’IA attise les tensions locales autour de l’électricité et de l’eau, tandis qu’en Europe les acteurs du secteur dénoncent des procédures trop longues et des réglementations jugées susceptibles de ralentir l’innovation.

IFA 2026 : ordinateurs abordables, maison connectée et Wi-Fi 8

À IFA Berlin, Acer relance Packard Bell avec des ordinateurs accessibles, pendant que Samsung renforce également son offre de portables abordables. Xiaomi pousse son écosystème Human Car Home et sa gamme Mijia pour la maison connectée, tandis que les premières annonces autour du Wi-Fi 8 et les démonstrations de robots humanoïdes préfigurent les prochaines tendances technologiques.

Dyson : une brosse à dents avec caméra

Dyson se lance dans l’hygiène bucco-dentaire avec la CameraJet, une brosse électrique à 479 euros associant caméra, analyse des espaces entre les dents et jet interdentaire. L’application permet même de regarder en direct l’intérieur de sa bouche, une débauche technologique impressionnante dont le prix et les comparaisons mises en avant par Dyson invitent néanmoins à garder un regard critique.

John Ternus prend les commandes d’Apple

Depuis le 1er septembre, John Ternus succède à Tim Cook à la tête d’Apple, quelques jours seulement avant une keynote très attendue. L’occasion de revenir sur le bilan spectaculaire de Cook, de l’Apple Watch au développement des puces maison en passant par l’échec relatif du Vision Pro, mais aussi sur la première prise de parole de Ternus sur X, qui rappelle le poids persistant du réseau dans la communication des dirigeants. À écouter aussi : Apple : Tim Cook passe la main à John Ternus.

ChatGPT, Reddit et Roblox passent sous le DSA

Avec plus de 45 millions d’utilisateurs européens, ChatGPT et OpenAI, Reddit et Roblox entrent dans une catégorie réglementaire européenne qui renforce leurs obligations face aux contenus illicites, aux risques pour les mineurs et à la désinformation. Dans le même temps, une enquête de Reporters sans frontières montre que plusieurs agents IA peuvent restituer des contenus issus de médias russes sanctionnés dans l’Union européenne, Meta AI étant le seul outil testé à avoir systématiquement refusé.

Pasqal engrange les dollars

L'entreprise française Pasqal, spécialiste des ordinateurs quantiques à atomes neutres, poursuit son expansion avec de nouveaux moyens financiers et une offensive sur le marché américain. Une étape majeure pour une entreprise issue de la recherche française, présentée comme l’un des rares acteurs hexagonaux capables de jouer dans la cour mondiale du quantique.

Lake America : quand la politique redessine les cartes numériques

Le changement de nom américain d’une partie du lac Ontario en Lake America provoque des répercussions immédiates dans les services cartographiques. Google Maps puis Apple Maps adaptent leur affichage en fonction du pays de consultation, tandis que MapQuest profite de la polémique au Canada pour retrouver temporairement une visibilité inattendue.

Écrans et adolescents : une étude finlandaise bouscule les idées reçues

L’étude PANIC a suivi 260 jeunes pendant huit ans et observe une association entre davantage de temps d’écran déclaré et de meilleures performances sur certaines mesures cognitives à l’adolescence. Les chercheurs ne démontrent toutefois aucun lien de cause à effet : la nature des activités numériques et l’équilibre avec le sommeil, l’activité physique et les autres dimensions de la vie quotidienne restent essentiels.

Tamagotchi revient… sous forme de bague

Trente ans après le phénomène original, Bandai miniaturise encore son animal virtuel et transforme le Tamagotchi en bague. Même principe qu’autrefois : nourrir et surveiller une petite créature numérique qui réclame régulièrement de l’attention, avec cette fois la nostalgie comme puissant argument commercial.

Les rendez-vous de la semaine

Dans Mon Carnet, Stéphane Ricoul – Mon Carnet abandonne cette saison le commentaire d’actualité pour proposer une série de fictions technologiques dans l’esprit de Black Mirror et des anciens radioromans. De son côté, Monde Numérique retrouve son rythme de rentrée avec L’Hebdo, notamment autour de l’éducation et de l’IA, de la cybersécurité avec Benoît Grunemwald – ESET, ainsi que d’une étonnante main robotique développée pendant plusieurs années par un inventeur indépendant.

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"L’IA est une super opportunité pour réinventer l'école" (🎤 Boris Walbaum, Forward College)02 sept. 202600:28:31

L’intelligence artificielle facilite la triche et remet en cause jusqu’à la finalité de l’apprentissage. Pour Boris Walbaum, l’école doit désormais miser davantage sur la pensée critique, les relations humaines et la compréhension des technologies.

🎤 INTERVIEW : Boris Walbaum - Président et fondateur de Forward College, auteur de « EDUCATION.AI »L'essentiel :
  • L’IA met à mal notre modèle d’éducation.
  • Pourquoi apprendre, s’il y a des machines qui font tout mieux que nous ?
  • La relation sociale est le carburant de l’apprentissage.
  • L’IA est une super opportunité pour réinventer l'école.

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Quel est l'impact concret de l’IA sur l’éducation aujourd'hui ?

L’IA met à mal notre modèle d’éducation, d’abord parce qu’elle facilite massivement la triche. Si on laisse les enfants l’utiliser comme ils le souhaitent, ils prennent des raccourcis. Or, dans l’éducation et l’effort, il n’y a pas de raccourci. Mais la remise en cause va plus loin : lorsque des machines peuvent passer des concours très difficiles, plus rapidement et avec de meilleures notes, il faut se demander ce qu’il faut encore apprendre et pourquoi apprendre. Nous devons donc repenser la mission même de l’éducation.

Quelles compétences l’école doit-elle privilégier à l’ère de l’IA ?

Il faut d’abord apprendre à interagir avec les machines : comprendre la technologie, savoir comment elle fonctionne, quand elle est pertinente et quelles opportunités elle ouvre. Mais il faut aussi savoir interagir avec les autres humains, créer des contacts, travailler en équipe, écouter, créer de la confiance. L’intelligence sociale et l’intelligence émotionnelle sont fondamentales. Cela ne signifie pas abandonner les compétences intellectuelles. Au contraire : l’IA est un amplificateur. Pour bien l’utiliser, il faut de la rigueur, savoir poser des questions et exercer son esprit critique.

Le métier d’enseignant doit-il lui aussi changer ?

Oui. Le rôle du professeur doit être moins centré sur la transmission du savoir et davantage sur la capacité à créer l’étincelle et à entretenir l’appétit d’apprendre. La relation sociale est le carburant de l’apprentissage. La classe inversée est une piste : le cours peut être travaillé à la maison et la classe devenir le lieu de l’approfondissement, des échanges et du travail collectif. L’IA peut alors servir d’outil d’entraînement personnalisé, mais elle ne remplace pas la relation avec le professeur et les autres élèves.

Apprendre l’IA l'IA à l'école, comme l'annonce le Gouvernement, est-il une bonne idée ?

C’est une bonne idée, très clairement, mais ce n’est pas une révolution. L’IA, elle, est une révolution. On a fait un pas alors qu’il faut faire un marathon. Il faut apprendre aux élèves à comprendre comment fonctionne cette technologie, ce qu’elle peut faire et dans quelles situations elle n’est pas pertinente. Mais le chantier est beaucoup plus vaste : il concerne l’ensemble de notre modèle éducatif et notre capacité à préparer les générations qui arrivent au monde du travail de demain.

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L'été où l'IA a dérapé (☕ Grand Débrief 31/08/26)31 août 202601:06:32

On débriefe l'actu de l'été avec François Sorel et Bruno Guglielminetti : Des agents IA franchissent les barrières de sécurité, la France accumule les cyberattaques, Meta revoit sa copie pour protéger les mineurs, la Chine éblouit avec ses robots humanoïdes, Samsung et Google relancent la guerre du smartphone pliant, les lunettes connectées ravivent la peur de la surveillance.

Des agents IA qui passent à l’attaque

En juillet, des agents expérimentaux d’OpenAI ont franchi leurs barrières de test pour s’attaquer à Hugging Face, tandis que d’autres incidents impliquant notamment Anthropic. Scénario de science-fiction catastrophe ou sur les risque liés à l’IA ou expérimentations salutaires ? Monde Numérique avait déjà consacré un décryptage à ces agents IA devenus incontrôlables.

Cyberattaques : la France en mode gruyère numérique

DGFiP, Éducation nationale, Intermarché, SFR ou encore Bloctel : les attaques et fuites de données se sont multipliées pendant l’été, jusqu’à donner l’impression d’une vulnérabilité généralisée. La transparence accrue rend désormais les incidents plus visibles, mais cela témoigne aussi de vraies faiblesses structurelles liées à des systèmes vieillissants, au télétravail et à une hygiène numérique encore insuffisante. Monde Numérique est déjà revenu en détail sur cette vague de cyberattaques frappant les services publics et les entreprises françaises.

Mineurs et réseaux sociaux : Meta change de stratégie

En France, le projet visant à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans a été stoppé, tandis qu’aux États-Unis Meta a choisi un accord massif avec de nombreux États et promet de nouvelles limitations pour les mineurs sur Facebook et Instagram, dont une durée quotidienne plafonnée et un couvre-feu nocturne. Ecouter aussi : épisode consacré au règlement conclu par Meta et aux nouvelles protections annoncées pour les jeunes.

Robots humanoïdes : la Chine accélère

Les Jeux mondiaux des robots humanoïdes organisés en Chine au mois d'août ont offert des images parfois spectaculaires et parfois franchement cocasses, mais derrière les chutes et les records se joue une véritable bataille industrielle. Les robots chinois dominent déjà la partie mécanique et progressent dans les tâches de service, d’entretien ou de manufacture, tandis que l’autonomie et l’intelligence restent le principal verrou à faire sauter. Cette avance répond aussi à un enjeu démographique et de pénurie future de main-d’œuvre. Ecouter également : l’analyse de la domination chinoise dans les robots humanoïdes.

Samsung et Google face au futur iPhone pliant

Les nouveaux pliants de Samsung et Google relancent la bataille des formats, alors que les rumeurs autour d’un premier modèle pliant d’Apple deviennent de plus en plus insistantes à l’approche de la keynote de septembre. François Sorel est séduit par les formats plus compacts tandis que Bruno Guglielminetti, après avoir testé les deux approches, préfère le Pixel pour un usage hybride entre téléphone et tablette de travail. Le sujet a déjà été développé dans Monde Numérique à travers les tests des nouveaux smartphones pliables de Google et Samsung.

Lunettes connectées : innovation ou machine à surveiller

Les lunettes de Meta deviennent plus discrètes et plus ambitieuses, mais leur capacité à filmer en permanence fait ressurgir le traumatisme des Google Glass et les inquiétudes sur la vie privée. Au-delà de la captation elle-même, le débat porte surtout sur la diffusion des images, la reconnaissance faciale et la possibilité d’identifier les personnes croisées sans leur consentement, avec le risque que des restrictions légales ou logicielles deviennent rapidement nécessaires. Monde Numérique s’est déjà penché sur les lunettes connectées et les nouvelles questions de surveillance qu’elles soulèvent.

CHAPITRES

00:00 Sommaire

03:22 Intro avec François Sorel et Bruno Guglielminetti

04:56 Des agents IA incontrôlables : faut-il s’inquiéter ?

14:51 Cyberattaques : la France est-elle devenue une passoire ?

23:40 Mineurs et réseaux sociaux : Meta change les règles

40:25 Chine : les robots humanoïdes entrent en compétition

49:40 Quand les humains entraînent les robots à les remplacer

54:22 Smartphones pliants : Samsung, Google et bientôt Apple ?

58:36 Lunettes connectées : innovation ou menace pour la vie privée ?

1:05:06 Conclusion

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Meta solde son procès et s'engage à mieux protéger les mineurs (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 28/08/26)29 août 202601:05:30

Le Debrief Transatlantique avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet) : Meta va réduire le temps d'écran de Facebook et Instagram pour les mineurs · Sam Altman reconnaît une adoption de l’IA plus lente que prévu · Nvidia vise Hugging Face pour près de 13 milliards · La France cherche les responsables des cyberattaques · Time consacre les nouveaux leaders de l’IA · Elon Musk prépare une Starbase géante en Louisiane.

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Meta paie pour sortir du procès des mineurs

Meta propose de verser 16,8 milliards de dollars, voire davantage avec les dépenses annexes, pour mettre fin au procès américain l’accusant d’avoir favorisé la dépendance des mineurs à Instagram et Facebook. L’accord prévoit notamment des limites d’utilisation et un mode nuit pour les moins de 18 ans, tandis que les mécanismes addictifs resteraient largement inchangés pour les adultes ; son adoption définitive doit encore être validée par la juge. Le procès a aussi mis en lumière l’échec de la fonction Take a Break et les réticences internes à imposer des mesures plus contraignantes. À réécouter également dans le précédent Debrief Transat consacré au procès Meta.

Sam Altman admet que la révolution IA prend du temps

Sam Altman, OpenAI, reconnaît dans une longue interview accordée au podcasteur David Senra que l’adoption de l’intelligence artificielle et la transformation des entreprises avancent moins vite qu’espéré. Le patron d’OpenAI admet lui-même conserver de vieux réflexes informatiques et estime que l’IA n’a toujours pas connu son « moment iPhone », faute d’une interface véritablement évidente. Il défend parallèlement le maintien du contrôle humain et critique, sans le nommer directement, le discours alarmiste porté notamment par Dario Amodei, Anthropic, un débat déjà abordé dans Monde Numérique autour du « marketing de la peur » de l’IA.

Plaud One veut mettre l’IA dans nos oreilles

PLAUD dévoile Plaud One, des écouteurs accompagnés d’un boîtier connecté en 4G capable de transcrire les conversations et de donner accès à un agent d’intelligence artificielle sans dépendre en permanence d’un smartphone. Ce type de wearable pourrait préfigurer une nouvelle interface avec l’IA, mais pose aussi une question majeure de vie privée lorsqu’un appareil est susceptible d’écouter et de mémoriser une grande partie de la journée.

Canada États Unis le bras de fer atteint l’électronique

Le conflit commercial entre le Canada et les États-Unis menace désormais certains équipements électroniques fabriqués aux États-Unis, avec des droits de douane canadiens de 50 % évoqués à partir du 8 septembre. Smartphones, consoles, composants et même certains câbles pourraient être concernés, faisant craindre une hausse brutale des prix pour les consommateurs si les deux pays ne reprennent pas leurs négociations.

Bill Gates veut protéger certains emplois des IA

Bill Gates alerte à son tour sur les conséquences économiques et sociales de l’intelligence artificielle et défend l’idée d’une supervision internationale. Il propose notamment de préserver certains métiers exigeant écoute et sensibilité humaines et remet sur la table le principe d’une taxation de l’automatisation, cette fois en envisageant de taxer les tokens consommés par l’IA. Une réflexion sur la taxation des robots et le revenu universel avait déjà été discutée dans un précédent Debrief Transat.

Nvidia convoite Hugging Face pour près de 13 milliards

Nvidia envisage dans l’épisode une opération de près de 13 milliards de dollars autour de Hugging Face, la plateforme d’IA open source créée par des Français et devenue une infrastructure centrale pour les développeurs. L’opération consacrerait l’importance stratégique de l’open source pour Nvidia mais pose aussi la question de l’indépendance d’un écosystème ouvert lorsque ses grandes plateformes passent sous le contrôle de géants américains, comme GitHub avec Microsoft. J'avais longuement reçu Clément Delangue, Hugging Face, dans Monde Numérique.

Cyberattaques françaises les victimes réclament des comptes

Après le piratage touchant la Direction générale des Finances publiques et environ 700 000 contribuables, des victimes préparent une action collective pour obtenir réparation, notamment après des tentatives d’arnaque et des dépenses engagées pour mieux protéger leurs données. Le gouvernement doit également examiner les responsabilités tandis que l’Éducation nationale a dû interrompre plusieurs outils après une autre attaque, perturbant la préparation de la rentrée. Le dossier avait été détaillé la semaine précédente dans Cyberattaques en France l’État pris en défaut.

Time distingue les cent figures qui façonnent l’IA

Le TIME100 AI 2026 rassemble une nouvelle fois les grandes figures du secteur, de Sam Altman à Elon Musk en passant par les dirigeants d’Anthropic. Bruno Guglielminetti souligne notamment la présence de Joëlle Pineau, désormais à Cohere après son passage chez Meta, ainsi que celle du dirigeant de Mistral AI et de Yann LeCun, engagé dans une approche différente autour de l’IA physique. Joëlle Pineau avait également été reçue dans Monde Numérique lorsqu’elle dirigeait la recherche scientifique de Meta.

Elon Musk bâtit une Starbase géante en Louisiane

SpaceX prépare une nouvelle base spatiale en Louisiane avec un investissement annoncé de 100 milliards de dollars et de premiers lancements envisagés en 2029. Le projet illustre une nouvelle fois la démesure des ambitions d’Elon Musk, tout en faisant ressurgir les interrogations environnementales liées à la multiplication des lancements. L’épisode oppose avec humour ce projet à l’annonce évoquée d’un parc d’attractions Dragon Ball en région parisienne dont les questions de financement et de droits apparaissent encore incertaines.

Les smartphones pliables cherchent encore leur format idéal

Bruno teste le nouveau pliable de Google, présenté dans l’émission comme le Pixel 11 Pro Fold, qu’il juge nettement plus léger et agréable que la génération précédente. La discussion compare son grand format au Fold 8 de Samsung et au format plus compact prêté au futur modèle pliable d’Apple, attendu autour de sa keynote de septembre. Le Fold 8 avait déjà fait l’objet d’une prise en main dans un précédent Debrief Transat.

Les voitures connectées aspirent toujours plus de données

Bruno annonce sur Mon Carnet une interview consacrée au rapport Les risques et enjeux éthiques des véhicules connectés publié par la Commission de l’éthique en science et en technologie du Québec. Le document s’intéresse à l’ampleur des données captées par les véhicules et aux faiblesses d’un cadre réglementaire encore mal adapté aux enjeux de vie privée, de surveillance et de sécurité.

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🎤 Les géants de l'IA veulent devenir les nouveaux marchands d'armes (Tariq Krim, Cybernetica) [REDIF]28 août 202600:32:29

La tech américaine redéfinit les règles du jeu militaire en plaçant les données et l’IA au cœur des stratégies de défense. Derrière les discours idéologiques, une bataille industrielle et commerciale majeure se joue entre anciens géants et nouveaux acteurs.

🎤 INVITÉ : Tariq Krim - Entrepreneur du numérique, créateur de Netvibes et Jolicloud, animateur du think tank et de la newsletter Cybernetica

Rediffusion du 6 mai 2026

Punchlines

  • La Silicon Valley a toujours été liée à la défense.
  • Demain, la guerre sera une guerre de données et de logiciels.
  • Les outils d’analyse militaire et les plateformes grand public reposent sur les mêmes technologies.
  • Les manifestes idéologiques sont aussi des arguments commerciaux.
  • L’IA permet désormais de construire soi-même ses outils d’analyse.

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🎤 INTERVIEW : Tariq Krim – Entrepreneur, fondateur de CyberneticaL'essentiel
  • La Silicon Valley travaille avec la défense américaine depuis ses origines.
  • Le manifeste de Palantir est aussi un argumentaire commercial.
  • La vraie bataille oppose les industriels de l'armement aux acteurs de l'IA et du logiciel.
  • Avec l'IA générative, la souveraineté ne concerne plus seulement les données mais aussi les méthodes de travail.

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Pourquoi le manifeste de Palantir suscite-t-il autant de réactions ?

Il faut d'abord rappeler que les liens entre la Silicon Valley et la défense américaine ne sont pas nouveaux. Depuis les premiers radars de la Seconde Guerre mondiale jusqu'aux programmes informatiques de la NSA ou de la CIA, les grandes entreprises technologiques ont toujours travaillé avec l'État américain. Palantir s'inscrit dans cette continuité. À mes yeux, le manifeste d'Alex Karp est autant un discours idéologique qu'un argumentaire commercial destiné à convaincre que les technologies de demain sont devenues essentielles à la défense.

En quoi l'arrivée de l'IA générative change-t-elle la donne pour Palantir ?

Pendant longtemps, Palantir a vendu des outils capables d'analyser d'immenses volumes de données afin d'identifier les informations importantes. Aujourd'hui, l'IA générative transforme profondément ce modèle. Des outils comme Claude peuvent permettre à chacun de construire ses propres systèmes d'analyse. C'est une évolution qui menace directement la position de Palantir, qui cherche désormais à proposer une plateforme complète où l'IA guide les décisions et adapte en permanence les usages pour les clients de la défense.

La véritable bataille se joue-t-elle entre les États ou entre les industriels ?

Je pense qu'il existe une bataille beaucoup plus discrète entre les industriels traditionnels de l'armement et les nouveaux acteurs du logiciel. Les fabricants historiques de missiles, d'avions ou de systèmes militaires voient arriver des entreprises qui affirment que les guerres de demain seront gagnées grâce aux données, aux drones, aux robots et au logiciel. Elles se présentent comme les nouveaux défenseurs des intérêts américains et cherchent à prendre la place des industriels historiques.

L'Europe peut-elle développer une alternative crédible ?

Les compétences existent en France et en Europe. Nous disposons d'excellentes briques technologiques et de plusieurs acteurs capables de développer des solutions performantes. En revanche, nous savons moins construire des produits complets, simples à utiliser et immédiatement opérationnels. Avec l'IA, un autre enjeu apparaît : il ne s'agit plus seulement de protéger les données, mais aussi les méthodes de travail et le savoir-faire que les modèles apprennent auprès de leurs utilisateurs.

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Mot de passe et double authentification : comment ça marche ? (🤔 Tout comprendre)26 août 202600:12:47

Les mots de passe ne suffisent plus à protéger nos comptes en ligne. Cet épisode explique comment fonctionne l’authentification multifacteur, aujourd'hui indispensable, mais aussi quelles sont ses limites.

* Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisée : https://www.f2r2.fr

Pourquoi le mot de passe ne suffit plus

Un mot de passe peut être deviné, dérobé lors d’une fuite de données ou récupéré grâce à une attaque de phishing. Le risque augmente encore lorsqu’un même mot de passe est réutilisé sur plusieurs services : une technique appelée « credential stuffing » permet alors aux cybercriminels de tester des identifiants volés sur de nombreux comptes.

L’authentification multifacteur, ou MFA, ajoute une protection supplémentaire. Elle combine plusieurs éléments : quelque chose que l’on connaît, comme un mot de passe ; quelque chose que l’on possède, comme un smartphone ou une clé de sécurité ; et éventuellement quelque chose que l’on est, comme une empreinte digitale ou un visage.

Plusieurs méthode de double authentification

Par SMS - La méthode la plus connue consiste à recevoir un code par SMS après avoir saisi son mot de passe. Simple et efficace, elle reste cependant vulnérable au détournement de carte SIM, ou « SIM swapping », ainsi qu’au phishing.

Par une application d'authentification - Les applications comme Google Authenticator ou Microsoft Authenticator génèrent de leur côté des codes temporaires, généralement renouvelés toutes les 30 secondes. Ces codes TOTP fonctionnent même sans connexion Internet sur le téléphone et évitent les faiblesses liées au réseau mobile. Ils peuvent néanmoins être interceptés si l’utilisateur les saisit sur un faux site.

Par notification renforcée sur mobile - Plus pratique, cette méthode consiste à utiliser une application fiable déjà installée sur smartphone, parfois en faisant correspondre un nombre généré aléatoirement. Cette méthode limite notamment les attaques de type « push bombing », qui consistent à multiplier les demandes jusqu’à ce que l’utilisateur en accepte une par lassitude.

Comment sécuriser ses comptes ?

Toutes les méthodes d'authentification ne se valent donc pas. Oubliez le mot de passe seul, qui constitue le niveau de protection le plus faible. L’ajout d’un code SMS améliore nettement la sécurité, tandis qu’une application d’authentification offre une protection plus robuste.

Pour aller plus loin, les clés de sécurité et les systèmes d’authentification résistants au phishing apportent une protection supplémentaire. Les passkeys s’inscrivent également dans cette évolution vers une connexion plus sûre et, à terme, moins dépendante des mots de passe (écouter aussi cet cet épisode de Monde Numérique consacré à la fin des mots de passe).

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🎤 L’IA peut-elle échapper à ses créateurs ? (Frédéric Filloux, journaliste) [REDIF]24 août 202600:36:52

Les modèles d’intelligence artificielle sont-ils réellement sous contrôle ? Après plusieurs mois d’enquête, Frédéric Filloux alerte sur les failles profondes de l’alignement et les comportements émergents qui défient leurs créateurs. Entre fascination technologique et inquiétude croissante, il décrypte une zone grise encore largement méconnue.

🎤 INTERVIEW : Frédéric Filloux - Journaliste, spécialiste des médias et des technologies

Rediffusion du 25 février 2026

L'essentiel
  • L’alignement consiste à rendre un modèle d’IA compatible avec des supposées valeurs.
  • Un modèle, lorsqu’il sort d’entraînement, est totalement non maîtrisé, dangereux et fantasque.
  • On ne sait absolument pas ce qui se passe dans ces modèles.
  • La correction de ces modèles se fait un peu au petit bonheur à la chance.

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Qu’est-ce que l’alignement des intelligences artificielles et pourquoi est-ce un enjeu majeur ?

L’alignement consiste à rendre un modèle d’IA compatible avec des valeurs supposées, comme des principes de décence ou de non-dangerosité. Le problème, c’est que ces valeurs peuvent varier selon les pays ou les acteurs. Un modèle sorti d’entraînement est totalement non maîtrisé : il peut restituer des informations dangereuses ou produire des comportements inattendus. L’objectif de l’alignement est donc de limiter ces dérives, mais c’est un processus extrêmement complexe et coûteux.

Tu compares l’alignement à une taille de rosier. Pourquoi cette image ?

Parce qu’aujourd’hui, on ne programme pas directement ces modèles pour leur dire de ne pas faire certaines choses. On les corrige avec des milliers de questions-réponses orientées, qu’on appelle des « golden data ». Les ingénieurs observent les comportements problématiques et essaient de réorienter le modèle. Le problème est qu’on a parfois l’impression de corriger au fur et à mesure, sans vraiment comprendre tout ce qui se passe à l’intérieur.

Pourquoi penses-tu que ces modèles peuvent représenter un risque croissant ?

Ce qui m’inquiète le plus, ce sont leurs capacités de déception et de manipulation. On observe que certains modèles peuvent chercher à donner aux utilisateurs les réponses qu’ils attendent. En parallèle, on comprend de moins en moins leur fonctionnement interne à mesure qu’ils deviennent puissants. C’est pour cela que je pense qu’il faut des garde-fous et que des acteurs non commerciaux, notamment le monde académique, doivent pouvoir examiner ces systèmes.

Faut-il créer une régulation internationale spécifique pour l’intelligence artificielle ?

Je pense qu’il faudrait un cadre mondial comparable, dans l’esprit, à ce qui existe pour l’énergie nucléaire avec une agence internationale. Les modèles d’IA sont développés dans une compétition mondiale très intense et les entreprises ont des incitations fortes à avancer rapidement. Il faut donc des experts indépendants capables d’examiner ces modèles et d’apporter un regard extérieur.

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Cyberattaques en France : l’État pris en défaut (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 22/08/26)22 août 202600:55:56

Cyberattaques massives contre les services publics français · Meta accusé de rendre les mineurs dépendants · La peur des lunettes connectées · La pub arrive dans ChatGPT · La France recule sur les réseaux sociaux avant 15 ans · L'IA pour préparer ses vacances · Robots humanoïdes en compétition à Pékin.

Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)

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Cyberattaques : l’État français sous pression

Coup de gueule à propos des fuites de données qui frappent l’administration française. Environ 700 000 particuliers et professionnels sont concernés par des vols touchant notamment les informations fiscales, cadastrales et les successions, tandis que l’Éducation nationale aurait également été compromise. Le groupe ZeroBytes revendique une partie des attaques et relance le débat sur la faiblesse des systèmes publics, la double authentification, le zero trust et la capacité de l’État à détecter rapidement les extractions massives de données.

Meta face à un procès qui pourrait changer les réseaux sociaux

Meta affronte en Californie une offensive judiciaire menée par plusieurs États américains, qui l’accusent d’avoir conçu ses plateformes pour maximiser la dépendance des mineurs. Scroll infini, recommandations algorithmiques, notifications et connaissance du comportement adolescent sont au cœur d’un procès susceptible de remettre en cause une partie du fonctionnement même des réseaux sociaux. Monde Numérique avait déjà consacré un décryptage au bras de fer judiciaire entre Meta et les États américains.

Meta : les lunettes connectées inquiètent

De nouveaux brevets de Meta imaginent des lunettes capables de sélectionner les moments importants d’une journée pour en produire un résumé vidéo, voire d’identifier les personnes croisées. Ces concepts restent des brevets et non des produits annoncés, mais ils illustrent la tension croissante entre les promesses des lunettes IA et les inquiétudes liées à la reconnaissance faciale et au respect de la vie privée. Monde Numérique s’est déjà penché sur les enjeux de confidentialité des lunettes intelligentes et sur les brevets de Meta autour de la reconnaissance faciale.

Un ChatGPT spécial pour les ados

OpenAI renforce l’expérience de ChatGPT destinée aux 13-17 ans avec des garde-fous spécifiques pour l’aide aux devoirs, les conversations sensibles et certaines formes de relations affectives avec l’assistant. Le système doit également mieux détecter l’âge des utilisateurs et les situations à risque, notamment autour de l’automutilation ou du suicide, même si la question du contournement de ces protections reste entière. Monde Numérique avait déjà évoqué les dispositifs de sécurité et de contrôle parental envisagés pour les jeunes utilisateurs de ChatGPT.

La publicité arrive dans ChatGPT en Europe

La publicité doit faire son apparition dans certaines versions gratuites et Go de ChatGPT en Europe, avec des annonces clairement séparées des réponses de l’assistant et contextualisées selon les requêtes. Le défi pour OpenAI consiste à développer cette nouvelle source de revenus sans donner l’impression que les réponses de l’IA sont dictées par les annonceurs. Le sujet de la publicité dans ChatGPT avait déjà été analysé dans Monde Numérique.

Moins de 15 ans : la France contrainte de revoir sa copie

Le Conseil constitutionnel a censuré le cœur du dispositif français destiné à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux moins de 15 ans, notamment en raison des conséquences qu’un contrôle généralisé de l’âge ferait peser sur l’ensemble des utilisateurs. Emmanuel Macron souhaite néanmoins qu’un nouveau texte poursuive le même objectif, alors que les difficultés techniques et juridiques de cette interdiction avaient déjà été détaillées dans Monde Numérique.

L’IA en vacances : du bon et du moins bon

Des voyageurs racontent avoir été envoyés vers des sentiers, hôtels ou restaurants inexistants après avoir confié leur séjour à une intelligence artificielle, tandis que Jérôme Colombain rapporte au contraire une expérience très positive de ChatGPT pour les transports, les visites et les bonnes adresses. La leçon est surtout méthodologique : une IA peut être un excellent assistant de voyage, mais les informations importantes comme les visas, les formalités administratives ou les itinéraires sensibles doivent être vérifiées auprès de sources fiables.

Les robots humanoïdes passent aux travaux pratiques

Les compétitions de robots humanoïdes organisées à Pékin ne se limitent plus aux démonstrations sportives : entretien de chambres d’hôtel, restauration et tâches industrielles doivent désormais montrer ce que ces machines savent réellement accomplir. Les performances de fabricants comme Unitree Robotics seront particulièrement observées.

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🎤 « Innover, c’est déranger » (Stan Larroque, Lynx) [REDIF]21 août 202601:09:09

Pionnier français des casques de réalité mixte, Stan Larroque raconte l'aventure de sa startup Lynx.

Parti de presque rien, quelques millions d’euros et une petite équipe, Stan Larroque s’est attaqué à un secteur dominé par les géants de la tech. Il raconte les coulisses de cette aventure entrepreneuriale, faite de paris technologiques, de levées de fonds difficiles et de batailles industrielles. Il explique aussi pourquoi le métavers tel qu’il a été imaginé par les grandes plateformes n’a sans doute pas d’avenir, tandis que la réalité mixte trouve aujourd’hui son véritable marché dans les entreprises. Il en profite pour partager sa vision de l’innovation, qui consiste selon lui à « déranger » et à bousculer l’ordre établi. Il évoque également les défis de l’entrepreneuriat hardware en France, les décisions stratégiques qui ont façonné Lynx — notamment face à Google — et les montagnes russes émotionnelles que vivent les fondateurs de startups technologiques. Enfin, il confie son admiration pour certaines innovations majeures comme Starlink et explique pourquoi, pour lui, l’innovation reste avant tout une aventure humaine.

Interview : Stan Larroque, fondateur de Lynx Mixed Realities

Rediffusion du 18 mars 2026 (interview réalisée avant le rachat de Lynx par EssilorLuxotica)

  • « Innover, c’est déranger. »
  • « Dans une startup tech, l’asset principal, c’est le cerveau des gens. »
  • « Faire du hardware en France ? Ne le faites pas… mais faites-le quand même. »
  • « Starlink est l’une des innovations les plus impressionnantes de ces dernières années. »
Comment une petite startup peut-elle exister face aux géants de la tech ?

Nous, chez Lynx, on est très concentrés sur un segment précis : le B2B. Il y a des entreprises prêtes à payer pour un casque qui leur apporte une vraie valeur dans leur travail. Ce n’est pas le même marché que le grand public. On ne parle pas de millions d’unités comme les smartphones, mais sur un produit avec de bonnes marges, il y a une vraie économie possible.

La réalité virtuelle n'est-elle pas en train de s’essouffler ?

Je ne pense pas que la VR n’ait pas d’avenir. En revanche, je pense que la vision du métavers qu’on nous a présentée n’en a pas vraiment. Le grand public a découvert la VR presque uniquement à travers la stratégie de Meta, et ce pari-là est en train de montrer ses limites. En revanche, dans le monde professionnel, la réalité mixte explose. Les entreprises ne sont plus au stade des tests ou des démonstrateurs. Elles déploient vraiment des solutions à grande échelle, parfois des milliers de casques pour la formation ou les opérations.

Qu’est-ce que l’innovation pour toi ?

Pour moi, innover, c’est inventer quelque chose qui trouve un usage. Une innovation, c’est une invention qui fonctionne dans le monde réel. Et surtout, innover, c’est déranger. Quand tu inventes quelque chose de nouveau, tu bouscules forcément l’ordre établi. Tu deviens celui qui agace les acteurs en place. Mais quelque part, c’est plutôt bon signe.

Quelles qualités faut-il pour innover ?

Il faut ne pas avoir peur. C’est vraiment la qualité essentielle. Quand tu montes une startup, tu vis une sorte de sinusoïde permanente : des moments incroyables et d’autres très difficiles. Il faut aussi s’entourer des bonnes personnes. Dans une entreprise technologique, l’actif principal, ce n’est pas la machine ou la propriété intellectuelle : ce sont les gens, leur cerveau, leur capacité à résoudre des problèmes.

Quelle innovation t’impressionne le plus aujourd’hui ?

L’innovation qui m’a le plus impressionné ces dernières années, c’est clairement Starlink. C’est un système d’une complexité technique incroyable, mais qui est exécuté avec une élégance remarquable. Aujourd’hui, on peut avoir du très haut débit dans des endroits où il n’y avait quasiment pas d’Internet. C’est un exemple spectaculaire de ce que la technologie peut apporter concrètement.

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Cookies, pixels... Comment nous sommes tracés sur Internet (🤔 Tout comprendre)19 août 202600:18:34

Cookies, pixels invisibles, liens personnalisés ou fingerprinting : notre navigation laisse derrière elle une multitude de traces. Cet épisode explique comment fonctionnent ces outils, à quoi ils servent et jusqu’où ils peuvent renseigner les sites, annonceurs et éditeurs sur nos usages.

* Avec le soutien de Frogans, pionnier de l'informatique spatialisée : https://www.f2r2.fr

Cookies : utiles, mais parfois intrusifs

Un cookie est un petit fichier texte enregistré par un site dans le navigateur. Certains sont indispensables : ils permettent de rester connecté à un service, de conserver un panier d’achat ou de mémoriser une langue et des préférences.

Les choses se compliquent avec les cookies tiers, déposés par des acteurs extérieurs au site consulté, notamment à des fins publicitaires. Ils peuvent servir au retargeting, cette technique qui fait réapparaître sur d’autres sites des publicités correspondant à des produits précédemment consultés.

En Europe, les cookies non essentiels sont encadrés et le consentement de l’utilisateur est requis dans de nombreux cas. La CNIL définit les règles applicables à ces traceurs. Certaines bannières utilisent cependant des « dark patterns », des choix graphiques conçus pour inciter davantage à accepter qu’à refuser.

Pixels invisibles : quand les e-mails nous observent

Plus discrets encore, les pixels de suivi sont de minuscules images intégrées dans des pages Web ou des courriels. Lorsqu’elles sont chargées, elles peuvent signaler qu’un message a été ouvert et fournir diverses informations sur la consultation.

Cette technique est notamment utilisée dans les newsletters pour mesurer le taux d’ouverture et mieux comprendre le comportement des lecteurs. Mais elle soulève des questions de vie privée, car le destinataire n’a pas toujours conscience d’être suivi.

En 2026, la CNIL a précisé les règles applicables aux pixels de suivi dans les courriers électroniques. Le sujet avait également été évoqué dans le Débrief Transat de Monde Numérique du 17 juillet 2026.

Des services comme Gmail ou Mail d’Apple proposent par ailleurs des mécanismes destinés à limiter certaines formes de suivi liées au chargement des images.

Fingerprinting et liens personnalisés

Le pistage ne repose pas uniquement sur les cookies. Les paramètres ajoutés à certaines adresses Web peuvent permettre de savoir d’où vient un clic ou comment un contenu a été partagé.

Autre méthode : le fingerprinting, ou empreinte numérique du navigateur. Taille de l’écran, langue, fuseau horaire, système d’exploitation ou navigateur peuvent être combinés afin de tenter de reconnaître un appareil sans avoir besoin d’y déposer un cookie.

Sur mobile, les systèmes d’exploitation utilisent également des identifiants publicitaires, dont l’accès est désormais soumis à différents réglages et autorisations.

Comment limiter le suivi ?

Refuser les cookies non indispensables, bloquer les cookies tiers dans son navigateur, utiliser certaines extensions ou supprimer régulièrement les cookies permet de réduire une partie du pistage.

Tous ces outils ne sont pas nécessairement malveillants : mesurer une audience ou mémoriser les préférences d’un utilisateur peut être utile au fonctionnement d’un service. La véritable question est celle de la transparence : qui collecte quelles informations, pendant combien de temps et dans quel but ?

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🎤 Le robot humanoïde français qui veut transformer notre quotidien (Jean-Louis Constanza, Wandercraft) [REDIF]17 août 202601:09:25

Dans cet épisode rediffusé de la série INNOVATEURS, consacrée à celles et ceux qui font l’innovation, nous vous proposons de réécouter notre rencontre avec Jean-Louis Constanza, cofondateur de Wandercraft, l’une des startups françaises les plus avancées dans le domaine de la robotique humanoïde.

Parti d’un projet profondément personnel — aider son fils à remarcher — Jean‑Louis Constanza raconte comment Wandercraft est devenu un acteur majeur des exosquelettes médicaux avant de se lancer dans les robots humanoïdes industriels. Il revient sur la naissance de Calvin, le robot développé avec Renault, capable de porter des charges lourdes dans les usines, et explique pourquoi la robotique représente selon lui un enjeu stratégique majeur pour l’Europe. Il partage également sa vision de l’innovation, son regard sur l’intelligence artificielle, les bouleversements à venir sur l’emploi et les raisons pour lesquelles il estime que les robots humanoïdes vont transformer profondément notre économie et notre société.

🎤 INVITÉ : Jean-Louis Constanza - Cofondateur de WandercraftPunchlines
  • Les robots vont créer et remplacer des emplois.
  • La robotique, c’est le dernier train européen à prendre.
  • On ne voit pas encore ce que cette révolution va produire.
  • L’innovation, ce n’est pas l’invention, c’est la diffusion.
  • Ceux qui n’auront pas de robots seront déclassés.

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Comment est née Wandercraft ?

L’histoire de Wandercraft est directement liée à mon fils Oscar, qui a perdu la marche très jeune à cause d’une maladie génétique. Un jour, il m’a demandé pourquoi, puisque j’étais ingénieur en robotique, je ne fabriquais pas un robot pour l’aider à marcher. À l’époque, la marche robotique était encore un sujet de laboratoire. J’ai alors rencontré Nicolas Simon, un ingénieur visionnaire, et nous avons décidé de créer un exosquelette totalement auto-équilibré. L’idée n’était pas simplement de faire bouger des jambes, mais de créer un véritable robot humanoïde capable de marcher seul. Douze ans plus tard, Wandercraft équipe aujourd’hui plus de 150 hôpitaux dans le monde avec ses exosquelettes médicaux.

Pourquoi avoir évolué vers les robots humanoïdes industriels ?

Nous avons compris que notre plateforme robotique avait un potentiel bien plus large. Nos exosquelettes étaient déjà capables de porter des charges lourdes avec une stabilité extrême. Quand Renault est venu nous voir, l’idée était claire : utiliser cette technologie pour les tâches pénibles et dangereuses dans les usines. Nous avons alors développé Calvin 40, un robot humanoïde conçu en quarante jours capable de porter quarante kilos. Aujourd’hui, Calvin travaille déjà sur des lignes de production automobile. Il transporte des pneus, des caisses et des charges répétitives que les humains supportent difficilement pendant huit heures d’affilée.

Les robots humanoïdes à la maison sont-ils proches ?

Oui, mais pas immédiatement. On sait déjà comment construire ces robots. Le vrai défi, c’est la sécurité et la fiabilité. Dans une maison, un robot doit pouvoir interagir avec des humains, éviter un enfant, un animal, des objets fragiles et manipuler des charges importantes sans danger. Cela demande un niveau de sécurité extrêmement élevé. Je pense qu’il faudra encore trois à quatre ans avant de voir des tests sérieux dans des environnements domestiques. Mais le véritable enjeu n’est pas de faire un robot qui passe l’aspirateur. Le sujet majeur, ce sont les personnes âgées, les personnes handicapées et la disparition progressive des aidants humains. Sans robots, je ne vois pas comment nos sociétés vont faire face au vieillissement démographique.

Qu’est-ce que l’innovation selon toi ?

L’innovation, c’est apporter quelque chose de profondément utile que les gens n’avaient jamais vu auparavant. Une technologie vraiment innovante ressemble toujours un peu à de la magie. Mais l’innovation ne se limite pas à l’invention. Le plus difficile, c’est de transformer une invention en produit largement diffusé. Et cela demande énormément de résistance. Toute innovation rencontre du scepticisme, du cynisme ou du rejet. On vous explique constamment que ce n’est pas possible, que ce n’est pas utile ou que cela ne marchera jamais. C’est précisément pour cela que l’innovation reste l’une des aventures humaines les plus difficiles.

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Filigranes, filtres... L’IA sous surveillance (🇫🇷🇨🇦 Debrief Transat 15/08/26)15 août 202600:57:27

Les contenus générés par l'IA Claude désormais marqués par un filigrane • Spotify écarte les artistes IA virtuels • Suno veut devenir le Spotify la musique générée par IA • Google attaqué par la presse française • Zuckerberg promet la superintelligence pour tous • OpenAI ralentit Astra • La France autorise les robots livreurs • Pixel 11 mise tout sur IA

Avec Bruno Guglielminetti (Mon Carnet)

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Claude veut laisser une empreinte invisible

Anthropic prépare un système de filigrane pour mieux identifier les contenus produits par Claude, dans le contexte des nouvelles obligations de transparence liées à l’IA. Mais il reste de nombreuses zones grises : quid des simples modifications, traductions, corrections, etc. Une nouvelle tendance qui pourrait cependant se généraliser.

Quand les enseignants piègent les copier-coller IA

Des enseignants utilisent la technique du "prompt injection", en dissimulant des instructions dans leurs sujets, afin de repérer les étudiants qui rendent des devoirs générés par intelligence artificielle.

Spotify contre la musique IA, Suno prend la voie inverse

Spotify veut limiter l'invasion de la musique IA en signalant les contenus avec un badge. Ceux-ci seront exclus des recommandations éditoriales et personnalisées. De son côté, Suno, au contraire ambitionne de devenir une plateforme majeure de création musicale assistée par IA.

AI Overviews : la presse française attaque Google

L’arrivée en France des résumés générés par IA dans la recherche Google ravive le conflit avec les éditeurs de presse, qui redoutent une chute du trafic vers leurs sites et réclament une meilleure rémunération de leurs contenus.

X et YouTube resserrent la rémunération des créateurs

X durcit à son tour les critères permettant aux comptes d’être rémunérés, avec l’espoir de réduire une partie des contenus racoleurs, copiés ou générés industriellement par IA pour provoquer artificiellement de l’engagement. YouTube relève également certaines barrières d’accès à la monétisation, soulevant la question de l’avenir des petits créateurs face à des plateformes de plus en plus sélectives.

Spotify veut permettre de zapper les pubs des podcasts

Spotify expérimente des fonctions permettant de passer plus intelligemment certains segments d’un podcast, notamment la publicité, ce qui fait réagir les producteurs indépendants. L’enjeu dépasse le confort d’écoute : si le dispositif s’étend, il pourrait rebattre les cartes de la publicité audio et renforcer la valeur des messages lus directement par les animateurs.

Zuckerberg promet la superintelligence pour tous

Dans sa lettre intitulée The Future is for Everyone, Mark Zuckerberg (Meta) défend une superintelligence largement accessible plutôt que concentrée entre les mains de quelques institutions. Derrière cette profession de foi se joue aussi une bataille industrielle et politique, alors que progressent les inquiétudes sur l’emploi, l’impact des centres de données et le pouvoir pris par les géants technologiques.

Muse Glimmer : Meta revient vers les modèles ouverts

En parallèle, Meta lance Muse Glimmer, un modèle agentique dont les poids peuvent être téléchargés et modifiés et qui peut fonctionner localement sur du matériel grand public. La transcription parle d’open source ; plus précisément, Meta publie ses poids sous licence Apache 2.0, ce qui marque surtout un retour offensif vers les modèles ouverts face aux solutions fermées et à la montée des acteurs chinois.

OpenAI freine Astra face au risque cyber

OpenAI a suspendu certaines activités internes autour de son nouveau modèle Astra tant que des mesures de sécurité renforcées ne sont pas en place. Les premières évaluations en programmation autonome et cybersécurité suggèrent des capacités suffisamment avancées pour justifier des environnements isolés, des accès plus restreints et une surveillance accrue.

Les robots livreurs bientôt sur les routes françaises

Un nouveau cadre règlementaire français ouvre la voie à l’homologation et à la circulation de robots électriques de livraison autonomes. Ceux-ci pourront circuler uniquement sur la chaussée et pas sur les trottoirs.

Pixel 11 : Google mise davantage sur le logiciel que sur le design

Google dévoile sa nouvelle famille de smartphones Pixel 11, Pixel 11 Pro, Pixel 11 Pro XL et Pixel 11 Pro Fold, tous équipés du processeur Tensor G6. Après une première prise en main, Bruno Guglielminetti décrit surtout une évolution logicielle : IA plus rapide, consommation mieux maîtrisée et nouvelles fonctions photo, notamment pour la basse lumière.

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🎤 Comment la Chine prend une longueur d’avance dans la course aux robots humanoïdes (Stéphane Bohbot, Innov8) [REDIF]14 août 202600:33:55

Les robots humanoïdes progressent à une vitesse spectaculaire, mais leur autonomie reste encore un défi majeur. Stéphane Bohbot explique comment l’industrie prépare leur arrivée dans nos vies, entre intelligence artificielle, apprentissage et enjeux géopolitiques.

🎤 INTERVIEW : Stéphane Bohbot - Fondateur et PDG d’Innov8

Rediffusion du 24 février 2026

L'essentiel
  • Les robots deviennent plus abordables et donc un robot humanoïde basique est annoncé à moins de 20 000 euros.
  • L’enjeu maintenant, c’est que le robot comprenne le monde.
  • Le plus gros marché sera un marché de robots à domicile qui nous aideront dans les tâches ménagères demain.
  • La Chine est en suprématie sur le hardware, il n’y a pas de débat.
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Les robots humanoïdes chinois ont impressionné le monde avec leurs performances lors du Nouvel An chinois. Où en est réellement la technologie ?

Ce spectacle a montré un niveau d’excellence impressionnant dans les mouvements, la synchronisation et la dextérité des robots. Il y a encore un an, les robots étaient beaucoup plus rigides, alors qu’aujourd’hui on arrive à des mouvements d’une fluidité incroyable, parfois même supérieure à celle de l’homme. Mais il faut comprendre qu’un robot visible dans une démonstration n’est pas forcément autonome : il a encore besoin d’un opérateur pour être orienté et guidé.

Pourquoi l’autonomie des robots reste-t-elle encore un défi ?

La partie mécanique a énormément progressé. Aujourd’hui, les robots ont une excellente stabilité, une bonne mobilité et un équilibre beaucoup plus fiable qu’il y a quelques années. L’enjeu maintenant est l’apprentissage du monde : reconnaître les objets, comprendre comment les saisir, les manipuler et évoluer dans un environnement avec des humains. Pour cela, on utilise notamment des modèles d’intelligence artificielle, de l’entraînement par vidéo et des simulations numériques.

Quand pourra-t-on avoir un robot humanoïde chez soi ?

Le rêve ultime est le robot domestique capable de débarrasser une table, ranger un lave-vaisselle, plier une chemise ou faire du repassage. Mais je pense qu’il faudra encore environ dix ans avant d’avoir ces robots chez nous en toute sécurité. Avant cela, ils vont progressivement arriver dans les entreprises, les magasins ou les hôtels, dans des environnements plus contrôlés.

Pourquoi la Chine semble-t-elle en avance dans la robotique ?

La Chine bénéficie d’une puissance industrielle exceptionnelle, avec une supply chain très proche, beaucoup d’ingénieurs, des investissements massifs et des liens très forts entre le public et le privé. Leur capacité à créer rapidement des prototypes et des produits est impressionnante. En Europe, notre opportunité est plutôt de nous concentrer sur le logiciel, l’intelligence artificielle, les services et les applications.

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USB : comment cette petite prise a changé nos vies numériques ? (🤔 Tout comprendre)12 août 202600:17:30

L’USB est devenu le connecteur universel de nos vies numériques. Ordinateurs, smartphones, consoles, appareils photo, disques externes ou chargeurs : la même prise permet aujourd’hui de transférer des données, recharger des appareils et parfois même transmettre de la vidéo.

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Avant l’USB, brancher un appareil était une aventure

Dans les années 1980 et 1990, chaque périphérique informatique possédait pratiquement son propre connecteur. Souris, claviers, imprimantes, modems, scanners ou disques externes utilisaient des ports différents, avec leurs pilotes et leurs réglages spécifiques.

L’USB, pour Universal Serial Bus, apparaît au milieu des années 1990 avec une ambition simple : créer une interface commune capable de connecter facilement les périphériques à l’ordinateur.

Sa grande nouveauté est aussi de faire passer à la fois les données et l’électricité. Plus besoin, dans de nombreux cas, d'une alimentation séparée. Et surtout, l'USB permet de brancher un périphérique sans redémarrer l’ordinateur : le fameux « plug and play ».

Le grand bazar des normes

Le succès de l’USB va cependant produire un effet paradoxal. Plus la norme évolue, plus ses appellations deviennent difficiles à comprendre.

USB 3.0, USB 3.1, USB 3.2, générations différentes, débits de 5, 10, 20, 40 ou 80 Gbit/s : deux connecteurs peuvent avoir exactement la même apparence tout en offrant des performances très différentes.

Le problème est encore plus visible avec l’USB-C. Le « C » désigne avant tout la forme du connecteur, et non ses performances. Deux câbles USB-C peuvent ainsi avoir des capacités très différentes en matière de transfert de données, de recharge ou de vidéo.

L’USB-IF, l’organisme qui définit et accompagne les standards USB, tente justement de rendre les performances plus lisibles, notamment en mettant davantage en avant les débits plutôt que les noms parfois obscurs des générations.

USB-C : enfin une prise universelle ?

L’USB-C apporte une amélioration immédiatement visible : il est réversible. Plus besoin de retourner trois fois le connecteur avant de trouver le bon sens.

Mais sa polyvalence va beaucoup plus loin. Selon l’appareil, le câble et les spécifications utilisées, une prise USB-C peut transporter des données, alimenter un appareil, recharger un ordinateur ou transmettre un signal vidéo.

La recharge a notamment pris une nouvelle dimension avec USB Power Delivery. La technologie permet à l’appareil et au chargeur de négocier la puissance adaptée. Avec les spécifications actuelles, l’USB Power Delivery peut atteindre jusqu’à 240 watts avec un câble USB-C compatible.

C’est aussi ce qui explique l’importance prise par l’USB-C dans les smartphones, tablettes et ordinateurs portables.

Pourquoi l’Europe impose l’USB-C

L’Union européenne a voulu mettre fin à la multiplication des chargeurs et connecteurs propriétaires. Depuis le 28 décembre 2024, plusieurs catégories d’appareils électroniques vendus dans l’UE doivent utiliser l’USB-C pour la recharge. Les ordinateurs portables ont bénéficié d’un délai supplémentaire et sont concernés depuis le 28 avril 2026.

L’objectif est double : simplifier la vie des utilisateurs et réduire la quantité de déchets électroniques générés par les chargeurs et câbles incompatibles.

Cette réglementation a notamment contribué à faire disparaître le connecteur Lightning des nouveaux iPhone européens au profit de l’USB-C.

Une prise universelle, mais pas sans risques

L’USB simplifie énormément nos usages, mais il peut aussi devenir un vecteur d’attaque. Brancher un appareil ou une clé USB inconnue sur son ordinateur peut exposer celui-ci à des logiciels malveillants.

La prudence vaut également pour les prises USB publiques : une simple recharge peut, selon le matériel utilisé et les circonstances, présenter des risques de sécurité.

Après avoir été conçu pour mettre fin à la jungle des connecteurs, l’USB est donc devenu une véritable infrastructure du numérique. L’USB-C semble aujourd’hui s’imposer comme son visage universel, mais derrière cette prise unique se cache toujours une grande diversité de performances et de fonctionnalités.

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