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TitlePub. DateDuration
07 - Scepticisme et connaissance (suite et fin)02 Apr 202402:12:41

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2023-2024

07 - Scepticisme et connaissance (suite et fin).

06 - Scepticisme et connaissance (suite et fin)26 Mar 202402:03:00

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2023-2024

06 - Scepticisme et connaissance (suite et fin).

Colloque - Pascal intempestif : « Ce conglomérat muet que nous appelons la nature » (P. Descola). Pascal au risque de l'anthropologie contemporaine06 Oct 202300:50:06

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2023-2024

Colloque - Pascal intempestif : « Ce conglomérat muet que nous appelons la nature » (P. Descola). Pascal au risque de l'anthropologie contemporaine

Intervenant(s)

Tony Gheeraert, professeur à l'Université de Rouen Normandie. Vice-Président de la Société des Amis de Port-Royal

Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.

Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.

Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.

À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.

Participants

Claudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'Institut

Laurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, Paris

Jean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de Rouen

Mickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3

Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du Vaucluse

Tony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de Navarre

Christophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie Irvine

Pierre LYRAUD, professeur associé à l'université de Montréal

Cyrille MICHON, professeur à l'université de Nantes

Hélène MICHON, maître de conférences, à l'université de Tours

Benedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)

Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, Paris

Sophie ROUX, professeur à l'ENS-PSL

Laurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

04 - Métaphysique des espèces naturelles (suite)26 Feb 201401:37:00

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2013-2014

Métaphysique des espèces naturelles (suite)

Quatirième cours : Problèmes de méthode : comment penser la partie a posteriori de l'enquête ? Remarques sur les relations entre métaphysique et science

03 - Métaphysique des espèces naturelles (suite)19 Feb 201401:31:11

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2013-2014

Métaphysique des espèces naturelles (suite)

Troisième cours : L'essentialisme étroit : l'aliquidditisme

02 - Métaphysique des espèces naturelles (suite)12 Feb 201401:31:42

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2013-2014

Métaphysique des espèces naturelles (suite)

Deuxième cours : Les espèces naturelles ont-elles une essence ? Les défis contemporains de l'essentialisme

01 - Métaphysique des espèces naturelles (suite)05 Feb 201401:32:47

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2013-2014

Métaphysique des espèces naturelles (suite)

Premier cours

09 - Métaphysique des espèces naturelles03 Apr 2013

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2012-2013

Métaphysique des espèces naturelles

Neuvième et dernier cours

08 - Métaphysique des espèces naturelles27 Mar 2013

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2012-2013

Métaphysique des espèces naturelles

Huitième cours

07 - Métaphysique des espèces naturelles20 Mar 2013

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2012-2013

Métaphysique des espèces naturelles

Septième cours

06 - Métaphysique des espèces naturelles13 Mar 2013

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2012-2013

Métaphysique des espèces naturelles

Sixième cours

05 - Métaphysique des espèces naturelles06 Mar 2013

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2012-2013

Métaphysique des espèces naturelles

Cinquième cours

04 - Métaphysique des espèces naturelles27 Feb 2013

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2012-2013

Métaphysique des espèces naturelles

Quatrième cours

Colloque - Pascal intempestif : La haine de la vérité dans l'analyse pascalienne des rapports de l'entendement et de la volonté06 Oct 202300:53:43

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2023-2024

Colloque - Pascal intempestif : La haine de la vérité dans l'analyse pascalienne des rapports de l'entendement et de la volonté

Intervenant(s)

Christophe Litwin, professeur associé à l'Université de Californie Irvine

Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.

Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.

Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.

À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.

Participants

Claudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'Institut

Laurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, Paris

Jean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de Rouen

Mickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3

Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du Vaucluse

Tony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de Navarre

Christophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie Irvine

Pierre LYRAUD, professeur associé à l'université de Montréal

Cyrille MICHON, professeur à l'université de Nantes

Hélène MICHON, maître de conférences, à l'université de Tours

Benedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)

Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, Paris

Sophie ROUX, professeur à l'ENS-PSL

Laurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

03 - Métaphysique des espèces naturelles13 Feb 2013

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2012-2013

Métaphysique des espèces naturelles

Troisième cours

02 - Métaphysique des espèces naturelles06 Feb 2013

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2012-2013

Métaphysique des espèces naturelles

Deuxième cours

01 - Métaphysique des espèces naturelles30 Jan 2013

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2012-2013

Métaphysique des espèces naturelles

Premier cours

09 - La connaissance métaphysique de la nature04 Apr 201202:07:10

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2011-2012

La connaissance métaphysique de la nature

Neuvième cours

08 - La connaissance métaphysique de la nature28 Mar 201201:43:13

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2011-2012

La connaissance métaphysique de la nature

Huitième cours

07 - La connaissance métaphysique de la nature22 Mar 201201:31:08

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2011-2012

La connaissance métaphysique de la nature

Septième cours

06 - La connaissance métaphysique de la nature14 Mar 201201:32:19

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2011-2012

La connaissance métaphysique de la nature

Sixième cours

05 - La connaissance métaphysique de la nature07 Mar 201201:38:42

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2011-2012

La connaissance métaphysique de la nature

Cinquième cours

04 - La connaissance métaphysique de la nature29 Feb 201201:35:28

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2011-2012

La connaissance métaphysique de la nature

Quatrième cours

03 - La connaissance métaphysique de la nature22 Feb 201201:33:18

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2011-2012

La connaissance métaphysique de la nature

Troisième cours

Colloque - Pascal intempestif : « Tant l'Inquisition est corrompue ou ignorante » : Pascal et la censure romaine06 Oct 202300:42:42

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2023-2024

Colloque - Pascal intempestif : « Tant l'Inquisition est corrompue ou ignorante » : Pascal et la censure romaine

Intervenant(s)

Jean-Louis Quantin, directeur d'études à l'École Pratique des Hautes Études

Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.

Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.

Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.

À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.

Participants

Claudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'Institut

Laurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, Paris

Jean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de Rouen

Mickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3

Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du Vaucluse

Tony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de Navarre

Christophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie Irvine

Pierre LYRAUD, professeur associé à l'université de Montréal

Cyrille MICHON, professeur à l'université de Nantes

Hélène MICHON, maître de conférences, à l'université de Tours

Benedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)

Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, Paris

Sophie ROUX, professeur à l'ENS-PSL

Laurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

02 - La connaissance métaphysique de la nature15 Feb 201201:28:18

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2011-2012

La connaissance métaphysique de la nature

Deuxième cours

01 - La connaissance métaphysique de la nature08 Feb 201201:30:08

Claudine Tiercelin, Métaphysique et philosophie de la connaissance - Année 2011-2012 : La connaissance métaphysique de la nature - Premier cours

Leçon inaugurale - Claudine Tiercelin : La connaissance métaphysique05 May 201101:05:23

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Collège de France

Année 2010-2011

Leçon inaugurale - Claudine Tiercelin : La connaissance métaphysique

Date : 5 mai 2011

Résumé

On avait proclamé la métaphysique archaïque ou dépassée. En fait, elle n'est jamais « morte ». Elle connaît même un renouveau international considérable, dont on est loin en France d'avoir pris encore la mesure. Parce qu'elle s'interroge, de la manière la plus générale et la plus précise à la fois, sur « ce qu'il y a », elle est essentielle à toute entreprise de connaissance, entendue non comme la reconnaissance de vérités éternelles mais comme une enquête sur le monde et la réalité.

Aux antipodes du spiritualisme obscurantiste comme du relativisme postmoderne, Claudine Tiercelin expose ici le programme d'une métaphysique scientifique et réaliste, ancrée dans la tradition rationaliste.

Colloque - Pascal intempestif : Délaissement, endurcissement, aveuglement : quel est le Dieu de Pascal ?06 Oct 202300:36:22

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2023-2024

Colloque - Pascal intempestif : Délaissement, endurcissement, aveuglement : quel est le Dieu de Pascal ?

Intervenant(s)

Hélène Michon, maître de conférences à l'Université de Tours

Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.

Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.

Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.

À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.

Participants

Claudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'Institut

Laurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, Paris

Jean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de Rouen

Mickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3

Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du Vaucluse

Tony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de Navarre

Christophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie Irvine

Pierre LYRAUD, professeur associé à l'université de Montréal

Cyrille MICHON, professeur à l'université de Nantes

Hélène MICHON, maître de conférences, à l'université de Tours

Benedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)

Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, Paris

Sophie ROUX, professeur à l'ENS-PSL

Laurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

Colloque - Pascal intempestif : Le tremblement de l'espérance selon Pascal06 Oct 202300:50:03

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2023-2024

Colloque - Pascal intempestif : Le tremblement de l'espérance selon Pascal

Intervenant(s)

Pierre Lyraud, professeur adjoint à l'Université de Montréal

Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.

Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.

Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.

À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.

Participants

Claudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'Institut

Laurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, Paris

Jean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de Rouen

Mickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3

Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du Vaucluse

Tony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de Navarre

Christophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie Irvine

Pierre LYRAUD, professeur associé à l'université de Montréal

Cyrille MICHON, professeur à l'université de Nantes

Hélène MICHON, maître de conférences, à l'université de Tours

Benedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)

Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, Paris

Sophie ROUX, professeur à l'ENS-PSL

Laurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

Colloque - Pascal intempestif : Le pari pascalien : de la rationalité en situation d'incertitude à l'irrationalisme volontariste05 Oct 202300:53:22

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2023-2024

Colloque - Pascal intempestif : Le pari pascalien : de la rationalité en situation d'incertitude à l'irrationalisme volontariste

Intervenant(s)

Jean-Baptiste Guillon, Maître de conférences, Collège de France

Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.

Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.

Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.

À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.

Participants

Claudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'Institut

Laurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, Paris

Jean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de Rouen

Mickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3

Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du Vaucluse

Tony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de Navarre

Christophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie Irvine

Pierre LYRAUD, professeur associé à l'université de Montréal

Cyrille MICHON, professeur à l'université de Nantes

Hélène MICHON, maître de conférences, à l'université de Tours

Benedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)

Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, Paris

Sophie ROUX, professeur à l'ENS-PSL

Laurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

Colloque - Pascal intempestif : Jeux de langage dans quelques raisonnements pascaliens05 Oct 202300:48:42

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2023-2024

Colloque - Pascal intempestif : Jeux de langage dans quelques raisonnements pascaliens

Intervenant(s)

Jean-Pierre Cléro, professeur émérite à l'Université de Rouen

Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.

Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.

Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.

À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.

Participants

Claudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'Institut

Laurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, Paris

Jean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de Rouen

Mickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3

Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du Vaucluse

Tony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de Navarre

Christophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie Irvine

Pierre LYRAUD, professeur associé à l'université de Montréal

Cyrille MICHON, professeur à l'université de Nantes

Hélène MICHON, maître de conférences, à l'université de Tours

Benedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)

Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, Paris

Sophie ROUX, professeur à l'ENS-PSL

Laurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

Colloque - Pascal intempestif : Rationalité et espérance05 Oct 202300:49:32

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2023-2024

Colloque - Pascal intempestif : Rationalité et espérance

Intervenant(s)

Mikael Cozic, professeur à l'Université Lyon 3

Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.

Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.

Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.

À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.

Participants

Claudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'Institut

Laurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, Paris

Jean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de Rouen

Mickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3

Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du Vaucluse

Tony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de Navarre

Christophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie Irvine

Pierre LYRAUD, professeur associé à l'université de Montréal

Cyrille MICHON, professeur à l'université de Nantes

Hélène MICHON, maître de conférences, à l'université de Tours

Benedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)

Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, Paris

Sophie ROUX, professeur à l'ENS-PSL

Laurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

Colloque - Pascal intempestif : Expériences cruciales et preuves par l'absurde05 Oct 202300:40:57

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2023-2024

Colloque - Pascal intempestif : Expériences cruciales et preuves par l'absurde

Intervenant(s)

Sophie Roux, professeur à l'École normale supérieure (ENS- PSL)

Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.

Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.

Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.

À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.

Participants

Claudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'Institut

Laurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, Paris

Jean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de Rouen

Mickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3

Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du Vaucluse

Tony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de Navarre

Christophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie Irvine

Pierre LYRAUD, professeur associé à l'université de Montréal

Cyrille MICHON, professeur à l'université de Nantes

Hélène MICHON, maître de conférences, à l'université de Tours

Benedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)

Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, Paris

Sophie ROUX, professeur à l'ENS-PSL

Laurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

Colloque - Pascal intempestif : « Ny substance, ny accident » : le statut ontologique de l'espace et du vide05 Oct 202300:44:29

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2023-2024

Colloque - Pascal intempestif : « Ny substance, ny accident » : le statut ontologique de l'espace et du vide

Intervenant(s)

Jean-Pascal Anfray, maître de conférences HDR à l'École normale supérieure (ENS- PSL)

Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.

Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.

Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.

À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.

Participants

Claudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'Institut

Laurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, Paris

Jean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de Rouen

Mickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3

Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du Vaucluse

Tony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de Navarre

Christophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie Irvine

Pierre LYRAUD, professeur associé à l'université de Montréal

Cyrille MICHON, professeur à l'université de Nantes

Hélène MICHON, maître de conférences, à l'université de Tours

Benedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)

Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, Paris

Sophie ROUX, professeur à l'ENS-PSL

Laurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

05 - Scepticisme et connaissance (suite et fin)19 Mar 202402:03:34

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2023-2024

05 - Scepticisme et connaissance (suite et fin).

Colloque - Pascal intempestif : La foi05 Oct 202300:45:12

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2023-2024

Colloque - Pascal intempestif : La foi

Intervenant(s)

Cyrille Michon, professeur à l'Université de Nantes

Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.

Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.

Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.

À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.

Participants

Claudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'Institut

Laurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, Paris

Jean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de Rouen

Mickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3

Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du Vaucluse

Tony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de Navarre

Christophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie Irvine

Pierre LYRAUD, professeur associé à l'université de Montréal

Cyrille MICHON, professeur à l'université de Nantes

Hélène MICHON, maître de conférences, à l'université de Tours

Benedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)

Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, Paris

Sophie ROUX, professeur à l'ENS-PSL

Laurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

Colloque - Pascal intempestif - Pascal : sans histoire05 Oct 202300:54:22

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2023-2024

Colloque - Pascal intempestif - Pascal : sans histoire

Intervenant(s)

Laurence Plazenet, professeur à l'Université Clermont Auvergne. Directrice du Centre international Blaise Pascal (IHRIM, UMR 5317). Présidente de la Société des Amis de Port-Royal

Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.

Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.

Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.

À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.

Participants

Claudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'Institut

Laurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, Paris

Jean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de Rouen

Mickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3

Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du Vaucluse

Tony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de Navarre

Christophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie Irvine

Pierre LYRAUD, professeur associé à l'université de Montréal

Cyrille MICHON, professeur à l'université de Nantes

Hélène MICHON, maître de conférences, à l'université de Tours

Benedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)

Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, Paris

Sophie ROUX, professeur à l'ENS-PSL

Laurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

Colloque - Pascal intempestif : Pascal chez les philosophes en 202305 Oct 202301:04:55

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2023-2024

Colloque - Pascal intempestif : Pascal chez les philosophes en 2023

Intervenant(s)

Claudine Tiercelin

Le quatrième centenaire de la naissance de Pascal (1623-2023) est l'occasion de nombreux colloques, en France et à l'étranger, autour de son œuvre. Et chacun de scruter l'actualité de Pascal : la profondeur de ses analyses sur la psyché humaine, la nouveauté de sa pensée mathématique et physique, la fulgurance de ses intuitions sur les relations de l'individu au groupe, autant de réflexions qui interrogent encore notre monde, invitant même parfois à voir en Pascal une sorte de « prophète », et qui dressent aussi le portrait d'un Pascal perpétuel – comme on parle de mouvement perpétuel –, d'un Pascal, somme toute, presque inactuel, dont la pérennité serait infiniment renouvelée et renouvelable.

Mais Pascal surgit aussi de fractures : fracture du monde clos de la science médiévale, fracture théologique entre augustinisme et molinisme à l'heure des réformes protestante et catholique, fracture politique au moment où s'instaure l'absolutisme, fracture philosophique autour de Descartes, fracture esthétique quand naît l'Écrivain. Réfléchissant les croyances et les savoirs de son temps (sur les Juifs ou l'héliocentrisme, par exemple), provocante par sa déconsidération de la science, son appel à une vocation militante du laïque au sein de l'Église, son apparent anti-humanisme dressé contre la prétention de l'homme « à se rendre le centre de lui-même » (fr. 182) ou « à se faire Dieu » (fr. 510), l'œuvre de Pascal est elle-même, par son exigence morale, clivante et bien plus problématique que l'admiration de son génie, oubliant ou banalisant l'épithète « effrayant » que lui accole Chateaubriand, ne le concède souvent. Elle a, du reste, suscité l'exaspération de Voltaire ou de Paul Valéry qui refusent les postulats sur lesquels elle est entée.

Plus généralement, Pascal est intempestif dans ses réflexions sur la vérité, sur la croyance, ou encore sur le pari. Elles sont au cœur des débats qui animent l'épistémologie de la croyance religieuse, la théorie de la décision, ou les nouvelles figures que revêt le défi sceptique dans la philosophie contemporaine de la connaissance, mais aussi en éthique et en métaphysique.

À rebours de toute unanimité critique et de la partition généralement observée entre philosophes et littéraires, ce colloque, organisé au Collège de France par Claudine Tiercelin (chaire Métaphysique et philosophie de la connaissance) en collaboration avec Laurence Plazenet (professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317, présidente de la Société des Amis de Port-Royal) voudrait donc envisager de façon frontale et double ce Pascal intempestif, inactuel en ce qu'il heurte nos représentations, s'avance à contresens de ses propres contemporains, choisit la brisure et l'éclat contre les conciliations, comme il oppose à la rhétorique scolastique et à la copia, l'inachèvement et le fragment, l'art de la suspension et de la persuasion à la démonstration dogmatique.

Participants

Claudine TIERCELIN, professeur du Collège de France. Membre de l'Institut

Laurence PLAZENET, professeur à l'université Clermont-Auvergne, directrice du Centre international Blaise-Pascal (IHRIM, UMR 5317), présidente de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Pascal ANFRAY, maître de conférences HDR, ENS-PSL, Paris

Jean-Pierre CLÉRO, professeur émérite de l'université de Rouen

Mickael COZIC, professeur à l'université de Lyon 3

Boris DONNÉ, maître de conférences à l'université d'Avignon et des Pays du Vaucluse

Tony GHEERAERT, professeur à l'université de Rouen-Normandie, vice-président de la Société des Amis de Port-Royal

Jean-Baptiste GUILLON, maître de conférences à l'université de Navarre

Christophe LITWIN, professeur associé à l'université de Californie Irvine

Pierre LYRAUD, professeur associé à l'université de Montréal

Cyrille MICHON, professeur à l'université de Nantes

Hélène MICHON, maître de conférences, à l'université de Tours

Benedetta PAPASOGLI, professeur à LUMSA (Rome)

Jean-Louis QUANTIN, directeur d'études, École pratique des hautes études, Paris

Sophie ROUX, professeur à l'ENS-PSL

Laurent THIROUIN, professeur émérite à l'université Lyon 2

Colloque - Virtual and Augmented Realities: Epistemological and Metaphysical Issues : Some Thoughts on Virtual and Augmented Reality06 Jun 202300:43:05

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2022-2023

Colloque - Virtual and Augmented Realities: Epistemological and Metaphysical Issues : Some Thoughts on Virtual and Augmented Reality

Intervenant(s)

Alexander Fisher, University of Cambridge

Résumé

This paper considers the ethical significance of self-involving imagination, where we imagine ourselves as others. This form of imagination occurs in taking on personal ideals, in simulation of others' mental states, and when we imagine ourselves as characters in acting or in videogames and virtual reality. The ethical concern is that the imaginer might be morally corrupted as troubling attitudes taken on in imagination leak into their actual psychology. This worry is heightened for interactive media as imagined attitudes play a significant role in motivating action, hence more plausibly might start to influence us outside of the imaginative context.

I note two mechanisms which serve to prevent leakage of immoral attitudes, dampening this ethical concern. First, we often face heightened imaginative resistance to taking on immoral mental states. This prevents us even imagining holding certain immoral attitudes. Second, whilst we generally passively quarantine our attitudes to the imaginative context, in morally charged cases we also more actively quarantine – we take on immoral attitudes in imagination but are consciously careful not to acquire them in reality. This pair of guarding mechanisms help prevent our becoming morally corrupted through self-involving imagination.

Présentation

Virtual Reality technology affords its users a strongly immersive and interactive experience of computer-generated environments, through a dedicated headset. With Augmented Reality devices, 3D computer-generated imagery is projected onto physical space, thereby "augmenting" the user's surroundings with an overlay of virtual entities. These "Extended Reality" (XR) technologies are likely to become a part of our everyday life in the near future. They also raise a host of fascinating issues, which have increasingly been discussed in the recent philosophical literature. This international conference will investigate the metaphysical and epistemological questions raised by XR technologies.

Le colloque est intégralement en anglais et a eu lieu les 5 et 6 juin au Collège de France

Colloque - Virtual and Augmented Realities: Epistemological and Metaphysical Issues : Self-Involving Imagination06 Jun 202300:35:54

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2022-2023

Colloque - Virtual and Augmented Realities: Epistemological and Metaphysical Issues : Self-Involving Imagination

Intervenant(s)

Alexander Fisher, University of Cambridge

Résumé

This paper considers the ethical significance of self-involving imagination, where we imagine ourselves as others. This form of imagination occurs in taking on personal ideals, in simulation of others' mental states, and when we imagine ourselves as characters in acting or in videogames and virtual reality. The ethical concern is that the imaginer might be morally corrupted as troubling attitudes taken on in imagination leak into their actual psychology. This worry is heightened for interactive media as imagined attitudes play a significant role in motivating action, hence more plausibly might start to influence us outside of the imaginative context.

I note two mechanisms which serve to prevent leakage of immoral attitudes, dampening this ethical concern. First, we often face heightened imaginative resistance to taking on immoral mental states. This prevents us even imagining holding certain immoral attitudes. Second, whilst we generally passively quarantine our attitudes to the imaginative context, in morally charged cases we also more actively quarantine – we take on immoral attitudes in imagination but are consciously careful not to acquire them in reality. This pair of guarding mechanisms help prevent our becoming morally corrupted through self-involving imagination.

Présentation

Virtual Reality technology affords its users a strongly immersive and interactive experience of computer-generated environments, through a dedicated headset. With Augmented Reality devices, 3D computer-generated imagery is projected onto physical space, thereby "augmenting" the user's surroundings with an overlay of virtual entities. These "Extended Reality" (XR) technologies are likely to become a part of our everyday life in the near future. They also raise a host of fascinating issues, which have increasingly been discussed in the recent philosophical literature. This international conference will investigate the metaphysical and epistemological questions raised by XR technologies.

Le colloque est intégralement en anglais et a eu lieu les 5 et 6 juin au Collège de France

Colloque - Virtual and Augmented Realities: Epistemological and Metaphysical Issues : Seeing-in and Virtual Reality06 Jun 202300:38:38

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2022-2023

Colloque - Virtual and Augmented Realities: Epistemological and Metaphysical Issues : Seeing-in and Virtual Reality

Intervenant(s)

Manuel Rebuschi, AHP-PReST, Université de Lorraine

Résumé

Is Virtual Reality a special metaphysical category of reality, as David Chalmers claims? In this talk, I argue that this is not the most obvious way, and I oppose it with a (pseudo-)dualistic conception of VR, combining reality and fiction. To do this, I will draw on Walton's analysis of fictions and on Wollheim's conception of what it is to see-in a pictorial work. It seems that we can understand our interactions in virtual worlds not as a radical rupture, but as an extension of our usual ways of seeing object representations. The proposed conception taking its start in a logical analysis of the statements produced during our interactions in virtual worlds, it also relies on a formal background, based on an extension of first-order modal logic, which will be briefly evoked.

Présentation

Virtual Reality technology affords its users a strongly immersive and interactive experience of computer-generated environments, through a dedicated headset. With Augmented Reality devices, 3D computer-generated imagery is projected onto physical space, thereby "augmenting" the user's surroundings with an overlay of virtual entities. These "Extended Reality" (XR) technologies are likely to become a part of our everyday life in the near future. They also raise a host of fascinating issues, which have increasingly been discussed in the recent philosophical literature. This international conference will investigate the metaphysical and epistemological questions raised by XR technologies.

Le colloque est intégralement en anglais et a eu lieu les 5 et 6 juin au Collège de France

Colloque - Virtual and Augmented Realities: Epistemological and Metaphysical Issues : Really just making it up: fictionalism about the virtual (and a whole lot more?)06 Jun 202300:38:57

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2022-2023

Colloque - Virtual and Augmented Realities: Epistemological and Metaphysical Issues : Really just making it up: fictionalism about the virtual (and a whole lot more?)

Intervenant(s)

Neil McDonnell, University of Glasgow

Résumé

Are the entities that we encounter in virtual environments real? As a virtual realist, Chalmers argues that they are. In contrast, virtual fictionalists say they aren't. Instead, such entities are merely posits within games of make-believe, games that are guided by the existing digital props we engage with. The aim of this talk is to explore and extend this fictionalist approach to virtual ontology.

Specifically, the first half of the talk sketches the available options when it comes to the debate about virtual ontology. This then leads to an articulation of a Waltonian fictionalist account, which I (extending joint Wildman/McDonnell work) argue is superior to Chalmers' virtual realism. However, this leads to an issue facing fictionalism: once one adopts it for virtual objects, it is hard to see where the fictiionalism stops. In other words, what should fictionalists say about non-virtual entities like universities, paper money, and Cryptocurrency? It seems wild to think that these are fictions too, since they are so important/value to us in our everyday lives. To address this challenge, I introduce the notions of consensus and mandated fictions. After defining these in Waltonian terms, I use them to articulate a (nearly) global fictionalist story which alleviates the worry. The result is an ambitious, distinctively unifying extension of fictionalism about the virtual to include the social, institutional, and constructed.

Présentation

Virtual Reality technology affords its users a strongly immersive and interactive experience of computer-generated environments, through a dedicated headset. With Augmented Reality devices, 3D computer-generated imagery is projected onto physical space, thereby "augmenting" the user's surroundings with an overlay of virtual entities. These "Extended Reality" (XR) technologies are likely to become a part of our everyday life in the near future. They also raise a host of fascinating issues, which have increasingly been discussed in the recent philosophical literature. This international conference will investigate the metaphysical and epistemological questions raised by XR technologies.

Le colloque est intégralement en anglais et a eu lieu les 5 et 6 juin au Collège de France

Colloque - Virtual and Augmented Realities: Epistemological and Metaphysical Issues : Eye Movements and the Feeling of Presence06 Jun 202300:23:21

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2022-2023

Colloque - Virtual and Augmented Realities: Epistemological and Metaphysical Issues : Eye Movements and the Feeling of Presence

Intervenant(s)

Bence Nanay, University of Antwerp

Résumé

Empirical studies show great variation in the smoothness of tracking eye movements in various perceptual situations. In this talk, I examine the relation between the smoothness of tracking eye movements and the feeling of presence in the case of perception, dreaming, visualising, stereograms and virtual reality and argue for a very minimalist and mechanistic explanation of the feeling of presence.

Présentation

Virtual Reality technology affords its users a strongly immersive and interactive experience of computer-generated environments, through a dedicated headset. With Augmented Reality devices, 3D computer-generated imagery is projected onto physical space, thereby "augmenting" the user's surroundings with an overlay of virtual entities. These "Extended Reality" (XR) technologies are likely to become a part of our everyday life in the near future. They also raise a host of fascinating issues, which have increasingly been discussed in the recent philosophical literature. This international conference will investigate the metaphysical and epistemological questions raised by XR technologies.

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Colloque - Virtual and Augmented Realities: Epistemological and Metaphysical Issues : The Constitution of Virtual Objects05 Jun 202300:45:46

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2022-2023

Colloque - Virtual and Augmented Realities: Epistemological and Metaphysical Issues : The Constitution of Virtual Objects

Intervenant(s)

Alexandre Declos, Maître de conférences, Collège de France

Guillaume Bucchioni, Aix-Marseille Université

Résumé

David Chalmers has recently argued that virtual reality is a genuine kind of reality, populated by real digital entities. At the ontological level, this realist view is ambiguous between two readings. One states that virtual entities are strictly identical to digital entities. The other considers that virtual entities and digital entities are distinct, but that the former ontologically depend on the latter. In this presentation, we shall explore the latter form of virtual realism, and attempt to offer a novel account of the dependence of the virtual on the digital. Virtual objects, we contend, should be seen as constituted by digital objects and mental states. In order to develop this claim, we shall draw on Lynne Rudder Baker's theory of constitution We'll explore the rationale and consequences of this view, which we take to be the most promising form of realism about the virtual.

Présentation

Virtual Reality technology affords its users a strongly immersive and interactive experience of computer-generated environments, through a dedicated headset. With Augmented Reality devices, 3D computer-generated imagery is projected onto physical space, thereby "augmenting" the user's surroundings with an overlay of virtual entities. These "Extended Reality" (XR) technologies are likely to become a part of our everyday life in the near future. They also raise a host of fascinating issues, which have increasingly been discussed in the recent philosophical literature. This international conference will investigate the metaphysical and epistemological questions raised by XR technologies.

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Colloque - Virtual and Augmented Realities: Epistemological and Metaphysical Issues : On the Limits of Successful Virtualization05 Jun 202300:39:50

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2022-2023

Colloque - Virtual and Augmented Realities: Epistemological and Metaphysical Issues : On the Limits of Successful Virtualization

Intervenant(s)

Pawel Grabarczyk, IT University of Copenhagen

Résumé

In my talk, I wish to explore the thesis of virtual realism and establish the limits of successful virtualization. The thesis of virtual realism states that virtual environments and objects are real (as opposed to fictional) and that some virtual objects can be treated as instantiations of the same category as their non-virtual counterparts. I agree with the first part of the thesis and suggest a variant I call "virtual physicalism". According to virtual physicalism, virtual objects are physical because they are a series of computer states. The second part of the thesis of virtual realism is more contentious as, apart from some well-known non-controversial examples, it is hard to say how far we can go with the virtualization of reality. I investigate this question and suggest some criteria for successful virtualization. According to my view virtual objects function as digital toys and do not require us to engage in pretend play or make-believe. As with non-virtual toys, they share many properties with objects they mimic. If they end up sharing enough properties and causal powers to be used instead of their non-virtual counterparts, they may be elevated to being instantiations of the same type of objects. The biggest obstacle for virtual objects to go through this "upgrade" process is the limitation of the causal powers of the computer states they are made of. For many virtual objects, this leads to isolation – they may be considered functionally equivalent to their non-virtual counterparts but only inside virtual environments. One way to diminish this inherent limitation is to make virtual environments important parts of reality. If they become persistent, widespread, and causally connected with non-virtual reality, the objects within them may become treated as genuine specialized versions of non-virtual objects, not just digital toys modeled on them.

Présentation

Virtual Reality technology affords its users a strongly immersive and interactive experience of computer-generated environments, through a dedicated headset. With Augmented Reality devices, 3D computer-generated imagery is projected onto physical space, thereby "augmenting" the user's surroundings with an overlay of virtual entities. These "Extended Reality" (XR) technologies are likely to become a part of our everyday life in the near future. They also raise a host of fascinating issues, which have increasingly been discussed in the recent philosophical literature. This international conference will investigate the metaphysical and epistemological questions raised by XR technologies.

Le colloque est intégralement en anglais et a eu lieu les 5 et 6 juin au Collège de France

04 - Scepticisme et connaissance (suite et fin)12 Mar 202401:55:50

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2023-2024

04 - Scepticisme et connaissance (suite et fin).

Colloque - Virtual and Augmented Realities: Epistemological and Metaphysical Issues : Mona Lisa in the Matrix05 Jun 202300:32:31

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2022-2023

Colloque - Virtual and Augmented Realities: Epistemological and Metaphysical Issues : Mona Lisa in the Matrix

Intervenant(s)

Katalin Farkas, Central European University, Vienna

Résumé

It is customary to think that certain entities have irreplaceable value. The group of these entities include for example art works like the Mona Lisa, family heirlooms of great emotional significance, and, of course, people. In this talk, I investigate in what sense we can have irreplaceable virtual objects.

Présentation

Virtual Reality technology affords its users a strongly immersive and interactive experience of computer-generated environments, through a dedicated headset. With Augmented Reality devices, 3D computer-generated imagery is projected onto physical space, thereby "augmenting" the user's surroundings with an overlay of virtual entities. These "Extended Reality" (XR) technologies are likely to become a part of our everyday life in the near future. They also raise a host of fascinating issues, which have increasingly been discussed in the recent philosophical literature. This international conference will investigate the metaphysical and epistemological questions raised by XR technologies.

Le colloque est intégralement en anglais et a eu lieu les 5 et 6 juin au Collège de France

Colloque - Virtual and Augmented Realities: Epistemological and Metaphysical Issues : The Psychopathology of Everyday Metaphysics: Depersonalization, Structuralism, and the Problem of Reality05 Jun 202300:41:11

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2022-2023

Colloque - Virtual and Augmented Realities: Epistemological and Metaphysical Issues : The Psychopathology of Everyday Metaphysics: Depersonalization, Structuralism, and the Problem of Reality

Intervenant(s)

Alexandre Billon, Université de Lille

Résumé

At the turn of the 19th century, French psychiatrists discovered a couple of intriguingly philosophical disorders. Patients suffering from these disorders were characterized as "metaphysician doubters" or "pathological metaphysicians". They relentlessly questioned their existence, the nature of the self, the reality of things around them, or the very identity of their relatives. "When one has seen many of these pathological doubters, Janet lamented, one comes to sadly wonder whether philosophical speculation is a disease of the human mind (Janet, 1909, 302)". Janet was half-joking. Yet, I would like to suggest that he was half-right. More precisely, I argue that the study of such pathological metaphysicians (who are known, today, as patients suffering from depersonalization) can shed some light on a fundamental problem in the phenomenology and epistemology of metaphysics that I dub "the problem of reality", and suggests that the way the philosophical tradition has dealt with this problem is deeply misguided. This problem, which has recently resurfaced in discussions about structuralism, digitalism and virtual realism, stems from the incompatibility of two strong intuitions. According to the first intuition, the deep nature of things is hidden from us, and the world as we know it (through perception and science) is somehow shallow and lacking in reality. For all we know, philosophers have claimed for centuries, we might just be facing shadows in a cave, we might just be dreaming, we might just be brains in a vat, or even sims in a gigantic computer simulation. There is, or there might be, say these philosophers a deeper and so to speak more real layer of reality — ultimate or metaphysical reality — but it is hidden from the delivering of our senses and of our scientific endeavors. This philosophical intuition clashes with an equally strong, but probably more naïve, intuition, to the effect that the world as we know seems perfectly real. A set of shadows, a dream, or an informational structure seems too ethereal, unsubstantial, or virtual (in one word, too unreal) to be identical to the world as we know it. To solve this problem we need to discount one intuition in favor of the other, and metaphysicians have typically discounted the more naïve "intuition of reality". Drawing, on the study of pathological metaphysicians, I will argue that they are wrong.

Présentation

Virtual Reality technology affords its users a strongly immersive and interactive experience of computer-generated environments, through a dedicated headset. With Augmented Reality devices, 3D computer-generated imagery is projected onto physical space, thereby "augmenting" the user's surroundings with an overlay of virtual entities. These "Extended Reality" (XR) technologies are likely to become a part of our everyday life in the near future. They also raise a host of fascinating issues, which have increasingly been discussed in the recent philosophical literature. This international conference will investigate the metaphysical and epistemological questions raised by XR technologies.

Le colloque est intégralement en anglais et a eu lieu les 5 et 6 juin au Collège de France

Colloque - Virtual and Augmented Realities: Epistemological and Metaphysical Issues : Why BIVs Would Not Be (Much) Deceived (and Would Learn a Lot)05 Jun 202300:45:42

Claudine Tiercelin

Métaphysique et philosophie de la connaissance

Année 2022-2023

Colloque - Virtual and Augmented Realities: Epistemological and Metaphysical Issues : Why BIVs Would Not Be (Much) Deceived (and Would Learn a Lot)

Intervenant(s)

Benoit Gaultier, University of Zurich

Résumé

My aim in this talk is to examine Chalmers' veridicalism, and more precisely i) to indicate a reason to doubt the cogency of one of his' arguments for veridicalism, ii) to argue that if BIVs' ordinary beliefs are true for the reasons indicated by Chalmers, then BIVs' (metaphysical) beliefs about the fundamental nature of reality also are true, and iii) to advance that it could be that BIVs' are right about the fundamental nature of reality while being ignorant of it.

Présentation

Virtual Reality technology affords its users a strongly immersive and interactive experience of computer-generated environments, through a dedicated headset. With Augmented Reality devices, 3D computer-generated imagery is projected onto physical space, thereby "augmenting" the user's surroundings with an overlay of virtual entities. These "Extended Reality" (XR) technologies are likely to become a part of our everyday life in the near future. They also raise a host of fascinating issues, which have increasingly been discussed in the recent philosophical literature. This international conference will investigate the metaphysical and epistemological questions raised by XR technologies.

Le colloque est intégralement en anglais et a eu lieu les 5 et 6 juin au Collège de France

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