Explore every episode of the podcast Le.s Sensible.s - art et mondes sensibles
| Title | Pub. Date | Duration | |
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| #13 Partie 1/2 Transcendance, transgalactique, transmutation... ou comment saisir tous ces invisibles moments de passage avec SMITH | 30 Nov 2024 | 00:55:31 | |
Bogdan Chthulu SMITH, ou tout simplement SMITH, est artiste-chercheur, diplômé de la Sorbonne en Philosophie, de l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, du Fresnoy – Studio National des Arts Contemporains, et docteur en Étude et Pratique des Arts (Université du Québec à Montréal). SMITH explore de nouvelles manières de se lier au monde visible et invisible, à travers des projets-mondes indisciplinaires, curieux à l’égard du monde qui nous entoure, du terrestre et du céleste, des personnes humaines et non-humaines, de l’imaginaire et de la fiction. Ses expérimentations, SMITH les mène auprès de collaborateur·ices écrivain·es, astronautes, chamanes, ingénieurs, designers, scientifiques, philosophes, performers ou compositeur·ices. Caméras thermiques, drones, néons, implantations de puces électroniques, de magnets et de météorites sous-cutanées, mutations atomiques ou pratique de la transe, alimentent une œuvre fluide, composée avec des moyens technologiques et spirituels qui incorporent les dimensions du mystère, du rêve, de l’au-delà. J’ai rencontré SMITH pour la première fois, à la fois son travail et l’artiste, en 2019 lors de l’exposition que nous avions présentée aux Magasins généraux à Pantin intitulée Futures of Love dans laquelle nous avions montré plusieurs spectographies et où SMITH était venu proposer une conférence sur le thème d’Infinite Love qui avait été un moment incroyablement inspirant quant à sa façon de convoquer et de faire quasiment apparaitre dans son travail les fantômes, les êtres qui nous hantent et la relation que nous sommes invités à développer avec elles et eux. Je rêve d’inviter SMITH au micro de.s Sensible.s depuis la création du podcast évidemment tant son univers et sa quête font écho aux questions qui m’animent. C’est un véritable honneur pour moi d’avoir cet échange aujourd’hui. Retrouver le travail de smith :
Un podcast coproduit par Fabrizio d’Elia Montage – Mixage & Identité sonore : Fabrizio d’Elia Crédit photo : Sans titre, in "Dami (Imago)", 2023-24 SMITH _ Courtesy Galerie Christophe Gaillard
Direction artistique : Ludovic Labayrade Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| #13 Partie 2/2 Transcendance, transgalactique, transmutation... ou comment saisir tous ces invisibles moments de passage avec SMITH | 30 Nov 2024 | 01:01:01 | |
Bogdan Chthulu SMITH, ou tout simplement SMITH, est artiste-chercheur, diplômé de la Sorbonne en Philosophie, de l’École Nationale Supérieure de la Photographie d’Arles, du Fresnoy – Studio National des Arts Contemporains, et docteur en Étude et Pratique des Arts (Université du Québec à Montréal). SMITH explore de nouvelles manières de se lier au monde visible et invisible, à travers des projets-mondes indisciplinaires, curieux à l’égard du monde qui nous entoure, du terrestre et du céleste, des personnes humaines et non-humaines, de l’imaginaire et de la fiction. Ses expérimentations, SMITH les mène auprès de collaborateur·ices écrivain·es, astronautes, chamanes, ingénieurs, designers, scientifiques, philosophes, performers ou compositeur·ices. Caméras thermiques, drones, néons, implantations de puces électroniques, de magnets et de météorites sous-cutanées, mutations atomiques ou pratique de la transe, alimentent une œuvre fluide, composée avec des moyens technologiques et spirituels qui incorporent les dimensions du mystère, du rêve, de l’au-delà. J’ai rencontré SMITH pour la première fois, à la fois son travail et l’artiste, en 2019 lors de l’exposition que nous avions présentée aux Magasins généraux à Pantin intitulée Futures of Love dans laquelle nous avions montré plusieurs spectographies et où SMITH était venu proposer une conférence sur le thème d’Infinite Love qui avait été un moment incroyablement inspirant quant à sa façon de convoquer et de faire quasiment apparaitre dans son travail les fantômes, les êtres qui nous hantent et la relation que nous sommes invités à développer avec elles et eux. Je rêve d’inviter SMITH au micro de.s Sensible.s depuis la création du podcast évidemment tant son univers et sa quête font écho aux questions qui m’animent. C’est un véritable honneur pour moi d’avoir cet échange aujourd’hui. Retrouver le travail de smith :
Un podcast coproduit par Fabrizio d’Elia Montage – Mixage & Identité sonore : Fabrizio d’Elia Crédit photo : Sans titre, in "Dami (Imago)", 2023-24 SMITH _ Courtesy Galerie Christophe Gaillard Direction artistique : Ludovic Labayrade Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| #5 L'art de l'impermanence avec Charwei Tsai | 31 Jul 2023 | 00:55:57 | |
Aujourd'hui, je rencontre Charwei Tsai. Diplômée en design industriel et en histoire de l’art et de l’architecture de la Rhode Island School of Design (2002), Charwei Tsai a suivi le programme de recherche de troisième cycle La Seine à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris (2010). Des préoccupations à la fois très personnelles et universelles stimulent la pratique pluridisciplinaire de l’artiste. Des motifs géographiques, sociaux et spirituels composent un ensemble d’œuvres, encourageant la participation du spectateur au-delà des limites de la contemplation. Préoccupée par la relation homme/nature, Charwei Tsai médite sur les complexités entre les croyances culturelles, la spiritualité et la fugacité.
J'ai rencontré Charwei il y a un an lorsqu'elle était en résidence à la Cité des Arts - Art Explora à Paris, car je rêvais de mieux la connaître et mieux découvrir son travail, sa pensée, ses inspirations. C'est d'ailleurs la première personne que j'ai contactée lorsque j'ai commencé à avoir cette intuition des liens entre l'Art et le Yoga comme deux approches sensibles de l'univers et initier l'idée de ce podcast. À la suite de cette première rencontre passionnante, j'ai eu la chance de l'accueillir en résidence pendant deux semaines aux Ateliers de La Madeleine à Arles en septembre 2022. Je suis ravie de m'entretenir avec elle aujourd'hui et de pouvoir partager un peu avec vous son univers artistique et personnel tellement riche et puissant.
*Charwei étant taiwanaise et moi française, nous échangeons en anglais dans cet entretien ;) Charwei Tsai est représentée par la galerie Mor Charpentier. Pour découvrir son travail : Son site Charwei.com Sa page sur le site de la galerie Mor Charpentier Today, I meet Charwei Tsai.
- Un podcast produit par Fabrizio d'Elia et Les Ateliers de La Madeleine Prise de son - Montage - Mixage & Identité sonore : Fabrizio d'Elia Direction artistique : Ludovic Labayrade Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| #4 Art et yoga dans la pensée indienne avec Colette Poggi | 17 Jul 2023 | 00:49:34 | |
Pour ce quatrième épisode, je rencontre Colette Poggi. Colette Poggi est philosophe, indianiste, spécialiste du sanskrit. Elle mène des recherches sur les philosophies de l’Inde, le shivaïsme du Cachemire et notamment le maitre shivaïte Abhinavagupta depuis le début des années 1980. Aujourd’hui, elle enseigne la pensée religieuse et philosophique de l’Inde ainsi que le sanskrit. Elle a publié plusieurs livres sur la pensée indienne, les grands maîtres shivaïtes ainsi que des traductions de leurs textes fondamentaux, inédits en français pour la plupart. Je suis très heureuse d’avoir la chance de m’entretenir avec Colette Poggi pour nous plonger dans l’approche de la Création dans la pensée indienne – création du monde et création artistique, les deux se rejoignant de manière naturelle de bien des façons - et explorer avec elle la façon dont l’Inde envisage l’expérience esthétique. Pour en apprendre davantage sur Colette Poggi, je vous invite à découvrir son site https://colettepoggi.com Un podcast produit par Fabrizio d'Elia et Les Atelier s de La Madeleine Prise de son - Montage - Mixage & Identité sonore : Fabrizio d'Elia https://fabriziodelia.com Direction artistique : Ludovic Labayrade Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| #3 L'art comme transmutation de la matière avec Juliette Minchin | 03 Jul 2023 | 00:39:09 | |
Pour ce troisième épisode, je rencontre l'artiste Juliette Michin.
Pour prolonger votre exploration dans l'univers de Juliette Minchin, Le site internet de l'artiste : julietteminchin.fr Sa page sur le site de la galerie Anne-Sarah Bénichou Son compte Instagram @julietteminchin Un podcast produit par Fabrizio d'Elia et Les Ateliers de La Madeleine Prise de son - Montage - Mixage & Identité sonore : Fabrizio d'Elia Direction artistique : Ludovic Labayrade Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| #1 L’art comme yoga avec Philippe Filliot | 03 Jul 2023 | 00:47:04 | |
Pour ce premier épisode de Le.s Sensible.s art et yoga comme approches Philippe Filliot est professeur agrégé d’arts plastiques et professeur de yoga. Il est l’auteur notamment de « être vivant, méditer, créer », « Le Yoga comme Art de soi », « Illuminations profanes – Art contemporain et spiritualité » et est en train de préparer un ouvrage à Cette rencontre avec Philippe Filliot est importante pour moi car c’est grâce à lui, en lisant ses livres il y a un an que je me suis autorisée à lancer ce projet de podcast, parce qu’au travers des lignes que je le lisais je percevais que mon intuition de ces liens profonds entre art et yoga étaient partagés, et qu’ils étaient multiples, complexes, passionnants. Ces lectures m’ont à la Avec Philippe Filliot, nous avons parlé de ce qui rapproche l'artiste du yogi, et le yogi de l'artiste, nous avons échangé sur l'art comme expérience méditative, exploré la façon dont les artistes comme les yogis proposaient une nouvelle approche du monde et même intérrogé le rôle de l'art et celui du yoga pour "changer le monde", nous avons aussi parlé du retour du spirituel dans l'art contemporain et fait le lien avec notre relation au vivant ... J'espère que vous prendrez autant de plaisir à écouter cet épisode que j'en ai eu à l'enregistrer. Les livres de Philippe Filliot : Le yoga comme art de soi aux Editions Actes Sud Illuminations profanes. Art contemporain et spiritualité aux Editions Gallimard Être vivant, méditer, créer aux Editions Actes Sud Un podcast produit par Fabrizio d'Elia et Les Atelier s de La Madeleine Prise de son - Montage - Mixage & Identité sonore : Fabrizio d'Elia Direction artistique : Ludovic Labayrade Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| #2 L’art pour prendre soin avec Guillaume Désanges | 03 Jul 2023 | 00:35:23 | |
Pour ce deuxième épisode, je rencontre Guillaume Désanges.
Un podcast produit par Fabrizio d'Elia et Les Ateliers de La Madeleine Prise de son - Montage - Mixage & Identité sonore : Fabrizio d'Elia https://fabriziodelia.com Direction artistique : Ludovic Labayrade Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Le.s Sensible.s - Présentation Saison 1 : art et yoga comme approches sensibles de l'univers | 26 Jun 2023 | 00:04:02 | |
Sur une idée originale d’Eugénie Lefebvre, le podcast « Le.s Sensible.s – art et yoga comme approches sensibles de l’univers » propose pour la première fois une exploration des liens et des échos entre l’art et le yoga dans leur façon, à l’un et à l’autre, de mettre chacun de nous en relation à soi-même, aux autres, aux vivants, à l’univers, et de leur puissance pour éveiller et animer notre sensibilité au monde qui nous entoure. Le podcast prend la forme d’une série d’entretiens intimes et inédits avec des personnalités des champs de l’art et du yoga - artistes, philosophes, curators, penseuse.r.s, historien.ne.s, méditant.e.s, yogis, ... Chaque conversation est une exploration singulière de la façon dont l’art et la création d’un côté, le yoga ou la méditation de l’autre, et parfois les deux entremêlés, ouvrent et proposent une mise en relation sensible à soi- même, aux autres, aux autres vivants, à la planète, au cosmos. Cette série de podcasts s’appréhende comme un prisme à multiples facettes, avec l’idée que ce soit l’ensemble de ces échanges, en écho les uns avec les autres, qui esquisse progressivement de premiers éléments de réponse. Au fil des discussions, l’auditeur sera invité à traverser des sujets aussi riches et variés que l’interdépendance des éléments, l’impermanence, les notions de vide et de plein en art comme en yoga, la question du soin, la codification de l’art par les textes sacrés de l’Inde ancienne, l’infini des perceptions dans l’expérience artistique, le pouvoir de la matière ou celui des rituels, le lien des vivants à la terre comme au cosmos, l’importance de l’attention... Un podcast produit par Fabrizio d'Elia et Les Ateliers de La Madeleine Prise de son - Montage - Mixage & Identité sonore : Fabrizio d'Elia https://fabriziodelia.com Direction artistique : Ludovic Labayrade lamadeleinearles.com Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| #12 Voir au-delà de la vue avec Myriam Mihindou | 30 Nov 2024 | 01:29:14 | |
Née en 1964 au Gabon, Myriam Mihindou est une artiste franco-gabonaise multidisciplinaire, aux registres variés : sculpture, installation, dessin, écriture, photographie, vidéo et performance. Elle aborde des sujets liés notamment à l’identité, à la mémoire, au langage, au rituel, au vivant, à la condition féminine, à la spiritualité et à l’écologie. Sa pratique pourrait être qualifiée de curative autant que d’artistique. Voyageuse et nomade, l’artiste travaille en empathie physique avec des environnements, des situations et des personnes spécifiques, s’attachant à réparer les blessures individuelles et collectives causées par différentes formes d’assujettissement ou de domination. L’œuvre de Myriam Mihindou est profondément liée à cette philosophie du Care, du Soin, dans une approche de ce dernier qui est autant intime que collective. Son engagement artistique, l’attention autant que l’intention qu’elle projette dans son travail, sa manière d’aborder le monde visible comme invisible, son exploration des mediums artistiques et de ses matériaux de prédilection, sont autant de raisons qui rendaient si nécessaires une rencontre et un échange avec elle pour Le.s Sensible.s. Myriam Mihindou présente PRAESENCIA, une grande exposition personnelle curatée par Daria de Beauvais et Marie Cozette. Au Palais de Tokyo à Paris du 17 octobre 2024 au 5 janvier 2025 puis au CRAC à Sète du 8 février au 15 mai 2025. Également, une exposition personnelle Le Sang des Limules à la Galerie Maïa Muller à Paris du 30 novembre 2024 au 18 janvier 2025. Retrouver le travail de Myriam Mihindou :
Un podcast coproduit par Fabrizio d’Elia Montage – Mixage & Identité sonore : Fabrizio d’Elia Crédit photo : Ronald Staub Direction artistique : Ludovic Labayrade Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| Présentation Saison 2 : art et mondes sensibles | 29 Nov 2024 | 00:04:26 | |
Après une première saison de préfiguration diffusée de façon confidentielle en 2023 avec comme thématique « art et yoga comme approches sensibles de l’univers », Eugénie Lefebvre ouvre la seconde saison du podcast Le.s Sensible.s, prenant pour sous-titre « art et mondes sensibles », avec une exploration en profondeur du dialogue entre l’art et les artistes, et ces mondes sensibles où l’être, le vivant, le lien, le soin, la terre, le spirituel, l’univers sont convoqués. L’idée : Faire plonger les auditrices et les auditeurs dans le travail d’artistes qui explorent, esquissent, approchent des questions fondamentales de l’existence, qu’elles soient d’ordre philosophiques, métaphysiques, écologiques, anthropologiques, cosmologiques, spirituelles, ... et qui, toutes, ont en commun d’interroger ce qui nous lie : ce qui nous relie à nous-mêmes, à notre être et toutes ses différentes facettes ; ce qui nous relie aux autres humains, proches et lointains, et aux non-humains, notre lien à tous les vivants ; ce qui nous relie au microcosme et au macrocosme, ce qui nous relie au temps et à l’espace, ce qui nous relie au visible comme à l’invisible, ce qui nous relie au présent, au passé et au futur, ce qui nous relie à l’unité comme à l’infini.
Pour cela, Eugénie part à la rencontre d’artistes, créatrices et créateurs de tous horizons, mais aussi curators, penseuses, penseurs, scientifiques, etc qui au fil des conversations, en écho les unes avec les autres, nous éclairent progressivement sur les multiples manifestations de ce que l’on pourrait appeler cet Art sensible. Un podcast coproduit par Fabrizio d’Elia Montage – Mixage & Identité sonore : Fabrizio d’Elia Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| #11 Explorer les seuils entre visible et invisible avec l'artiste Guillaume Bouisset | 20 Nov 2023 | 00:45:58 | |
Pour ce onzième épisode, je rencontre Guillaume Bouisset. Guillaume Bouisset est artiste plasticien. Après ses études à l’école des Beaux-Arts de Paris dont il est sorti en 2018, il a commencé par la peinture avec des figurations hypnotiques de motifs naturels (nuages, feuilles...). Puis, après un échange au Brésil durant lequel il a réalisé un frontispice pour les Indiens Kaxinawa innervé de pensée chamanique, il a déployé son œuvre vers des installations plus complexes, convoquant l’architecture sacrée, celle des temples ou des autels mais aussi des sculptures murales souvent parées de lumière, de végétaux et de multiples symboles aussi discrets que puissants. Guillaume est un artiste que je qualifierais d’un peu secret, comme le sont ses œuvres qui renferment une profondeur nourrie autant de son intérêt pour les sciences que de ses lectures philosophiques et spirituelles. Guillaume pratique également le yoga depuis plusieurs années, ce que j’ai découvert en parlant avec lui de son travail. Et j’ai adoré cet alignement. J’ai envie de me plonger avec lui dans les multiples couches sensibles de son travail, découvrir d’où lui vient cette inspiration quasi-cosmique, sa fascination pour cette frontière subtile entre le visible et l’invisible, entre la beauté du monde terrestre et ce qui se manifeste au-delà de nos perceptions. Mieux comprendre, ou ressentir, aussi, ce qu’il se passe quand il travaille la matière, les symboles, et la lumière... Un podcast produit par Fabrizio D'Elia qui a egalemét composé l'identité sonore, et par les Ateliers de La Madeleine crédit photo : Marie Levi Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| #10 Les artistes montrent la voie d’une relation sensible au monde avec matali crasset | 30 Oct 2023 | 00:52:39 | |
Pour ce dixième épisode, je rencontre matali crasset. matali crasset œuvre pour un design de la création, du vivant et du quotidien : comment le design peut contribuer au vivre ensemble et nous accompagner dans le monde contemporain ? C’est à partir de ce postulat à la fois simple et engagé qu’elle pense et travaille « en mouvement ». Depuis 30 ans, elle invente son parcours singulier, nourri des centaines de projets qu’elle a menés aussi bien en architecture qu’en scénographie, en conception d’objets, de mobiliers, d’espaces publics et d’aménagements. Son design sans frontière ni territoire est l’expression d’une conviction profonde, celle du processus créatif considéré comme projet humain, social et écologique. Car la finalité des projets ne repose pas sur leur seule et unique réalisation, mais sur le processus lui-même et la capacité à produire du lien, à créer un système d’échange et de réciprocité entre les individus et avec le milieu naturel. C’est ainsi que tout projet devient œuvre commune. Pour moi, matali est une artiste plurielle qui allie avec une grande sensibilité l’artistique, l’écologique, et le social. Une artiste qui sait créer des projections en avant, qui adore faire des pas-de-côté et réinventer sans cesse. J’ai eu l’immense chance de collaborer avec elle pour la première édition du festival Le Nouveau Printemps à Toulouse au mois de juin 2023 où elle inventé et dessiné une édition qui tissait ensemble culture et culture du vivant en convoquant à la fois des pratiques et des artistes invisibilisées et des grands noms ; où elle a su mettre à la fois les enjeux environnementaux et le collectif et le collaboratif au cœur de toutes les productions ; où elle a rassemblé des communautés qui ne se parlaient pas autour de projets engagés, locaux, ancrés. Avec matali, nous avons parlé de l'art en tant que puissance d'agir ; du rôle des artistes pour aiguiser et montrer la voie du sens critique ; de l'interdépendance des vivants qui forment un grand Tout en même temps que la multiplicité des mondes ancrés et situés qui cohabitent dans l'univers et l'universel ; de l'importance de la poésie, de la pensée, du collectif, de l'empathie, pour dessiner d'autres chemins et d'autres manière de penser et d'agir. Pour en découvrir davantage sur matali crasset : Son site matalicrasset.com Son compte instagram matali crasset Quelques uns de ses livres : Matrices avec David Bihanic, Presses du réel, 2022 The Drawing Centre - Les trognes, Presses du Réel, 2020 matali crasset work, Rizzoli & Norma, 2012 Lien vers Le Nouveau Printemps - l'édition 2023 imaginée par matali crasset Un podcast réalisé par Fabrizio d'Elia qui a également composé l'identité sonore, et par Les Ateliers de La Madeleine. Prise de son - Montage - Mixage & Identité sonore : Fabrizio d'Elia Le portrait de matali crasset a été réalisé par Juana Wein.
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| #9 Danser avec le monde avec Mathilde Monnier | 09 Oct 2023 | 00:58:30 | |
Pour ce neuvième épisode, je rencontre la chorégraphe et danseuse contemporaine Mathilde Monnier.
Mathilde Monnier occupe une place de référence dans le paysage de la danse contemporaine française et internationale avec une approche de la création en constant renouvellement. Elle a créé plus de 45 pièces chorégraphiques, seule ou en collaboration, présentées sur les plus grandes scènes internationales. Après avoir dirigé plusieurs institutions de référence comme le Centre Chorégraphique de Montpellier ou plus récemment le Centre National de la Danse, Mathilde Monnier se dédie depuis 2019 à son travail de création avec la création de plusieurs pièces et notamment : Please Please Please en 2019 qu’elle crée en collaboration avec La Ribot & Tiago Rodiguez, Records en 2021 et Black Lights présenté cet été 2023 au festival Montpellier Danse puis au festival d’Avignon avant d’entamer une tournée internationale. J’ai eu la chance de rencontrer Mathilde Monnier quand nous étions toutes les deux à Pantin, en Seine- Saint-Denis, Mathilde à la direction du Centre national de la Danse et moi à celle des Magasins généraux. J’ai toujours été, depuis notre première rencontre, une grande admiratrice de Mathilde, à la fois admirative de son travail de danseuse et de chorégraphe qui m’a fait je dirais véritablement aimer, et peut-être même commencer à mieux comprendre, la danse contemporaine, et admirative de sa personnalité solaire, de son intelligence, de son charisme incroyable tout en étant plein d’humilité et de bienveillance. J’ai appris il y a quelques années, lors d’un précédent entretien avec elle, que Mathilde était aussi une grande pratiquante de yoga. Que le yoga faisait partie de sa vie depuis plus de 20 ans. Cela a évidemment beaucoup résonné en moi. Nous avons ainsi abordé la question de la puissance de l’imaginaire, la force du temps présent autant que de la présence au monde ; nous avons envisagé les échos entre le microcosme du corps et le macrocosme de l’univers ; nous avons questionné la notion d’immobilité et d’inertie ; interrogé les multiples façons que le corps a de percevoir ce qui nous entoure, et qu’il a d’exprimer ce que la parole ne dit pas ; nous avons parlé d’attention, de relation, de spiritualité, de temps, de souffle, de liberté, ... En deux mots, la meilleure conclusion de cet épisode c’est que « Ça danse ». Mais quoi ? Je vous laisse écouter. Pour en apprendre davantage sur Mathilde Monnier et aller découvrir ses œuvres et ses spectacles : mathildemonnier.com
Nous avons évoqué l’entretien de Mathilde Monnier dans TchatActivism
Un podcast réalisé par Fabrizio d'Elia qui a également composé l'identité sonore, et par Les Ateliers de La Madeleine. Prise de son - Montage - Mixage & Identité sonore : Fabrizio d'Elia
Photographie de Mathilde Monnier par Marielle Rossignol Identité visuelle : Ludovic Labayrade | |||
| #8 Élargir le champ de la pensée et de la perception avec l'artiste Agathe Rosa | 25 Sep 2023 | 01:04:44 | |
Pour ce huitième épisode de.s Sensible.s, je rencontre Agathe Rosa. Diplômée en architecture, Agathe Rosa est une artiste qui déploie son œuvre entre photographie, installation, écriture, vidéo, son, dessin. L’attention d’Agathe Rosa porte sur l’interaction de la lumière naturelle avec l’homme et les territoires. En explorant les capacités de cette "matière lumineuse", elle utilise les processus cognitifs (perception, sensation, mémoire, représentation) et remet en question notre conception de solidité même des choses. Car c'est au moment où la matière devient mouvement et interaction de forces, qu'il est possible de questionner ce qui reste invisible à nos yeux. De manière encore plus vaste, que ce soit au travers du dessin, du son, du textile. Agathe Rosa semble exprimer et imprimer un monde qui nous dépasse, la suspension du temps, la force des éléments, le vide et le plein de ce qui nous entoure, l’infini du cosmos, les présages que ne rend tangibles que le sommeil paradoxal ou des expériences de pure méditation, …Ce sont toutes ces impressions à la frontière du visible et de l’invisible que j’ai envie d’explorer avec elle. Pour découvrir son travail, Son site : agatherosa.com Son instagram : @agathe_rosa Un podcast réalisé par Fabrizio d'Elia qui a également composé l'identité sonore, et par Les Ateliers de La Madeleine. Prise de son - Montage - Mixage & Identité sonore : Fabrizio d'Elia Direction artistique : Ludovic Labayrade Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| #7 Le yoga comme éveil vers un autre rapport au monde avec Jeanne Burgart Goutal | 04 Sep 2023 | 01:05:48 | |
Pour ce septième épisode, j'invite Jeanne Burgart Goutal au micro des Sensible.s. Jeanne est professeure agrégée de philosophie et enseignante de yoga. Elle est également l’auteure de l’ouvrage « Être écoféministe. Théories et pratiques. » aux éditions l’Échappée, fruit de dix ans de recherche théorique et de vécu, ainsi que du roman graphique écoféministe « ReSisters ».
Jeanne intervient également dans le cadre de la formation AYAM au studio Yama Yoga à Marseille pour partager textes, pensée et pratique autour de la philosophie du yoga. C’est dans ce cadre que je l’ai rencontrée et que j’ai eu immédiatement le souhait de poursuivre mes échanges avec elle, persuadée qu’elle saurait m’éclairer dans ma réflexion. J’avais envie d’écouter Jeanne sur la façon dont, selon elle, le yoga, au travers de sa philosophie comme de sa pratique physique, nous éveille progressivement vers un autre rapport au monde, et notamment au monde sensible, vivant, cosmique.
Notre échange a été plein de nourriture intellectuelle, émotionnelle, spirituelle ; plein de richesses et de connaissances sur la façon dont les textes et la philosophie de l’Inde ancienne continuent de résonner avec qui nous sommes aujourd’hui ; pleins de réflexions fines avec des mots simples et justes ; et pleins de messages que j’ai accueilli personnellement, et le premier d’entre eux : apprendre à ralentir pour gouter toutes les saveurs de notre chance d’être vivant !
Merci Jeanne de savoir mettre ton érudition au service du plus grand nombre, avec intelligence, pertinence, simplicité et joie de vivre. Les livres de Jeanne Burgart Goutal : Être écoféministe. Théories et pratiques. ReSisters Roman graphique avec Aurore Chapon Un podcats réalisé par Fabrizio d'Elia qui a égalemen t composé l'identité sonore, et par Les Ateliers de La Madeleine. Prise de son - Montage - Mixage & Identité sonore : Fabrizio d'Elia Direction artistique : Ludovic Labayrade Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| #6 L’expérience esthétique comme expérience méditative avec Soizic Michelot | 14 Aug 2023 | 00:48:25 | |
Pour ce sixième épisode, je rencontre Soizic Michelot. Après des études d'histoire de l'art, de littérature et de cinéma, Soizic Michelot passe sept ans dans un monastère bouddhiste dont trois ans en retraite traditionnelle. Également formée aux approches laïques de pleine conscience, elle enseigne aujourd'hui la méditation à la faculté, en secteur hospitalier et auprès du grand public. Elle est l’auteur du livre « Méditer à travers l’art. 100 œuvres pour faire l’expérience de la pleine conscience » paru aux éditions Albin Michel en 2021. Et est en pleine préparation d’un ouvrage à paraitre en 2024 aux éditions Les heures brèves sur les liens entre arts, pratiques contemplatives, écologie et spiritualité aux côtés de Philippe Filliot et Stéphane Guiran. Les liens entre Art et Méditation sont au cœur de ses recherches et ses réflexions actuelles, et la méditation étant un des membres fondamentaux de la pratique et de la philosophie du yoga, nous sommes véritablement au cœur de mon sujet. C’est un honneur pour moi d’avoir l’occasion d’échanger avec elle sur ces questions vastes, complexes et absolument passionnantes. Avec Soizic, nous avons ainsi parlé d'expérience, de résonnance, de vibration tant humaine, spirituelle que créative et artistique. Nous avons parlé de visible et d'invisible, d'infra-mince, de perceptions. Nous avons pensé au dialogue silencieux et profond entre celui qui regarde et celui qui crée. Nous avons observé ce lien que l'art et la méditation nous invitent à tisser avec la nature, la beauté du monde, les éléments, le cosmos. Mais aussi avec les autres et le monde qui nous entoure. Mais aussi avec soi-même. Nous avions tant de choses à partager et échanger, tant de sensations à approfondir, d'oeuvres à évoquer, d'hypothèses à explorer, de perceptions à déchiffrer. J'espère qu'avec ce podcast vous aurez envie d'explorer, penser, ressentir avec nous ces relations profondes entre art et méditation. Pour approfondir : Le site de Soizic Michelot - MBSR Paris Son livre "Méditer à travers l'art" aux Editions Albin Michel Un podcast produit par Fabrizio d'Elia et Les Atelier s de La Madeleine Prise de son - Montage - Mixage & Identité sonore : Fabrizio d'Elia https://fabriziodelia.com Direction artistique : Ludovic Labayrade Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| #15 Donner forme à l’imperceptible avec Cyrielle Gulacsy | 06 Jan 2025 | 00:56:53 | |
Artiste autodidacte née en 1994, Cyrielle Gulacsy se consacre au dessin et à la peinture dès la fin de ses études en 2016. D’abord animé par une quête de réalisme, son travail évolue sous l’influence de la physique moderne, vers la représentation d’un réel imperceptible, de l’ordre de l’abstraction, recelant les lois invisibles de la nature. L’espace-temps, l’électromagnétisme ou encore la diffraction de la lumière sont autant de champs de recherches et d’expérimentations qui permettent à l’artiste d’explorer de nouvelles représentations de la réalité. Dans son travail, l’artiste explore notre perception de la lumière à travers l’espace et le temps et nous dévoile la matière qui la compose. Son approche « atomiste » du pointillisme résulte d’une volonté de se rapprocher de la quintessence des choses et de rendre compte de quantités infinies difficile à concevoir. Chaque point, qu’il soit la mesure d’une particule ou d’un objet céleste, donne corps à une réalité inaccessible et offre un point de vue à la fois intime et vertigineux du monde qui nous entoure. Le travail de Cyrielle Gulacsy ouvre un certain nombre de questions et de thèmes que j’ai envie d’approfondir avec elle. Plonger dans les zooms et dézooms qu’elle réalise au travers de sa peinture, parfois dans les profondeurs de la matière, d’autres fois dans l’immensité du cosmos. Mais aussi interroger son rapport à la lumière, à l’invisible, à l’espace et au temps. Découvrir son mode de travail, ses inspirations, l’état de conscience et d’attention dans lesquels elle se place pour réaliser ses peintures et dessins. Ainsi que la relation qu’elle souhaite établir avec la regardeuse ou le regardeur et l’état dans lequel elle souhaite la ou le plonger. Pour découvrir son travail : http://www.cyriellegulacsy.com et sur Instagram @cyriellegulacsy & Facebook Cyrielle Gulacsy Un podcast coproduit par Fabrizio D'Elia qui a également composé l'identité sonore. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| #14 Les pouvoirs du son avec François Marie Dru | 16 Dec 2024 | 01:06:59 | |
Diplômé du Berklee College of Music, François Marie Dru est musicien et compositeur de formation. Il a commencé sa carrière en composant et jouant dans le groupe FM Laeti. Depuis plus de dix ans, après plusieurs formations et initiations à l’étranger, il se consacre à la musicothérapie et ses bienfaits au travers de son site Sonic Medecine. En 2021, il publie le livre « Tout est vibration » aux éditions Leduc dans lequel il nous invite à plonger dans les pouvoirs du son. Son exploration y est incroyablement riche, depuis la vibration des cellules du corps humain à la vibration de l’univers en passant par la vibration des animaux, des plantes, de la terre, des étoiles. Il s’appuie sur la science, la physique des ondes, la physique quantique, pour expliciter un certain nombre de phénomènes fondamentaux avant d’approfondir pour nous les questions de fréquences, de résonances, de longueurs d’ondes, d’harmonies… Avec François Marie, j’ai évidemment envie de découvrir tout ce que la musique est capable de provoquer - en soi-même, entre les individus, chez les humains comme chez les non-humains, quels sont ses ressorts, comment elle nait dans la tête d’un compositeur et comment elle entre en résonnance – et en vibration – avec le monde. J’ai aussi à cœur d’approfondir la question du Soin, la dimension thérapeutique de la musique et du son grâce à laquelle il accompagne patients et soignants. Et plus largement, j’ai envie de l’écouter sur cet incroyable pouvoir du son qui habite l’univers partout et tout le temps. Site de François Marie Dru https://www.sonicmedecine.com Son Livre : "Tout est vibration" paru en 2021 aux Editions Leduc Un podcast corrodait par Fabrizio D'Elia qui a également composé l'identité sonore. DA : Ludovic Labayrade Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| #16 Réenchanter le monde vivant avec Côme Di Meglio | 20 Jan 2025 | 00:58:34 | |
Né en 1988, diplômé de l’École des Arts Décoratifs en 2014, Côme Di Meglio envisage sa démarche artistique comme une aventure spirituelle, au sens de notre capacité à établir des relations avec ce qui nous entoure. À travers l’installation, la sculpture, la performance, le repas, Côme cherche à vivre et partager cet état de présence, de disponibilité et d’attention accrue ; en créant des espaces et en concevant des expériences pour les habiter. Côme Di Meglio crée ainsi des installations et des architectures qui ont pour vocation de favoriser une sensibilité accrue à l’environnement. Sa démarche d’artiste est une invitation à nous émerveiller et nous enchanter. Son Mycotemple incarne parfaitement cette intention : à la fois architecture, sculpture, dispositif, le Mycotemple est une invitation à faire œuvre collective avec le mycélium comme allié et partenaire. Comme le temps végétal, ses projets s’ancrent dans un temps long, et se nourrissent les uns des autres dans une forme d’arborescence. Sa pratique est profondément collaborative. Elle s’appuie sur des savoirs scientifiques, culinaires et gastronomiques, agricoles et thérapeutiques. Son caractère pluridisciplinaire permet de multiplier les regards, repenser notre relation à notre environnement dans une pratique artistique fondamentalement relationnelle. J’ai rencontré Côme Di Meglio il y a plusieurs années, quand je dirigeais les Magasins généraux à Pantin, et que nous avions à cœur d’accompagner Côme dans la réalisation de son MycoTemple avec l’idée alors de pouvoir l’exposer. Si les choses se sont déroulées autrement, j’ai toujours depuis suivi avec attention à la fois la démarche et le travail de Côme qui me touchent profondément, tellement sensible à son approche engagée, passionnée, sincère dans sa création avec, par et pour le vivant, avec par et pour le collectif et le commun, avec par et pour la création de lien entre tous les êtres et nos environnements tangibles et immatériels. C’est un vrai plaisir de le retrouver aujourd’hui autour du micro de.s Sensible.s. Retrouvez toutes les oeuvres et actualités de Côme Di Meglio https://www.comedimeglio.com/slideshow-fr Et sur Instagram @ComeDiMeglio Un podcast corrodait par Fabrizio D'Elia qui a également composé l'identité sonore Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| #18 Réapprendre à rêver demain avec Stéphane Guiran | 17 Feb 2025 | 00:59:42 | |
Stéphane Guiran est né en 1968 en France, dans le Var. Il vit et travaille à Eygalières dans le sud de la France. Diplômé d’école de commerce, il est d’abord directeur artistique pendant dix ans avant de changer de vie pour se consacrer à la sculpture. Jusqu’en 2011, il réalise principalement des œuvres à partir de lignes d’acier. Durant cette période, son travail épuré est inspiré par la calligraphie et les haïkus japonais, et cherche à relier écriture et sculpture A partir de 2012, Il explore d’autres médias. La photographie, le dessin, et surtout le verre, le cristal et les pierres cristallines qui prennent rapidement une part prépondérante dans son travail. Ces matériaux le conduisent à des formes plus organiques, largement inspirées par son lien intime avec la nature. Progressivement, ses œuvres explorent ainsi l’espace par-delà les limites traditionnelles de la sculpture. Elles visent à impliquer le public pour qu’il prenne part à l’œuvre en la ressentant par son caractère poétique et immersif. Ses installations font résonner les matériaux, le son, l’image, la lumière et l’écriture dans une recherche libre autour de l’intériorité, de la reconnexion à soi, de la place de l’homme au sein du vivant. L’œuvre Le nid des murmures présentées pour la Saison 2017 du Domaine de Chaumont-sur- Loire marque un tournant dans son parcours. La répétition d’objets identiques et d’un geste de pose pendant des semaines deviennent une signature de son travail, qui prend un caractère méditatif. Il fait appel dans le choix de ses pierres cristallines aux savoirs ancestraux de guérison et invite le public à vivre une expérience intérieure. L’écriture s’invite aussi dans son travail. Ses œuvres d’art total mêlent récit – fiction poétique, roman - et installations immersives à la fois littéraires, visuelles et musicales. Depuis 2022, Stéphane Guiran poursuit son exploration du vivant avec le projet les Grands Vivants conçu avec l’artiste Katarzyna Kot. Les deux artistes entendent ainsi faire œuvre du vivant et proposent poétiquement une autre façon d’être au monde. En parallèle de son activité artistique, Stéphane Guiran a également créé la maison d’édition Les heures brèves où sont parus les ouvrages de l’artiste et au sein de laquelle il a créé la collection Grand Vivant avec le réalisateur, écrivain et militant écologiste Cyril Dion, ainsi que la Collection Résonnances sous la direction de Soizic Michelot et Philippe Filliot, que nous avons déjà eu la chance d’accueillir tous deux au micro des Sensible.s. Je suis très heureuse d’accueillir Stéphane pour cet épisode 18 et de pouvoir plonger avec vous dans les multiples facettes de son œuvre. Découvrir le travail de Stéphane Guiran : instagram @stephaneguiran instagram @stephaneguiran_katarzynakot Un podcast coproduit par Fabrizio D'Elia qui a également composé l'identité sonore. Portrait de Stéphane Guiran ©blackmagictea Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| #17 Heal the world avec Cecilia Granara | 03 Feb 2025 | 01:03:16 | |
Née en 1991, de nationalité italienne mais ayant grandi entre Mexico, Rome et Chicago, Cecilia Granara est peintre et écrivaine. Aujourd’hui installée à Paris, elle a étudié à la Central St. Martin’s School of Art and Design de Londres, à l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris et à Hunter College à New York. La peinture de Cecilia Granara est à la fois figurative et symbolique, tant inspirée des fresques figuratives italiennes du Moyen-Âge que de la culture numérique contemporaine. Sa peinture puise ainsi dans l’auto- fiction, la poésie, l’allégorie symbolique. Sur fond de couleurs vives, elle donne vie à des corps, des êtres vivants, des émotions existentielles, des relations, des signes, des divinités, des rêves, toujours chargée d’une forme de puissance dans le message ou l’effet qu’elle provoque sur le spectateur. Je suis très heureuse de rencontrer Cecilia aujourd’hui car je suis incroyablement curieuse de me plonger avec elle dans les sous-couches de ses peintures, des symboles qui peuplent ses toiles, de ses inspirations, de sa relation à l’art et de sa relation au monde au travers de son art. Pour découvrir le travail de Cecilia Granara https://ceciliagranara.com et Instagram @ceciliagranara Un podcast corproduit par Fabrizio D'Elia qui a également composé l'identité sonore. Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| #24 L'art de la rencontre avec Lee Ufan | 22 Jul 2026 | 00:20:24 | |
Lee Ufan est né en 1936 en Corée, il vit et travaille entre Paris, New York et le Japon. Il est l’artiste théoricien du mouvement d’avant-garde Mono-ha (« l'école des choses »), courant artistique japonais qui se développe parallèlement à des mouvements minimalistes et radicaux. Mono-ha est souvent considéré comme très proche des attitudes et des choix qui ont nourri en Europe l'Arte Povera.
Je ne sais pas à quand remonte ma rencontre avec l'œuvre de Lee Ufan tellement j'ai l'impression de la connaitre et l'y sentir reliée depuis toujours. J'ai en revanche très précisément en tête des lieux et expositions marquantes : tout d'abord l'incroyable Lee Ufan Museum sur l'ile de Naoshima au Japon qui est en soi un lieu de recueillement relié aux éléments - terre ciel mer vivant. Puis l'exposition qui a pris place dans la nécropole romaine des Alyscamps à Arles en 2021dans laquelle l'artiste créait un dialogue avec les pierres anciennes de ce site millénaire et semblait ouvrir les vestiges funéraires du passé vers d'autres horizons célestes. C'était incroyable. Récemment, l'exposition Relatum que Lee Ufan vient d'ouvrir en ce mois de juillet 2026 au sein du Palais des Papes à Avignon et qui là encore crée des résonnances puissantes entre ce bâtiment de pierre et d'histoire et les énergies des oeuvres d'ardoise, de pierre, de miroir, d'acier, chacune placée exactement à sa juste place par l'artiste. Enfin, mes visites régulières au musée Lee Ufan Arles, mon lieu préféré à Arles, sont à chaque fois des moments suspendus particulièrement forts pour moi.
L’oeuvre et la pensée de Lee Ufan sont fondamentales dans toute l'exploration que je mène avec ce podcast tant l'artiste incarne en lui-même, dans son art et dans sa philosophie, tout ce qui anime ma recherche. Et le livre « Un art de la rencontre » paru chez Actes Sud en 2019 est mon guide tout au long de cette réflexion. Monsieur Lee m'a accueilli début juillet 2026 au premier étage du musée Lee Ufan Arles, nous avons enregistré notre échange enveloppés par ses toiles immenses remplies d'énergie. Nous avons parlé de sa relation à Arles, aux pierres du passé quand il dialogue avec des lieux comme les Alyscamps, ancienne nécropole romaine à Arles, ou le Palais des Papes à Avignon, de l'espace de résonance qu'il crée avec ses oeuvres, du souffle, du rôle de l'art comme une ouverture pour faire ressentir l'infini... J'aurais pu passer la journée à l'écouter tout en me sentant tellement touchée et honorée qu'il m'accorde déjà le temps de cet entretien - qui a duré en réalité près de 45 minutes avec tous les temps de traduction :-) Encore merci à l'équipe de la Fondation Lee Ufan et de Lee Ufan Arles d'avoir rendu cet échange possible, notamment Esra Joo et Juliette Vignon. Un podcast produit par Fabrizio D'Elia qui a également composé l'identité sonore et par Les Ateliers de La Madeleine Arles. Crédit photo de Lee Ufan : Claire Dorn - courtesy Studio Lee Ufan. DA Le.s Sensible.s : Ludovic Labayrade Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| #23 Une nouvelle poétique du sol avec Theo Guicheron Lopez | 01 Jul 2026 | 00:58:28 | |
Né en 1991 à Paris où il a grandi et étudié, Theo Guicheron Lopez a rapidement eu le souhait de se connecter aux territoires et aux savoir-faire artisanaux. Il passe ainsi près de huit ans en tant qu'ouvrier agricole dans différents domaines dans le sud de la France et de l'Europe, menant une vie nomade en contact avec la terre, le vivant et les gens. C'est grâce à ses nombreuses rencontres qu'il apprend à connaitre les arbres, les végétaux, à s'en occuper, mais aussi à tailler la pierre, à découper et marteler le métal, à travailler le bois auprès de menuisiers et de luthiers. La pratique de ce métier au plus près des éléments ouvre chez lui la question de l'habitabilité de notre monde qui ne le lâchera plus. Son activité artistique prend véritablement forme à partir de 2018 au travers de la sculpture, et de l'écriture de poésie qui l'a toujours habitée.
Theo a passé plusieurs mois en résidence aux Ateliers de La Madeleine à Arles au premier semestre 2026. Arles est une ville avec laquelle il a une relation forte, dans laquelle il a vécu, et dans laquelle il ressent une énergie particulière. Pour sa restitution de résidence il rêvait d'exposer au sein des thermes de Constantin, anciens bains romains datant du IVe siècle au cœur de la ville. Parce qu'on aime bien faire des rêves des artistes que nous recevons des réalités ;) nous sommes donc en train de préparer cette exposition pour le mois de juillet 2026 qui prend le très joli titre, issu de l'un des textes de Theo "Là où le sol peut fondre". Tout un programme... Avec Theo Guicheron Lopez, nous avons parlé de sa relation aux lieux, aux sols, au territoire. De son obsession quant à la question du bitume et des sols artificialisés. Nous avons parlé de sa connaissance et de son amour du bois, des essences, des végétaux. De ses rencontres avec les artistes et artisans qui ont fondé sa vocation et ses savoir-faire. Et des flashs mentaux où apparaîssent ses sculptures dans son esprit. Nous avons parlé de poésie, celle qu'il lit et celle qu'il écrit. Et de tant d'autres choses. J'espère que cet épisode vous donnera envie d'explorer encore davantage son univers. Instagram @theoguicheronlopez Un podcast produit par Fabrizio D'Elia qui a aussi composé l'identité sonore et par Les Ateliers de La Madeleine. DA : Ludovic Labayrade Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| #22 Tisser des paysages avec Elise Peroi | 16 Jun 2026 | 00:59:16 | |
Pour cet épisode #22 je reçois l'artiste Elise Peroi. Élise Peroi est née en 1990 à Nantes où elle a grandi. Elle est diplômée d'un Master en Design textile de l'Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles en 2015 et passera 13 ans dans la capitale belge avant de rencontrer la ville d'Arles dans le sud de la France où elle se sentira chez elle. L'artiste, par son travail de tissage et du vide, cherche à traduire ce qui traverse, le souffle, l'atmosphère. Inspirée du livre Vivre de paysage ou L'impensé de la Raison de François Jullien, elle cherche à traduire une vision englobante du monde, où tout ce qui nous entoure « n'est plus affaire de “vue”, mais du vivre ». Son travail, qui laisse paraître des espaces suspendus, renvoie également à la notion du temps, de l'atelier et de l'outil, à l'aspect poétique des gestes. Élise Peroi a participé à de nombreuses expositions personnelles et collectives depuis 2015 en Europe - Belgique, France, Italie notamment, en Asie et aux Etats-Unis. Elle est représentée par la galerie Anne-Sarah Benichou en Europe et la galerie Carvalho en Amérique. En 2025, elle a été Lauréate du Prix Pierre Cardin remis par l'Académie des Beaux-Arts dans la discipline de la sculpture. Et rien qu'en ces premiers mois de l'année 2026 elle a bénéficié avec ses galeries d'un solo show à Frieze Los Angeles et d'un autre à Art Basel.
J’ai rencontré Élise en 2023 lors de son arrivée à Arles dans le Sud de la France, pour sa résidence à la Fondation Thalie, pour qui j'assurais le rôle de responsable de résidence et curatrice de l'exposition de restitution aux côtés des artistes résidentes des Ateliers de La Madeleine. Nous avons ainsi arpenté ensemble le territoire, rencontré des artisans du bois, de la sagne - ce roseau camarguais, du tissu provençal. Nous avons ensemble également fait la connaissance de Raymond Liozon à Port St Louis du Rhône menuisier incroyable qui avait construit lui-même une cabane de gardian dans son jardin, thème qu'Elise avait choisi d'explorer au cours de sa résidence. Puis j'ai accompagné Elise, avec Raymond, dans la création de son œuvre Vent Dominant, architecture de fils et de bois, reflétant la végétation sauvage de la Camargue, orientée vers le Nord comme toutes les cabanes de gardian de la région, protégeant ses habitants des bourrasques de mistral que nous imaginions pouvoir s'engouffrer jusque dans l'espace d'exposition. Avec Elise nous avons parlé de paysages qui se vivent, qui mettent en tension les énergies et font circuler le souffle. Nous avons parlé des hors-champs, des espaces autre et entre. Nous avons parlé des origines communes des mots Textile, Texte et Architectures, et de la façon dont ces liens s'expriment dans les oeuvres de l'artiste. Nous avons parlé du rôle du corps et de la poétique des gestes. Et nous avons parlé enfin de tout ce qui restait encore à explorer ... Bonne écoute ! Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| #21 Au diapason des sons du vivant avec Elise Guillaume | 18 Sep 2025 | 01:09:57 | |
Née en 1996, Elise Guillaume est une artiste et cinéaste basée à Bruxelles. Sa pratique interdisciplinaire inclut le film, la vidéo, le son, la photographie et la sculpture — parfois présentés sous forme d’installations immersives. Le corps est un élément central de son travail : il devient un réceptacle pour interpréter les différents êtres qui forment notre monde. Alliant recherche scientifique et introspection personnelle, l’artiste s’intéresse aux liens entre les états psychologiques et les enjeux climatiques de notre époque. Elle conçoit l’intime comme formes environnementales afin d’explorer les possibilités d’une relation renouvelée avec le vivant. J'ai rencontré Elise lors de sa participation à l'exposition Symbiocène curatée par Marie de Ganay à la galerie L'Eté des Serpents à Arles en 2022 et nous n'avons cessé d'échanger depuis. L'importance du son, des sons de l'eau, de la glace, des plantes, de la terre, dans l'oeuvre d'Elise crée un écho vivant au podcast Les Sensibles. Et nous avons notamment beaucoup échangé autour de l'une de ses dernières oeuvres, Waves of Resonance, dans laquelle elle a travaillé l'impact émotionnel des sons de l'ocean sur les êtres que nous sommes. Nous allons en parler évidemment avec elle parmi beaucoup d'autres choses. Pour découvrir son travail : Instagram @elise__guillaume Un podcast produit par Les Ateliers de La Madeleine Mixage, Montage et Identité sonore originale : Fabrizio D'Elia Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| #20 Collectionner la lumière avec Marion Flament | 09 Sep 2025 | 00:59:21 | |
Marion Flament est née en 1989 à Reims et travaille aujourd’hui à Paris. Après un premier diplôme à l’École Boulle, elle obtient son master à l'Ecole des Arts Déco de Paris puis, après un échange à Rio au Brésil, elle poursuit ses recherches lors d’un post diplôme en lumière interactive à l’EnsAD-LAB. Des études mêlant art et scénographie qui continuent aujourd’hui à orienter ses productions. Le travail de Marion Flament se construit autour de l’âme des lieux, des matériaux et de la lumière les constituant pour se traduire à l’échelle de l’installation et de la sculpture. Le temps y est convoqué de multiples manières, chaque pièce semblant saisir un moment unique, figer une réalité, un mouvement, et jouer avec nos perceptions. Le travail in situ est aussi une des dimensions que l’artiste met en place dans ses productions. Ainsi, les lieux où elle expose inspirent directement les pièces produites.
J'ai eu la chance d'accueillir Marion Flament plusieurs semaines en résidence aux Ateliers de La Madeleine. Et d'observer ainsi de plus près sa façon de se plonger dans l'histoire d'un territoire, de saisir des détails et des symboles qui pourraient paraitre a priori insignifiants, de s'inspirer d'un mot ou du passage d'un livre, de manier et modeler le verre et la céramique de manière tout autant experte qu'expérimentale, de jongler autant avec une vision très claire et l'amour du risque et de l'imprévu. Et toujours de penser la lumière, la façon dont elle apparait, disparait, transperce, reflète, rebondit, ... Pour mieux découvrir le travail de Marion Flament : Instagram @marionflamentmarion Galerie Romero Paprocki romeropaprocki.com Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| #19 Something moves avec l'artiste Caroline Corbasson | 29 Jun 2025 | 00:57:16 | |
Née en 1989, Caroline Corbasson vit et travaille à Paris. Diplômée de l’École nationale des beaux-arts de Paris et de la Central Saint Martins de Londres, Caroline Corbasson déploie sa pratique à travers le dessin, la sculpture, la photographie et la vidéo. Elle sonde la place de l’Homme dans l’univers à travers le prisme des imaginaires scientifiques et collectifs associés à l’astrophysique et à la cosmologie. Ses collaborations avec des institutions scientifiques importantes (CNRS ; CNES à Paris ; l’Observatoire du Cerro Paranal au Chili) lui permettent de s’immiscer dans le quotidien de ces hauts lieux de l’étude scientifique pour y capter leur atmosphère singulière en s’ouvrant aux multiples connexions entre perception, échelle, espace et temps.
J'ai rencontré Caroline en février 2025 lors de sa résidence à Arles dans le cadre du prix Art et Environnement, décerné par Lee Ufan Arles et la Maison Guerlain. Elle travaillait sur le vent et en entrant dans son atelier j'ai découvert d'immenses toiles bleues parcourues de mouvements, de lumières, et parfois de quelques mots à peine perceptibles, c'était hypnotique.
Je vous propose de rentrer avec moi dans son univers. - Cet échange avec Caroline Corbasson s’inscrit dans le cadre du Prix Art & Environnement dont elle est la deuxième lauréate, porté par Lee Ufan Arles et la Maison Guerlain, qui depuis 1828, collabore et soutient les artistes de son époque. Je remercie ainsi la Maison Guerlain de nous avoir accompagné pour la production de cet épisode. Sur une idée originale d'Eugénie Lefebvre, le podcast Le.s Sensible.s est produit par Les Ateliers de La Madeleine Arles et Fabrizio D'Elia. Montage - Mixage - Identité sonore : Fabrizio D'Elia Crédit photo pour le portrait de Caroline Corbasson : Andrea Montano Identité visuelle du podcast : Ludovic Labayrade Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||
| #25 Métaphores et métamorphoses du monde avec Shuo Hao | 29 Jul 2026 | 01:15:44 | |
Née à Hebei en Chine en 1992, Shuo Hao a été diplômée de l'Académie centrale des beaux-arts de Pékin avant de passer par la Sorbonne puis d'intégrer l'atelier d'illustration de la Haute École des Arts du Rhin à Strasbourg. Elle est aujourd’hui installée à Paris, représentée par la galerie Derouillon et nous sommes dans son atelier chez Poush à Aubervilliers dans le Grand Paris. Les œuvres de Shuo Hao mettent en scène des corps en métamorphose, humains et non-humains, pris dans des relations tumultueuses. Entre culture occidentale et orientale, elle confronte les différentes significations des symboles, associant figures mythologiques, traditions asiatiques, références chrétiennes ou odyssées grecques. Les couleurs pastel des différents supports accentuent le contraste avec l'étrangeté des scènes. La peinture de Shuo Hao s'incarne et se nourrit pleinement de cette double influence, s'éloignant des représentations traditionnelles des mythes dans l'iconographie occidentale.
J’ai rencontré Shuo Hao lors des Portes Ouvertes de Poush, ateliers d’artistes à Aubervilliers, et suis tombée en réelle fascination pour son univers, comme aimantée à son atelier, incapable de poursuivre ma visite. J’avais envie de tout regarder en détail, me sentais aspirée par chacune des installations, objet, mobilier peint, l’interrogeant régulièrement sur une œuvre ou un plan d’exposition recouvert de références taoïstes, m’asseyant devant ses carnets dessinés. J’aurais pu y passer la journée.
C’est une joie immense d’y être à nouveau pour cet épisode, immergée dans son atmosphère enveloppante, et qu’elle m’ait accordé le temps de cet entretien que je suis trop ravie de partager avec vous. Pour explorer l'univers de l'artiste : Galerie Derouillon : https://derouillon.com/artists/shuo-hao Instagram @haosure : https://www.instagram.com/haosure Un podcast conçu et réalisé par Eugénie Lefebvre, produit par Fabrizio D'Elia qui a également composé l'identité sonore et par Les Ateliers de La Madeleine Arles. DA visuelle : Ludovic Labayrade Portrait de Shuo Hao : Villa TBH Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations. | |||