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Rencontre #15 - L'art du vitrail, conjuguer la lumiÚre au présent, par Christine Blanchet30 May 202501:29:06

Si aujourd’hui, « l’image » du vitrail reste encore associĂ©e aux verriĂšres du Moyen Age comme celles de la cathĂ©drale de Chartres, figuratives et colorĂ©es, au cours de la seconde moitiĂ© du XXe siĂšcle, de nombreux artistes, et de sensibilitĂ© diffĂ©rente, ont relevĂ© le dĂ©fi de franchir le seuil des Ă©glises pour crĂ©er des vitraux renouant avec la tradition oĂč l’Ɠuvre d’art participait Ă  la vie spirituelle. En effet, au dĂ©but des annĂ©es 1980, avec la crĂ©ation de la DĂ©lĂ©gation aux Arts Plastiques (DAP), le ministĂšre de la Culture et de la Communication met en place une politique patrimoniale en faveur de l’intĂ©gration de l’art contemporain dans les monuments historiques, et avec son soutien aux mĂ©tiers d’art, l’art du vitrail bĂ©nĂ©ficie Ă  ce double titre d’un nouvel Ă©lan. Ces artistes, accompagnĂ©s par des maĂźtres verriers, ont alors su faire des propositions artistiques audacieuses renouvelant l’art du vitrail Ă  la fois formellement et techniquement. C’est dans cet hĂ©ritage que le programme des vitraux de Jean-Pierre Bertrand Ă  Bourg-Saint-AndĂ©ol s’inscrit, ceux du PanthĂ©on, suivront quelques annĂ©es plus tard.


CHRISTINE BLANCHET est docteure en histoire de l’art, spĂ©cialiste du vitrail contemporain. Curatrice indĂ©pendante, elle a prĂ©sentĂ© en 2020 l’exposition Vitraux d’artistes. De Notre-Dame de Paris Ă  l’Abbaye Royale de Fontevraud rĂ©unissant 29 artistes Ă  l’Abbaye Royale de Fontevraud, et de l’exposition monographique du photographe Sami Trabelsi, N’importe oĂč hors du monde, au centre d’art Angle art contemporain Ă  Saint-Paul-Trois-ChĂąteaux. En 2021, elle prĂ©sente le travail photographique d’Éric Guglielmi Ă  la maison Rimbaud Ă  Charleville-MĂ©ziĂšre. Auteure, elle publie rĂ©guliĂšrement des textes (CĂ©ramique & Verre, Architectures CREE) et des entretiens sur l’art, l’architecture et le vitrail contemporain. Elle cosigne avec Pierre VĂ©rot en 2015, Architecture et arts sacrĂ©s depuis 1945.


Rencontre #14 - Traces olfactives, penser l'archive sensorielle, par Sandra Barré,30 May 202500:52:13

De nombreux tĂ©moignages, qu’ils donnent voix aux artistes ou au public qui vit les Ɠuvres, attestent d’une perception olfactive dĂ©terminante dans l’apprĂ©hension de nombreuses Ɠuvres d’art du XXe siĂšcle. Depuis le dĂ©but du XXe siĂšcle, les artistes manient les senteurs comme Ă©tant matiĂšre premiĂšre de leurs crĂ©ations (Valentine de Saint Point, MĂ©tachories, 1913, Marcel Duchamp, Air de Paris, 1919 ou Joseph Beuys, Plight, 1985 en sont des exemples).
Si la place accordĂ©e Ă  ce prisme de perception (l’olfaction) dans l’histoire de l’art tend Ă  faire doucement sa place, la question de l’archivage sensoriel de ces crĂ©ations est encore trop anecdotique. La maniĂšre dont ces Ɠuvres polysensorielles nous sont parvenues a Ă©tĂ© seulement mĂ©diatisĂ©e par la reproduction d’une hiĂ©rarchie des sens avĂ©rĂ©e : l’archive s’est construite et continue de se construire par la vue (protocoles, tĂ©moignages Ă©crits, esquisses, articles de presse, photographies
) et, depuis peu, par l’audition (vidĂ©os et archives radiophoniques majoritairement). Depuis le tournant sensoriel des annĂ©es 1990, oĂč plasticiens et plasticiennes conscientisent et revendiquent l’importance des sens dits «  pauvres  » (odorat, goĂ»t et toucher) dans l’apprĂ©hension de leurs Ɠuvres, les critĂšres et modes de conservation et d’archivages n’ont pas Ă©tĂ© réévaluĂ©s. Pourtant l’expĂ©rience sensorielle (et particuliĂšrement olfactive) de l’art est emplie de significations. Elle est certainement aussi riche que celle perceptible par la vue ou par l’audition.
S’appuyant sur le cas concret d’Ɠuvres polysensorielles dont l’archive olfactive a Ă©tĂ© reconstituĂ©e par les parfumeures du Studio Flair pour la mise en place de l’exposition Mondes Sensibles, une histoire sensorielle de l’Ɠuvre d’art totale retraçant l’histoire de l’Ɠuvre d’art totale et proposĂ©e sous mon commissariat au MusĂ©e International de la Parfumerie Ă  Grasse de juin 2024 Ă  janvier 2025, cette conversation entendra penser la nĂ©cessitĂ© et les moyens d’une archive polysensorielle. Comment peut-on reconstituer l’odeur d’une Ɠuvre  ? Quel est l’apport scientifique potentiel de cette reconstitution pour les collections  ? Comment dĂ©terminerait-il la recherche future et qu’impliquerait-il pour l’écriture de l’histoire de l’art  ?


SANDRA BARRÉ, historienne de l’art, critique d’art et commissaire d’exposition, porte ses rĂ©flexions sur les non-visualitĂ©s de l’art moderne et contemporain, particuliĂšrement par le prisme des odeurs qui peuvent les traverser. Son travail s’envisage principalement par le rapport de l’odeur au corps. Elle rĂ©flĂ©chit Ă  l’expĂ©rience directe que permet l’olfaction, aux possibilitĂ©s d’incarnations qu’elle offre et aux rĂ©ponses qu’elle apporte face Ă  la crise de la sensibilitĂ© formulĂ©e par Baptiste Morizot.

Son essai L’odeur de l’art, un panorama de l’art olfactif (2021) est publiĂ© aux Ă©ditions de la Lettre VolĂ©e. Elle mĂšne un doctorat sur la thĂ©orisation de cet art olfactif en esthĂ©tique Ă  la Sorbonne Paris 1 - PanthĂ©on sous la direction de Jacinto Lageira.

Ses recherches prennent Ă©galement la forme d’expositions. En 2021, elle a carte blanche Ă  la Galerie Pauline Pavec Ă  Paris pour l’exposition collective Odore, l’art, l’odeur et le sacrĂ©, ainsi qu’en 2023 Ă  la Fondation Espace Ă©cureuil Ă  Toulouse pour l’exposition collective Horizons Olfactifs. Pour chacune de ces deux expositions, elle a rĂ©digĂ© un catalogue-essai. En juin 2024 elle inaugurera au MusĂ©e International de la Parfumerie Ă  Grasse, l’exposition Mondes Sensibles, une histoire sensorielle de l’Ɠuvre d’art total. Pour la fin de l’annĂ©e 2024, elle prĂ©pare l’exposition Par la fumĂ©e Ă  POUSH sur les liens que tissent odeurs, patrimoine et mĂ©moire.

Elle rejoint, en 2022, l’équipe des parfumeures du Studio Flair pour lequel elle dirige un espace promouvant l’art olfactif.

Rencontre #12 - Regard sur l'oeuvre de Jean-Pierre Bertrand - L'équation du vivant par Emmanuel Latreille30 May 202501:03:56

A partir de l’exposition en 1992 aux Ă©curies de Chazerat et de l’Ɠuvre conservĂ©e dans les collections du FRAC Sud, Emmanuel Latreille Ă©change avec Nina Rodrigues-Ely du Fonds de dotation Jean-Pierre Bertrand et le public pour rĂ©activer des Ă©lĂ©ments marquant du processus de crĂ©ation de l’artiste. Comme un corps vivant, les Ɠuvres et les expositions de Jean-Pierre Bertrand Ă©voluent, se transforment, changent d’état articulant leurs propres matiĂšres Ă  des espaces, des architectures, des corps, des images, des mots, des livres et des pages.


Rencontre de l'atelier réalisée au FRAC Sud à Marseille

Rencontre #9 - Les immatériaux, 1985, par Bernard BlistÚne30 May 202500:59:53

Au dĂ©but des annĂ©es 1980, le Centre de CrĂ©ation Industrielle invite le philosophe Jean-François Lyotard et Thierry Chaput Ă  rĂ©aliser une exposition sur les nouvelles technologies. Les ImmatĂ©riaux ouvre en 1985 au Centre Pompidou. Si ce projet curatorial inĂ©dit est incompris et vivement critiquĂ© Ă  l’époque, il est emblĂ©matique pour des jeunes gĂ©nĂ©rations de commissaires d’exposition, d’historiens de l’art et d’artistes. RĂ©guliĂšrement Ă©tudiĂ©es par des cycles de confĂ©rences au Centre Pompidou (2004 et 2015), l’exposition, sa scĂ©nographie et ses archives audios sont aujourd’hui visitables en ligne sur un site dĂ©diĂ© de rĂ©alitĂ© virtuelle (2023).

Cette exposition sans chronologie anticipe les nouveaux imaginaires et modes de crĂ©ation d’aujourd’hui, rhizomiques et gĂ©nĂ©ratifs ; caractĂšres que l’on retrouve aussi dans la dĂ©marche artistique de Jean-Pierre Bertrand.
Alors jeune conservateur, Bernard BlistĂšne participe au projet, il nous raconte les coulisses de cette exposition pionniĂšre.


BERNARD BLISTENE est conservateur du patrimoine, Il a entre autres fonctions, dirigĂ© les MusĂ©es de Marseille de 1990 Ă  1996, le dĂ©partement du dĂ©veloppement culturel du Centre Pompidou de 2004 Ă  2011 ainsi que le MusĂ©e national d’art moderne de 2012 et 2021. Il prĂ©side aujourd’hui le programme national de commandes aux artistes intitulĂ© Mondes nouveaux.

Rencontre #8 - Regard sur l'oeuvre de Jean-Pierre Bertrand - "Ce que je fais est de l'ordre du vivant" par Corine Pencenat30 May 202500:42:42

Toutes les avant-gardes du XXe siĂšcle se sont rĂ©clamĂ©es d’un art comme la vie, voire d’un art qui soit la vie-mĂȘme. Mais Ă  chaque fois la vie prenait un sens diffĂ©rent. Le progrĂšs technique pour les Futuristes italiens, le chaos pour Dada (
) la situation pour l’IS, la derniĂšre avant-garde qui se dĂ©fait en 1972, l’annĂ©e oĂč Jean-Pierre Bertrand entre en art !
DĂšs lors, de quel vivant pourrait-il bien ĂȘtre question quand la vision historique des avant-gardes s’est elle-mĂȘme effondrĂ©e ?
L’Ɠuvre de Jean-Pierre Bertrand s’est Ă©laborĂ©e au cours des annĂ©es 70, en dĂ©construisant d’abord ce qu’il avait appris, pour inventer une combinaison Ă©volutive de matĂ©riaux ayant trait aux trois rĂšgnes du minĂ©ral, du vĂ©gĂ©tal et de l’animal.
DĂšs l’aube des annĂ©es 80, l’artiste habitera son Ɠuvre comme on habite un paysage. SinguliĂšrement achronique, cette Ɠuvre telle une utopie en acte est rĂ©vĂ©latrice de bien des enjeux propres aux mondes dans lesquels aujourd’hui nous vivons.


CORINE PENCENAT est essayiste et critique d’art, elle a accompagnĂ© l’émergence de la jeune garde post-conceptuelle française des annĂ©es 80. Elle a thĂ©orisĂ© une synthĂšse des transformations des formes de la reprĂ©sentation en prĂ©sentation sous l’allĂ©gorie d’un passage du théùtre au cirque du monde. Et termine un ouvrage sur la fin des utopies rĂ©volutionnaires via un close-up sur les annĂ©es 70 (cinĂ©ma, musique, peinture, littĂ©rature) afin d’interroger les diffĂ©rents rapports Ă  l’histoire et au temps au cƓur des formes mises en Ɠuvre, et ce que nous pourrions en retenir aujourd’hui.


Rencontre #7 - Regard sur l'oeuvre de Jean-Pierre Bertrand - Permutations et Ɠuvres potentielles par Lydie Delahaye30 May 202500:42:48

Suivant un principe de diffraction Ă©quivalent Ă  celui du diamant, les expositions de Jean-Pierre Bertrand semblent rejouer les Ɠuvres de maniĂšre infinie, les dĂ©multiplier avant de les figer dans un cadre ou un hors champ. Si chaque accrochage devient l’occasion d’une version possible de l’Ɠuvre, les catalogues sont Ă©galement le lieu d’une reconfiguration continuelle de celles-ci. Par un travail de dĂ©coupe et de recadrage, de rĂ©pĂ©tition et de permutation, les images elles-mĂȘmes dĂ©plient le parcours dans lequel elles sont prises. Plus encore que tout autre mĂ©dium, le film permet Ă©galement Ă  l’artiste de multiplier les variations Ă  partir d’une Ɠuvre. Ainsi, 13 ans avant l’an 2000, In search of Miraculous rejoue le parcours de l’exposition au Magasin de Grenoble en 1987 par une dĂ©ambulation labyrinthique. Ou encore, De 28 Ă  2 ans avant l’an 2000 invite Ă  ressaisir la quasi-totalitĂ© d’une filmographie en dĂ©jouant les conventions usuelles de l’anthologie.


LYDIE DELAHAYE est maĂźtresse de confĂ©rences Ă  l’École des arts de la Sorbonne. DiplĂŽmĂ©e de l’École nationale des Beaux-arts de Paris, elle est l’auteure d’une thĂšse sur les films sur l’art comme forme de pensĂ©e cinĂ©matographique des Ɠuvres – Filmer l’art. Enjeux critiques, esthĂ©tique et historiques de l’art filmĂ©. Ses recherches portent sur les croisements entre l’art de la modernitĂ© et les pratiques expĂ©rimentales du cinĂ©ma. Elle co-dirige, avec Eline Grignard et Marie Rebbechi, Visions KalĂ©idoscopiques, un ouvrage Ă  paraĂźtre en 2023 (Les presses du rĂ©el).


Rencontre #6 - Traversée générationnelle - Dialogue enntre AgnÚs Geoffray et HélÚne Gheysens30 May 202500:35:02

Pourquoi conserver ? Une Ɠuvre, une relique, une mĂ©moire, un document.

Si Victor Hugo Ă©crit au sujet d’un naufragĂ©, « le corps se perd dans l’eau, le nom dans la mĂ©moire, le temps qui sur toute ombre en jette une plus noire, sur le sombre ocĂ©an, jette le sombre oubli. », pourquoi chercher Ă  lutter contre cette entropie ? Pourquoi « contrarier la perte », ainsi que le programme AgnĂšs Geoffray, et avec quels moyens ? L’artiste s’engage dans ce combat avec ceux de la crĂ©ation plastique, et plus particuliĂšrement la crĂ©ation photographique, interrogeant, ce qu’est la contemporanĂ©itĂ©, dans sa relation au dĂ©phasage et Ă  l’anachronisme.


AGNES GEOFFRAY est une artiste française, elle a Ă©tĂ© en rĂ©sidence Ă  la Rijksakademie Ă  Amsterdam (2002-2004), et pensionnaire Ă  la Villa MĂ©dicis Ă  Rome (2010). Des expositions personnelles au Frac Auvergne, au Point du Jour, au Centre Photographique d’Ile-de-France ont accompagnĂ© des expositions collectives au Centre Pompidou Paris, aux Rencontres photographiques d’Arles, au Jeu de Paume, au Mac Val. Elle a exposĂ© Ă  l’étranger entre autres Ă  la Kunsthalle de Vienne, au Kunsthaus de Zurich, au Centre de la photographie Ă  GenĂšve, au MusĂ©e de l’ElysĂ©e Ă  Lausanne. L’artiste est reprĂ©sentĂ©e par la Galerie Maubert Ă  Paris, et Ă©ditĂ©e par La Lettre volĂ©e Ă  Bruxelles. Quatre ouvrages monographiques ont Ă©tĂ© publiĂ©s aux Ă©ditions La Lettre volĂ©e : Ultieme Hallucinatie, Profond silence, Les Captives et Before the eye lid’s laid.

HELENE GHEYSENS termine une thĂšse consacrĂ©e Ă  l’Ɠuvre de LĂ©a Lublin au prisme des Ă©tudes culturelles, Ă  Paris I PanthĂ©on-Sorbonne, sous la direction de Pascal Rousseau. En 2019, elle a Ă©tĂ© co-curatrice Ă  l’Institut National d’Histoire de l’Art de l’exposition AntipsychiARTrie, relations entre art et antipsychiatrie depuis 1960. Elle est la fondatrice de la Mission Recherche des Amis du Centre Pompidou, un dispositif d’accompagnement des chercheurs auprĂšs du MusĂ©e national d’art moderne - Centre Pompidou. Elle a contribuĂ© Ă  diffĂ©rents outils archivistiques, revues et publications, tels que la base de donnĂ©es du CNAP, le site Aware Women Artists, la revue Artpress, les Cahiers du Mnam, Histo.Art, des catalogues et textes d’expositions.

Rencontre #5 - Regard sur l'oeuvre de Jean-Pierre Bertrand - L’image instable projection de films de Jean-Pierre Bertrand par Jonathan Pouthier30 May 202500:37:01

AprĂšs une formation cinĂ©matographique qui l’a amenĂ©, dĂšs la fin des annĂ©es 1950, Ă  travailler comme opĂ©rateur de prises de vues, Jean-Pierre Bertrand inaugure sa carriĂšre de plasticien au commencement des annĂ©es 1970. Il rĂ©alise alors des films d’artistes en format 16 mm et Super-8, de courte durĂ©e, souvent silencieux, semblables Ă  des carnets de croquis


Jonathan Pouthier est diplĂŽmĂ© de la Femis, École Nationale SupĂ©rieure des MĂ©tiers de l’Image et du Son. Depuis 2011, il est attachĂ© de conservation au MusĂ©e National d’Art Moderne – Centre Pompidou Ă  Paris, chargĂ© de la programmation de la collection des films. Il est l’auteur d’articles sur les relations entre le film et les arts visuels parmi lesquels « Storm De Hirsch. Quick Fire » (dans Storm de Hirsch. Mythology for the Soul, ed. Revoir, Paris, 2021), ou plus rĂ©cemment « Objet mental. Film, projection et interfĂ©rences » (dans Philippe Decrauzat. Delay, ed. König, 2022) et « David Claerbout. The Silence of the Lens » (livre d’entretiens, ed. Hannibal Books, 2022). Il a Ă©tĂ© le commissaire de plusieurs expositions, parmi lesquelles : The Site of Film (KANAL-Centre Pompidou Bruxelles, 2018, co-commissaire Philippe-Alain Michaud), Ericka Beckman (KANAL-Centre Pompidou Bruxelles, 2019), Philippe Decrauzat, Gradient (KANAL-Centre Pompidou Bruxelles, 2021), Jean Pierre Bertrand, Diamon’d (Centre Pompidou Paris, 2019) et plus rĂ©cemment Le reste est ombre. Pedro Costa, Rui Chafes, Paulo Nozolino (Centre Pompidou, juin 2022, co-commissaire Philippe-Alain Michaud).

Rencontre #4 - Regard sur l'oeuvre de Jean-Pierre Bertrand - BABEL BOMB par Jean Daive30 May 202500:57:42

Jean Daive retrace la vie de Babel Bomb, une Ɠuvre de Jean-Pierre Bertrand, de sa crĂ©ation en 1981 Ă  sa réélaboration en 2004. À partir de cette Ɠuvre, c’est toute la dĂ©marche de l’artiste qui est envisagĂ©e par un de ses plus proches tĂ©moins.


JEAN DAIVE est encyclopĂ©diste, reporter, photographe, romancier, traducteur, poĂšte et directeur de revues. Connu pour son travail d’homme de radio Ă  France Culture, oĂč il anima, entre 1975 et 2009, les Ă©missions Nuits magnĂ©tiques (avec Alain Veinstein) et Peinture fraĂźche (1997-2009). ‹Il est l’auteur d’une vaste Ɠuvre Ă©crite qui embrasse Ă  la fois le roman, la poĂ©sie et la critique. Sa bibliographie compte en particulier trois cycles publiĂ©s chez P.O.L : Narration d’équilibre, la Condition d’infini et Trilogie du temps.‹ Il a Ă©galement proposĂ© plusieurs traductions (Paul Celan, Robert Creeley, Norma Cole).‹Au fil des annĂ©es, il a fondĂ© et dirigĂ© plusieurs revues : fragment (Brunidor, 1970-1973) ; fig. (Fourbis, 1989-1992) ; fin (galerie Pierre BrullĂ©, 1998-2006) ; Koshkonong (Eric Pesty Ă©diteur, 2013-), Brille-Babil (Éditions des CrĂ©puscules, N° 1 paru en octobre 2021).

Rencontre #3 - Penser une archive d’artiste comme un organisme vivant par HĂ©lĂšne Gheysens et Nina Rodrigues-Ely30 May 202501:05:29

HĂ©lĂšne Gheysens et Nina Rodrigues-Ely partagent leur expĂ©rience et leur vision des archives de Lea Lublin et de Jean Pierre Bertrand. AprĂšs avoir aborder chacune des pratiques artistiques, elles mettent en lumiĂšre des principes fondamentaux d’organisation et les enjeux propres Ă  notre Ă©poque.


HÉLÈNE GHEYSENS prĂ©pare une thĂšse consacrĂ©e Ă  l’Ɠuvrede Lea Lublin au prisme des Ă©tudes culturelles, Ă  Paris I, PanthĂ©on-Sorbonne,sous la direction de Pascal Rousseau. AprĂšs avoir Ă©tĂ© formĂ©e aux humanitĂ©s,HĂ©lĂšne Gheysens a Ă©tudiĂ© et pratiquĂ© l’efficace des images au travers dumarketing pendant dix ans Ă  la suite de quoi elle a rejoint l’Ecole du Louvrepour une Ă©tude approfondie de l’histoire de l’art. Durant sa spĂ©cialisation enrecherche et musĂ©ologie, elle s’est intĂ©ressĂ©e Ă  l’oeuvre et Ă  la rĂ©ceptiond’Alina Szapocznikow dont elle a exhumĂ© les liens avec Louise Bourgeois. Lesarchives du critique d’art Pierre Restany l’ont, par la suite, conduite Ă identifier ses liens paradoxaux mais dĂ©terminants avec les artistes-femmes del’aprĂšs-guerre. En 2019, elle a Ă©tĂ© co-curatrice Ă  l’Institut Nationald’Histoire de l’Art de l’exposition AntipsychiARTrie, relations entreart et antipsychiatrie depuis 1960. Elle est la fondatrice de la MissionRecherche des Amis du Centre Pompidou, un dispositif d’accompagnement deschercheurs auprĂšs du MusĂ©e national d’art moderne - Centre Pompidou.
Elle a contribuĂ© Ă  diffĂ©rents outils archivistiques, revues et publications,tels que la base de donnĂ©es du CNAP, le site Aware Women Artists, larevue Artpress, les Cahiers du Mnam, Histo.Art, des catalogues et textesd’expositions.

 

NINA RODRIGUES-ELY est formatrice et analyste dumarchĂ© de l’art et des tendances Ă©mergentes. Anticipant les mutations dansl’art contemporain, elle fonde en 2006 l’Observatoire de l’art contemporain,une agence spĂ©cialisĂ©e dans le dĂ©cryptage de l’art contemporain, l’analyse destendances de crĂ©ation et de marchĂ© dont la dĂ©marche est de mettre en Ă©cho lesĂ©volutions propres Ă  l’art contemporain et les Ă©volutions sociales, politiqueset culturelles. Elle assure des formations professionnelles pour les adultes etles Ă©lus avec pour objectifs de saisir les problĂ©matiques sociologiques denotre temps et d’acquĂ©rir les clĂ©s de comprĂ©hension des mutations dans lemarchĂ© de l’art. Elle enseigne le marchĂ© de l’Art contemporain dans le cadre duMaster Professionnel CIMER Ă  Paris VIII, Lettres Sorbonne UniversitĂ©Ì.
Elle mÚne en parallÚle une activité associative au sein du bureau des Amis desBeaux-Arts de Paris et cofonde en 2019 le Fonds de dotation Jean-PierreBertrand.

 

Rencontre #2 - TraversĂ©e gĂ©nĂ©rationnelle - Dialogue entre Sandra BarrĂ©, Tiphaine Calmettes et l’Ɠuvre de Jean-Pierre Bertrand30 May 202501:23:53

ProfondĂ©ment intĂ©ressĂ©e par la dimension corporelle et physique de l’expĂ©rience artistique, Sandra BarrĂ© a proposĂ© Ă  Tiphaine Calmettes de venir discuter de ces enjeux dans son travail, au regard de la dĂ©marche de Jean-Pierre Bertrand.


TIPHAINE CALMETTES« Je travaille Ă  habiter et aviver les fictions qui façonnent notre rapport au territoire. À travers la pratique de la sculpture, de l’installation, de l’écrit et de la performance, je cherche une mise en mouvement aussi bien des formes que du texte. Une maniĂšre d’envisager le processus de production comme un organisme vivant en relation directe avec les espaces qui l’accueillent, les ĂȘtres qui le rencontrent et vice-versa. Je me suis tout d’abord attachĂ©e Ă  dĂ©velopper une forme de vie et d’organicitĂ© dans mes travaux. Mon intĂ©rĂȘt s’est ensuite Ă©tendu Ă  l’animation des artefacts aussi bien dans leurs relations aux usages qu’à leur milieu. C’est-Ă -dire, la maniĂšre dont la production d’objets et d’architectures sont animĂ©s Ă  la fois par les espĂšces vivantes ou les Ă©nergies qui les habitent, ainsi que par les interactions physiques ou psychiques qu’elles entretiennent avec ce qui les entoure. »

 

SANDRA BARRÉ« Historienne de l’art, esthĂ©ticienne, critique d’art et commissaire d’exposition, je porte mes rĂ©flexions sur les non visualitĂ©s de l’art moderne et contemporain, sur les sens dits pauvres que sont l’odorat, le goĂ»t et le toucher. Par leur emploi Ă©merge notamment une autre expĂ©rience de l’Ɠuvre, un rapport direct oĂč tout le corps est convoquĂ©. Loin de la dimension oculocentrĂ©e ayant concentrĂ©e toute l’écriture de l’histoire de l’art occidentale, je suis persuadĂ©e que mobiliser le corps, et donc le valoriser, permettrait de mettre au jour de nouveaux langages, beaucoup plus inclusifs. »
Sandra BarrĂ© est l’auteur d’un essai L’odeur de l’art, un panorama de l’art olfactif paru aux Ă©ditions de la Lettre VolĂ©e.

 

Rencontre #1 - Les annĂ©es 1980 vues par
 Élisabeth Couturier et Philippe Cazal29 May 202500:54:22

Cette premiĂšre Rencontre de l’Atelier rĂ©active l’exposition emblĂ©matique A Pierre et Marie, une exposition en travaux, la revue PUBLIC, et le groupe UNTEL. Ces propositions artistiques des annĂ©es 1980, qui s’inscrivaient dans une ambiance expĂ©rimentale propre Ă  la scĂšne française, rĂ©sonnent avec l’art d’aujourd’hui.


ELISABETH COUTURIER est journaliste, critique d’art, auteure et commissaire d’expositions. Elle collabore aux magazines, Art Press, Paris Match et Historia. Elle dirige la collection Le Guide aux Ă©ditions Flammarion dont elle a signĂ© le best-seller L’Art Contemporain et sort prochainement chez le mĂȘme Ă©diteur L’art contemporain, ce qu’il doit aux chefs d’Ɠuvres du passĂ©. Elle a Ă©tĂ© productrice et responsable des documentaires Ă  France TĂ©lĂ©visions et a produit pour France Culture l’hebdomadaire Les mardis de l’expo. Elle est l’auteure pour Arte de la collection de Films Les petits secrets des grands tableaux. Elle est PrĂ©sidente de l’AICA France (association internationale des critiques d’art) depuis 2018.

PHILIPPE CAZAL vit et travaille Ă  Paris et dans le Gers.
DiplĂŽmĂ© de l’École nationale supĂ©rieure des arts dĂ©coratifs de Paris, Philippe Cazal fut d’abord suivant son expression « peintre et sculpteur ». Sa pratique s’est progressivement dĂ©veloppĂ©e d’assemblage d’objets en dĂ©tournements des codes de l’univers de la publicitĂ© et du marketing. Ses Ɠuvres, produisant un discours critique sur la ville, le politique, l’économie, le social
 Ă  la libertĂ© poĂ©tique sous-jacente, dĂ©battront peu Ă  peu, de façon de plus en plus dĂ©cisive, de la place qu’y occupent l’artiste, l’Ɠuvre
 et le langage.

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