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Explore every episode of the podcast Les Matins Jazz

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Fin de nuit parisienne à La Havane avec Roberto Fonseca et Vincent Segal19 Mar 202600:33:49

On retient la nuit avec Roberto Fonseca et Vincent Segal dans une conversation musicale qui entrelace les cultures afro-cubaines, le classique et le jazz. Vivez avec nous une "Nuit parisienne à La Havane", du titre de leur album en duo qui sort en vinyle, dans une session live exceptionnelle après les infos de 9h.

Nous vivons à l'heure cubaine avant même l'arrivée de nos invités. Alors que Donald Trump a déclaré qu’il aurait sans doute l’honneur de prendre Cuba, on vous emmène aujourd’hui à La Havane. Manon Brimaud, qui est allée à La Havane il y a quelques semaines pour le 41e Jazz Plaza  Festival, dont Roberto Fonseca est le directeur artistique a conçu deux émissions spéciales que vous pourrez entendre ce soir et demain à 20h sur TSFJAZZ, deux heures d’immersion musicale dans l’hiver cubain, le plus jamais vécu sur l’ile. On en écoute deux extraits ce matin.

C’est notre Feuilleton, cette semaine, que nous avons enregistré chez Boris Vian, dans l’appartement que le génial ingénieur écrivain musicien a partagé jusqu’à sa mort prématurée avec sa 2e épouse Ursula Vian-Kübler, cette appartement qu’habite depuis près de 50 ans Nicole Bertolt, aujourd’hui la mandataire de l’œuvre de Boris Vian. Depuis lundi, comme elle le fait dans son livre Ma vie en Vian, qui vient de paraitre chez Fayard, Nicole Bertolt se raconte dans les Matins Jazz. Aujourd’hui, elle nous parle du miracle de la lecture, qui peut sauver un être en perdition.

BD : Nicole Bertolt sera demain avec le guitariste Dominique Cravic à la librairie de Paris, place de Clichy, tout près de l’appartement de Boris Vian où nous l’avons rencontrée, derrière les ailes du Moulin Rouge.  

Et enfin, Léa Chauvel-Lévy, notre lectrice préférée, nous parle (très joliment) ce matin de Tendre Maroc, d'Emmanuelle de Boysson paru aux Éditions Calmann Lévy, et nous donne des nouvelles du monde du livre.


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Nicole Bertolt au 6 bis chez Boris, une vie en Vian18 Mar 202600:13:43

Nicole Bertolt, c’est la femme qui sait tout sur Boris Vian, qui a tout lu, tout vu, tout écouté de lui. Vous pouvez lui poser n’importe quelle question, elle est incollable. Et pour cause, voilà 50 ans qu’elle a fait la connaissance du génial inventeur, d’abord avec un livre puis, par l’intermédiaire de son épouse, Ursula Vian Kubler, qui l’a sauvée d’une vie terrible. C’était bien après la mort, pourtant, de l’ingénieur écrivain. Pour notre Feuilleton de la semaine, nous sommes allés la rencontrer chez elle, c'est-à-dire dans l'appartement d'Ursula et Boris Vian, au pied de la butte Montmartre, à l'occasion de la parution de son récit autobiographique “Ma vie en Vian”, (Ed. Fayard)

NB : Nicole Bertolt, sera ce soir à la Maison de la Poésie à Paris et vendredi à la Librairie de Paris avec le guitariste Dominique Cravic

Chez Boris Vian, on va pouvoir y écouter des concerts aussi, à partir de ce soir, grâce au festival Paris Music Festival qui, depuis 10 ans, nous emmène écouter de la musique dans des lieux pas toujours prévus pour ça. Cette année, ce sera au Musée de la Marine avec China Moses ou à l’école de la Grande Chaumière avec Charlotte Planchou… et donc dans l’appartement de Boris Vian pour des concerts de poche, comme on pourra le faire notamment pour y écouter Flore Benguigui avec ses Sensible Notes…10e édition donc, déjà, de quoi faire un bilan avec David Godevais, le fondateur et programmateur du Paris Music Festival.

A part ça, on fête aujourd'hui les 75 ans du guitariste Bill Frisell,  que l’on peut entendre dans les univers de John Zorn, Jan Garbarek ou Paul Motian… C’est l’occasion pour nous ce matin d’entendre ce génial musicien doublé d’un type extrêmement sympathique, qui se souvient aujourd’hui, avec sa guitare, de son enfance et de la musique à la mode à l’époque…

NB :  nouvel album “In My Dreams” (Blue Note) et concert à Montpellier le 7 juillet

Enfin, Dimitri Beck, de Polka Magazine, nous parle ce matin de Sean Penn en Ukraine, de Kwame Brathwaite, de Nan Goldin, etc.


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Brad Mehldau, en "formation" perpétuelle17 Mar 202600:11:03

Aujourd’hui et demain, le pianiste Brad Mehldau sera sur scène à la Cité de la musique avec le contrebassiste Christian Mc Bride. Deux concerts annoncés complets depuis des semaines, mais il reste des places pour, à défaut d’entendre le pianiste jouer, l’entendre parler, autour du premier volume de son autobiographie qui vient enfin de paraitre en français, aux Editions de la Philharmonie : Formation, la construction d'un canon personnel. Brad Mehldau écrivain, ce sera la thématique de la rencontre qui vous est proposée à 18h aujourd’hui, une discussion avec le journaliste Alex Dutilh. 

On vous parle d’autobiographies aujourd’hui dans les Matins : après celle de Brad Mehldau, gros plan sur “Ma vie en Vian” (Ed. Fayard), imposant récit autobiographique de Nicole Bertolt, qui est la mandataire passionnée de l’œuvre de Boris Vian. C’est aussi l'héroïne de notre Feuilleton de la semaine. 

Elle le dit, et elle l’écrit désormais, c’est Boris Vian qui a sauvé Nicole Bertolt. C’est son œuvre, découverte à l'âge de 13 ans avec L’herbe rouge, et c’est  la rencontre, quelques années plus tard avec celle qui ne voulait pas être considérée comme “veuve” du génial Bison, son épouse Ursula Vian Kübler, qui a recueilli une Nicole Bertolt très jeune et malmenée par un début de vie terrible.

C’était il y a 50 ans. Doucement, celle qui est donc devenue aujourd’hui la gardienne du temple, a trouvé un foyer et une famille dans l’appartement de la Cité Véron, qui partage une terrasse avec celui de Jacques Prévert, à l’abri des ailes du Moulin Rouge.

C’est là qu’on a rencontré Nicole Bertolt, dans cet appartement où elle se sent toujours comme une invitée.

Enfin, Yaël Hirsch deCult.News nous parle cette semaine d'Un homme sans titre, une pièce à voir jusqu'au 29 mars au Théâtre de la Ville à Paris, mais aussi de l'expo Nan Goldin qui débute au Grand Palais, du festival Séries Mania en fin de semaine à Lille et de la Journée de la Francophonie vendredi.


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Quatre winners (au moins) pour "Sinners"16 Mar 202600:09:34

C’était cette nuit la 98e cérémonie des Oscars à Los Angeles, avec une bonne pioche pour "Une bataille après l’autre", de Paul Thomas Anderson, qui remporte six Oscars, dont celui du meilleur film et du meilleur réalisateur. L'autre grand gagnant de la soirée, c'est "Sinners". Quatre Oscars pour le fim de Ryan Coogler dont celui du meilleur scénario original, celui du meilleur acteur pour Michael B. Jordan, un film de vampires qui nous ramène au siècle dernier à Clarksdale, Mississippi où une communauté africaine américaine veut ouvrir un juke joint. Ce film qui avait été le sujet d’un Caviar et champagne sur TSFJAZZ avec, notamment, le pianiste Laurent de Wilde.  Les Oscars a aussi, récompensé Ludwig Goransson pour sa musique et Autumn Durald Arkapaw, pour la meilleure photographie, première femme à recevoir ce prix.

Nicole Bertolt se raconte dans l'imposant ouvrage Ma vie en Vian (Ed. Fayard), c’est le récit d’une vie sauvée par la rencontre avec une oeuvre et avec Ursula Vian, qui l’a accueillie chez elle, Cité Véron à Paris, où nous l'avons rencontrée.Dans cet appartement, aménagé par l'ingénieux ingénieur, Nicole Bertolt a trouvé un foyer, qu’elle occupe depuis près de 50 ans, mais aussi une mission, celle de protéger et transmettre l’œuvre multiforme de Boris Vian, dont elle est aujourd'hui la mandataire. C'est notre Feuilleton de la semaine. 

Et, comme chaque lundi, Olivier Celik, rédacteur en chef de L'Œil, nous parle de l'art et de son actualité. Aujourd'hui : des sorcières, des licornes et Youtube qui entre au musée.


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Longue vie au JazzCultural ! Le nouveau club new yorkais ouvert jour et nuit13 Mar 202600:11:16

Crédits photo: Jazz after hours

Direction New York, dans vos Matins Jazz. La ville qui ne dort jamais voit les lieux de jazz continuer de fleurir. Dernier exemple en date avec le Jazzcultural, nouveau club créé par le pianiste Spike Wilner à qui l’on doit déjà le Smalls et le Mezzrow. Il nous présente ce lieu hybride, qui se veut autant lieu de vie que salle de concert, avec pour ambition d’attirer les amateurs de jazz jour et nuit.

Visuel de Roshi Rouzbehani 

On s’intéresse aussi à l’Iran, et au peuple iranien dont la révolte a été écrasée dans le sang en décembre et janvier dernier, qui doit aujourd’hui faire face à la guerre et à un régime, certes déstabilisé mais toujours aussi répressif. Un concert de soutien est organisé ce weekend à Paris, au New Morning. On entendra Cyril Atef, l’un des musiciens à l'affiche de l'évènement.

Et puis, direction le Japon, avec le saxophoniste Gaël Horellou, qui nous emmène avec lui dans sa tournée japonaise. Après Yokohama et Kamakura, retour à Tokyo ce vendredi, pour le dernier épisode de notre feuilleton de la semaine.

Enfin, du cinéma avec le nouveau film du réalisateur hongrois László Nemes, Orphelin, qui vient de sortir en salle. Un film inspiré de son histoire familiale, dans lequel il est question de paternité, du bouillonnement de l'adolescence et de la transmission des traumatismes.


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Liza Minelli, à 80 ans, se raconte sans fard12 Mar 202600:14:59

C’est pour nous et pour toujours la déchirante et irrésistible Sally Bowles du film “Cabaret” de Bob Fosse, avec ses grands yeux qui lui dévorent le visage, mais aussi la Francine Evans de “New York New York” par Scorsese.Liza Minelli a 80 ans aujourd’hui, et ça se fête, notamment avec la publication chez Fayard de ses mémoires (Le cabaret de ma vie, paru hier aux Editions Fayard) dans lesquels elle veut, dit-elle, "partager les secrets enfouis au fond de son coeur" et dire enfin la vérité sur sa vie. Une vie qui a commencé, en tant que fille de stars, de Judy Garland et Vincente Minelli, sous les feux des projecteurs. Comme elle nous le dit aujourd'hui dans les Matins, elle n'a jamais connu de vie privée. 

A l’occasion du Printemps des Poètes, on vous parle de poésie toute la semaine dans les Matins Jazz : il y a eu les mots de Maya Angelou, de James Baldwin, de Mahmoud Darwich, et aujourd’hui, ceux de l’écrivaine et poétesse Laura Vazquez qui a été invitée par le festival Les Eurockéennes à créer un spectacle avec une musicienne de son choix :  la batteuse et compositrice Anne Pacéo. La rencontre va se faire ce soir, à Besançon, où on capte TSFJAZZ en DAB, dans le cadre d’une création flash, une seule séance de répétition, avec les textes de la première et les compositions de la seconde.

Léa Chauvel-Lévy a lu pour nous Touche fantôme, de Victor Da Cunha (Ed. L'iconoclaste), mais elle nous parle aussi du tout nouveau Billy Book Club et de la disparition du maître de la littérature portugaise Antonio Lobo-Antunes.

Et enfin, dans notre périple japonais avec le saxophoniste Gaël Horellou, on se retrouve ce matin au bord de la mer à Kamakura, pour le fameux concert avec 300 saxophones qu'il prépare depuis plusieurs jours. 


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La poésie de Mahmoud Darwich et la musique de Franck Tortiller : des "armes de paix" au Théâtre du Châtelet11 Mar 202600:11:09

On vous parle de poésie cette semaine dans les Matins Jazz. Au Théâtre du Châtelet demain soir, on entendra dans le spectacle “La terre se transmet comme la langue” les mots du poète palestinien Mahmoud Darwich, qui, toute sa vie de poète, a chanté l’exil et la douleur d'être éloigné de sa terre natale. Des mots qui ont été traduits et qui seront dits par Elias Sanbar, ambassadeur de la Palestine auprès de l’Unesco, qui a été, et toujours dans la mesure et l’humanité, l’un des artisans de l'impossible paix entre Israël et son pays natal. Amateur de jazz, il a confié au vibraphoniste Franck Tortiller la musique de ce spectacle qui parle autrement d’une douleur intime et collective, tristement de circonstance. 

Avec Dimitri Beck de Polka Magazine, c'est la guerre qui est commentée par une photo prise en Iran samedi dernier. 

Dimitri qui nous parle aussi des nouvelles expos de Polka, et de la nouvelle publication de RSF consacrée au Malien Malick Sidibé.

Et enfin, on continue de voyager au Japon avec Gaël Horellou, en pleine répétition aujourd'hui avec 300 autres saxophonistes…


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Flotter de bon matin avec Yaron Herman et Emile Parisien10 Mar 202600:27:46

Ce sont deux amis de longue date, de la même génération, qui seront dans une semaine à la Seine musicale avec le quartet Floating et qui sont avec nous ce matin dans le studio de tsf jazz : le pianiste Yaron Herman et le saxophoniste Emile Parisien, et ça marche aussi dans l’autre sens. Deux explorateurs du jazz, deux funambules, toujours sur le fil périlleux de l’improvisation aventureuse. Vont-ils tomber? Ou pas? On va vite le savoir, avec deux extraits de ce répertoire inédit, créé pour un quartet avec tabla indien. Les voici donc, aujourd'hui en avant-première pour les Matins Jazz, dans la formule minimaliste et exceptionnelle du duo.

Après les mots de Maya Angelou hier, ce sont ceux de James Baldwin qui vont résonner ce soir et demain à la Philharmonie avec le répertoire de l'album "No morewater - The gospel of James Baldwin" que la bassiste et chanteuse Meshell Ndegeocello va venir jouer pour ces deux soirées consécutives.

Yaël Hirsch, de Cult.News, nous parle ce matin du retour en salles du film d'Agnès Varda"Sans toit ni loi", et nous aide à établir notre agenda culturel de la semaine. 

Et enfin, c’est notre Feuilleton de la semaine, qui nous emmène chaque jour et grâce au saxophoniste Gaël Horellou, au Japon. C’est là qu’il est pour deux semaines, invité par des musiciens japonais, et notamment par Yo Masushita pour un concert fleuve de 5h avec 300 saxophonistes. Aujourd’hui, on retrouve Gaël Horellou en route vers Yokohama.


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Les mots de Maya Angelou avec Sophie Soliveau à la Philharmonie de Paris09 Mar 202600:11:05

Jusqu'à demain, dans le cadre du cycle Poétesses, la Philharmonie de Paris met à l'honneur une poésie longtemps marginalisée : celle écrite par les femmes. 

Ce soir, au lendemain de la Journée internationale des droits des femmes, on entendra les mots de l'Africaine-Américaine Maya Angelou, poétesse, chanteuse, danseuse, écrivaine et militante du mouvement pour les droits civiques dans le cadre d’une création de la harpiste Sophye Soliveau. 

On commence aujourd'hui un nouveau Feuilleton des Matins avec le saxophoniste Gaël Horellou, qui est en tournée au Japon et nous envoie chaque jour une carte postale sonore. Aujourd'hui, c'est le premier jour : une déambulation dans les rues de Tokyo.

Enfin, Olivier Celik, le rédacteur en chef du magazine L'Œil, nous parle ce matin de l'expositionVu(e)s de dos, à voir aux Franciscaines de Deauville, jusqu’au 31 mai, et nous conseille aussi, la visite du LaM, qui vient de rouvrir avec à Villeneuve-d’Ascq avec "Kandinsky et les images" (jusqu’au 14 juin).


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Femmes dans le jazz : "Il faut qu'il y ait des exemples !" dit la pianiste ève Risser06 Mar 202600:11:55

Eve Risser - © Sylvain Gripoix

A quelques jours du 8 mars, on continue de donner la parole à des musiciennes engagées pour l’égalité dans le jazz. Après Leïla Olivesi hier, qui nous parlait de l'importance d'accompagner les étudiantes dans leur cursus, pour éviter les phénomènes de "décrochage", on est aujourd’hui avec la pianiste et flûtiste Eve Risser. En collaboration avec la scène nationale du Tarn, elle a monté un big band 100% féminin à Albi, composé de jeunes filles de 7 à 17 ans. Ce groupe, baptisé Young girls in the band (clin d'œil au documentaire de Judy Chaikin) fait partie des projets qui rejoignent le nouveau dispositif de mentorat en mixité choisie PASSAGES, lancé par l'AJC, la FNEIJMA et Grands Formats.Objectif : encourager la pratique du jazz dès le plus jeune âge, mais aussi proposer des modèles féminins.

© Marikel Lahana

Après le Tarn, direction Brest, pour le festival de danse contemporaine DañsFabrik, où là aussi il est question de jeunesse, car ce sont des lycéens spécialité danse qui nous servent de guide, et qui écument les spectacles et les ateliers pour nous raconter leurs coups de cœur, depuis le début de la semaine. Aujourd'hui, focus sur la pièce de Betty Tchomanga, Histoire(s) Décoloniale(s) #Autoportrait.

Autre escale de notre voyage matinal : la Hongrie. Ce week-end, on célèbre les 90 ans de la naissance, à Budapest, d’un guitariste au style inimitable, qui a mêlé jazz, rock psyché et musiques traditionnelle hongroises, c’est Gabor Szabo. On se replonge dans le son envoûtant de celui qu'on surnommait the sorcerer, qui prônait le mélange des genres et qui fut prolifique surtout dans la deuxième moitié des années 1960.

Dernière escale à Conakry ! La Guinée s’invite à La Goutte d’Or à Paris dans le cadre des rencontres AFRICAPITALES, dont la cinquième édition démarre aujourd'hui au Lavoir moderne parisien, et dans plusieurs autres lieux du quartier.


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Passages, un mentorat pour soutenir les jeunes musiciennes05 Mar 202600:12:24

À l'approche du 8 mars, on se penche sur la sous-représentation des femmes dans le jazz. Pourquoi sont-elles si peu nombreuses dans les formations professionnelles du jazz et des musiques improvisées, et encore moins nombreuses à se lancer en tant que professionnelles, en sortie d'école ? Et comment faire pour y remédier ? Des musiciennes, et des centres de formations s’associent, dans plusieurs territoires à Paris, Tours, Lyon-Valence, et Albi, pour proposer un nouveau dispositif de mentorat en mixité choisie, Passages. Son ambition : soutenir les étudiantes dans leur parcours, et leur offrir accompagnement, écoute et réseau. On en parle avec l'une des mentores du projet en région parisienne, la pianiste et cheffe d'orchestre Leïla Olivesi.

Nous prenons aussi la direction du Tessin, cette région de Suisse italienne, avec la nouvelle série d'Arte, Le Complot Caravaggio. Réalisée par Fulvio Bernasconi, cette mini série en six épisodes prend comme point de départ le vol d’un célèbre tableau du Caravage, à Palerme à la fin des années 1960. L'enquête, fictive mais basée sur des hypothèses vraisemblables, remonte la piste de la mafia sicilienne, jusqu'aux milieux d'affaires suisses.

Et puis, suite de notre feuilleton de la semaine, on quitte la Suisse pour le Finistère. Rendez-vous à Brest pour le festival de danse contemporaine DañsFabrik, que l’on vous fait vivre à travers le regard de plusieurs classes de lycéens spécialité danse. Aujourd'hui, le folklore argentin à l'honneur avec la création de Nina Laisné et Néstor ‘Pola’ Pastorive, Como una baguala oscura.


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DañsFabrik à Brest, la création contemporaine vue par des lycéens04 Mar 202600:13:07

Aujourd'hui, dansons ! Le mouvement comme art du rapprochement et de l’altérité, c’est le credo du Festival DañsFabrik, qui a démarré hier à Brest, et que nous allons suivre jusqu’à vendredi. Pour nous guider dans sa riche programmation, de jeunes lycéens et étudiants passionnés de danse. Chaque matin, ils nous partagent les spectacles et ateliers qui les ont le plus marqués, à commencer par Nawel, élève de première à Brest : elle nous raconte ce matin le training proposé en ouverture du festival par le chorégraphe brésilien Volmir Cordeiro. 

Nous prenons aussi des nouvelles d’un autre festival - en difficulté celui-ci - le Festival international du film de femmes de Créteil (FIFF). La 48ème édition devait commencer aujourd’hui, mais elle est reportée pour cause de difficultés financières. Sa directrice, Jackie Buet, nous détaille les enjeux auxquels le festival est confronté.

Pas très loin de Créteil, dans le 13ème arrondissement de paris, il y a le Jass Club. Ces jours-ci, les amateurs de piano jazz seront comblés, avec les Piano Sessions qui proposent, à partir de ce soir, quatre soirées consécutives dédiées à des pianistes. Au programme : William Mendelbaum, Fred Nardin et Laurent Coulondre.

Et puis comme chaque mercredi on parle photo, avec l’équipe de Polka Magazine. Aujourd'hui avec Dimitri Beck, la photo de la semaine nous emmène en Iran.


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"Le Long Voyage" : Gabi Hartmann présente les nouveautés de son album Deluxe03 Mar 202600:15:59

Quelle chance ! Aujourd'hui nous passons une partie de la matinée avec Gabi Hartmann. On l’a eue au téléphone juste avant qu’elle ne s’envole pour une grande tournée aux Etats Unis et au Canada. On l’écoute nous parler - non seulement de cette tournée - mais aussi de la réédition de cet album qu’on a tant aimé l'année dernière, La Femme aux yeux de sel. Cette toute nouvelle version deluxe baptisée Le long voyage, contient 8 nouveautés, dont des morceaux inédits, afin de plonger encore un peu plus dans l’univers onirique et voyageur de cette artiste décidément singulière. Gabi nous partage notamment sa fascination pour l'écrivaine Marguerite Duras, disparue le 3 mars 1996 - il y a tout juste trente ans aujourd'hui - alors qu'elle reprend la chanson thème du film India Song sur cet album augmenté.

Ce 3 mars marque par ailleurs les 120 ans de la naissance d’un roi de la clarinette : Barney Bigard. L’occasion de revenir sur la carrière de celui qui fut longtemps le compagnon de route de Duke Ellington, et qu'on surnommait "le charmeur de serpent", pour son jeu unique, chaud et hypnotique.

Et puis, focus, enfin, sur un documentaire prochainement diffusé sur France 5 autour de l’écrivain et poète, figure du Harlem Renaissance, Claude McKay. Un film écrit et réalisé par Matthieu Verdeil, intitulé Claude McKay, errances d'un poète révolté et dans lequel l'auteur et chanteur franco-rwandais Gaël Faye prête sa voix à Claude McKay.


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"All inclusive" : le regard de Kourtney Roy sur le tourisme de masse02 Mar 202600:15:09

Kourtney Roy - Sorry, No Vacancy N°18, 2017 - Courtesy Galerie Les filles du calvaire, Paris

Ce matin, il sera question de rêve et de mythologie. D’abord l’image rêvée et fantasmée du tourisme moderne, revisitée par la photographe Kourtney Roy, reine de l’autofiction. Entre mises en scène kitsch et regard parfois acerbe sur le clinquant des hauts lieux du tourisme, la Canadienne promène son double peroxydé sur les plages de Cancun à Miami, en passant par les motels texans et les paquebots de croisière démesurés. Avec l'exposition All inclusive, la Cité de l'Economie fait dialoguer ses photos avec des données chiffrées, pour illustrer les mutations du secteur du tourisme, qui depuis les années 60 a connu un essor spectaculaire et participe à façonner le monde.

Image issue du film Danse avec les loups - Kevin Costner

On s'attarde aussi sur la mythologie d’un genre cinématographique fondateur d’Hollywood : le western. En 1990, en réalisant Danse avec les loups, Kevin Costner s’émancipe des codes du western classique et propose un nouveau regard sur le far west. Ce film profondément novateur pour l'époque, est disponible ces jours-ci sur Arte, accompagné du documentaire Costner et le western, qui revient sur le tournant qu’il a représenté.

Emile Londonien - Mathilde Cybulski

On s’offre aussi un petit replay du Winter Jazz Fest, qui se tenait ce week-end au Touquet. avec samedi soir le concert du trio strasbourgeois Emile Londonien. Manon Brimaud était sur place pour Jazz Live.


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Detroit Roma, roadtrip au cœur de l'Amérique pré-Trump27 Feb 202600:15:04

Photo ©Elene Usdin

Aujourd'hui, il est question de voyage, et même de retour aux sources… D’abord avec le roman graphique Détroit-Roma (ed. Sarbacane), d’Elene Usdin et Boni, qui relate le roadtrip de deux adolescentes depuis Détroit, dans le Michigan, jusqu'en Géorgie, et qui dresse le portrait d'une Amérique en crise, où les inégalités constituent le terreau fertile de l’arrivée de Donald Trump au pouvoir. L’une des deux héroïnes remonte la trace de ses ancêtres esclaves, l’autre celle de sa famille issue de l’immigration italienne. Leur récit intime s'entremêle aussi à l'un des grands scandales environnementaux de l'histoire récente des Etats Unis, l'affaire de l'eau contaminée de Flint, cette ville pauvre à majorité africaine-américaine, en périphérie de Détroit. On vous raconte le processus créatif derrière ce très bel ouvrage, avec l'un des deux auteurs, Boni.

Photo issue du film - LES FILMS DU LOSANGE

Autre retour aux sources : celui que conte Dahomey, l’émouvant documentaire de Mati Diop. La réalisatrice a filmé en 2023, la restitution par la France, d’une vingtaine de trésors royaux à leur terre d’origine, le Bénin, et la façon dont ce retour au pays a été accueilli par la jeunesse béninoise. Le film, récompensé de l'Ours d'Or à Berlin, est disponible jusqu'au 20 mars sur Arte.

Gabi Hartman - Mickael Hemy

Et le troisième voyage de votre vendredi matin, c’est celui qu’a tissé Gabi Hartmann dans son dernier album Salinda, la femme aux yeux de sel. Un disque qui nous a complètement charmé l’année dernière, et qui ressort aujourd’hui dans une version augmentée avec plusieurs nouveautés à découvrir, on vous en fait écouter un extrait, avant la venue de la chanteuse dans les Matins Jazz la semaine prochaine. 


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Le Dance Theater Of Harlem arrive à Paris26 Feb 202600:06:43

C’est le danseur et chorégraphe russe George Balanchine qui est indirectement à l’origine de la création en 1968 par le danseur africain-américain Arthur Mitchell du Dance Theater Of Harlem, première école et troupe à former et employer aux Etats-Unis des danseurs noirs en danse classique. La troupe, dirigée aujourd'hui par Robert Garland, qui nous en parle dans les Matins, est en France en ce moment. Elle dansera à partir de ce soir et jusqu’à samedi au Palais des Congrès à Paris, puis du 5 au 7 mars à la Bourse du Travail, à Lyon, où on écoute TSFJAZZ en DAB+.

“Ils ne méritent pas tes larmes”, c'est une adaptation pour la scène du livre “Little Rock 1957”, du journaliste Thomas Snegaroff, spécialiste des Etats Unis, revient sur cet épisode de l’histoire américaine quand, dans l’Arkansas en 1957, des enfants noirs ont été envoyés dans une école jusque là réservée aux blancs, créant scandale, révolte et intervention de la garde nationale déclenchée par le gouverneur Faubus (qui nous a valu une composition de Charles Mingus). Cette histoire de ségrégation à marche forcée, Thomas Snegaroff la raconte, accompagné à la clarinette par Xavier Bussy, au Théâtre de La Pépinière à Paris tous les jeudis soir. 

“J’ai toujours fait des grimaces. C’est naturel chez moi. J'ignorais que je n’étais pas comme les autres. Que j’avais un visage très bizarre. Je me rends compte que c’est ça, ma particularité : je suis bizarre”. Ce soir, lors de la 51e cérémonie des César retransmise en clair sur Canal +, l’acteur américain Jim Carrey va recevoir un César d’honneur, c’est une surprise, d’autant que ça fait longtemps qu’il préfère la solitude de son atelier de peinture à l’effervescence hollywoodienne. Un documentaire disponible sur ArteTV, “Jim Carrey, l’Amérique démasquée” nous permet d’en savoir un peu plus sur l’homme au visage et au corps en caoutchouc.


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Une série écrite pour entrer dans tous les foyers25 Feb 202600:11:22

Il y a eu 164 féminicides en 2025, soit en moyenne plus d’un tous les deux jours. C’est à partir de cette réalité que L’affaire Laura Stern a été écrite. En choisissant un point de vue rarement adopté en fiction, la série interroge la responsabilité collective face aux violences faites aux femmes.

Laura Stern, incarnée par Valérie Bonneton, est une pharmacienne qui a créé une association pour écouter et aider les femmes victimes de violences conjugales (et on rappelle que les violences peuvent être physiques, mais aussi verbales et psychologiques, ce qui fait aussi beaucoup de dégâts). Révoltée face aux dangers que courent ces femmes qui se confient à elle, et face à la lenteur du processus judiciaire, elle fait justice. Ça n’est peut être pas la meilleure solution, mais c’est celle qui s’impose à elle. Comme un cri irrépressible. 

On en parle ce matin avec Marie Kremer, qui a écrit le scénario avec Frédéric Krivine, de "L’affaire Laura Stern", mini-série en 4 épisodes puissants, disponible sur la plateforme France TV et qui sera diffusée sur France 2 le 11 mars à 21h10.

À l'origine de ce projet, le désir de faire entendre la voix des femmes qu’on voudrait faire taire. C’est la thématique des Matins Jazz aujourd’hui. "Ma maison est noire" une pièce de théâtre qu’on peut voir en ce moment au Théâtre des Bouffes du Nord, à Paris. Un habile montage de textes (poèmes, correspondances, entretiens) de la poétesse iranienne Forough Farrokhzad interdite de publication depuis la Révolution islamique, adapté, joué et mis en scène par l’actrice Mina Kavani, elle-même Iranienne en exil pour fuir la censure. Elle a confié la création musicale qu’elle a confiée au trompettiste Erik Truffaz.

"Ma maison est noire", une pièce à voir au Théâtre des Bouffes du Nord à Paris jusqu’à dimanche, puis le 5 mars à Maubeuge et le 11 au Creusot, où on écoute TSFJAZZ en DAB+

NB : on vous rappelle le concert de solidarité “Pour l’Iran”, Concert-création en solidarité avec le peuple iranien dans sa lutte pour la démocratie, à l’intiative de la cinéaste Sepideh Farsi, avec les mêmes Mina Kavani et Erik Truffaz, entre autres, au New Morning à Paris le 15 mars. on vous en reparlera dans le prochain Caviar & Champagne.

Dernière voix de femme ce matin, celle de la photographe néerlandaise Dana Lixenberg, pour un éloge de de la lenteur, de l’écoute, de l’empathie au coeur de sa première rétrospective à la Maison européenne de la photographie, à Paris, dans l’expo “American Images” jusqu’au 24 mai.


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Leonora Carrington, une artiste libre au Musée du Luxembourg24 Feb 202600:06:20

“Il y a des choses qui ne peuvent pas être dites. C’est pour cela que nous avons l’art.” Et on pourrait ajouter : c’est pour cela que nous avons Leonora Carrington, artiste avant-gardiste, féministe et écologiste, née en 1917 en Angleterre, et qui, après pas mal de voyages, a fait du Mexique sa nouvelle patrie artistique. Au Musée du Luxembourg à Paris, vient de débuter la première grande expo en France qui lui est consacrée : 126 œuvres pour découvrir l’univers surréaliste, mythologique et ésotérique de cette artiste totale, dont les visions, troublantes, fusionnent l’humain et l’animal, le masculin et le féminin, un monde de métamorphoses et de symboles, une mythologie personnelle, comme elle nous l'explique elle-même ce matin (c'est magique, la radio).

On vous a souvent parlé de ce livre de Tania de Montaigne, Noire, qui nous a fait découvrir La vie méconnue de Claudette Colvin (c’est son sous titre), cette jeune Africaine Américaine qui refusé, dans les années 50 et avant Rosa Parks de céder sa place à des passagers blancs dans un bus de l’Alabama. Ce livre formidable, très court, très concentré et très puissant est devenu une BD, une pièce de théâtre avec Tania de Montaigne, mise en scène par Stéphane Foenkinos, et il est devenu enfin, dernier de ses avatars, un parcours immersif créé à l'origine pour le centre Pompidou à Paris et qui tourne, dans les musées, dans les théâtres un peu partout en France et qui arrive chez vous, les auditeurs d’Annecy qui nous écoutez en DAB+. C’est à Bonlieu scène nationale Annecy, dans le cadre du festival Stayin Alive pour les amoureux de la radio. 

C’est un art qui né presque en même temps que la photo : celui de découper les photos, et les recoller dans des photomontages à usages différents, parfois poétiques, parfois politiques, et parfois les deux. Il vous reste trois semaines pour découvrir l’expo “Couper, coller, imprimer : le photomontage politique au XXe siècle” à Nanterre,à La Contemporaine (une bibliothèque, un musée et un centre d'archives spécialisé dans l'histoire des XXᵉ et XXIᵉ). 


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Willie Colon ou la musique comme arme politique23 Feb 202600:12:56

Samedi soir, la superstar portoricaine Bad Bunny a interrompu son concert à Sao Paulo (Brésil) pour lui rendre hommage, alors qu’on venait d’apprendre sa disparition : Willie Colon, tromboniste, chanteur, compositeur, producteur, “new york ricain”, mort à l'âge de 75 ans. Willie Colon, grande star de la salsa et artiste engagé, qui a fait les beaux jours du label new yorkais Fania Records, où il a signé à l'âge de 15 ans seulement. C’est là qu’avec Celia Cruz ou, plus tard avec le chanteur panaméen Ruben Blades, il a chanté sa ville, son quartier, sa communauté avec ses problèmes aux Etats-Unis ou partout dans le monde latino, faisant de la salsa, ce grand melting pot musical new yorkais, un langage universel. 

La musique et l'art sont plus efficaces que les discours des politiciens, disait en substance Willie Colon. L'artiste africain-américain Titus Kaphar ne qu'être d'accord avec lui, qui s’interroge sur la manière dont l’histoire et la représentation influencent la mémoire collective. En tant qu’africain américain, il se focalise en particulier sur la représentation des personnes noires dans l’histoire de l’art. 

Son exposition The Fire This time, un titre inspiré d’un ouvrage de James Baldwin, est à voir jusqu'au 7 mars à la Galerie Gagosian (Paris).

Enfin, le film Everybody Digs Bill Evans, biopic consacré au pianiste Bill Evans dans la période difficile qu’il a traversée après la mort de son jeune contrebassiste Scott LaFaro, présenté en première mondiale au 76e Festival de Berlin est reparti avec un Ours d'argent pour son réalisateur, le Britannique Grant Gee. On espère que les distributeurs seront confiants et ne tarderont plus à nous le faire enfin découvrir!


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Centenaire : le son suave de Bobby Jaspar, irrésistible de Liège à New York20 Feb 202600:12:51

En ce 20 février, nous célébrons un saxophoniste au son suave et velouté, figure de proue d’un jazz européen moderne, inventif et exigeant, dans les années 50 : le saxophoniste belge Bobby Jaspar, il aurait eu 100 ans aujourd’hui !

On se plonge aussi dans tout ce que l’histoire de la musique compte de true crimes, ces véritables histoires criminelles, parfois sanglantes, souvent mystérieuses… Le journaliste musical, et auteur, Brice Miclet leur consacre un livre, True Crimes en Do mineur, qui sort aujourd’hui aux éditions Le Mot et le reste. On y croise Sam Cooke, Jerry Lee Lewis, Marvin Gaye, ou - moins connu - l’ingé son et producteur anglais Joe Meek, qui - avant de sombrer dans la paranoïa la plus dévorante - a contribué à l’un des premiers grands succès du jazz britannique dans les années 50.

Et puis gros plan sur le week-end de clôture du festival Sons D’hiver, qui met à l’honneur la créolité. On entendra la contrebassiste et chanteuse Sélène Saint Aimé : elle présente ce soir à Fontenay sous bois, sa création inédite avec la multi instrumentiste Leyla McCalla.


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Raphaël Imbert apporte les sons de Marseille dans le 19e parisien19 Feb 202600:10:42

Les riverains du quartier de la Villette, à Paris, pourraient bien ce soir, en se penchant à leur fenêtre, apercevoir la Bonne Mère, puisque ce week end, c’est Marseille qui débarque à Paris, avec le festival Massilia Sounds qui va se dérouler dès ce soir à la Cité de la Musique.

Trois jours pour humer l’air de la Méditerranée, l’air du métissage, des styles et des cultures, des langues aussi. On y parlera occitan ce soir avec le programme Massilia, on y rapera en famille avec un conte musical qui nous emmènera dans le quartier mélangé de La Plaine avec Lamine Diagne, on y dansera dimanche dans un grand Bal Canto avec deux cents musiciens amateurs, et des invités comme la chanteuse Marion Rampal, conviée par le saxophoniste qui en sera le chef d’orchestre Raphaël Imbert.

Le même Raphaël Imbert, qui est aussi musicologue et enseignant au conservatoire de Marseille et qui demain, vendredi, nous fera entendre ses échanges transatlantiques. 

On parle littérature, aussi, comme chaque jeudi. D'abord en partant pour La Louisiane au 19e siècle, avec un esclave qui joue divinement de la musique, et qui serait le supposé ancêtre de Miles Davis… C’est l’histoire un peu folle qu’imagine le très actif Paul Greveillac dans son nouveau roman Le creuset des sorciers (qui vient de paraître chez Gallimard). 

Et Léa Chauvel-Lévy nous parle (entre autres) de Certaines fièvres échappent au mercure de Mathilde Forget (Ed. L’Iconoclaste).


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"Ecrire avant l'aube" : L'autrice Laura Nsafou raconte Toni Morrison18 Feb 202600:12:35

Aujourd’hui, c’est le 95e anniversaire de la naissance de l’écrivaine Toni Morrison (photo), née le 18 février 1931, Prix Nobel de littérature en 1993 et grande voix de la culture africaine-américaine. C’est l’occasion d’entendre aujourd’hui l’autrice jeunesse Laura Nsafou, qui vient de publier “Ecrire avant l’aube” (Ed. Albin Michel),  une biographie romancée de Toni Morrison abordant toutes les périodes et toutes les étapes de son riche parcours. 

Mais ce matin, on entend aussi une autre grand voix de la lutte contre la ségrégation aux Etats-Unis, celle qui s'est éteinte hier du révérend Jesse Jackson, militant et homme politique qui s'est engagé tout jeune auprès de Martin Luther King.

Enfin, on parle photo et actu, comme chaque mercredi avec Dimitri Beck de Polka Magazine. Aujourd'hui les JO d'hiver et la polémique autour d'un casque ukrainien, l'expo Salgado qui va débuter à l'Hôtel de Ville à Paris et bien d'autres choses…


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La comédie humaine de Frederick Wiseman17 Feb 202600:12:28

Il se réclamait plus du monde de la littérature que de celui du cinéma. En 46 films (il aurait voulu pouvoir en signer 50, mais il vient de s'éteindre à 96 ans), Frederick Wiseman a dressé une radiographie unique de la société américaine, filmant les gens qui la constituent à l’université, à l’hôpital, dans les tribunaux, les grands magasins  ou au théâtre… Une oeuvre documentaire monumentale construite pourtant selon une méthode minimaliste : une équipe très réduite, pas d’entretien, pas de voix off. Il s'agissait juste de capter le réel pour le reconstituer ensuite sur le banc de montage. Frederick Wiseman, pour échapper à l'enrôlement militaire, avait poursuivi à la Sorbonne des études de droit commencées un peu à contrecœur aux Etats Unis. C’est en français, donc, qu’il nous explique sa façon de travailler, en filmant les gens au plus près, et souvent en ne leur demandant l’autorisation qu'après les avoir filmés. 

Aujourd'hui, 17 février, c'est Mardi Gras et la Nouvelle Orléans débarque pour faire la fête au Duc des Lombards avec le batteur Jeff Boudreaux, on célèbre aussi la beauté de ce monde avec le quartet franco-américain No(w) Beauty au New Morning, et Yaël Hirsch, de Cult.Newsnous enchante avec Un cercle de craie caucasien mis en scène par Emmanuel Demarcy-Mota au Théâtre de la Ville, à Paris. 


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Michel Portal, intranquille, indocile, irrésistible!16 Feb 202600:17:49

On l’a appris hier matin : la présence, discrète, puissante et intranquille de Michel Portal n’est plus. Oui, discrète, puissante, intranquille, tout à la fois dans cet homme à l’allure chétive et à la soif de musique sans fin. Improvisateur, compositeur, et interprète aussi, de standards de jazz qu’il revisitait avec son indocilité légendaire, interprète aussi de partitions classiques et contemporaines. Aujourd'hui, on a décidé de se souvenir joyeusement de Michel Portal, en l'écoutant parler et jouer. Au programme: de la folie, du voyage et de la transe! (la photo rieuse est de J.-M. Lubrano, et on le remercie pour la joie)


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"Rue Vivian Maier" : quand une ombre scrute la ville13 Feb 202600:12:51

Aujourd'hui, deux artistes au parcours presque inversé. D'abord, la photographe Vivian Maier. Jamais reconnue de son vivant, et n'ayant d'ailleurs pas cherché à l'être, cette nourrice franco-américaine est devenue après sa mort une icône de la street photography lorsqu'on a retrouvé ses près de 150 000 photos prises dans les rues de New York et Chicago entre les années 1950 et 1980. A l'occasion du centenaire de sa naissance, son regard acéré sur la ville et sa faune hétéroclite est au coeur de l'exposition Rue Vivian Maier aux Douches, La Galerie, à Paris. On écoute la directrice de la galerie, Françoise Morin, nous raconter le style inimitable de Vivian Maier, et le mystère qui continue d'entourer ses célèbres autoportraits, reflets fugaces saisis dans des miroirs et des vitrines de magasins.

Pianist George Shearing, in a publicity photograph from the 1950s - © Bruno Bernard

L'autre artiste du jour était, à l'inverse, un musicien incontournable de son temps. On lui doit l’un des standards les plus célèbres de l’histoire du jazz, Lullaby of Birdland… Et pourtant, il est aujourd’hui quelque peu oublié ! Il s'agit du pianiste anglais George Shearing, disparu le 14 février 2011 : demain marque donc le quinzième anniversaire de sa mort. L'occasion de rappeler la singularité de son style, et l'influence qu'il a eue sur les pianistes des générations suivantes, à commencer par Bill Evans.

Kenny Holston/The New York Times

Et oui, c'est demain c’est le 14 février c’est la St Valentin, mais on a choisi dans les Matins Jazz, de vous parler de la célébration de l’amour sous une autre forme. Le Black Love Day, c’est chaque année, le 13 février, et il s’agit pour les Africains américains, de témoigner de l’amour qu’ils portent à leur communauté.  On vous raconte l’histoire de cette tradition assez récente née à Washington dans les années 90, à l'initiative de la militante Ayo Handy-Kendi.


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C'est pas idiot d'aimer Camila Sosa Villada12 Feb 202600:13:25

Camila Sosa Villada est argentine, elle est née homme dans une famille pauvre avant de partir faire des études à Cordoba où, en travesti, elle s’est prostituée. Cette histoire, elle l’a racontée dans son premier roman Les Vilaines, qui l’a imposée comme la nouvelle grande voix de la littérature latino-américaine, avec une écriture crue et sensible, drôle et tragique, piquante et tendre. Les Editions Métailié viennent de publier une traduction en français (par la romancière franco-argentine Laura Alcoba) de son recueil de nouvelles Je suis une idiote de t’aimer. Un titre qui nous rappelle le standard immortalisé par Billie Holiday “I’m a fool to want you”. Et pour cause, la première de ces nouvelles met en scène la relation amicale de deux coiffeuses mexicaines à Harlem avec une Lady Day pas au meilleur de sa forme.

On se souvient du film Capote avec Philip Seymour Hoffman qui, il y a 20 ans, revenait sur les 5 ans que l’écrivain américain a passés à écrire son chef d’oeuvre De sang froid. Le documentaire "De sang-froid, de Truman Capote / Six morts dans la nuit”, disponible sur ArteTV, aborde le même sujet à la manière d’une enquête. Alors il faut revenir au début. A Truman Capote, journaliste et auteur mondain, qui a écrit le roman devenu film culte Breakfast at Tiffany’s. Un matin de novembre 59, il tombe sur un article relatant un quadruple meurtre dans une famille de fermiers du Kansas. Il décide de se rendre sur place et de mener une enquête. Finalement, elle durera 5 ans, et il y laissera, sinon la peau, son âme, du moins. : "Si j'avais su ce qui m'attendait au Kansas, je ne me serais jamais arrêté. J'aurais continué ma route tout droit. Ce roman m'a tué", a t il déclaré.

C’est cette enquête-là que mène le documentaire de Frédéric Bas et Julien Gaurichon à voir jusqu’en juillet sur Arte.TV

Et enfn, notre lectrice Léa Chauvel-Lévy nous fait part ce matin de son enthousiasme pour Grand prince, un roman d'Alexia Stresi (photo) paru aux Editions Flammarion, et nous invite à tout apprnedre du Carnaval de Paris à l'Abbaye de Fontevraud (Val de Loire).


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Dafné Kritharas enchanteresse pécheresse11 Feb 202600:31:31

C'est sur les rives de la Méditerranée que la chanteuse franco-grecque Dafné Kritharas puise son inspiration. Déesse ou pythie, elle porte en elle les voix, les mélopées et les légendes de la lointaine Antiquité, qu'elle tresse avec une musique bien d'aujourd'hui. Elle fait une pause dans la tournée autour de son dernier album "Prayer and sin" pour une session live, dans les Matins, en simple duo piano/voix.

On revient sur la prestation du rappeur portoricain Bad Bunny à la mi temps du Superbowl dans la nuit de dimanche à lundi. A la suite de ce spectacle qui a irrité la galaxie trumpiste, le saxophoniste de jazz Miguel Zenon a déclaré sur les réseaux sociaux toute son admiration pour son engagement. On l'écoute ce matin, ainsi que Leonor Matet, de Polka Magazine, qui revient en photo sur cet événement (avec un clin d'œil au trompettiste Ludovic Louis, présent à l'image).

On vous dit aussi tout ce qu'on sait de "Everybody Digs Bill Evans", le film de l'Anglais Grant Gee, qui sera présenté vendredi à la 76e Berlinale.

Et enfin, on fête aujourd'hui les 50 ans de la chanteuse Gretchen Parlato. 


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Mickalene Thomas, "simple témoin" de la beauté et de la fierté des femmes noirs aux Etats-Unis10 Feb 202600:12:23

C’est la beauté des femmes noires que célèbre la peintre et photographe africaine américaine Mickalene Thomas au Grand Palais à Paris, dans l'exposition “All About Love”. L'artiste a photographié et peint les femmes de son entourage : sa mère, ses tantes, ses amantes, dans des décors souvent assez criards, entre couleurs flashy et imprimés léopard, écossais ou zébrés, défiant volontairement le bon goût bourgeois (sous-entendu celui de la bourgeoisie blanche américaine et sa bien pensance), ces femmes avec lesquelles elle revisite les classiques de l’art comme Le déjeuner sur l’herbe de Manet ou la Grande Odalisque d’Ingres. 

Retour sur ce qui s'est passé hier au Théâtre du Châtelet avec le concert de clôture du festival Le Châtelet fait son jazz, celui de Kenny Barron, qui nous parle ce matin de l'importance des paroles dans la musique… même instrumentale.

Et Yaël Hirsch, de Cult.News, nous propose une sélection pour la Saint-Valentin, avec un film qu'elle annonce comme culte : "Hurlevent".


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Nesrine nous raconte des histoires…09 Feb 202600:13:21

Demain soir, la violoncelliste et chanteuse Nesrine va présenter au Théâtre du Vésinet, dans les Yvelines, le répertoire de son nouvel album “Kan Ya Makan”. “Il était une fois” en arabe, l’une de ses deux langues natales, dans lesquelles, entre autres, elle chante ces histoires, des chansons écrites et composées par elle, en compagnie de Léo Jassef aux claviers et Anissa Nehari aux percussions. 

C'est une autre conteuse qui sera ce soir au Théâtre du Châtelet (Paris) pour le dernier soir du festival Le Châtelet fait son jazz : Gabi Hartmann, qui nous parle ce matin de la Femme aux yeux de sel… (un concert retransmis en direct dans Jazzlive)

Enfin, Olivier Celik, le rédacteur du magazine L'Œil, nous parle d'art contemporaine et engagement social, ce qui n'est pas incompatible :la preuve avec l'emblématique Transfo, un projet initié par Emmaüs Solidarités, qui s’occupe à Paris de plus de 9000 personnes par jour. 

Son conseil d'expo de la semaine :  Imaginer la nuit, au Musée Anne de Beaujeu, à Moulins dans l’Allier, jusqu’au 20 septembre



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Héla Fattoumi et Eric Lamoureux ou la danse du Tout-monde06 Feb 202600:11:22

Ce matin, on s’immerge dans la pensée et la poésie humaniste d’Edouard Glissant, avec Tout moun, la pièce d’Héla Fattoumi et Eric Lamoureux, une ode à la relation et à la créolisation du monde, à voir ce weekend au Quai Branly dans le cadre de la carte blanche que le musée accorde au duo de chorégraphes. Ils présenteront aussi le 14 février leur création in situ Les Auras, un dialogue avec le musée et ses oeuvres.

On vous donne aussi un avant-goût du spectaculaire festival Le Châtelet fait son Jazz, au Théâtre du Châtelet, dès ce soir et jusqu’à lundi. On vous fait entendre deux des artistes qui se produiront dans le Salon Nijinski, la chanteuse Célia Kaméni et le batteur Arnaud Dolmen.

Côté disques, une merveille de coffret sort aujourd’hui : celui que le label Atlantic consacre à Roberta Flack. With her songs : The Atlantic albums rassemble huit disques gravés entre 1969 et 1978, pour découvrir et redécouvrir cette discrète reine de la soul.

Et puis autre source d’émerveillement, on se laisse envoûter par la vénéneuse Loulou, incarnée par Louise Brooks dans le film de Georg Wilhem Pabst, à l’occasion d’un ciné concert au Louxor.


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La maison d'édition de BD L'Association est en danger05 Feb 202600:13:21

L’Association a édité dès leurs débuts les dessinateurs Marjane Satrapi, Guy Delisle, Dupuy & Berberian, Lewis Trondheim, Joann Sfar, Riad Sattouf, Baudoin et mille autres, tous ces gens qui font partie du paysage de la BD contemporaine, qui en sont devenus des monuments ou tout du moins des classiques. Baisse des ventes généralisée, public trop sollicité, librairies moins fréquentées, on ne sait pas trop quelles sont les causes de ses difficultés, mais l’emblématique maison d’édition est en danger, malgré le soutien de ses auteurs, de ses adhérents, de ses lecteurs fidèles et des librairies aussi, qui ont relayé cet appel aux dons, comme nous l’explique Isabelle Charmette.

Achetons des livres, donc, faisons un don et/ou adhérons à l’Association, c’est facile : lassociation.fr

Léa Chauvel-Lévy, qui a lu pour nous cette semaine L’imparfait d’Eric Reinhardt (Éd. Stock, Coll. Ma nuit au musée), nous invite à quelques rencontres, avec Agnès Desarthe, Olivia Elkaïm ou Thomas Schlesser…

On parle aussi théâtre et psychanalyse avec Ticina Bayonne, qui a rencontré pour nous Charles Templon, le metteur en scène de la pièce "En thérapie" à voir jusqu'au 15 mars au Théâtre Antoine, à Paris.

Enfin, on écoute le joueur de oud Dhafer Youssef parler se silence… et c'est très poétique, avant son concert de dimanche soir au Théâtre du Châtelet à Paris, dans le cadre du festival Le Châtelet fait son jazz".


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Le Umlaut Big Band fait revivre la musique de Melba Liston04 Feb 202600:13:16

Le Umlaut Big Band est un orchestre de quatorze musicien.ne.s qui, qui fait un travail d’historien du jazz, en sortant des oubliettes des musiciennes que l’histoire officielle a soigneusement sinon oubliées, du moins, mises au second plan. Demain, au Théâtre de l’Aquarium, à Paris, où se déroule en ce moment le festival Bruit, on va pouvoir entendre jouée sur scène  la musique de Melba Liston, grâce à des recherches que Pierre-Antoine Badaroux, le leader de l’orchestre, a faites aux Etats-Unis dans le cadre d’une résidence à la Villa Albertine.

Gros plan aussi sur un festival de jazz qui commence vendredi à Paris, Le Châtelet fait son jazz, avec 4 soirées programmées par TSFJAZZ que vous pourrez entendre à la soirée dans leur intégralité. Chaque jour jusqu'à lundi inclus, on vous propose un focus dans les Matins. Ce matin, on fait le tour de la programmation. Demain, on entendra Dhafer Youssef avant son concert.

Enfin, comme chaque mercredi, on parle photo avec l'équipe de Polka Magazine. Ce matin, Léonor Matet a choisi une photo en lien avec la Journée mondiale contre le cancer. Elle nous parle aussi de Valérie Belin, qui entre à l'Académie des beaux et même de photos jazz présentées à Bruxelles…


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The mastermind, le nouveau film de Kelly Reinhardt, un cinéma qui s'attache aux petites choses03 Feb 202600:11:56

"The Mastermind", c’est le nouveau film de  la réalisatrice Kelly Reichardt qui sort demain en salle, un film écrit d’autour d’un anti-héros, paisible père de famille, amateur d’art qui, dans l’Amérique des années 70, s’improvise voleur d’un tableau dans un musée local puis trafiquant d’art. Un héros, ou un anti-héros, qui se cherche, comme, selon la réalisatrice, un personnage masculin typique du Nouvel Hollywood, un mouvement auquel elle n’adhère pas forcément. La réalisatrice qui, elle nous l'explique aussi ce matin, s'attache beaucoup aux petites choses.

Ça y est, c’est fini, la 41e édition du festival Jazz Plaza qui s’est déroulé comme chaque année à La Havane, où nous sommes partis tous les Matins depuis vendredi. Manon Brimaud et Sébastien Vidal, nos envoyés spéciaux sont dans l’avion du retour à l’heure qu’il est, mais, avant de quitter l’ile dont on a aussi évoqué les difficultés hier, Manon nous a envoyé une dernière carte postale, après le concert final du pianiste Roberto Fonseca, qui est aussi le directeur artistique du festival.

Yaël Hirsch, qui nous propose comme chaque mardi l'agenda culturel de la semaine, nous parle ce matin du spectacle "La fin de courage", à partir du texte de la philosophe Cynthia Fleury, à voir en ce moment au Théâtre de l'Atelier.


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Les Matins à l'heure de La Havane, où la musique résiste02 Feb 202600:17:27

Aujourd'hui, on vit à l'heure cubaine dans les Matins : Manon Brimaud et Sébastien Vidal sont nos envoyés spéciaux à La Havane, où vient de s'achever, dans des conditions difficiles la 41e édition du festival Jazz Plaza, dont le directeur artistique, Roberto Fonseca, est aussi leur guide. Plongée dans une île en sursis, face à de gros durcissements de la politique d'embargo américaine, confrontée en outre à une météo exceptionnellement violente, mais où l'énergie et la foi dans la musique restent intactes. Il sera question de files d'attente, de lampes-torches… et de sushis. (Photo : Créateur : ADALBERTO ROQUE | Crédits : AFP)

On se souvient aussi aujourd'hui, jour du centenaire de sa naissance, de Mimi Perrin qui, après avoir participé au groupe vocal les Blue Stars de Blossom Dearie, avait créé en 1959 les Double Six pour lesquels elle a mis en paroles et écrit des arrangements à partir de standards de jazz. C’est ce qu’elle expliquait à la télévision française en 1965, peu de temps avant la dissolution du groupe.

Et enfin, Olivier Celik, du magazine L'Œil, nous présente la peintre surréaliste Leonora Carrington, qui sera bientôt à l'honneur au Musée du Luxembourg à Paris, et nous conseille d'aller visiter l'expo "Clément Cogitore. Ferdinandea, l’île éphémère,"  au MuCEM à Marseille, où on écoute TSFJAZZ en DAB+.


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"Bamby" de Calixte Bernard, épopée dansante et colorée entre Créteil et Yaoundé30 Jan 202600:11:37

On s’immerge ce matin dans le dessin vibrant et coloré de Calixte Bernard. Sa première BD, Bamby, est sortie chez Tumulte éditions. Les saveurs de la cuisine camerounaise y côtoient la musique de Miles Davis, les révisions de partiels et les coups de fil au pays, le tout sous le regard surplombant des fameuses tours "choux" de Créteil. Une BD ancrée dans la France des années 90, et qui raconte le déracinement avec humour et tendresse.

Jim Britt/Michael Ochs Archives

Côté télé, on a vu pour vous le documentaire que vous propose Arte dans le cadre de sa soirée spéciale Marvin Gaye ce vendredi. Marvin Gaye, le visionnaire de la soul de Schyda Vasseghi revient sur l’évolution de la carrière musicale du prince de la soul, de ses débuts à la Motown, jusqu’aux albums mythiques des années 70-80. A l'aide d'images d'archives et une série d'entretiens de proches, de musiciens et de producteurs, le documentaire raconte comment le chanteur a su s'émanciper des carcans de la Motown pour prendre un virage plus engagé, et plus créatif. Puis comment, rongé par la drogue, il a réussi à se réinventer à Ostende, avec l'aide d'une famille belge, juste avant l'enregistrement de son ultime disque.

Et puis nous irons à Cuba ! L'île, sous pression américaine, est plus que jamais frappée par la pénurie et les coupures de courant. Mais le jazz y résonne malgré tout, à l’occasion du 41ème Festival international de jazz de la Havane, où se trouvent Manon Brimaud et Sébastien Vidal pour TSFJAZZ.


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Les 10 ans de Continuo Jazz à la Salle Cortot29 Jan 202600:10:40

Mercredi prochain, on va fêter à la Salle Cortot, à Paris, une salle jusque là dédiée à la musique classique, les 10 ans du label Continuo Jazz avec (entres autres) les violonistes Line Kruse & Pierre Blanchard, l’harmoniciste Olivier Ker Ourio, les saxophonistes Xavier Richardeau, Eric Séva et Pierrick Pédron, ou encore le tromboniste Daniel Zimmermann qui était dans les Matins Jazz lundi… On en parle ce matin avec le fondateur du label, Flavien Pierson.

On vous avait parlé d’un nouveau Picsou made in France avec le dessinateur et scénariste Jul il y a quelques mois. Voici un nouveau Mickey, dans les mêmes conditions, c'est-à dire un album créé par des artistes français : “Mickey et le roi des pirates”, de Joris Chamblain et Dav (Ed. Glénat). De nouvelles aventures teintées de fantastique pour Mickey reporter; qui retrouve d'autres héros créés par Walt Disney, comme ils l’étaient à l’origine, quand le génial dessinateur s’est lancé avant d’en devenir le roi incontesté, dans la grande histoire du dessin animé.

Et enfin, Léa Chauvel Lévy a lu pour nous On l'appelait Bennie Diamond, le premier roman de Michaël Dichter paru aux Éditions Les Léonides.


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Après avoir joué Chet Baker, voici Ethan Hawke qui incarne l'auteur de "My Funny Valentine"28 Jan 202600:12:25

Après avoir été Chet Baker il y a dix ans dans “Born to be blue”, Ethan Hawke incarne cette fois-ci le parolier américain Lorenz Hart, l'alter ego de Richard Rodgers dans les années 1930-1940, auteur de plusieurs chansons de Broadway devenue des standards de jazz. Et là aussi, c’est un personnage au creux de la vague. On guettait depuis un an la sortie en salles de"Blue Moon",de Richard Linklater… qui n'arrivera pas, puisque le film est déjà en VOD. En attendant, ce rôle vaut à son acteur principal une nomination aux Oscars.

A part ça, on s'intéresse beaucoup aux Etats-Unis ce matin : on vous parle Trump & physique quantique avec le philosophe politique Christian Salmon, on vous fait entendre la voix de l'autre Amérique, de Natalie Portman à Philip Glass, qui a annoncé la création de sa symphonie hommage à Abraham Lincoln au Trump & Kennedy Center et Dimitri Beck, de Polka Magazine,décrypte une glaçante photo du chez de la police de l'immigration américaine (et il nous rappelle aussi, ça n'a rien à voir, qu'il ne reste plus qu'un mois et demi pour découvrir l'œuvre de Denise Bellon au mahJ, à Paris).


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Jouer la musique de Marius Cultier27 Jan 202600:13:12

Mais pourquoi la musique du pianiste, chanteur et compositeur martiniquais Marius Cultier n’est pas davantage connue (et reconnue) en dehors de la Caraïbe? C’est pourtant un des artistes les plus importants du jazz antillais, qui a démocratisé le piano en Martinique. 

Heureusement, il y a quelques ambassadeurs qui veillent à sa mémoire. Parmi eux, les auteurs et musiciens Georges Granville et Thierry Vaton, qui le présentent comme le père du Kreyol Jazz. Aujourd’hui, ils publient un recueil de partitions qui va nous permettre d’entrer dans le secret de sa musique. Il y a quelques années sur tsfjazz, on vous avait proposé une émission spéciale autour de Marius Cultier, avec sa fille Laïni Cultier et Mario Canonge, qu'on écoute ce matin.

“Marius Cultier, compositions”, un recueil de partitions publié par Georges Granville et Thierry Vaton aux Editions de l’AMC (Association pour le développement des musiques créoles), recueil enrichi d’une biographie du musicien disparu prématurément à l’âge de 43 ans seulement en 1985.

On a appris la disparition à 73 ans du batteur jamaïcain Sly Dunbar, considéré comme l'un des meilleurs batteurs de tous les temps tous genres confondus, qui a participé à des centaines d'albums, y compris au " Rock It" d’Herbie Hancock. Il avait enregistré avec des stars de tous les univers comme Bob Marley, Peter Tosh, Grace Jones, Bob Dylan ou les Rolling Stones, pour n’en citer quelques-uns. Mais c’est un autre musicien jamaïcain qui nous l’avait fait découvrir dans le milieu du jazz, le pianiste Monty Alexander, qui avait sollicité le duo Sly & Robbie pour revisiter à sa manière des standards comme "Moanin", "The Sidewinder", "Mercy mercy mercy", "The in crowd", etc. Et c’est franchement réjouissant.

L’album s’intitule "Monty meets Sly & Robbie" et pour saluer Sly Dunbar, on a pensé que ce serait bien d’en écouter un petit bout ce matin.

Enfin, Yaël Hirsch, deCult.News, nous parle ce matin de la mère de Georges Perec, au cœur du livre « La Disparition des choses » d'Olivia Elkaïm (Ed. Stock).


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Les instantanés du tromboniste Daniel Zimmermann (dans votre salle de bain)26 Jan 202600:25:58

Son trombone n'a rien de monotone! Avant son concert demain soir au New Morning (Paris), Daniel Zimmermann vient, avec son complice Pierre Durand à la guitare, nous livrer deux des ses "instantanés", ses "Snapshots", du titre de son nouvel album. C'est la session live des Matins, après les infos de 9h.

Ce matin, on part à Haïti où s’est déroulée il y a quelques jours la nouvelle édition du festival PAPJAZZ, à qui Manon Brimaud consacrera ce soir une émission spéciale de deux heures, avec plein d’extraits de concerts et aussi des rencontres avec les acteurs de cet incontournable rdv. On y entendra notamment Nadège Bellande Robertson, musicienne et chanteuse au sein du groupe Indigenous, thérapeute de son et pédagogue, ainsi que Valérie Chane Tef, pianiste, chanteuse et compositrice réunionnaise, qui voudrait qu'on parle davantage de "Kreyol Jazz". 

L'émission spéciale PAPJAZZ, le festival international de jazz de Port-au-Prince, de Manon Brimaud, c'est ce soir de 21h à 23h sur TSFJAZZ. 

Enfin, Olivier Celik, le rédacteur en chef du magazine d'art L'Œil nous parle ce matin de la politique culturelle de Donald Trump et nous conseille d'aller voir aux Franciscaines de Deauville l'exposition consacrée à Valérie Belin.


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Paul Robeson, grande voix de la fierté noire, s'est éteint il y a 50 ans23 Jan 202600:13:07

Ce 23 janvier c’est l’anniversaire de la mort d’une icône de la musique, du cinéma, du théâtre… Et du combat contre la ségrégation : Paul Robeson. Son engagement auprès des communistes lui a valu d’être pourchassé sous McCarthy, privé de son passeport et d’une bonne partie de ses revenus. On écoute son biographe, l'historien américain Gerald Horne, ainsi qu'une archive de cette superbe voix de baryton qui était celle de Paul Robeson. 

Egalement au programme, la musique XXL, avec la première édition du "Weekend des Orchestres" qui se tient demain et dimanche dans le cadre de la Semaine du Son de l'UNESCO. Des orchestres classiques, mais aussi des big bands et des fanfares se donnent en spectacle, un peu partout en France, afin d'encourager la pratique musicale collective. Pour le plus grand plaisir du parrain de l'évènement, André Manoukian.

Troisième volet aussi de notre feuilleton de la semaine dédié au pianiste Fred Nardin qui investit ces jours-ci le Duc des Lombards à Paris, avec son Trio [+]. Il nous raconte sa volonté de créer un trio à géométrie variable, sur lequel viennent se greffer de nombreux invités.

On se penche enfin sur l’album jazz de Flea, bassiste des Red Hot Chilli Peppers. Il a commencé par le jazz (à la trompette), s’en est éloigné, et y revient aujourd'hui avec une émotion particulière, mais non sans craintes.


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L'auteur et metteur en scène Marc Lainé entre deux eaux22 Jan 202600:07:21

Aujourd’hui arrive à la MC93 à Bobigny le dernier volet d’une trilogie créée par l’auteur et metteur en scène Marc Lainé à La Comédie de Valence, qu’il dirige. Après “En finir avec leur histoire” et “Nos paysages mineurs”, voici donc “La Chambre de l’écrivain”, la suite et fin de ce récit d’autofiction dans lequel l’auteur met en scène son double Martin, engagé dans un spectacle autour de l’histoire de ses parents et des bouleversements sociétaux qu’ils traversent. Sur scène, six acteurs et deux violoncellistes, dont Vincent Segal, qui a composé la musique. 

La Chambre de l’écrivain de Marc Lainé à la MC93 à Bobigny, du 22 au 25 janvier, puis à La Comédie de Caen les 28 et 29 janvier.

Cette année, c’est la première fois que les Nuits de la Lecture se déroulent sur 5 jours. Ça a commencé hier soir et c’est donc jusqu’à dimanche inclus avec, comme chaque année plein d’événements partout en France, dans les bibliothèques, les médiathèques, mais pas seulement. Partout, la lecture sera partageuse, de Saint Etienne à Bordeaux où on écoute TSFJAZZ en DAB+ où la librairie La Machine à lire reçoit Marie- Hélène Lafon, marraine de cette 10e édition dédiée à la thématique “Villes et campagne”. Et Marie-Hélène Lafon en connaît un bout sur le sujet, qui écrit sur sa région rurale natale. L'autre parrain, c’est Laurent Gaudé qui, est lui un rat des villes, né à Paris où il vit. 

Enfin, dans notre Feuilleton des Matins, le pianiste Fred Nardin, qui s'installe au Duc des Lombards avec son Trio [+], nous parle de la direction musiciale qu'il veut lui donner.


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Raymond Depardon en couleur à Montpellier21 Jan 202600:11:41

L’exposition "Extreme Hotel", en cours en ce moment au Pavillon Populaire à Montpellier, où on écoute TSFJAZZ en DAB+, explore le travail en couleur de Raymond Depardon, avec une sélection de 150 photos prises entre les années 60 et 2019, des photos qui nous baladent dans tous les continents et dans les remous de l’histoire. La couleur est toujours douce, savamment dosée, comme posée là par un peintre attentif aux harmonies. Il y de grands formats horizontaux, c’est une série inédite qui immortalise un voyage aux Etats-Unis et il y aussi des formats verticaux, idéaux pour les couvertures de magazines qui, contrairement à l'intérieur des pages en noir et blanc, sont donc en couleur. Un format inventé par les Japonais comme nous l'explque ce matin le photographe dans les salles de cette expo à voir jusqu'en avril.

Dimitri Beck de Polka Magazine, qui commente l'actu en photo comme chaque semaine, a choisi aujourd'hui l'image ci-dessus, signée Pierre Lavie, pour évoquer la situation tendue à Minneapolis.

C’est le retour de Fred Nardin au Duc des Lombards, où il est comme chez lui, pour une nouvelle série de concerts avec son Trio [+], comme il l’avait fait déjà en septembre dernier. Trois soirées consécutives, donc, qui débutent demain, c’est déjà presque complet pour tous les sets jusqu’à samedi, avec de nombreux invités. Mais le socle, c’est donc le trio du pianiste, avec Romain Sarron à la batterie et Victor Nyberg à la contrebasse, une bande de vieux copains.

Le trio [+] du pianiste Fred Nardin s’installe donc à partir de demain et jusqu’à samedi au DDL à Paris, c’est notre Feuilleton des Matins. 


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La véritable histoire de l'enregistrement de l'album "Getz / Gilberto" Écouter20 Jan 202600:12:39

C’est LA voix de la bossa nova, celle qui est devenue une star planétaire en interprétant "The girl from Ipanema" sur l’album "Getz / Gilberto". Le Gilberto du titre, à l’origine c’est le nom de son mari, Joao Gilberto, le guitariste et chanteur qui a inventé la bossa nova avec Antonio Carlos Jobim et Vinicius de Moraes. Pendant des mois, il s’est enfermé avec sa guitare pour trouver le jeu juste, le rythme juste, le ton juste pour interpréter les chansons écrites par ses deux compères. A ce génial trio donc, s’est greffée la très discrète et très timide Astrud, 19 ans lorsqu'elle a épousé Joao Gilberto à qui elle s’est vite rendue indispensable, sur un plan affectif, psychologique et aussi artistique. Il était donc tout naturel que, lorsqu'il est allé enregistrer aux Etats Unis avec le saxophoniste Stan Getz, il ait demandé à sa jeune épouse de le rejoindre. C’est là qu’elle a enregistré pour la première fois : "Joao savait que je pouvais chanter parce qu’on avait l’habitude de chanter ensemble à la maison et quelques jours avant d’enregistrer The girl from Ipanema il a pensé que ce serait une bonne idée que j’enregistre la version anglaise parce qu’il ne parlait pas anglais, contrairement à moi." La chanson est devenue un tube… sans la voix de Joao en portugais, qui n’avait pas été gardée pour le single, avant d’etre rétablie sur la version de l’album. 

Mais il était trop tard, Astrud Gilberto était devenue plus connue que son mari, qui l’a très mal supporté. Si sa carrière de chanteuse s’est envolée, le couple de celle qui est devenue la reine de la bossa nova a volé en éclats, et tout ça… pour 120 dollars, qui est le pauvre cachet qui lui a été accordé pour l'enregistrement de l’album.

Cette histoire, et de nombreuses autres, on les découvre dans ce film réalisé par Antoine Baldassari,  “The Girl from Ipanema / Astrud Gilberto, reine de la bossa nova” qu’on peut visionner jusqu’en aout sur la plateforme ArteTV.

Au cimetière de Chasselay, dit “Tata de Chasselay”, grâce à des villageois qui qui n’avaient jusque là jamais vu d’hommes noirs, 196 dépouilles de les tirailleurs dits « sénégalais » ont pu trouver une sépulture.  L'autrice et metteuse en scène Eva Doumbia a imaginé, à partir de nombreuses recherches (elle a travaillé quatre ans sur l’écriture de ce spectacle) une œuvre polyphonique où les récits des combattants se mêlent à ceux de ces villageois. Un spectacle auquel Eva Dumbia a désiré mêler de la musique en invitant un joueur de kora et un pianiste à se joindre sur scène aux comédien·nes. 

"Chasselay et autres massacres", c’est jusqu’à la fin de la semaine au Théâtre Public de Montreuil. Un spectacle qui partira ensuite en tournée et passera les 19 et 20 mars CDN de Normandie-Rouen ainsi que les 6 et 7 mai au Théâtre de la Croix-Rousse (Lyon) 

Et enfin, qui est ce “Furcy, né libre” à qui Abd Al Malik consacre un film sorti au cinéma la semaine et qui comptabilise déjà plus de 100 000 spectateurs. Il s’agit de Furcy Madeleine né esclave en 1786 sur l’île Bourbon (actuelle île de La Réunion), un homme qui a découvert à l’âge de 31 ans que sa mère, Madeleine, une Indienne originaire de Chandernagor, avait été affranchie trois ans après sa naissance. Donc, selon le droit de l’époque, son fils aurait dû être libre puisqu’il n’était plus le fils d’une esclave mais d’une femme libre.  Pourtant, son propriétaire a refusé de reconnaître ce statut et l’a maintenu en esclavage un grande partie de son existence.



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Le Martin Luther King Day menacé par la présidence Trump19 Jan 202600:12:06

(photo générée par une IA, bien sûr)

Aux Etats-Unis aujourd’hui, c’est jour férié. C’est le MLK Day, la journée consacrée à la mémoire du Dr Martin Luther King Jr. Dans tous les états, les services fédéraux sont fermés : postes, bureaux du gouvernement, écoles publiques fédérales… et l'entrée dans les parcs nationaux gratuite… mais jusqu’à quand? 

En décembre dernier, Donald Trump a annoncé vouloir annuler cette gratuité pendant deux jours fériés hautement symboliques : le MLK Day, donc, et le Juneteenth, qui commémore la fin de l’esclavage aux États-Unis. Deux jours qui énervent beaucoup le président américain et, au prétexte qu’il y a beaucoup trop de jours fériés aux Etats Unis, il aimerait bien les supprimer purement et simplement, pour les remplacer par un Flag Day, une journée patriotique, qui tomberait le 14 juin… jour de son anniversaire. Donald Trump n’a cependant pas le pouvoir, tout président qu’il est, de supprimer des jours fériés inscrits dans la loi américaine. Alors en décembre dernier, donc, il a annoncé qu’en ce 19 janvier, la gratuité des parcs nationaux n’aurait désormais plus lieu d'être. La Californie résiste et son gouverneur Gavin Newsom a publié vendredi un communiqué annonçant que les 200 parcs nationaux de l’état seraient bien gratuits aujourd’hui et ce, en mémoire du Dr King. 

En ces temps tourmentés, certains se pensent de l’étoffe des héros, nous dans les Matins, et on vous parle d’art comme chaque lundi, on préfère L’étoffe des rêves. « L’étoffe des rêves », c’est le nom d'une exposition qui propose une relecture de la notion d’art textile à travers des œuvres d’artistes issus de l’art brut, de l’art singulier et du surréalisme. Une expo qui montre donc des tentures, des tapis, des tapisseries, des sculptures en tissus, boutons, fils, perles, sequins, brefs des matériaux modestes et généralement recyclés. Et c’est magnifique, c’est poétique, c’est parfois dérangeant aussi. On y trouve toutes les techniques ancestrales du tissage, de la broderie, de la tapisserie, de la dentelle, du macramé, du tricot ou de la couture, mais qui sont revisitées, et de manière parfaitement naïve parfois, dans des œuvres curieuses, étonnantes et subversives. 

L'étoffe des rêves, une expo à visiter jusqu'en juillet, à la Halle Saint-Pierre à Paris.

Il n'y aura que quelques pas à faire pour se familiariser avec L'école de Paris, dont nous parle ce matin Olivier Celik, du magazine L'Œil, dans une expo à voir jusqu'à mi-février au Musée de Montmartre. Olivier qui nous conseille aussi d'aller visiter l'expo consacrée à la collection de minéraux de Roger Caillois à l'Ecole des Arts Joailiers (Paris).


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Tanti auguri Aldo Romano !16 Jan 202600:14:43

Ce 16 janvier on fête l’anniversaire d’un batteur incontournable de la scène jazz française, Aldo Romano. Originaire des Abruzzes, il fut le compagnon de route de Claude Nougaro et Michel Petrucciani, entre autres, et souffle aujourd’hui ses 85 bougies. On l'écoute lors d'une interview accordée à TSF Jazz il y a une dizaine d'années, à l'occasion de la sortie de son autobiographie Ne joue pas fort, joue loin (Editions des Equateurs, 2015). Il nous parle des rencontres qui ont marqué sa carrière, et des compositions qui ont fait sa renommée.

 

Dans la nuit de la Nouvelle Orléans, Jakes BALCON

Après les montagnes des Abruzzes, allons respirer un peu des embruns du Finistère, mais aussi de la moiteur louisianaise, avec le festival de photographie Pluie d’images qui débute ce weekend à Brest. On se plonge dans l’exposition que le photographe Jakes Balcon consacre à la nuit néo-orléanaise, où malgré l'atmosphère festive et le jazz qui résonne partout, la solitude peut surgir à tout moment.

Et puis il sera aussi question de théâtre… avec le dernier épisode du feuilleton de la semaine, on vous parle toujours de la pièce de Xavier Durringer, A Love Suprême, avec Nadia Fabrizio dans une mise en scène de Dominique Pitoiset. A voir en ce moment au Théâtre 14 à Paris. Mais aussi de la dernière création de l’acteur et metteur en scène originaire du Mozambique Victor De Oliveira, Kumina, qui se joue pour encore deux soirs au Théâtre des Quartiers d’Ivry. Une pièce dans laquelle il explore à nouveau les questionnements liés à l’exil.


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A love suprême, un texte infusé de culture américaine15 Jan 202600:11:11

Dans notre Feuilleton des Matins cette semaine, la pièce “A love suprême”, un texte mis en scène par Dominique Pitoiset que Xavier Durringer avait écrit pour Nadia Fabrizio. Jusqu'au 24 janvier au Théâtre 14 à Paris, elle est Bianca, stripteaseuse dans un peepshow, qui se souvient des nuits de Pigalle la blanche, de son arrivée à Paris pleine d’illusions, pour devenir actrice, elle se souvient de la musique, de celle de John Coltrane mais pas seulement, du cinéma, de ses idoles, Gena Rowlands, de "Paris Texas"… Un imaginaire américain et cinématographique qui infuse dans la langue de l'auteur.

Le vif-argent, de Mariel Primois Bizot, est un ouvrage paru aux Editions Exils qui livre des fragments de portrait de Jean-François Bizot, fondateur du magazine Actuel, de Radio Nova et cofondateur de TSFJAZZ. Un "récit" poétique, dense, très personnel, une sélection de lettres qui n’étaient pas, à l’origine, destinées à etre publiées. 

Enfin, Léa Chauvel-Lévy a lu pour nous Je suis Romane Monnier, de Delphine de Vigan (Éd. Gallimard). Dans le tour de l'actu, elle évoque aussi le festival Le goût des autres, qui commence aujourd'hui au Havre ainsi que la parution du premier roman de Marie Pointurier, Reste l’océan (Ed. Liana Levi). 


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Claudette Colvin (1939-2025), pionnière oubliée de la lutte pour les Droits Civiques14 Jan 202600:13:07

On a appris cette nuit la disparition à 86 ans d’une pionnière de la Lutte pour les Droits Civiques aux Etats-Unis. Claudette Colvin, Africaine-Américaine qui, avant même Rosa Parks, avait refusé de céder sa place dans un bus à des Blancs à Montgomery, dans l’Alabama ségrégationniste et ce, dès 1955. Ça n’était pas la première fois qu’une personne noire affichait une résistance ouverte aux lois Jim Crow, mais, pour la première fois, lors du procès qui a suivi, Claudette Colvin a plaidé non coupable. 

(pour en savoir plus, on vous conseille le livre Noire, de Tania de Montaigne, qui nous avait fait découvrir l'histoire de Claudette Colvin).

Laurent Briffaux nous parle ce matin d'un héros littéraire : le pianiste Bill Evans,à qui il consacre un livre, une vraie enquête qui se lit sous la forme d'un roman. Bill Evans Trio, Le Cercle de Trois, a paru aux éditions Lenka Lente. 

C'est la suite de notre Feuilleton de la Semaine, consacrée à la pièce “A love suprême”, mise en scène par Dominique Pitoiset Théâtre 14 à Paris, jusqu’au 24 janvier. On la retrouvera demain dans notre Feuilleton de la semaine. Aujourd’hui, on s’intéresse avec la comédienne Nadia Fabrizio à ce texte dramatique qui a été écrit pour elle par Xavier Durringer.

Et efnin, comme chaque mercredi, Dimitri Beck de Polka Magazine commente l'actu en photo. Aujourd'hui, sans surprise : la situation en Iran.


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On a reçu une carte postale de NYC, signée Arnaud Dolmen13 Jan 202600:11:20

Ça fait une semaine qu’on vous en parle et ça y est, c’est fini. Le Festival French Quarter s’est bien déroulé, avec sa délégation de musiciennes et musiciens français, dont le batteur Arnaud Dolmen, qui nous a envoyé une carte postale avant de quitter New York pour revenir au New Morning avec The Getdown vendredi soir. 

 Elle a fait partie des big bands de Count Basie, Gerald Wilson, Dizzy Gillespie ou Quincy Jones, signé de nombreux arrangements pour Duke Ellington, Ray Charles ou même Bob Marley et a beaucoup joué avec Randy Weston, tout en menant en parallèle une carrière d'enseignante et de leadeuse. En ce 13 janvier, on se souvient de la tromboniste, compositrice, arrangeuse et cheffe d'orchestre Melba Liston, à l'occasion du centenaire de sa naissance. 

C’est un spectacle qui se joue jusqu'au 24 janvier au Théâtre 14 à Paris, il porte, à un accent circonflexe près le titre d’un album de John Coltrane. “A love suprême", c’est le nom d’un peep show de Pigalle dans lequel la stripteaseuse Bianca se produit depuis 32 ans. On la trouve sur scène, incarnée par Nadia Fabrizio, pour qui le texte a été écrit par Xavier Durringer, alors qu’elle range ses affaires après avoir été brutalement congédiée. C'est notre Feuilleton de la semaine. 

Enfin, hein?, quoi? scandale! Le pape du tango argentin Carlos Gardel ne serait pas né à Toulouse (qui a érigé une statue devant sa maison "natale") mais en Uruguay, selon un nouveau document historique qu'il reste tout de même à authentifier. On est en apnée. 


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L'autre histoire du Far West noir12 Jan 202600:10:40

Le documentaire “Black Far West - Une contre-histoire de l'Ouest” programmé à 22h45 ce soir sur Arte remonte loin en arrière dans l’histoire des Etats Unis, au moment de la Guerre de Sécession, quand certains esclaves se sont vus dans cette situation tragiquement absurde de combattre aux côtés de leurs maîtres pour le maintien de l’esclavage. Il explore  les rapports entre les esclaves affranchis et les populations natives, ceux qu’on a appelé les Indiens, liés par une même histoire d’oppression par les colons blancs mais aussi parfois animés de conflits entre eux. Et explore cette présence noire au Far West, qui a été soigneusement effacée du mythe façonné par les westerns. On en parle ce matin avec la réalisatrice du film (à voir aussi en replay sur Arte TV jusqu'au 8 février) avec sa réalisatrice Claire Denjean.


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Souvenirs de Roger Guérin, 100 ans après sa naissance09 Jan 202600:12:26

Il y a 100 ans jour pour jour, le 9 janvier 1926, naissait Roger Guérin. D'abord passé par le violon, c'est ensuite à la trompette qu'il s'est illustré, jusqu'à être considéré comme le plus grand trompettiste français au tournant des années 1950-60. Parmi quelques unes de ses collaborations, on peut citer Kenny Clarke, Dizzy Gillespie, Quincy Jones, Michel Legrand, Martial Solal... Et si le nom de Roger Guérin ne vous dit rien, sachez que le solo de trompette dans Armstrong, de Claude Nougaro (1965), c'était lui ! On se souvient aussi ce matin de sa carrière de pédagogue, lui qui fut précurseur dans l'enseignement du jazz en France. La trompettiste Airelle Besson, qui l'a eu comme professeur, se souvient avec émotion de ses premières leçons à ses côtés.

Ce 9 janvier marque aussi un deuxième centenaires (décidément !), cette fois aux Etats unis. Celui de Bucky Pizzarelli, grand nom de la guitare jazz, et père du guitariste et chanteur John Pizzarelli.

Comme depuis le début de la semaine, on vous emmène aussi à New York à l’occasion du French Quarter, ce festival qui présente la fine fleur du jazz français devant le public new-yorkais. Ce matin, lumière sur le quartet parisien AMG, qui fait partie de la délégation tricolore de cette 12ème édition.

Et puis la langue théâtrale à l’honneur, enfin, avec le rendez-vous Le Paris des Femmes, qui a débuté hier à La Pépinière Théâtre, et qui oeuvre pour une meilleure représentation des femmes parmi les auteurs de théâtre. Parmi les invitées cette année, Vanessa Springora, autrice du Consentement (Grasset, 2020) s'essaie pour la première fois à l'écriture théâtrale.


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