Vous pensez que l'informatique quantique, c'est de la science-fiction ou de la magie ? Détrompez-vous !
Le quantique est une discipline hyper complexe si ce n'est la plus difficile au monde.
Rien de magique en tous les cas, il n'y a pas plus scientifique que le quantique !
Google calcule en 5 minutes ce qui prendrait 10 septillions d'années à un superordinateur.
IBM fait fonctionner des ordinateurs quantiques pour Goldman Sachs.
Microsoft développe des qubits topologiques révolutionnaires.
La France investit 1,8 milliard d'euros. Et 2025 est officiellement l'Année Internationale de la Science et Technologie Quantique.
"Le quantique c'est (pas) magique" est LE podcast francophone qui démystifie cette révolution technologique en cours.
Chaque semaine, Patrick de Carvalho vous embarque dans un voyage fascinant au cœur de l'infiniment petit, là où les lois de la physique deviennent (pas) magiques.
Au programme :
🔬 Vulgarisation : Comprendre enfin les qubits, la superposition, l'intrication... sans équations !
🎯 L'actualité décryptée : Les dernières percées de Google, IBM, des startups françaises comme Alice & Bob
🎤 Interviews exclusives : Les cerveaux derrière la révolution - chercheurs Nobel, entrepreneurs visionnaires, investisseurs audacieux
💡 Applications concrètes : Comment le quantique révolutionne déjà la médecine, la finance, la logistique, l'IA
🇫🇷 Le quantique made in France : Pasqal, Quandela, Alice & Bob... nos champions nationaux à l'honneur
Pourquoi maintenant ?
2024-2025 marque le basculement historique : la correction d'erreur quantique est maîtrisée, les investissements explosent (1,9 milliard en 2024), et les premières applications commerciales émergent. JPMorgan optimise ses portefeuilles 1000x plus vite. Moderna conçoit de nouveaux médicaments. DHL révolutionne sa logistique.
Pour qui ?
Les passionnés de tech et d'IA qui veulent comprendre la prochaine révolution
Les entrepreneurs et investisseurs en quête d'opportunités
Les curieux fascinés par les mystères de la physique quantique
Les professionnels qui anticipent l'impact sur leur secteur
Format dynamique : Episodes courts pour une écoute facile en transport, alternant actualités, concepts fondamentaux et interviews plus longues inspirantes.
Votre guide : Patrick de Carvalho, passionné de tech et multi-entrepreneur, traduit le jargon quantique en français accessible. Avec humour, pédagogie et l'aide des meilleurs experts mondiaux.
Une production "Je ne perds jamais" et "72H Podcast" - Les studios qui transforment la complexité en clarté.
Rejoignez la communauté des "quantiques fantastiques" et prenez une longueur d'avance sur la révolution technologique du siècle !
Nouveaux épisodes chaque semaine Disponible sur toutes les plateformes.
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Terres rares : comment un ordinateur quantique attaque la dépendance à 90 % envers la Chine
Season 2 · Episode 4
Monday, September 21, 2026 • Duration 11:58
Un smartphone est une bombe à retardement géopolitique : ses composants dépendent à plus de 90 % d'un seul pays pour certaines terres rares.
Cet épisode décortique comment Pasqal, pépite française du calcul quantique, s'allie à deux acteurs américains pour attaquer ce monopole, par la chimie assistée d'un ordinateur quantique.
Chapitres
00:00:00 - Le smartphone, bombe à retardement géopolitique
00:01:22 - Le constat d'Ursula von der Leyen, 80 à 90 % de dépendance 00:02:14 - La riposte institutionnelle : une centrale d'achat européenne 00:03:15 - L'objection : la finance achète du temps, pas de la matière
00:04:05 - L'alliance Pasqal, Raven Systems, USA Rare Earth
00:05:14 - Séparer les terres rares, un cauchemar chimique
00:06:05 - Ce que change la superposition quantique
00:07:29 - De l'algorithme au béton : l'usine Carester
00:08:10 - Les aimants permanents et la mine urbaine
00:09:00 - Vers une filière française complète
00:10:05 - Trois forces qui convergent 00:11:24 - Quels autres monopoles pourraient vaciller ?
Le constat qui déclenche tout Le 16 octobre, Ursula von der Leyen a posé un chiffre brutal : l'Union européenne dépend à plus de 80 % de la Chine pour ses matières premières critiques, un taux qui grimpe à 90 % pour certaines terres rares indispensables aux moteurs électriques et aux éoliennes.
Une seule décision politique unilatérale suffirait à paralyser la transition énergétique européenne. Première réponse, un véhicule financier pour organiser des achats groupés, une coopérative d'achat face à un fournisseur qui dicte ses prix. Mais la finance achète du temps, elle n'invente pas de la matière.
Le vrai défi : séparer, pas extraire Les éléments de terres rares se ressemblent tant chimiquement qu'ils réagissent presque identiquement face aux solvants. Trouver la combinaison exacte de solvant, température, pression et acidité représente des millions de scénarios possibles.
Un ordinateur classique les teste un par un, lentement, avec un rendement sous-optimal. Un ordinateur quantique, grâce à la superposition de ses qubits, cartographie cet espace de variables simultanément et converge vers la méthode la plus performante. Il reste au laboratoire : son rôle est de créer le jumeau numérique des cuves d'acide, pas d'entrer dans l'usine.
De l'algorithme à l'usine Pasqal s'allie à Raven Systems et USA Rare Earth pour optimiser ces technologies de séparation. USA Rare Earth a investi dans Carester, entreprise française d'ingénierie chimique, qui déploie une usine à Lacq, Pyrénées-Atlantiques, avec double vocation : affinage des terres rares et recyclage des aimants permanents, une mine urbaine. USA
Rare Earth a annoncé pour 2026 l'implantation en France d'une usine de fabrication de ces aimants, complétant la chaîne jusqu'au composant fini. Une autre start-up française, Lito Square, renforce cet écosystème naissant.
Trois forces convergentes Le bouclier diplomatique et financier européen, les capitaux et l'ambition industrielle nord-américains, et le socle d'innovation technologique français, entre maîtrise de l'atome et ingénierie chimique. Leur addition dessine une filière souveraine de bout en bout.
Reste une question plus large : si l'ingénierie algorithmique peut fissurer un monopole vieux de décennies, quels autres monopoles fondés sur la difficulté de traiter une ressource pourraient vaciller demain ?
Le Quantique c'est (pas) magique, le podcast francophone qui démystifie l'informatique quantique. Animé par Patrick de Carvalho, produit par Je ne perds jamais et 72H Podcast.
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Fujitsu : un ordinateur quantique en diamant piloté par la lumière
Season 2 · Episode 3
Monday, September 14, 2026 • Duration 18:03
Tenir une lamelle si fine qu'elle est presque invisible, refroidie plus froid que le vide spatial, avec à l'intérieur un unique atome d'étain effectuant des calculs qui pourraient redéfinir la cryptographie mondiale. Cet épisode décortique l'annonce de septembre 2026 : le premier prototype d'ordinateur quantique à spin de diamant, signé Fujitsu.
Chapitres
00:00:00 - Un atome d'étain dans une lamelle glaciale
00:00:36 - Éliminer les approximations mystiques
00:02:49 - Ce qu'est vraiment un spin 00:04:09 - Introduire un défaut dans un diamant parfait
00:05:39 - Étain contre azote : la symétrie qui protège l'information 00:07:54 - Un écart de 1,5 degré, un monde de différence
00:10:20 - Amincir le diamant à l'échelle nanométrique
00:12:34 - Piéger un unique photon dans un guide d'onde
00:14:24 - Le traducteur qui transforme du code en lumière
00:16:01 - Connecter les modules par fibre optique
00:17:13 - Vers un internet quantique ?
Une boussole plutôt qu'une toupie Le spin n'est pas une rotation mécanique : la meilleure image est celle d'une aiguille de boussole magnétique, capable en physique quantique d'être orientée dans une superposition de directions.
C'est elle qui stocke l'information. Pour l'héberger, un diamant parfait ne sert à rien : il faut y introduire un défaut, un centre lacune-étain, un unique atome d'étain inséré entre deux lacunes de carbone.
Face à l'approche historique utilisant l'azote, l'étain l'emporte par sa symétrie parfaite. Quand une onde de chaleur traverse le cristal, elle pousse l'atome avec la même force de chaque côté : les forces s'annulent, l'atome ne bouge pas, l'information résiste là où un centre asymétrique s'effondrerait.
L’ordinateur quantique bloqué par des câbles
Season 2 · Episode 2
Monday, September 7, 2026 • Duration 20:42
Et si le principal obstacle à l’ordinateur quantique n’était ni une équation impossible, ni un mystère de la physique… mais un problème de câbles et de chaleur ?
C’est toute l’ironie de cette révolution technologique.
On imagine les ordinateurs quantiques capables demain de bouleverser la médecine, la cryptographie, la logistique ou la science des matériaux. Mais derrière ces promesses se cache une réalité beaucoup plus concrète : pour fonctionner, les qubits doivent être maintenus à des températures extrêmement proches du zéro absolu.
À cette échelle, la chaleur devient l’ennemi absolu.
Une simple perturbation thermique peut suffire à détruire l’état quantique d’un qubit. Or, pour contrôler ces qubits, les mesurer et corriger leurs erreurs, il faut de l’électronique. Et l’électronique produit précisément ce qu’il faut éviter : de la chaleur.
Jusqu’ici, la solution consistait donc à éloigner les processeurs de contrôle et à les relier aux qubits par une multitude de câbles.
Mais plus le nombre de qubits augmente, plus le câblage devient problématique : encombrement, conduction thermique, latence, complexité de la correction d’erreurs.
Alors comment passer de quelques centaines de qubits à des centaines de milliers, voire des millions ?
Une équipe de chercheurs de l’Université de Hong Kong explore une piste particulièrement intéressante : rapprocher directement l’intelligence de contrôle des qubits grâce à une puce capable de fonctionner dans le froid extrême et à une architecture neuromorphique inspirée du fonctionnement du cerveau.
L’idée : traiter l’information localement, à quelques millimètres des qubits, plutôt que d’envoyer chaque signal vers un ordinateur distant avant de recevoir une réponse.
Un peu comme un réflexe dans le corps humain.
Dans cet épisode, on démonte les fantasmes pour revenir à la physique réelle : décohérence, cryogénie, carbure de silicium, correction d’erreurs, architecture neuromorphique et passage à l’échelle.
Pasqal au Nasdaq : comment des physiciens de l’Essonne ont levé 360 millions à Wall Street
Season 2 · Episode 1
Monday, August 31, 2026 • Duration 04:23
Une pépite française cofondée en 2019, notamment par le prix Nobel Alain Aspect, fait son entrée sur le Nasdaq le 28 août 2026. À la clé, 360 millions de dollars d’argent frais et une valorisation à 2 milliards.
Cet épisode décortique la stratégie financière et, surtout, la physique qui la justifie. Parce que le quantique n’est pas de la magie.
Chapitres
00:00:00 - Des physiciens de l’Essonne à Wall Street
00:00:31 - Alain Aspect, 2019, et l’échelle du projet
00:00:51 - Le véhicule choisi : la fusion avec une SPAC
00:01:06 - Coquille vide ou voie express assumée ?
00:01:29 - Le retour prévu sur Euronext Paris en 2027
00:01:37 - Ce qui doit justifier 2 milliards de valorisation
00:01:56 - Téléportation quantique : les limites de l’analogie des horloges 00:02:41 - Sept unités déployées, 25 applications, des clients majeurs 00:03:09 - Le graal 2030 : l’ordinateur tolérant aux fautes
00:03:22 - Pourquoi corriger une erreur quantique la détruit
00:03:56 - Capitaux américains, identité française
Pourquoi une SPAC L’entreprise a fusionné avec un véhicule d’acquisition coté, ce qui peut ressembler à un contournement.
C’est en réalité une voie express assumée. Une introduction en bourse classique prend des années ; fusionner avec une structure disposant déjà des capitaux permet d’acheter du temps, et le temps compte face à des géants comme IBM. L’opération capte l’hyperliquidité américaine tout en prévoyant une cotation sur Euronext Paris vers 2027, pour maintenir l’ancrage européen.
Ce que l’analogie des horloges ne dit pas Le terme de téléportation quantique évoque la science-fiction. On le vulgarise par deux horloges parfaitement synchronisées à distance : si l’une affiche midi, l’autre aussi, sans voyage magique de l’information. L’image aide à visualiser, mais elle est incomplète. Avec des horloges classiques, tout est mécanique, programmé d’avance.
IBM décoté de 25 % : le marché a-t-il raté l’avantage quantique ?
Season 2
Monday, July 13, 2026 • Duration 05:35
Le 14 juillet 2026, l’action IBM perd un quart de sa valeur en une séance. Le motif : des clients ayant reporté leurs investissements, par crainte que l’IA n’engloutisse les budgets logiciels.
Pendant ce temps, la même entreprise franchit un cap scientifique qu’elle chiffre à 1000 milliards de dollars de marché. Cet épisode confronte les analyses financières aux déclarations du PDG.
Chapitres
00:00:00 - Le nid-de-poule et le vaisseau spatial
00:00:37 - Le 14 juillet : l’action plonge de 25 %
00:01:04 - Simple report ou destruction de la demande ?
00:01:31 - Trésorerie et dividendes ininterrompus depuis 1916
00:03:09 - Quinze minutes contre plusieurs années de calcul
00:03:29 - Le talon d’Achille : le taux d’erreur et sa correction
00:04:08 - La fonderie de plaquettes quantiques
00:04:57 - Puissance de calcul et rapports de force géopolitiques
Ce que la chute cachait Les algorithmes de trading ont lu une destruction de la demande. Les faits disent autre chose : 40 % des contrats prétendument perdus ont été signés dans les trois à quatre semaines suivantes. Un décalage comptable, pas une hémorragie. La structure financière reste solide, avec 2,5 milliards de dollars de trésorerie disponible au seul deuxième trimestre et des dividendes versés sans interruption depuis 1916. Wall Street valorise pourtant l’entreprise comme un éditeur de logiciels cycliques vivant de trimestre en trimestre.
Le cap scientifique Le discours du PDG a changé de nature. Il avance des dates, un impact financier majeur d’ici 2028 ou 2029, vise les 1000 milliards vers la fin des années 2030, et engage 10 milliards sur cinq ans. Ce qui justifie ce virage : la démonstration de l’avantage quantique.
Informatique quantique : pourquoi elle va casser vos mots de passe et réinventer la médecine
Season 2
Monday, June 22, 2026 • Duration 05:50
L’ordinateur quantique n’est pas un ordinateur classique dopé qui penserait un million de fois plus vite.
Premier mythe à déconstruire. Cet épisode démystifie sa vraie mécanique, la menace réelle sur le chiffrement RSA, et pourquoi il pourrait réduire le développement d’un médicament de quinze ans à quelques mois.
Chapitres
00:00:00 - Le mythe de l’ordinateur “gonflé au stéroïde”
00:00:52 - Superposition et interférence : comment le calcul élimine les mauvaises réponses
00:01:21 - RSA 2048 bits, l’algorithme de Shor, l’intrication quantique
00:02:19 - La cryptographie post-quantique face aux nouveaux verrous 00:02:56 - Pourquoi un ordinateur classique sature sur une molécule 00:03:45 - Repliement de protéines et développement de médicaments 00:04:33 - Supraconducteurs, capture de CO2, photosynthèse artificielle
00:04:52 - La décohérence, frein avant l’échelle industrielle
Le vrai mécanisme L’image d’un annuaire lu à une vitesse folle est fausse. Grâce à la superposition, le processeur regarde toutes les pages à la fois, mais surtout exploite un phénomène d’interférence pour annuler instantanément les mauvaises réponses. Seule la bonne reste visible à la fin. De la mécanique quantique pure, sans magie.
La menace sur nos verrous numériques Le chiffrement RSA 2048 bits, qui protège les banques, repose sur la difficulté de factoriser des nombres géants : un supercalculateur classique y mettrait des millions d’années.
L’algorithme de Shor exploite l’intrication quantique, où des particules liées réagissent de concert quelle que soit la distance, réduisant ces millions d’années à quelques minutes en théorie. IBM, Google et la française Alice & Bob développent déjà des puces qui rendraient nos données lisibles comme un livre ouvert.
La parade : la cryptographie post-quantique conçoit des architectures fondées sur des problèmes géométriques multidimensionnels, des verrous que même l’interférence quantique ne pourrait résoudre.
Quantique made in France : ce que révèle vraiment le rapport de la Cour des comptes
Season 2
Monday, June 15, 2026 • Duration 05:14
Un chandelier doré suspendu dans un caisson refroidi à quelques millikelvins, plus froid que le vide sidéral : la machine qui pourrait un jour faire sauter les mots de passe des banques.
Cet épisode décrypte le rapport de la Cour des comptes sur la stratégie quantique française, sans mystique, juste la physique, la technologie et l’économie.
Chapitres
00:00:00 - Le chandelier quantique et son caisson à millikelvins
00:01:04 - Geler l’environnement pour protéger les qubits
00:01:38 - Labyrinthe ou interférence, la bonne image du calcul
00:02:18 - L’avantage quantique et l’objectif de 2000 qubits
00:02:58 - Nucléaire, l’atout énergétique français
00:04:01 - Guerre des chiffres entre Bercy et le SGPI
00:04:42 - Récolter maintenant, déchiffrer plus tard
Pourquoi un froid plus intense que l’espace
Un ordinateur classique stocke l’information en 0 ou en 1. Le qubit exploite la superposition, combinaison des deux, mais cet état est fragile : une micro-variation de température ou un rayon cosmique suffit à le détruire. Le froid extrême gèle l’environnement pour stabiliser le calcul. L’image d’un labyrinthe inondé d’un coup est trompeuse : le calcul quantique repose sur un phénomène d’interférence, comme des ondes sur un lac, où les mauvaises réponses s’annulent pendant que la bonne s’amplifie.
Séduisant en théorie, mais la Cour des comptes rappelle des seuils stricts : l’avantage quantique, ce moment où la machine dépasse les supercalculateurs, exige une centaine de qubits parfaits.
L’objectif industriel vise 2000 qubits d’ici 2030-2035, grâce à la correction d’erreur, qui associe des milliers de qubits physiques instables pour créer un seul qubit logique fiable.
Informatique quantique : ce que la physique permet vraiment
Season 2
Monday, June 8, 2026 • Duration 05:56
Le monde physique n’est pas binaire, et pourtant nous tentons de le comprendre avec des ordinateurs enfermés dans ce langage.
Cet épisode plonge dans les feuilles de route de Google, Microsoft et IBM avec une règle : rester rationnel, écarter les approximations mystiques. Le quantique n’est pas de la magie, sa mécanique réelle est plus intéressante que la promesse de révolution miraculeuse.
Chapitres
00:00:00 - La nature n’est pas binaire, nos ordinateurs le sont
00:00:46 - Le cadenas de vélo, mythe du “tout tester en même temps”
00:01:14 - Le qubit, une onde, pas de la force brute
00:01:40 - Moins 273,15 °C : réfrigérateurs à dilution et décohérence 00:02:39 - Cent qubits aujourd’hui, cent mille nécessaires
00:04:43 - Willow et la menace sur la cryptographie mondiale
00:05:15 - 2029, l’avenir hybride : IA classique et coprocesseur quantique
Le vrai mécanisme
Un ordinateur classique teste les combinaisons du cadenas une par une. La machine quantique ne les teste pas toutes à la fois par magie : un qubit se comporte comme une onde sur un plan d’eau. L’algorithme crée un motif d’interférence, les mauvaises combinaisons s’annulent entre elles, la bonne réponse s’amplifie, et le système s’effondre sur elle.
De la mécanique ondulatoire, mesurable.
Pourquoi il faut un froid plus intense que l’espace Maintenir ces ondes exige des processeurs refroidis à moins 273,15 °C dans des réfrigérateurs à dilution géants, sortes de bouteilles thermos géantes. La moindre vibration produit un bruit thermique qui détruit l’état quantique : c’est la décohérence. Un électron existe naturellement en plusieurs endroits à la fois ; sur une puce, il faut figer l’environnement pour domestiquer cette mécanique.
L'Invasion quantique du Silicium : comment Quobli secoue l'écosystème Français
Season 2
Tuesday, June 2, 2026 • Duration 04:28
Comment une entreprise peut-elle facturer 10 millions d'euros à l'armée française pour un ordinateur qui ne sera pas terminé avant 2027 ?
C'est ce paradoxe fascinant que décortique ce nouvel épisode de l'émission Le Quantique, c'est pas magique. En évacuant tous les mythes pour se concentrer strictement sur la réalité matérielle et industrielle, nous analysons la stratégie de la startup grenobloise Quobli. Forte d'une levée de fonds historique de 115 millions d'euros en série A, cette jeune pousse prend le marché à contre-courant en misant tout sur le silicium des puces traditionnelles.
POINTS CLÉS DE L'ÉPISODE :
* Le verrou de la précision atomique : Pour concevoir un qubit, il faut manipuler la matière à l'échelle de l'atome. Grâce à des niveaux de gravure désormais microscopiques, Quobli parvient à isoler et contrôler les électrons un par un directement dans le silicium.
* L'analogie de la chaîne de montage : Utiliser les infrastructures existantes et des ingénieurs déjà formés permet de diviser les coûts de fabrication par 10 facilement.
* Le programme Proxima et la souveraineté nationale : L'armée française finance à hauteur de 10 millions d'euros le développement d'une architecture souveraine. L'objectif est de concevoir deux prototypes d'ici 2032 sur le territoire, sans dépendre de métaux rares importés.
* L'intégration cloud avec OVH Cloud : Le choix du silicium élimine le besoin d'infrastructures cryogéniques géantes. Les machines s'intègrent directement dans les racks des data centers actuels, avec un premier accès distant proposé dès cette année.
* Un réseau de partenaires et une indépendance farouche : Quobli s'entoure de géants comme STMicroelectronics, Air Liquide et CLSQ. La CEO Maud Vinet a d'ailleurs bloqué un rachat total par CLSQ pour préserver son indépendance via une participation minoritaire.
* Une croissance et une compétition féroce : La startup prévoit de tripler ses effectifs pour atteindre 300 salariés. Elle fait face à une concurrence intense en France avec des acteurs comme Pasqal, Alice and Bob, C12 et Candela, au sein d'un écosystème soutenu par une nouvelle enveloppe étatique d'un milliard d'euros.
L'Infiltration quantique de NVIDIA : comment la Tech Américaine s'empare du futur ordinateur Français
Season 2
Thursday, May 21, 2026 • Duration 06:06
On connaît tous NVIDIA pour sa domination insolente dans le domaine de l'intelligence artificielle. Mais dans l'ombre, le géant américain avance ses pions sur un tout autre échiquier : l'informatique quantique. Et son dernier mouvement stratégique cible directement une pépite de la French Tech, la startup parisienne Alice et Bob.
Dans cet épisode du Quantique, nous adoptons une approche purement rationnelle et pédagogique. Oubliez le mysticisme et la magie souvent associés à cet univers. Nous décryptons la réalité physique et les enjeux industriels d'une technologie capable de bouleverser la cybersécurité, la finance et la recherche scientifique mondiale.
POINTS CLÉS DE L'ÉPISODE :
* Le mur de la décohérence : Le grand cauchemar de l'industrialisation quantique reste l'instabilité des qubits standards. Sensibles à la moindre perturbation thermique ou électromagnétique, ils subissent des inversions accidentelles de leur état (les bitflips) qui corrompent les calculs.
* La révolution des cat qubits (orthographiés 4 qubits) : Contrairement aux géants comme Google ou IBM qui empilent les composants instables pour corriger les erreurs après coup, Alice et Bob assainit la base matérielle. Leur architecture verrouille l'état du qubit grâce à des photons micro-ondes, réduisant par 200 le nombre de composants nécessaires pour un calcul exploitable.
* L'avènement des architectures hybrides : L'ordinateur de demain ne sera pas 100% quantique. Le processeur classique (GPU) restera la structure globale (l'hôpital) tandis que la puce quantique interviendra comme un chirurgien ultra-spécialisé pour résoudre les problèmes combinatoires extrêmement lourds.
* La stratégie de monopole de NVIDIA : En s'alliant avec Alice et Bob via des briques logicielles comme QDACU ou NVQ Link, NVIDIA réplique sa recette gagnante de l'IA. L'objectif n'est pas seulement de fabriquer la puce finale, mais de devenir la colonne vertébrale logicielle indispensable du secteur.
* Le spectre de la dépendance européenne : Malgré une excellente recherche fondamentale en Europe, la course aux armements quantiques s'accélère. Entre le plan massif de 2 milliards de dollars promis par Donald Trump aux États-Unis et l'extension du plan quantique français, l'Europe craint de voir ses innovations une nouvelle fois aspirées par les mastodontes américains.
Un écart de température qui change tout Le prototype fonctionne à moins 271,6 degrés, contre moins 273,13 pour les ordinateurs supraconducteurs classiques.
Un écart qui paraît dérisoire à température ambiante, mais qui équivaut, près du zéro absolu, à la différence entre une colline et l'Everest en hiver. Il permet de basculer d'un réfrigérateur à dilution géant, gourmand en hélium-3 rare, vers un refroidissement à l'hélium liquide standard, bien moins coûteux.
Trois prouesses pour façonner l'invisible D'abord amincir le diamant de plusieurs centaines de micromètres à quelques centaines de nanomètres, par gravure atome par atome, puis l'hybrider sur un substrat d'alumine pour éviter qu'il ne se brise.
Ensuite, capturer l'unique photon émis par l'atome d'étain : des guides d'ondes taillés dans l'alumine, transparente contrairement au silicium, canalisent la lumière comme des barrières de bowling guident la boule jusqu'au détecteur.
Enfin, traduire le code en une chorégraphie de lumière, micro-ondes et ondes radio qui pilote le spin de l'atome.
L'architecture modulaire et la feuille de route Impossible de fabriquer une puce géante sans défaut : la solution est de relier de petits modules de diamant par fibre optique, où des photons intriquent des spins distants sans cuivre.
Fondée sur des recherches avec la Delft University of Technology et QuTech depuis 2020, la feuille de route vise un prototype multi-modules en 2027, 250 qubits logiques en 2030, 1000 en 2035, avec des études d'hybridation avec les supraconducteurs déjà engagées.
Reste une question : si le même principe de lumière guidée sert au calcul et à l'intrication à distance, assiste-t-on à la naissance commune d'un ordinateur et d'un futur internet quantiques ?
Le Quantique c'est (pas) magique, le podcast francophone qui démystifie l'informatique quantique. produit par Je ne perds jamais et 72H Podcast.
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En physique quantique, c’est l’acte même d’observer une particule qui fige instantanément l’état de l’autre, quelle que soit la distance, sans variable cachée ni plan préétabli. Non pas une illusion d’optique, mais un véritable transfert d’état : l’intrication des particules. Cette maîtrise de la physique fondamentale permet de dépasser les limites des machines classiques.
Une technologie déjà monétisée Sept unités de traitement déployées, dont trois en production sur le cloud, et plus de 25 applications concrètes pour des clients de premier plan comme Saudi Aramco, le Crédit Agricole ou LG.
Les nouveaux fonds doivent servir à doubler la production, recruter cinquante personnes et viser l’objectif de 2030 : l’ordinateur tolérant aux fautes.
Le vrai défi technique On peut l’imaginer comme un TGV capable de réparer ses propres rails en plein trajet. L’image est bonne mais incomplète. Sur un rail classique, la réparation se fait pendant que le train avance.
En quantique, la moindre perturbation détruit l’état : mesurer l’erreur pour la corriger suffit à faire s’effondrer l’information. Le défi consiste donc à concevoir des qubits logiques capables de détecter et corriger les erreurs de façon autonome, à l’aveugle, sans jamais observer le calcul en cours. C’est la condition sine qua non pour révolutionner l’IA, la finance ou l’énergie.
Reste la question de fond : propulsée par des capitaux américains massifs vers son objectif 2030, l’entreprise saura-t-elle conserver son identité technologique française ?
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Avec l’Université de Chicago, IBM a encodé 70 qubits logiques stables. Le chiffre semble modeste face aux milliards de transistors d’un smartphone, mais la comparaison n’a pas de sens. Un bit classique vaut 0 ou 1 ; grâce à la superposition, chaque qubit supplémentaire double exponentiellement la puissance de calcul. Un ordinateur classique explore un labyrinthe chemin par chemin, le quantique les parcourt tous à la fois. Résultat : un problème de physique des matériaux résolu en quinze minutes, contre des années pour le meilleur supercalculateur du monde.
La vérification, verrou désormais levé Le taux d’erreur constituait la critique historique : comment se fier à un système instable ? La percée consiste à atténuer le bruit quantique pour extraire le signal utile, comme un filtre anti-bruit sur un casque de studio, ce qui permet de certifier mathématiquement l’exactitude du résultat. La technologie sort donc des laboratoires.
IBM construit la première fonderie de plaquettes quantiques au monde, financée à hauteur d’un milliard par le gouvernement américain et d’un milliard par l’entreprise. Pas seulement des puces : l’usine qui fabriquera en masse le matériel de demain.
L’approche se distingue de celles d’Alphabet ou Rigetti par la maîtrise de l’infrastructure physique de bout en bout. L’usine, les contrats gouvernementaux, les relations d’entreprises historiques, au service de batteries de rupture ou d’avancées vers la fusion nucléaire. La puissance de calcul devient la ressource la plus stratégique au monde.
Reste la question de fond : si cette concentration de puissance, cofinancée par l’État américain, tient ses promesses, comment redessinera-t-elle les rapports de force géopolitiques ?
Le Quantique c’est (pas) magique, le podcast francophone qui démystifie l’informatique quantique. Animé par Patrick de Carvalho, produit par Je ne perds jamais et 72H Podcast.
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Le langage natif de la matière Un ordinateur qui calcule des trajectoires spatiales plante face à une simple molécule, question de langage. Les machines classiques sont binaires, la nature est continue : traduire les interactions d’une cinquantaine d’électrons en 0 et 1 demanderait plus de mémoire qu’il n’y a d’atomes sur Terre.
Le processeur quantique parle le langage de la matière, sans approximation. Appliqué au repliement des protéines, cela remplace des décennies de tâtonnement par une simulation directe. Roche et Johnson & Johnson anticipent réduire le développement d’un médicament de quinze ans à quelques mois, bénéfices attendus d’ici cinq à dix ans, notamment contre Alzheimer et le cancer.
Programmer la matière, atome par atome Simuler le vivant ouvre la voie à une ingénierie atome par atome : supraconducteurs à température ambiante, catalyseurs pour capter le CO2, photosynthèse artificielle. Couplée à l’IA générative, cette capacité pourrait concevoir des matériaux inédits. Mais la physique a un prix : la moindre variation de température provoque la décohérence, principal frein avant l’échelle industrielle.
Questions abordées
Comment fonctionne un ordinateur quantique ? L’algorithme de Shor menace-t-il le chiffrement RSA ? Qu’est-ce que la cryptographie post-quantique ? Pourquoi simuler une molécule dépasse les ordinateurs classiques ?
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Mots-clés : informatique quantique, RSA, algorithme de Shor, intrication quantique, cryptographie post-quantique, décohérence, simulation moléculaire, Alice et Bob, IBM, Google.
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L’atout énergétique français, le trou du financement Maintenir ce froid absolu consomme une énergie considérable. Le mix français, nucléaire et renouvelable, offre une énergie décarbonée et moins chère face à la consommation future de ces machines.
Mais le paradoxe est total : la France finance la recherche via le programme Proxima et ses cinq start-ups, pendant qu’en mai 2026 des entreprises américaines lèvent deux milliards de dollars, sans qu’aucune société quantique européenne ne soit cotée en bourse. Le capital-risque européen manque, exposant les pépites du continent au rachat par des géants étrangers, d’où l’urgence du futur Quantum Act attendu fin 2026.
Une administration en superposition bureaucratique Le rapport révèle une confrontation entre Bercy et le Secrétariat général pour l’investissement, en désaccord sur les chiffres : 1,8 milliard annoncé publiquement, contre 550 à 650 millions selon Bercy. Deux ministères clés ont ignoré les questions de la Cour. Face aux États-Unis et à la Chine, cette dispersion n’est pas soutenable.
Le vrai danger n’est peut-être pas d’attendre les 100 qubits parfaits, mais que des États étrangers collectent déjà des données chiffrées, sachant qu’ils pourront les déchiffrer demain : “récoltez maintenant, déchiffrez plus tard”, une urgence invisible bien avant qu’un ordinateur quantique ne soit branché.
Questions abordées
Que dit le rapport de la Cour des comptes ? Qu’est-ce que l’avantage quantique ? Pourquoi la France manque-t-elle de capital-risque quantique ? Qu’est-ce que “récoltez maintenant, déchiffrez plus tard” ?
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Mots-clés : quantique France, Cour des comptes, avantage quantique, France 2030, Proxima, Quantum Act, capital-risque, cryptographie post-quantique, souveraineté numérique.
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L’obstacle matériel et la réponse de Microsoft Les puces actuelles plafonnent autour d’une centaine de qubits. Il en faudrait environ cent mille pour corriger les erreurs thermiques. Empiler des qubits ne suffira pas, d’où l’intérêt des qubits topologiques de la puce Majorana 2, née d’un nouvel état de la matière. L’information n’est plus stockée dans une particule fragile mais tressée à travers un groupe de particules, comme un nœud marin : le vent secoue la corde, le nœud tient.
Usages réels et risque de sécurité Pas de machine à laver quantique en vue. L’enjeu, c’est de simuler la nature elle-même : la chimie est quantique au niveau fondamental, et concevoir des batteries de rupture ou des traitements anticancéreux ciblés dépasse nos supercalculateurs. Revers de la médaille, la puce Willow de Google a résolu en cinq minutes un problème qui aurait occupé un supercalculateur pendant un nombre d’années à 24 zéros. Ces algorithmes briseront les clés de sécurité des banques et des États. Microsoft vise une première architecture évolutive à l’horizon 2029.
Questions abordées
Comment fonctionne un qubit ? Qu’est-ce que la décohérence ? Pourquoi refroidir à moins 273,15 °C ? Que sont les qubits topologiques et Majorana 2 ? La cryptographie actuelle est-elle menacée ? Quand attendre une machine utile ?
Le Quantique c’est (pas) magique est le podcast francophone qui démystifie l’informatique quantique : qubits, superposition, intrication, sans équations, avec l’actualité de Google, IBM, Microsoft et des pépites françaises comme Alice & Bob ou Pasqal. Animé par Patrick de Carvalho, produit par Je ne perds jamais et 72H Podcast.
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LA RÉFLEXION FINALE :
Si ces processeurs quantiques de rupture finissent par tourner de manière totalement transparente dans nos serveurs cloud habituels, cette révolution technologique ne sera-t-elle pas finalement invisible pour le grand public, sagement cachée derrière nos interfaces web quotidiennes ?
CHAPITRAGE :
00:00 - Le paradoxe des 10 millions d'euros facturés à l'armée.
00:26 - Quobli et la levée de fonds historique de 115 millions d'euros.
00:38 - Le choix du silicium traditionnel face aux matériaux exotiques.
01:04 - Isoler les électrons un par un : le saut technologique de la gravure.
01:44 - Diviser les coûts par 10 grâce aux chaînes de montage existantes.
02:05 - Le programme Proxima et les deux prototypes à l'horizon 2032.
02:26 - Partenariat avec OVH Cloud et intégration directe dans les racks.
02:50 - Écosystème de partenaires : STMicroelectronics, Air Liquide et CLSQ.
03:02 - Pourquoi la CEO Maud Vinet a bloqué le rachat de l'entreprise.
03:30 - Passer à 300 salariés au milieu d'un marché ultra-compétitif.
03:46 - L'enveloppe d'un milliard d'euros de l'État pour la filière quantique.
03:53 - Conclusion : Une révolution invisible pour le grand public.
MOTS-CLÉS :
Informatique quantique, Quobli, Silicium, Armee francaise, Programme Proxima, OVH Cloud, Maud Vinet, STMicroelectronics, Cybersécurité, Écosystème tech, Le Quantique c'est pas magique.
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RÉFLEXION FINALE :
Tout le monde observe la course à celui qui fabriquera le qubit le plus stable. Mais si la véritable bataille industrielle consistait en réalité à contrôler l'environnement logiciel qui relie ces processeurs à l'économie numérique mondiale ? À ce jeu-là, le vrai maître de la révolution quantique n'est peut-être pas celui qu'on croit.
CHAPITRAGE :
00:00 - Introduction : Le mouvement inattendu de NVIDIA vers le quantique.
00:48 - Le problème de la décohérence et la fragilité des qubits.
01:21 - La technologie d'Alice et Bob : Comment éliminer l'erreur à la source.
01:56 - Startup parisienne contre géants américains : La guerre du financement.
03:02 - L'architecture hybride : Pourquoi le GPU classique reste indispensable.
03:52 - Les ponts logiciels : Le rôle clé de QDACU et NVQ Link.
04:16 - La stratégie de monopole de NVIDIA répliquée dans le quantique.
04:44 - Enjeux géopolitiques et cybersécurité : La course à la suprématie.
05:31 - Conclusion : Qui contrôlera le logiciel du futur ?
MOTS-CLÉS :
Informatique quantique, NVIDIA, Alice et Bob, Cybersécurité, Technologie, French Tech, GPU, Architecture hybride, Géopolitique, Science.
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