Dans cet article paru mi-janvier, je parlais de la mise à jour de l’analyse du cycle de vie du numérique en France par l’ADEME. Le rapport montrait notamment un impact beaucoup plus important pour les centres de données.
On passe ainsi de 16% de l’impact carbone du numérique français dû aux datacenters à 46% avec le nouveau modèle mis à jour. Cela semble étonnant et cela amène à quelques réflexions sur la méthodologie du rapport de l’ADEME. Il y a deux critiques importantes :
- l’absence de revue critique formalisée dans le rapport
- aucun nouvel inventaire n’a été réalisé, les modifications ont été uniquement réalisées sur des modèles projectifs
Or le message apporté par ce nouveau rapport qui vient à l’encontre de ce que l’on trouve dans la littérature sur l’impact environnemental du numérique mérite d’être étayé par des arguments plus solides qu’une projection mathématique.
Le modèle utilisé dans la mise à jour prend comme hypothèses principales :
- La France a une répartition Traditionnel/Cloud similaire au modèle monde
- Les datacenters externes utilisés en France sont exclusivement de type Cloud
Je vous invite à lire la méthodologie complète proposée sur le site du Hubblo .
Cette approche, quoique sensée et transparente, ne me semble pas être assez robuste pour étayer un changement radical dans les ordres de grandeurs d’impact entre les terminaux et les centres de données.
Pour prouver qu’avec des hypothèse sensées, il est possible d’avoir des résultats très différents, je vais adopter une démarche similaire avec une hypothèse de départ tout aussi acceptable que celle de Hubblo :
Le rapport entre la consommation électrique à l’usage des centres de données et la consommation électrique des terminaux utilisateurs est similaire à l’échelle mondiale et à l’échelle des usages Français.
Pour celles et ceux que cela intéresse, je vous invite à consulter la .