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Explore every episode of the podcast Le goût de M

Dive into the complete episode list for Le goût de M. Each episode is cataloged with detailed descriptions, making it easy to find and explore specific topics. Keep track of all episodes from your favorite podcast and never miss a moment of insightful content.

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TitlePub. DateDuration
#130 Hervé Le Tellier : « Il faut résister à la xénophobie, au narcissisme, au repli sur soi »20 Jun 202400:54:38

L'écrivain âgé de 67 ans, prix Goncourt en 2020 pour « L'Anomalie », nous reçoit chez lui dans le dix-huitième arrondissement à Paris, à l'occasion de la sortie de son nouveau roman « Le Nom sur le mur ». 

Hervé Le Tellier évoque son enfance solitaire à Paris, dans un environnement dans lequel il ne se sent pas à sa place. Très jeune, il se réfugie dans les livres, notamment de science-fiction, avant d'intégrer successivement le Front homosexuel d'action révolutionnaire, le Parti communiste puis la Ligue communiste révolutionnaire. Il garde de ces années d'engagement le goût du débat, de la pensée et du collectif. Il se remémore sa carrière de journaliste puis son basculement vers la littérature nourri par son adhésion à l'Oulipo. Et développe son rapport au langage, aux formes et à la création. Il détaille la genèse de son nouveau livre centré autour des questions de résistances et de fraternité, deux thématiques qui résonnent fort avec l'actualité.

Il revient aussi longuement sur la nécessité de se confronter à des opinions différentes des siennes : « Être amoureux de quelqu'un qui a des goûts très différents des vôtres, c'est très intéressant. Ça crée du frottement. Ça crée de la joie parce qu'on se fout l'un de l'autre. On sort de sa bulle de confirmation. J'ai très peur d'être enfermé dans mes biais de conservation. J'ai peur de moins bien penser, de me tromper, tout le temps. »

Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.

Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna Seban
Réalisation : Emmanuel Baux
Musique : Gotan Project


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#129 La peintre Claire Tabouret : « Etre artiste demande l'humilité d'accepter une imperfection permanente et l'ego suffisant pour la montrer aux autres »13 Jun 202400:48:20

L'artiste peintre âgée de 42 ans nous reçoit à la Manufacture de Sèvres avec qui elle collabore pour la première fois.

Claire Tabouret évoque son enfance dans la banlieue de Montpellier auprès de parents qui enseignaient la musique. Très jeune, elle assiste à des concerts et se rend dans des musées. Elle lit aussi beaucoup et va au cinéma. L'envie de peindre lui vient devant les toiles de Monet. Après un bac option arts plastiques, elle réalise quelques séries de toiles qui la font peu à peu connaître. Elle détaille ce parcours, le sens de sa recherche nourrie par son environnement ou ses lectures, le travail effectué pour la Manufacture de Sèvres.

Elle revient aussi sur sa propre collection de peinture : « J’ai quelques œuvres qui sont assez drôles, assez sexuelles. Par exemple, des toiles de Marlene Dumas qui peint la sexualité comme seulement une femme pourrait le faire. La représentation des hommes, je l’ai beaucoup vue. Dans ma collection, j’ai plutôt des femmes qui s’amusent avec le sexe. »

Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.

Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna Seban
Réalisation : Guillaume Girault
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#120 Alain Chamfort : « L’idée c’est d’accompagner les choses plutôt que de s’y opposer, de se mettre à disposition de ce qui doit arriver »14 Mar 202400:44:14

Le chanteur âgé de 75 ans qui sort ce mois-ci son dernier album « L'Impermanence », nous reçoit chez lui, dans la campagne normande, non loin de Deauville. 

Alain Chamfort évoque son enfance à Clichy puis à Enghien-les-Bains auprès d'un père travailleur autodidacte et d'une mère qui s'est beaucoup occupée de ses enfants. Il commence à jouer au piano dès 4 ans et s'intéresse aux mélodies et aux orchestrations plus qu'aux textes. Adolescent, il a un choc en écoutant « What I'd Say » de Ray Charles puis en découvrant James Brown. Il tourne avec Jacques Dutronc puis travaille aux côtés de Claude François et de Serge Gainsbourg avec qui il compose « Manureva ». Sa musique s'accorde progressivement avec ce qu'il est dans la vie. Jusqu'à son dernier album, « L'Impermanence », inspiré de la philosophie bouddhiste, et de la nécessité d'accompagner un monde toujours en mouvement.

Il revient aussi longuement sur son admiration pour Yves Saint Laurent : « C’est quelqu’un à qui je me suis intéressé en lui consacrant un disque. J’ai lu des biographies et j’ai constaté l’importance de ce qu’il a donné. Indépendamment d’avoir une vie ­romanesque et créative, il a eu un impact fort sur ­l’évolution des mentalités. Il a ouvert des portes pour la société. Et il avait du goût pour renouveler ses collections. »

Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.

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#29 Laure Adler (épisode complet)28 Oct 202100:44:37

Rendez-vous le 5 novembre pour la nouvelle saison du Goût de M. Chaque semaine, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

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Laure Adler est la nouvelle invitée du podcast Le Goût de M proposé par M Le magazine du Monde. La journaliste et écrivaine, animatrice de «L'Heure bleue» sur France Inter, chroniqueuse pour l'émission «C ce soir» sur France 5 et autrice du récent essai La Voyageuse de nuit, a répondu depuis son appartement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia.


Laure Adler évoque son enfance en Guinée, alors encore une colonie française, entre un père ingénieur agronome, passionné par les plantes, et une mère qui avait abandonné son métier de sténo-dactylo pour suivre son mari et élever ses enfants. Elle a alors une vie simple, sans journaux ni livres centrée autour de l'océan où elle aime aller nager. A 17 ans, après un passage par la Côte d'Ivoire, la famille rentre en France du côté de Clermont-Ferrand, mais Laure Adler très engagée dans le mouvement de Mai 68 part vite poursuivre ses études à Paris. Elle y rencontre Simone de Beauvoir, Michel Foucault, Gilles Deleuze et, étudiante, participe à l'effervescence intellectuelle du moment. «Je suis arrivée à un moment où les jeunes étaient accueillis partout. On était considérés presque comme des égaux. On nous disait tout le temps que nous étions l'avenir.»


Le goût des livres, du cinéma, de l'art qui s'est formé à cette époque-là en autodidacte continue de l'accompagner. Marguerite Duras, dont elle signera une biographie, et Annie Ernaux font partie des quelques écrivains qu'elle vénère. «Il faut avoir l'esprit d'aventure avec les livres, s'ensauvager un peu soi-même», prône celle qui est entrée à France Culture comme secrétaire avant de devenir des années plus tard la directrice de la station. Une période dont elle ne garde pas un bon souvenir. La journaliste révèle que faire des interviews l'«angoisse» là où son dernier ouvrage, carnet de voyage autour de la vieillesse, l'a libérée d'un poids et l'a aidée à assumer ses 70 ans. «Mon amoureux se moque de moi, il dit que je suis devenue la madone des Ehpad.»


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Réalisation : Sulivan Clabaut

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#28 Lætitia Dosch (épisode complet)27 Oct 202100:37:24

Rendez-vous le 5 novembre pour la nouvelle saison du Goût de M. Chaque semaine, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

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Lætitia Dosch est l'invitée du podcast Le Goût de M proposé par M Le magazine du Monde. La comédienne, qui sera prochainement à l'affiche de Passion simple de Danielle Arbid adapté d'Annie Ernaux, a répondu depuis son appartement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia.


Lætitia Dosch évoque son enfance à Paris, dans une famille à la Tenenbaum, du nom du film de Wes Anderson, avec un père parti quand elle avait 1 an, plombier devenu rentier à la suite d'un gros héritage, un peu voyou qui aimait les bagnoles, les femmes et le jazz et une mère qui essayait de s'extraire de son destin de femme au foyer. Rêveuse, celle-ci aimait la variété et des chanteurs comme Charles Dumont. Dans cet intérieur plein d'adultes et de reproductions de la nature, façon fausse jungle, la jeune fille se prend d'admiration pour Claude du Club des cinq et Stéphanie de Monaco. « Je me suis construite en imaginant et non en suivant des exemples », confie celle qui découvrira sa vocation pour la scène quelques années plus tard, lors de cours de théâtre dans un collège catholique privé où elle ne se sentait pas à sa place.


Passionnée par le jeu des acteurs (de Johnny Depp à Claire Danes) et le cinéma américain (John Waters, Tim Burton, Jim Jarmusch), français (Noémie Lvovsky, Patricia Mazuy) et danois (Lars Von Trier) des années 1990, elle se lance dans une quête de liberté qui la mène à ses deux premiers films marquants : La Bataille de Solferino et Jeune femme, Caméra d'or à Cannes. Amatrice de grunge, elle fuit la beauté classique et continue de voir dans le jeu le lieu où peut s'exprimer « tout ce qu'on n'a pas le droit de dire, de ressentir, de montrer ». « J'adore être sur scène et sentir que les gens sont bousculés. » Après le confinement et sa performance dans Passion Simple, à venir au cinéma, elle se sent désormais davantage attirée par la tendresse. « Récemment, j'ai redécouvert que je pouvais être une jolie femme. » Comme soucieuse de ne pas faire de cet affranchissement des codes qu'elle incarne avec tant de force à l'écran une nouvelle prison.


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#27 Camille Cottin (épisode complet)26 Oct 202100:46:26

Rendez-vous le 5 novembre pour la nouvelle saison du Goût de M. Chaque semaine, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

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Camille Cottin est l'invitée du podcast Le Goût de M proposé par M Le magazine du Monde. La comédienne, qui fait la voix de 22 dans le nouveau film de Pixar Soul (Disney +) et sera prochainement à l'affiche de Stillwater de Tom McCarthy aux côtés de Matt Damon, a répondu depuis son appartement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia.


Camille Cottin évoque son enfance à Paris, entre un père peintre soixante-huitard et une mère affranchie, éternelle amoureuse, qui refera sa vie avec un analyste financier avant de s'installer dans les Pouilles en Italie avec son dernier compagnon, comme un grand terrain de jeu. « Je n'étais pas totalement dans la réalité », résume celle qui se passionne alors pour Grease ou Chantons sous la pluie. C'est au théâtre plus qu'au cinéma qu'elle fera ses débuts de comédienne – « le rapport à la caméra, c'est quelque chose qui a été difficile » – avant de se faire connaître d'un plus large public avec la pastille « Connasse », diffusée sur Canal +. « Je ne me rendais pas compte qu'on allait m'appeler Connasse peut-être jusqu'à la fin de ma vie. »

Admiratrice de Louis de Funès, l'ancienne enfant turbulente qui confesse avoir un souci avec l'autorité s'épanouit désormais dans les rôles anticonformistes, comme l'agente artistique Andrea Martel de la série Dix pour cent, que sa « virilité rend sexy ». « L'expression de la puissance féminine me plaît », jure l'actrice qui cite King Kong Théorie de Virginie Despentes et Sorcières de Mona Chollet comme deux de ses livres de référence. Un féminisme qu'elle intellectualise aujourd'hui mais qu'elle retrouve déjà en filigrane dans certains goûts affichés plus jeune, comme ce coup de foudre développé au cinéma pour Bagdad Café. Un film, explique-t-elle, qui développait déjà une réflexion intersectionnelle.


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#26 Nicolas Maury (épisode complet)25 Oct 202100:41:17

Rendez-vous le 5 novembre pour la nouvelle saison du Goût de M. Chaque semaine, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

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Nicolas Maury est l'invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde », en attendant la ressortie de son premier film comme réalisateur « Garçon chiffon ». L'acteur et cinéaste a répondu depuis son appartement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia.


Nicolas Maury évoque son enfance à Saint-Yiriex-la-Perche, en Haute-Vienne entre un père, adolescent attardé, avec qui il regardait des westerns à la télé et une mère aimante et douce qui, enfant, faisait l'école à des chats les installant sur des chaises face à un tableau noir. Un amour des félins qu'elle a transmis à son fils qui partage son appartement avec Guguss.


Très jeune, il a l'envie d'être acteur, avec le « désir d'être regardé, révélé ». Impressionné par Vanessa Paradis ou Macaulay Culkin, « des enfants un peu plus grands aux destins exceptionnels ». Son travail de comédien, ce passionné de Proust, Colette ou Duras le vit d'abord dans un rapport très fort au texte. « Quand je joue je ne joue pas un personnage, je joue la personne qui l'a écrit. »


L'acteur a le goût des pirates, des vampires, des légumes farcis. Parle de manque, de désir, de rêves projetés, de sa deuxième nature pleine de trop. De l'idée d'être la poupée de soi-même. Dessiné par d'autres tout en se dévoilant soi-même. Il aime ainsi se réapproprier des vêtements dans lesquels au départ il ne se reconnaît pas. Aller par amour vers des choses qui ne l'attiraient pas. Pour celui qui aime rêver grand et déjouer la fatalité, « la noblesse d'une personne, c'est cette souplesse-là. »


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#25 Géraldine Nakache (épisode complet)24 Oct 202100:43:23

Rendez-vous le 5 novembre pour la nouvelle saison du Goût de M. Chaque semaine, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

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Géraldine Nakache est l'invitée du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde ». La réalisatrice et comédienne, apparue récemment dans la série «La Flamme» sur Canal+, a répondu depuis son appartement du Marais, à Paris, aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia.


Géraldine Nakache évoque son enfance à Puteaux,avec en toile de fond la radio et la télé. « C'était notre fenêtre ouverte sur le monde. » 

De ce cocon familial, fidèle à la tradition du shabbat, elle retient également une « certaine façon de voir la vie en biais », l'humour comme « forme de politesse », le goût de la nourriture partagée, les heures passées à chanter et danser dans sa chambre sur Lio ou Mylène Farmer et les rires de son grand frère devant les vidéos enregistrées chez un voisin de l'émission des Nuls alors qu'elle est déjà couchée. « Le décodeur Canal+, c'était le sésame. »


Admiratrice du cinéma de Jacques Demy, de la BD Maus, des autobiographies de la chanteuse Patti Smith, de l'élégance Marina Foïs et de Pierre Lescure ou du travail du photographe Richard Avedon, Géraldine Nakache assume désormais également sa passion pour Céline Dion et la coriandre. Ainsi que son intérêt pour la mode, elle qui, plus jeune, était fière de pouvoir s'acheter son premier Burberry et s'amuser à refaire discrètement la garde-robe de ses petits amis. 


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#24 Joann Sfar (épisode complet)23 Oct 202100:45:40

Rendez-vous le 5 novembre pour la nouvelle saison du Goût de M. Chaque semaine, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

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Joann Sfar est l'invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde », à l'occasion de la sortie de son album « La Chanson de Renart » et de son film « Petit Vampire ». Le dessinateur et cinéaste a répondu depuis la librairie Gallimard, boulevard Raspail à Paris, aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia. Un lieu symbolique pour celui qui a « fait ses humanités » à la Sorbonne à Nice, une librairie tenue par le père d'un de ses amis, et qui se dit « armé contre les extrêmes parce qu'étudiant, je les ai lus avec passion ».


Marqué très jeune par la mort de sa mère, Joann Sfar raconte avoir vécu « l'enfance la plus heureuse du monde », lui qui aimait pourtant laisser couler ses larmes : « Je me mettais derrière un miroir, je disais “Oh le pauvre petit orphelin et je me faisais pleurer” », explique-t-il. Il se rappelle sa grand-mère mangeant du crabe en cachette (« C'est forcément casher parce que c'est bon ») ; son père avocat devenu notable, séducteur macho, marrant et dur, qui « d'un coup a dû s'inventer une âme maternelle » ; son grand-père, rescapé de la Shoah, aux « 300 milliards de maîtresses », dont une mère et sa fille allemandes, qui lui expliquait : « L'antisémitisme s'arrête aux portes des chambres d'hôtel. » Une galerie de personnages haut en couleurs qui nourrissent ses œuvres habitées par la question de ce que l'on « peut faire avec le vide ». Ses drôles de monstres qu'il laisse aller dans le réel. « J'ai besoin de fonder mon imaginaire sur un terroir. »


La littérature et le cinéma sont deux autres sources importantes d'inspiration pour le dessinateur qui a eu sa « première relation sexuelle devant Rambo 3 » et qui sorti de l'adolescence a adoré Sylvester Stallone, Jackie Chan ou Chuck Norris. « En faisant des BD, j'avais l'impression d'être spectateur de cinéma », glisse celui qui, enfant, se plaisait à dessiner des singes et des chevaux. Il cite pour compagnon Chagall et William Steig, les livres d'Alexandre Dumas, Frédéric Dard ou Arthur Conan Doyle ou encore Hugo Pratt à qui il voue une profonde admiration. Récemment, il se dit particulièrement marqué par le film « Une fille facile » de Rebecca Zlotowski.


Passionné de philosophie, il défend une fiction empreinte de chaleur, de gourmandise, de passion, à l'image des films de Fellini. Cinéma populaire de son enfance. Et loue notre façon de nous nourrir, de boire, notre rapport à la sensualité, forte de sa liberté : « On ne se rend pas compte à quel point les Français sont hautement éduqués pour ce qui touche à l'art de vivre, confie-t-il. Pour moi, c'est un apprentissage de la délicatesse. » Une approche de la vie qui le porte davantage du côté de François Hollande, ce « personnage à la Sempé qui a une conscience aiguë des limites du pouvoir politique en France », plutôt que d'Emmanuel Macron. « Les gens qui le haïssent le plus, ce sont les monarchistes, ce qui imaginent qu'il a vraiment le pouvoir. » Si Joann Sfar a retenu quelque chose du judaïsme, c'est la défiance des idolâtries.


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#23 Jane Birkin (épisode complet)22 Oct 202100:42:01

Rendez-vous le 5 novembre pour la nouvelle saison du Goût de M. Chaque semaine, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

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Jane Birkin est l' invitée du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde », à l'occasion de la sortie de son album « Oh ! Pardon, tu dormais… », réalisé avec Etienne Daho. La chanteuse a répondu depuis son appartement du VIe arrondissement à Paris aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia. Jane Birkin y revient sur son enfance entre un père issu de la grande bourgeoisie, officier navigateur, héros de la résistance, et une mère, comédienne excentrique. Elle évoque la maison familiale sur l'Ile de Wight, sa fascination pour son frère rebelle. Ses parents et une professeure l'année du bac l'initient à la littérature, au théâtre, au cinéma. Elle se souvient de sa lecture des nouvelles d'Antonia Fraser, de sa découverte de « West Side Story » ou d'un concert mené par le chef d'orchestre Leonard Bernstein, à qui elle demanda un autographe. Une série de rencontres et de hasard la mènent à auditionner pour les planches et pour le cinéma, « Blow Up» d'Antonioni, notamment. « On m'a prise au cinéma parce que j'étais mignonne », s'amuse-t-elle. Elle rencontre son premier mari John Barry, en tournant une comédie musicale, puis Serge Gainsbourg sur le plateau de « Slogan ». Deux hommes qui ont façonné ses goûts. Elle assume son sens très personnel du style, piochant allègrement dans le vestiaire homme. Et son inclination pour les objets usés et humoristiques, dont elle aime s'entourer. Notamment ceux qui représentent des animaux – elle dresse au passage l'éloge de son chien Dolly qui l'a « portée pendant qu'elle était malade » et pendant le confinement. Elle reconnaît sa dette à l'anticonformisme britannique et célèbre la cuisine simple et croustillante qui fait plaisir aux enfants. Pour finir, elle encense le bonheur qu'il y a à se sentir libre et évoque le charme des choses que l'on quitte. Femme de regrets qui se plaît à égayer les autres.


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#22 Lola Lafon (épisode complet)22 Oct 202100:40:18

Rendez-vous le 5 novembre pour la nouvelle saison du Goût de M. Chaque semaine, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

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Lola Lafon est l'invitée du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde », à l'occasion de la sortie de son roman « Chavirer », qui a reçu le prix Landerneau des lecteurs 2020. L'autrice a répondu depuis son appartement du XVIIIe arrondissement à Paris aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia. Lola Lafon y revient sur les différentes résidences qui ont marqué son enfance entre la Roumanie, où ses parents ont émigré peu après sa naissance en 1974, et la France où la famille avait encore des attaches, dans les Landes notamment. Elle évoque son père, professeur de littérature brillant et accessible, spécialiste du XVIIIe siècle, qui adorait courir, le judo et cuisiner avec elle. Et sa mère, d'origine bielorusse et polonaise, passionnée de littérature également. Lola Lafon se souvient des débats très animés à la maison, sur tous les sujets, de la désillusion de ses parents face au communisme mais des rapports formidables entretenus avec les étudiants, de la méfiance de l'ambassade de France pour cette famille à part. Elle garde en mémoire des images fortes, des odeurs, la langue. C'est là qu'elle se prend de passion pour la rigidité de la danse classique après avoir vu « Un Américain à Paris » dans une salle de Bucarest. A la consternation de ses parents, plus sensibles aux mots qu'au langage des corps.


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#39 Karin Viard (épisode complet)01 Jul 202100:41:53

Karin Viard est la nouvelle invitée du podcast Le Goût de M proposé par M Le magazine du Monde. L'actrice à l'affiche cet été des films Tokyo Shaking (en salle), Les Fantasmes (le 18 août) et L'Origine du monde (15 septembre) a répondu depuis son appartement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia.


Ce podcast est habituellement réservé aux abonnés du Monde à partir de l'offre Intégrale. Pour découvrir tous les épisodes du Goût de M, abonnez-vous sur https://abo.lemonde.fr/ et bénéficiez de 50% de réduction.


Karin Viard raconte sans fard à quel point la solitude et l'ennui ont marqué son enfance, la honte, le rejet, les souvenirs atroces de Noël…. Après la séparation de ses parents, elle quitte Oran en Algérie pour retrouver Rouen où elle est née et habite dans un appartement rue du Fardeau, « ce qui a fait les beaux jours de ma psy ». Très vite, sa mère les délaisse elle et sa sœur. Elle est alors élevée par ses grands-parents dans un « univers de personnes âgées ». Enfant un peu sauvage, elle se servira du rire pour tenter de s'intégrer. Profondément marquée par ses origines modestes et les années de vache maigre lors de son arrivée à Paris, elle confie avoir « vécu de façon cuisante l'humiliation de classe ».


Le visionnage à 9 ans du film Notre-Dame de Paris avec Gina Lollobrigida et surtout Anthony Quinn en Quasimodo décide de sa vocation. « Il a fait éclater les murs de mon existence. Il m'a procuré une émotion tellement forte. Je me suis dit je veux faire ça. » Cette « capacité d'émotion » a guidé toute sa carrière de Tatie Danielle à Chanson douce en passant par Haut les cœurs et ses collaborations avec de nombreux jeunes réalisateurs. Le cinéma lui a appris à s'aimer davantage, elle qui a « le goût de la joie comme une politesse envers l'autre ». Elle n'aime rien de plus que les personnages ambivalents, qu'elle aborde en laissant de côté la morale, qui « expriment ce qu'il y a de pire et de mieux dans l'humain ». Deux extrêmes qui ont traversé sa vie.


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#38 Guillaume Meurice (épisode complet)17 Jun 202100:36:01

Guillaume Meurice est le nouvel invité du podcast Le Goût de M proposé par M Le magazine du Monde. L'humoriste et écrivain a répondu depuis les locaux de Radio France aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia. Le chroniqueur de l'émission « Par Jupiter ! », qui a sorti au printemps le livre historique Le Roi n'avait pas ri (éd. JCLattès), prépare pour l'an prochain son nouveau spectacle « Meurice 2022 ».


Ce podcast est habituellement réservé aux abonnés du Monde à partir de l'offre Intégrale. Pour découvrir tous les épisodes du Goût de M, abonnez-vous sur https://abo.lemonde.fr/ et bénéficiez de 50% de réduction.


Guillaume Meurice évoque son enfance en Haute-Saône entre un père fan de Brassens et une mère passionnée de lecture qui avaient racheté une Maison de la presse-Librairie. Elève espiègle, il se souvient de sa passion pour l'Olympique de Marseille et pour les humoristes qu'il allait voir en spectacle à Vesoul, des dîners joyeux à débattre en famille, de la fois où le vote de son père pour Mitterrand avait été démasqué par son épouse alors qu'il avait promis sa voix aux écologistes. Toutefois, ce n'est qu'une fois étudiant à Aix-en-Provence qu'il commencera à s'intéresser à la politique et se décidera à tenter le Cours Florent à Paris, même si « faire marrer les gens [lui] a toujours plu ».


L'humoriste explique que s'il estime « manquer de répartie », il aime à pratiquer le « aïkido sémantique », en se servant des propos de son interlocuteur pour mieux les questionner. Obsédé par la question du réel, il ne se sent ni « rebelle insurrectionnel » ni « toutou du pouvoir » mais quelque part dans une zone grise entre les deux. « Parfois nos chroniques donnent du baume au cœur à des gens en galère et je me dis que c'est déjà pas mal », résume le végétarien qui a toujours eu le goût de l'irrévérence. « Je ne vois pas de raison d'accepter les choses telles qu'elles sont. »



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#119 Nicolas Mathieu : « Je suis déjà tombé amoureux de personnes qui avaient des goûts qui m’humiliaient, c’est le problème des relations transclasses »07 Mar 202400:49:59

Le romancier, âgé de 45 ans, qui vient de sortir « Le Ciel Ouvert », une collection de textes initialement postés sur son compte Instagram, nous reçoit chez lui à Nancy.

Nicolas Mathieu évoque son enfance à Golbey dans les Vosges auprès d'un père électromécanicien passionné de sport et d'une mère comptable qui aimait la lecture, le temps privilégié des vacances d'été. Très jeune, il se passionne pour Sherlock Holmes et les films d'action des années 1980 ou James Bond. Adolescent, il lit Oscar Wilde, Sartre et Céline et s'identifie à la figure de l'écrivain. Pour ses études d'histoire de l'art, il gagne Paris et se plie aux codes de la capitale. Il aborde le changement de statut lié à son prix Goncourt et la légitimité accordée à sa parole, sa volonté de défendre des formes populaires. Il parle de sa mélancolie du temps qui passe et des moments de joie, de son admiration pour Giono, Colette, Miley Cyrus, Benjamin Biolay ou Juliette Armanet.

Il revient aussi longuement sur son amour de la série de cette « Les Soprano » : « C’est ­structurant dans ma vie. Je l'ai vue deux fois, y a 80 épisodes, ça prend du temps dans une vie. Il y a un premier niveau : la jouissance du genre. C’est une histoire de mafieux, un polar. Ça accroche tout le monde. Il y a du récit. Derrière ça, il y a la peinture d’une société et du fonctionnement familial. Les structures. Puis, il y a une troisième couche, la plus planquée et la plus grande : c’est une réflexion presque métaphysique sur notre condition. Et, ça, c’est vertigineux. »

Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.

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#21 Woodkid15 Oct 202000:39:45

Woodkid, Yoann Lemoine de son vrai nom, 37 ans, est le nouvel invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde », à l'occasion de la sortie de son nouvel album « S16 ». Le compositeur et interprète a répondu depuis son appartement du XVIIIe arrondissement à Paris aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia. Woodkid y évoque son enfance à Pommiers, dans le Beaujolais, entre un père, qui travaille dans la pub, cinéphile, et une mère au foyer, amatrice de Barbara et obsédée par une interprétation du « Stabat Mater » de Vivaldi par James Bowman. Il se remémore l'émission « Culture Pub », les films loués dans un vidéoclub (« Splash », « 2001, l'Odyssée de l'espace »), un voyage en Pologne, d'où était originaire sa mère, au tout début des années 1990 et les plats que prenait le temps de cuisiner sa grand-mère. Passionné par le dessin, il entretient une relation d'amour-haine avec la musique qu'il étudie au conservatoire (flûte à bec) puis dans des cours privés (le piano). Adolescent, il a un Mac chez lui dont il se sert pour créer des images, à l'aide de photoshop notamment. Il fera des études d'art graphiques à Lyon, puis sera employé par une société de jeux vidéo à modéliser des décors en 3D en liaison avec le studio de Luc Besson EuropaCorp. Entre-temps, le jeu « Final Fantasy VII », sorti en 1997, et internet ont nourri son imaginaire érotique et la découverte de son homosexualité, qui s'épanouira dans les clubs gays et les saunas. La sensation d'être enfermé dans le salariat le pousse à évoluer. Il réalise des clips pour Yelle, Moby, Katy Perry, Rihanna ou Lana Del Rey et accède à une première forme de célébrité. En 2011 sort son premier titre, « Iron », suivi deux ans plus tard de l'album « The Golden Age ». Woodkid revient sur les grandes thématiques qui habitent son travail : le rapport à l'enfance, l'ombre et la lumière, la vulnérabilité, les utopies et dystopies que génèrent les grandes forces qui dominent le monde. Il raconte son ressenti d'être un transfuge de classe qui a déjà traversé cinquante vies, parle de son esprit scientifique et de sa capacité à mettre en doute et questionner en permanence ses goûts et ses acquis. Son admiration va aux passionnés qui bousculent sa vision de la beauté comme Lars Von Trier au cinéma ou Demna Gvasalia (Balenciaga) dans la mode. Il confie que l'idée du moche l'intéresse de plus en plus. Explicite son rapport à la beauté, à son corps, aux objets. Fan de design, il possède chez lui du mobilier imaginé par Gino Sarfatti, Ettore Sottsass et George Nelson et une grande cuisine centrale à partir de laquelle il organise des dîners, en amateur des plaisirs de la table. Un goût qu'il aime à partager avec ses proches.


Toutes les deux semaines, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

 

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#20 Camille Laurens01 Oct 202000:41:25

Camille Laurens est la nouvelle invitée du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde », à l'occasion de la sortie de son nouveau roman « Fille ». L'autrice a répondu depuis son appartement du XXe arrondissement à Paris aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia. Camille Laurens y évoque son enfance à Dijon, son père protestant, scientifique féru de musique classique et d'humour ; sa mère, femme au foyer d'abord, puis secrétaire, volontiers autonome vis-à-vis de son mari. Une vie de famille pas tout à fait comme les autres, chacun des parents ayant une liaison officielle. Elle décrit dès l'âge de 4 ans son goût de la lecture, beaucoup de littérature jeunesse puis, adolescente, des auteurs plus adultes comme Albert Camus ou Françoise Sagan. Marguerite Duras, Roland Barthes, Marcel Proust et Annie Ernaux forment aujourd'hui le panthéon personnel de sa bibliothèque à laquelle elle est très attachée. Cette passion de la littérature la mène en classe prépa à Paris, puis à se lancer dans l'enseignement en Normandie d'abord, puis au Maroc. Les plus belles années de sa vie, dit-elle. C'est là qu'elle commence à être publiée, influencée par les polars qu'elle dévore à longueur de journée, le mouvement Oulipo et le formalisme du nouveau roman avant de basculer vers l'autofiction à la mort de son fils Philippe, quelques heures après sa naissance. Elle parle de son rapport à l'écriture. Et de son histoire avec le féminisme des années 1960 à aujourd'hui avec le mouvement Me Too. Camille Laurens revient pour finir sur son expérience de juré, elle qui remplace Virginie Despentes au Goncourt, et défend le goût comme l'espace d'expression d'une subjectivité.


Toutes les deux semaines, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

 

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#19 Benjamin Biolay25 Jun 202000:45:11

Benjamin Biolay est le nouvel invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde », à l'occasion de la sortie de son nouvel album « Grand Prix ». Le chanteur a répondu depuis son appartement du VIe arrondissement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia. Benjamin Biolay y évoque son enfance à Villefranche-sur-Saône, l'odeur des merguez aux abords du stade de foot et celle des gitanes filtre qu'il achetait pour sa mère ; son départ pour Lyon et ses années au conservatoire. Il décrit la passion de son père pour la musique romantique allemande ; ses premières compositions à l'âge de 14/15 ans ; son amour alors de la pop anglaise des Beatles à The Smiths. Et revient sur sa rencontre décisive avec Hubert Mounier, le chanteur de L'Affaire Louis' Trio. Il dit son admiration pour les crooners de Sinatra à Jim Morrison, son amour pour Marilyn Monroe ou l'écrivain Scott Fitzgerald. Aborde son rapport à l'Amérique, sa fascination pour les premiers romans de Bret Easton Ellis ou les disques des Strokes ; son statut de chanteur, sa relation à la nuit et pourquoi il a décidé de maintenir la sortie de son premier single en plein confinement. Enfin, se proclamant imperméable au goût des autres, il chante les louanges de Frank Ocean et de Chet Baker, « l'esthète absolu» et dénonce l'obscénité d'une partie de la politique menée par le gouvernement.


Toutes les deux semaines, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

 

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#18 Jean Touitou11 Jun 202000:45:07

Jean Touitou est le nouvel invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde ». Le fondateur de la marque A.P.C. a répondu depuis son appartement du VIIe arrondissement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia. Jean Touitou y évoque son enfance en Tunisie, son goût de la musique, de la lumière ; son départ pour la France alors que commence la décolonisation ; sa découverte du design sous influence d'un père qui travaille dans le cuir. Dans les années soixante, il se passionne pour Bob Dylan, Samuel Beckett, Guy Debord, se lie avec André, le fils de l'éditeur Jérôme Lindon, et intègre l'Organisation communiste internationaliste. La décennie suivante, il abandonne la révolution par « lassitude », voyage puis intègre Kenzo avant de fonder quelques années plus tard A.P.C. Il décrit l'ambition qu'il avait pour la mode, son rejet de l'esthétique des années 1980 et son acceptation progressive de la laideur. Il décrypte pour finir le goût de l'époque – la célébrité, l'emballage, le marketing – , constate l'absence d'approche radicale et aborde, le temps d'une anecdote savoureuse, son amitié avec le rappeur Kanye West.


Toutes les deux semaines, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

 

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#17 Paul B. Preciado (2/2)21 May 202000:36:12

Paul B. Preciado est le nouvel invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde ». En plus de l'épisode traditionnel, le philosophe et essayiste a répondu à distance depuis son appartement du XXe arrondissement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia sur la pandémie de Covid-19. Paul B. Preciado évoque la manière dont les outils numériques transforment l'espace domestique et s'inquiète de l'universalisation de la violence subie désormais par tous les corps de la société jusqu'à la planète comme corps vivant elle-même. Il revient sur l'influence du fordisme sur l'esthétique de la modernité – valorisation de la surproduction, la surconsommation, la vitesse – et s'interroge sur la nécessité de faire émerger un nouveau désir alternatif pour pouvoir rompre avec le «régime capitaliste patriarco-colonial ». Pour cela, il propose de s'appuyer sur tous les corps minorés qui ont appris à survivre dans un contexte où tout ce qu'ils étaient était nié par la norme. Enfin, il questionne la manière dont la pandémie change notre rapport au corps, la disparition progressive de la peau dans l'espace public, sans visages, notre devenir machine. Il note la montée d'une différenciation corps contaminant / non contaminant qui prend le pas sur celle séparant le masculin et le féminin. Il avance pour finir qu'un nouvel érotisme devrait émerger de cette crise qui en plus d'être sanitaire, politique et économique et tout aussi esthétique, appelant à réinventer nos imaginaires.


Toutes les deux semaines, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

 

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#17 Paul B. Preciado (1/2)21 May 202000:42:57

Paul B. Preciado est le nouvel invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde ». Le philosophe et essayiste a répondu à distance depuis son appartement du XXe arrondissement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia, à l'occasion de la sortie prochaine de son livre Je suis un monstre qui vous parle. Paul B. Preciado y évoque son enfance à Burgos, dans l'Espagne franquiste, entre un père garagiste et une mère couturière. Il revient sur son éducation catholique et son initiation à la philosophie, sa filiation avec les écrits de Jean Genet et Michel Foucault, sa libération à Madrid puis à New York à l'occasion de la découverte de la culture queer et d'identités dissidentes, sa transition de femme à homme trans, son admiration pour Annie Sprinkle, Leslie Feinberg et Barbara Hammer qui l'ont aidé à devenir l'homme qu'il est aujourd'hui, la révélation qu'a représenté pour lui le cinéma d'Antonioni et de Pasolini, deux réalisateurs qui ont bouleversé son rapport à l'espace et au corps. Il déconstruit la notion de genre et de bon goût pour appeler à l'invention d'autres esthétiques de vie moins normées.


Toutes les deux semaines, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

 

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#16 Florence Loiret Caille07 May 202000:37:33

Florence Loiret Caille est la nouvelle invitée du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde ». L'actrice a répondu à distance depuis son appartement du XIXe arrondissement parisien aux questions de la journaliste et productrice Géraldine Sarratia, à l'occasion de la diffusion de la saison 5 de la série Le Bureau des légendes sur Canal+. Florence Loiret Caille y évoque ses premières semaines de confinement et les montagnes russes émotionnelles traversées après deux semaines de sidération. Elle revient aussi sur les odeurs de son enfance en l'Indonésie, au Caire en Égypte et dans le Berry où vivait sa grand-mère entre un père géologue, amoureux de la terre, et une mère, prof de français, plus intellectuelle ; sur son installation plus tard à Saint-Germain-en-Laye. Elle raconte sa vocation d'actrice, le choc qu'a représenté pour elle la découverte du théâtre du soleil d'Ariane Mnouchkine, comment Claire Denis l'a convertie au cinéma avec Trouble Every Day. Elle parle de son goût pour la littérature, Marguerite Duras notamment, de la précarité de son métier, de sa fascination pour la marge, de son rôle dans Le Bureau des légendes, de son rapport aux réseaux sociaux. Elle dit son admiration pour Greta Garbo, Marina Foïs, Charlotte Gainsbourg, Léa Drucker, Christophe ou Christiane Taubira. Sa manière de vampiriser les gens qu'elle aime, jusque dans leur façon de s'habiller. Sa manière de s'exprimer masquée en passant inaperçue. Attentionnée à ce qui l'entoure mais dans une forme de solitude.


Toutes les deux semaines, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.

 

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#15 Kiddy Smile23 Apr 202000:36:20

Kiddy Smile est le nouvel invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde ». Le chanteur et DJ a répondu à distance depuis son appartement parisien à la journaliste et productrice Géraldine Sarratia. Kiddy Smile y évoque ses premières semaines de confinement, son inquiétude pour les mois à venir en tant qu'artiste du spectacle vivant et le DJ set peu apprécié des voisins improvisé sur son balcon. Il revient également sur son enfance «tourmentée et joviale» dans une cité populaire de Rambouillet (Yvelines), les difficultés rencontrées par sa mère formée pour être couturière au Cameroun qui a dû multiplier les petits boulots en France, le refuge qu'a représenté pour lui la musique. Noir et homosexuel, il aborde la question de la représentation, «le nerf de la guerre», notamment à la télévision. L'absence de modèles auxquels s'identifier quand il était plus jeune, l'apparition de Magloire et Vincent McDoom sur le petit écran. Il aborde sa passion pour la danse, pratiquée à La Défense et aux Halles et comment celle-ci l'a amené à découvrir à la fin des années 1990 le musique électronique, un « mouvement qu'il croyait blanc et hétérosexuel qui était en réalité noir et gay », le goût de sa mère pour la soul et les Eagles qui l'a aidé à s'intéresser plus tard aux Beatles, à Tame Impala ou Metronomy. Il aborde le rôle de soutien qu'a pu avoir la chanteuse Beth Ditto (Gossip) sur sa carrière, son admiration pour Naomi Campbell, sa participation à la Fête de la musique à l'Elysée en 2018 avec un tee-shirt «fils d'immigré, noir et PD», l'importance symbolique d'être là en compagnie de personnes trans et non binaires, son style vestimentaire à la croisée du masculin et du féminin, son rapport aux regards des autres. Et résume le bon goût à travailler à répondre à la question : «Qu'est-ce qu'on pourrait faire pour aider les autres ?».


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#14 Best of09 Apr 202000:36:43

Marina Foïs, Alex Beaupain, Pierre Hardy, Alain Passard, Ariane Ascaride, Lomepal, Isabel Marant, Emmanuel Perrotin, Pénélope Bagieu, Christian Louboutin, Emmanuelle Devos, Edouard Louis, Laurent Lafitte… Ils sont treize – acteurs, chanteurs, chef, dessinatrice, créateurs de mode, écrivain, galeriste – à s'être livrés pour l'heure à la journaliste et productrice Géraldine Sarratia pour le podcast le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde ». Confinement oblige, nous vous convions pour ce numéro à un épisode spécial choral et gourmand en forme de best of. Il y est question pêle-mêle dé féminisme, de table basse, de la couleur beige, de skate, de garçons manqués ou de la beauté de Monica Vitti.


Le Goût de M se propose d’interroger la notion de goût. Qu’est-ce qu’avoir du goût ? Qui a bon goût ? Ou mauvais goût ? Comment se forme le goût ? Est-il un héritage, le produit d’une éducation, d’un milieu social ou au contraire le fruit d’une construction personnelle, une mise en scène de soi ? Comment évolue-t-il au cours de l’existence, des rencontres? A quel point est-il le signe d’une époque, que l’on choisisse d’en adopter les codes ou de s’y opposer ? Comment devient-il au final inséparable de ce que nous sommes ? Au micro de Géraldine Sarratia, une personnalité livre tous les quinze jours son histoire personnelle du goût.


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#13 Laurent Lafitte26 Mar 202000:40:51

Laurent Lafitte est le treizième invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde ». L'acteur recevait début mars, avant la mise en place des mesures de confinement, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia dans son appartement du IXe arrondissement à Paris, alors qu’il répétait l’adaptation par Christophe Honoré du Côté de Guermantes de Marcel Proust à la Comédie-Française. Laurent Lafitte y évoque son enfance bourgeoise dans le XVIe et XVe arrondissement à Paris quelque part entre Claude Sautet et Sempé ; sa fascination très jeune pour la culture des années 1950 (Frank Sinatra, Alfred Hitchcock…) ; son peu d’appétit pour les études ; l’épiphanie ressentie sur son premier tournage à 15 ans ; ses débuts dans la série « Classe Mannequin » ; son premier one-man-show ; sa découverte du théâtre de Chéreau et Koltès qui le mènera au Conservatoire puis à la Comédie française ; sa curiosité de comprendre comment les choses fonctionnent ; sa blague à Cannes sur Woody Allen ; le César attribué à Roman Polanski ; sa volonté de jouer de rôles qui amènent le spectateur là où il ne s’attendait pas à aller comme dans « Elle » de Verhoeven ;  son goût des objets bien faits, qui ont eu histoire, pour le caviar ou les Granolas trempés dans le lait et son admiration pour Marina Fois.

 

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#118 La créatrice de mode Marine Serre : « Je veux habiller la rue, pas faire des pièces de musée »29 Feb 202400:48:18

La créatrice de mode, âgée de 32 ans, qui présente sa nouvelle collection le 4 mars, nous reçoit dans son bureau dans un grand entrepôt du 19e arrondissement à Paris.

Marine Serre évoque son enfance entourée d'animaux dans un hameau en Corrèze auprès d'un père passionné de sport et d'une mère connectée à la nature. Très jeune, elle joue au tennis à un haut niveau. Vers 13 ans, elle part en internat faire des études d'arts appliqués puis bifurque vers la mode, elle qui depuis l'adolescence achète des pièces vintage. Pour sa première collection, elle plébiscite les tissus techniques de sport, des choses plus quotidiennes et anciennes, adoptant massivement la seconde main. Et séduit rapidement des stars comme Beyoncé ou A$ap Rocky. Elle développe longuement les contraintes techniques et économiques liées à sa pratique de l'upcycling.

Elle revient aussi sur ses goûts culturels : « Le film que j’ai dû voir le plus, c'est “Matrix” [1999]. Pour son côté à la fois philosophique et déconstruit. Il y a aussi toutes ces histoires de choix, de sens, d’oracles. C’est hyper futuriste et mystique. Quelque part, moi aussi je vadrouille entre ces deux mondes. »

Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.

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#12 Edouard Louis28 Feb 202000:33:22

Edouard Louis est le douzième invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde ». L'écrivain reçoit la journaliste et productrice Géraldine Sarratia en périphérie de Paris. Edouard Louis y évoque son enfance dans un milieu populaire entre un père obsédé par l'image de la virilité tout en se déhanchant sur les premiers titres de Britney Spears et une mère nostalgique du morceau « Wind of Change » de Scorpions ; sa détestation du football, de la bagarre et aujourd'hui son dégoût de la politique menée par Emmanuel Macron ; sa fascination enfant pour Harry Potter ; les posters de Buffy contre les vampires, Lara Fabian ou Céline Dion qui décoraient sa chambre ; son amour pour la littérature amoureuse (L'Amant, Fragments d'un discours amoureux, Passion simple…) et engagée (Didier Eribon, Toni Morrison, Svetlana Aleksievitch…) ; son admiration pour les cinéastes Gus Van Sant, Jane Campion, Xavier Dolan, la poétesse Anne Carson et la chanteuse Lana Del Rey ; la réinvention de son goût pour coller aux valeurs de la bourgeoisie puis la déconstruction de celui-ci ; et son rapport à la télé-réalité, au vrai, à l'agressivité qui conditionnent son travail d'écriture.


Toutes les deux semaines, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.


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#11 Emmanuelle Devos13 Feb 202000:31:28

Emmanuelle Devos est la onzième invitée du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde ». La comédienne, au générique du podcast Le Nuage et bientôt à l'affiche du film Les Parfums reçoit la journaliste et productrice Géraldine Sarratia dans sa maison de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne). Emmanuelle Devos y évoque son enfance dans le 7e arrondissement à Paris ; le goût de ses parents pour la musique (Mozart, Bob Dylan, Brel, Brassens, Dire Straits…) et les vieux films des années quarante aux années soixante ; sa passion très jeune pour la littérature, anglaise notamment ; son admiration pour les écrivaines Jane Austen, Edna O'Brien, Nuala O'Faolain, la langue de Marivaux, le son garage et les Rita Mitsouko ou encore la comédienne Nastassja Kinski ; sa fascination pour l'élégance de Sandrine Kiberlain et Chiara Mastroianni ; sa fatigue des fringues ; sa décoration intérieure de plus en plus marquée par l'enfance ; ses discussion culturelles avec Arnaud Desplechin ou Jacques Audiard ; son implication dans le cinéma français des années 1990 et l'absence de calcul dans ses choix de rôles.


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#10 Christian Louboutin30 Jan 202000:33:05

Christian Louboutin est le dixième invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde ». Le créateur de chaussures et de sac à main de luxe reçoit la journaliste et productrice Géraldine Sarratia dans son appartement à Paris, à l'occasion de l'exposition « L'Exhibition[niste] » que lui consacre le Palais de la Porte dorée du 26 février au 26 juillet 2020. Christian Louboutin y évoque le sens du détail hérité de son père ébéniste à la SNCF ; les vacances monotones passées très jeune en famille entre la Bretagne et le Périgord ; sa passion pour le cinéma indien et égyptien ; comment Tintin lui a donné le goût du voyage ; ses jeunes années au Palace avec Eva Ionesco et Farida Khelfa ; l'influence qu'a eue la danse sur son goût du soulier ; son admiration pour Samia Gamal, Jacques Demy, David Lynch, Oscar Niemeyer ou Sofia Coppola ; sa détestation de l'angle droit ; la création de sa célèbre signature de la semelle rouge et l'amour des femmes pour les chaussures à talon.


Toutes les deux semaines, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.


Un podcast produit par Géraldine Sarratia (Genre idéal)

Réalisation : Sulivan Clabaut

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#9 Pénélope Bagieu16 Jan 202000:37:46

Pénélope Bagieu est la neuvième invitée du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde ». La dessinatrice de BD reçoit la journaliste et productrice Géraldine Sarratia dans son appartement à Paris, à l'occasion de la sortie de son livre « Sacrées Sorcières », d'après Roald Dahl. Pénélope Bagieu y évoque la passion pour les livres et les disques de ses parents ; sa pratique du jeu de rôle ; son rapport au féminisme ; son attachement viscéral aux illustrations qu'elle possède ; son admiration pour Peggy Guggenheim et Katia Krafft ainsi que pour les BD d'Alison Bechdel, de Julie Delporte, de Brecht Evens, de Cyril Pedrosa et d'Anne Simon ; son goût immodéré du salé et du gras ; et plus globalement son âme de groupie.


Toutes les deux semaines, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.


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#8 Emmanuel Perrotin02 Jan 202000:32:27

Emmanuel Perrotin est le huitième invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde ». Le galeriste reçoit la journaliste et productrice Géraldine Sarratia dans son appartement à Paris. Emmanuel Perrotin y évoque son enfance dans un pavillon de banlieue ; les vacances passées à sillonner l'Europe en camping car ; sa découverte de la new wave et du monde de la nuit parisienne ; sa passion pour Borges ou Scott Fitzgerald ; ses débuts dans le milieu de l'art contemporain ; son goût pour des artistes aux univers très différents de Murakami à Sophie Calle en passant par Bernard Frize ; sa réconciliation avec la peinture ; la polémique entourant la « banane » de Maurizio Cattelan ; et son admiration pour Cary Grant, Sarah Adelman (les magasins Colette) ou les premiers albums de Philippe Katerine.


Toutes les deux semaines, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.


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#7 Isabel Marant19 Dec 201900:34:43

Isabel Marant est la septième invitée du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde ». La créatrice de mode reçoit la journaliste et productrice Géraldine Sarratia dans son appartement aménagé dans une ancienne imprimerie du quartier de Belleville à Paris. Isabel Marant y évoque le goût très France traditionnelle de son père et les valeurs plus baba cool de sa mère allemande, elle-même créatrice de mode ; son enfance dans un hôtel particulier de Neuilly ; les repas choucroute ou tartare du dimanche et son amour de la cochonnaille ; sa passion pour la musique, de Patti Smith à Bob Marley, en passant par la new wave ou les débuts du hip-hop ; son aversion pour les mèches ou le melon et son travail autour d'un prêt-à-porter pensé contre l'idée de la femme-objet.


Toutes les deux semaines, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.


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#6 Lomepal05 Dec 201900:36:31

Lomepal est le sixième invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde ». Le chanteur et rappeur reçoit la journaliste et productrice Géraldine Sarratia dans l'appartement où il a grandi dans le treizième arrondissement à Paris. Lomepal y évoque son enfance entre culture savante et populaire dans un quartier marqué par une forte mixité sociale, sa passion pour le skate, des souvenirs de sa grand-mère qui lui a inspiré son deuxième album Jeannine, son rejet des codes de la virilité du rap, son angoisse liée à nos modes de consommation, son goût pour les objets qui semblent avoir une âme ainsi que son amour du cinéma de Takeshi Kitano, de la musique de Julian Casablancas et de l'humour de Louis CK.


Toutes les deux semaines, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.


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#5 Ariane Ascaride21 Nov 201900:31:19

Ariane Ascaride est la cinquième invitée du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde ». L'actrice reçoit la journaliste et productrice Géraldine Sarratia dans sa maison de Montreuil (Seine-Saint-Denis), à l'occasion de la sortie du film « Gloria Mundi » de Robert Guédiguian dans les salles le 27 novembre. Elle y tient le rôle d'une mère courage qui lui valut le prix d'interprétation féminine au dernier Festival de Venise. Ariane Ascaride y évoque son enfance à Marseille entre une mère qui avait gardé des goûts de jeune fille et un père immigré italien, fan de Staline, qui rejetait sa culture d'origine. Elle confie son amour de la littérature et du théâtre, devenu « une partie d'elle-même» ; sa passion pour Romy Schneider, Jean Marais, Patrick Modiano, Françoise Fabian ou Stéphane Hessel ; son rapport aux pâtes et au pain ; sa découverte tardive et complexée du goût bourgeois. Et s'emporte avec passion contre le cynisme qui gagne l'époque.


Toutes les deux semaines, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.


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#4 Alain Passard07 Nov 201900:23:06

Alain Passard est le quatrième invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde » et présenté par la journaliste et productrice Géraldine Sarratia. L'occasion pour le chef d'évoquer son amour acquis dès l'enfance pour le beau geste, sa sensibilité légumière, le plaisir de la table, son art du collage et son affection pour le travail du saxophoniste Dexter Gordon ou de l'architecte Jean Nouvel.


Toutes les deux semaines, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.


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#3 Pierre Hardy24 Oct 201900:31:02

Après Marina Foïs et Alex Beaupain, Pierre Hardy est le troisième invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde » et présenté par la journaliste et productrice Géraldine Sarratia. L'occasion pour le chausseur d'évoquer la vieille jaguar de son père, son plaisir à faire du shopping, la silhouette de Monica Vitti ou son amour du style de David Hockney aux antipodes du sien.


Toutes les deux semaines, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.


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#117 Le chef étoilé Pierre Gagnaire : « Enfant, j'avais les ailes coupées, je ne comprends pas comment j'ai pu m'en sortir »08 Feb 202400:44:10

Le chef, âgé de 73 ans, qui dirige aujourd'hui une vingtaine d'établissements, dont trois à Paris, nous reçoit chez lui dans le 16e arrondissement à Paris.

Pierre Gagnaire évoque une enfance contrariée à Apinac dans la Loire puis à Val-d'Isère auprès de parents restaurateurs. Très jeune, il s'intéresse au jazz et à la lecture. Il commence à travailler la cuisine sans aimer véritablement ce qu'il fait et reprend difficilement l'adresse de son père avant de se lancer seul. Il développe alors sa propre approche avec un souci du geste et la volonté de proposer une assiette généreuse et sincère. Et rencontre le succès. Il continue de se passionner pour de nouvelles saveurs et aborde la situation complexe des campagnes aujourd'hui, encourageant au dialogue entre des gens qui ne pensent pas pareil.

Il revient longuement sur son amour de la photo. « J’ai pris le parti de collectionner des œuvres qui tournent autour de la table. C’est un univers où il n’y a pas tant de choses que ça. Chez les photographes, j’aime Sarah Moon, William Klein, Robert Doisneau – que j’ai rencontré –, Marc Riboud. »

Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.

Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna Seban
Réalisation : Emmanuel Baux
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#2 Alex Beaupain10 Oct 201900:26:58

Après Marina Foïs, le chanteur Alex Beaupain est le deuxième invité du podcast Le Goût de M proposé par « M Le magazine du Monde » et présenté par la journaliste et productrice Géraldine Sarratia. L'occasion pour lui d'évoquer son enfance à Besançon, les artistes qui ont guidé sa vocation, sa passion pour « Autant en emporte le vent » et son amour aujourd'hui renié pour les pantacourts.


Toutes les deux semaines, une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine racontera son histoire personnelle du goût. Mais aussi ses dégoûts. Comment elle s'est façonné un art de vivre, en continuité ou au contraire en rupture avec son milieu d'origine. Comment celui-ci a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences.


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#1 Marina Foïs26 Sep 201900:25:48

Proposé par « M Le magazine du Monde » et présenté par la journaliste et productrice Géraldine Sarratia, le podcast le Goût de M donne la parole à des personnalités issues de la culture, de la mode, du design, de l’architecture ou de la cuisine, qui racontent leur histoire personnelle du goût.

Face à elles, le goût de M se propose d’interroger la notion de goût. Qu’est-ce qu’avoir du goût ? Qui a bon goût ? Ou mauvais goût ? Comment se forme le goût ? Est-il un héritage, le produit d’une éducation, d’un milieu social ou au contraire le fruit d’une construction personnelle, une mise en scène de soi ? Comment évolue-t-il au cours de l’existence, des rencontres? A quel point est-il le signe d’une époque, que l’on choisisse d’en adopter les codes ou de s’y opposer ? Comment devient-il au final inséparable de ce que nous sommes, de l’expression d’une personnalité ?

 

Tous les quinze jours, au micro de Géraldine Sarratia, l’invité(e) du Goût de M racontera ses goûts, les bons mais aussi les honteux, les coupables. Et évidemment ses dégoûts.

Première invitée du « Goût de M » : l’actrice Marina Foïs.


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Le goût de M - Teaser19 Sep 201900:01:11

Qu'est-ce qu'avoir du goût ? Qui a bon goût, mauvais goût ? Le goût est-il un héritage, le produit d'une éducation, le signe d'une appartenance sociale ? Ou au contraire, le fruit d'une construction personnelle, une mise en scène de soi ? Comment devient-il au final, inséparable de ce que nous sommes ?

Un vendredi sur deux, "Le goût de M" part à la rencontre d'une personnalité issue du monde de la culture, de la mode, du design ou de la cuisine, et lui demande de raconter son histoire personnelle du goût. Comment elle l'a constitué, en continuité ou en rupture avec son milieu d'origine, comment il a évolué au cours de sa vie, de ses rencontres, de ses expériences, du goût de l'époque aussi.


"Le goût de M" est le podcast de M, le magazine du Monde, produit par Géraldine Sarratia (Genre idéal)

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#116 Clara Ysé01 Feb 202400:42:15

La chanteuse âgée de 31 ans, nommée pour son titre « Douce » aux Victoires de la musique qui ont lieu le 9 février, nous reçoit chez elle à Paris, dans le 10e arrondissement, non loin du Canal Saint-Martin. 

Clara Ysé évoque son enfance à Paris auprès d'un père peintre et de sa mère, la psychanalyste et écrivaine Anne Dufourmantelle. Elle se souvient des musiques qui ont bercé cette période, de Lhasa à Manu Chao en passant par Alain Souchon. Mais c'est par des cours de chant lyrique avec Yva Barthélémy qu'elle s'initie très jeune à la pratique. Extrêmement timide, elle apprend à s'exprimer par son art et s'ouvre aux autres à l'occasion de longs voyages en solitaire. Elle y développe un amour des musiques traditionnelles qui nourrit ses premiers titres puis son premier album « Oceano Nox ». Elle parle de son rapport complexe à la douceur, à la grâce et à la poésie, elle qui a déjà publié un roman « Mise à feu ».

Elle revient, enfin, sur son admiration pour la philosophe Cynthia Fleury, les auteurs Lola Lafon et Antoine Wauters, la chanteuse Barbara, les poétesses Marina Tsvetaïeva et Anna Akhmatova ou encore pour la peintre Frida Kahlo. « J’ai une photo d'elle chez moi. Elle fait partie des artistes qui m’ont pas mal inspirée. Déjà, j’adore ses œuvres, je les trouve magnifiques. Puis pour moi, c’est une figure très puissante de quelqu’un qui a eu un rapport très réel à une forme de résilience, même si je me méfie de ce mot. Elle a su réinventer un univers plus fort que celui qui a été détruit. »

Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.

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#115 Constance Guisset25 Jan 202400:46:43

La designeuse âgée de 47 ans nous reçoit dans son studio, au cœur de la Goutte-d'or à Paris, où elle travaille avec son équipe. 

Constance Guisset évoque son enfance au sein d'une famille nombreuse en région parisienne auprès d'un père entrepreneur obsédé par le travail et d'une mère au foyer pleine de fantaisie intéressée par les questions d'éducation. Très jeune, elle se passionne pour le personnage de Fantômette et la question du regard. A 10 ans, elle part vivre dans un internat de filles où elle goûte à une forme de liberté et pratique beaucoup de sport. Pendant longtemps, elle rêve d'être chirurgienne mais s'oriente finalement vers l'Essec où elle fabrique notamment les décors de soirée. En parallèle de ses études de design ensuite, elle travaille secrètement avec les frères Bouroullec et dessine ses premiers objets. Elle se confie longuement sur son rapport à la création, à l'industrie, au mouvement, à la douceur, à l'imagination.

Elle revient, enfin, sur son amour de la littérature : « J’aime voyager quand je lis. Ces derniers temps, je suis prise dans des lectures islandaises. J’ai aussi adoré Paul Auster, Nancy Huston. J’ai lu Nastassja Martin, Vinciane Despret, le Médicis, le Goncourt. J’aspire tout ce qui arrive. On m’offre tout le temps des livres et je les mange. »

Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.

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#114 Agnès b. 18 Jan 202400:43:53

La styliste âgée de 82 ans nous reçoit à La Fab, sa galerie du treizième arrondissement à Paris, où elle expose jusqu'en avril une partie de sa collection de photographies.

Agnès b. évoque son enfance à Versailles dans une belle maison proche du château puis dans un grand appartement auprès d'un père bâtonnier et d'une mère au foyer passionnés de culture. Elle-même s'intéresse très tôt à la musique puis au dessin. Mais agressée sexuellement par son oncle, elle garde un goût amer de ces premières années où elle a « été très peu protégée ». Elle se marie à 17 ans et travaille dans une galerie où elle commence à fréquenter le milieu artistique parisien puis devient styliste. Elle se confie sur sa conception de la mode depuis le lancement de sa marque à son nom et sur son envie de mettre en avant les artistes qu'elle aime comme Basquiat, Nan Goldin ou plus récemment Dennis Morris. Des personnalités auxquelles elle trouve une certaine hardiesse. 

Elle revient longuement sur sa relation avec Quentin Tarantino : « Il a envoyé son habilleuse à ma boutique à Los Angeles pour “Reservoir Dogs” et ensuite il y a eu “Pulp Fiction”. Figurez-vous que j'ai vu il y a deux semaines “Django Unchained”. Ça m’a bouleversée, ça m’a obsédée. C’est un scénario magnifique qu’il a écrit. Il a vraiment fait des recherches sur l’esclavage et sur cette période. Leonardo DiCaprio joue génialement dans ce film. Ses images m’imprègnent. »

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#113 Nora Hamzawi11 Jan 202400:41:29

L’humoriste et actrice, âgée de 40 ans, nous reçoit chez elle, au cœur du onzième arrondissement à Paris, à l'occasion du lancement de son tout nouveau one woman show.

Nora Hamzawi évoque son enfance dans le seizième arrondissement, auprès d'une mère branchée férue d'art et d'une frère et d'une sœur dont elle se sent proche. Son père, Syrien, est décédé quand elle était très jeune. Très vite, elle est fascinée par les femmes, leurs dysfonctionnements, leur liberté et fantasme sa vie d'adulte. Elle se passionne pour la figure de l'extraterrestre, E.T. notamment, Britney Spears, la série « Beverly Hills » ou les vêtements moulants et plus tard Sophie Calle et « Seinfeld » qui lui ouvrent la possibilité de se raconter. Elle aborde sa manière d'aborder l'écriture et la scène, sa volonté de se confronter aux normes et aux injonctions. Côté cinéma, elle loue « Anatomie d'une chute » de Justine Triet, son « film préféré des dix dernières années », « Jeanne Dielman » de Chantal Ackerman et Olivier Assayas avec qui elle adore tourner. Nora Hamzawi, qui a pris très tôt des antidépresseurs, se confie également sur son attraction pour les médicaments.

Elle revient, enfin, longuement sur son amour de la bande dessinée : « J’ai une bibliothèque sur mesure chez moi pour les ranger. J’adore les mangas “Histoires de Kisaeng” ou “Chiisakobe”. J’aime beaucoup les livres de Pénélope Bagieu, de Taniguchi. Et ça, “Hyperbole”, d’Allie Brosh. Elle raconte ses névroses, son rapport à son chien, à la vie, la dépression. C’est génial. »

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Réalisation : Guillaume Girault
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#112 Antoine de Caunes14 Dec 202300:45:18

L’animateur de l’émission « Faut voir ! », sur Canal+, et auteur de « Pixi, une douce addiction », âgé de 70 ans, nous reçoit dans son bureau dans le centre de Paris, au cœur d'un petit immeuble situé entre l'Opéra et les Tuileries.

Antoine de Caunes évoque son enfance parisienne auprès de deux personnalités de la télé française qui mènent une vie de saltimbanque. Il se remémore le bain culturel dans lequel il a grandi, lié au plaisir et au divertissement, sa découverte de Cyrano et des Beatles sur scène. Il aborde son admiration pour Laurel et Hardy, Johnny Cash, Frédéric Dard, Bruce Springsteen, Jean Rochefort, Nicolas Mathieu ou le dessinateur Riff Reb's ainsi que sa passion pour les Pixi, auxquels il a consacré un livre. Et s'épanche sur sa conception de son travail à la télévision.

Il revient longuement sur l'importance de Trouville dans sa vie. « C’est un lieu fondamental. J’ai commencé à y aller, je devais avoir 3 ans et j’y retournais tous les étés dans la même maison. La mer, la lumière de toute la baie de Seine… C’est un endroit assez unique. Chaque fois que j’y retourne j’ai le même genre d’émotions. Quand vous vous promenez en fin d’après-midi sur la plage à l’automne, le temps est aboli. »

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Réalisation : Guillaume Girault
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#111 Sonia Devillers07 Dec 202300:44:07

L'intervieweuse de la matinale de France Inter et autrice âgée de 48 ans nous reçoit chez elle dans le 13e arrondissement de Paris.

Sonia Devillers évoque son enfance à Vincennes (Val-de-Marne) auprès de parents architectes et de grands-parents roumains du côté de sa mère et français du côté de son père de milieux sociaux très contrastés avec qui elle passe beaucoup de temps. Elle revient sur son rapport à la parole et à l'écrit, son amour des contes et de tout ce qui ouvre l'imaginaire, son attachement aux livres et sa passion pour le film “L'Histoire sans fin” de Wolfgang Petersen ou le roman “Dalva” de Jim Harrison. Après des études de philosophie, elle commence sa carrière au “Figaro” avant de basculer vers la radio où elle s'épanouit. Elle se confie sur l'art de l'interview, qu'elle voit comme une manière de raconter une histoire avec un début, un milieu et une fin.

Elle revient longuement sur sa passion pour la variété. « Adolescente, je passais des heures devant mon poste radio. J’avais cinq stations différentes pré­enregistrées : Nostalgie, Chérie FM, Europe 2, RTL 2 et RFM. Et je passais de l'une à l'autre de manière hystérique. Dès qu’il y avait de la publicité ou qu’un animateur avait le malheur de parler, je ­zappais de manière compulsive jusqu’à ce que je trouve un tube. En voiture, j'ai failli provoquer des carambolages monstrueux. »

Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.

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#128 Marion Mailaender : « En décoration, c’est comme en musique, on fait du sample, on prend des morceaux qu’on assemble pour créer quelque chose de nouveau »23 May 202400:50:08

Au bord de la mer, dans le quartier de la Vieille-Chapelle à Marseille, Marion Mailaender nous ouvre les portes de sa maison au jardin lumineux et à la salle de bain spacieuse – « [s]a pièce préférée ». Après vingt-trois ans à Paris, la designer et architecte d’intérieur a vendu tous ses meubles et quitté son appartement pour un retour aux sources.

Dans le 8e arrondissement de la cité phocéenne, elle a grandi dans une famille où « personne n’est artiste ». Son père comptable et sa mère dermatologue lui transmettent toutefois un goût pour le design et les objets. De son enfance, elle garde des souvenirs d’espaces qui l’entourent : l’architecture singulière de la Cité radieuse, les tomettes au sol de sa maison d’enfance, la salle de bain kitsch aux robinets vert pomme de sa tante…

Ado, sa passion pour le dessin, la peinture et la fabrication d’objets la mène en stage au Musée d’art contemporain de Marseille. Elle y découvre une exposition consacrée au mouvement Fluxus qui la marque « à tout jamais ». Encouragée par un professeur, elle réussit le concours de l’école Boulle à 18 ans et s’installe à Paris, un monde fantastique et cosmopolite où elle étudie auprès « d’esprits libres et créatifs ».

A l’origine du Tuba Club, restaurant de plage niché au-dessus des calanques marseillaises, et de l’ancienne boutique de chaussures parisienne d’Amélie Pichard, Marion Mailaender aménage également des logements de particuliers, un travail au cœur de l’intime où l’architecte observe comment vivent les gens.


Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.


Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna Seban
Réalisation : Guillaume Girault
Musique : Gotan Project


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#110 Mehdi Kerkouche30 Nov 202300:36:40

Le danseur et chorégraphe âgé de 37 ans, dont le spectacle « Portrait » est actuellement en tournée, nous reçoit à Créteil, dans une des dépendances du Centre chorégraphique qu'il dirige depuis quelques mois.

Mehdi Kerkouche évoque son enfance dans une petite cité de Rueil-Malmaison (Hauts-de-Seine) auprès d'une mère employée de maison. Très jeune, il se plaît à chanter et danser dans le salon et commence à prendre des cours. Dans la cour de récréation, il monte ses premiers spectacles. Ce fan des Spice Girls et de Britney Spears vit très mal ses années collège dans un établissement privé non-mixte. Le danseur et metteur en scène Kamel Ouali le repère en audition et le pousse à perfectionner sa formation. Il découvre l'œuvre de Bob Fosse et apparaît dans des comédies musicales puis devient chorégraphe pour de grosses émissions de télévision. Il fonde plus tard sa propre compagnie. Mehdi Kerkouche se confie sur ses inspirations et déclare son admiration pour Beyoncé.

Il revient longuement sur ses petits rituels bien-être : « J’amène des bougies parfumées partout où je vais. C’est ma passion. Mes amis se moquent de moi. Mon plaisir, c’est que ça sente toujours bon. J’en fais la collection, il y a un mur de bougies chez moi. Je suis fan aussi de produits pour la peau. Mon petit kif, c’est de me mettre toutes ses crèmes sur le visage avant de me coucher, de la plus liquide à la plus épaisse. »

Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.

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Réalisation : Guillaume Girault
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#109 Eric Reinhardt23 Nov 202300:51:18

L'auteur âgé de 58 ans, qui a publié à l'occasion de cette dernière rentrée littéraire son neuvième roman, « Sarah, Susanne et l'écrivain », nous reçoit chez lui, au Pré-Saint-Gervais, en Seine-Saint-Denis, une rue bordée d'immeubles rouges en brique.

Eric Reinhardt évoque son enfance ballottée entre Nancy, Marseille, Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), une période heureuse, puis Corbeilles-Essonnes (Essonne), où il s'est ennuyé, auprès d'un père ancien pilote radié reconverti dans la bureautique puis l'informatique et d'une mère au foyer. Il hérite de sa grand-mère son goût des beaux vêtements, de son grand-père celui du sport et relie sa vocation littéraire à un enseignant de CM2. Parmi ses premiers coups de cœur : Jules Verne, Marcel Pagnol, Jean Giono ou Antoine de Saint-Exupéry. Il a le sentiment de renaître en arrivant en 1983 à Paris. Il lui faut une quinzaine d'années pour débuter une œuvre dont chaque livre dialogue avec les autres avec un souci très fort de la forme, inspiré parfois de l'architecture.

Il revient longuement sur la musique qu'il écoute avant d'écrire pour nourrir son travail : « Pour Sarah, Susanne et l'écrivain, j’écoutais en boucle tous les matins Fountains D.C. J’écoute aussi pas mal de rap américain. J’ai une vénération pour Kendrick Lamar, pour Kid Cudi. Ça bastonne, ils sont là. Et donc il y a une vérité. Quand j'écris, j’ai besoin de cette intensité-là. »

Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.

Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna Seban
Réalisation : Emmanuel Baux
Musique : Gotan Project


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#108 Valérie Lemercier16 Nov 202300:46:30

L'humoriste, actrice et réalisatrice âgée de 59 ans, à l'affiche du film L'Arche de Noé de Bryan Marciano, en salle le 22 novembre, nous reçoit chez elle du côté de Palais-Royal, au cœur de Paris.

Valérie Lemercier évoque son enfance dans une ferme normande auprès de parents agriculteurs. Ceux-ci l'emmènent au théâtre, voir de la danse contemporaine, des expositions de peinture. Elle s'intéresse très vite à de vieux chansonniers comme Minstinguett, Joséphine Baker ou Bourvil et fabrique de petits livres pour ses proches et s'amuse à faire rire sa famille. A 14 ans, elle part en pension à Rouen. A 18 ans, elle commence à travailler dans une école puis dans les grands magasins à Paris et se lance sur les planches. Elle montera cinq seule en scène avant de jouer dans de nombreuses comédies au cinéma. Si elle place au-dessus de tout ce qui est drôle, elle se rappelle avoir été bouleversée par Breaking the Waves de Lars Von Trier. Elle aime être occupée, le design, manger chaud et habiller les autres.

Elle revient longuement sur son goût des objets et notamment de l'art de la table. « Faut que ce soit joli. J'adore les assiettes, les tasses, les théières, les verres. Je ne pourrais pas servir quelque chose dans son papier d'emballage. Je voulais une table d'un mètre sur deux, je ne l'ai pas trouvée alors je l'ai dessinée. » 

Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.

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Réalisation : Emmanuel Baux
Musique : Gotan Project


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#107 Monia Chokri09 Nov 202300:45:29

La réalisatrice québécoise âgée de 41 ans nous reçoit à l'occasion de la sortie de son nouveau film Simple comme Sylvain chez une amie très proche à Paris, à deux pas de Saint-Germain-des-Près.

Monia Chokri évoque son enfance à Québec auprès d'un père peintre tunisien, joueur et débatteur et d'une mère d'origine écossaise qui a fait carrière dans le syndicalisme. Depuis petite, elle baigne dans un environnement très ouvert à la culture française mais après une passion précoce pour Renaud, elle développe une fascination pour Jimi Hendrix, Aerosmith et Guns N'Roses. Elle passe du temps devant la télé et rêve déjà de devenir actrice. De la peinture à la photographie en passant par l'écriture, elle cherche l'endroit où canaliser sa créativité, puis elle passe par le conservatoire et commence à s'épanouir devant la caméra de Xavier Dolan. Chez les contemporains, elle admire également Paul Thomas Anderson, Alice Rohrwacher, Martin Scorsese ou Jane Campion, « la mère de toute ». Elle aborde sa dernière réalisation Simple comme Sylvain qu'elle voit comme un film sur l'ouverture vers l'autre, son parfum Viva la Juicy dont elle n'assume pas trop le packaging et son goût pour le Tarot Madoni.

Elle revient aussi longuement sur la question du couple ou de l'amour : « Le couple est un système capitaliste, l'amour, un système anarchiste. J'ai envie d'aimer. Je suis bien quand je suis amoureuse, par contre je suis mal en couple. J'ai eu des parents rebelles qui m'ont dit les cadres bof. C'est vrai que les règlements, ça m'a toujours fatiguée. »

Depuis cinq saisons, la journaliste et productrice Géraldine Sarratia interroge la construction et les méandres du goût d’une personnalité. Qu’ils ou elles soient créateurs, artistes, cuisiniers ou intellectuels, tous convoquent leurs souvenirs d’enfance, tous évoquent la dimension sociale et culturelle de la construction d’un corpus de goûts, d’un ensemble de valeurs.

Un podcast produit et présenté par Géraldine Sarratia (Genre idéal) préparé avec l’aide de Diane Lisarelli et Johanna Seban
Réalisation : Emmanuel Baux
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