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TitlePub. DateDuration
Un secret de lumière13 Feb 202000:03:21

Je comprends mieux L’Étranger d’Albert Camus et son incomparable ambiance algéroise, après avoir lu Le premier homme du même auteur, quand il y décrit par le détail sa jeunesse.

Une enfance dont il n’a jamais guéri, un secret de lumière, la pauvreté lumineuse qui l’aida à vivre et à tout vaincre.

Il y décrit sa mère : « …une vie qui, à force d’être privée d’espoir, devenait aussi une vie sans ressentiment d’aucune sorte, ignorante, obstinée, résignée enfin à toutes les souffrances, les siennes comme celles des autres… »

Il dit qu’elle avait la mémoire « enténébrée » et il précisa que « la mémoire des pauvres est moins nourrie que celle des riches, elle a moins de repères dans l’espace… »

Mais, il ajouta que : « Bien sûr, il y a la mémoire du cœur dont on dit qu’elle est la plus sûre, mais le cœur s’use à la peine et au travail… »

Albert Camus jeune, ce fut une place de gardien de but dans l’équipe de l’école, des travaux d’été dans une chaleur écrasante en lieu et place de vacances car il fallait subvenir aux frais ménagers, une brillante scolarité et l’amour de la littérature découverte à la lueur de la chandelle, un père inconnu, car tué lors de la Première Guerre mondiale, une grand-mère despote et frappeuse, des vêtements rapiécés, Belcourt, un quartier populaire sans commodités, des potes français, des potes arabes,…

Tout cela forgea le caractère du futur Prix Nobel de Littérature et dans ce livre touchant, j’ai relevé quelques phrases qui font davantage comprendre son engagement humaniste   :

 

«  La prodigalité est toujours plus facile dans le dénuement. Rares sont ceux qui continuent d’être prodigues après en avoir acquis les moyens. Ceux-là sont les rois de la vie, qu’il faut saluer bas. »

« La misère est une forteresse sans pont-levis. »

« La règle constante du cœur humain veut que la punition des uns est ressentie comme une jouissance par les autres. »

« Ce qui punit les uns fait jouir les autres. »

« On est fait pour s’entendre. Aussi bêtes et brutes que nous, mais le même sang d’homme. On va encore un peu se tuer, se couper les couilles et se torturer un brin. Et puis on recommencera à vivre entre hommes… »

« Le berger Kabyle qui, sur sa montagne pelée et rongée par le soleil, regarde passer les cigognes en rêvant à ce Nord d’où elles arrivent après un long voyage peut rêver tout le jour, il revient le soir au plateau de  lentisques, à la famille à longues robes, et au gourbi de la misère où il a poussé ses racines. »

« On honore les hommes qui ont fait de grandes choses. Mais on devrait faire plus encore pour certains qui, malgré ce qu’ils étaient, ont su se retenir de commettre les plus grands forfaits. »

« Finalement, il n’y a que le mystère de la pauvreté qui fait les êtres sans nom et sans passé. »

 

Musique : Michaël Mathy

Photo : Larbi Adouane

Reportage : La liberté d’expression, c’est fini ?! (Partenariat avec POUR)06 Feb 202000:03:49

« La liberté d’expression, c’est fini ?! », cette phrase ponctuée d’un point d’interrogation et d’un point d’exclamation est lancée par des laïcs engagés qui se penchent avec acuité sur cette approche aussi urgente que délicate, tant les susceptibilités sont exacerbées. Sans parler des menaces qui se font de plus en plus pressantes sur les humanistes.

Ainsi, le Centre d’Action Laïque de la Capitale de l’Europe l’a saisie par des articles, conférences et une exposition (jusqu’au 14/2/2020) que Fréquence Terre, en partenariat avec POUR, ne pouvait ignorer afin d’informer un maximum de citoyens sur cette problématique d’une actualité plus que sensible, donc.

Depuis un mois, on rappelle l’affaire des caricatures, du procès et des attentats contre Charlie Hebdo qui, le 7 janvier 2015, firent douze victimes, dont huit membres de la rédaction. On rappelle aussi qu’une semaine plus tard on lisait en couverture de l’hebdo « Tout est pardonné » et le slogan « Je suis Charlie ».

À l’expo, sous cette couverture mythique, on lit que cet attentat fut une « véritable déflagration dans l’opinion publique ».

Certes, mais depuis lors, qu’est devenue la liberté d’expression pour laquelle trop de gens périssent ou subissent des représailles insoutenables ?

À cette même exposition, une explication à une couverture de Charlie Hebdo attire l’attention : « Le débat a toujours été un exercice périlleux. Mais de plus en plus, on tend à vouloir freiner toute possibilité de discussion en censurant plutôt qu’en argumentant », selon le chroniqueur Guillaume Erner, qui rallia la rédaction de Charlie Hebdo après l’attentat.

N’empêche, sous mes yeux défilent le portrait des victimes de 2015 et  trente-cinq couvertures emblématiques de l’esprit Charlie et, force est de constater que la liberté d’expression, si elle est plus que jamais en grand danger, n’est pas tout à fait morte.

Ainsi, au sujet de Greta Thunberg, sous les titre « Ces autistes qui dirigent le monde » et sous-titre « Leurs réseaux, leur financement, leurs tutos beauté », il est bien expliqué qu’il s’agit d’une satire des attaques violentes proférées à l’encontre de la jeune activiste suédoise et que Charlie Hebdo « exploita le lexique complotiste » en rappelant que le magazine avait toujours été un journal écolo.

D’autres numéros de Charlie Hebdo, de notre partenaire POUR dont, rappelons-le, le slogan immuable depuis les années 80 est « Écrire la liberté », d’Espace de libertés, le mensuel du Centre d’Action Laïque, de Fakir, du Canard Enchaîné, du magazine ML (Morale Laïque), de Fréquence Terre, bien entendu,… prouvent que la liberté d’expression est un inestimable trésor à chérir sur le principe majeur que «  la laïcité est la liberté d’esprit », selon Marika Bret, membre de l’équipe de Charlie Hebdo qui, à Espace de libertés, déclare encore que « la laïcité est notre pivot commun, notre pilier de vivre ensemble ».

Il reste à ces médias libres et indépendants à essaimer davantage et inlassablement face à l’inertie et à l’indifférence de trop de politiciens et, par corollaire, de citoyens.

Musique : Michaël Mathy.

« Où qu’on va après ? » de Chantal Dupuis-Dunier  28 Oct 201900:01:47

Depuis la nuit des temps, les êtres humains se demandent ce qu’ils vont devenir après leur mort. Retour en poussière ? Paradis ? Enfer ? Néant ? Compost ? Jusqu’à présent, exceptions d’expériences de mort imminente (et encore…), personne n’a pu répondre à cette question fondamentale.

Alors, laissons aller l’imagination de la poétesse Chantal Dupuy-Dunier, aidée dans son œuvre avec des illustrations d’Elena Ojog, qui, toutes deux, nous mènent dans un sympathique recueil titré Où qu’on va après ? publié aux Éditions L’Idée Bleue et, à présent, par Cadex. J’en ai extrait un passage et une illustration qui, comme l’exprime l’écrivaine se veut une « tentative de réponse poétique et humoristique » :

 

« Ils meurent tous les hommes

Ils se retrouvent un jour

tous ensemble.

 Ça me fait tout drôle quand j’y pense :

rejoindre au creux d’une poignée de terre

des gens qui auraient jamais voulu

me serrer la main de mon vivant, nager entre deux eaux

avec des hommes politiques

qui m’auraient dit :

‘‘ Nous n’avons pas gardé les poissons

avec vous ! ’’

 Et les écrivains – c’est terrible un écrivain

ça s’imagine qu’on n’oubliera jamais

ni son nom ni ses livres.

Plein d’illusions, l’écrivain !

alors qu’au plus tard dans mille ans,

il n’y aura personne pour s’en souvenir ! »

 

Musique : Michaël Mathy.

Quand la nuit porte conseil (33) : « N’allez pas à Paris 2015 -COP21 ! »31 Oct 201500:01:59

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Le monde entier a les yeux tournés vers Paris 2015 – COP21 et chaque pays fourbit ses arguments pour ce grand rendez-vous tellement important pour l’avenir de notre planète.

En Belgique, la préparation tourne au gag, ou au surréalisme typiquement local, avec une réalité politicienne lamentable. Pas moins de six ministres belges sont annoncés à Paris dont, tenez-vous bien, quatre ministres de l’Environnement, oui, quatre ! Un fédéral, un bruxellois, un wallon et un flamand ! On s’est dit que pareille délégation allait montrer et démontrer qu’un petit pays de 11 millions d’habitants, pouvait s’avérer un exemple en matière de concertation environnementale.

Eh bien, détrompez-vous ! Après avoir fait croire à une belle coordination sur les objectifs climatiques belges grâce à un compromis, celui-ci fut rapidement contesté en Flandre et par le gouvernement fédéral à peine l’encre séchée.

Greenpeace a directement fait parvenir un communiqué : « Ministres belges, restez loin de Paris ! Un tel amateurisme n’a pas sa place dans un sommet international sur le climat ! Quel profond mépris pour les millions de personnes qui souffrent déjà des effets du changement climatique. »

Puisse la réunion parisienne déboucher sur un accord autre que le leurre à la belge !

 

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

 

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »…  de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

Quand la nuit porte conseil (32) : Un voyage singulier, intime et précieux24 Oct 201500:03:04

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Dans le cadre de la série « Petits musées, grands artistes », voici le Musée Paul Delvaux de Saint-Idesbald (Coxyde), situé à quelques dizaines de kilomètres de la frontière française. Un chaleureux musée consacré au peintre amoureux des trains et qui devrait aussi intéresser les nombreux Français en visite en Belgique ou qui y résident.

L’œuvre, immense, de Paul Delvaux (1897-1994) est régulièrement considérée comme faisant partie du mouvement « surréaliste » et, depuis des décennies, je ne me lasse pas d’arpenter ce lieu d’exposition qui, au fil du temps, prend de l’extension. Et puis, jusque janvier 2016, il propose des « inédits », c’est-à-dire de touchantes cartes de vœux des années 1955-1960 et les derniers dessins créés entre 1986 et 1989, au moment où la vue de l’artiste commençait à baisser.

J’ai relevé quelques propos de celui-ci : « Je voudrais peindre un tableau fabuleux, dans lequel je vivrais, dans lequel je pourrais vivre. »

Les débuts de ce peintre hors du commun ne furent pas aisés, comme il l’expliqua : « La période 1928-29 a été sombre pour moi. J’étais mécontent de ce que je faisais. C’était l’indifférence générale sinon l’hostilité. J’ai détruit une cinquantaine de tableaux pour en récupérer les châssis… »

Et puis, c’est l’éblouissement avec ses célèbres toiles « La gare forestière », « Toutes les lumières », etc.

« Le meilleur existe pour celui qui y croit. Finalement, on demande beaucoup à un tableau pour qu’il vaille la peine d’être regardé… », déclara-t-il.

Une vingtaine d’années après sa mort, alors que les visiteurs viennent du monde entier admirer son œuvre, un nouvel hommage lui est rendu à travers « un voyage singulier, intime et précieux ». Celui des cartes de vœux et ses dessins de mémoire. Devant ces derniers, comment ne pas être ému quand on lit : « Alors que le crépuscule s’annonce, avec l’âge bien sûr – Paul Delvaux approche de ses 90 ans -, il perd progressivement la vue, mais il continue de créer, d’où des dessins de mémoire. »

Au terme de son existence ici-bas, il travailla, donc, d’instinct, et on constate que le trait est parfois tremblant, hésitant, mais il reste éminemment touchant.

 

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

 

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

Quand la nuit porte conseil (31) : Importante prise de conscience écologique17 Oct 201500:03:03

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Dans la plus huppée des stations balnéaires belges, Knokke, j’ai constaté le résultat d’une véritable et importante prise de conscience écologique. Encore modeste face à l’ampleur de la tâche, certes, mais prometteuse et encourageante. Effectivement, outre le célèbre Zwin, une grande réserve naturelle sur la Mer du Nord située à la frontière hollandaise, il y a, aussi, une « zone de furetage » où il fait bon « marcher en flairant », comme disent les Néerlandais. En cet endroit, on peut donc vivre pleinement la nature, circuler librement à condition, bien sûr, de respecter l’environnement. On peut également s’y asseoir, jouer, se coucher, pique-niquer, se prélasser.

Un peu plus loin, voici les dunes des polders qui comptent une large gamme de biotopes côtiers. Vers l’intérieur des terres, on trouve à quelques centaines de mètres des plages et des dunes, des pelouses dunaires, des broussailles, des prairies, où regorgent flore et faune extrêmement rares.

Encore plus vers l’intérieur des terres, à vrai dire dans les faubourgs de Knokke, une magnifique parcelle où la biodiversité est reine a été créée par les autorités et défenseurs de la Nature.

Des conseils écologiques y sont distillés et signalent des gestes simples à entreprendre en faveur de la biodiversité : « limiter la pollution des sols, de l’air et de l’eau en utilisant moins voire plus du tout de pesticides et augmenter les capacités d’accueil du milieu agricole et des jardins pour la faune et, comme en cette parcelle, la flore sauvage ».

On y rappelle ou apprend au passant, que « bon nombre d’espèces sont en déclin voire ont disparu du territoire. Ainsi, 7% des espèces découvertes sont maintenant éteintes, 20% sont en danger et 27% sont vulnérables. Seules 43% sont considérées comme n’étant pas menacées. Si la biodiversité propose un vaste éventail de biens et de services, ce sont les activités humaines qui sont malheureusement les principales causes de sa dégradation. »

Tout cela se trouve à moins de cent kilomètres de la France et mérite la visite, les encouragements et d’être pris en exemple !

Musique de Michaël Mathy

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Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

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Quand la nuit porte conseil (30) : Edgar Morin : « Nous sommes dans une dégradation généralisée »10 Oct 201500:03:07

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Edgar Morin, sociologue, philosophe, chercheur, marque les esprits depuis des décennies et il fait partie de ces personnages que l’on dit être une « conscience du siècle ». Après avoir lu plusieurs de ses ouvrages et certaines de ses interventions publiques, il m’a semblé utile de lui rendre hommage en partageant quelques-unes de ses pensées qui, je n’en doute pas, intéresseront au plus haut point les auditeurs et lecteurs de « Fréquence Terre ».

Littéralement interpellé par ses déclarations récemment confiées à Béatrice Delvaux (*), chroniqueuse en chef au quotidien « Le Soir », j’ai obtenu de ma consœur le privilège de pouvoir reproduire de larges extraits de son reportage consacré à celui qui est particulièrement tracassé par la dégradation du climat. Le combat écologique d’Edgar Morin est nôtre, bien sûr, et comment ne pas être en symbiose avec lui lorsqu’il constate :

  • Il y avait une occasion unique de relancer l’économie à partir de besoins écologistes ! Or, les hommes politiques n’ont pas de pensée, ils vivent dans l’immédiat et avec des rapports d’experts, ils n’ont ni le sens du global, ni du fondamental.

Quelles sont les solutions proposées par le philosophe ?

  • Généraliser les sources d’énergie propre, dépolluer, déstresser les villes et, surtout, (re)développer l’agriculture fermière et écologique. Aujourd’hui, l’agriculture et l’élevage industriels non seulement détruisent les sols, mais sont porteurs de produits insipides et potentiellement dangereux.

Edgar Morin constate aussi :

  • On est en train de dégrader la Terre et on ne trouve aucun moyen de s’entendre pour éviter la catastrophe que serait, non seulement le réchauffement climatique, mais la destruction de la diversité. Nous sommes dans une dégradation généralisée. La politique suit un mauvais chemin. Notre civilisation déshumanise : le chiffre plus que l’humain.

Mais, où cet homme de 94 ans puise-t-il encore la force de mener la lutte ?

  • C’est l’amour de la vie et l’émerveillement devant ses beautés qui me donnent l’énergie de lutter contre les horreurs et les curiosités.

(*) Que je remercie encore.

Musique de Michaël Mathy

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Sources : « Le Soir » (Bruxelles, 2015), « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

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Quand la nuit porte conseil (29) : Le « phénomène » Fréquence Terre03 Oct 201500:02:38

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Il y a très longtemps, j’avais reçu un imposant ouvrage qui se retrouva confiné sur un lointain rayonnage de ma bibliothèque durant des décennies. Puis, soudain, il m’est apparu nécessaire de le lire en cette époque particulièrement troublée. Ce livre, passablement jauni, évoque les grandes religions du monde, fut écrit par Helmuth de Glasenapp, un érudit allemand, et publié en 1954 chez Payot.

Pour moi, l’intérêt de cet ouvrage de 560 pages résida dans ses chapitres consacrés aux accords et différences et aux attitudes des religions évoquées face au problème de « LA » vérité, chacune d’elle clamant la détenir !

Il m’est apparu, aussi, que certains propos de l’auteur pouvaient s’adresser à « Fréquence Terre », ses animateurs, auditeurs et lecteurs. Je le cite : « Qui veut saisir clairement la valeur d’un phénomène quelconque de la Nature ou de la vue de l’esprit, ne doit pas se contenter de connaître une seule de ses formes ; il doit s’efforcer d’étudier ce phénomène dans les aspects multiples qu’il a revêtus dans des pays divers et des époques variées. »

Sans prétention aucune, je pense pouvoir dire que le rôle de « Fréquence Terre » relève bien du phénomène décrit par Helmuth de Glasenapp, comme étant le reflet d’un combat pour le respect de l’Environnement loin de tout dogme, mais développé dans un esprit pluraliste tout au long de ses rubriques et musiques diversifiées.

Loge des Bâtisseurs de la Cathédrale de Strasbourg.

La démarche à « Fréquence Terre » peut même se résumer par la devise chère aux Compagnons du Tour de France : « Ni asservir, ni se servir, mais servir ! » L’objectif de « Fréquence Terre » perdurera tant que le concept du matérialisme à outrance, le capitalisme, n’affichera pas une conscience morale et une éthique, en somme. À ce sujet, la prochaine conférence consacrée à l’Environnement, COP21, sera essentielle, voire capitale, et, dans ce contexte, « Fréquence Terre » redoublera de vigilance !

Musique de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

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Quand la nuit porte conseil (28) : L’art d’être heureux26 Sep 201500:01:58

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Pierre, nourrisson abandonné le long d’un chemin champêtre, fut recueilli par Charles et Hortense, fermiers qui déambulaient par là. Tel est le début d’une saga familiale qui prend ses racines entre Dordogne et Limousin, en 1773, et décrite avec grand humanisme par Christian Signol dans son roman de terroir « Tout l’amour de nos pères » (Pocket).

Dans la présente rubrique, je veux surtout souligner que ce genre littéraire relève d’une écriture plus profonde que ne le laissent supposer certains chroniqueurs qui se prennent pour des caciques. Ainsi, certains dialogues ou différentes descriptions sociétales, comme on dit à présent, vont bien au-delà d’une histoire qui s’étire de génération en génération, et qui est teintée de pans historiques avérés, telle la boucherie de 1914-18.

Jugez-en donc à travers ces courtes citations :

« Le propre des enfants est de vouloir ignorer ce qui risque de les faire souffrir. »

« Un degré de conscience inférieur à la norme est peut-être préférable à une conscience aigüe de la vie. (…) La vie s’ingénie à nous retirer d’une main ce qu’elle nous a accordé de l’autre. Être heureux consiste seulement à savoir s’en accommoder.»

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

 

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

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Quand la nuit porte conseil (27) : « Pour les couilles du pape » ?19 Sep 201500:02:47

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Qu’est une machine à jouir ? C’est une souffleuse à feuilles, cette machine peu écologique qui remplace le râteau, et qui est utilisée par le jardinier. Pourquoi dit-on « machine à jouir » ? Parce qu’elle est extrêmement bruyante, explique Dominique Foufelle dans son sympathique et intéressant ouvrage « 365 expressions des métiers expliquées » (Éditions du Chêne).

Alors, surtout, ne voyez aucune injure dans le titre de la présente chronique si je vous dis que les « couilles du pape » est une expression désignant des ornements d’ébénisterie qui gâchent un meuble, aussi inutiles que, pour le pape, certains attributs dont il lui est strictement interdit de se servir.

Cet ouvrage propose encore maintes explications cocasses, sérieuses, jamais inintéressantes. Qui est le cabot, selon vous ? C’est le sous-chef d’un chantier chargé de la surveillance. Il doit sans doute son surnom au fait qu’il « aboie » ses ordres aux ouvriers. Et, savez-vous qu’une belle-mère est le sobriquet donné dans plusieurs métiers – dont celui de la taille de la pierre – à un outil tranchant, alors que le coussin de la belle-mère vendu chez le fleuriste désigne un cactus.

Quant à une « palpeuse », il s’agit d’une caissière dont la fonction est de palper, c’est-à-dire de recevoir de l’argent.

Et, pourquoi appelle-ton des policiers, des « poulets » ?

Parce que les locaux de la police parisienne furent établis au quai des Orfèvres à l’emplacement d’un ancien marché aux volailles, le terme s’étendant à tout le territoire français et au-delà.

Pour terminer cette rubrique, voici un savoureuse phrase lancée par une couturière à une apprentie : « Toi, le lapin, va me chercher le jeune homme, ça m’évitera de faire un mariage. »

En voici la traduction, si j’ose dire : « Toi, l’apprentie, va me chercher une planche pour mettre entre le tissu et la doublure, ça m’évitera de coudre deux épaisseurs ensemble. »

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

 

 

Quand la nuit porte conseil (26) : Les jours meilleurs et Savoir revivre12 Sep 201500:02:52

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

C’est en écoutant « Les jours meilleurs » de Maxime Le Forestier que je me suis souvenu, qu’il y a quatre ans, j’avais consacré dans « Littérature sans Frontières » une chronique dévolue à l’ouvrage « mythique » de Jacques Massacrier « Savoir revivre », naguère édité chez Albin Michel puis réédité aux Éditions du Devin (http://savoir-revivre.coerrance.org/).

Pourquoi en reparler en cet été 2015 ? Parce que, compte tenu de la dégradation de plus en plus inquiétante de la qualité de notre environnement, et à l’approche d’une conférence parisienne vitale pour la sauvegarde de la planète, il n’est pas vain, selon moi, de se mobiliser tous azimuts et d’en profiter pour méditer sur les paroles quasiment « prophétiques » de l’auteur de cet ouvrage publié il y a quarante-deux ans !

Ainsi, dans sa préface, Jacques Massacrier écrivait déjà :

« À quoi bon lancer des cris d’alarme contre la société de consommation et d’industrialisation, contre la pollution qui en résulte, si nous continuons à faire vivre les industries qui nous empoisonnent et épuisent les ressources naturelles de notre planète ! »

Alors, dans son ouvrage joliment illustré de dessins, on trouve des conseils et des recettes pour récupérer l’eau de pluie, élever un mur de briques, coudre des ourlets, bouturer, s’intéresser au bon voisinage des plantes, convenablement s’alimenter, cuisiner sans s’empoisonner, conserver des aliments frais, remplacer un carreau, préparer la terre du jardin, choisir de bonnes tisanes, faire une vinaigrette bio, observer les nuages et les vents pour prévoir le temps…

Quelle utopie ! s’exclameront les éternels sceptiques. Pourtant, chacun, à son rythme et à son échelle, peut apporter un geste pour bâtir un quotidien moins pollué.

 

Réapprendre à vivre au contact de la nature, c’est la respecter et c’est un magnifique exemple donné aux générations futures.

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

http://www.editionsjourdan.com/index.php

 

 

 

 

Quand la nuit porte conseil (25) : Joindre la gastronomie à l’érudition05 Sep 201500:03:14

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

« Petits musées, grands artistes », telle est la nouvelle série que je vous présente à partir de ce numéro dans « Quand la nuit porte conseil ».

Une mise au point s’impose d’emblée : il n’y a absolument rien de péjoratif dans les termes « petits musées », mais, tout simplement, une réalité économique et urbanistique et non culturelle, dans la mesure où « petit » signifie bâtiment nettement réduit par rapport au Louvre à Paris, voire à Lens, aux Musées royaux des beaux-arts de Belgique, au Prado madrilène, au British Museum…, donc, forcément moins d’œuvres à contempler. Ce qui n’empêche cependant pas, que les « petits musées » puissent recéler des trésors de l’Art.

René Magritte, 1963.

Ma première étape nous emmène dans la capitale de l’Europe, un lieu souvent visité par les touristes français ou qui y habitent de manière professionnelle, 54 000 ayant même élu domicile dans la région bruxelloise, plus particulièrement à Ixelles. Assurément, une excellente occasion de visiter le Musée d’Ixelles (http://www.museedixelles.irisnet.be/) qui propose, jusqu’au 20 septembre 2015, une exposition sur le thème « Paysages de Belgique » avec des œuvres de James Ensor, Félicien Rops, René Magritte, Constant Permeke, Constantin Meunier…

Toulouse-Lautrec.

Les collections comptent quelque 10 000 œuvres de l’Art Nouveau, du réalisme, du symbolisme, de l’impressionnisme, du fauvisme, du surréalisme…, avec des Dürer, Rodin, Picasso, Miro… et, lors de ma visite, j’ai pu admirer Toulouse-Lautrec, Fernand Khnopff, Rik Wouters, « Le Christ apaisant la tempête » d’Ensor, « Les Belges ont faim » en 1915…, des œuvres qui font la richesse de cet espace culturel à dimension humaine et qui permettent de mieux appréhender le cheminement existentiel et artistique de leurs maîtres.

Julien Dillens, 1896.

Tel Félicien Rops, peintre, dessinateur et illustrateur né en Belgique en 1833 et mort à Corbeil-Essonnes, soixante-cinq ans plus tard, qui, après une carrière bruxelloise, connut une carrière parisienne où il fréquenta Victor Hugo, Alphonse Daudet, Nadar…

Félicien Rops, 1876.

Félicien Rops, membre des agathopèdes, c’est-à-dire une société qui joignait la gastronomie à l’érudition, déclara :

« Je tâche tout bêtement et tout simplement de rendre ce que je sens avec mes nerfs et ce que je vois, c’est là toute ma théorie artistique… »

À voir ou à revoir au Musée d’Ixelles, donc.

 

 

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

https://www.facebook.com/michael.mathy?fref=ts

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

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Quand la nuit porte conseil (24) : Bâtir pour des hommes, bâtir des hommes29 Aug 201500:02:33

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

À maintes reprises dans mes émissions et ouvrages, j’ai fait état du respect et de l’admiration que je voue aux artisans, plus spécialement aux Compagnons du Travail. Souvent, il était question de souligner des œuvres moyenâgeuses façonnées dans le bois, la pierre ou le métal, voire de vitraux qui ornent encore des édifices religieux et châteaux ou, également, des manuscrits enluminés.

Ma récente rencontre avec l’un des lointains descendants de ces artisans exceptionnels, a conforté mon envie de témoigner de leur maîtrise de la matière inspirée par un savoir-faire ancestral. Ici, la main est bien guidée par l’esprit et la culture ouvrière est une culture sacrée qui fait partie du patrimoine depuis des siècles.

Il me plaît aussi de rappeler les propos d’Émile-le-Normand, Compagnon Passant Serrurier du Devoir : « Je bâtis pour les hommes, je bâtis avec les hommes et, ce qui se voit moins, en faisant cela, je bâtis des hommes. »

C’est donc dans ce merveilleux contexte que j’ai regardé le Compagnon Septy Bechou, fileur de verre, ouvrager une perle de verre à la flamme, dans le cadre magnifique de l’Abbaye du Rouge-Cloître située en Forêt de Soignes dans la capitale de l’Europe (www.espaceperles.be).

Outre la magique création de cette perle sous mes yeux, l’artisan se révéla être un conteur avide de partager son art : « Quand les hommes découvrirent le feu, ils voulurent l’apprivoiser, le dompter, le maîtriser, l’utiliser… Certes, le feu est aussi devenu sacré à leurs yeux, à l’image de la boule de feu qu’est le soleil, mais n’a-t-on pas tous une « flamme » en nous ? Cependant, tout l’art est de trouver l’équilibre entre l’esprit, le cœur et le geste. »

Dès lors, comment ne pas être en symbiose avec cette expression : « Le Compagnon n’exerce pas un métier, il est le métier. »

 

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

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Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

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Washington : oui à l’humusation, France et Bruxelles : cela bouge  09 Oct 201900:14:37

Depuis des années, Fréquence Terre évoque l’humusation, cette technique de transformation du corps d’une personne décédée en compost, « véritable alternative aux funérailles classiques », titrait Le Parisien il y a quelques semaines[1].

Dans ce reportage, le quotidien expliquait que l’État de Washington légalisait cette pratique, alors qu’en France et en Belgique, par exemple, « nombreux sont ceux à souhaiter ce retour à la terre littéral après leur mort », mais que la législation ne le permettait pas.

Robert Morez, fondateur des Cahiers de l’agroécologie, y corroborait le mouvement belge « humusation.org » en déclarant à notre confrère : « À ce jour, on a le choix entre du béton et du plastique si l’on opte pour un enterrement ou émettre énormément de CO2 en cas de crémation, sans parler de toute la chimie qui sert à l’embaumement et qui va ensuite polluer les cours d’eau. »

L’infographie du quotidien et de humusation.org stipule les différentes étapes de cette technique : le choix du terrain, de la stèle, la composition du mélange végétal où reposera le corps, les quatre phases de transformation jusqu’au but final, celui de « Donner la vie après sa mort en régénérant la terre ».

Force est de constater que le monde politique tergiverse face à cette pratique pourtant 100% écologique et moins onéreuse.

Alors, en France, des coopératives citoyennes funéraires militent très activement pour que l’exemple de Washington soit aussi d’application.

Francis Busigny, cheville ouvrière dudit mouvement humusation.org a d’ailleurs été invité à exposer cette technique et, au micro de Fréquence Terre, il évoque l’accueil qu’il a reçu en Bretagne et, surtout, les espoirs qui naissent ci et là de voir enfin aboutir pareil combat écologique tant attendu par des dizaines de milliers de personnes, certaines étant très âgées ou malades.

L’interview de Francis Busigny, dont les propos sont emplis d’enseignements et d’un espoir raisonnable, est à découvrir en podcast ci-dessous.

En conclusion de ce reportage, nous pouvons dire que des citoyens convaincus bougent, s’organisent et interpellent les politiciens compétents en la matière. Cependant, ces derniers les entendront-ils enfin ?

Musique Michaël Mathy: : http://www.michaelmathy.be/#music

[1] 29 avril 2019.

« Quand la nuit porte conseil » (23) : La sagesse du centenaire22 Aug 201500:01:49

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

À l’occasion de ma dernière lecture de l’un des nombreux romans de terroir de Jean Anglade, « Le sculpteur de nuages » dont il est aussi question dans ma rubrique « Littérature sans Frontières » sur cette même antenne, j’ai relevé quelques propos empreints d’une certaine sagesse. S’agit-il, seulement, celle d’un centenaire  ou, aussi, de talent littéraire ? Certainement la dernière hypothèse puisque c’est, depuis des décennies, que j’apprécie ce style d’écriture trop souvent snobé par une certaine critique.

Que dit l’un de mes auteurs préférés, que l’on surnomme affectueusement le « Pagnol auvergnat » ?

« On ne peut être raisonnable toujours. Il faut être fou quelque fois. Et mieux vaut une folie feinte qu’une folie véritable. »

Et, clin d’œil en racontant l’histoire biblique de Zachée, collecteur d’impôts au temps du Christ, qui détournait pas mal de fonds et fut pris de remords au point de donner la moitié de ses biens aux pauvres et restitua quatre fois ce qu’il avait pris malhonnêtement.

Le sage centenaire auteur auvergnat conclut : « Quel exemple aux percepteurs, aux fonctionnaires et aux ministres de notre époque ! »

 

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

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Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

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Quand la nuit porte conseil (22) : La mafia du médicament et la preuve par 915 Aug 201500:01:59

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Ne dit-on pas que « science n’a d’ennemis que les ignorants » ? Eh bien, Serge Rader ne s’en laisse pas conter pour autant, nous apprend le magazine « Agenda Plus ». Ancien pharmacien et auteur de diverses études sur les médicaments, il s’attaque de manière, disons scientifique, aux lobbys pharmaceutiques. Scientifique dans la mesure où sa démonstration repose sur des constatations mathématiques indiscutables. En voici la preuve par… 9 !

Ainsi, il compare le prix des médicaments et relève que seuls 3,5% des nouveaux remèdes sont utiles et efficaces, ce qui est la déduction d’une réelle plus-value thérapeutique par rapport aux médicaments déjà offerts dans les officines, explique aussi « Santé Nature Innovation ».

Mais, plus de 9 nouveautés sur 10 (90%, donc) depuis un quart de siècle sont de « vulgaires » copies de produits existants qui ont pour seul but d’augmenter le chiffre d’affaires desdites industries pharmaceutiques.

Serge Rader donne l’exemple d’un médicament contre l’hépatite qui est vendu quelque 256 fois son prix de revient ! Quand le monde politique – non contaminé par les lobbys ! – va-t-il réagir de manière efficace, lui ?

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

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Quand la nuit porte conseil (21) : Dialogue, sagesse et prédation08 Aug 201500:02:07

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

« Il paraîtra inconvenant d’en appeler à l’admiration quand l’ambiance est au dénigrement (…), mais, à l’inverse de la confrontation, la véritable rencontre rejoint l’admiration », tel est le thème central de l’essai « Cinq éloges de la rencontre » édité par Albin Michel. Une publication regroupant cinq rencontres : celles d’un chrétien et d’une musulmane, d’un chrétien et d’un juif, d’un bouddhiste et d’un chrétien, d’un catholique et d’une protestante, d’une humaniste non-croyante et d’un croyant.

Autant de dialogues pour, je cite, « une humanité en partage et pour une fraternité universelle ».

Voici cinq extraits qui, dans le fond, sont valables pour chacun :

« Les utopies sont nécessaires, car elles permettent le mouvement. »

« Si nous voulons nous rencontrer, ne parlons pas de dogme, ce n’est ni utile ni fécond. »

« La parole appartient à celui qui la reçoit, et une dérobade est déjà une réponse. »

« Être humble, c’est porter son regard hors de soi, admirer et reconnaître quelque chose, extérieur à soi, comme digne d’éloge. »

« Il existe un terrain culturel commun aux croyants et aux non-croyants, celui de l’humanisme. »

Que de propos emplis de sagesse et, dès lors, on regrette tous ces conflits religieux, philosophiques, sociétaux, raciaux… qui font de l’homme le plus virulent prédateur de l’homme, alors que la fraternité universelle est à portée de dialogue.

 

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

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Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses », « Mémoires d’un journaliste révolté »… de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

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La nuit porte conseil (20) : Se révolter, c’est savoir et comprendre !01 Aug 201500:02:17

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

 Ce titre, que je trouve particulièrement interpellant, comme on dit actuellement, est une citation de 1971 relevée dans l’ouvrage « Campus » de Michel Lancelot, dont il est aussi question dans ma rubrique « Littérature sans Frontières ».

Adepte de la non-violence, cet auteur avait lancé sur les ondes d’ « Europe 1 » : « Pour changer l’Homme, ou retrouver sa véritable condition, n’existe-t-il plus aujourd’hui qu’une solution : mettre un fusil dans la main de son enfant ? » Il avoua que les rapports révolutionnaires entre la violence et la non-violence avaient un goût d’amertume pour lui :

« On peut y sentir la fin d’une illusion », déclara-t-il, désabusé.

Et de constater que des jeunes – et parfois des moins jeunes – non violents entraient à leur tour dans une sorte de terrorisme implacable et meurtrier. Il ne l’admettait pas et il avança une explication à ce constat : les décideurs politiques et autres dédaignent les jeunes ! Il évoqua aussi une situation qui, avouons-le, n’a guère changé ces quatre à cinq dernières décennies, celle de ces « journalistes et autres informateurs qui se taisent ou qui parlent « dans la ligne » face à ceux « qui déforment les faits, truquent les chroniques, inventent des victoires, gomment les défaites, font d’un peuple en colère une bande d’ivrognes en furie, sonnent la charge du mensonge… »

Bref, en relisant « Campus », je me suis dit qu’il n’y avait pas grand-chose de nouveau sous le soleil. Y compris cette citation, puisqu’elle provient de la Bible !

Quand la nuit porte conseil (19) : Paul Claudel en extase à Bruxelles25 Jul 201500:03:07

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Quelques étapes d’intérêt international des randonnées en francophonie belge et dans la capitale de l’Europe, intitulées « Le Beau Vélo de RAVeL », sont susceptibles de captiver l’attention de nombreux français qui y résident ou travaillent, des touristes, voire des Nordistes.

À part les férus d’Histoire et autres adeptes de l’ésotérisme (philosophie ancienne qui devait rester inconnue des non-initiés), qui connaît la légende – teintée de faits historiques – de la « Vierge dans la barque » que l’on peut découvrir à la magnifique église Notre-Dame du Sablon de style flamboyant à Bruxelles ?

Outre une représentation placée dans la pénombre, tout en haut de la nef, recouverte de poussière, la « Vierge dans la barque » est surtout visible à un portail.

« En entrant dans l’église par le portail sud, on remarque que la porte est décorée de deux petites effigies de la Vierge dans un bateau : d’après une jolie légende illustrée par des tapisseries de 1516 conservées au Musée du Cinquantenaire, une certaine Baet Soetkens aurait amené d’Anvers, par bateau, une statue de la Vierge. Elle l’aurait déposée dans la modeste chapelle que les Arbalétriers avaient construite sur ce terrain en 1304. Les dévots affluant, et avec eux les offrandes, la chapelle devint trop petite, c’est ce qui incita les Arbalétriers à entreprendre la construction de l’église que nous admirons aujourd’hui. »

L’énigmatique Vierge dans la barque.

Une autre légende prétend que, en 1348, une certaine Béatrice qui, comme Jeanne d’Arc avait entendu des voix, alla voler – sous le regard ahuri du sacristain transformé en statue de sel ! – la statue de Notre-Dame-à-la-Branche installée dans une église anversoise et la déposa dans une barque. Cette dernière arriva à Bruxelles par la Senne.

À vrai dire, les ésotéristes voient plutôt dans la représentation de Notre-Dame-à-la-Branche celle du mythe d’Isis conduisant l’âme du mort vers le monde inférieur et, comme ils disent : « Les Vierges Noires reconduisent ainsi les Isis, les Athon, les Déméter et les Cybèles, les Aphrodites noires… »

D’aucuns, donc, prétendirent que la Vierge du Sablon était noire. Un guide sur place fut formel : « Elle est noire à cause de la poussière accumulée… »

L’église du Sablon. Hommage à Paul Claudel.

Église du Sablon fut abondamment fréquentée par Paul Claudel de 1933 à 1935, rappelle une plaque commémorative : « L’architecte construit l’appareil de pierre comme un filtre dans les eaux de la lumière de Dieu et donne à tout l’édifice son orient comme une perle », écrit-il.

 

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

 

 

Quand la nuit porte conseil (18) : Les malveillances d’Apollinaire à Stavelot18 Jul 201500:03:06

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Quelques étapes d’intérêt international des randonnées en francophonie belge et dans la capitale de l’Europe, intitulées « Le Beau Vélo de RAVeL », sont susceptibles de captiver l’attention de nombreux français qui y résident ou travaillent, des touristes, voire des Nordistes.

Stavelot.

Stavelot et Francorchamps, étapes du « Beau Vélo de RAVeL », sont deux entités qui, avant modification du tracé (passé de 14 à 7 kilomètres), étaient surtout étroitement liées par le médiatisé « Virage de Stavelot » du plus beau circuit automobile du monde.

Blanc-Moussi.

Stavelot, cité des Blancs Moussis, personnages énigmatiques et amuseurs  se confondant avec la légende de moines « libertins », est une très ancienne cité fondée en 648, du temps de Remacle, moine français envoyé d’Aquitaine afin de civiliser les populations ardennaises.

Hommage à Guillaume Apollinaire.

Outre des fouilles archéologiques exceptionnelles sur le site de l’abbaye, il y a trois musées : celui, extraordinaire, de la Principauté de Stavelot-Malmedy, du Circuit Spa-Francorchamps et Apollinaire. Ici, on rappelle que le poète français Guillaume Apollinaire (1880-1918) quitta la pension Constant, située rue Neuve, sans payer sa facture car sa mère, qui devait lui envoyer de l’argent, avait tout dépensé au Casino de Spa. Il était resté des semaines dans cet établissement qui, à présent, s’appelle « Le Mal-Aimé », du nom d’un poème du recueil « Alcools ».  Sur la façade, on peut lire : « À l’aube du 5 octobre 1899, le poète Guillaume Apollinaire quitta cette maison où il vécut une saison de sa jeunesse. » Stavelot qui resta dans le cœur du poète. Il y changea son prénom « Wilhelm » en « Guillaume », y fit de longues promenades, fréquenta un cercle poétique et dramatique et y rencontra Marie Dubois.

Il en devint rapidement amoureux et, visiblement, elle le lui rendit bien. Elle fut une sorte de muse pour lui, puisqu’il se mit à écrire de manière abondante. Mais, par son départ à la cloche – avec une fameuse ardoise au préjudice de Monsieur Constant -, il rompit brusquement sa relation avec Marie. Ce qui, visiblement, ne lui porta pas chance sur le plan sentimental. En effet, le futur ami d’Alfred Jarry et de Picasso vécut d’autres déboires sentimentaux, sa manière de fuir en plantant Marie, c’était son premier amoureux, paraît-il, l’aurait « marqué » de manière négative, du moins, sur ce plan-là !

 

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

 

 

Quand la nuit porte conseil (Hommage) : Combat, vie et survie écologiques11 Jul 201500:03:00

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

En novembre et décembre prochains, Paris accueillera l’une des conférences internationales les plus importantes de l’histoire de la planète : « Paris Climat 2015 ». De l’avis unanime, cette conférence apparaît cruciale afin de conclure un accord dans le défi mondial lancé face au dérèglement climatique, ses émissions de gaz à effet de serre et réchauffement global de la terre y compris, n’en déplaise aux éco-sceptiques. Tous les états sont donc concernés par ce rendez-vous très attendu par les écologistes, certes, mais, aussi, par des centaines de millions de citoyens qui ont conscience que le combat pour l’environnement est devenu indispensable pour leur vie, voire leur survie.

Que j’évoque combat, vie et survie, les officiels, dont le président François Hollande, évoquent une « conférence placée sous le signe  de l’exemplarité environnementale ». C’est le moment, selon moi, de rappeler la lutte menée depuis des décennies par tous ces mouvements écologiques qui œuvrent pour le bien de notre planète et les générations futures, parfois au prix de sacrifices humains. Ce n’est pas à « Greenpaece » que l’on me contredira.

Un autre « Rainbow Warrior » de Greenpeace visité par notre chroniqueur Pierre Guelff, à Ostende, dans les années ’80. Le combat écologique est loin d’être terminé !

En effet, il y a juste trente ans, le 10 juillet 1985 pour être précis, eut lieu l’affaire du « Rainbow Warrior ». À savoir : une opération commanditée par le Ministre de la Défense français Charles Hernu, avec l’autorisation explicite du Président de la République française François Mitterrand (selon le témoignage de Pierre Lacoste, patron de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure), par laquelle les services secrets français sabordèrent le navire « Rainbow Warrior » appartenant à Greenpeace. Navire qui était à quai en Nouvelle-Zélande et s’apprêtait à partir pour l’atoll de Mururoa pour protester contre les essais nucléaires français. Cet attentat fit une victime : Fernando Pereira, photographe et membre de l’équipage de Greenpeace. La France paya plus de 8 millions de dollars de dommages à Greenpeace et présenta ses excuses à la Nouvelle-Zélande.

Ce rappel historique me paraissait important, afin que ne s’oublie jamais le combat mené par les associations écologiques depuis des dizaines d’années. Une lutte planétaire qui est loin d’être terminée, malheureusement.

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

 

Quand la nuit porte conseil (17) : Sur les traces du fondateur de Lille04 Jul 201500:03:10

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Quelques étapes d’intérêt international des randonnées en francophonie belge et dans la capitale de l’Europe, intitulées « Le Beau Vélo de RAVeL », sont susceptibles de captiver l’attention de nombreux français qui y résident ou travaillent, des touristes, voire des Nordistes.

La Tour blanche, poste d’observation pour les troupes napoléoniennes.

Haut-lieu (sans jeu de mots) du cyclisme avec le Tour des Flandres et du cyclotourisme, 600 hectares de bois, des randonnées balisées sur des chemins escarpés, des pentes abruptes, des courbes intenses… pour les adeptes de la marche et du jogging, des villas à l’architecture « début du siècle », des cafés-tavernes, des restaurants (avec produits du terroir), la Maison des Randonneurs et ses expos, la « Tour blanche », vestige probable d’une ancienne chapelle, celle-ci est le point culminant (141 m) d’un site touristique exceptionnel, naguère utilisée par les armées napoléoniennes comme poste d’observation et de communication par gestes des bras.

Une étrange Nature…

Avec un panorama remarquable, un microclimat tonique, une nature superbe (geais, orvets, jacinthes, châtaignes, landes à genêts, arbres aux racines « étranges »…), c’est la « station verte » par excellence !

Il y a aussi des mégalithes formant un dolmen (chambre funéraire) ressemblant à une enclume d’une divinité païenne, d’où « enclus », selon divers archéologues.

 

Lille.

Plus tard dans le temps, en l’an 620, une riche caravane d’un prince de Bourgogne – qui fuyait sa résidence et se dirigeait vers l’Angleterre -, traversa la région et fut attaquée par les troupes d’un seigneur-brigand local qui écumaient les environs. La princesse, jeune maman, eut tout juste le temps de cacher son bébé dans un buisson du bois de la colline, avant d’être emmenée comme prisonnière, les autres personnes de l’escorte ayant été massacrées. La Vierge serait apparue à la jeune femme lui prédisant que son fils vengerait son père…

Et, ô phénomène sensationnel, le bébé aurait été allaité par une biche et trouvé par un ermite qui vivait dans cette vaste zone boisée. L’homme solitaire lui donna le nom de Liedericq (Lydéric) et s’occupa de son épanouissement. Deux décennies passèrent, et Lyderic défia l’assassin de son père dans un combat singulier, remporta ce duel judiciaire et obtint du roi le château du Buc, berceau de la ville de Lille, qui appartenait à son adversaire.

 

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

 

Quand la nuit porte conseil (16) : Le célèbre « Nuts » à Bastogne27 Jun 201500:02:22

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Quelques étapes d’intérêt international des randonnées en francophonie belge et dans la capitale de l’Europe, intitulées « Le Beau Vélo de RAVeL », sont susceptibles de captiver l’attention de nombreux français qui y résident ou travaillent, des touristes, voire des Nordistes.  Outre de nombreux monuments et musées rappelant la « Bataille des Ardennes », il y a aussi un aspect hautement historique dans la cité du célèbre « Nuts ». Un « Nuts » qui changea l’Histoire, en tout cas !

Bastogne et la célèbre Bataille des Ardennes.

Ainsi, le 22 décembre 1944, le général von Lüttwitz envoya un ultimatum au général Mc Auliffe : « L’issue de la guerre est en train de changer. Cette fois-ci, les troupes américaines dans et autour de Bastogne ont été encerclées par des unités allemandes mieux armées. Il existe une seule possibilité de sauver les troupes américaines assiégées et l’annihilation totale : c’est la reddition honorable de la ville assiégée. Si cette proposition devait être rejetée (…), l’ordre de tirer sera donné immédiatement. Toutes ces pertes civiles sévères causées par les tirs d’artillerie ne correspondraient pas avec l’humanité américaine bien connue. »

La réponse du général américain fut très courte : « Au Commandant allemand, NUTS ! (« Des noix ! ») Le Commandant américain. » L’Histoire nous dit que les gradés Allemands durent se faire expliquer cette réplique cinglante…

Tout cela est relaté et commémoré en divers endroits de Bastogne et des environs, comme d’autres moments de cette terrible « Bataille des Ardennes » et quelques aspects de la vie locale et régionale : au Mardasson, aux Musées, avec, parfois des expositions temporaires,  « Bastogne Ardennes 44 », « Bataille des Ardennes », « 101st Airborne », « Piconrue », « Pays d’Ardenne », au Centre d’interprétation de la Seconde Guerre mondiale, le char Sherman…

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

 

Quand la nuit porte conseil (15 ) : Le Beau Vélo de RAVeL20 Jun 201500:02:47

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Depuis plus de quinze années, les étapes du « Beau Vélo de RAVeL », aussi belles que le « Boléro de Ravel » à la mélodie inoubliable, attirent des dizaines de milliers d’amoureux de la petite reine qui, par monts et par vaux, de villages pittoresques en cités prestigieuses, de chemins campagnards en routes provinciales, de châteaux en lieux sacrés, s’adonnent en peloton à plusieurs randonnées estivales en Francophonie belge. Une bonne occasion, aussi, de (re)découvrir des coins insolites, mystérieux, d’aller à l’écoute de légendes et d’anecdotes de terroir dans les Ardennes, de parcourir des itinéraires chargés d’Histoire du côté de Bastogne, ou, mythiques, de sport automobile à Francorchamps ou cycliste au Mont-de-l’Enclus, folkloriques à Stavelot, Ellezelles…

Démarche écologique et patrimoine se conjuguent donc à ces occasions et il n’est pas vain de rappeler les bienfaits de la pratique du vélo : c’est gratuit, cela ne pollue pas, ni bruit, ni fumée, pas de gaz à effet de serre, c’est excellent pour la condition physique à condition, bien entendu, de ne pas jouer au forçat de la route et d’avoir reçu le feu vert de la médecine. De plus, il n’y a pas de stationnement difficile, cela favorise la convivialité et privilégie les contacts familiaux, par exemple.

Le « vélo vert », comme certains appellent ce type de randonnée ou cyclotourisme, effectué dans l’esprit du « Beau Vélo de RAVEeL », est d’ailleurs en plein essor. Selon le Ministère français de l’Écologie, quelque trois millions de vélos seraient vendus annuellement dans l’Hexagone.

Il y en a donc pour tous les goûts et tous les âges : vélo-tourisme, vélo-routes, vélo-city… et je ne peux m’empêcher de citer Charles-Albert Cingria, écrivain et musicien qui sillonna toute la Suisse à vélo, et même au-delà, comme pour chercher ou enrichir et peaufiner ses œuvres : « La bicyclette fait de vous un heureux ; quelqu’un de libre et c’est insondable et exquis ce sentiment. »

C’est à l’instigation de la RTBF, avec le soutien de différents médias, dont Ciné-Télé Revue, et sur les antennes de « Fréquence Terre », que le vélo est ainsi mis en évidence et fêté durant treize semaines (du 27 juin au 20 septembre 2015)

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

Sagesses d’ailleurs (6) : Des Toltèques aux Navajos, quelles leçons !05 Oct 201900:02:25

Dans son essai Sagesses d’ailleurs de Frederika Van Ingen (J’ai Lu), dont il a déjà été question, l’auteure présente en détail les « quatre accords toltèques pour se remettre en harmonie » concoctés par une civilisation ancienne du Mexique, qui fut la gardienne de connaissances et pratiques spirituelles.

Ces quatre accords sont destinés, selon elle, à lutter contre nos peurs, à faire tomber nos masques, à nous dépouiller d’un état formaté par des convenances, processus de domestication et autres souffrances. À savoir :

  1. Que votre parole soit impeccable : propageons l’amour plutôt que la médisance.
  2. Quoi qu’il arrive, n’en faites pas une affaire personnelle.
  3. Ne faites pas de suppositions. Posons des questions, plutôt.
  4. Faites toujours de votre mieux. Ni trop en s’auto-flagellant, car on perd de l’énergie, alors que ne pas en faire assez, c’est s’exposer aux regrets et à la culpabilité.

Ces accords toltèques sont un enseignement qui renferme, comme d’autres évoqués dans le livre, la Connaissance universelle.

Pour clore cette chronique, voici Lorenza Garcia et les Indiens Navajos, qui l’accueillirent comme une amie.

Ainsi, quand elle entra dans le hogan, c’est-à-dire le temple des Navajos, là où elle resta neuf jours et neuf nuits, on lui dit : « Reste avec nous, et quand tu rentreras dans ton pays (en France), tu diras qui nous sommes. »

Elle appris à « cultiver » avec ces femmes et hommes-médecins, ce verbe symbolisant pour eux un cercle à l’intérieur duquel se trouvent la beauté, la joie, la compassion, la prospérité, l’amour, la conscience, la santé, l’harmonie et l’humour.

Tant que l’être humain est en lien avec cela, dit-elle, il est une voie de passage entre le Ciel et la Terre, il est en lien avec ce que la Nature lui a donné.

Et, cultiver, c’est trouver ou retrouver la paix en soi, réparer plus que jamais, collectivement.

Pour info à ce sujet :

https://www.youtube.com/watch?v=nVP4Mfge6vw

Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

Quand la nuit porte conseil (14) : « Ça va pas trop mal ! »13 Jun 201500:02:02

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

L’« Agenda Plus », dont il a déjà été question sur « Fréquence Terre », a la très bonne habitude de consacrer deux de ses pages aux « Actualités positives ». Alors, dans le concert mondial morose que l’on connaît, quelques notes du style « Ça va pas trop mal ! », ou « Ça pourrait être pire ! » ou, encore, « Ça va bien ! », sont les bienvenues.

Au moment où la Tout Eiffel s’est mise au vert grâce à deux éoliennes qui alimentent la boutique du 1er étage, on apprend que tous les habitants de Bruxelles sont encouragés à manger végétarien une fois par semaine, le jeudi. Grâce à une campagne lancée auprès de restaurants, entreprises, écoles et hôpitaux, quelque 215 000 repas végétariens ont été consommés en un an.

Et puis, il y a le Pinatex conçu par un designer espagnol et qui consiste en un cuir végétal à base de fibres d’ananas. Ce textile peut facilement être teint et imprimé.

Enfin, en Inde, on salue le succès d’une marche vers la capitale New Delhi dont les manifestants luttent pour les droits à la terre. Marche non-violente dans l’esprit de Gandhi, le gouvernement a décidé de se pencher à nouveau sur la question : « C’est une réussite historique », souligne « Agenda Plus ». À « Fréquence Terre », on se réjouit aussi de toutes ces actualités positives.

Spéciale TTIP : Lobbying et démocratie en péril13 Jun 201500:02:25

« Littérature sans Frontières » et « Quand la nuit porte conseil » sont des chroniques de Pierre Guelff.

Le rôle majeur, voire prépondérant, du lobbying au sein des institutions européennes, de l’Administration américaine, de pouvoirs publics nationaux ou régionaux, tous ceux censés protéger et défendre l’intérêt général dans la Société, met réellement notre démocratie en péril. Pour rappel, le rôle du lobbyiste est d’influencer les politiques pour le compte d’intérêts particuliers.

Ainsi, plus de la moitié des experts de l’Agence de Sécurité Alimentaire présenteraient des conflits d’intérêt en raison de leurs liens avec l’industrie alimentaire. Monsanto rémunèrerait des hauts fonctionnaires de l’Agence de Protection des États-Unis, ainsi que plusieurs secrétaires d’État et des membres du Congrès. Au début de juin 2015, le patron belge du contrôle nucléaire a reconnu avoir distribué des enveloppes pour corrompre. À Bruxelles, il y aurait entre 20 000 et 30 000 lobbyistes, soit un lobbyiste pour deux fonctionnaires européens. La Commission européenne donne la place à des lobbies au sein même de ses groupes d’experts. Ainsi, sur les 74 membres du Comité de conseil sur les gaz de schiste, plus de 70% représentent ou ont des liens  financiers avec l’industrie des gaz de schiste.

Comment ne pas être inquiet quand on dit que « les multinationales n’aiment pas la démocratie économique car elle rogne leurs marges bénéficiaires ? »

Les lobbyistes sont donc à l’ouvrage sans relâche et ils ont eu une idée bien précise dans leur stratégie : « Et si les gouvernements autorisaient les multinationales à choisir les législations qu’elles préfèrent ? » Poser la question est y répondre et il est grand temps que la démocratie se ressaisisse, donc le peuple et ses élus, face au diktat des multinationales.

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy.

Photo : Siège de Monsanto Europe à Bruxelles.

Source : « POUR » (www.pour.press).

Illustration : BLU (« POUR »)

Quand la nuit porte conseil (13) : Un authentique maître spirituel06 Jun 201500:02:38

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Si comparaison n’est pas raison, j’ose quand même celle-ci : on évoque souvent Maître Eckhart (1260-1327, photo : Dominicains Canada) sans avoir lu un seul de ses textes comme citer ARTE en tant que chaîne télévisée hautement culturelle sans jamais, ou alors si peu, avoir regardé ses émissions.

Tout ceci pour dire qu’avec Alain Lejeune, auteur du « Message initiatique de Maître Eckhart » paru à « Maison de Vie », la première hypothèse de cette chronique est résolue en une bonne centaine de pages.

Formé très jeune aux sept arts libéraux (grammaire, rhétorique, dialectique, arithmétique, géométrie, astronomie et musique), Johannes Eckhart accéda à des fonctions majeures, dont celle de Maître en théologie. Il n’hésita pas à dénoncer ceux qui, je le cite, « aiment Dieu comme  le paysan aime sa vache, pour le beurre ou le fromage qu’il en tire », comparaison qui, bien sûr, déplut à certains ecclésiastiques.

Dans un contexte fort tendu en ce début de XIVe siècle, il fut même poursuivi par la sinistre Inquisition. Néanmoins, il mourut un an avant qu’il ne soit lavé de tout soupçon d’hérésie.

Aujourd’hui, selon l’auteur, féru de symbolisme et de Tradition, l’enseignement de Maître Eckhart « demeure vivant » à travers un certain cheminement initiatique et différents rituels. De nombreuses citations en témoignent, ce qui relève d’un authentique maître spirituel aux yeux d’Alain Lejeune. En voici trois :

« La connaissance porte en soi l’amour et l’amour serait aveugle si la connaissance n’existait pas. »

« Ne pas connaître une chose dans sa cause manifeste ne peut jamais être une connaissance. »

« Un maître dit que toutes les puissances de l’âme qui opèrent dans le corps meurent avec le corps à l’exception de la connaissance et de la volonté ; elles seules demeurent dans l’âme. »

 

 

 

 

 

Spéciale TTIP : La démocratie vendue aux multinationales06 Jun 201500:02:25

« Littérature sans Frontières » et « Quand la nuit porte conseil » sont des chroniques de Pierre Guelff.

Il a déjà été question sur « Fréquence Terre » des traités CETA et TTIP, c’est-à-dire des traités entre l’Union européenne, le Canada et les États-Unis.

Ces traités sont particulièrement importants dans la mesure où, par exemple, des entreprises canadiennes et américaines pourront attaquer l’Europe pour « un dommage causé par l’instauration d’une règle, protectrice de l’intérêt général, qui entraverait leurs gains potentiels. »

Ces traités s’appuieraient sur un arbitrage juridique privé. À savoir, « des tribunaux d’arbitrage entièrement privés, secrets, rapides, tenus par aucune législation, sans appel, composé d’arbitres professionnels des affaires : c’est l’ISDS. Un cadeau de la Commission européenne aux multinationales. »

Unifier les règles économiques unifie également la culture : tout le monde devra se contenter de lire la même chose, manger la même chose, écouter la même musique, lire les mêmes livres…

Il faut donc ajouter à ce tableau peu engageant l’ISDS, c’est-à-dire un Conseil de coopération réglementaire, c’est-à-dire des technocrates non élus et non contrôlés et, ainsi, « les parlementaires, à tous les niveaux, ne contrôleront plus le pouvoir législatif à 100% »

L’information et la conscientisation face à ces menaces sont prises en considération à « Fréquence Terre », car il en va de notre démocratie, comme de la sauvegarde de notre planète, d’ailleurs. Ces traités me donnent l’occasion de citer José Marti, philosophe, penseur et poète cubain du XIXe siècle : « La grandeur des chefs n’est pas dans leur personne, mais dans la mesure où ils servent la grandeur de leur peuple » et cette phrase de l’illustre Stendhal : « Le bon ton ne serait-il point de faire semblant de faire par passion ce que l’on fait par intérêt ? »

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

Photo : Dans la verdure et « engrillagé » :  le siège de Monsanto Europe à Bruxelles

Source : « POUR » (www.pour.press).

Illustration : Jef Aérosol (« POUR »).

 

 

Quand la nuit porte conseil (12) : Agrotoxiques et drame universel30 May 201500:03:12

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Le magazine MAD, spécialisé en Arts et Culture, a eu l’excellente idée de s’entretenir avec Diego Martinez Vignatti qui, récemment, a tourné un film politique abordant la problématique des agrotoxiques. Film dont le titre en français est « La terre rouge » (« La tierra roja »). Cet Argentin de naissance s’est intéressé à ce « drame universel » depuis une quinzaine d’années et ses propos ne peuvent que rencontrer l’approbation de tous les amoureux de la nature, les militants écologistes, les défenseurs d’un environnement sain, voire chaque citoyen.

« Nous vivons dans un monde extrêmement injuste, aveugle, qui écrase les plus faibles, dit-il. Nous sommes en train de nous détruire en tant que civilisation et même en tant qu’espèce. Et face à ça, nous ne faisons rien. »

Il constate encore :

«  Certaines personnes ferment les yeux sur la réalité et veulent continuer à agir confortablement installés. »

Qui vise-t-il ?

« Nous contribuons tous à la destruction de notre planète. Et cela va au-delà de la déforestation et de la disparition de certaines espèces. »

Pourquoi place-t-il tout le monde dans le même sac ? Nous, à « Fréquence Terre », et d’autres à nos côtés, avons quand même l’impression de ne pas rester les bras ballants en ce domaine !

Explications de Diego Martinez Vignatti :

« Tous les jours, des gens tombent malades à cause de la pollution alors que c’est quelque chose que nous pouvons contrôler. On nous empoisonne par l’eau, l’air, la nourriture. L’État censé nous protéger ne nous protège pas et nous, consommateurs, sommes conscients de ça mais nous ne voulons pas voir les choses en face. »

Bien sûr, le cinéaste reconnaît des initiatives, mais, visiblement, il faudrait accélérer le processus de conscientisation et, dans le fond, secouer vigoureusement certains « salopards » :

« Il faut de véritables hommes d’État, qui pensent que le plus important n’est pas eux mais la communauté et qui réfléchissent à l’avenir. Comment est-il possible de laisser faire ces choses-là, comme les agrotoxiques. Mais là où je m’attendais à trouver le diable, je n’ai trouvé que des êtres humains… »

Le cinéaste dit qu’il veut mettre en évidence des problèmes passés sous silence afin de faire bouger les lignes. Avec son interview à MAD et son dernier film, il y est arrivé, c’est le moins qu’on puisse dire.

 

 

 

Spéciale TTIP (« POUR écrire la liberté »)30 May 201500:03:05

« Littérature sans Frontières » et « La Nuit porte conseil » sont des chroniques de Pierre Guelff.

Le journal « POUR » (« Pour écrire la liberté » : www.pour.press) diffusé en France et en Belgique à partir de cette fin de mois de mai, pousse à la réflexion quand il évoque « L’arnaque du siècle » et « une menace pour notre démocratie » au sujet du traité transatlantique, mieux connu sous les initiales de TTIP.

Lisons quelques passages de l’éditorial de Jean-Claude Garot, le rédacteur en chef, pour davantage mesurer l’urgence de la question… que « Fréquence Terre » ne peut, bien évidemment, que répercuter !

En premier lieu, notre confrère rappelle brièvement l’historique de nos droits syndicaux et sociaux, tels l’enseignement libre et gratuit, la santé pour tous, l’égalité des sexes, la protection des enfants.

Puis, il propose ce premier constat :

« On ne s’indigne pas assez aujourd’hui du fait que les droits humains les plus élémentaires ne soient pas acquis ou respectés dans une grande partie du monde, qu’un enfant meure de faim toutes les cinq secondes, alors que la production alimentaire mondiale pourrait nourrir plus que les sept milliards de terriens. »

Il poursuit de manière très ferme :

« On ne mesure pas non plus à quel point cet héritage est menacé de dilapidation, voire de disparition, par une mondialisation débridée, menée par les grands pouvoirs financiers et industriels internationaux. Ceux-ci sont appuyés par des dirigeants politiques soutenant la recherche effrénée du profit, quitte à exclure le plus grand nombre des avantages de notre société développée, quitte à enfoncer toujours plus les autres pays dans la pauvreté. »

Et notre avenir est bien sombre :

« Le Traité transatlantique se construit secrètement, ou en tous cas de manière non transparente, entre l’Europe et les États-Unis. Pour la première fois dans notre histoire contemporaine, l’ensemble de nos acquis et de nos valeurs, philosophique, politiques et humains peuvent être déconstruits, au profit des multinationales qui, par ce Traité, hériteraient de pouvoirs tellement importants que même une partie de notre système législatif serait confié à un conseil de technocrates. »

En soulignant que l’urgence d’une prise de conscience est grande, l’éditorialiste de « POUR » signale encore que ce sont deux traités qui seront bientôt soumis au Parlement européen : le TTIP, mais, aussi, le CETA, un traité  du même acabit avec le Canada.

Il y a donc lieu d’« agir maintenant en se ralliant aux mouvements et aux actions de conscientisation » en participant à ce « sursaut démocratique indispensable pour nos libertés ».

 

Quand la nuit porte conseil (11) : Leçons de Vie avec Alexandre Jollien23 May 201500:02:39

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

« Je suis un anormal. Je suis un handicapé à perpétuité. Démarche chaloupée, voix hésitante ; jusque dans mes gestes les plus infimes, mouvements abrupts de chef d’orchestre drôle et sans rythme : voilà le portrait de l’infirme. Dans un univers de boiteux, celui qui marche droit passe pour anormal », explique Alexandre Jollien dans plusieurs de ses essais. Son apport philosophique à des questions majeures sur l’existence de chaque être humain booste littéralement celui qui se plaint pour des aléas qui paraissent d’une grande banalité par rapport à son handicap. Pourtant, des petites douleurs, physiques, morales, existentielles, peuvent engendrer d’immenses souffrances chez le commun des mortels. Il en est aussi conscient.

Quel est le sens d’une éventuelle souffrance ? Que sont l’art de la rencontre et le goût de l’autre ? Qu’entend-on par chemin de liberté et de légèreté ?

Une première constatation est évoquée par Alexandre Jollien : les adversités rencontrées constituent un terreau sur lequel l’existence va se construire : « Rien n’est jamais perdu ! » clame-t-il.

Deuxième constat : baisser les bras, se résigner équivaudrait à la mort, dès lors, le moment le plus insignifiant devient une occasion de se fortifier.

Troisième constat : la volonté doit s’entretenir comme une flamme.

Il livre une conclusion, que je devine provisoire compte tenu de l’abondance de ses réflexions au fil de ses expériences : la formation de la personnalité exige de se reconnaître vulnérable, perfectible, prendre conscience d’évoluer en terres incertaines, essayer de savoir pourquoi l’on combat…

« La souffrance ne grandit pas, c’est ce qu’on en fait qui peut grandir l’individu », dit-il encore.

Esprit né avec un corps secoué de spasmes, le « légume » pense, ajoute-t-il. On ne peut que s’incliner devant pareil personnage. Et, surtout, le remercier pour ses magistrales leçons de Vie.

 

 

Reportage exclusif : « Spéciale Manifestation mondiale contre Monsanto »23 May 201500:03:10

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

En cette fin de mois de mai, des citoyens du monde entier, dans une cinquantaine de pays, ont à nouveau marché contre Monsanto et consorts, c’est-à-dire Bayer, des multinationales des OGM et des pesticides, modèle agricole qui tue à coups de produits chimiques et de manipulations ; un modèle imposé aux détriments des peuples et des paysans qui les nourrissent.

Cette marche mondiale contre Monsanto, dont celle dans la Capitale de l’Europe – haut lieu du lobbying de ces sociétés « assassines » comme le clama Matthieu Ricard -, avait un slogan commun « Pour une agriculture durable et une alimentation saine pour tous. »

Outre les propos de David, organisateur, « Fréquence Terre » y releva plusieurs revendications essentielles pour la sauvegarde de notre planète :  « Halte aux herbicides cancérogènes, aux fermes-usines, aux lois semencières dictées par les multinationales », « Retrait des produits toxiques, entre autres tueurs d’abeilles », « Réapproprions-nous les biens communs, contre les intérêts privés d’une minorité »

David, organisateur, au micro de Pierre Guelff pour « Fréquence Terre ».

L’interview de David (disponible dans sa totalité en podcast ci-contre sur le site de « Fréquence Terre ») peut-être résumée de la manière suivante : « La manifestation rejoint le concept de la désobéissance civile, c’est l’appel au peuple plus qu’aux dirigeants. Appel pour conscientiser les citoyens, ce qui est une force supplémentaire pour faire changer l’opinion des politiques. Nous sommes des citoyens conscients, d’où le combat contre Monsanto et ce type d’industrie. »

 

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

La nuit porte conseil (10) : Triomphe de la Lumière sur les ténèbres16 May 201500:02:42

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Des couples de faucons pèlerins ont trouvé refuge à différents endroits de la capitale de l’Europe : au sommet, à cinquante mètres d’altitude, de l’une des tours de la cathédrale des saints Michel et Gudule et tout en haut du « beffroi » de la mairie de Woluwe-Saint-Pierre, par exemple.

Visiblement les cloches et les carillons ne les dérangent pas puisque, cette année, respectivement, quatre et trois petits y sont nés. Des observations (par caméras télécommandées, avec l’aide d’ornithologues et de leurs puissantes  jumelles…) sont organisées.

Ce spectacle extraordinaire au cœur d’une cité n’est pas le fruit du hasard, comme l’expliquent les spécialistes :

Le retour du faucon pèlerin en Europe n’est pas le fruit du hasard.

« Ainsi, au cours du XXe siècle, le faucon pèlerin a failli disparaître d’Europe. La contamination de ses proies par des pesticides provoquait l’empoisonnement des adultes et des œufs. Depuis les années ’70, ces substances chimiques furent interdites et une directive européenne assura la protection des oiseaux sauvages sur le territoire de l’Union européenne. Ces actions permirent aux faucons de revenir nicher en Belgique à partir de 1994, entre autres. En 2004, un couple nicha pour la première fois au cœur de Bruxelles et la femelle se mit à pondre quatre œufs, généralement au début du mois de mars… »

La symbolique d’Horus, faucon.

La sauvegarde du faucon pèlerin était relancée de manière extraordinaire.

Des faucons à quelques dizaines de mètres du siège de Monsanto !

Clin d’œil de cette histoire, le « beffroi » de Woluwe-Saint-Pierre se situe à quelques dizaines de mètres, à vol de faucon !, des immenses bureaux de la société Monsanto !

Il n’y a vraiment pas de hasard et c’est une belle occasion pour moi d’évoquer Horus, le dieu égyptien à tête de faucon, qui symbolise le regard du justicier auquel rien n’échappe, même pas les turpitudes de Monsanto, donc. Horus qui illustre la lutte victorieuse de la Lumière contre les ténèbres, mais, aussi, la vigilance. Voici la société américaine prévenue !

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

 

 

 

« Quand la nuit porte conseil » (9) : Harmonie corps-esprit : mythe ou réalité ?09 May 201500:03:16

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

98% des atomes de notre corps se renouvellent chaque année. Les os sont régénérés tous les trois mois, notre foie est récréé toutes les six semaines, la peau chaque mois, la paroi interne du tube digestif est changée tous les quatre jours. Ainsi, on peut dire que notre corps se recrée entièrement, jusqu’au dernier atome, tous les quatre ou cinq ans. Ces données relèvent de la physique quantique et sont développées par le docteur Chopra dans plusieurs ouvrages (Éditions Marabout) consacrés au bien-être, à l’harmonie entre le corps et l’esprit, à la compréhension du corps humain et de la santé…

Signe compagnonnique à la basilique de Vézelay.

Il ne s’agirait donc pas d’une idée farfelue lorsqu’il est question de symbiose entre le corps et l’esprit. Ainsi, pour cet endocrinologue réputé, toutes les fonctions du corps possèdent  un point d’équilibre naturel. Des exemples simples corroborent cette affirmation : nos pupilles s’adaptent à la lumière, la température corporelle varie sans cesse et joue un rôle de thermostat interne, nos millions de molécules se déplacent grâce aux vaisseaux sanguins avec une précision extraordinaire…

La théorie du docteur Chopra s’appuie sur une médecine ancienne, l’Ayurveda, celle qui se base, aussi, sur nos pensées, notre imagination, nos sentiments, nos désirs, notre conscience…, tout ce qui forme « le corps humain qui est inséparable de l’environnement », dit-il.

Dans un tout autre domaine, bien que…, cela rejoint le noble idéal du Compagnonnage magnifiquement illustré par cette définition : « La main est la prolongation de l’esprit. »

Le corps et l’esprit symbolisés.

Compagnonnage aux exceptionnelles réalisations qui, à travers les siècles et l’espace, a façonné des ouvrages remarquables parfois signalés par des signes symboliques, tels le compas qui signifie l’esprit et l’équerre qui symbolise la matière, deux triangles superposés dont les sommets sont à direction opposée, représentent aussi l’esprit (la pointe dirigée vers le ciel) et la matière (pointe dirigée vers le sol)…

À la basilique de Vézelay, ces derniers ont été entremêlés par les imagiers moyenâgeux qui, de la sorte, voulaient également démontrer que la matière et l’esprit sont inséparables.

L’harmonie entre corps et esprit est donc un concept possible comme le spécifient des croyances, traditions et la sagesse les plus anciennes.

 

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

 

 

Laïcité républicaine, Devoir de Mémoire et Justice humaine (2/2)  04 Oct 201900:05:36

Trois concepts, Laïcité républicaine, Devoir de Mémoire et Justice humaine, pour cette deuxième chronique dévolue à l’essai Pour un humanisme universel de Jean-Michel Quillardet (Éditions Dervy).

La laïcité, explique-t-il, c’est la liberté de penser, la liberté d’opinion, la liberté de croyance, la liberté de croire ou de ne pas croire, la liberté de conscience : « Les Églises et les religions sont ainsi restituées dans la sphère uniquement privée, dans laquelle le domaine public n’a pas à intervenir de quelque façon que ce soit, sauf pour faire respecter les grandes lois républicaines et en particulier la liberté de conscience. »

Hélas, ce principe n’est pas d’application dans tous les pays. Ainsi, les nouveaux présidents des USA prêtent toujours serment sur l’une ou l’autre bible, en Belgique, l’Église est omniprésente dans maints rouages de la Nation, dans l’enseignement et le financement des cultes, par exemple.

L’auteur insiste : « La laïcité républicaine, c’est dire toujours que nous sommes, avant d’être juifs, musulmans, catholiques, protestants, athées, agnostiques, francs-maçons, etc., d’abord et avant tout des citoyens », l’auteur clame encore que « le totalitarisme de la foi viole constamment la liberté de penser et la liberté de choisir ses propres certitudes ou interrogations. »

Jean-Michel Quillardet (Photo Fréquence Terre)

Cependant, pour Jean-Michel Quillardet, la laïcité ne peut pas se résumer qu’à la séparation de l’État et des Églises, « c’est aussi une vision d’une société égalitaire qui considère l’individu d’abord comme un citoyen en fonction de son humanité et non de son appartenance à tel ou tel groupe culturel ou ethnique. »

Encore plus concrètement, il déclare que « tant que la population, pauvre, précarisée, non instruite et non éduquée existera, la laïcité, idée émancipatrice pour l’être humain, ne pourra guère triompher. »

Au sujet de la nécessité du Droit de Mémoire, l’auteur rappelle à juste titre que « la bête immonde, ce monstre froid, qui comme dans la nouvelle de Kafka se couche, se déploie et se déploie encore et prend une telle place qu’elle étouffe et très vite étrangle, cette bête immonde est toujours prête à renaître »

Pourtant, la civilisation ne signifie-t-elle pas le respect de l’individu, la liberté et la tolérance ?

La Shoah, l’Arménie, les Khmers rouges, Staline, Mao, Franco, Pinochet, le Rwanda, le Darfour et tant d’autres exemples, cela exista quoi que disent les révisionnistes. Et, comme l’Histoire a tendance à repasser les plats, même les plus nauséabonds, la nécessité de se souvenir sans cesse, je cite encore : « les bourreaux trouvent toujours une bonne raison de bâillonner, d’emprisonner, de tuer », cette nécessité vitale doit donc être constante.

Pour Jean-Michel Quillardet, avocat de profession, rappelons-le, « seul un État de droit, avec des règles, des lois et des cours de justice, permettra à l’homme de maîtriser ses passions, de canaliser ses tentations et d’organiser le vivre ensemble malgré nos contradictions. »

Et puisqu’on évoque la Justice, il insiste également sur le concept de « Justice humaine », c’est-à-dire que « nous savons bien que le miroir nous renvoie l’image de notre pire ennemi : nous-même ! »

Sans le moindre détour il expose que « l’homme a une terrible responsabilité à l’égard de l’humain et qu’il doit toujours, pour être un homme, éradiquer l’inhumain dans l’humain. Seules les règles de droit, d’un droit démocratiquement élaboré, d’un droit humaniste, peuvent éviter les transgressions. Le Justice doit rendre sa dignité d’homme à la victime, lui rendre son humanité, pour le présent et l’avenir, exprimer de manière rationnelle, implacable, irréfutable, le jugement de l’humanité, chaque homme étant porteur de la condition humaine. »

Il ne s’agit pas d’un discours, un de plus, qu’émet Jean-Michel Quillardet puisqu’il fut cheville ouvrière de la Charte de la Laïcité à l’École affichée et, en principe commentée, dans tous les établissements scolaires de l’Enseignement public en France.

Elle s’articule sur trois grands concepts : prévenir, répondre et soutenir. Il y est question de neutralité de l’État, de la liberté de croire ou de ne pas croire, de s’exprimer librement dans le respect de l’autre, du vivre ensemble, de l’accès à une culture commune et partagée, du rejet de toutes formes de violence, du devoir de stricte neutralité des personnels…

Et si d’autres pays, dont la Belgique, prenaient exemple sur cette Charte plutôt que tergiverser depuis des décennies en cette matière ?

Une matière devenue particulièrement urgente à traiter, compte tenu des bouleversements sociétaux auxquels nous assistions.

Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

Quand la nuit porte conseil (8) : Quand les enfants pissent des pesticides…02 May 201500:03:15

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

C’est à l’occasion de la relecture de « Guérir » de David Servan-Schreiber,  dont il est aussi question dans ma rubrique « Littérature sans Frontières », que j’ai parcouru les déclarations que j’avais glanées auprès de ce neuropsychiatre de réputation mondiale, décédé des suites d’un cancer.

J’ai deux constatations à vous formuler, dit-il, la première est que la médecine est souvent dirigée exclusivement sur la tumeur et que j’en ai bénéficié, mais qu’il n’y a pas que cette médecine-là, comme je l’explique dans mon ouvrage « Guérir ».

– Et la deuxième constatation ?

David Servan-Schreiber.

– Nous portons tous des cellules cancéreuses en nous. Un homme sur trois et une femme sur quatre meurent du cancer en Europe, ce qui veut dire que nous avons aussi des défenses naturelles. Sur base de 7 000 études, on peut affirmer que la plupart des cancers peuvent être prévenus simplement par des changements alimentaires et si on y ajoute la suppression du tabac, on atteint 70% de réussite.

– En gros, qu’est-ce qui est mauvais ?

Manneken-Pis et Jeanneke-Pis, célèbres statues dans la capitale de l’Europe.

– Les promoteurs du cancer sont les sucres blancs raffinés, les farines blanches raffinées, un déséquilibre dans la balance des acides gras omégas 6 par rapport aux omégas 3, les polluants chimiques, des paramètres psychologiques, la sédentarité, les insecticides, les pesticides, produits chimiques de nettoyage ménager, certains parfums et déodorants…

– Des exemples concrets ?

– Des pesticides changent le sexe des grenouilles dans les rivières. En 1960, l’œuf était considéré comme un bon aliment pour la santé, aujourd’hui, il est devenu un aliment inflammatoire. Dans les urines des enfants américains, on trouve des pesticides, cependant la quantité diminue quand ils sont nourris à des aliments biologiques !

– Alors, que préconisez-vous ?

– Des légumes, des fruits, du poisson, source naturelle d’oméga 3, la gestion du stress, l’activité physique… Dites-moi, quel enfant occidental va encore à l’école en marchant ? Pas beaucoup ! conclut David Servan-Schreiber.

Puisque ce scientifique proposait l’activité physique, il n’est pas vain de rappeler aux Parisiens et aux nombreux touristes qu’il existe la superbe « Coulée verte René Dumont » ou « Promenade plantée » qui s’étend de la place de la Bastille au boulevard périphérique sur près de 5 km, ou, bien sûr, des promenades, joggings, marches sportives et autres… partout où la nature nous tend les bras de préférence.

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

 

 

Spéciale « Fréquence Terre » au « Bois bleu »02 May 201500:01:33

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Dans une précédente rubrique, l’attention a été attirée sur cette merveille de la Nature qui, chaque année, quelques semaines d’avril à mai, offre un bois de 550 hectares et 7 km de sentiers boisés, au sol tout bleu tapissé de millions de jacinthes sauvages.

Il s’agit du Bois de Hal, qui a même fait l’objet d’un reportage à un récent Journal Télévisé de France 2, bois situé entre Waterloo et Bruxelles visité par des promeneurs venant des quatre coins de la planète.

Symbole de bienveillance, d’amitié et de calme, la jacinthe parfume cette vaste étendue que « Fréquence Terre » a revisitée pour vous offrir cette ambiance qualifiée de divine par d’aucuns et des photos fantastiques !

 

 

 

 

 

 

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

Quand la nuit porte conseil (7) : Intolérance et barbarie, quand l’Histoire repasse les plats25 Apr 201500:04:02

 

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

 Tout ou rien ! La demi-mesure n’est que paresse intellectuelle, paraît-il. Denis Tillinac, un auteur dont il a déjà été question dans ma chronique « Littérature sans Frontières » également diffusée sur « Fréquence Terre », a écrit : « L’instinct de prédation s’est métamorphosé en cruauté, l’énergie vitale en agressivité contre autrui ; on a pris plaisir à humilier, à asservir, à tuer, à torturer. »

« On », c’est qui ? Réponse de cet auteur parfois controversé : « Tous les hommes, potentiellement. » Notre époque bouleversée ne le contredira certainement pas.

« Il ne faut pas faire à autrui ce que l’on ne voudrait pas qu’il nous fasse », dit la sagesse populaire. Certains philosophes ajoutent que le temps use l’erreur et polit la vérité.

Contrairement aux propos de Céline, je pense que l’Histoire repasse les plats. On peut donc se poser des questions sur la pertinence de l’erreur usée par le temps et la vérité quelque peu polie.  À ce sujet, certains érudits contemporains émettent des doutes quant au massacre des « Bonshommes » ou « Parfaits » ou « Purs » au Pays cathare.  C’est-à-dire, ceux qui, au XIIIe siècle, furent pourchassés, broyés, massacrés par l’Inquisition. Il se dit qu’ils racontaient des histoires qui dérangeaient, telle celle du Pélican et du prédateur.

Ainsi, l’oiseau avait constaté que ses petits étaient blessés par un animal féroce lorsqu’il quittait le nid pour aller chercher de la nourriture. Alors, après avoir soigné ses petits, il décida de se cacher parmi eux, de piéger le prédateur et, de la sorte, délivrer sa nichée. Les Cathares donnèrent une certaine signification à cette histoire : celle d’un mauvais dieu s’acharnant à détruire les bonnes créatures créées par un dieu du Bien.

Vestiges cathares : témoignages d’une certaine intolérance.

À Quéribus, Puivert, Montségur, tout au long des Sentiers Cathares…, si ces martyrs furent brûlés sur des bûchers, on ne tua pas leur esprit, même si plusieurs légendes les entourent encore.

J’ai parcouru à pied une centaine de kilomètres sur ces Sentiers et je peux assurer que l’on ne sort pas intact de pareille pérégrination, tant elle est émouvante et captivante avec ses sommets où se perchent les ruines de plus de vingt châteaux dont le sol, souvent rougeoyant, rappelle le sang des victimes de l’intolérance et de la barbarie.

Sur place, j’ai lu cette définition : « Les sentiers Cathares ne se lisent pas seulement sur les cartes : ils sont également inscrits dans la géographie du cœur. »

En conclusion à cette chronique, j’ose dire que notre époque n’a pas de leçons à donner au passé, quand on découvre, chaque jour, l’atrocité de certains comportements dits humains. Et, sur les sentiers cathares ou ailleurs, pourquoi ne pas réfléchir aux propos de Martin Luther King qui dit : « Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui. La vraie compassion n’est pas de jeter une pièce à un mendiant : c’est comprendre la nécessité de restructurer l’édifice même qui produit les mendiants. »

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

 

Quand la nuit porte conseil (6) : Est-ce vraiment le « Bout du Monde » ?18 Apr 201500:03:29

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

La « Journée Mondiale des Monuments et des Sites » est une manière de rendre hommage au génie de certains bâtisseurs, pas obligatoirement ceux qui érigèrent des monuments visités par des touristes du monde entier. Si, à l’œuvre on reconnaît l’artisan, un autre dicton populaire spécifie que « tout ce qui brille n’est pas obligatoirement d’or » et que, parfois, le plaisir de chercher vaut mieux que ce que l’on trouve. Ainsi, lors d’une pérégrination en terre bourguignonne si bien décrite par l’écrivain Henri Vincenot, j’ai vu le « Bout du Monde ». Oui, le « Bout du Monde » ! Un lieu façonné par la Nature et, heureusement, protégé par certains hommes depuis la nuit des temps.

Cirque du « Bout du Monde » : l’une des plus belles reculées de France.

Ainsi, à la sortie du village de Vauchignon en Côte-d’Or, la nature a déposé d’énormes rochers qui ont pris d’étranges formes humaines comme si une main géante avait taillé des têtes et des poitrines. Une cascade y coule et l’ensemble forme l’une des plus belles reculées qui soit.

Un peu plus loin, voici Nolay, où une halte s’impose pour tous les amoureux de belle ouvrage. La patrie du savant et politique Lazare Carnot est une ravissante cité  médiévale aux nombreuses maisons à pans de bois ou à colombages, avec, également, une église dédiée à saint Martin construite dès le XVe siècle. Elle présente un clocher d’où les jacquemarts, Jacquot et Jacquotte, rythment les heures depuis quatre cents ans.

Il y a, encore, l’« Échoppe du Moyen Âge », la « Maison de la Charité », « L’Auberge du Centre » et ses armes de la Confrérie des Pelletiers, là où ils faisaient sécher les peaux, l’ancienne léproserie devenue Chapelle Saint-Pierre et son étonnant clocher à bulbe…

Les Halles de Nolay datent du XIVe siècle.

Et puis, il y a surtout  les Halles du XIVe siècle au toit de pierres pesant de 600 à 800 kg le m² ! L’activité y est encore intense : marchés, foires, bouquinistes, fêtes historiques et du vin, carrefour de rencontres… J’ai relevé des signes ou marques gravés dans les poutres de ce monument classé. Si, selon Maître André, un artisan très attaché à la symbolique compagnonnique, « les Anciens nous ont laissé des œuvres qui s’embellissent en vieillissant », n’oublions surtout pas de les protéger, de les entretenir et de les célébrer avec humilité.

C’est, selon moi, le principal message à retenir de la « Journée Mondiale des Monuments et des Sites » qui, dans le fond, devrait être célébrée 365 jours par an !

 

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

 

 

Quand la nuit porte conseil (5) : Un étrange bois bleu11 Apr 201500:03:38

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Monument « Victor Hugo » à Waterloo. Basilique de Hal.

Non loin de Waterloo et de son célèbre champ de bataille, la morne plaine fatale à Napoléon Ier décrite par Victor Hugo qui vécut sur le site, et à quelques kilomètres de l’illustre basilique de Hal et de sa Vierge Noire magnifiée par les ducs de Bourgogne, Louis XI et Charles Quint, il est un étrange bois…

Vierge Noire de Hal.

Alors qu’il est question de multiples célébrations napoléoniennes liées aux événements du 18 juin 1815 qui, pour rappel, sont entrés dans l’inconscient collectif avec le concept de « défaite humiliante » ou « connaître son Waterloo » et qu’une Vierge Noire attire toujours l’attention par son aspect « étrange », alors qu’il est patent que Marie devait avoir un teint basané, comme de nombreuses femmes de Judée, il est donc un endroit particulièrement mystérieux offert par Dame Nature.

Pierre Guelff de « Fréquence Terre » au cœur du bois mystérieux…

Il s’agit du « Bois de Hal » qui s’étend sur plus de 550 hectares et qui compte sept kilomètres de chemins balisés. D’abord, ils proposent aux promeneurs d’admirer les sous-bois parsemés de jonquilles et d’anémones. Et puis, soudain, dans une atmosphère énigmatique, voire mystique, des touristes venant du monde entier se mêlent aux autochtones pour découvrir un océan bleuté de la mi-avril à la mi-mai.

Si le spectacle est qualifié de « divin », il ne relève que du miracle de la nature qui, depuis trois ou quatre siècles, offre une beauté parfumée unique et relativement bien protégée de la convoitise de certains : une véritable mer de jacinthes sauvages qui fleurissent aux pieds des arbres dont les feuilles ne sont pas encore développées et qui laissent passer la lumière nécessaire aux besoins de ces plantes.

Un océan bleu…

Celles-ci sont mitraillées sous tous les angles par des photographes amateurs, des pros des médias et des milliers de promeneurs, tous éblouis par cette immensité bleue qui se déploie par vagues. Mais, probablement, peu parmi eux savent que la jacinthe, outre sa beauté et son parfum, est une plante au puissant symbolisme…

Dans le langage des fleurs, elle signifie « bienveillance », elle attire l’amitié et elle protège au point que la croyance populaire dit que des jacinthes séchées entrent dans la composition d’amulettes qui assureraient succès, réussite et, selon diverses régions, calmeraient les douleurs, ne fût-ce que le stress inhérent à une vie trépidante.

Assurément, on ne peut pas contredire cette dernière affirmation face au spectacle grandiose du Bois de Hal qui, de plus, durant quelques semaines, arrive à établir l’harmonie et l’unanimité parmi les êtres humains au sujet de la Nature à protéger.

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

 

 

Quand la nuit porte conseil (4) : Vers une « Semaine du dégoût » ?04 Apr 201500:03:15
Labyrinthe à la Cathédrale d’Amiens.

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

En tant que journaliste et chroniqueur, il faut consulter un maximum de publications afin de pouvoir jauger l’actualité. Ainsi, il m’a été donné de lire à plusieurs reprises des articles dans « La Vie ». Dans un récent numéro de cet hebdomadaire, mon attention a été attirée par un courrier. Je vous le livre car il reflète bien l’action menée à « Fréquence Terre », action menée au-delà de toutes considérations philosophiques et religieuses, selon la formule consacrée pour toute analyse qui se veut neutre.

Alors qu’il est question de « Journée Mondiale des Zones Humides », de « Journée Mondiale de la Vie sauvage », de « Journée Internationale des Forêts », et, encore, de Journées Mondiales de l’eau, de la Terre, du soleil, de l’Environnement, du patrimoine, des océans, de la baleine, de la biodiversité, de la santé, des luttes paysannes, et même des Journées mondiales des câlins et de la lenteur, la lectrice de « La Vie » propose une « Semaine du dégoût ».

Des animaux visiblement heureux de cohabiter…

Quel est l’objet de son courroux ? « Une usine de 1 000 vaches dans la Somme, une autre de 1 000 veaux dans la Creuse, un poulailler géant de plus d’un million de volailles dans les Deux-Sèvres, une porcherie industrielle de 15 000 bêtes dans la Marne… Nos aïeux étaient de vrais paysans et non les fossoyeurs de viande industrielle », conclut-elle avec sagesse (et comme l’illustre bien notre photo d’animaux visiblement heureux de vivre et de cohabiter !)

Et de sagesse, il en est question dans ces trois éphémérides : « Vite et bien ne se rencontrent point », « Labeur sans soin, labeur de rien » et « Mieux vaut perdre la toison que le mouton ».

Cathédrale d’Amiens.

Au sujet de la sagesse, il est une ville considérée comme telle par l’illustre Jules Verne, l’auteur du « Tour du Monde en 80 jours », de « L’île mystérieuse », du « Voyage au centre de la Terre » : « Amiens est une ville sage, policée, d’humeur égale, où la société y est cordiale et lettrée. »

Amiens et ses vieux quartiers, Amiens et ses restaurants aux menus uniques de plats de pommes de terre, Amiens et ses 300 hectares de marais entrecoupés de 65 km de canaux où l’on pratique la culture maraîchère. Et puis, il y a cette fabuleuse cathédrale et son célèbre labyrinthe octogonal considéré comme une véritable encyclopédie hermétique. Il y a, aussi, la mémoire collective qui rapporte que, durant la Première Guerre mondiale, « L’Ange pleureur », une petite statue de cet édifice religieux remarquable, était représenté sous forme d’image pieuse ou carte postale et fit le tour de la planète dans le but de délivrer un message de paix ou d’espoir en la fin de ce conflit sanglant.

Gageons qu’il faudra beaucoup de représentations de « L’Ange pleureur » pour contrecarrer les inepties dénoncées par la lectrice de « La Vie ».

 

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy

Sources : « France, Belgique, Ardennes Mystérieuses » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

Pierre Guelff, chroniqueur avec « Littérature sans Frontières » et « Quand la nuit porte conseil » sur « Fréquence Terre ».

 

 

Quand la nuit porte conseil (3) : Richesse et bon sens écologique28 Mar 201500:02:28

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

« Dieu, Grand-Esprit, Grand Architecte de l’Univers, Wakan Tanka, créateur, seigneur, Grand-Pouvoir mystérieux, sont finalement des synonymes de cet esprit indéterminé qui représente toute la puissance sacrée, toutes les potentialités portées par l’être humain. L’essence de ce principe sacré est souchée sur la conscience même de l’individu »,  selon l’auteur Jean-Pierre Bayard.

Ce vaste programme trouve parfois un écho lorsque nos pas nous mènent vers un site, un édifice, un coin de la Nature.

Le havre de Sarah Bernhardt : un ancien fortin transformé en résidence accueillante.

Dernièrement, j’ai revu un documentaire à la télévision où il était question de la « Pointe des Poulains » de Belle-Île-en-Mer, là où la divine comédienne Sarah Bernhardt venait reprendre force et vigueur : « J’aime venir chaque année dans cette île pittoresque, goûter tout le charme de sa beauté sauvage et grandiose. J’y puise sous son ciel vivifiant et reposant de nouvelles forces artistiques. »

La « Voix d’or », comme on la surnommait, vivait une existence mouvementée, parfois tragique, telle l’amputation d’une jambe suite à une blessure.

Elle appréciait donc ce bout du monde de l’île bretonne, là où il est recommandé de ne pas cueillir la bruyère car cela porte malheur, comme j’ai pu le constater sur place.

Le célèbre photographe Nadar immortalisa la divine comédienne.

Ici, c’est l’exemple même que la légende et le bon sens écologique peuvent cohabiter, sans oublier un aspect humaniste non négligeable qui fut relevé chez cette muse de nombreux artistes : elle militait contre la peine de mort et l’antisémitisme, elle était sensible aux difficultés quotidiennes des Bellîlois et finança même une boulangerie coopérative appelée « L’œuvre du pain pas cher ». Il n’est pas étonnant que l’une de ses devises était : « C’est en se dépensant soi-même que l’on devient riche ! »

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy.

Sources : « France Mystérieuse, Insolite et Sacrée » de Pierre Guelff aux Éditions Jourdan.

 

Quand la nuit porte conseil (2) : L’arbre, le frère de l’homme21 Mar 201500:02:29

« Quand la nuit porte conseil »  :  citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

Pour le romancier et essayiste Georges Bernanos, « Être capable de trouver sa joie dans la joie de l’autre, c’est ça le secret du bonheur ». Mais pour le cinéaste et acteur américain Orson Welles, « Le bonheur n’est pas le droit de chacun, c’est un combat de tous les jours. »

On peut ajouter deux dictons à ces paroles teintées d’une certaine sagesse : « On n’est jamais bien juste à l’égard d’un rival » et « Ne rien faire c’est déjà mal faire »…

Comment davantage illustrer le combat écologique mené à « Fréquence Terre » qu’en relisant Jules Michelet qui, au XIXe siècle, écrivait : « L’arbre gémit, soupire, pleure, d’une voix humaine. On croit que c’est le vent, mais c’est souvent aussi sa circulation intérieure, les troubles de sa sève, les rêves de l’âme végétale. L’Antiquité n’avait jamais douté que l’arbre eût une âme aussi bien que tout être animé. C’est une idée orgueilleuse de croire que l’homme seul sent et pense. Dans les villes et dans les écoles, l’esprit subtil et vain peut rire de l’âme de l’arbre. On n’en rit pas dans le désert, dans les climats cruels du Nord ou du Midi, où l’arbre est un sauveur. On y sent bien le frère de l’homme. »

Il y a un arbre qui mérite une attention plus que soutenue (photo) : il vit juste à côté de la superbe église Saint-Julien-le-Pauvre située à l’ombre de Notre-Dame de Paris. C’est un robinier planté en 1602. Certes, il doit être quelque peu soutenu, mais cet ancêtre, selon l’auteur Benoît Desombres, « nous dit et redit des choses essentielles que nous avons besoin de nous répéter… »

Celle de sauver la nature, par exemple.

 

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy.

 

Quand la nuit porte conseil (1) : Rien ne meurt…14 Mar 201500:02:25

« Quand la nuit porte conseil » : citations, proverbes, paroles de vie, coutumes, légendes, croyances populaires du monde entier… proposés par Pierre Guelff.

D’après le romancier et humaniste Antoine de Saint-Exupéry : « Ce qui sauve, c’est de faire un pas ». En quelque sorte, cela corrobore une déclaration prononcée il y a de nombreux siècles par le philosophe chinois Lao-Tseu : « Un voyage de mille lieues commence par un pas. »

Que je vous parle de voyage, j’apprécie beaucoup la définition du fameux Chemin de Compostelle donnée par l’auteure Florence Baccheta : « Ce chemin a pour toile de fond la soie de l’Orient qui se rejoint à la laine celte, la couleur franc-maçonne qui se marie aux teintes passées de l’Atlante et à l’or des alchimistes, formant des motifs bien chrétiens. »

« On ne peut comprendre l’autre qu’en marchant deux kilomètres dans ses chaussures » est-il clamé dans un proverbe indien… Il est donc vrai que, souvent, notre esprit vagabonde lors de randonnées. Alors, il nous revient le souvenir de l’une ou l’autre éphéméride : « Plante qui grandit trop tôt doit craindre la gelée », « Qui cesse d’être ami ne l’a jamais été », « Qui n’avance pas recule »…

Parfois, il y a des pierres sur les chemins. Certaines nous font trébucher, d’autres s’avèrent fabuleuses : à Carnac et dans ses environs (photo), on compte des milliers de mégalithes. On a donné de multiples fonctions à ces pierres : gigantesques sculptures à regarder du ciel, observatoires astronomiques, soldats romains transformés en pierres, œuvres de fées, cultes du serpent et du dragon, etc.

Sur un site mégalithique proche des Ardennes, j’ai relevé une déclaration de Guy de Maupassant que je vous partage : « Il ne faut jamais plaisanter avec les croyances éteintes, car rien ne meurt… »

Musique : « Birth in Blue » de Michaël Mathy.

 

Un écosystème très particulier07 Sep 201900:03:08

Ils sont quelque 3 à 4 millions d’initiés à la Franc-Maçonnerie dans le monde, dont 180 000 en France, 26 000 en Belgique[1], des Sœurs et Frères réunis en Obédiences qui, chacune, a sa spécificité (exclusivement masculine ou féminine, mixte, faisant référence ou non au Grand Architecte de l’Univers, issue des corporations moyenâgeuses, dite la Franc-Maçonnerie Opérative, ou Spéculative, née à Londres en 1717, travaillant selon tel ou tel  rite…) ; des membres de toutes les couches sociales, même si le monde ouvrier et artisanal n’y est pas très fréquent.

Et, parmi ces membres, dont le but commun et essentiel est de prôner et d’appliquer, autant que faire se peut, la Fraternité universelle, il y a cet « écosystème très particulier de l’édition maçonnique ».

Un monde restreint que décrit, en connaissance de cause, Jiri Pragman, journaliste, auteur, spécialiste de l’Internet maçonnique, chroniqueur à Franc-Maçonnerie Magazine, initié au Grand Orient, qui vient de publier L’édition maçonnique – Quand les francs-maçons lisent et écrivent[2], un très intéressant, voire surprenant, ouvrage sur les us et coutumes, coulisses et rouages de l’édition maçonnique. Celle qui, généralement, est confinée dans le rayon « Ésotérisme » des grandes surfaces ou discrètement (dans le sens de volontairement) dissimulée dans un recoin de librairies.

Pourtant, il n’y a pas philosophie plus démocratique et humaniste (un pléonasme !) que la Franc-Maçonnerie, hormis les affairistes qui en usent et abusent, comme dans toute société humaine.

Le livre de Jiri Pragman recèle beaucoup de particularités, dans la mesure où cet homme de terrain expose clairement ce que d’aucuns assimilent, à tort, comme des personnages d’un vaste complot mondial ou du copinage éhonté, alors qu’eux aussi, se débattent avec des contrats proposés dont les droits d’auteur ressemblent davantage à une aumône qu’à une juste rétribution, des absences de promotion, des chiffres de vente pas toujours clairs, des diffusions hésitantes ou carrément « sabotées »…

En somme, des situations que subissent quotidiennement les travailleurs dans maints métiers et professions.

Alors, comment ne pas penser à ce précepte maçonnique pour illustrer cet essai qui intéressera autant le profane que l’initié : « Lis et profite, vois et imite, réfléchis et travaille ; rapporte tout à l’utilité des êtres : c’est travailler pour toi-même. »

Musique : Michaël Mathy.

[1] Chiffres Wikipedia, 2019.

[2] https://www.amazon.fr/L%C3%A9dition-ma%C3%A7onnique-francs-ma%C3%A7ons-lisent-%C3%A9crivent/dp/1099756944/ref=sr_1_1?__mk_fr_FR=%C3%85M%C3%85%C5%BD%C3%95%C3%91&keywords=jiri+pragman&qid=1567750660&s=gateway&sr=8-1

 

Amazonie : l’hypocrisie des « Grands » (Sagesses d’ailleurs/5)03 Sep 201900:02:21

Pour cette 5e chronique dévolue à l’imposant essai Sagesses d’ailleurs de Frederika Van Ingen (J’ai lu), c’est sa rencontre avec des peuples racines d’Amazonie qui interpelle doublement à l’heure où cette vaste région brésilienne se consume à grands feux. Peuples qu’elle rencontra il y a plus de trois ans et qui situe parfaitement le drame qui se déroule actuellement : « Comment des Indiens qui vivent au fin fond de la forêt amazonienne ont-ils pu développer une remarquable qualité d’écoute et de respect des autres ? » La réponse était simple : « La nature est une école des sens et de l’écoute ».

Dans un milieu souvent hostile, ce peuple racine évoluait depuis des siècles avec grande attention, perception et humilité car, dans leur forêt tout était vivant et, pour eux, leur art c’était la vie des gens, leurs flèches, arcs, bijoux, poteries…

« Ces peuples n’ont pas besoin d’édifices religieux, soulignait l’auteure, parce qu’ils les ont déjà, c’est la Nature. Pour eux, le rapport au sacré se traduit dans le rapport au vivant, fondé sur le respect de l’harmonie. L’occidental, lui, vit généralement séparé de la nature, voire au-dessus avec un esprit de supériorité. »

Comme ces prétendus « Grands » de la planète, en quelque sorte, qui vont débloquer quelques millions d’euros pour jouer les bons apôtres, tenter de masquer leurs turpitudes, leur climato-scepticisme et autre capitalisme effréné.

Fin août 2019, La Republica et Le Soir (montage photo) titraient conjointement : « Nous n’avons plus de temps à perdre » mais Frederika Van Ingen, dans ce livre, avait prévu une réponse terrifiante à cette destruction de l’Amazonie qu’elle ne pouvait imaginer il y a quelques années : « Les peuples premiers vivent dans des endroits souvent extrêmes et s’ils ne peuvent plus y vivre, c’est que le reste du monde va mal. »

Musique : Michaël Mathy.

Il n’était pas trop tard (1)21 Jul 201900:02:48

Tout commence par un assassinat. Un poignard planté dans le corps d’un homme allongé dans une chambre d’hôtel. L’assassin a pour but de voler un document dans le portefeuille de la victime. Il y est question de vente d’armes au gouvernement. La scène se déroule de nuit à Shanghaï.

« Assassiner n’est pas seulement tuer… » écrit l’auteur. C’est le début d’un roman de réputation mondiale, écrit par un homme dont le nom est gravé en lettres d’or dans l’Histoire universelle : La Condition humaine d’André Malraux.

Lire pour la première fois ce chef-d’œuvre dans l’édition de 1946 parue chez Gallimard dont les pages sont jaunies par le temps, fut pour moi une révélation concrète au-delà des informations ponctuelles glanées durant des décennies.

Oui, André Malraux fut un auteur génial. Outre l’écriture léchée, c’est la description des personnages, des lieux, de la vie au quotidien, qui est époustouflante avec, par exemple : « Cachés par ces murs, un demi- million d’hommes : ceux des filatures, ceux qui travaillent seize heures par jour depuis l’enfance, le peuple de l’ulcère, de la sclérose, de la famine. »

Il n’était donc pas trop tard de lire ce texte illustre de plus de 400 pages, qui reste d’actualité sous divers aspects.

Un texte qui se poursuit par les minutieux préparatifs et l’insurrection.

André Malraux (1901-1976), essentiellement  autodidacte, journaliste anticolonialiste et militant antifasciste, écrivit encore :

« L’ordre ! Des foules de squelettes en robes brodées, perdus au fond du temps par assemblées immobiles : en face, les deux cent mille ouvriers des filatures, la foule écrasante des coolies. Il n’y a pas de dignité possible pour un homme qui travaille douze heures par jour sans savoir pour qui il travaille. »

Et pendant que des ouvrières et ouvriers brandissent des bannières réclamant l’arrêt du travail pour les enfants au-dessous de 8  ans  et le droit de s’asseoir pour les ouvrières des filatures, une européenne confie à son amant : « Il n’y a rien de plus prenant chez un homme que l’union de la force et de la faiblesse. Les hommes ont des voyages, les femmes ont des amants. Et ce que les hommes appellent charme et compréhension, c’est la soumission de l’esprit. »

Musique : Michaël Mathy.

« Le fil d’Ariane » de Dany Gilson et Jean Borremans (Éditions L’Acia)04 Jul 201900:02:19

Le fil d’Ariane est un ouvrage d’une soixantaine de pages « de contes d’aujourd’hui pour le monde de demain » dont les textes de Jean Borremans et les illustrations de Dany Gilson paru aux Éditions L’Acacia (www.maison-condorcet.be), s’adressent prioritairement aux grands adolescents mais, à certains adultes qui pourraient en puiser matière à réflexion !

Effectivement, qui peut rester insensible à ces lignes : « Quelle que soit la couleur de ta peau, quelles que soient tes raisons d’être, tu es notre enfant. Parce que la faim tenaille ton petit ventre, parce que la maladie te cloue au sol, parce que la guerre te blesse et fait saigner, tu es notre enfant (…) Pourtant, Enfant de Terre des Hommes, tu es le monde de demain. La mort de cinquante de tes frères ne justifie en rien la mort du cinquante et unième. Que nous arrêtions cette hécatombe à quarante-neuf, à lui seul cet enfant préservé justifie notre effort. D’aucuns nous diront que c’est une goutte dans l’océan. C’est vrai. Mais il faudra bien qu’un jour une goutte fasse déborder le vase de l’amitié et de la fraternité sur la terre entière des hommes de bonne volonté. Enfant de Terre des Hommes, c’est à ta survie que se mesurera le progrès de l’humanité. »

Suit une vingtaine de contes, tels La pêche non miraculeuse, Grand-père, dis-moi, La travail, Regard sur la ville, Bords de mer, L’orchestre, Suivez le guide… et, par ci par là, des propos qui interpellent « D’une main nous distribuons du blé et, de l’autre, nous vendons des armes », « Ici des cures d’amaigrissement, là-bas des enfants de la faim » mais, ce cri d’espoir : « Tu verras, tant que l’eau coulera elle arrosera notre champ d’espérance ».

Musique : Michaël Mathy.

 

« Petits contes pour maçons sages » par Dorian Decker (Éditions F. Deville)29 May 201900:03:13

Depuis l’incendie à Notre-Dame de Paris, on n’a jamais autant parlé de maçons ! À vrai dire, de Bâtisseurs, de Compagnons, de Maçons ou Francs-Maçons moyenâgeux et de leurs descendants en ce XXIe siècle.

Au-delà des polémiques concernant les dons faramineux alloués par des multinationales et grosses fortunes pour la restauration dudit édifice, c’est l’occasion de sortir de ces débats en lisant Petits contes pour maçons sages de Dorian Decker paru aux Éditions F. Deville.

Et, comme le stipule l’auteur, cet ouvrage peut s’envisager sous deux angles : comme un enseignement sur une tradition pluriséculaire ou comme un clin d’œil humoristique. Ou les deux, en somme.

Ainsi, deux amis d’un même atelier étaient en conflit. Ils s’adressèrent au chef pour régler leur différend. Le premier s’entendit dire qu’il avait raison. Le deuxième entendit la même réponse. Alors, une troisième personne fit remarquer au chef qu’ils ne pouvaient avoir raison tous les deux. Réponse : « Toi aussi, tu as raison ! ».

Autre conte : un riche amena son fils au sommet d’une montagne et en balayant d’un geste lui dit : « Un jour, tout cela t’appartiendra mon fils. » Un sage fit de même avec son enfant et lui dit tout simplement : « Regarde » avant de redescendre dans la vallée.

Un troisième court récit plein de sagesse : un très vieil ami déclara à la ronde qu’il gardait toute la force de sa jeunesse. « Comment le sais-tu ? » lui demanda son entourage. « C’est simple. Quand j’étais jeune, je ne pouvais soulever cet imposant bloc de marbre et, aujourd’hui, je n’y parviens pas non plus. »

Le conte titré « Les Perroquets » vaut son pesant d’or ! Un marchand d’oiseaux vendait un perroquet à 50 000 euros parce qu’il pouvait réciter les Évangiles à la demande. Un autre coûtait 100 000 euros car, en plus des Évangiles, il récitait le Coran et le Talmud. Un troisième perroquet valait un million d’euros. Pourtant, il était un peu miteux, âgé et muet. Le motif de cette somme astronomique ? Ne le dévoilons pas au risque de gâcher le plaisir d’en découvrir la maîtresse raison !

Il en va ainsi avec soixante-cinq contes qui abordent le silence, le métier, le bonheur, le malheur, la philosophie, la lune, le soleil, l’égoïsme, mais, aussi, l’essentiel et le futile. Ce qui n’est pas inintéressant par les temps présents.

 

Musique : http://www.michaelmathy.be/#music

 

Éditions F. Deville : https://abao.be/shop/fdeville/

 

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