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Explore every episode of the podcast La cassette style

Dive into the complete episode list for La cassette style . Each episode is cataloged with detailed descriptions, making it easy to find and explore specific topics. Keep track of all episodes from your favorite podcast and never miss a moment of insightful content.

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TitlePub. DateDuration
EP.65 - J'ai retrouvé mes pires tenues (épisode filmé)21 Oct 202600:50:14

Dans cet épisode, je ressors mes archives vestimentaires pour poser un regard critique sur mes anciens looks. Les bonnes idées, les associations douteuses, les catastrophes que je défendais pourtant avec conviction : tout passe à la loupe. Qu’est-ce qui fonctionnait ? Qu’est-ce qui a mal vieilli ? Et surtout, qu’est-ce que ces erreurs racontent de ma manière de construire mon style ? Entre autodérision et analyse, on revient sur les expérimentations, les influences et les faux pas qui font aussi partie du parcours. Parce qu’au fond, faut-il vraiment regretter les tenues qui nous ont permis d’avancer ?

EP.64 - Quand un pull n’est plus le sujet 12 Oct 202600:30:27

Sur une campagne meta Facebook de Nitto Knitwear mettant en scène, entre autre, des mannequins noirs, les commentaires racistes ont pris le pas sur les vêtements eux-mêmes. Comment une simple publicité de mode peut-elle devenir le terrain d’expression d’un rejet de l’autre ? À travers cet exemple, cet épisode de La Cassette Style interroge la place du corps, et notamment du corps noir dans la mode masculine, envisage les tensions autour du multiculturalisme et questionne la responsabilité des marques face aux discours haineux. Car montrer la diversité est une chose ; assumer et défendre ce qu’elle suscite en est une autre. Parce qu’autrement, les corps sont lâchés et abandonnés aux discours et commentaires qui s’empilent, laissant cette haine comme un décor, normalisant ces discours ignobles.

Alors, qui a le droit d’être simplement un corps, d’apparaître de manière neutre sans porter le poids du ressentiment d’une société dont la parole raciste se libère ?

EP.63 - Je t’aime désespérément : circuler dans les clichés de la mode05 Oct 202600:25:41

Dans cet épisode, je pars d’une citation d’Umberto Eco sur l’attitude postmoderne : comment dire « je t’aime désespérément » quand on sait que Barbara Cartland l’a déjà écrit avant nous ?

Une question qui, transposée au vêtement, permet de comprendre notre rapport aux silhouettes heritage, aux clichés et à l’idée d’originalité.

Peut-on encore reprendre une forme sans tomber dans la reconstitution ou le cosplay ?

Plutôt que de chercher à échapper aux références, il s’agit peut-être d’apprendre à circuler à l’intérieur d’elles, en les déplaçant, en les confrontant et en leur donnant une forme contemporaine.

De la citation au détournement, je m’interroge ainsi sur ce que signifie créer du style à une époque où presque tout a déjà été fait.

Car si l’originalité absolue est devenue impossible, il reste peut-être une liberté : décider de ce que l’on fait de ce qui existe déjà.


REDIFF 1 - Pourquoi s'habille t-on comme hier ? 21 Sep 202600:34:45

Rediffusion 1 : Episode 23.

Tu t'es déjà demandé pourquoi, dans le vestiaire masculin, l'héritage passé des vêtements est aussi présent, nourrissant la sensation qu'on s'habille avec les pièces de nos grands-parents, ou encore simplement qu'il n'y a aucune révolution stylistique depuis environ 25 ans avec l'avènement du streetwear?

Je te propose une réflexion croisée autour d'un livre deSimon Reynolds que j'ai longuement étudié. Il s'appelle Retromania, et je le rapproche d'autres essais comme Mnémosyne de Francois Boutonnet, Fredric Jameson avec le postmodernisme ou la logique culturelle du capitalisme tardif ou encore Post-production de Nicolas Bourriaud.

On y envisage que la culture populaire vit une obsession de son propre passé, le futur étant engloutit dans ces archives.

Une réflexion inédite dans la sphère du Menswear, abonne toi !

EP.62 - Devred, l’illusion premium ?14 Sep 202600:38:17

Dans cet épisode, je me penche sur **« Transcender le temps »**, la nouvelle capsule de Devred, et sur le rebranding qui accompagne ce virage.


Nouveau logo, monogramme retravaillé, lookbook, ambiance et silhouettes : on décrypte une marque qui cherche clairement à se rapprocher de la mode et à projeter une image plus premium, avec un résultat stylistique plutôt réussi.


Mais derrière cette nouvelle image, Devred reste une enseigne de grande diffusion, avec une production industrielle et des choix de fabrication parfois discutables : polyester, montages thermocollés, transparence limitée sur les ateliers… sans pour autant tout mettre dans le même sac que la fast fashion.


Car la capsule réserve aussi de bonnes surprises, notamment certaines chaussures et ceintures en cuir fabriquées au Portugal ou en Italie, ainsi que des polos fabriqués en Italie.


Bref, un tour d’horizon **sans langue de bois** d’un repositionnement ambitieux : quand une marque accessible cherche à monter en gamme, jusqu’où l’image peut-elle transcender le produit ?


EP.61 - Regard sur les tendances automne-hiver 202607 Sep 202600:28:53

Automne-Hiver 2026 : la mode masculine revient sur terre

Pour cet épisode de La Cassette Style, on fait le tour de ce que l’automne-hiver 2026 nous réserve.

Et cette saison semble marquer un petit changement de cap : après plusieurs années de silhouettes très spectaculaires, de volumes XXL et d’images pensées pour être immédiatement remarquées, la mode masculine semble vouloir retrouver quelque chose de plus chaleureux, de plus tactile et peut-être aussi de plus humain.

Le volume reste important, mais il devient plus travaillé. Le vêtement formel fait son retour, le tailoring reprend de la place, sans pour autant redevenir rigide ou poussiéreux : on continue à le décomplexer par les matières, les couleurs, les proportions et les associations.

Côté couleurs, on retrouve une palette particulièrement riche : beaucoup de bordeaux, de marron, de gris anthracite… Des teintes profondes et rassurantes qui vont venir servir de terrain de jeu à des motifs beaucoup plus expressifs : pied-de-poule, carreaux, fleurs, parfois même sur des pièces de tailoring.

On parlera aussi du retour du workwear, de la cravate, de cette nouvelle manière de porter le vêtement formel.

Bonne écoute !

EP.60 - Le vêtement séduction 31 Aug 202600:26:52

Le vêtement-séduction


La séduction est sans doute l’une des premières raisons pour lesquelles on commence à s’intéresser au vêtement. On découvre qu’une tenue peut attirer un regard, modifier une silhouette, donner une présence, et soudain le vêtement devient un langage. Pourtant, à mes yeux, ce n’est pas forcément la manière la plus intéressante de vivre cette passion : aimer le vêtement pour lui-même, sans lui demander d’atteindre un objectif précis, est peut-être la manière la plus libre de s’exprimer à travers lui. Mais dans la réalité concrète de la séduction, il faut bien accepter d’en jouer les règles, et celles-ci sont pour le moins paradoxales. Il faut s’habiller sans trop s’habiller, faire des efforts sans avoir l’air d’en avoir fait, attirer le regard sans sembler le réclamer. Tout l’art consiste alors à trouver ce fragile équilibre entre intention et naturel. Et puis il y a le corps, qui entre lui aussi dans cette conversation. Car le vêtement ne fait pas que le cacher : il peut le révéler, le souligner, le suggérer, parfois même davantage en le dissimulant. Séduire par le vêtement, c’est donc peut-être autant habiller son corps que lui donner la possibilité de parler. Entre ce que l’on montre et ce que l’on laisse deviner, le vêtement devient alors une manière de mettre le désir en scène, sans jamais tout à fait le dévoiler.

EP.59 - Trop bien habillé ?24 Aug 202600:26:23

Dans cet épisode, je pars d’une remarque toute simple, presque anodine d'amis ou de proche : « T’es trop bien habillé ». Sous couvert d'un compliment, cela révèle plutôt un reproche, celui d'avoir franchi pour eux une zone flou.

Mais qu’est-ce que ça veut vraiment dire, « trop » ? Trop élégant, trop visible, trop différent du contexte… ou simplement trop éloigné de l’image que les autres avaient de nous ?

On parle souvent de la manière de mieux s’habiller mais beaucoup moins de cette peur étrange de s’habiller « trop ». Une peur qui n’est pas seulement liée au regard des autres : elle touche aussi à la confiance en soi, au sentiment de légitimité et à cette zone floue où l’on essaie d’anticiper la manière dont notre apparence sera perçue.


Alors, comment apprivoiser cette sensation sans tomber dans le classique « sors de ta zone de confort » ? Peut-être en faisant exactement l’inverse : avancer par petites touches, par micro-expositions, jusqu’à ce que ce qui nous semblait trop devienne simplement… nous.


Un épisode sur le vêtement comme langage, sur le regard des autres, et surtout sur la liberté de reprendre progressivement possession de son image.


EP.58 - L'allure Stockman17 Aug 202600:14:16

Chez le coiffeur comme dans les vitrines des magasins, il y a parfois cette obsession du propre, du maîtrisé, du parfaitement en place. À force de désépaissir les cheveux, de lisser les silhouettes et de dompter les matières, on finit pourtant par effacer ce qui leur donne du caractère.

Et si le style commençait justement là où quelque chose déborde, résiste ou refuse de rentrer dans le cadre ?

Une réflexion sur la différence entre être parfaitement présenté et réellement habité ses vêtements, sortir de l'allure Stockman pour faire vivre les frictions.


EP.57 - Il n'y a rien de plus vieillissant que de vouloir paraître jeune03 Aug 202600:24:25

Il n'y a peut-être rien de plus vieillissant que devouloir paraître jeune.

On connaît tous ces hommes qui, passé un certain âge,semblent vouloir s'accrocher désespérément aux codes de leur jeunesse : lesvêtements trop moulants, les imprimés trop démonstratifs, les tendances suiviesà la lettre, comme s'il fallait absolument prouver qu'on est encore dans lecoup.

Mais aussi, le jeune homme qui s'habille en costume 3pièces, cherchant sans doute à se donner un supplément de maturité, ne fera quese rajeunir ou manquer de subtilité dans ses choix – souvent par manque deconnaissances, et aussi d’expériences !

Alors, est-ce qu'il faut s'habiller selon son âge ?

Je ne crois pas. C’est une conclusion beaucoup trop pauvre !

Je crois surtout qu'il faut éviter de s'habiller contre son âge.De nier son corps

Parce qu'il y a une différence entre avoir 40 ans etvouloir en paraître 25, et avoir 40 ans sans pour autant vouloir s'habillercomme l'image qu'on se fait d'un homme de 40 ans.

Autrement dit, sortir de sa silhouette générationnelle.

Parce que si le vêtement classique a souvent tendance àparaître plus mature sur le corps, tandis que la tendance est généralementassociée à des silhouettes plus jeunes, il y a peut-être quelque chose àinventer entre les deux.

Un mélange subtil, suffisamment décalé pour ne pas nousenfermer dans notre âge, mais suffisamment juste pour ne pas donnerl'impression de vouloir lui échapper.

Trouver, quelque part, une silhouette hors du temps.

Bonne écoute !

Hors-série : l'art de tout foutre en l'air !27 Jul 202600:24:20

Dans ce nouvel épisode hors-série, je pars d’une histoire de pantalon taché — et d’une décision assez absurde : racheter, très cher, exactement le même pour pouvoir conserver le premier dans son état « intact ». Une tache de graisse, et me voilà à m’interroger sur notre obsession de la perfection, sur ce que nous acceptons de laisser vivre sur nos vêtements, et sur la place très particulière de l’accident dans le vestiaire masculin.


Car une tache (et non pas une moustache) n’a pas la même valeur selon le vêtement qu’elle rencontre. Sur un pantalon de travail, elle peut raconter une histoire. Sur un costume ou une pièce de tailoring, elle semble immédiatement devenir une faute. Pourquoi certains vêtements ont-ils le droit de vieillir, de se patiner, de se salir, quand d’autres doivent rester éternellement impeccables ?


Je reviens également sur le précédent épisode consacré à la moustache et sur la satire que j’y faisais de l’uniformisation des contenus et des discours dans l’univers du vêtement masculin. L’occasion de remercier celles et ceux qui ont compris le second degré et l’intention derrière cette caricature — et de rappeler pourquoi je préfère, pour ma part, prendre un peu de distance avec le téléshopping permanent et le consensus ambiant qui semblent parfois s’être installés dans cette niche.


Enfin, je vous embarque du côté du design et de mes dernières expériences de consommateur : de la fameuse lampe BIC de Seletti et de Mario Paroli, devenue un objet de désir et de spéculation dont les nouveaux « drops » successifs finissent par rendre l’achat particulièrement kafkaïen, jusqu’à une nouvelle expérience de livraison particulièrement laborieuse avec Sklum.


Un épisode un peu fourre-tout, donc. Mais peut-être pas tant que ça : derrière les taches, les vêtements, les influenceurs, les objets désirables et les colis qui n’arrivent jamais, il y a finalement une même question : Qu’est-ce qu’on cherche vraiment à posséder, à montrer et à préserver intact ?


EP.56 - Les influenceurs à moustache 20 Jul 202600:18:51

Épisode 56 — Les influenceurs à moustache : quand tout le monde veut être différent de la même manière**


Pourquoi la moitié des influenceurs mode masculine portent-ils aujourd’hui une moustache ? Pourquoi retrouve-t-on les mêmes pantalons larges, les mêmes mocassins, les mêmes vestes vintage, les mêmes intérieurs, les mêmes références ?


Derrière cette moustache devenue presque un uniforme se cache une question beaucoup plus vaste : comment une esthétique devient-elle une norme ? Comment des individus qui cherchent à affirmer leur singularité finissent-ils parfois par reproduire les mêmes codes ?

Dans cet épisode, je pars d’un phénomène qui prête à sourire pour parler d’influence, d’imitation et de diffusion des normes esthétiques. Car l’influenceur n’est pas seulement celui qui influence : il est aussi lui-même influencé, façonné par un environnement, un algorithme, une époque et une communauté esthétique.

Je parle de ce paradoxe des influenceurs, dont la moustache est le symptôme le plus visible : ceux qui cherchent à influencer finissent souvent par ne faire que s’influencer entre eux. À force de reproduire les mêmes codes, les mêmes références et les mêmes signes de distinction, leur microcosme finit par produire une esthétique uniforme où, paradoxalement, tout le monde cherche à se démarquer en se ressemblant, nourrissant un monstre à mille têtes qui se mord la queue.


Mais la question n’est pas de savoir comment échapper totalement aux tendances — personne n’y échappe vraiment. La vraie question est plutôt : à quel moment une inspiration devient-elle une simple reproduction ? Et comment rester l’auteur de ses choix vestimentaires dans un monde saturé d’images et d’injonctions ?


Si la moustache n’est qu’un symptôme, le vrai sujet est la différence entre une esthétique et un style. L’esthétique est un langage partagé. Le style, c’est la manière personnelle dont on décide de parler cette langue.


Un épisode sur les vêtements, évidemment, mais surtout sur notre rapport au goût, à l’identité et à cette étrange époque où tout le monde cherche à être unique… parfois avec exactement avec la même moustache.


EP.55 - Adoucir l'héritage du vestiaire masculin 13 Jul 202600:26:50

Épisode 55 — Strasbourg, nouveaux départs et adoucir le vestiaire masculin


Après plusieurs années à Paris, un nouveau chapitre s’ouvre à Strasbourg. Dans cet épisode, je reviens sur ce changement de vie, ce qu’il transforme dans mon quotidien, mais aussi dans ma manière d’envisager le vêtement, la création de contenu et les projets à venir. Quelles nouvelles envies émergent ? Qu’est-ce qui pourrait évoluer dans les prochains mois ? Un épisode plus personnel, où le décor change autant que les perspectives.


Dans un second temps, je m’interroge sur une question qui traverse de plus en plus le vestiaire masculin : pourquoi chercher à en adoucir l’héritage ? Faut-il assouplir les codes, introduire davantage de couleurs, de fluidité ou d’ornement, sans pour autant renier ce qui fait la richesse des formes du passé ?


J’explore aussi les deux écueils qui guettent cette démarche. D’un côté, suivre les tendances au point de ne plus produire qu’un vestiaire parfaitement contemporain, mais dénué de véritable personnalité, sans aucun sens si ce n'est celui d'être une victime de la mode pour ainsi dire. De l’autre, s’enfermer dans une fascination pour le patrimoine jusqu’à transformer le vêtement en costume d’époque, coupé des usages, des sensibilités et des enjeux d’aujourd’hui.

Entre héritage et modernité, comment construire un style qui dialogue avec son époque sans s’y dissoudre, tout en restant fidèle à soi-même ? C’est la question que je vous propose d’explorer dans ce nouvel épisode de La Cassette Style.

EP.54 - Strategie de survie stylistique en canicule22 Jun 202600:39:46

J’avais prévu de ne pas parler ni de football, ni de la canicule. Mais force est de constater que, dans les jours qui viennent, c’est l'un des deux risque de nous sauter au visage. Et pour ma part, ce sera sans doute davantage l’extrême chaleur que l qui occupera mes pensées.

Alors, comment continuer à faire style lorsqu’il fait trop chaud ? Est-il encore possible de maintenir une forme de stratégie vestimentaire dans ces conditions extrêmes ?

Ou bien faut-il accepter qu’en été, le style quitte le terrain du textile pour se réfugier dans celui de l’accessoire ?


C’est la question que je vous propose d’explorer aujourd’hui. Bienvenue.

EP.53 - La chemise : volume, intention et paradoxe15 Jun 202600:21:43

Dans cet épisode de La Cassette Style, je m’intéresse à une pièce qui semble simple mais qui concentre en réalité une infinité de nuances : la chemise.

On parle d’abord coupe et proportions : pourquoi et comment “upsizer” une chemise, comment le faire sans tomber dans l’oversize, et surtout ce que chacun de ces choix produit sur la silhouette. Deux logiques différentes, deux intentions opposées : l’une structure autrement, l’autre efface les contours.

Je reviens ensuite sur le rôle central du col comme outil de langage vestimentaire. Le col peut amplifier la présence d’un vêtement — jusqu’à des proportions marquées, autour de 8 ou 9 cm — ou au contraire disparaître presque totalement avec le col officier. Deux stratégies opposées mais complémentaires : soit augmenter le volume des détails, soit simplifier la ligne pour renforcer l’épure.

À travers ça, j’évoque aussi l’intérêt du col officier dans une logique de layering, notamment pour éviter la superposition de cols et conserver une lecture claire de la silhouette.

Enfin, l’épisode explore ce que la chemise porte de plus subtil : un paradoxe fertile. Une forme de gravité légère. Une pièce qui structure sans enfermer, qui impose sans figer, et qui ouvre un espace intéressant pour habiter la silhouette autrement.

EP.52 - C'est quoi, avoir du style ? 08 Jun 202600:20:10

Cet épisode explore l'idée que l’équation du style pourrait partir d’une idée simple : le style n’est pas un mystère, mais une combinaison de facteurs lisibles.

J'y développe sur une vingtaine de minute une équation à 5 facteurs, entre la cohérence, l'intention, la singularité, la silhouette et la maitrise des codes, en envisageant leurs interdépendances pour faire style.

Et c'est à mon sens cet ensemble qui fait que des vêtements isolés ne suffisent pas. Mais c’est leur relation entre eux — et avec la personne qui les porte — qui produit une présence.

Au fond, l’épisode défendrait cette idée : le style n’est pas une accumulation de pièces, mais une organisation du visible. Une manière de rendre une identité perceptible sans la dire.

D'ailleurs, ça me fait penser à une définition de l'art par un artiste nouveau réaliste suédois des années 70, Öyvind Fahlström, qui nous disait que l'art est une manière de produire des formes de manière conscience dans un contexte précis. Le style a quelque chose de cela également.

EP.51 - En faire moins01 Jun 202600:23:27

Dans cet épisode, je vous propose une idée à contre-courant : et si on en faisait moins ?

À une époque où tout nous pousse à nous démarquer, à être plus visibles, plus originaux, plus remarquables que les autres, le vêtement semble parfois être devenu une performance permanente. Les réseaux sociaux regorgent de silhouettes conçues pour être photographiées plutôt que vécues, de pièces spectaculaires qui attirent le regard mais peinent à trouver leur place dans le quotidien.

Et si le style consistait parfois à faire un pas de côté ? À ne pas chercher à occuper toute la lumière ? Après tout, lors d'un mariage, on s'habille souvent avec soin, mais jamais au point d'effacer le marié.

En faire moins ne signifie pas renoncer au style. C'est peut-être au contraire lui redonner sa juste place : celle d'un langage, plutôt que d'un mégaphone. Un moyen d'habiter le monde avec justesse, sans avoir constamment besoin d'être remarqué.

Dans cet épisode, nous parlerons de discrétion, de présence, de sobriété, mais aussi de cette étrange injonction contemporaine à toujours devoir briller davantage. Et nous verrons comment le vêtement peut devenir non pas un outil pour exister aux yeux des autres, mais une façon plus calme, plus personnelle, d'exister pour soi et d'exprimer une relation au monde plus subtile.

EP.50 - Les meilleurs pantalons pour l'été 25 May 202600:26:47

Dans cet épisode 50, je m’attaque à une pièce souvent sacrifiée dès que le thermomètre grimpe : le pantalon. Comment continuer à en porter sous une chaleur écrasante sans renoncer à l’allure, au confort ni au style ?

Je vous parle de coupe, de matière, de texture, de couleur — de tout ce qui permet à un pantalon de respirer autant que celui qui le porte. Mais surtout, je vous emmène vers des références très personnelles : des pantalons que j’ai aimés immédiatement, des pièces qui ont provoqué chez moi un véritable choc esthétique. Et des pantalons que j’éprouve, certains depuis plusieurs saisons, comme des nouveautés qui rejoignent avec un grand frisson ma collection grandissante.

Des vêtements qui cochent toutes les cases : beaux sans effort, vivants dans leurs textures, élégants même froissés par l’été, et capables de transformer une silhouette sans jamais l’étouffer.

EP.49 - Porter ses anciennes vies18 May 202600:24:15

Dans cet épisode, j’essaie de penser le vêtement comme un palimpseste : une construction faite de couches successives, de traces, d’effacements partiels et de réécritures. L’idée n’est pas de devenir quelqu’un d’autre, mais de convoquer les différentes versions de soi-même que l’on a déjà été, afin d’enrichir ce que l’on propose aujourd’hui.


Nos villes fonctionnent exactement de cette manière. Les centres-villes que nous traversons sont des accumulations de projets successifs : des visions d’architectes, d’urbanistes, parfois abandonnées, parfois transformées, parfois recouvertes par d’autres ambitions. Pourtant, rien ne disparaît totalement. Chaque époque laisse une empreinte, un relief, une tension. Et c’est précisément cette superposition qui produit la profondeur culturelle d’un lieu.


Le vêtement peut lui aussi devenir ce territoire stratifié. Une silhouette gagne en densité lorsqu’elle accepte de faire dialoguer plusieurs temporalités : des obsessions anciennes, des références oubliées, des habitudes abandonnées puis retrouvées, des pièces usées qui portent encore la mémoire des gestes et des vies qu’elles ont traversés.


Il y a aussi quelque chose de très beau dans le fait de rejouer une ancienne version de soi, mais à la lumière de ce que l’on sait désormais. Reprendre certains éléments en main, les recontextualiser, les regarder avec plus de précision, plus de maturité. Non pas pour céder à la nostalgie, mais pour créer de l’épaisseur.


Parce qu’à l’inverse, les silhouettes entièrement prisonnières du présent finissent souvent par manquer de profondeur. Elles ne reposent parfois que sur une seule qualité : celle d’être neuves. Comme si l’absence totale de traces était devenue un idéal. Or un vêtement réellement habité raconte autre chose. Il raconte le temps, l’usage, les frottements, les transformations — tout ce qui fait qu’un style cesse d’être une simple vitrine pour devenir une expression unique et irremplaçable.

EP.48 - Quand le vetement est une deception 04 May 202600:36:20

Dans cet épisode, je mets de côté les fantasmes et les belles promesses pour parler de ce qui fâche : la déception. Celle qui s’invite après l’achat, quand le vêtement ne tient pas ses engagements — ni sur la qualité, ni sur l’expérience, ni sur le ressenti.

Je reviens ici sur plusieurs expériences très personnelles avec différentes marques : des pièces aux prix parfois difficiles à justifier, des finitions bâclées, des coutures fragiles, des tissus qui ne vivent pas comme ils devraient… jusqu’à ces moments presque absurdes où un vêtement trahit sa fonction première.

Mais au-delà de la critique, cet épisode est surtout une exploration sensible : qu’est-ce qui fait qu’un vêtement “vibre” quand on le porte ? Pourquoi certaines pièces nous accompagnent vraiment, tandis que d’autres nous éloignent peu à peu de cette passion ?

Un épisode plus introspectif, presque cathartique, où je questionne le lien entre exigence, attachement et désillusion dans le rapport au vêtement.

EP.47 - Pourquoi ta chaise a un auteur ( et pas ton manteau) ?27 Apr 202600:26:53

*Épisode en déplacement au micro-cravate - le son est moins bon qu'avec mon Rhode, retour a la normale la semaine prochaine*

Dans cet épisode, je pars d’un constat simple mais troublant : dans le design de mobilier, les créateurs signent. Leur nom est une bannière. De Charles Eames à Verner Panton, le designer devient une figure célèbre qui passe de maison en maison, de grandes marques comme Vitra à celles qui font de gros volumes comme Ikea.

Son nom structure un imaginaire, organise un marché, construit une aura. Acheter une pièce, c’est entrer dans un monde, suivre un artiste, un regard, une démarche. Peu importe la tendance, un designer travaille son rapport au monde quoi qu'il arrive.


Hors des grandes maisons de luxe comme Dior ou Saint Laurent par exemple, dans le vêtement premium et chez la plupart des grandes marques, cette mécanique semble s’être dissoute. Les noms disparaissent autant que les directions artistiques. Une entité au contour flou prend le dessus. Comme si ça ne comptait plus de savoir qui dessine vraiment ce que l’on porte ?

Alors j’essaie de tirer un fil.

Habiter un espace, s’habiller soi-même — est-ce si différent ? Une pièce de mobilier organise le corps dans le monde autant qu'un vêtement a mon sens. Dans les deux cas, il s’agit de formes, de volumes, de tensions, d’équilibres. Une chaise impose une posture comme une veste impose une allure.


Et puis il y a cette idée d’hybridation. Dans nos intérieurs comme dans nos silhouettes, on compose : une table moderniste avec une lampe space age, une veste tailoring avec un pantalon technique. Les époques dialoguent, les styles se superposent, les influences se frottent. On ne choisit plus une ligne — on construit un langage.

Cet épisode est une tentative de cartographie sensible : comprendre pourquoi le design de mobilier célèbre ses auteurs quand le vêtement premium les dilue, et ce que cela dit de notre manière contemporaine de consommer, de collectionner, de nous raconter.

Peut-être qu’au fond, s’habiller et habiter relèvent du même geste : donner une forme visible à ce qui nous traverse.

EP.46 - Les cheat codes du style masculin20 Apr 202600:24:13

Dans cet épisode, je prends une idée séduisante — presque rassurante — et je la retourne : celle des cheat codes du style masculin.

On nous vend des raccourcis et des règles simples.

Des formules qui promettent de “bien s’habiller” sans trop réfléchir, ou de faire différemment en dupliquant une astuce.

Et ca se passe au niveau de la couleur ou encore dans la manière de porter les vêtements.

Alors, je démonte ces fameux cheat codes ;

-Parce qu’un style ne se résume pas à une équation.

-Parce qu’un vêtement ne fonctionne pas seul.

- Parce que l’élégance ou tout autre idée ne se télécharge pas.

À travers des exemples, des figures, et aussi mon propre rapport à l’image — notamment sur Instagram — je questionne cette obsession de paraitre vite et de dupliquer l’expérience de quelqu'un d'autre en espérant qu'elle nous aille.

Et surtout, j’essaie de comprendre pourquoi ces raccourcis nous attirent autant.

Peut-être parce qu’ils nous évitent une chose essentielle :

prendre le risque d’exister vraiment dans ce qu’on porte.


EP.45 - L'élan collectif comme moteur pour experimenter son style13 Apr 202600:33:04

Dans cet épisode, je t’emmène dans un moment charnière : mon départ de Paris. Une ville que je quitte, mais qui, m’a façonné. Paris, c’est cette chambre d’écho permanente — une densité rare de gens sapés, de marque de niche, de shop vintage et d'évèmement autour de la mode.

A PAris, le style circule. Il se capte plus vite aussi ; c’est un élan collectif puissant.

Vivre à Paris, c’est aussi expérimenter dans l’anonymat. Tester, rater, recommencer, sans jamais vraiment être assigné. Une liberté précieuse — mais qui a un prix. Un prix très concret : celui d’un quotidien sous tension, où l’on finit parfois par louer la ville autant qu’on l’habite. Et vivre dans une cabine d'essayage géante a 40 balais, ça suffit !

Alors que se passe-t-il quand on quitte ce flux ?

Je pars pour l’Est de la France, avec une question en tête : peut-on recréer cet élan ailleurs ? Ou faut-il le réinventer ? Car loin des grandes capitales, l’énergie ne disparaît pas — elle change de forme. Elle devient plus discrète, plus localisée. Elle se niche dans une boutique, une rue, un événement, ou même dans les replis numériques de communautés passionnées.


Cet épisode, c’est une réflexion sur ce qui nous met en mouvement. Sur la manière dont un territoire — physique ou digital — peut devenir le moteur de sa trajectoire stylistique personnelle.


EP.44 - La dissonance comme terrain de jeu stylistique06 Apr 202600:27:05

La silhouette parfaitement cohérente est souvent une silhouette morte.

Trop lisible, trop stable — elle glisse sur le regard sans jamais le retenir.


Dans cet épisode, j’explore la dissonance comme une stratégie :

introduire une tension, un frottement, une note qui résiste.


Comme en musique, où l’accord dissonant ne détruit pas l’harmonie mais la rend vivante,

le vêtement peut lui aussi accueillir une forme de désaccord —

un volume qui déborde, une matière qui contredit, un détail qui dérange.


Il ne s’agit pas de rompre l’équilibre, mais de le déplacer :

trouver ce point fragile, où l’ensemble tient précisément parce qu’il pourrait basculer.


EP.43 - De la créativité 2 23 Mar 202600:23:22

Après de la créativité 1 (épisode 6 -avril 2025), voici de la créativité 2 !


Ces derniers temps, j’ai peu dormi à cause de voisins bruyants, et ça s’est ressenti sur ma créativité , comme celle évoquée dans le titre de ce nouvel l’épisode : )
Il y a un an, j’abordais cette question sous un angle plutôt conceptuel (épisode 6), en parlant de créer une forme de tension, d'une manière ou d'une autre.

Aujourd’hui, j’y reviens de manière plus concrète : en évoquant l’importance de se retirer régulièrement du monde, et d’adopter une hygiène de vie qui donne l’énergie nécessaire pour porter ce travail au quotidien.

Bonne écoute !

Ep.42 - Aimé Leon Dore : le streetwear devenu classique16 Mar 202600:30:12

Dans cet épisode, je décrypte le stylisme du lookbook de Aimé Leon Dore et la manière dont la marque réussit à créer un équilibre unique entre streetwear et vêtements classiques.

À travers les silhouettes, les associations de pièces et l’attitude des modèles, j’explore comment le tailoring, les pièces Ivy League et les codes de la rue se rencontrent pour créer une esthétique à la fois élégante, décontractée et très contemporaine Un regard sur une vision du style où le costume peut cohabiter avec les sneakers et les pièces casual.


EP.41 - Déconstruire Hugo Jacomet 09 Mar 202600:48:56

Cela fait un moment que je réfléchis à la meilleure façon d’aborder ce sujet. Comme j’ai récemment intégré de plus en plus d’extraits audio auxquels je réagis, je me suis dit que poursuivre dans ce format pour parler d’Hugo Jacomet était une bonne idée.

Une bonne idée, non pas pour faire de l’audience, comme certains détracteurs le prétendent (sur un podcast de niche, vraiment ?), mais pour interroger — ou plutôt remettre en question — le discours d’Hugo Jacomet, une figure singulière de l’influence dans la mode sartoriale depuis une dizaine d’années.

J’ai choisi pour cela un épisode de l’émission Les Bâtisseurs, dans lequel il a pu développer pendant plus de deux heures une pensée souvent brouillon, produisant au passage une quantité assez impressionnante d’idées reçues, de caricatures, d’amalgames et de stéréotypes, le tout dans la complaisance totale de son hôte : Clément, 27 ans, créateur d’une émission qui véhicule une certaine vision de l’homme dans laquelle je ne me reconnais pas.

C’est donc avec le plus d’honnêteté intellectuelle possible que je réagis à différents extraits, afin de démonter les inepties que j’y ai entendues — non pas dans l’idée de mépriser une opinion politique conservatrice, qui se respecte, mais plutôt de dévoiler la quantité d'idées fausses de celui qui s’en fait le beau parleur.

EP.40 - La criée numérique : vendre des vêtements comme on vend du poisson sur les réseaux sociaux02 Mar 202600:18:48

Inspiré par mon arrivée en tant que 2nd couteau sur TikTok et par un reportage d’Arte Le dessous des images, je m’intéresse à cette nouvelle façon de vendre des vêtements sur les réseaux sociaux. Directement inspirée des criées des marchés aux poissons, la vente se fait désormais en live, propulsant les produits sur le marché chinois… et ça arrive en Europe ! Alimenté par l'IA, nous arrivons a une rupture anthropologique qu'il s'agit absolument de comprendre.

Je propose un portrait préoccupant de cette pratique, qui dépasse largement TikTok et commence à se répandre sur d’autres plateformes.

EP.39 - Manière de faire style16 Feb 202600:18:52

Avec un titre inspiré du livre du philosophe Nelson Goodman, Ways of Worldmaking, je questionne ce que signifie construire son style, le penser, le concevoir.

Que ce soit par instinct ou guidé par une idée forte, c’est toujours un monde qui se donne à voir — et cela mérite le respect, même lorsque ce monde est très éloigné du nôtre.

Construire son style, c’est d’ailleurs faire de grands pas de côté vis-à-vis de la mode.
Si le style réside notamment dans le choix de quelques pièces qui deviennent notre signature, il n’est pas possible de déléguer ce choix aux images et au langage produits par la mode, au risque de n'être qu'un calque qui se superpose aux milliers d'autres similaires.

On poursuit la discussion sur mon compte Insta : 2nd_couteau !

EP.38 - Renoncer aux autres vêtements09 Feb 202600:32:13

Si je n’ai pas encore abordé ce qu’est le style — c’est en préparation, et cela demande du temps pour être le plus étayé possible, notamment par des références pointues — je soupçonne qu’il s’agisse de porter les mêmes pièces encore et encore, jusqu’à ce qu’elles deviennent la signature d’une silhouette.Dès lors, il faut choisir. Et s’il faut choisir, il faut renoncer.Je te propose de te plonger dans mes grands renoncements, et d’y voir ce qui fait, en creux, le style chez moi. Nul doute que cela fasse écho a tes propres choix !



⬇️Petite correction⬇️ : le fente 125 de coltesse contient du polyamide seulement sur la couleur camel (que j’ai). Autrement il est en 100% laine.

Et dans tous les cas la matière reste très chouette 👌

Ep.37 - Le polyester recyclé, le carburant de l'ultra Fast fashion02 Feb 202600:24:40

Dans cet épisode, on démonte quelques idées reçues sur le polyester vierge et son cousin, le polyester recyclé, et on envisage de comprendre pourquoi il est au cœur du dispositif de la fast fashion et de l'ultra fast fashion.

On voit aussi pourquoi l'idée même de polyester recyclé est une hérésie totale. On marche sur la tête les gars !

EP.36 - C'est quoi la mode ?26 Jan 202600:23:33

Pour ouvrir la saison 2, on s’intéresse à ce qu’est réellement la mode… et à ce qu’elle n’est pas : ce n’est ni le vêtement, ni sa matière, ni sa qualité, ni ses coutures. Autrement dit, la mode n’est pas le vêtement réel !

On commence par une interview de Simon Porte Jacquemus, puis on file vers Roland Barthes, en convoquant Bourdieu et Baudrillard en chemin. Le tout pour comprendre ce qu’est vraiment la mode et prendre un peu de recul critique sur la soupe servie en continu sur les réseaux.


EP.35 - Les hiking shoes, de l'outerdoor dans nos villes15 Dec 202500:38:17

Voilà déjà quelques années qu’une tendance gagne du terrain à nos pieds : celle des hiking shoes, ou chaussures de randonnée, si vous préférez.
Longtemps réservées aux amateurs d’outdoor, elles s’invitent désormais en ville, aux pieds des citadins qui vivent leurs aventures urbaines chaussés de modèles évoquant cet héritage montagnard.

On en parle ici : de Malfroid à Paraboot pour les plus abouties, jusqu’à Quechua et Circle Cage pour illustrer ce que peut suggérer une chaussure mal conçue au prix imbattable.

EP.34 - Les coulisses 2nd_couteau N0108 Dec 202500:31:13

Aujourd’hui, je vous embarque dans trois petites scènes tirées de ma vie de créateur : une agence d’influence et son script raté, un post sur Threads qui a fait mouche, et une marque qui me laisse en vu quand mes questions deviennent trop précises. Installez-vous, je vous raconte.

Ep.33 - Les possibilités du cuir 01 Dec 202500:38:32

Lorsqu’on parle de cuir, on parle d’une vie animale prise. Si l’on accepte cette idée, il est en revanche inconcevable que la matière ne puisse pas être noble : évacuons d’emblée le cuir fast fashion !

Ensuite, parlons vestes — shearling jackets, aviateurs, perfecto et autres pièces d’exception en cuir pleine fleur ou en veau velours. L’hiver, le cuir est un excellent rempart contre la pluie, le vent et le froid, surtout lorsqu’il s’agit d’une peau lainée, par exemple !

Et parlons des derbies, des mocassins… quelques paires que j’adore et qui me chausseront avec style en cette fin d’automne et pour l’hiver qui approche.

Ep.32 - Etude de cas : Bonnegueule 24 Nov 202500:33:26

J’ai si peu parlé de BonneGueule, alors que j’avais tellement envie de le faire. L’histoire de la marque résonne d’assez près avec la mienne, et elle embarque tout un ensemble de protagonistes dont il est intéressant d’observer l’évolution aujourd’hui.
C’est aussi une histoire de dramas — celui de Boras et de son éternel syndrome de Calimero, ou encore celui du rachat par un fonds d’investissement chinois.
Mais, bien sûr et surtout, BonneGueule reste une marque de vêtements que je te propose d’examiner par un regard critique le plus objectif possible.

Ep.31 - Les habitudes habillent 17 Nov 202500:17:30

C’est quand les habitudes changent qu’on réalise à quel point elles nous habillent.
J’ai décidé de quitter Paris, bientôt, et je comprends mieux comment la ville a nourri ma créativité vestimentaire.
Je repense aussi aux choix que je faisais lorsque je vivais à Strasbourg.
Et demain, entre atelier et forêt, de nouvelles perspectives s’ouvrent : un renouveau stylistique.

Ep.30 - Le pull idéal 10 Nov 202500:31:00

Et si le pull parfait, c'était celui que vous avez déjà, que vous retrouvez après un long sommeil dans votre placard ?

Peut être est ce un sweat en coton, un pull en cachemire, un col roulé en laine de yak ?

En tout cas, il n'est pas en matière synthétique..

Peut être d'ailleurs, est ce un hircus, un nitto knitwear ou encore un rotholtz ?

On en parle pendant 30 minutes !

Ep.29 - L'environnement du vetement masculin de demain03 Nov 202500:26:40

Je suis retombé sur une vieille vidéo de l’INA avec Maïté — tu sais, la cuisinière au tempérament bien trempé qui animait une émission de cuisine à la télé. On la voit assommer une anguille à coups de batte (ou de gourdin, pour les puristes) dans une émission de divertissement… une scène qui paraît complètement délirante aujourd’hui !

Bien sûr, ce n’est qu’un exemple parmi d’autres, et il y en a de bien plus choquants. Mais j’ai choisi celui-ci parce qu’il illustre parfaitement le décalage entre les normes d’hier et celles d’aujourd’hui. Cela m’amène à une question : est-ce que ce qu’on vit aujourd’hui dans l’univers du vêtement masculin sera encore acceptable demain ? Est-ce que la banalité de certaines pratiques ne finit pas par endormir notre esprit critique, alors qu’on devrait justement construire un environnement plus sain — que l’on soit acteur ou consommateur ?

J’ouvre la réflexion dans cet épisode 29, et comme toujours, la discussion se poursuit sur Instagram et en commentaires ici !

Ep. 28- Ce que portent les artistes -chap2 : le workwear et le denim13 Oct 202500:20:13

Dans ce 2ième chapitre traitant du livre de Charlie Porter, on regarde du coté du workwear et du denim.

Les artistes qui portent cette typologie stylistique le font avec beaucoup de sens, comme si leurs vêtements étaient le prolongement de leurs travaux artistiques.

On jette un œil sur Barbara Hepworth, Agnes Martin, Andy Warhol ou encore Gordon Matta Clark



Humeur N*1 - Du coton biologique au SUV, et de ces histoires qui ne se racontent jamais06 Oct 202500:11:50

Un nouveau format qui va venir ponctuer la cassette style : les humeurs !

Un format qui tourne autour des thématiques de ce podcast : mode, éthique, société, culture.

Pour cette première humeur, on parlera de la cohérence environnementale, pourquoi s’attacher à acheter des fringues en coton Bio alors que l'on roule en SUV, et des histoires des vêtements sur Instagram qu'on nous raconte jamais.

Ep. 27 - Brut clothing et le made in China29 Sep 202500:36:15

Une parenthèse pour aborder un sujet qui vous a beaucoup fait réagir sur mon compte instagram 2nd_couteau : le changement de direction de la marque parisienne que l'on connait (presque tous) Brut clothing pour une production (hors gamme rework) 100% made in China.

Dans cet épisode, on dresse le portrait du made in China avec honnêteté, source à l'appuie. Et je vous partage la conversation avec la com' de Brut autour de cette question, avec un certain agacement il faut l'avouer !

Ep. 26- Ce que portent les artistes -chapitre 122 Sep 202500:29:36

Cet épisode, c'est l'occasion pour moi d'évoquer un livre qui m'a beaucoup influencé, a la croisée de mon identité d'artiste et celle, plus récente, de créateur de contenu autour de la mode masculine.

C'est celui de Charlie Porter, What's artist wear , publié en 2021.

Ce premier chapitre aborde le tailoring et les artistes qui questionnent cette typologie stylistique.

Lorsque le vêtement est le prolongement de l’œuvre, l’œuvre étant fondamentalement l'artiste.

Dites moi en commentaire et dans le sondage si vous voulez le chapitre 2 !

Ep. 25 - Regard sur la nouvelle collection Hast (AH25)15 Sep 202500:44:28

Nouveau format d'épisode : un regard sur une collection qui vient tout juste de sortir, celle de la marque française Hast !

Une marque que j'aime particulièrement, et je vous explique pourquoi.

On prend la température de la direction artistique de cette collection, on regarde les détails et une sélection de pièces qui m'ont tapé dans l'œil !

Si tu aimes ce nouveau format et que tu souhaites un regard sur une autre marque avec une sa collection, écrit moi !

Ep.24 - Etude de la veste de mi-saison08 Sep 202500:36:11

L’automne approche et pour l’aborder de la meilleure des manières, je crois que la veste mi saison est tout simplement celle qui donnera le ton de vos silhouettes.

Dans cet épisode, je dresse un catalogue commenté des vestes que j’estime être indispensable à avoir dans son vestiaire, par une classification et quelques détails contextuels .

Ep.23 - Pourquoi s’habille-t-on comme hier ?01 Sep 202500:34:45

Tu t’es déjà demandé pourquoi, dans le vestiaire masculin,l’héritage passé des vêtements est aussi présent, nourrissant la sensation qu’on s’habille avec les pièces de nos grands-parents, ou encore simplement qu’il n’y a aucune révolution stylistique depuis environ 25 ans avec l’avènement du streetwear ?

Je te propose une réflexion croisée autour d’un livre deSimon Reynolds que j’ai longuement étudié. Il s'appelle Retromania, et je le rapproche d'autres essais comme Mnémosyne de Francois Boutonnet, Fredric Jameson avec le postmodernisme ou la logique culturelle du capitalisme tardif ou encore Post-production de Nicolas Bourriaud.

On y envisage que la culture populaire vit une obsession de son propre passé, le futur étant engloutit dans ces archives.


Une réflexion inédite dans la sphère du Menswear, abonne toi !

Ep.22 - Quelques conseils pratiques autour du vetement masculin25 Aug 202500:25:53

Quelques conseils pratiques pour cet épisode. Si parfois, j’aime porter des idées dans ce podcast, les conseils très terriens sont également intéressant à diffuser. Il y en a pour tout le monde !

On parle de vinted, des pièces à éviter, des difficultés de vendre certaines marques, mais aussi des habitudes vestimentaires, du soit disant prêt à porter, des languettes de serrage des casquettes, et des marques japonaises qui taillent trop petit.

 

Ep.21 - Ce que raconte la chemise17 Aug 202500:27:12

Qu’est-ce que raconte une chemise, qui, dans la décontraction du vestiaire masculin, a rendu omniprésent des cols de chemise qui s’excusent d’exister.

C’est d’ailleurs par là que mon désamour de la pièce commence, jusqu’à ce que j’essaye d’autres choses : du col français, du col cubain, des matières, des textures, des couleurs et surtout, de la vie !

Un premier épisode sur la chemise, qui donne l’envie d’un deuxième, plus spécifique sur des typologiques de chemises : dites-moi si ça vous intéresse en commentaire !



Ep.20 - Hors série - Bavardage en terrasse10 Aug 202500:29:09

Un chiffre tout rond pour un bavardage sur ma terrasse pendant mes vacances d'été.

Un format moins... formel, je réagis à plusieurs questions, remarques et commentaires qui m'ont été adressés !


On évoque par ordre d'apparition :

- mes boutiques préférés

- mes choix capillaires

- la rançon de la visibilité sur les réseaux

- La mixité des vêtements

- la persévérance

- la prise de parole public


A votre bon cœur !

Ep. 19 - L'horoscope du menswear 03 Aug 202500:26:43

Qu’est-ce qu’un horoscope ?

Je dirais que c’est un texte qui est censé parler de vous sans rien dire de vous : une catastrophe !  C’est plein de mots creux et ce n’est pas étonnant, je vous laisser chercher comment sont fait ces fameuses prédictions, c’est plutôt préoccupant de nourrir ce genre de croyance.

Le vêtement masculin ne serait-il pas en proie à ce phénomène d’horoscopisation si vous me permettez le néologisme ? Des tas de mots creux pour raconter quelque chose qui pourtant devrait faire sens, évoquer notamment l’expression d’une identité ?

Dans ce premier épisode du genre, je nomme certains de ces mots creux et je tente une mise en perspective, toujours vers le sens.

Un autre épisode de ce type t’intéresse ? Hésite pas à me le faire savoir en commentaire !

 

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