Homo swipiens – Details, episodes & analysis
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🇬🇧 #21 Shanley @podfest_berlin | How to make the cyberspace a better and safer place?
Season 3 · Episode 21
jeudi 13 octobre 2022 • Duration 01:16:56
🇬🇧 Shanley Clemot McLaren, feminist activist and co-founder of @stopfisha which fights against cyber-violence, was the guest of the first Homo swipiens live at the Podfest in Berlin. Together we tried to answer the questions: how to make cyberspace a safer place? After all, has a "safe" place ever existed? Isn't cyberspace simply the magnifying and distorting mirror of an unequal, discriminating and capitalist society? Is politics up to the challenge? How can we take the power back from the Gafam? How can we protect ourselves from attacks and violence in a world that no longer gives us any respite, not even in our intimacy? To ask a question is to formulate many others. Elements of answers in this episode. Live from Berlin, we talked about the digital world of tomorrow.
Speaking about the devil...Follow me on Instagram and TikTok!
🇫🇷 Shanley, activiste féministe et co-fondatrice de @stopfisha qui lutte contre les cyberviolences, était l’invitée du premier live d’Homo swipiens au Podfest à Berlin . Ensemble nous avons tenter de répondre à la question: comment faire du cyber espace un endroit plus sûr ? Car après tout, un endroit “sûr” a t il déjà existé ? Le cyber espace n’est-il pas simplement le miroir magnifiant et déformant d’une société inégalitaire, discriminante et capitaliste ? Le politique est-il à la hauteur des enjeux ? Comment reprendre le pouvoir laissé aux mains des Gafams? Comment se préserver des attaques et des violences dans un monde qui ne nous laisse plus de répit, mêne pas dans notre intimité ? Poser une question c’est en formuler tant d’autres. Elements de réponses dans cet épisode.
En direct live du Podfest de Berlin, nous avons parlé du monde digital de demain.
En parlant du loup...Suivez moi sur Instagram et TikTok!
References and quotes / Réferences et citations:
Stop Fisha's articles about the DSA :
https://www.europarl.europa.eu/meetdocs/2014_2019/plmrep/COMMITTEES/IMCO/DV/2021/12-13/DSACA9_EN.pdf
Study Media matters : "TikTok's algorithm leads users from transphobic videos to far-right rabbit holes"Sale Pute (documentaire ARTE)
#205"Réseaux sociaux: Y-a-til un pilote dans l'avion" avec Tariq Krim - VLAN Podcast
#20 Elvire : « Je pense qu'on a besoin de créer plus de lieux qui s'apparentent à des cercles de parole. »
Season 3 · Episode 20
mercredi 28 septembre 2022 • Duration 01:13:26
Le monde virtuel nous a offert de merveilleux moyens de communiquer rapidement sans contrainte de temps ni d’espace. Les frontières n’existent plus - enfin sauf pour les réseaux verrouillés par des dictatures - les lois peuvent être déjouées, d’autres doivent être créées pour donner un cadre à ce nouveau monde.
Ce monde qui nous a permis d’accéder facilement à la connaissance mais aussi de mettre en danger l’ordre établi, car désormais le smartphone est une arme. On filme les scènes de violences policières, on dit “me too”, on révèle des management toxiques au sein d’entreprises, on diffuse le savoir, la colère, la révolte. Mais pas de Yin sans Yang, d’Eros sans Thanatos, de pulsion de vie sans pulsion de mort. Et les pendant mortifères de ce merveilleux outil qu’est le world wide web et de toutes ses déclinaisons seraient impossible à lister.
J'aimerais essayer de comprendre comment le cyber a été un espace d’empouvoirement et de diffusion de savoir, d’outil politique, comment il a remis en cause les rapports de pouvoir existants, comment les frontières entre vie intime et vie publique ont été pulvérisées, comment l’individu se voit désormais non plus uniquement à travers le regard de l’autre mais à travers l’objectif de milliards de smartphones. Comment ce monde désincarné incarne notre monde.
J’aimerais donc ouvrir le bal de cette troisième saison avec trois activistes qui luttent à leur façon pour plus de justice sociale et qui ont fait du web leur terrain de jeux. Elles sont particulièrement bien placées pour en faire une critique acérée, comme c'est le cas de la première invitée qui ne met plus son énergie à créer du contenu en ligne mais à explorer des espaces d'existence pour des communautés hors lignes.
Le premier épisode met à l’honneur Elvire Duvelle-Charles, journaliste, réalisatrice, autrice - notamment du livre “Féminisme et réseaux sociaux” - et cofondatrice de la Clitrévolution.
Dans cet épisode nous allons d'abord parler de l'avenir hors ligne du compte Clitrevolution et de la nécessité d'explorer des espaces où l'on se parle en face à face, d'escalade de haine, de polarisation des idées issues d'internet - de cyberharcèlement donc, de convergence des luttes, de la révolution à venir qui se fera sûrement sans sextoys.
Bonne nouvelle saison !
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Remerciement spécial à Hanneli Victoire, journaliste indépendant, pour sa participation.
Musique: Guazu Guazu
Postproduction et mixage: Leonardo Pedron alias LASERGUN
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♡ Edition spéciale ♡ « Qu'est-ce que l'amour ? »
Season 2 · Episode 16
lundi 14 février 2022 • Duration 23:09
Qu’est ce que tu recherches toi quand tu swipes ?
Beaucoup diront qu’iels ne savent pas, qu’iels verront au moment de la rencontre, qu’iels en ont de toute façon marre, que c’est une perte de temps, que c’est fatiguant de devoir toujours réavoir les mêmes conversations “salut ça va, oui et toi, tu fais quoi dans la vie”, à l’écrit, puis à l’oral, raconter sa vie à un inconnu en espérant que ça clique vraiment, que ça matche enfin, que la connexion soit réelle et qu’elle dure peut-être un peu plus que les premiers frissons. Est- ce que j’ai vraiment envie de le/la connaître ?
À l’heure de la digitalisation de nos relations, du marketing de soi, de la profitabilité du marché du célibat pour des actionnaires qui misent sur notre solitude pour engranger toujours plus de dividendes, du dictat de l’épanouissement personnel et du self love, qu’est-ce que l’amour ?
À une époque donc, où l’image vaut plus que l’être ou la chose qu’elle reflète, où l’accumulation, la productivité et la saturation sont synonymes de succès et de réussite, où peut-on trouver refuge ? Dans l’amour ? Mais pas celui-ci qu’on nous vend, car celui-là est une image sans fond, pour nous empêcher de jamais l’attendre.
L’amour dont je parle, c’est la vulnérabilité sans la peur, la puissance sans la contrainte, la beauté sans le temps, l’entente sans la compromission.
La Saint-Valentin est une fête commerciale. Elle nous sature de ses images, de ses stéréotypes, de son hétéronormativité. Si on reprenait les rênes en exprimant tout simplement ce qu’est pour nous l’amour ?
J’ai donc demandé à celles et ceux qui ont participé aux épisodes ou à l’écoute d’Homo Swipiens de me dire ce qu’était pour eux, pour elles l’amour.
Bonne fête de l’amour !
Merci à Eclair, Elif, Pierre, Crystel, Pierre & David, Tatiana, Louisa (@singlejunglepodcast), Dorothée et Pauline (@tinder_et_ses_pepites) pour avoir (à nouveau) témoigné leur amour et prêté leur voix.
Merci à Alice @lesbellesfrequences pour le mixage et la postproduction.
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#16 - Shanley @Stop Fisha : « Les réseaux sociaux tirent profit de la haine en ligne et du patriarcat. »
Season 2 · Episode 16
vendredi 4 février 2022 • Duration 01:03:05
Après avoir déserté le cyber espace, qui m’a paru si violent, si fulgurant, si polarisé, j’ai voulu interroger celles et ceux qui luttent pour protéger, pour donner un cadre, pour réfléchir au monde d’après qui sera indéniablement toujours plus virtuel et metaversé.
Shanley est une militante féministe. Elle a co-écrit le livre Combattre le Cybersexisme et est co-fondatrice de Stop fisha, une association d'utilité publique qui lutte contre les cyber violences et donnent les outils nécessaires aux victimes pour se protéger et se défendre. Dans cet épisode, elle évoque les différentes formes du cyberharcèlement, les lois qui les punissent, l’incapacité et l’absence de volonté des GAFA à créer un cadre sécurisant. À force de discussion, ce n'est moins que d'obtenir des réponses, toujours plus de questions se posent : à quoi ressemblera le cyber espace de demain ? Comment combattre les cyber violences ? Comment humaniser les relations virtuelles et éviter ses écueils bien trop mortifères et mortelles ? Et quid des violences intracommunautaires et militantes ? Quid des violences contre soi ? Car l'espace virtuel n'est-il pas avant tout la réflexion profondément distordue et infinie de soi-même ?
Chiche, on y réfléchit ensemble ?
Si vous êtes victime de cyberharcèlement ou connaissez quelqu'un.e qui l'est, vous pouvez directement vous adresser à l'association Stop Fisha. Parlez-en. Des lois existent pour vous protéger.
Références et bibliographie:- Combattre le Cybersexisme, Association Stop Fisha, Editions le Duc, 2021
- Sale Pute, Florence Hainaut & Myriam Leroy, Kwassa Films
- Le coeur sur la table en live avec Judith Duportail, Binge Audio
- La Fin de l’amour. Enquête sur un désarroi contemporain, Eva Illouz, Seuil, Paris, 2020
- Sur Instagram, la prime secrète à la nudité: se déshabiller pour gagner de l’audience, Judith Duportail et Nicolas Kayser-Bril (avec Kira Schacht et Édouard Richard), 15 juin 2020
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#15 Tatiana : « On ne peut pas nouer des connexions profondes tant que nos identités ne sont pas claires et authentiques. »
Season 2 · Episode 15
vendredi 19 mars 2021 • Duration 57:56
Je ne pouvais pas intituler la deuxième saison de mon podcast Connexion et identités et ne parler que de celles dont on parle tout le temps. Elles nous dominent, nous gouvernent, font la pluie et le beau temps médiatique, ont fait l’histoire. Je parle des identités binaires masculines, féminines, hétérosexuelles, blanches, binaires. Moi, je suis tout ce qu’il y a de plus majoritaire, je suis une femme blanche, cis-genre, hétérosexuelle.
Mon podcast représente majoritairement des gens comme moi, explore les habitudes de ces gens là, sur ces applications là. Mais je ne peux faire un podcast qui traite des identités sans parler de non-binarité.
Tatiana est transgenre. Elle nous parle de son secret, celui qu’elle m’a un jour confié : elle ne serait pas qui elle prétend être. Elle serait peut-être une femme que l’on aurait à sa naissance assigné au sexe masculin. Et la véritable question est : qui devient-on, qui choisit-on de devenir et surtout a-t-on le choix de le devenir ? L’identification de soi-même à un sexe biologique, l’achèvement de cette identité à la fin de la puberté, est une réduction. On ne naît pas femme, homme, queer, on ne naît pas « soi », on le devient.
Que se passe-t-il en soi lorsqu’on ne se sent pas en accord avec cette assignation ? Est-on étrange ? Car l’étrangeté à elle-même, Tatiana la ressent encore parfois aujourd'hui. Ainsi, sur les applications ou dans la vie, elle se représente tantôt comme une femme-cis genre tantôt comme une femme transgenre.
Dans cet épisode elle nous parle de la difficulté à être elle-même en ligne et hors ligne. Dans une société qui nous assigne à la naissance et tout au long de notre vie un rôle à jouer et un genre auquel ressembler, il est parfois impossible de s’identifier.
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#14 Pauline & Thomas @tinderetsespepites : « ça c'est une belle pépite ! »
Season 2 · Episode 14
lundi 21 décembre 2020 • Duration 01:04:24
Les applications de rencontres sont aujourd’hui plus que jamais un endroit de socialisation. Privés de nos espaces de rencontres traditionnels, nous sommes contraints de pallier la solitude en nous connectant de partout, tout le temps et pour tout. Il en va de notre vie professionnelle, amicale, amoureuse. On travaille sur slack, on se rencontre en facetime, on se détend (ou se tend) sur Instagram, on débat sur Twitter, on se marre sur Tiktok, on se séduit sur Tinder. Comme pour refléter cette nouvelle réalité, en rire et la mettre encore plus à distance, de nombreux comptes Instagram reprenant des captures d’écran de profils d'applications de rencontres ont vu le jour. Certains dénoncent le racisme, le sexisme, la grossophobie, d’autres affichent simplement des profils osés, cyniques, drôles. Tous en tout cas sont les témoins de nos identités numériques. C’est le cas de @tinderetsespepites qui a connu un succès fulgurant sur Instagram et compte aujourd’hui 70 000 followers. Le succès est si énorme que les utilisateurs Tinder s’inspirent désormais des punchlines de ce compte pour remplir leur bio ou pour envoyer le premier message, celui qui va faire la différence. Peut-on voir ce phénomène comme de l’introjection, c’est-à-dire le processus en psychanalyse qui met en évidence le passage fantasmatique du dehors au dedans mais appliqué à l’échelle du dehors virtuel qui est bien plus vaste, bien plus fulgurant que nos environnements traditionnels et délimités ? Les réseaux sociaux se confrontent et se complètent et nous amènent sans cesse à retravailler notre image, ils nous valident, nous invalident, nous donnent des shoots d’adrénaline. Et après quoi ? J’ai donc demandé à Pauline et Thomas, créateurs du compte @tinderetsespepites de me parler de l’image que renvoie leur compte d’une génération qui n’a plus à rien perdre et fait tout pour en rire.
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#13 [2/2] Milan : «C'est la virilité qui se mord la queue.»
Season 2 · Episode 13
lundi 14 décembre 2020 • Duration 38:22
C’est quoi la virilité en 2020 ? Est-ce l'ensemble des critères morphologiques tels que la taille, un visage émacié, des poils, l’âge, des traits de caractères tels que la domination, la force, la capacité de protection ? La virilité est-elle associé à la capacité d’expansion, de possession du territoire ? Et si on ne rentre pas dans ces stéréotypes, cela fait-il de nous un looser, une victime ? Parce que les applications de rencontres nous poussent à réfléchir à ce que l’on veut montrer de soi, a choisir un angle de narration en particulier, il me semblait essentiel d’interroger la façon dont certains hommes veulent se montrer, alors que c'est justement l’inadéquation entre l’image qu’ils aimeraient refléter et la réalité qui engendrent souffrances et frustrations. Il est pourtant possible de sortir de ces schémas que l’on s’impose à soi-même.
C’est en se remettant en question, en déconstruisant nos comportements, nos identités, en les contextualisant et en mettant à distance le cadre qui nous est donné, que nous créons les meilleures conditions pour se rencontrer. Dans cette deuxième partie il me semblait donc nécessaire de faire apparaître un autre point de vue “masculin”.
J’ai invité Milan, créateur du podcast Phallodécentré - qui déconstruit la masculinité a nous partager sa vision des choses. Ainsi, en se questionnant, nous pouvons tous nous défaire des identités dont nous avons héritée pour en créer des nouvelles, des singulières, des authentiques. Peut-être ainsi pourrons-nous, enfin, établir une réelle connexion pour se rencontrer, soi, et les autres.
Bibliographie :
"Le mythe de la virlité", Olivia Gazolé, Robert Laffont, 2017
"Sortir du trou, lever la tête", Maïa Mazaurette, Anne Carriere Eds, 2020
"La fin de l'amour", Eva Illouz, Seuil, 2020.
Mix : Lasergun <3
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#12 [1/2] Simon & Yan : « C’est quoi l’homme viril en 2020 ? »
Season 2 · Episode 12
lundi 14 décembre 2020 • Duration 59:18
Qu’est ce que signifient la connexion et les identités pour Simon et Yan qui ouvrent le bal de cette deuxième saison ? Leurs expériences des applications de rencontre ont été si marquantes qu’ils ont décidé de créer une compilation, un recueil de tous les rejets qu’ils ont accumulés au fil du temps. Ils l'ont intitulé "LoveMeTinder" comme pour se réconcilier avec une application de rencontre dont ils ont l'impression qu'elle ne leur laisse pas vraiment le choix. Compiler les rejets, est-ce ainsi se les mettre à distance ? Créer une armure entre l’individu qui se mouille, qui se rend vulnérable lorsqu’il part à la rencontre de l’autre et celui qui se met en scène sur la scène des genres, de ce que l’on entend par masculinité, par virilité ? Cette thématique importe d’ailleurs beaucoup à mes deux invités, à tel point qu’elle en devient le fil conducteur de notre conversation. Alors, leur identité est-elle virile ? Simon et Yan se questionnent. Dans cette première partie, ils vont nous donner leur interprétation de cette notion, sans jamais la déconstruire. Il me semblait donc essentiel de faire un deuxième épisode pour compléter et dépasser les propos qui sont évoqués ici.
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🇬🇧 #11 Solenn: "If it's not fair, it's not working."
Season 1 · Episode 11
lundi 19 octobre 2020 • Duration 40:01
Solenn lived in Berlin. In Hamburg. She now lives in Amsterdam. She wandered in the cities, danced in their clubs, worked in their companies, ate their foods and met their inhabitants offline or online. What did she learn from meeting so many people in such different ways? Did she got more experienced, richer from all these get-to-know? Do they behave differently from a city to another? Is a 30 yo guy from Amsterdam going to react differently towards her profile, her pics than the one in Berlin? What is their relationship to love, commitment, sex, friendship? At 27 she says she has her whole life in front of her. Dating apps are fun until they are not anymore, until she doesn't know why she is still using them. Because, yes, she’s still missing this little connexion. So why does she keep going back to them? Is it like social media in general, an addiction? A way for us to feel less lonely when we in fact got more lonely the more time we spent with our screens? Do we really get richer from all these possibilities or are we in fact getting emptier as we fail to really connect, really meet?
Bibliography:
- "Women who Run with the Wolves: Myths and Stories of the Wild Woman Archetype", Clarissa Pinkola Esté, Ballantine Books, 1997
- "Simulacra and Simulation", Jean Baudrillard, Galilée, 1981
- "The reddest rose unfolds",Liv Strömquist, 2019
#10 Louisa : « Je me définis comme une femme racisée donc d’origine maghrébine et ronde. »
Season 1 · Episode 10
lundi 15 juin 2020 • Duration 42:26
Lorsque j’ai décidé de créer ce podcast, je voulais surtout essayer de comprendre les conséquences du marketing de soi transposé aux choses de l’impalpable, du transcendant, du désir. Comment se voit-on, pourquoi décide-t-on de choisir cette photo plutôt qu’une autre, de swiper des profils inanimés correspondant pourtant à des critères que l’on s’impose. Les sites puis les applications de rencontres ont été une révolution à beaucoup d’égards, elles nous permettent de rencontrer des personnes en dehors de notre zone de confort, de faire tomber les frontières physiques, de créer des espaces au-delà des espaces géographiques. Mais en nous amenant à nous “vendre”, à nous afficher en photo, à nous mettre en rayon, elles contribuent très fortement à une fétichisation à outrance, à la réduction de notre êtres complexes et vivants à des corps inanimés, à des stéréotypes, à des objets. Pour ce dixième épisode et ceux à venir, j’aimerais rentrer plus en profondeur dans ces problématiques sociétales, culturelles dont les applications sont des symptômes. Louisa, 40 ans, créatrice du podcast Single Jungle, dédié à la problématique du célibat dans nos sociétés, ouvre le bal. Dans cet épisode, elle nous parle donc de son podcast mais surtout d’elle, de son célibat qui l’a amenée à utiliser les applications de rencontres, et de son expériences vis-à-vis de celles-ci. Elle y aura expérimenté la grossophobie & le racisme et nous raconte ce que c’est que de faire perpétuellement face à la fétichisation de son être dans le monde virtuel du dating.
Références citées par Louisa :
- L'Amour sous Algorithmes, Judith Duportail, Goutte D'or, 2019
- Sex Friends, Richard Mémeteau, Zones, 2019;
"Comment Instagram est devenu le terrain de jeu idéal pour pécho", Jennifer Padjemi, Août 2018, Glamourparis.com
Références citées par Anissa :
- « L'Autre », Textes pour un poème 1949-1970, Andrée Chedid, Paris, Flammarion, 1987;
- « Je vous aime avec excès, folie, transport et désespoir », Julie de Lespinasse, Bruxelles, André Versaille éditeur, 2009.









