Dans ce onzième épisode d’HeptaLab, Fanchic Babron poursuit la série consacrée aux comités de direction avec une nouvelle question : qu’est-ce qu’un Codir doit rendre possible ?
Comprendre la réalité, donner du sens et définir une direction ne suffisent pas. Une équipe de direction doit aussi permettre à l’organisation d’agir.
Cela suppose d’abord que les décisions prises collectivement soient réellement déployées : qu’elles se traduisent dans les priorités, les arbitrages et les actions de chacun, puis que le Codir regarde ce qu’elles produisent réellement.
Mais son rôle va plus loin. Le Codir doit aussi ouvrir de nouvelles possibilités, faire entrer d’autres regards, permettre des expérimentations et donner de l’espace à des initiatives que les différentes directions ne pourraient pas engager seules.
Il peut également devenir une ressource pour chacun de ses membres, en mettant l’intelligence et l’expérience du collectif au service de ceux qui portent une responsabilité de direction.
Enfin, parce qu’il est un lieu de pouvoir et qu’il est observé, le Codir exerce aussi une autorité symbolique : sa manière de coopérer, de traiter les désaccords et d’exercer collectivement le pouvoir donne à voir quelque chose de ce que l’organisation autorise ou encourage.
Au fond, un Codir ne sert pas seulement à prendre de bonnes décisions. Il doit rendre l’organisation davantage capable d’agir, d’apprendre et de se transformer.
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