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Explore every episode of the podcast Fragîle Porquerolles

Dive into the complete episode list for Fragîle Porquerolles. Each episode is cataloged with detailed descriptions, making it easy to find and explore specific topics. Keep track of all episodes from your favorite podcast and never miss a moment of insightful content.

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TitlePub. DateDuration
Dédé Mayou, pêcheur poète porquerollais - Hommage10 Oct 202601:03:14

Dédé Mayou, une voix de Porquerolles

Dédé Mayou nous a quittés. Mais il nous reste sa voix, ses chansons, ses souvenirs et cette liberté farouche qui faisait de lui un personnage à part.

Enfant de l’île, poète libertaire, il racontait un Porquerolles aujourd’hui disparu, peuplé de figures singulières, d’histoires extraordinaires et de souvenirs précieux.

Je republie cet entretien pour entendre Dédé raconter son île, retrouver son regard sur le monde et faire vivre, encore un peu, ce paradis perdu de son enfance.

Parce que certaines voix ne s’éteignent pas tout à fait. Elles continuent de résonner dans les lieux qu’elles ont aimés...

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« Je suis un libertaire, j’ai besoin de liberté. J’aime que les gens ne se ressemblent pas tous. Avant il y avait des gens avec des histoires à dormir debout. Aujourd’hui, c’est l’uniformité, il n’y a plus de Caractères, de personnages à part.» 

L’invité que je reçois cette semaine est poète, enfant de l’île, et il raconte dans ses chansons l’île éphémère, le paradis perdu de son enfance. Sa famille est arrivée à Porquerolles à la fin du 19è siècle, de l’île de Ponza au large de Naples. Né André Goglia, tout le monde ici le connaît sous le nom de Dédé Mayou. C’est une personnalité de Porquerolles. 

Aîné d’une fratrie de 3 enfants, il a grandi et a passé toute sa vie à Porquerolles, exerçant en tant que pêcheur et bateau taxi. Il compose et interprète des chansons, accompagné de sa guitare dans la lignée des chanteurs à textes, Brel, Brassens Ferré ou Ferrat. 

Avec Dédé on a remonté 80 années de souvenirs insulaires, parlé de la guerre, du romantisme des bois, de personnages, de chansons, du fort de la Repentance et de liberté. Avec lui, célébrons l’éphémère et la poésie, écoutez l’île éternelle de son enfance.

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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#La bourride de Michèle – une cuisine d’inspiration01 Oct 202600:30:48

« Pour moi la cuisine c’est de la création, de l’inspiration, une façon de faire plaisir et d’aimer les gens et de leur montrer, de partager une convivialité »

Michèle vit sur l’île depuis plus de soixante ans. Elle s’est beaucoup investie dans la vie locale : elle a notamment tenu la Villa Sainte-Anne, alors appelée Satanas, pendant trois ans, créé l’association Les Arts Verts, occupé les fonctions d’adjointe spéciale, et tenu une boutique de vêtements.

On la connaît aussi à Porquerolles pour ses talents artistiques — le dessin, la peinture — et pour sa cuisine.

Car Michèle cuisine comme elle compose un tableau : à l’inspiration, sans jamais suivre à la lettre une recette. Elle aime la cuisine généreuse, celle qui a du goût et qui laisse un souvenir.

Pour cet épisode, elle a choisi de nous présenter sa recette de la bourride. Mais il était difficile de s’arrêter à un seul plat… Les gourmands se réjouiront des nombreuses astuces et des autres recettes qu’elle partage au fil de la conversation.

Avec Michèle, nous avons parlé de bouillon, de fumet de poisson, de lotte, d’huile d’olive et d’ail.
 Nous avons parlé aussi de bouillabaisse, d’omelette norvégienne, de beignets d’ortie de mer, de brouillade d’asperges sauvages, d’oronges…

Et puis, plus largement, de la cuisine comme terrain de liberté — de sa désacralisation, et du plaisir de créer.

Retrouvez des photos et les notes de l’épisode ici.

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#La daube de sanglier d’Yves — La cuisine des grandes tablées17 Sep 202600:17:08

D’origine sarde, Yves vit à Porquerolles depuis une trentaine d’années. Maçon de métier, il est aussi vice-président de l’association Vivre à Porquerolles. Passionné de jardinage, il est connu sur l’île comme un bon vivant.

Son goût pour la cuisine lui vient de sa famille. De son père et de son grand-père, qui organisaient régulièrement des repas à thème : cuisine italienne avec les raviolis à la ricotta, cochons de lait grillés, poissons, langoustes…
 Et du côté de son grand-père normand, terrines, pâtés et tripes.

À Porquerolles, l’association Vivre à Porquerolles organise de nombreux événements festifs, souvent autour de grandes tablées. Daube de sanglier, canard aux olives, paella… Yves est souvent aux fourneaux.

Pour cet épisode, il a choisi de nous présenter un plat qui remporte toujours un grand succès : sa daube de sanglier.

Avec Yves, nous avons parlé de cochon sauvage, de de chasse, de marinade au vin blanc, d’écorce d’orange et de chocolat noir. Nous avons parlé aussi du Parc national, des jardins partagés sur l’île, et de cette cuisine qui rassemble et fédère.

Retrouvez les photos et les notes de l’épisode ici.

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#La tapenade de Marie-Joséphine – une cuisine entre sobriété et partage03 Sep 202600:22:53

Marie-Joséphine est une figure engagée de la vie porquerollaise. Correspondante pour Var Matin, vice-présidente de Lire à Porquerolles, présente à la bibliothèque de l’île, membre du CIL… elle fait partie de celles et ceux qui font vivre le tissu local, au quotidien.

Avec la cuisine, son lien est plus complexe. Presque ambivalent. Un « je t’aime, moi non plus » qui prend racine dans son enfance, au Burkina Faso — alors Haute-Volta.

« Le petit déjeuner était constitué des restes de la veille… quand il y en avait. »

Le manque, d’abord. Et puis, avec le temps, une forme de conscience.

Aujourd’hui, Marie-Joséphine a fait le choix de ne prendre qu’un seul repas par jour. Un choix réfléchi, assumé, qui s’inscrit dans une recherche plus large de sobriété : « On vit dans une société où l’on mange beaucoup trop au regard de l’exercice physique que l’on produit. »

Mais cette distance avec la nourriture ne l’éloigne pas de la cuisine. Au contraire.
 Elle continue de cuisiner pour les autres, avec générosité, avec attention. Comme une manière de donner.

Dans cet épisode, elle partage avec nous sa recette de la tapenade. Une recette en apparence simple, mais exigeante dans le choix des ingrédients : olives noires non dénoyautées, câpres, anchois, huile d’olive, ail, thym…Et puis sa signature : une touche sucrée — figue, raisin sec ou pomme — qui vient équilibrer, surprendre, révéler.

Avec Marie-Joséphine, nous avons parlé de manque et de transmission, de “pifomètre” et de liberté en cuisine, d’apéritifs partagés, d’aïoli, de légumes du Pacifique comme le taro, de lait de coco… et même de pavlova.

Retrouvez les photos et les notes de l’épisode ici.

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# La soupe au pistou de Laura – le goût des saisons et du partage20 Aug 202600:26:45

Laura vit à Porquerolles depuis dix ans. Passionnée de cuisine depuis l'enfance, elle a grandi dans une famille où l'on faisait attention aux produits, aux saisons et au plaisir d'être ensemble autour de la table. Aujourd'hui, elle organise des visites œnotouristiques pour le domaine de La Courtade et a ouvert sa propre épicerie de produits locaux sur l'île, « Chez Laura ».

Pour Laura, la cuisine est une joie quotidienne. Elle pense aux repas à venir, flâne sur les marchés, se laisse inspirer par les produits qu'elle découvre et aime plus que tout partager ses trouvailles avec ceux qu'elle reçoit. « J'aime manger, j'aime que les gens qui viennent à ma table apprécient, j'aime faire goûter des produits. Pour moi, c'est la vie, en fait. »

Dans cet épisode, Laura nous transmet l'une des recettes emblématiques de son histoire familiale : la soupe au pistou de sa maman. Une recette généreuse, précise et profondément méditerranéenne, qu'elle nous livre pas à pas.

Avec Laura, nous avons parlé de transmission, de produits de saison, de marchés, de terroirs, d'accords mets-vins, de voyages, de paella au feu de bois et de chili con carne.

Retrouvez des photos et les notes de l’épisode ici.

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#Leina Sato, apnéiste et activiste, de Hawaï à Yakushima06 Aug 202601:32:40

Découvrez cette semaine le puissant témoignage de Leina Sato, franco-japonaise, apnéiste, activiste, passionnée par la communication avec les cétacés, baleines, dauphins, ou requins sauvages.

Leina a tourné dans le documentaire d’Anne Paris et Jan Kounen intitulé Mère Océan, une immersion à la rencontre des cétacés pendant ses derniers mois de grossesse dans l’attente de son premier enfant jusqu’à sa naissance.

Après une enfance, adolescence entre Paris et Hawaï, elle est aujourd’hui installée à Yakushima avec ses 2 enfants où elle est engagée en tant qu’activiste dans la sensibilisation de la cause des dauphins, victimes de la chasse et de l’industrie de captivité. Pour incarner cet engagement, elle a fondé le projet Anima. Elle propose également des retraites d’initiation à l’apnée dans les mers du monde à la rencontre des animaux marins. 

Elle a publié un livre avec Anne Paris et Marie Helene Sulmoni, Les voies de l’eau dans lequel elles partagent leurs expériences et rituels respectifs avec l’eau. 

3 îles jalonnent son parcours femme, de son enfance à aujourd’hui Hawai, Yakushima et un mystérieux bateau-île que nous allons expliciter ensemble au fil de cet entretien. 

Avec Leina, on a parlé de dépression, de joie, de regard qui libère, d'océan, de baleines, de dauphins, de vulnérabilité, de sexualité, d'enfance, de marées intérieures, de cercles de femmes, de couple, d'amour, d'enfance, de Princesse Mononoké, d'apnée...

Livres et films/documentaires cités dans l'épisode:
- Les Voies de l'eau - Leina Sato, Anne Paris, Marie-Hélène Sulmoni
- Le cinquième rêve - Patrice Van Eersel
- The Cove - La baie de la honte - documentaire de Louie Psyhoyos
- Princesse Mononoké - Hayao Miyazaki

Pour en savoir plus sur le projet Anima: https://www.projectanima.org/

Toutes les références et les photos sur fragileporquerolles.com

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#L'osso buco à la sicilienne de David : quand la cuisine raconte une vie30 Jul 202600:31:20

Depuis 38 ans, David vit la cuisine comme une évidence. Aujourd'hui chef et gérant du restaurant Le Citrus, après avoir dirigé l'Aventura, il se souvient de ses premiers émois culinaires : les odeurs de la cuisine de sa mère et de sa grand-mère, où il faisait ses devoirs enfant, déjà fasciné par ce qui mijotait sur le feu.

Entré en école hôtelière à seulement 13 ans, il rêve alors des plus grandes tables et des chefs mythiques. Mais la réalité des cuisines gastronomiques le conduit finalement vers une autre voie : une cuisine sincère, généreuse, attachée aux produits frais et au plaisir du partage.

Dans cet épisode, David nous ouvre les portes de son histoire à travers l'un de ses plats de cœur : un osso buco à la sicilienne accompagné d'une polenta crémeuse. Une recette qu'il a apprise en Angleterre, dans le restaurant italien de son oncle, aux côtés d'un chef sicilien nommé Vincenzo.

De la touche d'orange qui révèle l'inspiration sicilienne aux repas de famille préparés avec sa mère, David nous montre comment la cuisine convoque les souvenirs et construit notre imaginaire.

Avec David, nous avons parlé de vocation, de transmission familiale, de cuisine italienne, des coulisses du métier de cuisinier, des rêves de jeunesse, des souvenirs de famille et même d'une étonnante erreur entre de la crème fraîche et un extrait de fruit de la passion qui donnera naissance à un nouveau plat à la carte d'un de ses précédents restaurant.

Retrouvez les photos et les notes de l’épisode ici.

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#Myriam Bessoudo - L'hôtel Gaëtan, une pension de famille dans le vent23 Jul 202601:22:49

« On est très attachés au côté très nature, authentique, du lieu. J’ai toujours dans l’idée qu’il ne faut pas perturber le décor. On est là pour s’y insérer au maximum. »

La famille de Myriam est installée sur l’île du Levant depuis 1954. C’est son grand-père, Gaëtan, qui tient un magasin de retouches pour la marine à Toulon, qui découvre pour la première fois l’île en 1954. Sa mère Denise a 14 ans et son oncle 10 ans. 

Sous le charme de l’île, ses grands-parents décident de reprendre le restaurant la Paillotte jusqu’en 1958. Ils achètent en 1957 la maison des Bouchat qui deviendra, après quelques aménagements, l’Hôtel Gaëtan, et qui ouvre ses portes en 1957. Il fait partie des premiers hôtels implantés sur l’île. C’est donc la 66ème saison de l’hôtel au sein de sa famille. Un établissement dont Myriam et sa famille s'attachent à perpétuer l’esprit authentique et rustique dans la tradition des médecins Durville qui créèrent ici la cité naturiste Héliopolis en 1931.

Avec Myriam, on a parlé de transmission, de famille, d'authenticité, d'âme, de madeleine de Proust, de tendance, de naturisme, de nature et de fraternité.

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur https://fragileporquerolles.com/levant-myriam-hotelgaetan/

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#Les raviolis chinois d'Isabelle – quand la cuisine invite au voyage16 Jul 202600:34:17

Isabelle partage aujourd'hui sa vie entre Porquerolles et Paris. Pour elle, la cuisine est bien plus qu'une pratique quotidienne : c'est un espace de création, de partage et d'évasion.

Ce qui la fait vibrer, c'est de retrouver dans ses assiettes les saveurs découvertes au fil de ses voyages. Cuisine asiatique, indienne ou méditerranéenne : chaque plat est associé à un souvenir, une rencontre, un lieu. Elle rapporte d'ailleurs systématiquement des épices de ses voyages, comme autant de petites madeleines à retrouver une fois rentrée chez elle.

Dans cet épisode, Isabelle nous ouvre les portes de son univers gourmand et créatif à travers la préparation des raviolis chinois. Une recette choisie non par héritage familial, mais par pure gourmandise. Un plat de fête et de partage, dont la confection rassemble autant qu'elle régale.

Avec Isabelle, nous avons parlé de voyages, d'épices, de cuisine mentale, de livres de recettes achetés dans les aéroports, de cuisine asiatique, de convivialité, de Nouvel An chinois… et d'une mayonnaise qui n'est jamais montée.

Retrouvez les photos et les notes de l’épisode ici.

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#Le poulet Yaya de Maxime – une cuisine d’inspirations09 Jul 202600:22:25

Maxime est Porquerollais depuis plusieurs générations. Il est aujourd’hui président de SMILO, une ONG qui accompagne les petites îles du monde dans leur développement durable.

La cuisine occupe une place importante dans sa vie. Pour lui, c’est avant tout un vecteur de convivialité et de partage.

Il n’a pas vraiment appris à cuisiner. Sa mère a sans doute joué un rôle : elle préparait une cuisine provençale, qu’il a longtemps observée, presque sans s’en rendre compte.
 Sa base reste cette cuisine-là, mais il aime explorer, s’inspirer, voyager à travers les goûts : cuisine grecque, marocaine, chinoise, italienne… une cuisine nourrie de multiples influences.

Pour cet épisode, Maxime nous présente son fameux “poulet Yaya” — un plat grec… inconnu des Grecs, dont vous découvrirez l’origine du nom en l’écoutant.
 Un plat généreux, où se déploient des saveurs typiquement méditerranéennes : paprika fumé, origan, cannelle, feta, olives noires, tomates concassées, ail… accompagné de pâtes grecques, les orzo.

Avec Maxime, nous avons parlé des fiches cuisine du magazine ELLE, des alouettes sans tête de Chantal Nanni, du Prince Albert de Monaco, d’Alice Waters, de cuisine mijotée… et même de vieux pneu Michelin carbonisé.

Retrouvez les photos et les notes de l’épisode ici.

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#Le démoniaque gâteau au chocolat de Lori – une cuisine de plaisir et de générosité24 Jun 202600:27:48

Lori est cheffe pâtissière de formation. Elle a travaillé au restaurant Sainte-Anne puis à l’Orangeraie, avant de s’installer aujourd’hui à son compte comme cheffe privée à Porquerolles.

Son goût pour la cuisine lui vient de sa grand-mère bretonne :« Quand j’allais pas bien, on faisait des gâteaux avec ma grand-mère… pour moi, les gâteaux, ça soigne tous les maux. »

Pour Lori, la cuisine est une passion. Peut-être même, dit-elle, une passion du produit avant tout : savoir d’où viennent les ingrédients, comment ils sont cultivés, comprendre ce que l’on mange.

Elle aime aussi, profondément, faire plaisir. « Offrir un bon moment, un bon repas, un goût… c’est le plus beau des cadeaux. »

Née à Paris, elle passe un CAP pâtisserie après son bac, puis fait ses armes à l’hôtel Grand Amour, où elle apprend autant la pâtisserie que la cuisine, jusqu’à devenir cheffe pâtissière.
 Elle se définit comme une pâtissière de restaurant, attachée aux desserts à l’assiette :
 « Je pâtisse comme je fais de la cuisine. J’adore jouer avec les textures et les températures. »
 Ce qu’elle aime, c’est créer, composer, adapter.

Dans cet épisode, Lori nous partage une recette très personnelle : son gâteau au chocolat, surnommé au fil des années “le démoniaque” par ceux qui y ont goûté.
Un gâteau hérité de sa mère, qu’elle a retravaillé à sa manière — intense, fondant, presque régressif.
« Un gâteau pour ceux qui aiment manger la pâte crue… et qu’on finit à la cuillère, directement dans le plat. »

Un dessert si irrésistible que, comme le dit son beau-frère : « Même après une raclette, il faut finir le plat tellement c’est bon. »

Mais la cuisine de Lori ne s’arrête pas là. Elle aime explorer, surprendre, créer — notamment avec des desserts aux légumes : brocoli, fenouil, épinards, poivron rouge…

Avec Lori, on a parlé de cuisine japonaise, de romarin, de purée de butternut, d’œufs cocotte, de baba au rhum… Et de cette cuisine qu’elle aime profondément : celle des souvenirs, des tables familiales — et celle, aussi, plus exigeante, plus créative, qu’elle continue d’explorer aujourd’hui en tant que cheffe privée.

Retrouvez les photos et les notes de l’épisode ici.

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# Les pique-niques de Julie – quand le paysage s'invite à table04 Jun 202600:25:22

Julie est enseignante en arts visuels, artiste et praticienne en écorituels.
Elle a grandi sur des terres juralpines, dans un environnement encore très marqué par l’agriculture et les produits du terroir.

La cuisine occupe aujourd’hui une place importante dans sa vie. Une place qui s’est imposée presque malgré elle au moment de devenir mère.
« Ça m’a déboussolée du moment où je suis devenue mère. Je me suis dit : je vais faire la cuisine trois fois par jour ! »

C’est finalement en même temps qu’elle est devenue maman que son identité culinaire s’est construite, au fil des repas, du quotidien, des saisons et des produits disponibles.

« On s’est alimenté avec des produits de nos terres, des produits du terroir. Ça a changé les recettes et ça a apporté de la simplicité, avec des aliments récurrents selon les saisons. »

Pour cet épisode, Julie a choisi de nous parler non pas d’un plat, mais de ses pique-niques insulaires.

Porquerolles l’a rendue, dit-elle, « très mobile, très mouvante ». « Ici, je n’ai pas du tout envie de m’installer à table. »

Au fil des années, elle a développé un véritable art du pique-nique : une manière de cuisiner et de manger qui s’est peu à peu simplifiée, affinée, adaptée à l’île et au mouvement.

« Ce qui est beau avec les pique-niques, ce sont les préliminaires. La préparation. Il y a toute une praticité du pique-nique. »

Et puis il y a l’inattendu.
« Quand tu dis “à table” en pique-nique, tu invites le paysage avec toi. »

Manger dehors change le rapport au repas, au vivant, aux sensations.
« L’île a été une merveilleuse enseignante. En mangeant à l’extérieur, j’ai déjà un autre contact avec la terre, avec le vivant tout entier. Si je suis au milieu des immortelles, elles vont enivrer mon repas. »

Souvent, les pique-niques arrivent après la baignade, avec encore le goût du sel sur les lèvres.
On mange avec les doigts, on partage, on improvise. « C’est un petit banquet… »

Pour Julie, manger dehors appelle naturellement « une forme de créativité, de spontanéité, de joie d’être ensemble ».

Avec Julie, nous avons parlé de maternité, de rapport au vivant, de cuisine des restes, de sandwichs, de repas nomades, de nourriture brute, de simplicité et de liberté.

Nous avons parlé aussi de criste marine, de fenouil sauvage, de maceron, des Copains — le système de maraîchage de l’île — et de l’autonomie alimentaire de ceux qui vivaient ici il y a des centaines d’années.

J’ai également reçu Julie dans la série Archipels, consacrée aux femmes et à l’insularité — un témoignage fort que je vous invite à découvrir si ce n’est pas déjà fait: https://fragileporquerolles.com/mur-mures-archipelles-julie/

Pour découvrir les photos de ses pique-niques c'est ici: https://fragileporquerolles.com/

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#Le couscous de poisson de Gilles – la cuisine du partage28 May 202600:31:00

« La cuisine, ce sont des moments de convivialité. On exerce ce métier quand on aime faire plaisir aux gens. La cuisine, tu la fais comme tu l’aimes. »

Gilles est arrivé à Porquerolles dans les années 80. Il a exercé pendant près de quarante ans dans la restauration, d’abord en collectivité, puis dans plusieurs établissements.

Son histoire avec les îles commence au Levant, aux côtés de son père, au restaurant Le Bazar, où il travaille pendant quatre ans. Il rejoint ensuite Porquerolles, où il officiera comme chef cuisinier pendant une trentaine d’années à l’Alycastre.

Gilles est un homme aux multiples passions : la pêche, la forge, le travail du bois, la musique… Il s’est également investi dans la chorale de l’île.

D’origine sicilienne et pied-noir, son goût pour la cuisine lui vient de sa famille. Une cuisine nourrie d’influences méditerranéennes, entre Italie, Maghreb et traditions insulaires.

Dans cet épisode, Gilles nous présente un couscous de poisson. Mais au-delà du plat, il partage surtout une ribambelle d’anecdotes, de souvenirs et de réflexions autour de la cuisine.

Avec Gilles, nous avons parlé de décomposer les plats, de trouver les bonnes associations, de ses années à l’Alycastre, de créativité, de torréfaction des arômes, des appellations… et de simplicité.

Pour lui, la cuisine est avant tout une affaire de partage.

Retrouvez des photos et les notes de l’épisode ici.

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#Les alouettes sans tête de Chantal – une cuisine de transmission14 May 202600:16:56

« Je m’ennuie si je n’ai pas quelque chose à cuisiner »

La famille de Chantal vit sur l’île de Porquerolles depuis plusieurs générations.
 Elle a tenu pendant plus de vingt ans, de 1989 à 2009/2010, le restaurant Lou Pitchoun, sur le port.

Son goût pour la cuisine, Chantal le tient de sa mère et de sa grand-mère. Une cuisine provençale, simple et exigeante à la fois, transmise au fil des gestes, des saisons et des repas partagés.

Aujourd’hui encore, la cuisine occupe une place essentielle dans sa vie. Elle cuisine pour les siens, par plaisir, par habitude, presque par nécessité — au point de s’ennuyer si elle n’a rien à préparer.

Pour cet épisode, Chantal nous partage une recette emblématique : les alouettes sans têtes, que sa mère lui a transmises. Un plat profondément ancré dans la mémoire de nombreux Porquerollais.

Avec Chantal, nous avons parlé de cuisine provençale, de justesse des cuissons, de gratin de chou-fleur, de terrine d’agrumes, de gâteau au chocolat…
Nous avons parlé aussi de la météo, et de son influence sur les soupes au pistou ou les soupes de poisson — de cette cuisine vivante, toujours liée au quotidien.

Les recettes de Chantal ont d’ailleurs été rassemblées dans un ouvrage, Couleurs et saveurs de Porquerolles, réalisé en collaboration avec Cécile Pierre, qui en a illustré les pages de ses calligraphies.
Paru en 2007, ce livre aujourd’hui épuisé reste une trace précieuse de cette mémoire culinaire insulaire.

Retrouvez des photos de cet ouvrage et les notes de l’épisode ici.

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#Le petit déjeuner persan de Jalil - le goût de l’enfance 07 May 202600:23:18

Jalil est né et a grandi en Iran dans les années 60 et 70. Il vit aujourd’hui à Porquerolles et travaille au restaurant Le Porquerollais.

Pour Jalil, la cuisine est mémoire, lien et amour.

Pour cet épisode, Jalil a choisi de nous emmener du côté de son enfance, à travers un petit-déjeuner persan. Un rituel simple en apparence, mais profondément ancré dans les souvenirs passés chez ses grands-parents — un moment de partage, de présence, presque suspendu.

Sa voix raconte des saveurs d’ailleurs, mais aussi quelque chose de plus intime, de plus fragile. Une émotion qui affleure, celle des souvenirs, de son histoire…

Avec Jalil, nous avons parlé de délicatesse et de courtoisie, de sa grand-mère et de son grand-père, de ces petits-déjeuners à 30, à même le sol, de jus de grenade, de fromage de chèvre frais, d’oiseaux qui chantent… du plaisir de manger avec les mains.

Nous avons parlé du pouvoir de la cuisine — de sa capacité à faire surgir les souvenirs, à relier les êtres, à travers le temps et les distances.

Il a aussi été question de bœuf bourguignon… et d’amour.

Si vous ne l’avez pas encore fait, je vous invite à écouter le témoignage complet de sa vie, paru il y a quelque temps.

Un récit bouleversant, celui d’une vie traversée par l’exil, portée par l’amour, et habitée par un souffle d’espérance rare.

Retrouvez les photos et les notes de l’épisode ici.

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#Les meilleures recettes des porquerollais - Bande-annonce30 Apr 202600:03:18

Ces prochaines semaines dans Fragîle, je vous propose une série spéciale: « Les meilleures recettes des Porquerollais »- une série où l’on s’invite à la table des habitants de l’île, pour partager leurs plats, leurs souvenirs et un peu de leur douceur de vivre. 🍋

J'ai invité des Porquerollais et Porquerollaises à ouvrir la porte de leur cuisine pour nous partager leurs meilleures recettes — parfois inspirées des saveurs de l’île, parfois plus personnelles, mais toujours porteuses d’une histoire, d’un souvenir ou d’une émotion.

Ensemble, on va découvrir les gestes, les parfums et les goûts qui composent la mémoire gourmande de Porquerolles.

Un podcast pour entrer dans la cuisine des Porquerollais, écouter leurs histoires, s’inspirer de leurs plats, et peut-être même les reproduire chez vous, pas à pas.

Pour ne rater aucun épisode de la série, abonnez vous gratuitement sur toutes les plateformes de podcast, Spotify, Deezer, Apple podcast. 

Je réalise cette série bénévolement. Si l’idée vous plait, vous pouvez soutenir mon travail en faisant un don ici sur la page Tipeee du podcast .

Si vous êtes commerçants, restaurateurs hôtelier, entreprises, association… vous pouvez aussi devenir sponsor de la série et bénéficier d’une visibilité dédiée dans le podcast. Pour en savoir plus, N’hésitez pas à me contacter par mail sur fragileporquerolles@gmail.com via le compte instagram de Fragile. 

A très vite pour le 1er épisode de cette délicieuse série.


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#Danielle Ferri - Institutrice pendant 14 ans à Port-Cros23 Apr 202600:44:14

«On ne vient pas se réfugier à Port-Cros quand on a un malheur. L’île est plutôt révélatrice que consolatrice. Les gens fragiles ne peuvent pas vivre sur cette île»

Danielle est une enfant de Port-Cros. Ses parents s’y sont rencontrés en 1928. Son père Marius travaille alors comme steward pour la compagnie de navigation sud-atlantique. En vacances, il retrouve son frère Joseph qui travaille à Port-Man comme maçon. Il est embauché au Manoir par Marceline Henry où il rencontre Georgette, sa future femme, qui travaille aussi pour le compte de la famille Henry. Mme Henry favorise leur mariage en leur garantissant à tous les deux une place au Manoir. Marius donne sa démission à la marine et c’est ainsi qu’ils s’installent à Port-Cros. Danielle est la plus jeune d’une fratrie de 3 enfants. Ses 2 frères Michel et Jean-Claude ont exercé en tant que marins-pêcheurs. Après quelques années dans les Ardennes, elle retrouve Port-Cros en 1980 où elle aide ses parents à la boutique de souvenirs et exercera pendant 14 ans en tant qu’institutrice. 

Avec Danielle, on a parlé de son enfance sur l’île, de ses années d’enseignement et d’insularité.

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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#Michel Ribis: découvreur du moulin, amoureux de la mer et du vent​09 Apr 202600:39:58

"Voir qu'un bâtiment pouvait utiliser la force du vent, ça m'a passionné!"

C’est dans l’antre du Moulin de Porquerolles, baptisé « Moulin du bonheur » que Michel me reçoit. Situé au-dessus du village, à 200 mètres du Fort St Agathe, ce moulin qui ne tournait plus depuis plus de 200 ans a repris vie en 2007 sous l’impulsion de Michel, qui a œuvré pour qu’il soit reconstruit à l’identique dans la tradition des moulins à vent provençaux. J’embarque avec lui, portée par sa voix calme et chantante au timbre doux dans le récit incroyable de cette reconstruction, fruit d’une curiosité tenace et d’une passion immodérée pour le vent. D’ailes en voiles, nous allons dériver et remonter le sillage de son ancrage à Porquerolles. Pendant que Michel raconte, le vent siffle dans la charpente, comme dans les voiles d’un bateau.

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur fragileporquerolles.com

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Book Club Fragîle - Entretien avec Béatrice Commengé, autrice26 Mar 202601:14:57

Bienvenue dans le Book Club Fragîle ! 

Cette semaine je vous propose un épisode un peu spécial. L’entretien de l’autrice Béatrice Commengé, invitée des 11èmes rencontres littéraires de Port Cros, organisée par l’association des amis de Port-Cros, que je remercie pour cette captation sonore. 

Interrogée par Emmanuelle Pouquet, journaliste indépendante, puis par moi-même, Béatrice Commengé autrice de « Ne jamais arriver », paru aux Editions Verdier, est remontée avec nous à la source de son écriture. 

Elle partage aussi ses premières impressions sur Port-Cros et plus largement son lien aux îles. Ensemble nous avons parlé de Méditerranée, d’Ovide, de confinement, de rêverie, de temps, d’attente et d’empêchement, de vertige et d’adolescence, de disponibilité, et d’islomanie et de voyage intérieur….


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[Série Archipelles - L’île en elles] - Julie, l’île sanctuaire05 Mar 202601:28:18

Être une femme et avoir une île dans sa vie. C’est le thème de cette 4ème saison de Murmures en partenariat avec la Fondation Carmignac et le Parc national de Port-Cros. 

Je suis allée à la rencontre de femmes qui entretiennent un lien particulier avec leur île. Elles sont artiste, productrice, scénariste, gardiennes de la nature… Je leur ai demandé en quoi l’île travaille leur féminité, si l’île révèle, façonne les femmes qu’elles sont devenues ? 

Bernard Pesce les a photographiées. De cette collaboration sont nés des portraits sonores regroupés dans cette série intitulée Archipelles, un archipel visuel et sonore qui révèle l’île en elles.

Les témoignages que vous allez entendre explorent des territoires intimes tels que l’amour, le rapport au corps, au vivant, au sacré, la sauvagerie, la création, la liberté, le désir, la sensualité 

A travers la parole de ces femmes, se pose une question qui nous concerne tous : en quoi les lieux nous constituent, comment les endroits où l’on a grandi, où l’on a fait notre vie, par hasard ou par nécessité, contribue à construire notre identité ?

Découvrez cette semaine le témoignage de Julie.

Julie est enseignante en arts visuels, artiste et praticienne en éco rituels. Porquerolles est entrée dans sa vie dans un moment de grande vulnérabilité. 

Avec Julie on a parlé de lignée paysanne, de lisière, de dessin, de questions transgénérationnelles, de douceur abrasive, de poème en mouvement, de réitération, d’amour sous les oliviers, de dialogue poétique, de trésors, d’ormeaux, de désir de vivre, de cycles féminins, de rituels, d’enfance, de maternité, de marche, de sorcière, de transmission, de cercles de femmes, de souveraineté, de pensée circulaire, de sanctuaire, d’étincelle, de fil de la merveille, de chambre à soi et d’île intérieure…

Références et bibliographie :

Clarissa Pinkola Estés -  Femmes qui courent avec les loups

Mona Chollet - Sorcières, la puissance invaincue des femmes

Christiane Singer - Une vie sur le fil de la merveille 

Jeanne Benameur – Notre nom est une île

Camille Sfez – Psychologue, Cercles de femmes, autrice de Vulnérables et La puissance du féminin

Gabrielle Filteau-Chiba, autrice de la trilogie Encabanée, Sauvagines, Bivouac

Edouard Glissant – La théorie de l’archipel

 Le visuel du podcast est une création de Mona Cara et l’habillage sonore a été réalisé par Hubert Artigue. 

Découvrez le portrait sonore et toutes les notes de cet entretien ici

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#107- Pierre Etcheberry - Directeur d'exploitation du Domaine de L'Île (Partie 2/2)05 Feb 202600:56:38

Cette semaine, je reçois Pierre Etcheberry, directeur d’exploitation du Domaine de l’Île, à Porquerolles.

Pierre a grandi dans un environnement rural, au contact direct de la nature et des saisons. De ses parents, il hérite très tôt d’un rapport simple et respectueux au vivant, du sens de l’effort, de l’observation et de la patience — cette capacité à comprendre que la nature impose son rythme et qu’il faut apprendre à l’écouter. Il se forme aux métiers de l’agriculture et de la viticulture, développant une approche très concrète du terrain, des sols, des plantes et des équilibres naturels.

Avant de rejoindre Porquerolles, il affine son expérience au sein des Établissements Jean-Pierre Moueix et au Château Lafleur, à Pomerol, où il approfondit sa connaissance des terroirs, du travail de précision et du temps long propre à la grande viticulture.

À son arrivée en 2019, Pierre s’installe sur l’île avec sa compagne. Porquerolles devient alors un territoire à apprivoiser, aussi magnifique que complexe. Ici, tout est différent : l’eau, les ressources, les vents, les embruns, la salinité, les amplitudes thermiques, la pression touristique, la fragilité des écosystèmes. L’île impose une forme d’humilité. Elle oblige à anticiper, à observer, à composer avec le réel.

Pierre connaît finement les sols de Porquerolles — leurs compositions de schistes, d’argiles et de sable, leur capacité à retenir l’eau, leur réaction à la sécheresse et au vent. Il parle des parcelles comme de paysages vivants, avec leurs microclimats et leurs équilibres délicats. Travailler sur une île, c’est accepter l’isolement et la lenteur logistique, mais aussi une proximité rare avec le vivant et une relation presque physique au lieu.

Homme de terrain, attaché au temps long et à la transmission, Pierre incarne une viticulture patiente, précise et respectueuse.

Avec Pierre, on a parlé de ses racines et de son parcours, de son lien à Porquerolles, du travail des sols et du vivant, des contraintes et des richesses du milieu insulaire, du collectif, du temps long et de la responsabilité de produire du vin dans un environnement fragile.

Il fallait bien 2 épisodes pour tout ça 

Je vous propose donc de découvrir ce témoignage en 2 parties. Voici la deuxième.

Pour écouter la première partie c’est ici

Retrouvez toutes les notes de l'épisode ici

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#106- Pierre Etcheberry - Directeur d'exploitation du Domaine de L'Île (Partie 1/2)29 Jan 202600:52:27

Cette semaine, je reçois Pierre Etcheberry, directeur d’exploitation du Domaine de l’Île, à Porquerolles.

Pierre a grandi dans un environnement rural, au contact direct de la nature et des saisons. De ses parents, il hérite très tôt d’un rapport simple et respectueux au vivant, du sens de l’effort, de l’observation et de la patience — cette capacité à comprendre que la nature impose son rythme et qu’il faut apprendre à l’écouter. Il se forme aux métiers de l’agriculture et de la viticulture, développant une approche très concrète du terrain, des sols, des plantes et des équilibres naturels.

Avant de rejoindre Porquerolles, il affine son expérience au sein des Établissements Jean-Pierre Moueix et au Château Lafleur, à Pomerol, où il approfondit sa connaissance des terroirs, du travail de précision et du temps long propre à la grande viticulture.

À son arrivée en 2019, Pierre s’installe sur l’île avec sa compagne. Porquerolles devient alors un territoire à apprivoiser, aussi magnifique que complexe. Ici, tout est différent : l’eau, les ressources, les vents, les embruns, la salinité, les amplitudes thermiques, la pression touristique, la fragilité des écosystèmes. L’île impose une forme d’humilité. Elle oblige à anticiper, à observer, à composer avec le réel.

Pierre connaît finement les sols de Porquerolles — leurs compositions de schistes, d’argiles et de sable, leur capacité à retenir l’eau, leur réaction à la sécheresse et au vent. Il parle des parcelles comme de paysages vivants, avec leurs microclimats et leurs équilibres délicats. Travailler sur une île, c’est accepter l’isolement et la lenteur logistique, mais aussi une proximité rare avec le vivant et une relation presque physique au lieu.

Homme de terrain, attaché au temps long et à la transmission, Pierre incarne une viticulture patiente, précise et respectueuse.

Avec Pierre, on a parlé de ses racines et de son parcours, de son lien à Porquerolles, du travail des sols et du vivant, des contraintes et des richesses du milieu insulaire, du collectif, du temps long et de la responsabilité de produire du vin dans un environnement fragile.

Il fallait bien 2 épisodes pour tout ça 

Je vous propose donc de découvrir ce témoignage en 2 parties. Voici la première.

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#Jalil - Une vie d'exil, de Persépolis à Porquerolles (Partie 2/2)17 Jan 202601:13:08

" J’ai vu la mort chaque seconde devant mes yeux. Mais tout cela pour moi était indifférent. J’avais accepté de mourir. Mais je n’ai jamais eu envie de renoncer. Je me disais : le passé c’est le passé et demain pourquoi pas ? J’avais la force d’amour en moi. L’amour aide beaucoup pour avancer dans la vie. "

Jalil est né et a grandi en Iran dans les années 60, 70.
En 1977, 2 ans avant la révolution islamique, alors qu’il a à peine 17 ans, il arrive en France à Paris pour étudier et apprendre le français à la Sorbonne grâce à l’Alliance française. Il est seul, sa famille est restée en Iran. 

Au-delà de la culture européenne, française et italienne notamment, il va y découvrir l’amour, un amour qui sera absolument décisif dans sa vie. En octobre 1978, il apprend l’arrivée de l’Ayatollah Khomeini en France dans les Yvelines à Neauphle le Château après 14 années d’exil en Iraq et en Turquie. Il y restera 4 mois jusqu’au 1er février 1979 avant son retour en Iran où il proclame la victoire de la révolution islamique. Inquiet pour sa famille dont il n’a que des nouvelles partielles, Jalil rentre en Iran pour des vacances, sans les prévenir de son retour. 

Sa vie bascule…Les années qui suivent sont aussi bouleversantes et terrifiantes que tissées d’amour, d’élan de vie et d’espérance. 

Porquerolles arrive bien plus tard dans ta vie en 2009. Il vit aujourd’hui à Porquerolles et travaille au restaurant Le Porquerollais. 

Avec Jalil, on a parlé de famille, d’exil, de guerre, de terreur, de marche dans le désert, des femmes, d’amour qui sauve, de visa, de restauration, de poésie et de littérature, du vent et d’apaisement.

Retrouvez toutes les notes de l'épisode ici

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#Jalil - Une vie d'exil, de Persépolis à Porquerolles (Partie 1/2)17 Jan 202601:26:07

Depuis plusieurs semaines, l’Iran est de nouveau traversé par une vague de contestation massive. Comme souvent, les images et les informations nous parviennent difficilement, étouffées par la répression, les coupures d’Internet et la violence du régime en place depuis plus de quarante ans.

Mais ce qui se joue aujourd’hui ne vient pas de nulle part. Cette terreur, cette guerre menée contre sa propre population, beaucoup l’ont vécue dès les débuts de la République islamique.

Dans cet épisode de Fragile, Jalil raconte son histoire. Celle d’un adolescent iranien arrivé en France juste avant la révolution de 1979, puis rattrapé par la guerre, la torture, l’exil et la fuite. Il raconte aussi l’amour, la poésie, et cette force de vie qui permet de tenir quand tout s’effondre.

À l’heure où l’Iran brûle à nouveau, son témoignage résonne avec une intensité particulière. Je vous propose de l’écouter, ou de le réécouter. Bonne écoute.

Jalil est né et a grandi en Iran dans les années 60, 70.
En 1977, 2 ans avant la révolution islamique, alors qu’il a à peine 17 ans, il arrive en France à Paris pour étudier et apprendre le français à la Sorbonne grâce à l’Alliance française. Il est seul, sa famille est restée en Iran. 

Au-delà de la culture européenne, française et italienne notamment, il va y découvrir l’amour, un amour qui sera absolument décisif dans sa vie. En octobre 1978, il apprend l’arrivée de l’Ayatollah Khomeini en France dans les Yvelines à Neauphle le Château après 14 années d’exil en Iraq et en Turquie. Il y restera 4 mois jusqu’au 1er février 1979 avant son retour en Iran où il proclame la victoire de la révolution islamique. Inquiet pour sa famille dont il n’a que des nouvelles partielles, Jalil rentre en Iran pour des vacances, sans les prévenir de son retour. 

Sa vie bascule…Les années qui suivent sont aussi bouleversantes et terrifiantes que tissées d’amour, d’élan de vie et d’espérance. 

Porquerolles arrive bien plus tard dans ta vie en 2009. Il vit aujourd’hui à Porquerolles et travaille au restaurant Le Porquerollais. 

Avec Jalil, on a parlé de famille, d’exil, de guerre, de terreur, de marche dans le désert, des femmes, d’amour qui sauve, de visa, de restauration, de poésie et de littérature, du vent et d’apaisement.

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#105- Nicolas Audebert - Directeur général des vignobles Chanel (Partie 2/2)11 Dec 202501:04:30

Nicolas Audebert est fils d’officier de Marine et né en Provence. Diplômé de l’Institut Supérieur des Techniques d’Outre-Mer de Paris et de l’École Nationale Supérieure d’Agronomie de Montpellier, il est ingénieur agronome et titulaire du Diplôme National d’Œnologie.

Après un parcours au sein des plus prestigieuses maisons champenoises du groupe LVMH, puis dix années passées à Mendoza, en Argentine, au sein d’une filiale de Moët Hennessy, il est aujourd’hui Directeur général des propriétés viticoles de la Maison Chanel. Il supervise notamment Château Rauzan-Ségla à Margaux, Château Canon et Château Berliquet à Saint-Émilion, ainsi que le Domaine de l’Île à Porquerolles, intégré en 2019.

Passionné de voyages, de grands espaces, de voile et de polo, il partage son goût de l’aventure et de la nature avec sa famille nombreuse, puisqu’il est père de six enfants.

Avec Nicolas, on a parlé de son parcours, de ses années en Argentine et plus globalement de son goût pour le voyage. de sa philosophie du vin, cette forme de haute couture viticole qu’il défend. de rapport au temps, de poésie des lieux, et des défis à relever quand on choisit de faire du vin sur une île comme Porquerolles. On a aussi parlé de sa vision — et celle de la Maison Chanel — pour le Domaine de l’Île.

Il fallait bien 2 épisodes pour tout ça 

Je vous propose donc de découvrir ce témoignage en 2 parties. Voici la deuxième.

Pour écouter la première partie c’est ici

Retrouvez toutes les notes de l'épisode sur fragileporquerolles.com


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#104- Nicolas Audebert - Directeur général des vignobles Chanel (Partie 1/2)04 Dec 202501:24:19

Nicolas Audebert est fils d’officier de Marine et né en Provence. Diplômé de l’Institut Supérieur des Techniques d’Outre-Mer de Paris et de l’École Nationale Supérieure d’Agronomie de Montpellier, il est ingénieur agronome et titulaire du Diplôme National d’Œnologie.

Après un parcours au sein des plus prestigieuses maisons champenoises du groupe LVMH, puis dix années passées à Mendoza, en Argentine, au sein d’une filiale de Moët Hennessy, il est aujourd’hui Directeur général des propriétés viticoles de la Maison Chanel. Il supervise notamment Château Rauzan-Ségla à Margaux, Château Canon et Château Berliquet à Saint-Émilion, ainsi que le Domaine de l’Île à Porquerolles, intégré en 2019.

Passionné de voyages, de grands espaces, de voile et de polo, il partage son goût de l’aventure et de la nature avec sa famille nombreuse, puisqu’il est père de six enfants.

Avec Nicolas, on a parlé de son parcours, de ses années en Argentine et plus globalement de son goût pour le voyage. de sa philosophie du vin, cette forme de haute couture viticole qu’il défend. de rapport au temps, de poésie des lieux, et des défis à relever quand on choisit de faire du vin sur une île comme Porquerolles. On a aussi parlé de sa vision — et celle de la Maison Chanel — pour le Domaine de l’Île.

Il fallait bien 2 épisodes pour tout ça 

Je vous propose donc de découvrir ce témoignage en 2 parties. Voici la première.

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# 103 - Sophie-Dorothée Duron - Directrice du Parc national de Port-Cros et du conservatoire botanique national méditerranéen 06 Nov 202501:30:24

Sophie-Dorothée Duron est administratrice en chef des affaires maritimes, et depuis le 1er juillet 2024, elle est devenue la première femme à la direction du Parc national de Port-Cros et du conservatoire botanique national méditerranéen. Diplômée de Sciences Po Bordeaux et de l’École nationale du service public de la mer, elle a consacré plus de vingt ans de carrière à la mer, au littoral et à la biodiversité.

Son parcours l’a menée du CROSSMED à La Garde, à la direction régionale des affaires maritimes en Corse, puis en Polynésie française, où elle s’est engagée sur la création et la gestion d’aires marines protégées. Elle a notamment contribué à l’inscription des îles Marquises au patrimoine mondial de l’UNESCO et co-conçu le concept des aires marines éducatives.

En 2017, elle a été décorée de l’ordre du Mérite maritime par la navigatrice Catherine Chabaud, grande figure de la mer. De retour en métropole, elle rejoint le ministère de la transition écologique et coordonne trois grandes stratégies nationales à horizon 2030 : celles des aires marines protégées, de la biodiversité et de la mer et du littoral. Avant de prendre ses fonctions au PNPC, elle était cheffe du service des espaces maritimes et littoraux au sein de la direction générale des affaires maritimes, de la pêche et de l’aquaculture.

Cela fait 1 an qu’elle est arrivée à la tête du Parc national de Port Cros, qui a fêté ses 60 ans il y a 2 ans et qui est à la fois un laboratoire scientifique, un patrimoine naturel et culturel, et un lieu de vie. 

Avec Sophie-Dorothée, la conversation a cheminé entre son parcours et ses inspirations, le projet du Parc national sur le territoire - et plus précisément sur les îles - et sa vision de l’écologie au sens large. Nous avons aussi parlé d’alchimie, de mer et de chemins d’étoiles…

Retrouvez toutes les notes de l'épisode ici.


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PROJET AMMIRARE: agir pour la résilience des plages (partie 2/2)23 Oct 202500:43:37

Bienvenue sur FRAGÎLE, le podcast qui raconte les îles de Porquerolles, Port-Cros et du Levant, à travers le regard et le portrait de celles et ceux qui les habitent, les aiment et les font vivre.

Dans ce deuxième épisode consacré au projet européen InterReg Marittimo AMMIRARE, avec mes invités, Éric SERANTONI, chargé de mission gestion et travaux en milieux naturels terrestres, et Nikola ZSOLNAY, chargée de mission sur le projet AMMIRARE au Parc national de Port-Cros, nous poursuivons notre exploration d’un sujet essentiel : l’avenir de nos plages méditerranéennes face au changement climatique.

Après avoir posé les bases du projet dans la première partie, place cette fois à la question de l’hyperfréquentation et la gestion du flux des plageurs, aux actions concrètes menées sur le terrain et aux premiers enseignements tirés des expérimentations réalisées dans le Parc national de Port-Cros.

🌊 Quand la nature montre la voie

AMMIRARE s’appuie sur un principe simple et puissant : agir avec la nature plutôt que contre elle.
L’objectif est de renforcer la résilience des plages en valorisant les processus naturels, notamment à travers la gestion raisonnée des banquettes de posidonie et la renaturalisation des dunes.

Souvent méconnue, la posidonie est pourtant une véritable alliée du littoral : elle stabilise les sédiments, ralentit l’érosion, abrite une biodiversité exceptionnelle et capte le carbone.
Ses feuilles mortes, formant les banquettes en bord de mer, constituent un rempart naturel contre les tempêtes et un maillon essentiel du cycle de la plage.

🪸 Un projet collectif et expérimental

Sur les plages de Porquerolles et dans d’autres zones du Parc national, plusieurs actions pilotes sont menées :

  • suivi des banquettes de posidonie,
  • restauration des dunes et installation de ganivelles,
  • observation des dynamiques sédimentaires,
  • enquêtes et sensibilisation des visiteurs...

Ces initiatives mobilisent une vaste communauté d’acteurs : les équipes du Parc, les acteurs socio économiques du territoires (associations, entreprises, acteurs du tourisme..), des chercheurs, mais aussi les habitants et les visiteurs, invités à repenser leur rapport à la plage et à la nature.

Un épisode documentaire réalisé en collaboration avec le Parc national de Port-Cros, qui nous invite à changer de regard sur nos plages et à imaginer un littoral plus vivant et plus résilient.

Retrouvez la première partie de l'épisode ici et toutes les notes de l'épisode ici

Plus d'informations sur le projet Ammirare sur https://interreg-marittimo.eu/fr/web/ammirare et https://www.portcros-parcnational.fr/fr/des-actions/accompagner-le-developpement-durable-du-territoire/les-projets-europeens/ammirare.




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PROJET AMMIRARE: agir pour la résilience des plages (partie 1/2)16 Oct 202501:02:46

Bienvenue sur FRAGÎLE, le podcast qui raconte les îles de Porquerolles, Port-Cros et du Levant, à travers le regard et le portrait de celles et ceux qui les habitent, les aiment et les font vivre.

Aujourd’hui, je vous propose un épisode un peu particulier.
Nous ne partons pas à la rencontre d’un habitant, mais à la découverte d’un projet européen d’envergure, à la croisée de la science et de la nature : le projet AMMIRARE — pour Actions et Méthodologies pour l’Amélioration de la Résilience des Plages.

Un projet qui questionne notre rapport à la posidonie, aux plages, et à leur avenir face au changement climatique.

Dans ce premier épisode, nous posons les bases : comprendre ce qu’est le projet InterReg Marittimo AMMIRARE, ses objectifs, ses acteurs, et la manière dont il s’expérimente ici, au cœur du Parc national de Port-Cros.

Pour cela je reçois Éric SERANTONI, chargé de mission gestion et travaux en milieux naturels terrestres, et Nikola ZSOLNAY, chargée de mission sur le projet AMMIRARE au Parc national de Port-Cros.
Ils nous expliquent comment ce projet européen conjugue science, nature et coopération internationale pour rendre nos littoraux plus résilients face aux effets du changement climatique.

Un chiffre pour comprendre l’urgence : la montée du niveau de la Méditerranée est estimée entre 3 et 4 millimètres par an et s’accélère selon les projections.
Ce phénomène provoque érosion, submersion, recul des plages, et s’accompagne d’une augmentation de la fréquence et de l’intensité des tempêtes.
Les effets sont déjà visibles à Porquerolles et plus globalement sur le territoire, mais d’autres impacts, plus invisibles, sont à l’oeuvre que nous allons détailler ici.

🎧 Dans cette première partie, découvrez l’origine du projet AMMIRARE, son déploiement au sein du Parc national de Port-Cros, le rôle central de la posidonie, et les premiers enseignements tirés de cette démarche innovante.

Cet épisode est réalisé en collaboration avec le Parc national de Port-Cros.

Retrouvez toutes les notes de l'épisode ici.

Plus d'informations sur le projet Ammirare sur https://interreg-marittimo.eu/fr/web/ammirare et https://www.portcros-parcnational.fr/fr/des-actions/accompagner-le-developpement-durable-du-territoire/les-projets-europeens/ammirare.

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Book Club Fragîle - Entretien avec Claire Deya, scénariste et autrice11 Sep 202501:47:17

Bienvenue dans le Book Club Fragîle ! 

Cette semaine je vous propose un épisode un peu spécial. L’entretien de Claire Deya, scénariste et autrice, invitée de la 10ème édition des rencontres littéraires de Port Cros, organisée par l’association des amis de Port-Cros.

Interrogée par Emmanuelle Pouquet, journaliste indépendante, puis par moi-même, Claire Deya, autrice très remarquée pour son premier roman « Un monde à refaire, paru aux Editions de l’Observatoire est remontée avec nous à la source de son écriture. 

Elle livre aussi ses premières impressions sur Port-Cros et plus largement son lien aux îles. Ensemble nous avons parlé du débarquement de Provence, de déminage, de paix, de révolte nécessaire pour écrire, de fiction, d’île comme terre d’élection, de clairière, des grandes histoires de nos vies, de Blast et de fièvre….

Pour retrouver toutes les notes de l’épisode rendez vous sur
https://fragileporquerolles.com/book-club-fragile-11/

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#102- Charles Carmignac - Vertige et vision pour les 25 ans de la Fondation Carmignac (Partie 2/2)06 Sep 202501:10:47

Cette semaine, je reçois Charles Carmignac, directeur de la Fondation Carmignac et membre du groupe Moriarty. 

5 ans nous séparent de notre 1er entretien en 2020. La Fondation Carmignac fêtait alors ses 20 ans. Elle souffle cette année ses 25 bougies et présente sa 8ème exposition à la Villa Carmignac. Le site attire aujourd’hui plus de 60 000 visiteurs chaque année et se distingue par une approche qui fait dialoguer expositions, programmation culturelle riche et variée, nature, et réflexion sur les grands sujets de société, un lieu où toutes les formes d’art s’entremêlent.

Apres un cycle d’expositions portant de près ou de loin sur l’insularité, la mer et les mythologies méditerranéennes, la Villa présentait l’année dernière Infinite Woman, une exposition qui questionnait la représentation des féminités, mythiques et contemporaines. Elle propose avec Vertigo, une nouvelle exploration: l’abstraction radicale au service d’un vertige esthétique et sensoriel, sous le commissariat de Matthieu Poirier, historien d’art et spécialiste d’art abstrait.

Avec Charles on a parlé de l’exposition en cours à la villa Carmignac, des temps forts de la programmation estivale, des projets et grandes orientations stratégiques de la Fondation, avec beaucoup d’exclus à découvrir en avant-première, de vertige et d’abstraction évidemment, d’états limites, de rêves, de nuit, de cosmos et de mille autres sujets vertigineux. Un entretien pour le moins singulier, profond et intense. 

Il fallait bien 2 épisodes pour tout ça. 

Pour écouter la première partie c’est ici.

Et la 2ème partie là.

Et pour réécouter l’entretien de 2020, rendez-vous ici

Bon été à tous et bonne écoute!


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#101- Charles Carmignac - Vertige et vision pour les 25 ans de la Fondation Carmignac (Partie 1/2)06 Sep 202501:04:58

Cette semaine, je reçois Charles Carmignac, directeur de la Fondation Carmignac et membre du groupe Moriarty. 

5 ans nous séparent de notre 1er entretien en 2020. La Fondation Carmignac fêtait alors ses 20 ans. Elle souffle cette année ses 25 bougies et présente sa 8ème exposition à la Villa Carmignac. Le site attire aujourd’hui plus de 60 000 visiteurs chaque année et se distingue par une approche qui fait dialoguer expositions, programmation culturelle riche et variée, nature, et réflexion sur les grands sujets de société, un lieu où toutes les formes d’art s’entremêlent.

Apres un cycle d’expositions portant de près ou de loin sur l’insularité, la mer et les mythologies méditerranéennes, la Villa présentait l’année dernière Infinite Woman, une exposition qui questionnait la représentation des féminités, mythiques et contemporaines. Elle propose avec Vertigo, une nouvelle exploration: l’abstraction radicale au service d’un vertige esthétique et sensoriel, sous le commissariat de Matthieu Poirier, historien d’art et spécialiste d’art abstrait.

Avec Charles on a parlé de l’exposition en cours à la villa Carmignac, des temps forts de la programmation estivale, des projets et grandes orientations stratégiques de la Fondation, avec beaucoup d’exclus à découvrir en avant-première, de vertige et d’abstraction évidemment, d’états limites, de rêves, de nuit, de cosmos et de mille autres sujets vertigineux. Un entretien pour le moins singulier, profond et intense. 

Il fallait bien 2 épisodes pour tout ça. 

Pour écouter la première partie c’est ici

Et la 2ème partie là

Et pour réécouter l’entretien de 2020, rendez vous ici

Bon été à tous et bonne écoute!

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# Christophe et Brigitte Chevallier - De la navigation au long cours à la pêche au Levant07 Aug 202501:17:28

« Quand vous naviguez, vous avez un sentiment de liberté quand vous quittez le port. Vous laissez derrière vous les histoires (…) Sur les îles c’est pareil, quand la dernière navette est partie, on souffle. Ça, vous ne pouvez pas l’expliquer aux gens. »

Christophe et Brigitte sont tous les 2 originaires de la région, Brigitte de Carqueiranne et Christophe de la presqu’île de Giens où il a grandi.

Après une brillante carrière dans la marine marchande, une vie faite de voyages, passée ensemble, puisque Brigitte a eu la possibilité de naviguer aux cotés de son mari, ils ont  décidé de poser leurs valises en 2004 au Levant où ils vivent désormais,  bien que n'étant  pas naturistes. Ils exercent comme pêcheurs , seuls pêcheurs de l’île à exercer toute l’année.

Avec Brigitte et Christophe on a parlé de navigation au long cours, d’instabilité, de solidarité insulaire, d'isolement, de chats, de la gestion de l'eau et des déchets, de pêche et du fait de vivre au Levant sans être naturistes.

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur le site Fragîle Porquerolles

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# Brigite Gelman - Vision et sensations du Levant17 Jul 202501:20:11

« La nudité, c’est une question de présence à soi, aux sensations. Dans notre monde moderne, on est coupés de nos sensations corporelles. Le naturisme permet de se reconnecter à soi, à cette grande intensité du moment présent »

Originaire de Toulon, Brigite a découvert l’île du Levant il y a 25 ans en vacances avec son mari. Ils séjournent alors à l’hôtel restaurant Le Ponant. En 2004, ils acquièrent un terrain sur l’île où ils construisent leur maison qui sera achevée en 2010. 

Brigite vit depuis maintenant 3 ans à l’année sur l’île, date à laquelle elle a été élue en tant que présidente de l’Association Syndicale Libre (l’ASL), mandat qui venait d’être renouvelé quand je l’ai interviewée. Depuis, Brigite a quitté ses fonctions à la présidence de l’ASL mais elle reste investie dans la vie de l’île. 

Avec Brigite on a parlé des missions de l’Association Syndicale Libre, de la gestion de l’eau et des déchets sur l’île, des enjeux immobiliers, de vibrations, de vulnérabilité, de présence à soi et de sensations…

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur https://fragileporquerolles.com/brigite-gelman/


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Série Mur-mures [Archipelles - L’île en elles] - L'île joue-t-elle un rôle dans notre rapport au corps?26 Jun 202500:04:58

Être une femme et avoir une île dans sa vie. C’est le thème de cette 4ème saison de Murmures en partenariat avec la Fondation Carmignac et le Parc national de Port-Cros. 

Je suis allée à la rencontre de femmes qui entretiennent un lien particulier avec leur île. Elles sont artiste, productrice, scénariste, gardiennes de la nature… Je leur ai demandé en quoi l’île travaille leur féminité, si l’île révèle, façonne les femmes qu’elles sont devenues ? 

Bernard Pesce les a photographiées. De cette collaboration sont nés des portraits sonores regroupés dans cette série intitulée Archipelles, un archipel visuel et sonore qui révèle l’île en elles.

Les témoignages que vous allez entendre explorent des territoires intimes tels que l’amour, le rapport au corps, au vivant, au sacré, la sauvagerie, la création, la liberté, le désir, la sensualité...

A travers la parole de ces femmes, se pose une question qui nous concerne tous : en quoi les lieux nous constituent, comment les endroits où l’on a grandi, où l’on a fait notre vie, par hasard ou par nécessité, contribue à construire notre identité ?

Selon vous, est-ce que l’île peut jouer un rôle dans le rapport que l’on entretient avec son corps ? est-ce qu’elle favorise une forme d’émancipation du corps ? En écoutant l’archipel de pensées de mes invités, vous allez voir que la réponse n’est pas si évidente.

Merci à Isabelle, Julie, Mona, Ophélie et Laurence.

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# Frédéric Capoulade, Adjoint spécial de l'île du Levant – Archivages et cétacés12 Jun 202501:07:56

« Je pense que ce qui a séduit mes parents ici, c’est la liberté totale, une rusticité tout à fait originale, pas d’électricité, pas de voiture, la marche, la nage, la plongée, la pêche…Un environnement bienveillant et calme. »

Frédéric est né à Forcalquier en 1950. Il a grandi au Maroc entre Tanger et Casablanca où son père exerçait comme professeur de lettres.

Il rentre avec sa famille tous les ans en France pour les vacances qu’il partage entre le Lot et l’île du Levant où il passe plus d’1 mois et demi. Ses parents ont découvert l’île en 1949 pendant leur voyage de noces et en sont tombés amoureux au point d’y acheter une petite maison en 1958. De retour en France en 1968 après son bac, sa famille s’installe au port d’Hyères. 

Poussé par son père, il se lance dans des études de marine marchande à Marseille puis au Havre. Il fait carrière à la SNCM pendant 25 ans. 
En 2007, au décès de sa mère, Frédéric s’installe avec sa femme au Levant. Très vite il s’engage dans la vie levantine, comme conseiller au syndic entre 2007 et 2016, puis à partir de 2018 comme adjoint spécial. 

Avec Frédéric, on a parlé du Maroc, de l’Histoire du Levant, de la zone militaire, des enjeux à venir, de naturisme, de transmission et de cétacés.

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur https://fragileporquerolles.com/frederic-capoulade/


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🌸 Épisode spécial Fête des Mères – "Maternité insulaire" 🌸22 May 202500:04:30

À l’occasion de la fête des mères, cet épisode rend hommage à toutes celles qui élèvent, protègent et transmettent… mais aussi à cet autre berceau inattendu : l’île.

« Je pense que l'île m'a beaucoup maternée » — Et si, au-delà de la mère, c’était un lieu qui portait, berçait, guidait ? Dans cet épisode intime et sensible, des voix de femmes nous racontent comment vivre la maternité sur une île, c’est aussi déléguer un peu de cette mission sacrée à la nature, à la mer, au silence.

Une maternité privilégiée, sans pollution, sans bruit, où les enfants grandissent au grand air, en liberté. Où l’on apprend à lâcher prise, à faire confiance à ce territoire qui devient complice.
« Je lui ai donné une grande part d’élever mes enfants autrement. »
Une ode à la douceur, à la chaleur, à l’instinct.

«  Une femme met au monde un enfant, elle a envie de protéger ce monde-là.» Et parfois, ce monde commence par une île...

 Un épisode qui touche à l’essentiel — à écouter, à partager, à offrir.

Merci à Julie, Laurence,  Ophélie, Mona et Isabelle.

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Découvrez le podcast "Histoires Nues"! Chloé – Le naturisme comme libération15 May 202500:37:43

🌿 Histoires Nues – Le podcast qui déshabille les préjugés

Dans cet épisode Chloé, nous raconte qu'elle a grandi dans une famille partiellement ouverte au naturisme, avec un grand-père naturiste mais une grand-mère non-pratiquante. Originaire du Nord, elle passait ses vacances à Montalivet, près d'Euronat, sans jamais oser franchir les barrières du centre naturiste.

Le déclic est venu lorsqu'elle a remplacé sa sœur pour une saison d'été à Euronat. D'abord très pudique en raison d'un harcèlement subi au collège, notamment sur son corps et sa pilosité, elle pensait ne jamais se mettre nue. Pourtant, au bout de trois jours sur place, encouragée par l'ambiance bienveillante et la liberté ambiante, elle a sauté le pas.

Au fil du temps, le naturisme l'a profondément aidée à s'accepter, à déconstruire les injonctions sociales, et à se libérer du regard des autres. Elle souligne la philosophie du naturisme: liberté, absence de jugement, acceptation de soi et des autres. Elle insiste sur le fait qu'on "voit mais on ne regarde pas", ce qui lui a permis de se sentir en sécurité.

Aujourd'hui, Chloé se sent bien mieux dans son corps, ose porter des vêtements qu'elle n'aurait jamais osé avant, et assume pleinement sa pilosité. Le naturisme a été pour elle un chemin vers la confiance en soi et une forme de résistance aux normes esthétiques imposées, en particulier sur les femmes.

🎙️ Histoires Nues, un podcast France 4 Naturisme – à retrouver sur toutes les plateformes d’écoute et sur france4naturisme.com

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Découvrez le podcast "Histoires Nues"! Maia – Naturisme et perception de soi01 May 202500:33:53

🌿 Histoires Nues – Le podcast qui déshabille les préjugés

Découvrez ce podcast qui donne la parole à celles et ceux qui vivent le naturisme au quotidien dans les campings France 4 Naturisme. Des voix de 20 à 80 ans se livrent et partagent, sans artifice, leur parcours, leurs premières fois, leurs doutes parfois, mais surtout leur attachement à une philosophie de vie fondée sur la liberté, le respect et la bienveillance.

De la région parisienne à la Corse, en passant par les paysages ensoleillés du Sud-Ouest et du Sud-Est, chaque épisode est une escale. Une rencontre unique dans des lieux d’exception, où l’espace, la nature et la sérénité redonnent toute leur place à l’essentiel.

Ici, le naturisme n’est pas un décor : c’est une expérience vécue, souvent transformante. Une déconnexion du superflu, une reconnexion à soi, au monde, aux autres. Qu’il s’agisse d’un souvenir de vacances en famille, d’un été marquant, d’une décision prise sur le tard ou d’une simple envie de se sentir libre, chaque témoignage est une invitation à l’écoute et à l’ouverture.

Dans cet épisode, Maia partage un témoignage touchant et sincère sur son parcours dans le monde du naturisme. Initiée très jeune par ses parents, elle évoque avec émotion ses premiers souvenirs dans un camping naturiste, qu’elle décrit comme un havre de paix, loin des contraintes sociales et des vêtements qu’elle vivait déjà comme une forme d’oppression. 

Pendant son adolescence, Maia a traversé des périodes de doute vis-à-vis de son corps, mais elle a toujours su que le naturisme devait rester un choix personnel, jamais une obligation. Elle défend un naturisme basé sur le respect, aussi bien du corps que de l’espace des autres. 

Pour elle, cette pratique permet de revenir à l’essentiel : la simplicité, le lien sincère avec les autres, et une reconnexion profonde à la nature. 

Maia parle aussi de la dimension communautaire du naturisme, et de son évolution au fil des années. 

Enfin, elle partage ses souvenirs de vacances en famille, sa gratitude pour les valeurs de liberté et de respect transmises par ses proches, et encourage les curieux à faire le premier pas, en choisissant un lieu accueillant, dans un esprit de bienveillance. 

🎙️ Histoires Nues, un podcast France 4 Naturisme – à retrouver sur toutes les plateformes d’écoute et sur france4naturisme.com

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Découvrez le podcast "Histoires Nues"! Robin – le naturisme comme art de vivre 17 Apr 202500:34:27

🌿 Histoires Nues – Le podcast qui déshabille les préjugés

Découvrez ce podcast qui donne la parole à celles et ceux qui vivent le naturisme au quotidien dans les campings France 4 Naturisme. Des voix de 20 à 80 ans se livrent et partagent, sans artifice, leur parcours, leurs premières fois, leurs doutes parfois, mais surtout leur attachement à une philosophie de vie fondée sur la liberté, le respect et la bienveillance.

De la région parisienne à la Corse, en passant par les paysages ensoleillés du Sud-Ouest et du Sud-Est, chaque épisode est une escale. Une rencontre unique dans des lieux d’exception, où l’espace, la nature et la sérénité redonnent toute leur place à l’essentiel.

Ici, le naturisme n’est pas un décor : c’est une expérience vécue, souvent transformante. Une déconnexion du superflu, une reconnexion à soi, au monde, aux autres. Qu’il s’agisse d’un souvenir de vacances en famille, d’un été marquant, d’une décision prise sur le tard ou d’une simple envie de se sentir libre, chaque témoignage est une invitation à l’écoute et à l’ouverture.

Cette semaine Robin nous partage sa découverte du naturisme à la suite de la période COVID, presque par hasard, guidé par un ami travaillant dans un camping naturiste. C’est au camping Rivabella en Corse qu’il fait ses premiers pas, dans une ambiance paisible et peu fréquentée. Ce contexte l’aide à dépasser ses appréhensions, et ouvre la voie à une expérience fondatrice.

Pour Robin, le naturisme n’est pas une simple pratique de vacances, mais une véritable philosophie de vie. Un retour à la simplicité, un lâcher-prise salutaire dans un monde où le paraître règne. Ce qui l’a profondément marqué ? L’absence totale de jugement. Il décrit une atmosphère apaisante, où l’on peut se reconnecter à son corps, à ses sensations, à la nature… et à soi-même.

Le naturisme lui a permis de se libérer des pressions sociales liées à l’apparence. Il redécouvre des sensations oubliées : la brise sur la peau, la chaleur du soleil, l’eau qui enveloppe le corps sans barrière. Cette expérience devient un moyen de vivre plus pleinement, avec davantage d’écoute de soi.

Touché par cette révélation, Robin choisit de partager ce mode de vie avec ses parents. Curieux, ils acceptent l’invitation à Rivabella. Même s’ils ne deviennent pas naturistes à plein temps, leur vécu commun a renforcé les liens familiaux dans une ambiance de respect et d’ouverture.

Robin évoque également la communauté naturiste, souvent marginalisée mais riche de diversité et de bienveillance, intergénérationnelle et libre de tout artifice social. Il reconnaît que certaines femmes peuvent vivre l’expérience différemment, parfois sous le regard des autres, ce qui mérite d’être entendu.

🎙️ Histoires Nues, un podcast France 4 Naturisme – à retrouver sur toutes les plateformes d’écoute et sur france4naturisme.com




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#100 - Raechel Isolda - Flotter pour trouver son équilibre03 Apr 202501:53:28

"C'est à chaque fois un étonnement de voir la façon dont les gens peuvent survivre à des situations qui semblent insurmontables dans des endroits de chaos. Tout le beau et l'essentiel qui peuvent ressortir, des rues de France au bout du monde. Ça me saisit toujours."

Raechel est de nationalité française et britannique, d'origine écossaise et italienne. Elle vit depuis plus de 4 ans entre Porquerolles et les lieux de ses missions documentaires et humanitaires, la Pologne et l’Ukraine notamment dernièrement.

Très jeune, elle ressent ce désir d’aider les autres et s’engage en tant que bénévole auprès de la Croix-Rouge pour soutenir les sans-abris. Raechel a été citoyenne bénévole dans le camp de réfugiés de Calais en 2016, où elle a participé à des ateliers pour femmes et enfants, des traductions et du soutien juridique. Membre d'Amnesty International, elle crée pour l'ONG des contenus et des outils de sensibilisation et d’éducation.

Au début du conflit russo-ukrainien en 2022, elle a travaillé pour Bibliothèques sans Frontières en Pologne, développé et mis en œuvre un programme d'intervention d'urgence pour répondre aux besoins des femmes et des enfants arrivant d'Ukraine. 

Son parcours est éclectique. En plus de ses engagements au sein d’ONG, elle a travaillé en tant que productrice, programmatrice, et coordinatrice dans la production cinématographique et les événements culturels (conférences, expositions, livres)… En parallèle de son expérience de plus de 10 ans au sein de sociétés de production de films documentaires, elle a contribué en tant que chercheuse au livre « Raconter la guerre, une histoire des correspondants de guerre », parmi bien d'autres projets.

Raechel découvre Porquerolles en 2020, l’année du confinement, à un moment difficile de sa vie. A l’invitation d’un proche, elle vient y passer quelques jours pour se ressourcer. Elle n'en est jamais vraiment repartie depuis. 

Avec Raechel on a parlé d'enfance, de grands-mères, du coût de la vie, de sans-abris, de documentaires, de Charlie Hebdo, de guerre, de réfugiés, de conflit ukrainien, d'Amnesty international, de Bibliothèques sans frontières, des femmes, d'amour, et de vie de bateau...


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# Michel Guinard - Au bazar, rien n’est rare20 Mar 202501:14:07

« Cette île a quelque chose de très spirituel. Il y a un sens à la vie pour moi ici. La nature est belle, généreuse, rude parfois. C’est un endroit où l’on envie de prier, pour certains de méditer… Pour moi, c’est une preuve de l’existence de Dieu. » 

Michel est propriétaire du Bazar de l’île. Il a découvert le Levant en 1980, amené ici par celui qui deviendra son conjoint, Berty, qui l’a précédé en tant que propriétaire du Bazar. A l’époque, il est encore étudiant et réside chez ses parents à Paris. A partir de cette période, Le Levant devient le lieu de ses vacances. En 1995, Berty achète une maison sur l’île, puis Le Bazar en 1997. Il poursuit sa vie professionnelle à Paris d’abord en tant qu’artisan encadreur puis comme cadre commercial jusqu’en 2005, année où il décide de rejoindre son mari au Levant et de prendre sa suite au Bazar.

Avec Michel on a parlé de religion, d'éducation par l'exemple, de la question de l’eau au Levant, d’homosexualité, de naturisme, d’électricité, de tolérance et de voyages.

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur https://fragileporquerolles.com/michel-guinard/

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Série Mur-mures [Archipelles - L’île en elles] - Femmes des îles et femmes infinies06 Mar 202500:05:32

Être une femme et avoir une île dans sa vie. C’est le thème de cette 4ème saison de Murmures en partenariat avec la Fondation Carmignac et le Parc national de Port-Cros. 

Je suis allée à la rencontre de femmes qui entretiennent un lien particulier avec leur île. Elles sont artiste, productrice, scénariste, gardiennes de la nature… Je leur ai demandé en quoi l’île travaille leur féminité, si l’île révèle, façonne les femmes qu’elles sont devenues ? 

Bernard Pesce les a photographiées. De cette collaboration sont nés des portraits sonores regroupés dans cette série intitulée Archipelles, un archipel visuel et sonore qui révèle l’île en elles.

Les témoignages que vous allez entendre explorent des territoires intimes tels que l’amour, le rapport au corps, au vivant, au sacré, la sauvagerie, la création, la liberté, le désir, la sensualité...

A travers la parole de ces femmes, se pose une question qui nous concerne tous : en quoi les lieux nous constituent, comment les endroits où l’on a grandi, où l’on a fait notre vie, par hasard ou par nécessité, contribue à construire notre identité ?

Qui sont ces femmes qui vivent sur les îles ? quel rôle joue-t-elle ? mes invitées répondent et livrent en même temps une part intime de la façon dont elles vivent leur féminité. Gardienne de la nature, sorcières ou wonderwoman, elles sont les témoins d’une féminité infiniment multiple.

Merci à Isabelle, Julie, Mona, Ophélie et Laurence.

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# Laurette Alario – Croquer la pomme20 Feb 202501:40:50

« Il y a un charme profond sur cette île et une sérénité du lieu. Ce qui l’emporte c’est la nature et ce qu’elle dégage, un magnétisme, une force qui est très prégnante. »

Laurette est née en Tunisie au début des années 50 où elle est restée jusqu’à ses 8 ans avant de s’installer avec ses parents et ses 2 frères à Hyères où elle a fait toute votre scolarité. 

A 17 ans elle rencontre le futur père de son fils, levantin, qui lui fait découvrir l’île du Levant. Elle s’y rend pour la première fois en 1972 pour finalement ne plus jamais en repartir. Cela fait 50 ans que Laurette y réside une bonne partie de l’année. Après plus de 30 ans à la tête de la Pomme d’Adam, bar-restaurant historique de l’île, d’engagement dans la vie associative et de création artistique -Laurette a notamment réalisé cette sculpture tournée vers le large et qui accueille les visiteurs, intitulée La Maternité - elle continue de s’investir pour son île et de créer la vie douce et foisonnante qui lui ressemble.

Avec Laurette on a parlé de la Pomme d’Adam, de peinture et de sculpture, de maternité, de naturisme, de ciel, de roche et de mer, d’électricité et de magnétisme.

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur https://fragileporquerolles.com/laurette-alario/

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Série Mur-mures [Archipelles - L’île en elles] - Est-ce que l’île sublime les histoires d’amour ? 13 Feb 202500:05:20

Être une femme et avoir une île dans sa vie. C’est le thème de cette 4ème saison de Murmures en partenariat avec la Fondation Carmignac et le Parc national de Port-Cros. 

Je suis allée à la rencontre de femmes qui entretiennent un lien particulier avec leur île. Elles sont artiste, productrice, scénariste, gardiennes de la nature… Je leur ai demandé en quoi l’île travaille leur féminité, si l’île révèle, façonne les femmes qu’elles sont devenues ? 

Bernard Pesce les a photographiées. De cette collaboration sont nés des portraits sonores regroupés dans cette série intitulée Archipelles, un archipel visuel et sonore qui révèle l’île en elles.

Les témoignages que vous allez entendre explorent des territoires intimes tels que l’amour, le rapport au corps, au vivant, au sacré, la sauvagerie, la création, la liberté, le désir, la sensualité...

A travers la parole de ces femmes, se pose une question qui nous concerne tous : en quoi les lieux nous constituent, comment les endroits où l’on a grandi, où l’on a fait notre vie, par hasard ou par nécessité, contribue à construire notre identité ?

Est-ce que l’île sublime selon vous les histoires d’amour ? Pas si évident…  Avec mes invités on a évidemment parlé d’amour, découvrez leur magnifique archipel de pensées autour de ce sujet.

 Merci à Isabelle, Julie, Mona, Ophélie et Laurence. 

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#99 - L'incroyable vie de Léonard Lassalle (Partie 2/2)16 Jan 202501:12:59

Léonard Lassalle me reçoit dans sa chaleureuse et mystérieuse maison, nichée en pleine nature dans cette petite commune du Vaucluse Beaumont-du-Ventoux, à proximité des Monts Ventoux et Serein.

Sa vie est un roman au point qu'il l'a racontée dans un récit intitulé 'Walnuts and Goat Cheese', en français « Noix et fromage de chèvre ». 

Léonard voit le jour en 1937 à Nice. A 5 jours il est amené sur l’île du Levant que sa mère, Honor David-Gell découvre en 1932 où elle s’installe avec son frère aîné Philippe et sa sœur Sylvette, et ses parents, son père le colonel Gell, héros de la guerre 14-18 (Edward) et sa mère GG. C’est le décès prématuré et tragique à quelques jours de sa première fille qui la détourne de la médecine classique et l’invite à se tourner vers les idées révolutionnaires des frères médecins Durville qui vantent les mérites de l’exercice physique, d’un régime alimentaire sain, et de la médecine par les plantes. Elle adhère à ses idées au point donc de quitter Paris, son mari, Emmanuel David, célèbre galeriste, pour le Levant où les Durville créent alors le village d’Heliopolis. 

 Honor David-Gell est une femme libre, indépendante et en avance sur son temps. Au Levant, elle peint et s’éprend de Marcel Lassalle, homme à tout faire sur l’île qui construira les 3 maisons du Colonel Gell : la cigale, la Fourmi et la Coccinelle. C’est dans cette effervescence des années d’avant-guerre, entouré de nature, nourri des idées libres et avant gardistes de sa mère que Léonard grandit.

Pendant la guerre, il réside à Dieulefit en Provence puis part faire ses études en Angleterre à l’école progressiste Summerhill. Sa vie étudiante se poursuit dans les années 50, à Paris, puis à Londres où il suit une formation à la Central School of Arts et où il rencontre son épouse Melinda.

De la conception de vitrines de magasin à la décoration d’intérieur en passant par la peinture et sa passion pour les antiquités, qui lui feront ouvrir une boutique en Angleterre, l'itinéraire de Léonard est aussi foisonnant que sa vie…

Comme l’histoire de Léonard est un roman et que notre entretien a duré longtemps, je vous propose de le savourer en 2 parties. Voici la seconde.

Avec Léonard, on a parlé d'amour, de secret, de liens du sang, de Picasso, de la guerre, de désir, de mémoire, d'observation, de peinture, de couleuvre, de Vallauris, de Londres et  omelettes aux ananas....

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur https://fragileporquerolles.com/

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#98 - L'incroyable vie de Léonard Lassalle (Partie 1/2)09 Jan 202501:15:55

Léonard Lassalle me reçoit dans sa chaleureuse et mystérieuse maison, nichée en pleine nature dans cette petite commune du Vaucluse Beaumont-du-Ventoux, à proximité des Monts Ventoux et Serein.

Sa vie est un roman au point qu'il l'a racontée dans un récit intitulé 'Walnuts and Goat Cheese', en français « Noix et fromage de chèvre ». 

Léonard voit le jour en 1937 à Nice. A 5 jours il est amené sur l’île du Levant que sa mère, Honor David-Gell découvre en 1932 où elle s’installe avec son frère aîné Philippe et sa sœur Sylvette, et ses parents, son père le colonel Gell, héros de la guerre 14-18 (Edward) et sa mère GG. C’est le décès prématuré et tragique à quelques jours de sa première fille qui la détourne de la médecine classique et l’invite à se tourner vers les idées révolutionnaires des frères médecins Durville qui vantent les mérites de l’exercice physique, d’un régime alimentaire sain, et de la médecine par les plantes. Elle adhère à ses idées au point donc de quitter Paris, son mari, Emmanuel David, célèbre galeriste, pour le Levant où les Durville créent alors le village d’Heliopolis. 

 Honor David-Gell est une femme libre, indépendante et en avance sur son temps. Au Levant, elle peint et s’éprend de Marcel Lassalle, homme à tout faire sur l’île qui construira les 3 maisons du Colonel Gell : la cigale, la Fourmi et la Coccinelle. C’est dans cette effervescence des années d’avant-guerre, entouré de nature, nourri des idées libres et avant gardistes de sa mère que Léonard grandit.

Pendant la guerre, il réside à Dieulefit en Provence puis part faire ses études en Angleterre à l’école progressiste Summerhill. Sa vie étudiante se poursuit dans les années 50, à Paris, puis à Londres où il suit une formation à la Central School of Arts et où il rencontre son épouse Melinda.

De la conception de vitrines de magasin à la décoration d’intérieur en passant par la peinture et sa passion pour les antiquités, qui lui feront ouvrir une boutique en Angleterre, l'itinéraire de Léonard est aussi foisonnant que sa vie…

Comme l’histoire de Léonard est un roman et que notre entretien a duré longtemps, je vous propose de le savourer en 2 parties. Voici la première.

Avec Léonard, on a parlé d'amour, de secret, de liens du sang, de Picasso, de la guerre, de désir, de mémoire, d'observation, de peinture, de couleuvre, de Vallauris, de Londres et  omelettes aux ananas....

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur https://fragileporquerolles.com/

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# Pascale Karels – Douceur et poésie du Levant26 Dec 202401:21:56

« Ce que je ressens ici c’est ce rapport à la poésie, à la douceur. C’est facile ici. Je pense que c’est quelque chose qui manque effroyablement dans notre monde. »

Pascale est une enfant de l’île. D’origine allemande, ses grands-parents, adeptes du naturisme, achètent un terrain sur l’île du Levant dans les années 50. Sa mère et son père, hollandais, se rencontrent ici alors qu’ils sont en vacances et décident de s’y installer. Pascale grandit sur l’île où elle vit aujourd’hui à l’année. Elle y tient depuis 2016 une boutique de vêtements et de souvenirs.

Avec Pascale on a parlé de lumière, de freie körper kultur, de nature, de poésie et de douceur.

L'article complet et toutes les notes et références citées dans l'épisode sont à retrouver sur https://fragileporquerolles.com/pascale-karels/

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#97 - Hassan et Naïma Benchalbikhe – Retour à la terre, de Sebaâ Aïyoun à Porquerolles 13 Dec 202401:12:38

Hassan et Naïma sont tous les 2 originaires d’un petit village du Maroc, Sebaâ Aïyoun dans la région de Fès-Meknès, Sebaâ Aïyoun qui signifie sept sources en arabe. Naïma découvre Porquerolles en 1986 à l’âge de 11 ans, avec son frère Hamad et sa mère Fatima. Ils y rejoignent son père Habibi embauché 2 ans plus tôt par Sébastien Le Ber, propriétaire du Domaine de l’île, l’un des 2 grands domaines viticoles alors présents sur l’île avec le domaine de la Courtade. 

Après quelques années près d’Avignon à Châteaurenard, Hassan rejoint Porquerolles en 1994. Il est embauché au Domaine de l’île pendant 2 saisons à la taille des vignes. Ils se marient avec Naïma en 1996, et leur premier enfant Iliès voit le jour en 1998. 

A la suite de ses saisons au Domaine de l’île, Hassan travaille un temps dans la restauration à l’Oustaou, puis après un passage sur le continent où il exercera différentes activités, ils reviennent s’installer sur l’île en 2003. Hassan prend ses fonctions de tractoriste puis de contremaitre au Domaine de la Courtade tenu alors par Henri Vidal, jusqu’en 2015. 

Aujourd’hui Hassan travaille pour Veolia au ramassage des déchets sur l’île et ils ont monté avec Naïma leur micro entreprise de restauration spécialisée dans la cuisine orientale. 

Avec Hassan, Naïma et leurs enfants, on a parlé des domaines viticoles de l’île, de Jean Rochefort, Florence Arthaud, Henri Vidal et de nombreux porquerollais, de la sensibilisation au tri des déchets, du Maroc, de famille, de solidarité, de fraternité, de partage et de cuisine.

Pour retrouver toutes les notes de l’épisode, rendez-vous ici.

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Série Mur-mures [Archipelles - L’île en elles] - En quoi l’île travaille et révèle nos féminités?28 Nov 202400:04:41

Être une femme et avoir une île dans sa vie. C’est le thème de cette 4ème saison de Murmures en partenariat avec la Fondation Carmignac et le Parc national de Port-Cros. 

Je suis allée à la rencontre de femmes qui entretiennent un lien particulier avec leur île. Elles sont artiste, productrice, scénariste, gardiennes de la nature… Je leur ai demandé en quoi l’île travaille leur féminité, si l’île révèle, façonne les femmes qu’elles sont devenues ? 

Bernard Pesce les a photographiées. De cette collaboration sont nés des portraits sonores regroupés dans cette série intitulée Archipelles, un archipel visuel et sonore qui révèle l’île en elles.

Les témoignages que vous allez entendre explorent des territoires intimes tels que l’amour, le rapport au corps, au vivant, au sacré, la sauvagerie, la création, la liberté, le désir, la sensualité...

A travers la parole de ces femmes, se pose une question qui nous concerne tous : en quoi les lieux nous constituent, comment les endroits où l’on a grandi, où l’on a fait notre vie, par hasard ou par nécessité, contribue à construire notre identité ?

En quoi l’île travaille leur féminité ? A quel endroit, à quel niveau ? En quoi l’île inhibe, revèle, façonne les femmes qu’elles sont devenues. Mes invitées répondent à ces questions et c’est d’une beauté et d’une profondeur inouïe !

Merci à Isabelle, Julie, Mona, Ophélie et Laurence.

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