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Explore every episode of the podcast En colère

Dive into the complete episode list for En colère. Each episode is cataloged with detailed descriptions, making it easy to find and explore specific topics. Keep track of all episodes from your favorite podcast and never miss a moment of insightful content.

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TitlePub. DateDuration
Ce qui s'est vraiment passé le 17 octobre. 20 Oct 202600:59:24

J'étais à la manifestation du 17 octobre. La réalité du terrain, ce ne sont pas juste les images en boucle sur les plateaux télé. C'est la peur d'un groupe pacifique qui se fait gazer sans sommation, des CRS qui chargent des gens sans défense, et une violence policière omniprésente.

Oui, il y a des dégradations, et l'impact sur les petits commerçants est réel et doit être condamné. Mais pourquoi ne parle-t-on que de ça ? Comment la focalisation médiatique sur la casse permet-elle à la droite de construire son récit en vue des élections de 2027 ?

Interrogeons nous sur le cœur du sujet : ce que cette répression et cette instrumentalisation politique disent de notre système, de nos libertés, et de l'héritage d'un pays qui s'est pourtant construit par la rue et les luttes sociales.

Être "TROP" en colère, radicale et féministe, ça existe ? 16 Oct 202600:50:21

Est-ce qu’on peut vraiment en faire « trop » quand on se bat pour ses droits et sa liberté ?

Dans cet épisode, je déconstruis ce qualificatif qu’on colle si facilement aux femmes dès qu’elles haussent la voix. La réponse courte ? Non, on n’est jamais trop en colère face à l'injustice. Mais la réponse honnête, c’est que dans la société actuelle : oui, on sera toujours « trop ».

Trop bruyantes, trop radicales, trop dérangeantes.

Mais dans un monde qui continue de minimiser les femmes, de les invisibiliser et d'attendre d'elles qu'elles prennent le moins de place possible, être « trop », c'est précisément ce dont on a besoin. C'est le signe qu'on dérange l'ordre établi, qu'on refuse de se taire et qu'on exige d'exister pleinement.

Les performative males arghhhh13 Oct 202600:43:42

ARRETEZ LE DATING

NE CROYEZ PAS LES ZOMS

NE FLANCHEZ PAS DEVANT LE DÉSIR CHARNEL LOL

SOULEVEZ VOUS, Ô PEUPLE DE FEMMES.

Bref je blablate, j'ai plus foi en rien, les mecs i can't c'est ma phobie, so why do I like them ? Pourquoi je suis full loveuse ?

ABATTEZ MOIIIIII


Slay les lycéens #ON PREND LA BASTILLE Y'A QUOI ?09 Oct 202600:59:15

La jeunesse a raison d'être en colère. Et la réponse en face ? Une violence policière décomplexée contre des mineurs, contre des enfants ! Mais on a pourtant encore droit aux ministres qui nous disent que l'agression sexuelle d'une mineure par un CRS pendant le blocus, est un accident. Que la tentative de meurtre par noyade d'un étudiant par un policier est un accident. Que le visage défiguré d'un ado, est un accident. Qu'un 4x4 qui fonce sur une foule d'étudiants c'est un accident. Que ce ne sont que des événements malencontreux, que la police fait bien son travail. Oh mais en effet quel travail ! Tabasser des enfants, quand on est adulte, formé, protégé, baraqué.

Cette violence d'État met à nu les rouages profonds d'un système patriarcal et capitaliste prêt à tout pour maintenir l'ordre établi. Mais aucune revendication n'est jamais écoutée lorsqu'elle est pacifique, lorsqu'elle est menée par des ados, des enfants, ou des femmes.

PS : Gros plan sur ces flics qui tentent de s'infiltrer sur Snapchat pour repérer les blocus et qui se font afficher en trois secondes.

Le combat de ma mère contre le cancer du sein : "La mort, c'est la première chose qu'on entend" 06 Oct 202601:11:00

Ma mère avait 48 ans quand on lui a diagnostiqué un cancer du sein. Moi quand j'apprends ça, j'en avais 12.

Qu'est-ce que vivent vraiment les femmes touchées par la maladie ? Comment ça se passe, concrètement, entre les soins, la lourdeur des traitements et la peur qui s'installe ?

Pour Octobre Rose, ma maman me raconte l'impact de ce cancer sur son corps, son mental et son image de femme. Elle raconte aussi cette injonction invisible à devoir tout mener de front : continuer d'être une mère, une épouse, une employée... tout en portant la charge mentale d'un combat pour sa propre vie.

L'atrocité de l'affaire Cornell 7 : des viols collectifs à l'université 02 Oct 202601:18:08

Dans la nuit du 19 au 20 octobre 2024, une étudiante est séquestrée, droguée et violée en réunion par 7 étudiants : Matthew Ingalls, Jonathan Newell, Winston Lee, Gillio Lopes, Diego Sarabia, Scott Norris et Scott Kretzschmar, et ce pendant 7 heures dans la fraternité Chi Phi de la très sélective université Cornell.

Pendant le calvaire, un message est envoyé sur le groupe Snapchat de la fraternité incitant d'autres étudiants à les rejoindre. Il y avait 57 membres dans cette conversation. Pas un seul n’a appelé les secours.

Je décrypte la plainte civile déposée devant la justice new-yorkaise. De l'impunité institutionnelle d'une Ivy League qui sanctionne des violences sexuelles par de simples devoirs écrits, aux mécanismes de la « culture du viol » théorisés par la sociologie, jusqu'à la riposte du journal étudiant qui a fait sauter l'omerta : je vous livre une analyse complète d'une affaire qui prouve pourquoi le « Not All Men » s'effondre face au silence de la majorité.


Le document de plainte est disponible ici :

https://www.courthousenews.com/wp-content/uploads/2026/09/doe-cornell-new-york-supreme.pdf


Pov : la réalité du SPM 29 Sep 202601:04:13

Comment ça se fait qu'un sujet qui touche la vie de 50 % de la population tous les mois soit encore aussi peu pris en charge ?Le SPM et le TDPM provoquent une chute vertigineuse de sérotonine qui plonge le cerveau dans un véritable sevrage neuro-chimique. Pourtant, la médecine a longtemps préféré balayer ces symptômes sous l'étiquette commode d'« hystérie ». De la théorisation du terme dans les années 50 jusqu'à la pauvreté des traitements actuels, le gender pain gap continue de sous-évaluer la souffrance des femmes.

Ça serait l'homme le « sexe fort »... alors que les femmes développent une endurance forcée face à la douleur, et que les hommes s'effondrent devant les simulateurs de règles.

Entre le laisser-aller hygiénique masculin toléré par la société et le contrôle drastique imposé au sang menstruel, le rejet du congé menstruel montre à quel point le monde du travail refuse de s'adapter. Si les hommes avaient leurs règles, le SPM serait déjà une affaire d'État.

Comment on a exclut les femmes des rues et de l'espace public ? 25 Sep 202601:06:36

La rue appartient-elle à tout le monde ? En observant la taille des trottoirs, la carte des transports ou l'occupation des bancs publics, la réponse est claire : la ville contemporaine a hérité d'un modèle pensé par et pour les hommes.

90 % du budget public dédié aux équipements sportifs de quartier profite aux garçons. Les femmes, elles, multiplient les micro-trajets en étoile tout en évitant de s'attarder dans la rue pour ne pas être exposées au harcèlement.

Pourtant, cette exclusion ne date pas d'hier. Du Forum romain aux vespasiennes d'Haussmann, l'architecture a toujours reflété le statut juridique des femmes — longtemps assimilées à de perpétuelles mineures confinées à la sphère privée.

Analyse des mécanismes invisibles qui font de l'espace public une arène masculine, et des solutions pour réinventer le droit à la ville pour toutes.


Une gaucho misandre dans une famille de droite 22 Sep 202600:54:54

Grandir dans une famille de droite implique d'absorber des représentations et des réflexes sans toujours les questionner. Un jour, le décalage devient trop grand. Il faut alors entamer un travail de déconstruction, détricoter un à un les stéréotypes de l'enfance et assumer un positionnement politique en rupture avec son milieu d'origine.

Entre la défense des conquêtes sociales — Sécurité sociale, congés payés, protection des travailleurs — et la critique d'un système capitaliste qui fragilise le collectif : les avancées qui protègent nos vies sont le fruit des luttes de gauche. De là naît une incompréhension fondamentale face à la pensée de droite, et plus encore face au concept de « féminisme de droite », une posture qui cherche à concilier l'émancipation des femmes avec une idéologie préservant les hiérarchies et les inégalités.

bref en 2027 on vote L


Les gens anti-avortement mais pro-génocide faut m'expliquer ????? 18 Sep 202600:46:35

Au Parlement européen, le groupe de Marion Maréchal remet la campagne « JustEUman » et la rhétorique « pro-vie » sur le devants de la scène. Une posture morale censée protéger l'existence dès la conception, mais qui s'arrête brusquement aux portes des zones de conflit.

Entre le génocide en Palestine, l'indifférence face aux enfants pris au piège des guerres, le rejet des réfugiés et les polémiques culturelles annexes autour d'Ed Sheeran, ce discours révèle une indignation à géométrie variable.

Il faut confronter ces slogans réactionnaires à la réalité du terrain et démonter la contradiction d'une politique qui prétend sacraliser la vie tout en fermant les yeux sur celles qu'on laisse détruire.

La polémique Sydney Sweeney (JE PEUX PLUS ME LA VOIR)15 Sep 202600:41:17

Une publicité de paris sportifs où une actrice dissimule sa nudité derrière des ballons de basket. Des championnes de haut niveau qui disputent une finale mondiale dans un silence médiatique presque absolu. Entre l'érotisation marchande du corps des femmes et l'invisibilisation de leurs compétences athlétiques, la campagne Novig x Sydney Sweeney révèle une fracture profonde.

À l'intersection du male gaze, du capitalisme du buzz et du combat historique des sportives pour leur légitimité, ce décryptage met à nu la mécanique d'une industrie prête à utiliser les codes du sport pour réifier le corps féminin, tout en ignorant celles qui y écrivent l'histoire.

Greg Guillotin, hop un nouvel agresseur dans la liste 11 Sep 202600:55:49

Greg, Greg, Greg.... allons... VRAIMENT ? 

Encore un autre homme qui commet des violences conjugales, encore une autre plainte d'une femme victime de VSS par un homme en qui elle avait confiance. Mais qui est réellement étonné ? Pas moi... Pas vous... Personne... 

Comment se fait-il que ces actes soient devenus si banalisés ? Comment se fait-il qu'un homme de 35 ans ait pu se mettre en couple avec une jeune femme de 19 ans sans que ça ne pose aucun problème ? Parlons de cette emprise, de ce besoin de pouvoir, des standards toujours aussi bas que nous avons pour les hommes. 

Au centre du sujet, se trouve encore une fois, une femme traumatisée, agressée, dont la vie a changé à cause d'un homme avec une soif de domination, et une incapacité de comprendre et/ou de respecter la notion pourtant simple de : consentement. 

Les femmes sont des reines (Soirée du podcast live Ft. Laurane) 08 Sep 202601:23:38

Pour toustes celleux qui n'ont pas pu assister à l'événement de jeudi dernier à Mezzanine Pigalle, et bien voici le replay entier de la soirée.

Au programme :

- Écoutez le prochain single "Je sens que demain" de Collëtte qui sortira le 11 septembre.

- La première moitié du podcast dans laquelle j'aborde le drama autour de The Wizard Liz et pourquoi faut-il toujours s'effacer lorsqu'on est une femme et surtout se sacrifier quand on est une mère ? Pour ça je me replonge dans le livre "Le mythe de la virilité" d'Olivia Gazalé qui parle des origines du patriarcat, des complexes originels des hommes qui ont mené à la surveillance répétée des femmes, les injonctions qui en ont découlé.

- La seconde moitié du podcast aux côtés de Laurane, une femme, créatrice de contenus, engagée et lumineuse (@laurane.rose sur les réseaux sociaux Instagram et TikTok) avec qui ont discute de confiance en soi, de liberté féminine, de dating et de comment s'émanciper pour oser s'assumer.

Une partie non enregistrée ici était dédiée à mon livre "Le mot en V", qui aborde de manière crue et poétique, la reconstruction après un V!ol. Vous pouvez l'achetez ici :

https://lesbonnesfeuilles.fr/marie-corpet/le-mot-en-v


Encore un IMMENSE MERCI à chaque personne qui a fait le déplacement pour cet événement !

J'ai envie de TATANER leurs grosses gueules !!!!!01 Sep 202600:31:22

CRASH OUT À 23H DANS MON LIT, JE DÉTESTE LES GENS NOTAMMENT LES GARS STUPIDES QUI RAMENENT LEUR SCIENCE INFUSE SUR TIKTOK ALORS QU'ILS SONT STUPIDES J'EN PEUX PLUS !!!!!!!

CRIONS !!!!

CRIONS !!!!

Le mythe de "la vieille fille à chats"28 Aug 202600:44:35

Saviez-vous que la figure de la « vieille fille aux chats » découle d'une stratégie de contrôle social née au Moyen Âge ?

En 1233, une décision du pape décrète que le Diable prend la forme d'un chat noir. C'est le début des grandes chasses aux sorcières. Mais les cibles réelles sont bien souvent des femmes seules : boulangères, veuves, sages-femmes et guérisseuses. Leur point commun ? Vivre sans l'autorité d'un mari et gérer leur propre argent.

En associant l'indépendance du chat à la rébellion féminine, les autorités ont créé un bouc émissaire sur mesure. Je décortique comment la religion, la médecine du XIXᵉ siècle puis la pop-culture ont entretenu ce stéréotype pour dissuader les femmes de choisir la liberté plutôt que le mariage.

Nos pires dates : girl talk avec mes besties 25 Aug 202600:29:27

J'ai l'honneur de vous faire rencontrer les prunelles de ma vie, mes trois meilleures copines. Immersion dans nos discussions privées, pour vous raconter nos pires anecdotes amoureuses, nos grosses hontes.

Possible qu'on soit un jour cancel <3 Mais on est justes des pépettes avec un bon coeur.


BISOUS

Être féministe c'est être végé/vegan (REDIFF) 18 Aug 202600:20:01

Il y a un an, quand j'ai enregistré cet épisode, je commençais peu à peu une alimentation sans viande, mais il me restait encore du travail à faire, pour être totalement végétarienne. Maintenant je me demande comment j'ai pu manger de la viande toutes ces années, et en quoi ce mode d'alimentation est éminemment féministe.

On insémine les vaches de force. On leur prend leurs petits. On les prive de leur lait. Elles sont exploitées pour leur appareil reproductif, enfermées, tuées. Ce sont des femelles. Et dans le système patriarcal, être femelle — humaine ou animale —, c’est être à disposition.

Les femmes aussi sont réduites à leurs corps. Elles subissent des violences sexuelles, des injonctions à enfanter, à nourrir, à se conformer. Le sexisme et le spécisme reposent sur les mêmes logiques de domination : contrôle, hiérarchie, marchandisation des corps.

Avec ma sœur Suzanne, végane et féministe antispéciste, on explore le lien entre oppression des femmes et exploitation des femelles animales. Pourquoi le féminisme, pour être complet, ne peut pas ignorer la cause animale ?

Un épisode pour comprendre les liens entre féminisme et véganisme, entre sexisme et spécisme, et interroger les violences systémiques faites aux corps des femelles.

Le procès de Lindsay Clancy : un triple infanticide suite à une psychose post-partum. 14 Aug 202600:59:40

Le 24 janvier 2023, dans la petite ville paisible de Duxbury aux États-Unis, l'incroyable se produit. Lindsay Clancy, 32 ans, infirmière en maternité aimée et dévouée, enlève la vie à ses trois jeunes enfants avant de tenter de mettre fin à ses jours.

Comment une mère décrite par tous comme aimante a-t-elle pu commettre l'irréparable en moins de trente minutes ?

Dans cet épisode, nous dépassons le simple fait divers pour comprendre la mécanique d'une tragédie. Nous plongeons au cœur de la psychose post-partum, cette urgence psychiatrique rare et foudroyante trop souvent confondue avec la dépression post-partum.

De l'accumulation de plus de 13 médicaments psychotropes au biais de genre dans la prise en charge médicale, nous décortiquons le naufrage d'un système de santé qui a ignoré des mois d'appels au secours. Enfin, nous revenons sur les détails de cette fin d'après-midi fatidique et sur les enjeux du procès qui déchire l'Amérique : crime prémédité ou irresponsabilité pénale liée à la maladie mentale ?

Un récit poignant sur la santé mentale périnatale, les failles de la médecine et les tabous qui entourent la maternité.


Circé transformait les hommes en porcs 11 Aug 202601:09:25

Pendant près de trois mille ans, les histoires grecques ont façonné notre manière de voir le monde, mais surtout notre façon de juger les femmes. Dans l’Odyssée d’Homère, on nous a appris à célébrer les exploits d’Ulysse tout en se méfiant de Circé, cette prétendue sorcière cruelle qui piégeait les marins pour les métamorphoser en cochons. Mais si la réalité de cette île perdue au milieu de la Méditerranée racontait tout autre chose ? En remontant aux origines de ce récit antique, cet épisode propose une relecture complète d'un mythe mal compris. Il explore comment une femme isolée, privée de droits et confrontée à la menace permanente d'hommes armés débarquant chez elle, a utilisé son intelligence et la magie des plantes comme ultime outil de légitime défense. En observant le passage de la déesse redoutée par les anciens Grecs à la figure d'émancipation célébrée aujourd'hui, ce récit décortique la frontière étroite qui sépare la peur de l'autonomie féminine et le besoin de reprendre le contrôle de sa propre histoire.

Des zoos humains aux discriminations banalisées : comment s'est fabriqué le racisme ?07 Aug 202601:25:03

Aujourd'hui, direction le musée de la Porte Dorée pour visiter l'exposition Aux origines. Ce lieu, bâti pour l'Exposition coloniale de 1931, porte encore le souvenir d'un Empire qui exposait des êtres humains. L'idée est de remonter le fil de cette histoire pour comprendre comment l'esclavage et la colonisation continuent d'orienter nos représentations, notre langue et nos institutions.

Des zoos humains du Jardin d'Acclimatation au destin tragique de Saartjie Baartman, du génocide des Roms aux préjugés sur l'Orient, la fabrication du « sauvage » a longtemps servi à justifier la domination européenne. Mais cet héritage ne appartient pas qu'au passé : il s'infiltre dans nos petites phrases, dans la façon dont on stéréotype les banlieues, et crée des discriminations concrètes devant le logement, l'école ou la police.

Pourtant, cette histoire est aussi traversée par des résistances puissantes. En croisant les figures de Samory Touré, le militantisme de Bouba Touré, la pensée de bell hooks ou l'engagement d'athlètes qui imposent leur présence, ce parcours invite à déconstruire les préjugés hérités d'hier pour imaginer ce que signifie réellement faire peuple aujourd'hui.

La phobie de l'accouchement et la méconnaissance du corps des femmes04 Aug 202600:42:46

Dès le plus jeune âge, le fonctionnement de notre anatomie, de notre vagin et de notre santé sexuelle est relégué aux rangs des tabous ou des simples détails biologiques. 

Résultat : nous grandissons dans l'ignorance de notre propre fonctionnement, acceptant sans broncher les effets secondaires d'une contraception imposée comme la seule norme, pendant que celle des hommes reste au placard pour les mêmes raisons. 

Chaque symptôme, chaque douleur, chaque alerte de notre esprit se voit balayé d'un simple « c'est les hormones », comme si la médecine s'obstinait à travailler contre nous plutôt qu'avec nous. 

Pourtant, de la découverte de notre plaisir à la protection, en passant par la magie brute et le bouleversement d'un accouchement, le corps féminin accomplit des prouesses qui frôlent le divin. Il est temps de réapproprier nos savoirs, d'ouvrir en grand les fenêtres et de dire tout ce qu'on a sciemment oublié de nous transmettre.

Esclaves au travail31 Jul 202600:49:07

On apprend aux femmes à douter d'elles-mêmes, et à raser les murs pour mieux s'aligner sur les exigences du patriarcat et du capitalisme. Bloquées par le plafond de verre et dévalorisées, elles finissent pourtant par chercher leur valeur et leur identité en dehors de la réussite professionnelle. À l'inverse, les hommes restent les grands oubliés de cette aliénation. Conditionnés dès le plus jeune âge à mesurer leur valeur à l'aune de leur statut social, de leur salaire et de leur pouvoir, ils deviennent les serviteurs les plus zélés d'un modèle qui les détruit de l'intérieur. En croyant tenir les rênes de la société, ils s'enferment dans un rôle d'exécutants dociles sans même réaliser qu'ils sont les premiers esclaves du système qu'ils perpétuent.

La liberté sexuelle des femmes est-elle une illusion ?28 Jul 202600:59:46

La liberté sexuelle telle qu'on nous la vend aujourd’hui est-elle une véritable émancipation ou un nouvel outil au service du patriarcat ?

Dans cet épisode, je m'interroge sur ce qu'est réellement une liberté sexuelle saine. Entre ma volonté d'explorer mes désirs et la réalité d'un monde où les violences sexistes et sexuelles restent prédominantes, je me demande comment naviguer sans me mettre en danger.

Je questionne cette frontière floue entre le choix éclairé et l'adaptation aux attentes masculines, tout en cherchant à comprendre comment faire la différence entre mes besoins profonds et ce qu'on m'a appris à vouloir. Prôner une liberté sans cadre dans une société inégalitaire comporte des risques réels. C'est une réflexion sans tabou que je propose pour réinvestir ton consentement, poser tes limites et réinventer une sexualité qui t'appartient vraiment.

"Obsession" : film d'horreur ou réalité sur le consentement et la culture du viol ? 24 Jul 202600:55:27

En apparence, le film Obsession est une histoire d'horreur fantastique. En réalité, c'est un miroir troublant sur la culture du viol, le consentement bafoué et l'illusion d'un amour sans réciprocité.

Peut-on vraiment parler d'amour quand la possibilité de dire « non » n'existe plus ? Effacer le refus de l'autre, ce n'est pas chercher à être aimé : c'est chercher à dominer.

Cette privation de libre arbitre est une réalité bien concrète pour beaucoup de femmes. Pression psychologique, contrôle coercitif, sentiment qu'un corps ou une affection serait un dû...

La coupe du monde augmente les violences domestiques21 Jul 202600:46:03

Alors que la Coupe du Monde promet d'unir les citoyens, les données scientifiques révèlent une corrélation effrayante entre le résultat des matchs et l'augmentation des violences conjugales.

Cet épisode décortique les mécanismes et les chiffres officiels d'un problème structurel : le rôle de l'alcool, la culture des supporters, la pression des paris sportifs et l'impact direct des victoires comme des défaites sur la sécurité des femmes et des enfants.

Un éclairage factuel et documenté pour dépasser les idées reçues.

L'hypersexualisation : phénomène de société et réponse au trauma17 Jul 202600:52:40

Grandir en tant que fille en France, c’est être exposée dès l'enfance à un regard érotisé. Des réseaux sociaux à la mode enfantine, l’hypersexualisation sociétale formate le rapport à soi et pousse à confondre valeur personnelle et séduction avant même d'avoir conscience de son propre corps.

C’est sur ce terrain fragile que s’ajoute une autre réalité : les violences sexuelles précoces. Parce que la société ferme trop souvent les yeux sur ces traumatismes, ils se déploient en silence et refont surface de manière inattendue, parfois des années plus tard.

L'une de ces réponses est l'hypersexualité post-traumatique. Ce besoin compulsif de se sexualiser ou de s'exposer à des situations à risques n'est ni un choix ni une provocation : c'est un mécanisme de survie. C'est une tentative désespérée du corps et de l'inconscient pour reprendre le contrôle d'une histoire subie et réécrire le trauma en dictant ses propres règles.

Un décryptage nécessaire pour lever le voile sur ce double fardeau : celui d'une culture qui pousse les filles à plaire à tout prix, et celui d'un traumatisme qui les force à utiliser leur propre corps comme un bouclier.

AUJOURD'HUI JE TRASH TALK 👹 (Les exs, les femmes misogynes, Andrew Tate) 13 Jul 202600:36:22

Le but de l'épisode : Bitcher

Parce que le fait de parler et de bicher n'est pas une liberté pour toutes les femmes de tous les pays et bien moi j'en profite pour elles.

D'ailleurs je suis tellement sur internet que je vois d'innombrables vidéos, qu'il faut debunk. Des femmes qui font des fausses couches et qui se font critiquer, soit parce que leur corps ne fonctionnerait pas assez bien, ou parce que leur réaction ne plaît pas : trop détacher, trop énervée, trop émotive.

D'autres vidéos, comme celle montrant des supporters d'Andrew Tate, le fameux masculiniste américain, en train de faire des pompes devant la prison dans laquelle il est incarcéré, bref LOSERS.

Dans ce monde, il y a vraiment tout à changer.

Ah et aussi fuck mes ex.

Féminicide de Delphine Jubillar, la preuve d'un système qui nie les violences conjugales 10 Jul 202600:54:05

Delphine Aussaguel, 33 ans, infirmière de nuit et mère de deux enfants, voulait simplement reprendre sa liberté. Amoureuse en secret, elle planifiait son divorce pour échapper à un quotidien étouffant. Mais pour son mari, Cédric Jubillar, la perte de contrôle est intolérable. Un mois avant, il lance une menace explicite : « Je vais la tuer, je vais l'enterrer ». Pourtant, personne ne l'arrête.

Dans la nuit du 15 au 16 décembre, Delphine disparaît à tout jamais. Machine à laver lancée à 4 heures du matin, mensonges et calme glacial... Malgré l'absence de corps, la justice le condamne, avant que le coup de théâtre ne survienne en juillet 2026 : Cédric Jubillar avoue enfin le meurtre par écrit, initiant une ultime stratégie judiciaire pour réduire sa peine en appel.

Pourquoi notre société continue-t-elle de traiter les menaces de mort intrafamiliales comme de simples « paroles en l'air » ? Combien de femmes devront encore payer de leur vie le simple fait de vouloir quitter un homme ? Derrière le cynisme des aveux tardifs de Cédric Jubillar, ce drame pose une question cruciale : quand cesserons-nous de banaliser la violence verbale et le contrôle coercitif pour enfin protéger les victimes avant qu'il ne soit trop tard ?

Vive la pilule du lendemain et l'avortement.03 Jul 202600:58:39

Prendre la pilule du lendemain, avorter, disposer de son corps. Des réalités féminines encore trop souvent soumises à la morale et au contrôle d'un monde masculin.

À travers un récit personnel et cru, cet épisode dénonce l'hypocrisie politique et sociale qui entoure la santé sexuelle des femmes. Si les hommes devaient porter des enfants, le droit à l'avortement serait universel et immédiat. Il n'y a aucune raison de diaboliser ou de taire ces sujets. Briser le silence et refuser la honte est une arme politique.

La réalité des femmes racisées en France (ft Sakina et Sarah)26 Jun 202601:19:14

Quelle est la réalité des femmes racisées en France aujourd'hui ? Comment assumer qui on est et naviguer dans une société qui ne nous représente pas toujours, qui rejette ou qui sexualise ?

Entre le poids des clichés, les injonctions politiques constantes sur le corps et le voile, et cette impression d’être prises en étau entre le regard de la société et celui de leur propre communauté, la réalité de ces femmes est complexe. Elle est faite de doutes, de luttes, mais aussi d'une immense force pour trouver sa légitimité.

Parce qu'il n'y a pas de féminisme sans féminisme intersectionnel, cet épisode donne la parole à toutes ces petites filles et ces femmes qui se cherchent et se construisent.

Aujourd'hui je reçois Sakina et Sarah deux femmes franco-arabes qui viennent raconter leurs parcours, sans tabou.

Girls talk avec Phil : tatouage, traumas, endométriose, bisexualité 19 Jun 202600:48:29

Aujourd'hui, je vous emmène avec moi, me faire tatouer par Phil, connue sur les réseaux sous le nom de Philinkmyself.

Pendant cette session tattoo, on explore comment le tatouage est devenu une manière de reprendre le contrôle sur nos corps et de survivre à nos traumas. On partage nos parcours de survivantes de v!ol, en posant la question cruciale du consentement, de la reconstruction et de la découverte de soi. On parle aussi de la réalité de l'endométriose, du cheminement vers la bisexualité, et de ce sentiment parfois si difficile à trouver : être enfin à sa place.

Installez-vous confortablement et venez refaire le monde avec nous.

Affaire Lyhanna : jusqu'à quand laissera-t-on les prédateurs en liberté ?12 Jun 202600:18:25

Lyhanna, est morte. Au-delà de l'horreur de son meurtre par Jérôme Barella, c'est toute l'impunité d'un clan familial et les failles de la justice qui éclatent au grand jour. Comment Jérôme Barella et ses proches — visés par des plaintes massives pour viols sur mineurs et agressions sexuelles au sein de la famille — ont-ils pu continuer à vivre en liberté, comme si de rien n'était, pendant que les signalements s'accumulaient ?

Cette liberté accordée aux prédateurs présumés fait directement écho à celle de figures publiques comme Patrick Bruel, visé par de multiples accusations d'agressions sexuelles, mais dont la carrière et les honneurs se poursuivent sans encombre.

Dans cet épisode, je pousse un coup de gueule viscéral. Marre de la pédocriminalité étouffée, marre des plaintes classées ou ignorées, marre de voir des criminels en liberté pendant que des vies sont détruites.

Comment la colonisation a criminalisé les LGBT ? 05 Jun 202600:27:05

Je me souviens de mes premiers bisous avec une fille, de mes tâtonnements au sujet de la sexualité, du jour où j'ai compris que j'étais bi, dans un milieu très très traditionnel. Mais alors, comment cette exploration intime, cette découverte de soi, se transforme-t-elle, à l’autre bout du monde ou à l’Assemblée, en une traque politique ? Pourquoi la Pride est-elle encore un combat de survie dans plus de soixante pays ? On répète que les LGBT sont des groupes nouveaux, woke et pour certains pays il s'agit d'une « importation occidentale », mais et si l'histoire racontait exactement l'inverse ?

Du roi bisexuel Mwanga II en Ouganda aux rituels fluides des Dogons ou des guerriers Azande, les cultures précoloniales célébraient le genre bien au-delà de la binarité.

Dans cet épisode, je décortique le plus grand hold-up culturel de notre siècle : comment l'Occident colonial a inventé l'homophobie d'État au XIXe siècle, pour que des décennies plus tard, d'anciennes colonies défendent les lois de leurs propres oppresseurs en croyant protéger leur identité. Retraçons l'histoire de nos fiertés, des premiers baisers volés aux chaînes juridiques qu'il nous reste à briser.


"J'étais tétanisée" : Tahis raconte son passé dans la prostitution29 May 202600:47:44

Qu’en sait-on vraiment de la prostitution et de l'escorting quand on ne l’a pas vécu de l’intérieur ? Dans cet épisode sans filtre, je reçois Tahis, une ancienne escort devenue militante qui brise le silence pour faire un travail de sensibilisation essentiel.

Ensemble, on plonge dans la réalité brute de son parcours : de l'hyper sexualisation à la précarité étudiante et à la bascule vers l'escorting.

Mais ce témoignage pose aussi des questions cruciales : comment se fait-il qu'il y ait autant de prostitution étudiante aujourd'hui ? Qu'est-ce que cela dit du regard des hommes sur les femmes ? Au-delà du traumatisme, Tahis raconte comment elle a réussi à s'en sortir. Elle nous explique comment le féminisme, le militantisme ainsi que son entourage proche l'ont aidée à se reconstruire, à reprendre le contrôle de son corps et à retrouver sa liberté.


Session gossip : Pétage de câble, ghosting, dating inédit et man hating 22 May 202600:22:17

Aujourd'hui grosse session blabla pendant que je réponds à vos questions. Prenez un bon thé, pour un moment de bitching, de gossiping, sur vos vies, la mienne et celle des hommes .

> Pourquoi les mecs nous ghost au bout d'un mois ?

> Comment arrêter de détester les hommes ?

> Comment être un bon allié féministe quand on est un homme ?

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Pas une clean girl15 May 202600:21:46

Montrer son corps imparfait, sa dépression, sa rage, sa douleur sans filtre — pour une femme, ça a encore un coût. Social, professionnel, parfois physique. Les émotions féminines ont toujours été encadrées, évaluées, tolérées jusqu'à un certain seuil — et sanctionnées au-delà.

Parce qu'il existe une grammaire sociale que les femmes apprennent très tôt : tu peux souffrir, à condition que ta souffrance soit silencieuse. Tu peux exister, à condition de ne pas déborder. La "Clean Girl" de TikTok en est la version contemporaine — peau parfaite, émotions gérées, corps discipliné. Pas de cernes, pas de règles, pas de déprime de novembre. La souffrance a été remplacée par l'optimisation.

Et pourtant les chiffres sont là. Les femmes développent deux fois plus de dépressions et de troubles anxieux que les hommes. Pas par prédisposition mystérieuse — par charge. Charge mentale, charge du soin, exposition aux violences, précarité structurelle. La santé mentale des femmes est une question politique avant d'être une question individuelle.

Alors pourquoi l'injonction dominante reste celle de la maîtrise ? Qui décide de ce qu'un corps de femme a le droit de montrer — et à quel prix ? Et si refuser de se nettoyer avant de montrer était encore aujourd'hui un acte de courage ?

Orgasme, masturbation, larmes après le sexe : lever le tabou sur le plaisir féminin08 May 202600:11:59

"Comment on fait pour avoir un orgasme”, “Est-ce que c’est normal de pleurer après un rapport”, “Est-ce que la masturbation c’est dégueu ?”. Je ne compte plus le nombre de questions que les femmes me posent sur leur sexualité. Des questions intimes, murmurées presque avec honte, sur leur corps, leur plaisir, leurs ressentis. Et c'est précisément là que tout commence : pourquoi est-ce qu'on chuchote ? Pourquoi le plaisir féminin semble-t-il encore si tabou, si étrange, si secret ? Pourquoi tant de femmes ne connaissent-elles pas leur propre corps ?

La réponse est multiple :  

Des siècles de sexualité pensée, construite et racontée autour du plaisir masculin.

Une méconnaissance scientifique et culturelle du corps des femmes — le clitoris n'a été cartographié dans sa totalité qu'en 1998, ce n'est pas anodin.

Une diabolisation historique du désir féminin, relayée par les religions, les traditions, les injonctions sociales.

Sans oublier les traumatismes sexuels, souvent vécus en silence, faute d'accompagnement et d'espace pour en parler.

Le résultat ? Moins on connaît son corps, moins on peut en jouir. Et moins on en jouit, moins on ose en parler. Un cercle vicieux qu'il est temps de briser.

Oser être misandre. (Et fuck les not all men) 01 May 202600:14:06

J'ai décidé d'assumer ce mot, « misandrie », non pas comme une haine aveugle, mais comme une réaction saine face à une violence structurelle qui ne s'arrête jamais. On nous demande d'être pédagogues, d'être douces, de bien faire la distinction entre le « bon » et le « mauvais » homme, mais cette charge mentale est une prison. 

Fuck le Not All Men ! Ce n'est pas le rôle des femmes de rassurer l'ego de ceux qui se sentent visés alors que le système, lui, continue de nous broyer.

Je refuse de m'excuser d'être en colère ou de généraliser quand les statistiques, elles, sont déjà générales. Oser être misandre, c'est simplement arrêter de faire passer le confort des hommes avant notre propre survie et notre liberté de parole. C'est un cri de ralliement pour dire qu'on n'a plus peur de déplaire et qu'on ne négociera plus notre droit à l'indignation.

"Je l'ai bien ba*sée mais elle était pas assez inconsciente" : CNN expose un réseau mondial de soumission chimique 24 Apr 202600:38:04

Après l'affaire Pélicot, on a cru que quelque chose avait changé. Que le monde avait regardé en face ce qu'il refusait de voir. Que la honte avait changé de camp.

Mais des milliers d'hommes continuent de s'organiser en ligne pour droguer leurs partenaires, les violer pendant leur sommeil et partager les vidéos comme des trophées.

En mars 2026, CNN publie une enquête de plusieurs mois. Les journalistes ont infiltré des groupes Telegram, suivi des hommes à travers plusieurs continents, documenté un écosystème organisé que la députée française Sandrine Josso — elle-même victime — appelle une "académie du viol en ligne". Des conseils sur les dosages, des substances vendues 150 euros la bouteille, des livestreams d'agressions diffusés en direct contre cryptomonnaie.

Zoe se réveillait épuisée chaque matin sans comprendre pourquoi. Son mari lui écrasait les somnifères de leur fils dans son thé depuis des années.

Amanda avait des bleus inexpliqués, des trous de mémoire, des vêtements changés pendant la nuit. Quand elle a apporté une vidéo à la police, on lui a répondu que ça ressemblait à "une femme qui fait semblant de dormir."

Valentina a découvert les fichiers par hasard. Des dizaines de vidéos. Son mari de vingt ans, en train de l'agresser après l'avoir droguée. Elle dit : "J'étais traitée comme de la viande d'abattoir."

Ce podcast décortique cette enquête, et tout ce qu'elle révèle sur l'impunité numérique, la soumission chimique, et le silence qui l'entoure encore.

L’envers des sectes : un système d’exploitation des femmes et des enfants17 Apr 202600:32:15

Les dérives sectaires ne sont pas seulement des groupes aux croyances étranges, ce sont de véritables systèmes d'exploitation structurés autour d'un patriarcat radical. Dans des organisations comme la FLDS, le contrôle du corps des femmes est le pilier central : à travers la règle du « Keep Sweet » (sourire et se taire), elles sont privées de toute autonomie et transformées en capital biologique à la disposition du gourou. Sous couvert de « révélation divine », le leader organise ainsi une redistribution permanente des femmes et des enfants, rendant les violences invisibles et sacrées.

Cette mécanique de pouvoir est totale. Pour garantir ce monopole masculin au sommet, le système sacrifie même ses propres jeunes garçons, les « Lost Boys », expulsés pour éliminer toute concurrence. En fin de compte, ces sectes fonctionnent comme des laboratoires de domination : elles utilisent l'isolement et la religion comme des outils de gestion économique et humaine. C'est la preuve que, dans tout régime totalitaire, l'asservissement des femmes et le contrôle de la reproduction restent les premiers leviers pour briser la liberté individuelle.

"Le mot en V" : se reconstruire après un v!ol 10 Apr 202600:26:17

Mon livre "Le mot en V" est disponible dès maintenant sur le site Les Bonnes Feuilles. Dans ce recueil j'y raconte 4 années de reconstruction après un v!ol. 

Que se passe-t-il après un v!ol, quand notre cerveau se rallume et que notre corps tente de se remettre debout ? À travers une langue tranchante, tantôt poétique, tantôt crue, je vous plonge sans aucun filtre dans cet « après » : un torrent de désespoir, de colère et de résilience qui a duré quatre ans. 

Je retrace, de manière chronologique, ce que j'ai traversé à la suite d’un traumatisme s€xuel, qui a marqué ma chair autant que mon esprit. Un rappel de cette force insoupçonnée qui sommeille en chacune·de nous et qui nous permet d’avancer même dans les périodes les plus sombres. 


Achetez mon livre ici : https://lesbonnesfeuilles.fr/marie-corpet/le-mot-en-v?utm_source=ig&utm_medium=social&utm_content=link_in_bio&fbclid=PAZXh0bgNhZW0CMTEAc3J0YwZhcHBfaWQMMjU2MjgxMDQwNTU4AAGnsgKNWnS6GEZgHBOpFSIWYsmjciS4Crh5xSITMYixW7muDstUvwqSIihE0bE_aem_8yFjCGqxjLNM2hbw4Qnpmg


#podcast #féminisme #reconstruction #trauma

Le goumin : entre validation masculine, trauma intergénérationnel et influence du patriarcat.03 Apr 202600:23:22

Et si la peur d'être seule, la sensation de crever après une rupture, et d'avoir raté sa vie, venaient de notre ADN, et du patriarcat ? À travers le prisme de l'épigénétique et de l'étude de Dias et Ressler sur les souris — qui prouve que le traumatisme peut se transmettre par les gènes — ce récit explore comment des siècles d'oppression patriarcale et de chasse aux sorcières ont inscrit la terreur de l'isolement dans l'ADN féminin. C'est un cri de ralliement pour déconstruire l'éducation qui pousse les femmes à "réparer" les hommes et à s'oublier pour plaire.

En reliant la science à l'histoire, j'appelle à une reprise de pouvoir radicale : cesser de faire dépendre son estime du regard masculin pour enfin remettre ses propres rêves au centre de sa vie.


Q&A Sexualité : « Est-ce que tu t’es déjà sentie comme un pansement émotionnel pour ton partenaire ? »28 Mar 202600:08:20

On nous a programmé dès l'enfance pour être des éponges émotionnelles, des infirmières prêtes à panser les plaies des autres avant même d'avoir soigné les nôtres. Dans cette dynamique, on apprend aux hommes à prendre et aux femmes à donner, au point que nos désirs finissent par passer au second plan, voire par disparaître complètement. On tombe dans ce piège où l'on se sent enfin "importante" ou "aimable" uniquement parce qu'on devient la béquille d'un partenaire qui ne va pas bien. C’est le syndrome de l’infirmière poussé à l’extrême : on utilise son corps et son énergie comme un remède, tout ça pour combler un vide et se dire que si on aide, on ne nous quittera pas. Mais la réalité est brutale : pendant qu'on se sacrifie, la plupart des hommes ne nous voient pas comme une priorité absolue. On finit par se sentir coupable d'être insatisfaite alors qu'on a juste été le pansement d'un autre. Il est urgent de changer de perspective et de réapprendre à mettre nos propres désirs au centre.

Ton plaisir n'est pas une monnaie d'échange pour obtenir de l'amour ou de la reconnaissance, et ton rôle n'est pas de porter le poids d'une vie qui n'est pas la tienne.

Q&A Sexualité : « Comment ne plus avoir honte de son body count après avoir subi des VSS ? »27 Mar 202600:17:16

La honte autour du "body count" est un poison qu’il est temps de purger, surtout quand l’histoire intime a été marquée par des violences sexuelles. Après des VSS, deux trajectoires opposées se dessinent souvent : soit on finit par renier totalement sa sexualité pour se protéger, soit on va la chercher avec une sorte de faim pour reprendre le contrôle sur son propre corps et ses fantasmes. Dans tous les cas, il y a une règle d'or à graver : les agressions ne comptent pas dans ton body count. Ton compteur n'appartient qu'à tes choix, pas à ce qu'on t'a imposé. Il faut aussi changer la honte de camp, car pendant que les femmes culpabilisent, aucun mec ne baisse la tête pour son nombre de partenaires. Le plaisir féminin est encore trop souvent mal vu, étiqueté de "pute" dès qu'on ose se l'approprier, mais c'est un mensonge patriarcal pour nous garder sous contrôle. Reprendre sa sexualité après un trauma, c'est un acte de résistance, pas une raison de rougir. On n'est pas "sale" ou "trop", on est juste en train de se réapproprier un territoire qui nous a été volé.

Q&A Sexualité : « Comment se préparer pour sa première fois et déconstruire ce qu’on nous vend dans les films ? » 26 Mar 202600:13:59

Le cinéma nous a vendu un mensonge : celui d'une première fois forcément symphonique, et magique, alors qu'en réalité, c'est souvent maladroit, et pas très performant. Il faut briser cette pression de l'acte parfait pour les femmes de 25 ans qui craignent d'être "awkward" face à des partenaires soi-disant expérimentés. Avoir du kilométrage ne signifie pas s'y connaître ; beaucoup d'hommes accumulent les rapports sans jamais savoir ce qu'ils aiment vraiment ni comment donner du plaisir, se contentant trop souvent d'un ego flatté face à une femme moins expérimentée qu'eux. Pour ne plus être une simple figurante au service du plaisir masculin, la clé réside dans la réappropriation de son propre corps. Ça passe par la masturbation, la connaissance de ses zones érogènes et une communication sans filtre. L'objectif est de dynamiter ces attentes scénarisées qui nous enferment dans la déception et de comprendre que la seule expertise qui compte, c'est celle que l'on a de ses propres envies.

Q&A Sexualité : « Comment lâcher prise pendant le sexe ? »25 Mar 202600:13:47

Si tu n'arrives pas à lâcher prise, c'est déjà parce qu'on apprend aux femmes que leur rôle premier est de prendre soin des besoins des autres. Donc on finit par s'oublier, même sous la couette. Au lieu de prendre notre pied, on mentalise : on scanne si le mec est content, si on est assez performante, belle, sexy, si on coche toutes les cases... On devient spectatrice de notre propre plaisir parce qu'on a peur de perdre le contrôle.

Et c'est normal, surtout si tu as vécu des traumatismes sexuels (VSS) qui font que notre corps reste en mode vigilance.

Pour "s'éclater", il faut donc déconstruire l'idée que le plaisir est une faveur accordée à l'autre, et se réapproprier son corps comme un territoire souverain. Lâcher prise, ce n'est pas perdre le contrôle, c'est au contraire exercer son pouvoir personnel en s'autorisant à habiter pleinement ses sensations, avec la certitude que l'on reste maîtresse de ses limites à chaque instant.

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Pourquoi être apolitique est un red flag ? 20 Mar 202600:22:22

Puisque la politique régit tout : du café qu'on boit le matin à notre accès aux soins et à nos droits fondamentaux, refuser de prendre parti revient à fermer les yeux sur les injustices qui ne nous touchent pas directement. 

"Oui mais tous les arguments se valent, je reste donc neutre". Mais la neutralité n'existe pas, car ne pas contester le système oppresseur, c'est le soutenir activement et participer aux à la souffrance causée aux opprimés. 

Seuls ceux dont la survie n'est pas en jeu peuvent s'offrir le luxe de l'indifférence, tandis que pour les minorités, les femmes ou les précaires, chaque décision est une question de survie. Se dire apolitique c'est certes, ne pas souffrir, mais aussi passer sous silence la souffrance des autres : rien de plus égoïste...

Bref, l'apolitisme est une désertion sociale ; il est donc temps de s'informer et de choisir son camp, car ne pas choisir, c'est déjà avoir choisi le camp des dominants.

L'histoire du 8 mars : Les féministes terroristes et les hommes ouin ouin 13 Mar 202600:22:57

Oubliez les fleurs, les promotions sur les aspirateurs et les discours lénifiants sur la « douceur féminine ». Le 8 mars n'est pas la célébration de notre nature de femme, mais le rappel brutal d'une guerre pour le droit à l'existence. Des grèves ouvrières de New York aux barricades de Saint-Pétersbourg, cette journée est née du sang, de la sueur et de la détermination de militantes traitées de terroristes et communistes par leurs contemporains. En retraçant l'histoire de ces femmes, nous levons le voile sur l'héritage politique et socialiste d'un combat que l'Occident a tenté de lisser pour le rendre digeste. 

Entre le déni des droits fondamentaux qui persiste en 2026 et l'absurdité des revendications masculines, ce récit décortique pourquoi l'égalité reste un mirage lointain. 

Avoir un fils m'angoisserait 06 Mar 202600:18:35

Dans un monde où les violences sexistes et sexuelles sont systémiques, beaucoup de femmes se posent la même peur silencieuse : et si mon enfant devenait un jour un oppresseur ?

Je réfléchis à ce vertige particulier d’élever des enfants dans une société patriarcale qui apprend très tôt aux garçons à dominer et aux filles à se protéger. Comment éduquer autrement ? Comment transmettre dès l’enfance des notions essentielles comme le consentement, les limites, le respect des corps et des émotions, afin de réduire les violences qui structurent encore nos relations ?

Être féministe, c’est aussi regarder lucidement la réalité de la parentalité : la charge mentale, l’inégale répartition du travail domestique, et cette situation trop fréquente où les femmes se retrouvent à porter presque seules la responsabilité d’élever les enfants — surtout quand le partenaire reste passif ou incompétent.

Alors, faut-il faire des enfants quand on est féministe ? Peut-on élever des garçons qui ne reproduiront pas le patriarcat ? Et pourquoi cette question continue-t-elle d’angoisser autant de femmes ?

Les dérives anti-féministes de CNews et Némésis27 Feb 202600:13:05

"Battez-vous pacifiquement et avec le sourire." Cette petite phrase de Philippe de Villiers sur le plateau de CNews ne m'est pas passée inaperçue. Mais que signifie-t-elle réellement dans le climat actuel ?

Nous demandons aux femmes de se taire, de se battre calmement mais aucun droit n’a été donné aux femmes sans un combat violent. Parce que si nous pouvions tout avoir un sourire nous l’aurions déjà eu. 

Le message de l'ancien ministre fait directement écho avec l'action du collectif Némésis. Alice Cordier qui défend un mouvement machiste, fachiste et qui ose se dire féministe, bien qu’elle ne défend pas les femmes. 

Entre communication politique, esthétisme militant et stratégie du "soft power", comment la nouvelle garde identitaire réinvente les codes de la contestation ? 

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