Back

Explore every episode of the podcast Emissions Spéciales

Dive into the complete episode list for Emissions Spéciales. Each episode is cataloged with detailed descriptions, making it easy to find and explore specific topics. Keep track of all episodes from your favorite podcast and never miss a moment of insightful content.

Rows per page:

1–50 of 217

TitlePub. DateDuration
Hommage à Jean-Philippe Allard30 May 202402:02:42

C'était une figure du milieu musical depuis plus de 35 ans : TSFJAZZ rend hommage au producteur et homme de jazz Jean-Philippe Allard ce jeudi de 18H à 21H le temps d'une émission spéciale.


Invité, Bruno Guermonprez, ancien animateur de l'émission "59 Rue des Archives". Jean-Philippe Allard avait associé son nom à de multiples artistes, de Charlie Haden à Kenny Barron, en passant par Stan Getz en duo avec Helen Merrill, Christian Escoudé, mais aussi Juliette Gréco.

Les pianistes Kenny Barron et Sullivan Fortner, le producteur Brian Bacchus et l'ingénieur du son Jay Newland apporteront leur témoignage.

A 20h, Jazzlive spécial avec "People Time", les concerts mythiques de Stan Getz et Kenny Barron.


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

"La mélodie de Jacques Demy"16 May 202400:43:22

1964, 2024.

Il y a 60 ans sortait en salles le film de Jacques Demy "Les parapluies de Cherbourg" qui obtenait  la même année la palme d'or à Cannes. A cette occasion, Tsfjazz rend hommage au cinéaste jeudi 16 mai à 19h. Cette émission réalisée par Thierry Lebon, regroupe une quinzaine de témoignages pour évoquer l'univers singulier  et musical du réalisateur des " Demoiselles de Rochefort" et de "Peau d'Âne. Un cinéaste qui a marqué l'histoire du 7ème art et dont les plus grands succès sont associés à Michel Legrand. L'émission permet aussi d'entendre des chansons des films devenus des standards de jazz." Watch What Happens "  et" I Will Wait For You" (Les Parapluies de Cherbourg), "You Must Believe in Spring" (Les Demoiselles de Rochefort) 

Avec les témoignages de : Michel Legrand (archive TSFJAZZ), Macha Méril, (la femme de Michel Legrand) Jacques Perrin (archive TSFJAZZ, le comédien a joué dans « Les demoiselles de Rochefort » et « Peau d’Âne »), Costa-Gavras ( Le cinéaste a été l’assistant de Jacques Demy pour le film « La baie des anges », Agnès Varda ( archive TSFJAZZ, la femme de Jacques Demy). Rosalie Varda ( la fille de Jacques Demy qui a aussi été sa costumière ).  Lambert Wilson ( le comédien a tourné dans le film de Jacques Demy « Lady Oscar »), Richard Berry ( Le comédien a tourné dans le film de Jacques Demy « Une chambre en ville »), Richard Galliano ( Accordéoniste qui a joué avec Michel Legrand), Pierre Boussaguet (contrebassiste de Michel Legrand). Marie Oppert ( La comédienne et chanteuse a joué les rôles féminins principaux des « Parapluies de Cherbourg » et de « Peau d’Âne » sur scène, Stéphane Lerouge (spécialiste des musiques de films), Rémi Carémel (Spécialiste du doublage de film), Virginie Efira (fan de Jacques Demy), Isabelle Carré (Fan de Jacques Demy)


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Journée Spéciale Laufey19 Feb 202400:46:37

Originaire de Reykjavik, la chanteuse et violoncelliste Laufey aujourd'hui basée à Los Angeles s'est imposée en quelques mois comme la révélation vocale du moment, rafflant avec son album « Bewitched» son tout premier Grammy Award à seulement 24 ans.

Juste avant son concert événement au Trianon, la jeune chanteuse s'installera au micro de Jean-Charles Doukhan et d'Ibrahim Maalouf. Et à partir de 21h, les équipes de Jazzlive vous feront vivre son concert en direct sur TSFJAZZ !


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Charlie Parker : L comme Lover Man02 Sep 202000:04:07
L comme Lover Man
 
Charlie Mingus avait raison: Lover Man est le morceau le plus déchirant de Charlie Parker, même s'il aurait tout donné pour effacer cette séance californienne de juillet 1946, juste avant qu'il ne mette accidentellement le feu à sa chambre d'hôtel, ce qui lui vaudra un séjour en psy à l'hôpital de Camarillo. Bird en manque, donc... Pas seulement parce que Dizzy Gillespie et Miles Davis l'ont planté là pour repartir à New-York. Son dealer attiré, Moose the Mooche, de son vrai nom Emry Bird, a été envoyé en prison. Alors il est comme fou, il voit des insectes à la place des musiciens, rate son intro, se reprend. Chorus en fragments. Howard McGee tente une diversion à la trompette, mais Parker continue à s'enfoncer. Dernières notes stridentes, chaotiques, comme des lambeaux de l'éclat d'autrefois. Et puis le silence...  

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Charlie Parker : K comme Kansas City02 Sep 202000:04:00
K comme Kansas City
 
C'est là il est né... et où il repose au Lincoln Cemetery. Kansas City, terre de blues et décor de rêve pour Charlie Parker. À partir des années 20, cette ville du Midwest constitue l'un des principaux pôles musicaux avec New-York et Chicago. L'alcool y coule à flot au sous les auspices du maire, Tom Pendergast, qui n'a que faire de la Prohibition au grand bonheur des gangs qui pullulent sur fond de floraison musicale. Floraison façon Bennie Moten, Andy Kirk qui a engagé la pianiste Mary Lou Williams, et surtout Count Basie dont Charlie Parker admire le saxophoniste-vedette, Lester Young. C'est aussi à Kansas City, et après des débuts bien laborieux, que le futur héros du be-bop trouvera un premier engagement conséquent auprès du chef d'orchestre Jay McShann.

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Charlie Parker : J comme Just Friends01 Sep 202000:03:34
J comme Just Friends
 
Charlie Parker cordes et âme. Lorsqu'il enregistre en novembre 1949 Charlie Parker with Strings dont Just Friends sera le morceau-phare, le saxophoniste ne s'attend pas à la tempête qui va suivre. Charles Mingus et Gerry Mulligan sont les premiers à grogner. Bird a-t-il cédé aux sirènes commerciales ? Clifford Brown et Stan Getz vont pourtant eux aussi se prêter plus tard au même type d'album. En vérité, c'est Parker lui-même, à l'écoute de la musique symphonique européenne, qui a incité Norman Granz, le patron de Clef Records, à organiser cette séance censée lui faire franchir un pas décisif dans une hiérarchie musicale où il croit occuper l'échelon le plus bas. À cette musique soyeuse et lyrique fera écho une autre séance avec cordes en 1950... Et un autre standard d'anthologie, Laura.

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Charlie Parker : O comme Oiseau de feu01 Sep 202000:03:57
O comme Oiseau de feu
 
Avec ce ballet d'Igor Stravinsky, Charlie Parker eut quelques affinités. Pas seulement à cause de son surnom. Dans Bird, justement, de Clint Eastwood, il y a cette scène où Parker vient sonner à la porte de Stravinsky avant de rebrousser chemin par timidité. La rencontre entre ces deux-là a pourtant bien eu lieu en 1951, au Birdland de New York où le maestro d'origine russe était venu écouter du jazz. Ce soir-là, Parker ne s'était pas laissé démonter, allant même jusqu'à glisser dans Koko, son thème de chevet, quelques notes de L'Oiseau de feu. Stravinsky en fut tellement pantois qu'il renversa son verre sur ses voisins de table. Peut-être avait-il aussi en mémoire les mots de Claude Debussy qui avait taxé de "musique nègre" son célébrissime Sacre du Printemps. 

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Charlie Parker : N comme Norman Granz01 Sep 202000:04:10
N comme Norman Granz
 
Avant de métamorphoser Ella Fitzgerald pour laquelle il va créer la marque Verve, le producteur Norman Granz a pris Charlie Parker sous son aile. Sans forcément raffoler du bebop, il voulait mettre en avant les artistes noirs et surtout les payer autant que les Blancs et en les faisant jouer dans de prestigieuses salles de concert. D'où le projet "Jazz At The Philharmonic" -ou plus simplement JATP- prolongé par la série de 78 Tours de luxe sous le titre The Jazz Scene. De quoi offrir à Parker la scène du Carnegie Hall à partir de 1947 tout en lui permettant de réaliser son rêve d'un album avec cordes. Résultat: des cachets plus élevés pour Bird et une meilleure distribution de ses disques dès lors qu'il signera sur le label Mercury dont Norman Granz pilotait le département jazz.

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Charlie Parker : I comme Infortune01 Sep 202000:03:59
I comme Infortune
 
Contrairement à certains de ses partenaires comme le trompettiste Red Rodney avec lequel il fit une tournée homérique dans les États du Sud en 1949, Charlie Parker ne fut jamais arrêté pour détention de drogue. Rare coup de chance dans une destinée sous le signe de l'infortune, de la détresse et de l'autodestruction. "Bird donna davantage et reçut moins que quiconque", disait Max Roach. Interné à plusieurs reprises et contraint de mettre en gage ses instruments pour avoir sa dose d'héroïne, il ne fait les premières pages des journaux que lorsqu'il tente de se suicider en avalant de l'iode en août 1954. Quelques mois auparavant, il venait de perdre sa fille, Pree, âgée de deux ans et qui souffrait depuis sa naissance d'une malformation congénitale. Il perd alors définitivement pied.

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Charlie Parker : H comme Humilié01 Sep 202000:04:14
H comme Humilié
 
Un coup de cymbale bien humiliant pour Bird, jusqu'à revenir en leitmotiv dans fameux film de Clint Eastwood. 1936. Au Reno Club de Kansas City où l'orchestre de Count Basie règne en maître, le tout jeune Charlie Parker monte sur scène à l'issue du set pour "jammer" avec les pointures de l'époque... sauf qu'il s'emmêle dans ses accords en doublant le tempo! C'était l'époque où "il marchait tout en rond pendant qu'il jouait", écrira Jack Kerouac.... Aussitôt le batteur de Count Basie, l'implacable Joe Jones, frappe sa cymbale tel un coup de gong signifiant à un candidat qu'il est éliminé. Il dévisse ensuite cette même cymbale et l'envoie valser aux pieds de l'intéressé qui doit quitter la scène sous les quolibets. "Je leur clouerai le bec", se serait alors promis Charlie Parker...

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Charlie Parker : F comme Féminin01 Sep 202000:03:53
F comme FémininPremière présence féminine dans la vie de Charlie Parker, Addie, sa mère aux origines indiennes qui, dans l'évocation romanesque d'Alain Gerber, sacrifie ses derniers 45 dollars de femme de ménage pour acheter à son fiston un saxo rafistolé avec des bouts d'élastique. Il y aura ensuite Rebecca Ruffin, son premier amour de jeunesse qui ressemblait à Lena Horne et qu'il épouse à 16 ans alors qu'il est déjà sous l'emprise de la drogue et de l'alcool. Mariages plus éphémères avec Géraldine Scott en 1942 et Doris Snyder en 1948. La danseuse Chan Richardson rencontrée au début des années 50, c'était autre chose... Peut-être était-elle la plus "parkérienne" de toutes, jusqu'à se remarier après la mort de son mari avec le saxophoniste Phil Woods..

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Charlie Parker : E comme Earl Hines31 Aug 202000:03:41
E comme Earl Hines
 
En 1928, Earl Hines intègre comme pianiste le second Hot Five de Louis Armstrong. En décembre 1942, il engage dans son orchestre-pépinière Charlie Parker, Dizzy Gillespie, mais aussi une certaine Sarah Vaughan ainsi que Billy Eckstine qui, par la suite, emmènera tout ce beau monde avec lui parce que l'orchestre ne sonnait pas suffisamment bop. Il n'empêche que Charlie Parker s'est bien plus épanoui chez Earl Hines que dans l'orchestre de Jay McShann où il avait fait ses premières armes à Kansas City. C'est d'ailleurs à cette même époque, en 1943, que lui et Dizzy Gillespie font le bœuf tous les lundis soir au Minton's, ce club new-yorkais qui est resté dans l'histoire comme le premier grand QG du be-bop.

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Charlie Parker : D comme Dizzy Gillespie31 Aug 202000:04:11
D comme Dizzy Gillespie."Quand il a commencé à jouer, mon corps s'est mis à trembler, mes jambes se sont transformées en choucroute"... C'est ainsi que Dizzy Gillespie évoque sa première rencontre avec Charlie Parker en 1939, à Kansas City, alors que le trompettiste tournait avec avec le big band de Cab Calloway. Les deux compères se retrouveront dans les orchestres de Earl Hines et Billy Eckstine avant de fixer ensemble, en février et mai 1945, les premiers témoignages du be-bop, de Groovin' High à Salt Peanuts, tout en se produisant dans le mythique Three Deuces de la 52e Rue. Un séjour californien compliqué, en 1946, mettra fin à ce binôme d'exception, mais les deux musiciens resteront toujours très liés, Gillespie n'hésitant pas à décrire son ami comme le "deuxième battement de son cœur"...

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Un Réveillon en compagnie de Samara Joy24 Dec 202301:03:43

Bonsoir et Joyeux Noël à toutes et tous.

Je vous souhaite au nom de toute l’équipe de TSFJAZZ de magnifiques fêtes en famille, entre amis, avec tous les êtres qui vous sont chers…

Je vous souhaite aussi un bon appétit, parce qu’on va tous se régaler !

Et puis, ne tournons pas autour du pot, on est aussi là pour les cadeaux ce soir. On les attend avec impatience !

Moi, je rêve de mon inégrale du Silver Surfer par Dan Slott et Mike Allred. Est-ce que je vais le recevoir ? On verra bien…

Ce que je sais déjà, c’est que la soirée commence avec déjà un présent fabuleux. Un cadeau inestimable, puisque la chanteuse Samara Joy, nous honore de sa présence pour ce Réveillon sur TSFJAZZ :

L'année 2023 a été comme un immense Noël pour elle, ça été une année incroyable, avec dès janvier la victoire de deux Grammy Awards, dont le prix de meilleur artiste de l’année toute catégorie confondue...Et elle se termine avec la parution d’un EP dédié aux fêtes, qui s’intitule « A Joyful Holiday ».

On va l'explorer en sa compagnie ce soir. Samara est aussi venue avec sa playlist idéale pour un Réveillon réussi. Une sélection qui va d'Ella Fitzgerald & Louis Armstrong à Mary J. Blige.

Et elle va nous raconter comment se passent les fêtes de fin d'année dans sa famille et se remémorer avec nous ses plus beaux souvenirs du 25 décembre.

En point d'orgue, Samara Joy ouvrira ses cadeaux à notre micro !

Merry Christmas !!!!


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Charlie Parker : C comme Cherokee31 Aug 202000:04:14
C comme Cherokee.
Il y eut, certes, Billie's Bounce, Now's The Time, Hot House... Mais la vraie "rampe de lancement" de Charlie Parker, pour reprendre les mots du regretté Alain Tercinet, c'est Cherokee, composé par Ray Noble, un Anglais émigré aux States qui avait eu l'idée de cet air indien de pacotille. Bird le transforme en chevauchée fantastique. Il en accélère la vitesse d'exécution, jusqu'à utiliser les hauteurs de la structure harmonique comme base d'une nouvelle ligne mélodique. C'est en 1942 qu'a lieu cette transformation, notamment lors d'une fameuse nuit au Monroe's, à New-York. Il ne restera plus qu'à graver ce Cherokee façon be-bop sous un nouveau nom. Ce sera chose faite en novembre 1945 sous le titre Koko. À ne pas confondre avec le Ko-Ko de Duke Ellington...

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Charlie Parker : B comme Be Bop31 Aug 202000:03:22
B comme Be-Bop Aux côtés de Dizzy Gillespie, Thelonious Monk et Kenny Clarke, Charlie Parker a personnifié le be-bop, cette révolution harmonique qui s'empare de la 52e Rue au mitan des années 40. Les beboppers sont des réfractaires. Réfractaires à une certaine routine propre aux grands orchestres swing. Réfractaires, aussi, à une société blanche qui a codifié à sa manière le jazz au risque parfois de l'affadir. Les temps sont troublés. L'Amérique entre en guerre, des émeutes éclatent à Harlem, les musiciens décrètent une grève des enregistrements. Le be-bop naît ainsi presque secrètement, en-dehors de toute exploitation commerciale immédiate, revendiquant une façon d'être et un langage propre sans pour autant renier les anciens. Surtout lorsqu'ils ont pour noms Coleman Hawkins, Lester Young ou encore Roy Eldridge. 

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Charlie Parker : A comme Art Tatum31 Aug 202000:04:09
A comme Art Tatum. Voir New-York et survivre. Après avoir vivoté de Kansas City à Chicago, le tout jeune Charlie Parker prend le bus pour Big Apple en 1939. En attendant son affiliation officielle au syndicat des musiciens, il trouve un job de plongeur dans un restaurant de Harlem, le Jimmy's Chicken Chack, où un certain Malcolm X fera lui aussi la vaisselle quelques années plus tard. En attendant, la vedette des lieux, c'est le pianiste Art Tatum. Depuis les cuisines, Bird assiste bouche-bée aux légendaires cascades du maître sur son clavier. Il est bluffé par sa virtuosité et la sophistication de ses accords. Lorsqu'il repart à Kansas City fin 1939, ce n'est plus le même Charlie Parker... "Je rêve de jouer un jour à l'alto les phrases de la main droite de Tatum", aurait-il dit à l'un de ses amis.

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

L'événement Wynton Marsalis11 May 202000:11:29
 






















Le trompettiste Wynton Marsalis est l'un des plus grands ambassadeurs du jazz à travers le monde ! Une voix qu'on écoute toujours avec beaucoup d'attention, tant il incarne l'esprit de cette musique, il connaît son histoire et oeuvre quotidiennement pour son rayonnement, notamment à la tête du Jazz at Lincoln Center. Ne manquez pas à 17h30, l'entretien exclusif qu'il accorde par téléphone à Sébastien Vidal, en direct de son confinement new-yorkais.






















 
(c) UNE : Piper Ferguson

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Hommage au pionnier Tony Allen01 May 202000:50:16
 
Triste 1er mai !
On pleure la disparition d'un batteur de légende, Tony Allen, à l'âge de 79 ans.
Il y a bien sûr son association historique avec Fela Kuti, qui donna naissance à l'afrobeat.
Durant sa jeunesse à Lagos, Tony Allen s'est d'abord fortement pris de passion pour le jazz, la musique qu'il entendait à la radio. Et ses premiers modèles se nommaient Gene Krupa et Art Blakey. 
Il y a trois ans, il avait d'ailleurs rendu hommage au leader des Jazz Messengers à travers un EP passionnant paru chez Blue Note.
Tony Allen est resté actif jusqu'à la fin. Il y a un mois à peine, il sortait l'album Rejoice, une session enregistrée il y a dix ans avec le regretté Hugh Masekela.
Tony s'était raconté dans Portrait in Jazz, en novembre 2015, au micro de Laure Albernhe.
On réécoute à 19h, cette émission en sa belle compagnie.
(Et à 20h, on rediffuse son concert du 19 juillet 2017 au Nice Jazz Festival, à l'époque justement de son projet autour d'Art Blakey).
 
(c) Christian Ducasse
 

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Boris Vian : Miles Davis10 Mar 202000:01:43
Une relaxation parfaite, un phrasé ahurissant. Un phrasé sinueux, coupé de repos qui ne vous surprennent que pour vous détendre plus (physiquement) et vous exciter du même coup (intellectuellement)… Une sonorité curieuse, assez nue et dépouillée, presque sans vibrato, absolument calme… Une sonorité de dominicain, un sens de la structure rythmique plutôt sensationnel. « Now’s the Time » ne donne pas une idée complète des possibilités de Miles : vous pouvez aussi l’écouter dans quelques-uns de ces morceaux casse-cou qu’il exécute avec son petit camarade Charlie Parker ; vous ne serez pas déçu. Il n’a l’air de rien, comme ça, il reste presque toujours dans un registre moyen, mais quand il a envie de faire l’acrobate, il peut aussi… Il grimpe bien haut et il tricote bien vite… c’est beaucoup plus facile à analyser au ralenti.
Boris Vian, Jazz News, no 5, mai 1949.
(Musique : Charlie Parker & Miles Davis – Now’s The Time)

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Boris Vian : Hugues Panassié10 Mar 202000:01:29
 Je suis obligé de parler encore de Hugues Panassié – ne criez pas au parti pris, c'est tout de même un critique de jazz, un gars qui en tâte, et tout. Toutes les fois que Panassié dit du mal du bibope, il reste dans le vague. Et toutes les fois qu'il parle (brièvement) d'un musicien bibope, il en dit du bien (Miles Davis, Charlie Parker, etc...). C'est marrant non ? Il condamne en général une musique qu'il approuve un peu, en particulier… et dans le vague, bien sûr.
 
Boris Vian, Jazz Hot, Mars 1949
in Chroniques de Jazz chez 10/18

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Boris Vian : Cocaïne10 Mar 202000:01:51
La meilleure du mois est née des caprices de la traduction et provient de notre confrère Jazz Magazine (que nous prions de prendre cette remarque avec enjouement et gaîté comme nous le fîmes nous-mêmes). C'est à propos de l'arrestation de Billie Holiday ; et ce bon Combat a reproduit mot pour mot la phrase la plus pataphysique de l'année :
« On a trouvé sur McKay de la cocaïne et un revolver. Tous deux furent déclarés comme venant de s'adonner aux narcotiques par un docteur de la police ».
De la cocaïne qui prend de la cocaïne, à la rigueur, ça confirme le proverbe : on est jamais si bien servi que par soi-même ; mais un revolver qui se drogue, c'est un bel exemple de remords tardif. Il est vrai qu'un revolver a une âme, comme un canon. »
 
Boris Vian, Jazz Hot, Mai 1956in Chroniques de Jazz chez 10/18 
(musique : Billie Holiday – Lady Sings The Blues)

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Boris Vian : Henri Salvador10 Mar 202000:02:01
Son délicieux talent de chanteur tendre et sa surprenante force comique ont fait oublier qu'Henri Salvador est aussi un remarquable musicien de jazz et un guitariste pétri de swing. Il est encore, ce que l'on sait moins, la flemme personnifiée, sauf pour tout ce qui touche à la musique, mais la musique, il ne peut pas en faire douze heures par jour. Aussi est-ce avec une joie sans mélange que certains de ses amis ont appris récemment l'heureux accident qui l'obligeait justement à en faire douze heures par jour en l'immobilisant pour un mois ou deux. Le pied dans le plâtre, Henri était bien obligé de se distraire, et il s'est remis à la guitare. Aussitôt qu'il est revenu à Paris, on s'est empressé de le traîner au studio avant qu'il ne reperde sa forme. A Paris, il y a pour la guitare un danger beaucoup plus grand que la flemme : c'est la télévision.
 
Boris Vian, juillet 1956
in Derrière la Zizique chez Le Livre de Poche
(musique : Salvador plays the blues)

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Boris Vian : Charlie Shavers10 Mar 202000:02:06
Charlie Shavers, le 3 mars à l'Alhambra. Shavers, votre cas est clair. Vous jouez très bien. Mais vous avez la passion de la vie plus que celle de la musique ; c'est à dire en d'autres mots que vous avez la passion de la musique entière plus que celle de la trompette. On vous dira sans doute que vous manquez souvent de goût, Charlie. Quelque intellectuel sous-alimenté vous le reprochera. Mais Balzac aussi, vous savez. Le manque de goût, si ça se double d'une certaine puissance, ça devient un style. Vous auriez pu arriver bien haut. Vous êtes né juste un peu trop tôt...
Shavers, vous êtes capable de très bien faire. Vous vous laissez prendre par la bonne fièvre... Mais vous n'y croyez pas tout le temps parce qu'il fait tellement beau dehors que c'est bien bête de se décarcasser et que c'est très bon d'aller battre sa flemme dans les bois ou dans les bars. Avec un bon directeur de conscience, vous eussiez fait un grand Shavers.
 
Boris Vian, Jazz Hot, Mars 1958
in Chroniques de Jazz chez 10/18

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La Chorale de Noël de TSFJAZZ !21 Dec 202300:52:49

On n'allait pas se quitter comme ça ! Jeudi à 19h c'est au tour de l'équipe de TSFJAZZ de s'installer derrière le micro... mais au chant cette fois !


Pour l'occasion, on a eu envie d'inviter "la maîtrise des Grands Boulevards", des chanteurs et chanteuses en herbe de 2 à 59 ans qui revisiteront le répertoire de Noël aux cotés de Johan Dalgaard, Pablo Campos, Angela Grey, Elisa Lecuyer, Cécile et Fred Nardin, Sarah Lancman, Léa Castro & Nirina Rakotomavo...


L'un de nos lutins tirera le nom du gagnant de la hotte de Noël des Matins Jazz !


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Boris Vian : Chloé10 Mar 202000:01:20
Colin s'assit et Chloé se nicha commodément près de lui.
Chloé sourit. Colin ne dit rien, mais passa son bras autour du cou de Chloé et se mit à jouer négligemment avec le premier bouton de sa robe, qui s'ouvrait devant.
Alise revenait. Elle avait bien choisi le disque. C'était Chloé, arrangé par Duke Ellington. Colin mordillait les cheveux de Chloé près de l'oreille. Il murmura : « C'est exactement vous ».
 
Boris Vian, 1946In L'écume des jours, chez Le Livre de Poche
(musique : Duke Ellington – Chloé)

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Boris Vian : Duke Ellington10 Mar 202000:01:46
Il y a une telle différence d'envergure entre Duke Ellington et tous les autres musiciens de jazz, sans exception, qu'on se demande pourquoi on parle des autres. Lorsqu'un musicien entre chez Duke, ses enregistrements le présentent bien souvent sous un jour extraordinaire et au bout de peu de temps, s'il n'atteint pas la célébrité, c'est vraiment qu'il le fait exprès.
Aussi on est amené à se demander si le fait de jouer chez Duke développe les qualités intrinsèques du monsieur, ou si l'orchestre de Duke ne doit ses qualités qu'au fait que Duke s'assimile les vertus particulières de chacun des hommes qu'il emploie.
En résumé, Duke est-il un vampire ou un catalyseur? Notez qu'il y a encore une troisième possibilité : peut-être a t-il tout simplement un flair de chien de chasse pour découvrir les hommes qu'il lui faut – et ceux qui savent jouer.
 
Boris Vian, Jazz Hot, Février 1949
in Chroniques de Jazz chez 10/18
(Musique : Duke Ellington / Cootie Williams – Concerto For Cootie)

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Boris Vian : Critique de jazz10 Mar 202000:02:02
Les voies du seigneur étant comme qui dirait impénétrables, on connaît généralement assez mal les motifs qui peuvent pousser un être humain à s'intituler critique de jazz. C'est pourquoi je ne tenterai pas de les approfondir. Ceci-dit, je vais essayer d'en donner un aperçu.
On peut devenir critique de jazz :

Par hasard
Pour embêter Delaunay
Pour embêter Panassié
Parce qu'on n'aime pas le jazz.
Parce qu'on joue dans un orchestre dont personne ne parle jamais, et qu'il faut quelqu'un pour en parler.
Pour avoir la carte professionnelle et toucher des disques à l'oeil
Parce qu'un fou a l'idée de lancer une revue de jazz, et qu'il vous connaît mal.
Parce qu'on parle Anglais et on se dit : Je vais interviewer Ellington
Parce qu'on se dit que ça va vous faire apprendre l'Anglais.
Parce qu'il n'y a aucune raison que n'importe qui ne soit pas critique de jazz.

Boris Vian, Jazz News, 1949
 (musique: « Duke Ellington, Boris Vian et Maurice Culaz » + Duke Ellington Drop Me Off In Harlem 1940 )

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Boris Vian : Rock10 Mar 202000:01:42
« Le scandale du rock dénoncé ». Il s'agit d'un film qui exposera les trucs utilisés par les chanteurs à « gimmicks » et leurs exploiteurs. Voilà qui est bon, décidément. Mais le scandale des gens qui vendent des fusils et des revolvers ne serait-il pas un peu plus grave ?
Si on nous foutait la paix avec les « scandales » en musique? La musique, personne n'est forcé d'en écouter après-tout... Françoise Sagan s'est toujours mieux vendue qu'Alfred Jarry... alors zut, ça ne l'empêche pas d'être sympathique, et Jarry non plus... Quand on voit des crétins sans espoir comme certains rockers gagner des millions en chantant, eh bien, c'est plutôt agréable, non? Ça fait un peu conte de fées, le vilain petit canard qui touche un tiercé au P.M.U, qui est-ce que ça gêne ?
Et vive Monk !
 
Boris Vian, Jazz Hot, Mars 1958Chroniques de Jazz chez 10/18 
(musique : Coasters – Yakety Yak ou Chuck Berry – Sweet Little Sixteen puis Monk : Nutty, Misterioso ou Blues Five Spot sur Misterioso 1958)

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Boris Vian : Frottements10 Mar 202000:01:56
Dans son disque « Tangents in Jazz », Jimmy Giuffre voulait « que la pulsation soit perçue plutôt qu'entendue ».
Il y a également en matière de rapports sexuels, quelques théories de ce genre, et les écrivains romantiques abondent en descriptions de frôlements qui font défaillir.
N'en déplaise à ces branlotins, ce jazz bourré d'intentions est aussi excitant qu'un paquet de chiffons mouillés !
En matière de jazz, je crains d'être assez retardataire pour exiger de lui une émotion physique plutôt qu'intellectuelle. Il va de soit qu'il n'y a pas de différence fondamentale, vu que c'est le cerveau qui fait le boulot dans les deux cas. Mais le phénomène de résonance, pour se produire, exige dans la réalité, un seuil minimum d'intensité de l'excitation.
En d'autres termes, quand les soldats qui marchaient au pas firent péter le pont suspendu, ils représentaient une certaine masse mobile. Eussent-ils été de plume, je doute que le pont eût réagi de la même façon.
Tout ça, c'est pas du tout pour décourager Jimmy Giuffre !
 
Boris Vian, Jazz Hot, Janvier 1956Chroniques de Jazz chez 10/18(musique : Jimmy Giuffre – Finger Snapper (1956)

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Boris Vian : Troglodytes10 Mar 202000:02:07
Les races qui occupent Saint-Germain-des-Prés sont nombreuses. Parmi-elles on peut citer : Les troglodytes, ou habitants permanents du sous-sol.
Les troglodytes constituent un élément modifié de la population de Saint-Germain-des-Prés, formé d'individus d'origines diverses, auxquels des conditions très particulières d'existence ont conféré certains caractères constants. Ces caractères sont essentiellement :

) La vie dans les caves
) Les nécessités d'absorption à haute dose, en guise d'air, d'un mélange de gaz carbonique et de fumée de cigarette.
) Une accoutumance prodigieuse au bruit rythmique désigné couramment sous le nom de jazz.
) Une capacité stomacale presque illimitée vis-à-vis des liquides.
) La faculté concomitante de pouvoir rester plusieurs jours sans manger.

 
Boris Vian, 1950Manuel de Saint-Germain-des-Prés chez Le Livre de Poche
(musique : orchestre du Tabou Ah si j'avais un franc cinquante)

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Boris Vian : Ascenseur pour l’Échafaud10 Mar 202000:02:05
Cet enregistrement s'est effectué de nuit au studio du Poste Parisien. Il y avait là Jeanne Moreau, la principale interprète du film, qui de façon charmante, accueillait musiciens et techniciens à un bar improvisé. Et Louis Malle, toutes bretelles dehors, qui tentait d'extraire de Miles tout ce qu'il désirait ajouter à l'image.
On remarquera, dans la plage « Dîner au Motel », la sonorité étrange de la trompette de Miles. Un fragment de peau se détacha à un moment de sa lèvre pour se coincer dans l'embouchure. Pareil à ces peintres qui doivent parfois au hasard la qualité plastique de leur pâte, Miles accueillit volontiers ce nouvel élément inouï au sens littéral du mot : « jamais entendu ». Nul doute que, même privé des images, l'auditeur ne soit sensible au climat envoûtant et tragique créé par le grand musicien noir, admirablement soutenu par ses coéquipiers.
Boris Vian, Juin 1958Derrière la Zizique chez Le Livre de Poche(Musique: Miles Davis – Dîner au motel)

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Boris Vian : Elvis Presley10 Mar 202000:01:51
Voici ce que déclare, jovial, Elvis Presley, ce cynique personnage :
« J'ai fait plus d'un million de dollars cette année, mais je ne suis pas musicien du tout. Je ne sais pas jouer de guitare et je n'ai jamais écrit une chanson de ma vie. Pourtant, je signe celles que j'interprète et je touche le tiers des droits sur toutes les chansons que je chante ». Et Presley ajoute avec un sourire railleur : « ça serait vraiment idiot, dans ces conditions, d'étudier la musique! »
Ça se passe en Amérique, bien sûr... Mais ça arrive quelques fois en France. Le malheur, en France, c'est que certains artistes signent la musique et l'écrivent, parce qu'ils sont honnêtes... mais ils ne savent pas plus l'écrire que Presley… Alors, que faire ? Écouter Sinatra.
Boris Vian, Jazz Hot, Décembre 1957Chroniques de Jazz chez 10/18
(Musique : Presley / Sinatra 1957 « night and day » ou « All The way »)

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Boris Vian : Sarah Vaughan10 Mar 202000:02:10
Avec sa voix aussi savoureuse qu'une crème au chocolat et deux fois plus veloutée, la « divine » Sarah Vaughan a une place unique et tellement personnelle qu'il serait vain de chercher à la comparer à qui que ce soit.
Qu'elle chante le thème ou qu'elle s'écarte de la ligne mélodique originale pour une fascinante improvisation, on sait sans le moindre doute qu'elle contrôle exactement le chemin suivi et qu'elle arrivera au point précis où elle désire arriver... Jouant littéralement avec une chanson comme un chat avec un oiseau, elle ajoute un peu par-ici, retranche un peu par-là, et crée une « version Vaughan ». Et si l'on ajoute à cette sûreté musicale la qualité presque palpable d'un timbre dont on perçoit physiquement la texture, on a décrit – sans l'expliquer - l'envoûtement singulier sous lequel Sarah tient ses auditeurs.
 
Boris Vian, avril 1956
Derrière la Zizique chez Le Livre de Poche.
 (Musique : sur After Hours 1955 « summertime » « black coffee »)

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Boris Vian : Professeurs10 Mar 202000:01:56
Diverse localités américaines sont en train de créer des « écoles de jazz »... « Le problème, souligne Jack Tracy, c'est qu'il est presque impossible de trouver des professeurs de jazz ». Tiens, tiens, la surprenante découverte : personne n'est d'accord sur la définition du mot lui-même et on voudrait trouver des instructeurs ? Il n'y a qu'un instructeur possible, c'est soi-même avec ses oreilles... Le Zoizeau n'a pas eu besoin d'instructeurs pour jouer du jazz ; pour apprendre la technique de son instrument, d'accord. Mais pour le reste, on a bien l'impression qu'il s'est pas mal débrouillé seul. On imagine une école de peinture où l'on vous apprendrait à peindre « comme Léonard »...
Non, je crois que l'Amérique ne manque pas de professeurs de jazz... en tout cas, pour nous pauvres cuistres d'Européens, ces professeurs que sont Parker, Dizzy, Stitt, Don Byrd, Horace Silver, Milt Jackson, Kenny, Blakey et autres sont amplement suffisants !
 
Boris Vian, Jazz Hot, Novembre 1957
in Chroniques de Jazz chez 10/18
(Musique : Charlie Parker – Hot House 1945 ou Ornithology 46)

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

You & The Night & The Music #20 - Partie 211 Dec 202301:27:22



C'est le Grand Soir !

A 20h, le rideau de la Salle Pleyel s'ouvrira sur la 20e édition de notre fête annuelle, You & the Night & the Music !

Dès 18h, on vous emmène dans les coulisses pour vous faire vivre les
derniers préparatifs ainsi que des rencontres et des sessions musicales
exceptionnelles avec plusieurs des artistes à l'affiche.

Toute la soirée sera ensuite retransmise en direct, avec The Amazing Keystone Big Band en orchestre de cérémonie...Et des performances de :

Ibrahim Maalouf

Arthur Teboul et Baptiste Trotignon

Benny Benack III

Zoot Octet et Natalie Dessay

El Comité

Gael Rakotondrabe

Gabi Hartmann

Biréli Lagrène

Génération Django

Kyle Eastwood

Baptiste Herbin

Jeanne Michard

Jesse Harris

Léon Phal

Kareen Guiock Thuram

Les Egarés

Alfredo Rodriguez


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Boris Vian : Le Pianocktail10 Mar 202000:01:51
« Prendras-tu un apéritif ? demanda Colin. Mon pianocktail est achevé, tu pourras l'essayer. (…) J'ai eu du mal à le mettre au point, mais le résultat dépasse mes espérances. A chaque note, je fais correspondre un alcool, une liqueur ou un aromate. La pédale forte correspond à l'oeuf battu et la pédale faible à la glace.
Il n'y a qu'une chose gênante, dit Colin, c'est la pédale forte pour l'oeuf battu. J'ai dû mettre un système d'enclenchement spécial, parce que lorsque l'on joue un morceau trop « hot », il tombe des morceaux d'omelette dans le cocktail, et c'est dur à avaler… Je modifierai ça. Pour la crème fraîche, c'est le sol grave.
J'ai obtenu, à partir de la Black And Tan Fantasy, un mélange vraiment ahurissant ».
 
Boris Vian, 1946
L'écume des jours, chez Le Livre de Poche
 (Musique : Duke Ellington – Black And Tan Fantasy)

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Boris Vian : Emmett Till10 Mar 202000:02:30
Vous connaissez l'histoire : le jeune Noir Emmett Till accusé de lever des yeux lubriques sur une bonne femme blanche ; sur quoi le mari et le beau-frère de la bonne femme le zigouillent aussi sec et sont acquittés en moins de deux par le tribunal blanc. Alors les Noirs ont fait un disque. Le disque d'Emmett Till. Le soir à la radio, quand tout le monde est chez soi, il y a soudain, un silence... Et le disque passe... Et le disque est chanté par un Noir d'une voix plate de Noir, sans trace d'émotion apparente. Il raconte comment Emmett Till, à quatorze ans, a sifflé d'admiration sur le passage de la femme blanche, et comment les Blancs sont venus le chercher chez son oncle, l'ont emmené dans une grange et l'ont battu à mort. Et comment les hommes blancs ont ri devant le tribunal qui les acquittait.
On joue le disque sans l'annoncer, avec juste ce silence avant et un autre silence à la fin. Et le programme continue, comme si rien ne s'était passé. Et ça n'empêche sûrement pas les assassins de dormir. Dans tous les pays du monde, les assassins ont le sommeil lourd.
 
Boris Vian, Jazz Hot, Juin 1956
in Chroniques de Jazz chez 10/18
 (Musique : Isaac Taylor – The Death Of Emmett Till ?)

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Boris Vian : Roy Eldridge10 Mar 202000:02:01
« Pas d'orchestres blancs pour moi ». Tel est le titre qui surmonte la couverture de DownBeat… On ouvre ; et on s'aperçoit que c'est Roy Eldridge qui a dit ça. Et on lit l'article ; et c'est assez étonnant, parce que Roy avait dit qu'il le dirait, et il le dit ; on savait bien qu'il le pensait ; mais pour le dire là-bas !
Roy ne s'est pas dégonflé. Il le dit en long, en large et en travers pourquoi il ne veut plus jouer avec un orchestre blanc ; pourquoi il ne veut plus être la vedette sur scène et la cible des coups de pied au chose dans la coulisse (coups de pied raciaux aussi bien que matériels, si j'ose m'exprimer ainsi). Et c'est très, très amusant que ce soit à Leonard Feather qu'il ait dit tout ça, ce bon Leonard qui pestait tant contre le Crow Jim en disant que le Jim Crow n'existant plus, c'était bien bête de faire le contraire… Lisez ce numéro de DownBeat monsieur Feather... au fait... c'est vous qui signez l'article, non ?
 
Boris Vian, Jazz Hot, Juin 1951
Chroniques de Jazz chez 10/18
 (musique : Roy Eldridge – School Days (1951)

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Les cent ans de Boris Vian : Billie Holiday10 Mar 202000:02:08
On aime ou on aime pas la voix de Billie Holiday, mais quand on l'aime, c'est à la façon d'un poison... Ce n'est pas la chanteuse qui vous fiche tout de suite le gros choc imparable dont on ne se remet pas. La voix de Billie, espèce de filtre insinuant, surprend à la première audition... Voix de chatte provocante, inflexions audacieuses, elle frappe par sa flexibilité, sa souplesse animale – une chatte les griffes rentrées, l'oeil mi-clos – ou pour faire une comparaison bougrement plus brillante, une pieuvre... Billie chante comme une pieuvre. Ça n'est pas toujours rassurant d'abord ; mais quand ça vous accroche, ça vous accroche avec huit bras. Et ça ne lâche plus.
 
Boris Vian, Jazz Hot, février 1954
Chroniques de Jazz chez 10/18
 (musique : Billie Holiday – My Man (1948))

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Jeff Goldblum sur son 3131 Dec 201900:55:14
 
 
Entre 19h et 20h, TSFJAZZ termine l'année en beauté avec l'homme le plus classe d'Hollywood !
Vous avez aimé Jeff Goldblum dans La Mouche, Jurassic Park et Independance Day, vous adorerez le fou de piano et de jazz qu’il est depuis l’enfance, ainsi que son nouvel album I Shouldn’t Be Telling You This. Jeff Goldblum s'entoure une nouvelle fois du Mildred Snitzer Orchestra, le groupe avec lequel il tourne depuis de nombreuses années, et il convoque des invités tels que Miley Cyrus, Fiona Apple ou Gregory Porter. Retour en sa compagnie, sur les secrets de fabrication de deuxième disque sous son nom, son enfance, ses débuts au cinéma et quelques uns de ses rôles marquants, aux micros de Jean-Charles Doukhan et Adrien Belkout.
 

 
 

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Harry Connick Jr, l'amour véritable24 Dec 201900:59:40
Passez le réveillon de Noël avec le plus grand crooner d'aujourd'hui, ce mardi à 19H sur TSFJAZZ !
 

 
A 52 ans, Harry Connick Jr est au sommet de son art. Il n’a sans doute jamais aussi bien chanté et joué du piano, rarement tutoyé Frank Sinatra avec autant de classe et d’élégance que sur son dernier album, True Love, l'un de nos coups de cœur de l'année ! Étonnement, Connick le prodige (il a enregistré son premier disque à 9 ans, quitté la Nouvelle-Orléans à 18, explosé à 21 sur la B.O. de Quand Harry Rencontre Sally) ne s'était jamais mesuré à l'oeuvre de Cole Porter le long de tout un disque. Cole Porter l’un des plus grands compositeurs du 20ème siècle, auteur d’innombrables standards. Un oubli réparé avec brio et l’occasion de rencontrer la star, c’était il y a quelques semaines dans un studio de télévision Avenue de Breteuil au cœur de Paris, à deux pas de la demeure où Cole Porter donnait des fêtes gargantuesques dans l’entre deux guerres. Complet bleu impeccable comme sur la pochette de son disque, Connick nous dévoile les coulisses de True Love, et nous raconte son Cole Porter. Master Class pour le réveillon avec l’un des plus grands chanteurs d’aujourd’hui pour ouvrir les festivités de Noël, ce mardi à 19H !
 

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

TSFJAZZ chante Noël avec Rhoda Scott !20 Dec 201900:58:56
 
De 19h à 20h, TSFJAZZ chante Noël !
Avec une idée un peu folle qui nous anime depuis quelques semaines maintenant. Depuis qu’on a proposé à Rhoda Scott de s’installer non pas à l’orgue Hammond qui a fait son succès, mais à notre piano…Pour perpétuer une tradition qui lui est chère : revisiter les grands classiques de Noël. 
Des titres qu’elle chante depuis son enfance et qui ont intégré le répertoire des grands standards, magnifiés par Ella Fitzgerald, Nat King Cole ou Frank Sinatra. 
Ce qu’on va donc vivre ensemble durant environ 1h, c’est ce que s’apprêtent à faire de nombreuses familles : se rassembler, communier ensemble autour de Noël.
Et quand on dit ensemble, c’est toute l’équipe de TSFJAZZ, ainsi que Rhoda Scott, sa fille Eugénie, et de nombreux invités : Lou Tavano & Alexey Asantcheeff, Julie Erikssen, Léa Castro, Laurence Ilous & Mélina Tobiana du groupe Bloom, Mélanie Dahan ainsi que Hugh Coltman.

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Carte blanche à Ibrahim Maalouf27 Sep 201901:30:45
 
On a passé toute la journée du vendredi 27 septembre avec Ibrahim Maalouf, à l'occasion de la sortie de son nouvel album, "S3NS".
Le trompettiste a mis son grain de sel dans toutes nos émissions habituelles... Et à 19h, il pouvait faire ce qu'il voulait. Il avait carte blanche.
Il en a profité pour mettre en avant les musiciens qui l'accompagnent depuis des années, notamment le pianiste Frank Woeste et le guitariste François Delporte qui se sont  installés en studio avec lui pour plusieurs titres en direct, et pour un entretien avec Ibrahim dans le rôle de l'intervieweur.
Le trompettiste a aussi passé un coup de fil à son batteur, Stéphane Galland et reçu le cinéaste Mohamed Hamidi avec lequel il a notamment collaboré sur la BO du film "La Vache".
Le tout en présence d'une poignée d'invités triés sur le volet.

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Hommage à João Gilberto08 Jul 201901:00:06
Il était le pionnier de la bossa nova. Le guitariste, compositeur et chanteur João Gilberto s’est éteint samedi dernier. TSFJAZZ rend hommage toute la journée à celui qui s’était distingué par son jeu de guitare très syncopé, le violao gago et surtout, par sa voix souvent qualifiée de « désaccordée » (desafinado) mais qui a pourtant donné à la bossa nova ses sonorités si particulières.
Retour à midi sur le fruit de sa collaboration avec Stan Getz, le fameux album "Getz/Gilberto" avec une rediffusion de l'émission 59 Rue des Archives. Un enregistrement qui aligne les chefs d'oeuvre : Desafinado, Corcovado ou encore The Girl From Ipanema… autant de titres qui célèbrent l'incroyable histoire d'amour entre le jazz et la musique brésilienne.
Puis dès 18h, Jean-Charles Doukhan retracera en musique la vie du grand João dans une émission spéciale en direct.

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La fête de la musique en direct du Duc des Lombards - Partie 221 Jun 201902:05:28
Aujourd'hui, on célèbre la fête de la musique au Duc des Lombards avec une soirée placée sous le signe des Antilles! Dès 19h et jusqu'au petit matin, venez applaudir le DJ Julien Achard (Digger's Digest), le Tropical Jazz Trio, le quintet de Maher Beauroy, Jowee Omicil et le groupe d'Ethio Jazz Akalé Wubé pour une série de concerts gratuits à vivre également en direct sur TSF Jazz.

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

You & the Night & the Music - L'Entracte11 Dec 202300:28:42



C'est le Grand Soir !

A 20h, le rideau de la Salle Pleyel s'ouvrira sur la 20e édition de notre fête annuelle, You & the Night & the Music !

Dès 18h, on vous emmène dans les coulisses pour vous faire vivre les
derniers préparatifs ainsi que des rencontres et des sessions musicales
exceptionnelles avec plusieurs des artistes à l'affiche.

Toute la soirée sera ensuite retransmise en direct, avec The Amazing Keystone Big Band en orchestre de cérémonie...Et des performances de :

Ibrahim Maalouf

Arthur Teboul et Baptiste Trotignon

Benny Benack III

Zoot Octet et Natalie Dessay

El Comité

Gael Rakotondrabe

Gabi Hartmann

Biréli Lagrène

Génération Django

Kyle Eastwood

Baptiste Herbin

Jeanne Michard

Jesse Harris

Léon Phal

Kareen Guiock Thuram

Les Egarés

Alfredo Rodriguez


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La fête de la musique en direct du Duc des Lombards - Partie 121 Jun 201900:42:04
Aujourd'hui, on célèbre la fête de la musique au Duc des Lombards avec une soirée placée sous le signe des Antilles! Dès 19h et jusqu'au petit matin, venez applaudir le DJ Julien Achard (Digger's Digest), le Tropical Jazz Trio, le quintet de Maher Beauroy, Jowee Omicil et le groupe d'Ethio Jazz Akalé Wubé pour une série de concerts gratuits à vivre également en direct sur TSF Jazz.

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

La fête de la musique en direct du Duc des Lombards - Partie 321 Jun 201902:06:38
Aujourd'hui, on célèbre la fête de la musique au Duc des Lombards avec une soirée placée sous le signe des Antilles! Dès 19h et jusqu'au petit matin, venez applaudir le DJ Julien Achard (Digger's Digest), le Tropical Jazz Trio, le quintet de Maher Beauroy, Jowee Omicil et le groupe d'Ethio Jazz Akalé Wubé pour une série de concerts gratuits à vivre également en direct sur TSF Jazz.

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Judy Garland : A Star Is Born20 Jun 201900:54:43
A l’occasion du 50ème anniversaire de sa disparition (le 22 juin 1969), TSFJAZZ consacre une heure d’émission à l’inoubliable interprète d’Over The Rainbow.
Au micro de Thierry Lebon, une quinzaine de personnalités évoquent la trajectoire d’une femme et d’une artiste hors du commun. De ses débuts à la MGM à son show télé sur CBS, avec des invités aussi prestigieux que Frank Sinatra, Dean Martin et Count Basie, sans oublier ses concerts mythiques, à l’image de sa performance triomphale au Carnegie Hall, en 1961.
 
Avec les témoignages de : Leslie Caron, Line Renaud, Jean Michel Boris – (Archives TSFJAZZ) , Jean Jacques Debout (Compositeur) , Kellylee Evans (chanteuse), Sara Lazarus (Chanteuse) , Jasmine Roy (Coach Vocal), Natalie Dessay, Juliette Binoche, Isabelle Carré, Cécile de France , Anne-Sophie Bonnal (Assistante de Liza Minneli, la fille de Judy Garland), Bertrand Tessier (Auteur du livre : «Judy Garland, splendeur et chute d’une légende» Éditions l’Archipel), Fanny Beure ( Auteur du livre : «That’s Entertainment» Sorbonne Université Presses ), Jean Philippe Guerand (Journaliste cinéma).

Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

© My Podcast Data
Podcast Emissions Spéciales by TSFJAZZ Episodes | My Podcast Data