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| Conduite à risque en milieu festif : peut-on travailler dans l’industrie musicale sans s'abîmer ? | 12 May 2025 | 01:03:52 | |
Drogue, alcool, excès en tout genre… Le milieu de la musique est souvent associé à une vie festive et à des conduites à risque qui semblent presque faire partie du décor. Mais derrière l’image rock’n’roll et des nuits sans fin, la réalité est plus brutale : artistes épuisés, addictions banalisées, pressions constantes, santé mentale mise à mal. Travailler dans l’industrie musicale, c’est aussi évoluer dans un environnement où la fête est omniprésente, où la résistance à l’ivresse sociale devient un défi, et où l’autodestruction semble parfois inévitable. Ces excès sont-ils une fatalité ? Pourquoi le secteur musical favorise-t-il ces comportements ? L’instabilité des carrières, la précarité, la pression et la surexposition médiatique sont autant de facteurs qui poussent certain-es à s’abîmer. Pourtant, des voix s’élèvent aujourd’hui pour dénoncer cette culture du dépassement et imaginer d’autres façons de vivre la musique sans se brûler les ailes. Entre mythes et réalités, entre nécessité de faire la fête et besoin de préserver sa santé : peut-on réussir dans la musique sans y laisser des plumes ? Avec Coeur - artiste (téléphone), Maxime - Membre de l'Association Purple Effect et Claire Fournier - Administratrice technique et chargée de prévention aux Nuits de Fourvière. Resources : - Suivre Coeur : https://linkr.bio/coeurkokoro | |||
| Classes sociales et musique : être artiste, un truc bourgeois ? | 07 Mar 2025 | 01:02:43 | |
La musique est souvent présentée comme un espace de liberté et d’expression, un art universel où seul le talent compte. Derrière l’image romantique de l’artiste passionné se cache une réalité plus brutale : celle des inégalités sociales qui façonnent les parcours. L’industrie musicale est-elle un espace réservé aux privilégiés ? Comment réussir quand on ne vient pas du « bon » milieu ? Quels obstacles invisibles freinent celles et ceux qui n’ont ni les codes ni les réseaux ? L’industrie musicale est-elle réellement ouverte à toutes et tous, ou reste-t-elle un privilège réservé aux classes favorisées ? Car si certains artistes incarnent le rêve d’une ascension fulgurante, combien d’autres restent dans l’ombre, freinés par un manque de ressources, de réseaux ou de reconnaissance ? Quels sont les obstacles invisibles qui empêchent les artistes issus des milieux populaires de percer ? Entre précarité, autocensure et codes sociaux à maîtriser, le parcours musical semble bien plus aisé pour ceux qui en ont les moyens. Le talent existe-il vraiment ? Ou est-il lui aussi une construction façonnée par l’environnement, l’éducation et les opportunités offertes dès le plus jeune âge ? Une émission présentée par Camille Viguié. Avec Rose-Amélie Da Cunha, directrice artistique et programmatrice indépendante, Coline Bernardini, manageuse d'artiste et cofondatrice de New Forms, édition phonographique, et Jean-Paul Filiod, anthropologue et sociologue. Illustration : Maïa Neel Ressources :
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| Tyrannie du cool : de la niche au mainstream, la musique est-elle snob ? | 10 Jan 2025 | 01:04:57 | |
Avec Sophie Broyer (Ancienne programmatrice des Nuits de Fourvière, Gérante de Trente-trois, Direction artistique programmation musique Bientôt la Nuit), Raphaël Dumont (programmateur du Périscope, collectif HATCH) et Hugo Passaquin aka Douster & King Doudou (DJ, compositeur et producteur). Dans un univers où il faut être cool pour percer, et même pour y travailler, comment s'imposent les normes de ce qui est écoutable, vendable, et respectable ? Du triomphe des genres alternatifs récupérés par le grand public, à la pression exercée sur les artistes et les professionnels pour adopter une image calibrée, on questionne l’envers du décor. La musique est-elle encore une affaire d’art et d’émotion, ou bien un jeu d’apparences et de codes exclusifs ? Quelles sont les dynamiques du "cool" : des genres underground récupérés par le mainstream, aux codes esthétiques et sociaux qui conditionnent même ceux qui y travaillent. La musique, temple de la créativité ou chasse gardée des initiés ? Qui impose ces diktats ? Être authentique est-il encore possible dans un monde où le "cool" fait la loi ? La musique indépendante a-t-elle encore un sens face à l'uniformisation culturelle ? Et qui décide, au final, de ce qui est vraiment cool ? “Dans les scènes alternatives on est dans un cool de niche, et tout ce qui sort de la niche n’est pas cool. On est constamment dans la surenchère.” “Dans l’industrie musicale, pas de costard cravate, on est sur la tyrannie de l’attitude détendue, casual, accessible – tout le monde se tutoie. Il existe un fantasme absolu autour du métier.” “L’artiste du point de vue de la société c’est forcément quelqu’un de cool parce qu’il vend du rêve. Il réalise ce que beaucoup pense irréalisable.”
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| Industrie musicale et luttes décoloniales, comment construire de nouveaux récits ? | 03 Dec 2024 | 01:01:49 | |
Les luttes décoloniales dans la musique sont encore trop souvent méconnues, voire ignorées. Les conflits internationaux - notamment au Moyen-Orient - s’intensifient. L’impact émotionnel de ces informations nous touche toutes et tous et pourtant, l’industrie musicale peine à s’emparer du sujet. Malgré une prise de conscience croissante de l’importance de la diversité dans les proposition artistiques et des privilèges en place, les dynamiques du pouvoir et les structures décisionnelles continuent souvent d’exclure les voix issues des diasporas et des communautés marginalisées. Pourquoi cet (im)moblisme dans l’industrie musicale face à ces questions cruciales qui freine les avancées concrètes en matière de diversité et d'inclusivité ? Quelle place l’art et la culture peuvent occuper dans les conflits internationaux actuels ? En tant qu’artiste, acteur‧ices de la scène lyonnaise et française, comment contribuer à faire bouger les mentalités et résister concrètement ? Les luttes décoloniales dans la musique sont une bataille pour l’équité, l’autonomisation et le respect des voix et cultures marginalisées, qui se déroulent dans un contexte d’héritage colonial persistant. Elles impliquent de repenser les structures de l'industrie musicale pour qu'elles deviennent des espaces véritablement représentatifs et équitables. Ces luttes trouvent une résonance particulièrement forte dans les villes multiculturelles comme Lyon, où la scène artistique pourrait offrir une zone d’expressions et de nouveaux récits qui défient les cadres dominants. Avec Leïla Ensanyar-Volle : Administratrice et co-programmatrice du Kraspek Myzik, musicienne et productrice de la fanfare Tzila Brass. Ambrine Ayeb : Membre du collectif Azul qui œuvre pour la valorisation des cultures maghrébines et diasporiques à Lyon. A écrit un mémoire sur l’Afrofuturisme après un Master à l’Université Lyon 2 et poursuit ses recherches en vue d’une thèse sur les fictions spéculatives décoloniales. Et Anthony Gboy (gboi) : DJ & LABEL MANAGER depuis 10 ans, militant et activiste sur la scène électronique. Pour en savoir plus : Ressources : https://www.youtube.com/watch?v=cyzhvPwMFH4 / https://www.youtube.com/watch?v=847tS9tJ2Sc https://africultures.com/lhistoire-luttes-decoloniales-panafricaines-musique/ https://manifesto-21.com/le-monde-cest-les-autres-la-world-music-en-debat/ https://decolonial.hypotheses.org/1470 / https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/avec-philosophie/qu-est-ce-qu-une-pensee-decoloniale-3911093 / https://www.youtube.com/watch?v=3rBr3fYRbtU Philarmonie de Paris : COLLOQUE INTERNATIONAL VENDREDI 21 AVRIL 2017 COLONISER DÉCOLONISER/ PAR LA MUSIQUE https://www.youtube.com/watch?v=-vgyCc3HmQI - Frantz FANON, Racisme et Culture - Congrès des Ecrivains et artistes noirs, 1956 // Ecoute active est une émission radio tous les deux mois sur radio Anthropocène qui a pour but d’interroger les pratiques de l’industrie musicale face aux enjeux politiques et de société. Proposé par Camille Viguié. Illustration : Maïa Neel | |||
| Féminisme et industrie musicale : la sororité et l’adelphité pour contrer le syndrome de l’imposteur.ice ? | 03 Jul 2025 | 01:28:37 | |
C’est une petite voix intérieure qui murmure trop fort : “Tu n’es pas assez légitime. Tu n’as pas les codes. Tu fais semblant.” Dans l’industrie musicale, le syndrome de l’imposteur·ice est une réalité tenace pour une grande partie des artistes, musicien·nes et professionnel·les. Derrière les scènes, les platines, les bureaux de prod, les doutes s’accumulent, souvent en silence. On invite une multiplicité de voix : toustes concerné·es par cette sensation d’être “en trop” ou “pas assez” – et qui ont choisi d’en parler, ensemble. On parlera de ce que ça fait de se sentir illégitime dans un monde qui invisibilise certaines trajectoires. Mais aussi de ce que ça change quand on est entouré·es, soutenu·es, reconnu·es. Au programme : discussions libres, partages d’expériences sans détour et le grand retour d’interludes musicales “Planet Zouz”. Un épisode pour se dire qu’on n’est pas seul·es à douter, et qu’ensemble, on peut transformer ces failles en force. Emission cathartique, collective, musicale et politique : parce que la parole libère, et que l’écoute peut devenir une arme. L'armée en question ne rigole pas d'ailleurs, car on sera nombreux·ses sur le plateau : | |||