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Explore every episode of the podcast Décodeur de la Communication

Dive into the complete episode list for Décodeur de la Communication. Each episode is cataloged with detailed descriptions, making it easy to find and explore specific topics. Keep track of all episodes from your favorite podcast and never miss a moment of insightful content.

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Communicants, arrêtez d'avoir peur de vendre ! | Alain Muleris, coaching commercial vitaminé | Best of27 oct. 202600:33:09

Dans la communication, on aime parler de conseil, de stratégie, d'accompagnement. Des mots nobles, rassurants, mais tellement pompeux ! Mais derrière ces belles appellations se cache une réalité que beaucoup de communicants peinent à assumer : nous sommes aussi des vendeurs !

Dans ce Best Of du Décodeur de la com, Alain Muléris, fondateur de Vitamine V et spécialiste de la prospection commerciale, nous rappelle quelques vérités que notre profession aurait tout intérêt à entendre.


Le téléphone, cet ennemi imaginaire

Publier sur LinkedIn, envoyer des newsletters, travailler son image : tout cela est indispensable. Mais attendre que les clients viennent spontanément frapper à notre porte ne suffit pas.

Pour Alain Muléris, la prospection doit devenir une véritable discipline. Et le téléphone reste, selon lui, l'un des meilleurs moyens de décrocher des rendez-vous.

Encore faut-il préparer ses appels, cibler les bonnes entreprises et surtout s'intéresser aux problèmes de ses interlocuteurs plutôt que de leur réciter son catalogue de prestations.


Vendre, c'est d'abord écouter

Un bon commercial n'est pas celui qui parle le plus. C'est celui qui pose les bonnes questions.

Identifier les difficultés d'un prospect, comprendre ses besoins et lui expliquer les bénéfices concrets de son intervention : voilà ce qui fait la différence.

Et accepter les refus, évidemment. Car un « non » n'est pas une humiliation personnelle. C'est simplement une étape du jeu commercial.


La niche n'est pas une prison

Autre idée reçue qu'Alain démonte : se spécialiser reviendrait à s'enfermer.

Bien au contraire ! Une expertise clairement identifiée constitue une porte d'entrée chez les clients. Rien n'empêche ensuite de leur proposer d'autres prestations.

La niche attire. Le savoir-faire élargit la relation.


Oser vendre, enfin !

Choisir ses clients, prospecter régulièrement, savoir présenter son offre et renoncer aux affaires perdues d'avance : autant de réflexes indispensables pour développer une agence ou une activité indépendante.

Et les communicants chez l'annonceur ne sont pas exemptés de cette logique : défendre une idée ou obtenir un budget, c'est aussi savoir vendre.

Alors, cessons de nous réfugier derrière le mot « conseil » comme si le commerce était une activité indigne de notre profession.


Conseiller, c'est bien. Convaincre, c'est mieux. Et savoir vendre, c'est indispensable.


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L'histoire au service du Marketing Territorial | Lorant Deutsch & Manu Sokol, A Toute Berzingue | Best of24 oct. 202600:34:14

Et si l'histoire était l'un des meilleurs outils de marketing territorial ? Dans ce Best Of du Décodeur de la com, Lorànt Deutsch et Emmanuel Sokol vous racontent les coulisses d'À toute berzingue, un programme YouTube qui fait découvrir les villes françaises à travers leur patrimoine, leurs monuments et leurs petites histoires. Une belle démonstration de ce que la communication peut apporter à l'attractivité des territoires.


Raconter les villes autrement

Le concept est aussi simple qu'efficace : Lorànt Deutsch parcourt les villes de France en courant, racontant leur histoire de l'Antiquité à nos jours. Derrière la caméra, Emmanuel Sokol, ancien directeur artistique en agence, orchestre la production avec le monteur Cyril Renouvin.

Née d'une longue amitié entre Lorànt et Manu, l'émission repose sur une véritable stratégie éditoriale : un format reconnaissable, un rythme soutenu et une narration accessible à tous.


L'histoire au service du marketing territorial

À toute berzingue est bien plus qu'une émission historique. C'est un outil de valorisation des territoires.

Mairies, offices de tourisme et collectivités commandent des épisodes pour faire découvrir leur patrimoine, renforcer leur attractivité et donner envie de visiter leur ville.

Mais l'intérêt est aussi local : selon Emmanuel Sokol, environ 70 % des spectateurs d'un épisode consacré à une ville viennent de sa région. Le programme permet donc aux habitants de redécouvrir leur environnement et de se réapproprier leur histoire.


Une véritable opération de communication

Chaque tournage devient lui-même un événement. Presse locale, influenceurs, offices de tourisme : la présence de Lorànt Deutsch crée de la visibilité avant même la diffusion de la vidéo.

L'émission peut ensuite vivre sur les réseaux sociaux, être projetée lors d'événements ou servir de support pédagogique.

Le tout avec une équipe de trois personnes et un matériel étonnamment léger, principalement un smartphone !


Quand le contenu crée de la valeur

À toute berzingue démontre qu'un territoire n'a pas nécessairement besoin d'une grande campagne publicitaire pour faire parler de lui.

En racontant son histoire, en montrant son patrimoine et en donnant la parole à un passionné, il peut créer un contenu durable, fédérateur et attractif.

Une belle leçon de marketing territorial : plutôt que de simplement promouvoir une ville, pourquoi ne pas commencer par raconter ce qui la rend unique ?


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Comment faire vivre une Culture d'entreprise ? | Marine Guinle, resp com interne et marque employeur, Cultura | Best of20 oct. 202600:27:26

Comment faire vivre une culture d'entreprise auprès de 4 500 collaborateurs répartis dans plus d'une centaine de magasins ? Comment communiquer efficacement auprès de salariés qui passent leurs journées sur le terrain ? Et surtout, comment faire de la communication interne autrement qu'en diffusant des messages descendants ?

Dans ce Best Of du Décodeur de la Communication, Marine Guinle, responsable de la communication interne & marque employeur chez Cultura, partage sa vision d'un métier où l'humain occupe une place centrale.


Raconter l'entreprise à travers ses collaborateurs

Chez Cultura, la communication interne est rattachée à la direction des ressources humaines. Une organisation qui n'empêche pas Marine de développer une communication créative, vivante et profondément humaine.

Sa mission ? Donner du sens à la stratégie de l'entreprise, valoriser ses réussites, mais surtout raconter celles et ceux qui la font vivre au quotidien.

Car pour Marine, les collaborateurs ne sont pas de simples destinataires des messages : ils en sont les principaux acteurs.


Faire vivre une promesse employeur

Chez Cultura, la promesse est claire : « Faire vivre et aimer la culture au plus grand nombre. »

Une ambition qui ne concerne pas uniquement les clients. Les collaborateurs, notamment les conseillers de vente, véritables « passeurs de culture », doivent eux aussi pouvoir vivre cette passion.

La communication interne contribue ainsi à faire vivre les valeurs de l'enseigne, tandis que la communication employeur permet de les faire rayonner à l'extérieur pour attirer de futurs talents.


Toucher les collaborateurs sur le terrain

Avec des équipes majoritairement présentes en magasin, difficile de compter sur les traditionnels outils de communication.

Cultura s'appuie notamment sur un réseau social interne, lancé quelques jours avant le confinement de mars 2020. Un hasard de calendrier qui a favorisé son adoption massive.

Mais disposer d'un outil ne suffit pas. Encore faut-il produire des contenus qui intéressent réellement les collaborateurs.


Être sérieux sans se prendre au sérieux

C'est l'un des principes défendus par Marine. Chez Cultura, la communication interne privilégie un ton accessible, naturel et sans solennité inutile.

Portraits de collaborateurs, vidéos, émissions tournées en magasin : Marine donne la parole aux équipes pour raconter leurs passions, leurs métiers et leurs parcours.

Une manière de rappeler qu'une communication interne réussie ne consiste pas seulement à parler de l'entreprise, mais avant tout à faire parler celles et ceux qui la font vivre.


Une belle leçon de communication, à découvrir dans ce Best Of du Décodeur !


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Qui est le plus Influent : l'IA, le Politique ou l'Algorithme ? | Xavier Desmaison, DG de NSI | Ext17 oct. 202600:14:29

Qui exerce aujourd'hui le plus d'influence sur nos opinions et nos décisions ? Les responsables politiques ? Les journalistes ? Les grandes entreprises ? L'intelligence artificielle ? Pour Xavier Desmaison, directeur général de NSI, la réponse est sans appel !

Dans cet extrait du Décodeur, nous explorons les nouvelles règles de l'influence à l'heure où ChatGPT, Claude et les autres intelligences artificielles bouleversent notre rapport à l'information.


L'algorithme, nouveau maître du jeu ?

Pendant longtemps, les médias, les personnalités publiques et les entreprises ont façonné les opinions. Aujourd'hui, les algorithmes jouent un rôle croissant dans la sélection et la hiérarchisation des informations auxquelles nous accédons.

Avec les IA génératives, une nouvelle étape est franchie : les utilisateurs ne consultent plus seulement des listes de résultats, ils interrogent des assistants qui construisent directement leurs réponses. Et ces réponses peuvent influencer leurs perceptions et leurs choix.


GEO : nouvelle révolution ou nouvelle promesse marketing ?

Cette transformation fait émerger une nouvelle discipline : le GEO, pour Generative Engine Optimization. Son objectif ? Améliorer la visibilité des marques et des organisations dans les réponses produites par les intelligences artificielles.

Mais peut-on réellement influencer ChatGPT ? Et surtout, les experts qui promettent de maîtriser le GEO ne vendent-ils pas un peu trop vite leurs recettes miracles ?

Xavier reconnaît que personne ne maîtrise totalement le fonctionnement des grands modèles d'IA. Il explique néanmoins comment NSI expérimente de nouvelles méthodes pour analyser la présence des entreprises dans leurs réponses, comparer leur visibilité et identifier des leviers d'action.


Les communicants doivent-ils devenir des geeks ?

Derrière cette révolution technologique se pose une question essentielle : quel avenir pour les métiers de la communication ?

Pour Xavier, inutile de devenir ingénieur informatique. En revanche, la curiosité, l'expérimentation et la capacité à s'adapter deviennent indispensables.

Après Internet et les réseaux sociaux, l'intelligence artificielle constitue une nouvelle transformation majeure de notre métier.

Une certitude ressort de cet échange : les communicants qui veulent continuer à peser dans le débat public devront apprendre à composer avec les algorithmes. Sans pour autant oublier les fondamentaux de l'influence : convaincre, argumenter et inspirer confiance.


Xavier reviendra, après les vacances de Toussaint, pour parler d'Influence. Et vous comprendrez que cela ne rime pas nécessairement avec téléréalite...


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Petite ville, grands défis de communication | Thomas Clementi, resp com et événementiel, La Verrière | Ep 23013 oct. 202600:29:34

Comment faire vivre une ville, informer ses habitants et organiser des événements quand les budgets sont serrés ? Dans ce nouvel épisode du Décodeur de la Communication, Thomas Clementi, responsable de la communication et de l'événementiel de La Verrière, une commune de 6 000 habitants dans les Yvelines, raconte son quotidien. Un témoignage qui prouve que les petites collectivités rencontrent les mêmes difficultés que les grandes organisations.


L'événementiel, une affaire collective

À La Verrière, l'événementiel représente 75 % de l'activité de Thomas. Fête de la ville, marché de Noël, vœux du maire : les rendez-vous ne manquent pas. Mais les moyens financiers, eux, sont limités.

La solution ? Mobiliser les agents municipaux. Services techniques, jeunesse, sports, services sociaux, élus et même direction générale : tout le monde met la main à la pâte. Une mobilisation collective qui permet de proposer des événements ambitieux sans disposer des budgets des grandes villes.


Des habitants difficiles à toucher

Avec près de 40 % de sa population âgée de moins de 25 ans, La Verrière présente un défi particulier en matière de communication.

Pour toucher tous les publics, Thomas multiplie les canaux : magazine municipal, affichage, Facebook, Instagram, TikTok, WhatsApp ou encore LinkedIn.

Mais cette multiplication des supports pose une question essentielle : communiquer davantage signifie-t-il être mieux entendu ? Malgré tous ces efforts, certains habitants affirment encore ne pas avoir été informés.


La communication n'est pas une baguette magique

Comme beaucoup de communicants, Thomas doit également lutter contre une idée reçue : la communication pourrait résoudre tous les problèmes, parfois avec une simple petite vidéo !

Pourtant, produire un contenu ne suffit pas. Encore faut-il définir un objectif, identifier sa cible et inscrire l'action dans une véritable stratégie.

Thomas défend donc ses priorités et rappelle que la communication doit être associée aux projets dès leur conception, et non sollicitée à la dernière minute.


L'IA pour retrouver du temps stratégique

Avec une équipe réduite, Thomas doit aussi rédiger le magazine municipal et piloter les contenus de la ville. Pour gagner en efficacité, il s'appuie notamment sur l'intelligence artificielle.

Pas nécessairement pour travailler plus vite, mais pour retrouver du temps et se concentrer sur l'essentiel : réfléchir à sa stratégie de communication.

Une conviction qui dépasse largement les frontières de La Verrière !


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Transformer un Service Com pour plus de Performance | Inès Duckit, dircom de Legrand France | Ep 22910 oct. 202600:21:57

Seconde partie de l'entretien avec Inès Duckit, dircom de Legrand. Aujourd'hui, elle vous explique comment elle a transformé la direction de la communication de ce grand groupe du CAC 40 et comment elle a fait évoluer son équipe. Le tout, sans jamais oublier l'essentiel, à savoir l'humain et la performance !


De pompiers à alliés du business

Lorsqu'elle prend ses fonctions chez Legrand, Inès découvre une équipe de vingt collaborateurs expérimentés, qui connaissent parfaitement l'entreprise. Mais elle constate aussi que les communicants passent beaucoup de temps à éteindre des incendies, au détriment d'une véritable vision stratégique.

Son ambition est claire : repositionner la communication comme un levier de performance et de business, et non comme un simple service chargé de produire des supports.


Cinq pôles pour redonner du sens

Pour accompagner cette transformation, Inès commence par écouter ses collaborateurs et comprendre leurs expertises. Elle réorganise ensuite son équipe autour de cinq pôles : communication client, marque, digitale, opérationnelle, interne et institutionnelle.

L'objectif ? Clarifier les responsabilités, valoriser les compétences et permettre à chacun de comprendre sa contribution à la stratégie de l'entreprise.


Manager, c'est aussi changer les habitudes

Changer les habitudes ne se fait pas sans résistances. Certains collaborateurs accueillent favorablement cette nouvelle dynamique, d'autres préfèrent attendre ou expriment leurs inquiétudes.

Inès assume son audace et sa volonté d'aller vite. Mais elle insiste sur une condition essentielle : instaurer un climat de confiance, dans lequel chacun peut exprimer ses désaccords et ses émotions.


L'écoute, première qualité du dircom

Au-delà de l'organisation et de la stratégie, Inès défend une conviction : un bon communicant est avant tout quelqu'un qui sait écouter.

Écouter les collaborateurs, comprendre les non-dits, s'intéresser sincèrement aux autres : autant de qualités indispensables pour exercer une fonction qu'elle considère comme profondément humaine, mais aussi politique, au sens noble du terme.

Une vision du métier qui rappelle que la communication ne consiste pas seulement à faire passer des messages, mais aussi à créer des liens, susciter l'adhésion et accompagner le changement.


Inès reviendra dans le Décodeur afin de parler stratégie ET opérationnel.


Pour écouter la première partie de notre entretien : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/oser-la-diff%C3%A9rence-in%C3%A8s-duckit-dircom-de-legrand/id1532638419?i=1000789858891


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Employee Advocacy : la méthode Clariane | Nicolas Pécourt, dircom Groupe, Clariane | Ep 22806 oct. 202600:24:54

Donner la parole à ses collaborateurs pour en faire des ambassadeurs de l’entreprise : dit comme ça, l’employee advocacy c'est simple. Dans la réalité, c'est rarement un succès. Chez Clariane, groupe d'Ehpad européen de 70 000 collaborateurs, la démarche a pourtant produit des résultats spectaculaires. Nicolas Pécourt, directeur de la communication Groupe, vous explique la méthode qu'il a mis en place.


1. Partir de ceux qui ont déjà envie de parler

Première règle : ne pas chercher à transformer toute l’entreprise en armée d’ambassadeurs. Clariane a commencé par identifier les collaborateurs qui communiquaient déjà spontanément. Directeurs d’établissement, soignants, cuisiniers, animateurs… Ils racontaient leur quotidien, les initiatives locales et les belles histoires vécues avec les résidents.

L’exemplarité crée alors l’envie : montrer ceux qui réussissent donne aux autres l’idée de se lancer.


2. Former plutôt que contrôler

Donner la parole ne signifie pas abandonner les collaborateurs face aux réseaux sociaux. Clariane a donc développé guides, tutoriels et formations. Droit à l’image, consentement des résidents et patients, risques de polémique : les ambassadeurs doivent comprendre les règles du jeu.

L’accompagnement est permanent. L’objectif n’est pas d’écrire à leur place, mais de leur permettre de prendre la parole avec suffisamment d’autonomie et de confiance.


3. Laisser de la place à l’authenticité

Une bonne stratégie d’employee advocacy ne consiste pas à fournir aux salariés des publications corporate prêtes à copier-coller. Pour Nicolas, il faut au contraire que chacun puisse imprimer sa personnalité et son empreinte dans ses contenus.

Et surtout, communiquer doit rester un plaisir. L’employee advocacy fonctionne lorsque le collaborateur parle de ce qu’il connaît, de ce qu'il vit et de ce dont il est fier.


4. Créer une émulation sans imposer

Clariane a également introduit une dimension ludique avec un classement mensuel des ambassadeurs. Le Top 50 est devenu un Top 75 à la demande des équipes. Entre décembre 2023 et juin 2026, le seuil nécessaire pour intégrer ce classement est passé de 400 à 6 000 interactions..

Mais l’indicateur le plus intéressant est ailleurs : 19 des 25 premiers ambassadeurs viennent du terrain. L’employee advocacy n’est donc plus seulement l’affaire du siège ou des dirigeants.


5. Ne jamais rendre la communication obligatoire

C’est peut-être la règle la plus importante. Chez Clariane, personne n’est évalué sur sa capacité à publier sur LinkedIn ou ailleurs. Le métier reste prioritaire : accompagner les patients et les résidents. La communication est encouragée, jamais imposée.

La méthode Clariane tient finalement en quelques principes simples : repérer les volontaires, montrer l’exemple, former, accompagner, faire confiance et donner envie. Car pour transformer ses collaborateurs en ambassadeurs, encore faut-il commencer par accepter de leur donner réellement la parole.


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Le métier de Directeur de Création enfin expliqué ! | Emmanuel François-Eugène, directeur créa chez Hungry & Foolish | Ep 22703 oct. 202600:32:10

Il a grandi au milieu des affiches publicitaires. Littéralement. Son grand-père était peintre en lettres, ses oncles afficheurs et, gamin, Emmanuel François-Eugène pliait les affiches avant d'accompagner ceux qui allaient les coller. La pub, Manu se l'est donc prise « en pleine g*eule » très tôt.

Aujourd'hui directeur de création chez Hungry & Foolish, il raconte dans cette deuxième partie d'entrevue* son parcours atypique et surtout un métier souvent fantasmé : directeur de création.


Un chef de cuisine de la création

Pour expliquer son job, Manu utilise une image simple : celle du chef de cuisine. Avant de diriger, il faut avoir fait. Cherché des idées, écrit, raté, recommencé, présenté des campagnes et appris à défendre une création face à un client.

Puis vient le temps de transmettre. Le directeur de création accompagne les équipes, challenge les idées et vérifie qu'elles peuvent se résumer simplement. Car si un concept nécessite dix minutes d'explication, c'est probablement qu'il faut encore travailler.

Mais le DC doit aussi savoir vendre. Face à l'annonceur, il faut raconter, surprendre, provoquer une émotion et parfois « mettre les pieds dans le plat ». Une bonne idée ne suffit pas : encore faut-il donner envie d'y croire.


L'IA ne remplacera pas l'idée

Évidemment, impossible de parler création aujourd'hui sans parler intelligence artificielle. Manu ne la rejette absolument pas. Pour lui, c'est un outil supplémentaire, comme Photoshop l'a été en son temps.

Mais l'IA ne remplace ni l'irrévérence, ni l'absurde, ni ce pas de côté qui fait naître une grande idée. Et surtout, elle ne doit pas devenir le sujet. Une création réalisée avec l'IA est réussie lorsque le public regarde d'abord… la création.


La prochaine sera la meilleure

Après plusieurs décennies de publicité, qu'est-ce que Manu aime encore le plus dans son métier ?

Sa réponse emprunte à Enzo Ferrari. Lorsqu'on lui demandait quelle était la plus belle Ferrari, celui-ci répondait : « la prochaine ».

Pour Manu, la plus belle campagne semble donc être, elle aussi, celle qui reste à inventer.


Pour (re)découvrir la première partie d'interview de Manu, où il raconte comment il a créé la saga publicitaire d'Aésio Mutuelle : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/les-coulisses-de-la-saga-publicitaire-a%C3%A9sio-mutuelle/id1532638419?i=1000789218908


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Elysée 2027 : la Foire aux Coups de Com (3/3) de Raphaël Glucksmann et François Ruffin | Virginie Debuisson, Olivier Cimelière | Ep 22629 sept. 202600:31:09

Troisième partie consacrée aux coups de com de la présidentielle 2027. Caroline Marchetti ayant dû nous quitter pour raison business., c’est donc avec Virginie Debuisson et Olivier Cimelière que nous poursuivons le décryptage. Au programme : Raphaël Glucksmann dans les éoliennes et François Ruffin sur le bord de la route.


R. Glucksmann, roi des éoliennes

Casque sur la tête, Raphaël Glucksmann part à la découverte des éoliennes aux côtés de Yannick Jadot. Une opération destinée à l’installer sur le terrain de la transition énergétique… mais dont les images vont surtout faire parler d’elles.

Pour Virginie, le décalage est frappant. Elle décrit un homme à la parole posée, intellectuellement solide, mais que cette mise en scène transforme presque en « Playmobil » au milieu des éoliennes. Le problème ? Une fois la photo passée par les réseaux sociaux et les détournements, difficile de se souvenir du message politique qui devait l’accompagner.

Même constat chez Olivier: le candidat doit encore trouver une incarnation capable de donner davantage de force à ses prises de parole. Une bonne communication ne consiste pas seulement à produire une image susceptible de circuler. Encore faut-il qu’elle serve ce que l’on veut raconter.


F. Ruffin : une bonne idée qui déraille

Avec François Ruffin, le problème est presque inverse. Faire de l’autostop pour aller à la rencontre des Français colle plutôt bien au personnage. Olivier rappelle d’ailleurs que M. Ruffin est depuis longtemps présent sur le terrain. L’idée possède donc une certaine cohérence avec son image.

Sauf que l’exécution va transformer l’opération en matière première pour les humoristes. Des automobilistes qui ne s’arrêtent pas, des moments de solitude, une camionnette derrière laquelle le candidat se met à courir… Le « Ruffin Express », comme le surnomme Bertrand Chameroy, finit presque par devenir un bêtisier.

Et c’est dommage, car derrière ces images se trouvait une vraie intention : écouter et faire parler les Français de leur quotidien.


Si on reparlait du fond ?

MM. Glucksmann et Ruffin illustrent finalement deux travers de la communication politique actuelle. Chez l’un, une mise en scène qui semble prendre le pas sur le candidat. Chez l’autre, une idée cohérente dont l’exécution finit par parasiter le propos.

Virginie et Olivier reviennent alors à une question beaucoup plus large : où sont les récits, les projets et les idées capables de structurer une campagne ?

Car les réseaux sociaux, les photos et les coups de com peuvent illustrer une vision. Ils peuvent la rendre visible, accessible et parfois même populaire. Mais encore faut-il commencer par avoir quelque chose à raconter.

À quelques mois de la présidentielle 2027, c’est peut-être bien le principal chantier de communication des candidats.


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Elysée 2027 : la Foire aux Coups de Com (2/3) de Gabriel Attal | Virginie Debuisson, Olivier Cimelière, Caroline Marchetti | Ep 22526 sept. 202600:21:22

Deuxième partie de notre série consacrée aux coups de com des candidats à l’élection présidentielle de 2027. Virginie Debuisson, Caroline Marchetti et Olivier Cimelière, nos trois têtes de com, commentent les frasques de l’ancien premier ministre, M. Gabriel Attal.


Point de départ : l’opération « 1 000 bistrots ».

L’idée ? Aller à la rencontre des Français dans les cafés pour parler école, salaires, frontières ou encore intelligence artificielle.

Le bistrot comme incarnation de la France populaire et lieu de discussion : sur le papier, pourquoi pas ? Sauf que nos communicants ne voient pas tous l’opération du même œil.


Du terrain, des réseaux et beaucoup de com

Pour Olivier, aller dans un bistrot parler d’école ou d’intelligence artificielle pose une question simple : pourquoi ne pas aller directement rencontrer les personnes concernées ? Il voit surtout chez Gabriel Attal une succession de séquences médiatiques et de sujets destinés à occuper l’espace.

Caroline nuance. Une opération peut sembler artificielle aux yeux des professionnels de la communication et néanmoins fonctionner auprès du public. Et après tout, aller là où sont les gens reste l’un des fondamentaux d’une campagne électorale.

Virginie pointe de son côté un problème d’authenticité et s’interroge sur la posture souvent combative adoptée par Gabriel Attal.


Où est le fil rouge ?

Au fil de la discussion, les « 1 000 bistrots » deviennent finalement presque secondaires. C’est la stratégie globale du candidat qui intéresse nos trois communicants.

Gabriel Attal maîtrise les réseaux sociaux, les formats courts et les mécaniques médiatiques. Mais derrière l’accumulation des séquences, quel récit veut-il construire ? Quelle cohérence entre les différentes prises de parole ?

Virginie évoque les pièces d’un puzzle qu’il resterait au public à réassembler. Olivier regrette pour sa part une communication fonctionnant trop souvent au « tac au tac ».

Caroline reste plus prudente : elle constate qu’Attal est aussi perçu comme menant une campagne efficace et préfère attendre pour savoir si ces opérations vont construire un mouvement durable ou rester de simples coups de communication.

Une chose est certaine : avec Gabriel Attal, nos trois têtes de com avaient beaucoup de matière. Et elles ne se sont pas privées de la commenter.


Pour découvrir le premier épisode, consacré aux coups de com d'Édouard Philippe : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/elys%C3%A9es-2027-la-foire-aux-coups-de-com-1-3-dedouard/id1532638419?i=1000791183419


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Elysées 2027 : la Foire aux Coups de Com (1/3) d'Edouard Philippe | Virginie Debuisson, Olivier Cimelière, Caroline Marchetti | Ep 22422 sept. 202600:35:26

Pour ce premier épisode consacré à la communication des candidats à la présidentielle 2027, nous ouvrons sur les coups de com de M. Édouard Philippe. Des frites dans le Nord, une flammekueche chez les Jeunes Agriculteurs, des pommes du côté d’Angers… l'ancien premier ministre multiplie les séquences de proximité. L’objectif : casser l’image technocrate et distant pour montrer un candidat proche des Français. Mais à trop vouloir fabriquer de la proximité, ne finit-on pas par perdre en authenticité ?

Réponse avec Virginie Debuisson, Olivier Cimelière et Caroline Marchetti.


Le syndrome Chirac

Aller sur le terrain, manger, boire, serrer des mains, participer aux traditions locales… La recette est connue. Jacques Chirac en avait fait une véritable signature politique. Mais peut-on reproduire ce modèle avec n’importe quel candidat ?

Le problème vient justement du « surjeu ». Là où Édouard Philippe pourrait s’appuyer sur sa personnalité, son expérience d’élu local et sa propre manière d’aller au contact, certaines séquences donnent l’impression d’avoir été imaginées en amont par des communicants puis plaquées sur le candidat.

Et quand la mécanique devient visible, l’authenticité disparaît.


Le vrai Édouard Philippe serait-il plus intéressant ?

C’est tout le paradoxe soulevé pendant l’émission. Ceux qui l’ont rencontré ou observé dans des formats moins contrôlés décrivent un homme plus accessible, détendu et drôle que ne le laisse penser son image publique.

Pourquoi, dès lors, vouloir lui fabriquer un personnage ?

La question dépasse d’ailleurs le seul cas Philippe. Elle interroge une communication politique qui semble parfois davantage préoccupée par le prochain TikTok, la prochaine photo ou le prochain « coup » que par la construction d'un récit cohérent.


Des coups de com sans colonne vertébrale ?

C’est finalement le principal enseignement de notre échange. La communication ne peut pas remplacer une vision. Elle doit la traduire, l’incarner et la rendre accessible.

À force d’empiler les micro-séquences – une frite ici, une pomme là, une rencontre ailleurs –, le risque est de produire une mosaïque sans véritable fil conducteur.

Édouard Philippe dispose pourtant d’un parcours, d’une personnalité et d’une expérience politique fortes. Peut-être sa meilleure stratégie de communication serait-elle finalement beaucoup plus simple : arrêter de vouloir le transformer… et le laisser davantage être Édouard Philippe.


Pour lire l'article d'Olivier qui a inspiré cet épisode : https://www.leblogducommunicant2-0.com/2026/09/17/presidentielles-2027-communicants-politiques-et-candidats-il-serait-grand-temps-de-depoussierer-vos-vieilles-ficelles/


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Comment communiquer avec les équipes qui n'ont pas d'email ? | Elodie Chadel Amanou, dircom interne, RATP Groupe | Ext19 sept. 202600:14:53

À la RATP, la communication interne doit composer avec une réalité particulière : une partie importante des collaborateurs travaille sur le terrain et ne dispose pas nécessairement d'une adresse e-mail professionnelle. Conducteurs de bus ou de métro, agents de maintenance travaillant la nuit, équipes en horaires décalés… Comment partager une stratégie d'entreprise quand tout le monde n'est pas derrière un écran ? Élodie Chadel Amanou, directrice de la communication interne et de l'engagement du groupe RATP vous dit tout !


Tous les canaux sont bons

Webconférences pour l'encadrement, intranet, événements, accompagnement des managers, affichage, vidéos… La RATP multiplie les formats. Avec une particularité : son intranet reste particulièrement utilisé, notamment parce que des outils métiers y ont été intégrés. Même des salariés sans ordinateur professionnel sont ainsi amenés à s'y connecter.


Mais Élodie ne prétend pas que cela règle tout. Sur le terrain, la communication emprunte parfois des chemins beaucoup moins institutionnels.

WhatsApp en est un bon exemple. Il n'existe pas nécessairement comme canal officiel de l'entreprise, mais dans la vraie vie, certains managers l'utilisent pour communiquer avec leurs équipes. Quand on travaille en horaires décalés et que l'on croise son manager quelques minutes à quatre heures du matin, difficile d'imaginer une communication uniquement descendante et digitale.


Le retour du papier

Autre enseignement : le papier n'est pas mort ! Alors que certaines équipes pensaient pouvoir s'en passer, des salariés ont demandé son retour sur certains sujets complexes. Une vidéo peut informer rapidement ; un document imprimé permet de relire et de mieux comprendre.

La communication interne devient alors une affaire de pragmatisme plutôt que de mode.


Au centre du dispositif reste un acteur essentiel : le manager de proximité. Les enquêtes internes de la RATP montrent qu'il demeure une source d'information particulièrement sollicitée par les salariés. Encore faut-il lui donner, au bon moment, des informations simples et des outils faciles à utiliser.

Une communication interne qui, finalement, se joue moins dans les outils que dans la capacité à aller au plus près du terrain.


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Oser la Différence | Inès Duckit, dircom de Legrand France | Ep 22315 sept. 202600:22:15

Quand Legrand recrute Inès Duckit à la direction de la communication France, le groupe du CAC 40 ne choisit pas le profil le plus conventionnel. Et c’est précisément ce qui intéresse Inès : rejoindre une entreprise industrielle de 160 ans, profondément ancrée à Limoges, mais capable de faire confiance à des personnalités qui sortent des cases.


Legrand, la discrète du CAC 40

38 000 collaborateurs dans le monde, des infrastructures électriques et numériques, des data centers, des solutions pour le maintien à domicile… Legrand est partout ou presque, sans forcément être connu du grand public.

C’est aussi ce qui séduit Inès lorsqu’elle rejoint l’entreprise. Après un parcours dans l’industrie et une expérience entrepreneuriale, elle découvre lors de son recrutement une entreprise qui cherche moins à la « tester » qu’à comprendre ce qu’elle peut lui apporter. Une rencontre qui se joue autant sur les compétences que sur la personnalité.


Être différente sans en faire un sujet

Inès est une femme trans et ne le cache pas. Mais elle le dit très clairement : si elle est chez Legrand, c’est d’abord pour ses compétences et pour remplir une mission.

Son parcours lui apporte néanmoins un regard différent sur l’entreprise, les équipes et la communication. Pour elle, la diversité ne se résume d’ailleurs pas à la transidentité, au genre ou aux origines. Elle tient surtout à la capacité de chacun à être lui-même et à sortir de sa zone de confort pour comprendre l’autre.

Une conviction qui l’amène à refuser les raccourcis, notamment lorsqu’on présente la communication comme un « métier de femmes ». Une communicante n’est pas plus créative parce qu’elle est une femme, pas plus qu’un homme ne serait naturellement destiné à devenir ingénieur.


La curiosité comme moteur

Cette ouverture vient aussi de son histoire. Très jeune, Inès s’intéresse au sport, à l’économie, à la politique, mais surtout aux gens. Elle raconte avoir toujours navigué entre des univers et des profils très différents.

Une curiosité qui ne l’a jamais quittée.

Car derrière les sujets de diversité, de management ou de communication se dessine finalement un même fil rouge : comprendre les autres. Leurs parcours, leurs différences, leurs envies, leurs façons de voir le monde.

Pour Inès, ce ne sont pas des obstacles à gommer. Ce sont des richesses.


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Les Coulisses de la Saga Publicitaire Aésio Mutuelle | Emmanuel François-Eugène, Directeur de Création chez Hungry & Foolish | Ep 22212 sept. 202600:35:52

Il m'aura fallu créer le Décodeur de la Com pour enfin rencontrer mon cousin Emmanuel François-Eugène, directeur de création chez Hungry & Foolish. Vous le verrez, Manu est un homme charmant, loin du cliché du pubard mégalo.Nous abordons dans cette première partie d'interview la saga publicitaire d'Aésio Mutuelle dont voici un des derniers spots télé : https://www.youtube.com/watch?v=oXamjT27H2c


La créativité est-elle vraiment morte ?

Depuis trente ans, le paysage publicitaire a profondément changé. Les campagnes qui entraient autrefois dans la culture populaire semblent plus rares et les annonceurs parfois plus prudents. Pourtant, Manu refuse de céder au « c’était mieux avant ».

Selon lui, il n’y a pas moins de talents. Il y a surtout moins d’occasions de leur permettre de s’exprimer. Contexte économique, multiplication des contraintes, frilosité de certains annonceurs : la créativité doit aujourd’hui se battre davantage pour trouver sa place.

Et lorsqu’une grande idée parvient à émerger, elle se remarque d’autant plus.


Aésio Mutuelle : une saga publicitaire comme on les adore

La saga imaginée par Hungry & Foolish pour Aésio Mutuelle en est un excellent exemple. Sur le papier, difficile d’imaginer sujet plus compliqué à transformer en terrain de jeu créatif qu’une mutuelle.

L’agence décide pourtant de remonter aux origines du mutualisme et d’installer la marque dans une Grèce antique revisitée, peuplée de personnages confrontés à des problématiques très contemporaines. Un territoire volontairement décalé, bourré d’anachronismes et surtout suffisamment large pour devenir une véritable saga.

La réalisation est confiée à Éric Judor, dont l’univers absurde et le sens du rythme vont progressivement nourrir la campagne. Au fil des années, réalisateur, agence et annonceur travaillent de plus en plus étroitement, jusqu’à coécrire les nouvelles histoires.


Une idée, ça se vend aussi

Manu raconte également les coulisses du pitch qui a permis à Hungry & Foolish de remporter Aésio. Pas question de simplement projeter quelques slides en attendant que le client comprenne l’idée.

Il joue les personnages, raconte les dialogues, donne du rythme, fait vivre les films avant même qu’ils existent. Parce qu’une bonne création ne se résume pas à une recommandation PowerPoint : il faut lui donner envie d’exister.

Et c’est peut-être là que se trouve encore toute la beauté de ce métier.

Manu le compare au surf. On peut rester longtemps dans l’eau, attendre, rater plusieurs vagues… puis en prendre une. Quelques secondes de plaisir peuvent alors suffire à donner envie de recommencer.

La publicité, finalement, c’est peut-être exactement ça : attendre la prochaine bonne vague.


Manu revient dans une seconde interview vous parler de son métier de directeur de création.


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La Communication Change et ce n'est que le Début | Sébastien Beaujault | Ep 22108 sept. 202600:28:49

Le monde change et, de fait, la communication aussi. Dans cette seconde partie de mon échange avec Sébastien Beaujault, formateur en IA générative et communicant digital, une certitude émerge : les vieilles habitudes de communication ont du plomb dans l’aile.


Demain, faudra-t-il communiquer avec les IA ?

Pendant des années, le marketing a rêvé de personnalisation. Avec ChatGPT, Gemini, Claude ou Mistral, nous y sommes presque. Sauf qu’un nouveau problème apparaît : chaque utilisateur interroge son assistant différemment et obtient des réponses qui dépendent de ses demandes, de son contexte et de ses usages.

D’où cette question un peu vertigineuse : demain, faudra-t-il chercher à convaincre le consommateur… ou son assistant numérique ?


Des réseaux sociaux aux réseaux de recommandation

Aujourd'hui, les réseaux sociaux deviennent des « réseaux de recommandation » : les algorithmes montrent ce qu’ils pensent susceptible de nous intéresser. Pour les marques, publier ne suffit donc plus.

Sébastien propose un triptyque : audience, communauté, ambassadeurs. Attirer une audience, la transformer en communauté, puis laisser cette communauté porter elle-même la marque. Avec une contrepartie : accepter de perdre une partie du contrôle.


Le communicant doit retrouver du courage

C’est probablement l’un des fils rouges de cet épisode. Une communication totalement maîtrisée et aseptisée devient invisible.

Pour sortir du lot, il faut de la singularité, de l’audace et du courage. Cela suppose aussi de redonner à la communication une vraie place dans l’entreprise.


GEO : attention aux vendeurs de recettes miracles

Nous revenons évidemment sur le GEO. Sébastien est catégorique : aujourd’hui, personne ne possède de recette miracle., le domaine évoluant trop vite. Alors, avant de dépenser des fortunes dans des stratégies GEO, continuez à travailler ses fondamentaux : produire de bons contenus, construire son autorité et développer une marque forte.


Google devient un moteur de réponse

Dernière révolution abordée : Google AI Overview. Avec l’intégration de réponses générées par l’IA directement dans les résultats, Google ne se contente plus de proposer des liens : il apporte lui-même la réponse. Conséquence : le trafic web risque donc de devenir plus difficile à conquérir. Et la bataille de demain sera peut-être moins celle de la première place sur Google que celle de la présence dans les réponses produites par les IA.

Une chose est certaine : la communication change à une vitesse folle. Et plutôt que de chercher une hypothétique « secret sauce », Sébastien vous invite à revenir aux fondamentaux.


Pour écouter la première partie avec Seb : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/le-geo-rime-t-il-avec-pipeau-s%C3%A9bastien-beaujaut/id1532638419?i=1000787261027


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Le Dircom de Demain | Samuel Cuneo, dircom de la Fondation AlphaOmega | Ext05 sept. 202600:16:01

À quoi ressemblera le directeur de la communication des années 2030 ? Pour Samuel Cuneo, Dircom de la Fondation AlphaOmega, la réponse ne se trouve pas uniquement du côté de la technologie.


Un chef d’orchestre plutôt qu’un expert de tout

Le communicant de demain devra d’abord savoir écouter et observer. Dans un environnement qui évolue en permanence, impossible de tout maîtriser. Le Dircom devient donc un chef d’orchestre capable d’identifier les bonnes compétences et de s’entourer des bons experts.

Car les outils passent. Hier Facebook, aujourd’hui ChatGPT, Claude ou Gemini, demain autre chose. La technologie change, les formats vieillissent et les effets « waouh » finissent toujours par s’essouffler. Ce qui demeure, c’est la stratégie et la capacité à construire une marque dans le temps.


À la Fondation AlphaOmega, cette logique s’incarne dans un objectif : faire en sorte qu’AlphaOmega devienne synonyme d’éducation. Une association qui ne se décrète pas mais qui se construit, message après message, année après année.


Le communicant n’est pas la voix de son maître

Mais Samuel Cuneo va plus loin. Pour lui, un bon Dircom doit aussi avoir de la personnalité et surtout du courage. Son rôle n’est pas d’exécuter gentiment les demandes de la direction ou de produire les sempiternels supports de communication.

Il doit parfois savoir dire : « Là, on fait une c*nnerie. »

Une posture qui suppose évidemment une relation de confiance avec les dirigeants. Car la communication ne peut pas fonctionner durablement dans un climat de défiance.


Protéger ce qui a mis des années à se construire

Le Dircom est aussi le gardien de la réputation de son organisation. Samuel Cuneo le résume avec une formule particulièrement parlante : la réputation se gagne en gouttes et se perd en litres.

À lui donc de sentir quand il faut accompagner le changement, quand il faut pousser un dirigeant à « renverser la table »… et quand il faut au contraire l’en empêcher.

Le Dircom de demain sera certainement plus technophile. Mais sa véritable valeur ne sera peut-être pas là. Elle résidera dans sa capacité à écouter, anticiper, conseiller et parfois prendre le risque de déplaire.


Bref, à avoir du courage.


Samuel revient vite dans le Décodeur afin de vous parler plus amplement de son job de dircom à la Fondation AlphaOmega.


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Le GEO rime-t-il avec Pipeau ? | Sébastien Beaujaut, formateur IA et communicant digital | Ep 22001 sept. 202600:27:54

GEO : trois lettres qui agitent désormais le monde de la communication. En effet, le Generative Engine Optimization promet aux marques de devenir visibles non plus seulement sur Google, mais dans les réponses de ChatGPT, Gemini, Claude ou Mistral. Faut-il pour autant sortir immédiatement le chéquier ? Sébastien Beaujault, formateur en intelligence artificielle générative et communicant digital vous répond.


Du moteur de recherche au moteur de réponse

Le changement est pourtant bien réel. Pendant vingt-cinq ans, chercher une information signifiait essentiellement interroger Google, parcourir une liste de liens et visiter plusieurs sites. Avec les IA génératives, le réflexe évolue : nous posons une question et attendons directement une réponse synthétisée.

Pour les communicants, une nouvelle interrogation apparaît donc : comment faire en sorte qu'une entreprise, une marque ou ses contenus deviennent des sources utilisées par les LLM ? C’est tout l’enjeu du GEO.


La recette miracle n’existe pas

Problème : nous sommes encore au tout début de cette histoire. Et Sébastien se montre catégorique : personne ne dispose aujourd’hui des « cinq lois » permettant à coup sûr de faire apparaître une marque dans ChatGPT.

Les agents conversationnels personnalisent leurs réponses selon les utilisateurs, leur contexte et leurs échanges. Ajoutons que ChatGPT, Gemini, Claude, Mistral ou Copilot ne puisent pas nécessairement dans les mêmes sources. Difficile, dès lors, de promettre un classement ou une visibilité reproductible. Alors méfiance.


Avant le GEO, faisons déjà bien notre métier

Cela signifie-t-il qu’il ne faut rien faire ? Non. Mais peut-être faut-il commencer par ce que les communicants savent faire depuis longtemps : proposer un site parfaitement construit, publier des contenus utiles, nourrir un blog ou une newsletter, travailler ses relations presse et surtout devenir une autorité dans son domaine.

Bref, pas de révolution méthodologique. Le GEO prolonge pour l'instant des fondamentaux déjà connus.

Sébastien invite surtout les communicants à observer les nouveaux comportements : comment leurs publics cherchent-ils désormais l’information ? Quels outils utilisent-ils ? À quelles sources font-ils confiance ?


Et demain ?

Une autre question se dessine : qui décide des sources auxquelles les IA accordent de l’importance ? Les accords conclus entre éditeurs de presse et acteurs de l’intelligence artificielle montrent que la réponse n’est pas uniquement technique.

Derrière la visibilité des marques se profile ainsi un sujet beaucoup plus vaste : celui de l’accès à l’information, de la diversité des sources et de leur hiérarchisation.


Le GEO aura son importance. Mais en 2026, avant d’investir dans une discipline dont les règles restent mouvantes, mieux vaut peut-être regarder, tester, apprendre et continuer à produire de bons contenus.

Pour une fois, ne pas prendre le train en marche immédiatement n’est peut-être pas synonyme de retard.


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Les Communicants doivent-ils sortir de l'ombre ? | Valérie Guittard, resp com chez Orange | Best Of29 août 202600:54:15

Valérie Guittard aime la communication. Et elle aime Orange. Après plus de 25 ans passés dans l’entreprise, la responsable communication de la Direction Entreprises Grand Sud Ouest affiche toujours la même curiosité pour un métier qui n’a cessé de se transformer.


La com n’est pas là pour « faire joli »

« Fais-moi ça vite », « fais-moi un petit PowerPoint », « fais-moi quelque chose de sympa »… Valérie connaît ces petites phrases qui ont longtemps contribué à caricaturer le métier.

Sa réponse est claire : la communication est une expertise. Avant de produire une vidéo, un post ou un événement, encore faut-il comprendre le besoin. C’est pour cette raison que la communication doit intervenir en amont des projets et être présente dans les instances de décision.


La com interne est loin d’être morte

Sur ce point, Valérie et moi ne sommes pas tout à fait d’accord ! Pour elle, aucun doute : la communication interne existe toujours et demeure même essentielle.

En revanche, elle s’est profondément transformée. Finies les newsletters descendantes et la « feuille de chou » abandonnée à la cantine. Place au live, aux échanges directs et à des formats comme le « Café Codire », qui permet aux collaborateurs d’échanger directement avec les dirigeants.


Écouter avant de communiquer

S’il fallait résumer la philosophie de Valérie en deux mots, ce serait « listening-responding » : écouter pour mieux répondre.

Car contrairement à une idée reçue, être communicant ne consiste pas seulement à savoir parler. Il faut surtout savoir écouter. Aux jeunes qui souhaitent rejoindre le métier, Valérie conseille donc deux qualités : la curiosité et l’écoute.

La curiosité pousse à découvrir de nouveaux sujets, de nouveaux outils et de nouvelles personnes. L’écoute permet ensuite de comprendre avant de proposer.


IA : un outil, pas un communicant

L'intelligence artificielle ? Valérie ne la rejette pas. Chez Orange, les collaborateurs expérimentent d'ailleurs un outil interne d'IA générative. Mais elle refuse d'opposer frontalement l'humain à la machine.

L'IA peut accompagner, conseiller, faciliter certains usages et même démocratiser la communication auprès de petites structures qui n'en avaient jusque-là pas les moyens. Mais il lui manque encore ce que Valérie place au cœur de son métier : l'émotion.


Le communicant doit-il enfin prendre la lumière ?

C’est sans doute la question la plus personnelle de l’épisode. Pendant 4 ans, Valérie a refusé de venir dans le Décodeur.

Pourquoi ? Parce qu’elle considère le communicant comme un « metteur en scène ». Celui qui travaille le texte, la lumière, le décor, le rythme et permet aux autres de briller… sans nécessairement apparaître lui-même.

Mais les temps changent. Pour défendre la communication, valoriser son expertise et faire reconnaître le métier, les communicants doivent peut-être accepter de sortir davantage de l’ombre.


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Les Marques deviennent-elles Woke ? | Patrice Laubignat et Jean-François Granat | Best Of25 août 202600:43:36

Le wokisme est-il devenu un passage obligé pour les marques ? Sujet sensible, parfois caricaturé, souvent mal défini. Pour ce best of du Décodeur de la Communication, Patrice Laubignat, fondateur d’E4 Brands, et Jean-François Granat, directeur marketing et communication, confrontent leurs points de vue sur l’engagement des marques face aux transformations de la société.


Le woke, bien plus qu’un mot

À l’origine, être « woke », c’est être « éveillé », conscient des injustices sociales. Né aux États-Unis autour notamment des questions raciales, le terme a progressivement englobé en France les sujets d’égalité femmes-hommes, de diversité, d’environnement ou encore de lutte contre les discriminations. Mais le paradoxe est là : le wokisme semble aujourd’hui presque davantage défini par ses opposants que par ceux qui s’en revendiquent.


Les marques peuvent-elles rester à l’écart ?

Difficilement, répondent en substance Patrice Laubignat et Jean-François Granat. Car la communication est aussi le reflet de la société. Dove, par exemple, travaille depuis des années sur une représentation plus diverse des femmes et des corps. À l’inverse, certaines opérations opportunistes peuvent rapidement se retourner contre leurs auteurs. Le fameux sandwich « LGBT » de Marks & Spencer — laitue, guacamole, bacon, tomate — illustre les limites d’un engagement qui ressemble surtout à un coup marketing.

La règle devient alors assez simple : agir avant de communiquer. L’engagement doit être cohérent avec les actes, la culture et l’ADN de l’entreprise. Sinon, les réseaux sociaux se chargent rapidement de pointer les contradictions.


Attention au « wokewashing »

D’autant que les jeunes générations observent les marques avec attention. Leur discours, leurs engagements mais également ce qui se passe réellement à l’intérieur de l’entreprise. Diversité, égalité salariale, représentation des femmes dans les directions : impossible d'afficher certaines valeurs à l'extérieur sans se demander si elles sont réellement appliquées en interne.

L’enjeu touche donc autant la réputation que la marque employeur et le recrutement. Et la défiance est forte : dans l’étude citée au cours de l’épisode, 80 % de la génération Z dit remettre en cause l’honnêteté des marques avant d’acheter. Le risque du wokewashing devient alors aussi réel que celui du greenwashing.


S’engager, c’est aussi choisir

Prendre position n’est pourtant jamais neutre. Une marque engagée peut perdre une partie de ses consommateurs. Mais comme le rappelle Patrice Laubignat : choisir, c’est aussi renoncer.

Alors, les marques doivent-elles être woke ? Peut-être doivent-elles surtout rester éveillées. Comprendre les évolutions de la société, agir réellement, accepter de prendre position et seulement ensuite communiquer. Car l’engagement ne se décrète pas dans une campagne de publicité : il se démontre dans la durée.


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Témoignage d'un Fils de Pub | Jacques Séguéla | Best Of22 août 202600:55:59

Jacques Séguéla est un monument de la publicité française. Son témoignage, à l'heure de l'IA, nous est précieux.


Le courage publicitaire a disparu

Pour Jacques, les années 80 étaient celles du culot. À l’époque, les présidents de groupes validaient en direct des campagnes folles. Aujourd’hui, tout est devenu un millefeuille de validation. Résultat : la pub est moins audacieuse, car les ailes de la créativité sont rognées par la prudence.


L’intelligence artificielle ? Un miracle à dompter

L’IA ne remplacera jamais l’idée. Séguéla le martèle : « Quand la neige fond, elle devient le printemps », et ça, aucune machine ne peut le formuler. Il appelle la nouvelle génération à s’approprier l’IA sans perdre le sens : elle fera le sale boulot, à nous de garder la poésie.


La pub, art de l’optimisme

« Les optimistes inventent l’avion, les pessimistes le parachute », dit-il. Pour Jacques, la publicité est un commerce d’optimisme, une injection de joie dans une société souvent morose. Et c’est en écrivant, chaque jour, quelques lignes qu’il nourrit cette vitalité contagieuse. La pub est fluide, permanente, vivante.


Donner une âme aux marques

L’enjeu n’est pas de vendre, mais de rendre une marque éternelle. Comme un artisan du sens, Jacques milite pour une publicité qui donne une âme. C’est sa vision romantique du métier : aimer les marques, aimer les gens, aimer les mots. Son arme ? Les livres, qui forgent la réputation bien plus sûrement qu’un spot.


Clore avec poésie

Dans un monde numérique, il défend l’affiche, média du cri, et la publicité comme un art populaire. À ceux qui rêvent de se lancer, il recommande de lire ses livres et de ne jamais oublier cette règle d’or : « La répétition fait la réputation. »


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Suntory, l'inconnu de votre Frigo | Valentine Noury, dircom et RSE | Best Of18 août 202600:56:27

Suntory Beverage & Food France, ça ne vous dit peut-être rien. Orangina, Schweppes, Oasis, Pulco, Champomy, Canada Dry ou MayTea, en revanche… beaucoup plus ! Derrière ces marques emblématiques se cache un groupe japonais qui a su conserver un très fort ancrage français. Valentine Noury nous emmène dans les coulisses d’une entreprise bien plus complexe qu’il n’y paraît.


Des marques françaises sous pavillon japonais

Suntory a racheté Orangina Schweppes en 2009. Mais loin de gommer l’histoire de ses marques, le groupe s’appuie sur leur identité et leur implantation locale. Quatre usines sont ainsi réparties sur le territoire français : La Courneuve, Donnery dans le Loiret, Meyzieu près de Lyon et Châteauneuf-de-Gadagne, à proximité d’Avignon.

Une présence industrielle qui rappelle que derrière la bouteille d’Oasis ou d’Orangina posée sur la table, il existe des usines, des emplois, de la R&D et toute une chaîne de production.


Le plaisir, mais avec responsabilité

Les boissons rafraîchissantes sont régulièrement pointées du doigt, notamment pour leur teneur en sucre. Suntory ne cherche pas à éluder le sujet. Sa ligne consiste plutôt à concilier plaisir et responsabilité, en améliorant progressivement ses recettes.

L’exemple d’Oasis Tropical est parlant : entre 2006 et 2024, sa teneur en sucre a été réduite de plus de 38 %. Une évolution volontairement progressive afin de préserver le goût et les habitudes des consommateurs. Suntory investit parallèlement plusieurs millions d’euros chaque année dans sa R&D pour faire évoluer ses produits.


Faire mieux, encore et encore

Cette recherche d’amélioration dépasse largement le contenu des bouteilles. Eau, emballages, énergie, transport, biodiversité, décarbonation des usines : la stratégie de développement durable touche toute la chaîne de valeur.

Le groupe s’est notamment engagé dans une trajectoire vers 100 % de PET recyclé pour ses bouteilles plastiques.

Une démarche qui rejoint deux principes hérités de la culture japonaise de Suntory : Growing for Good, l’idée que la croissance doit permettre d’accroître son impact positif, et Yatte Minahare, que l’on pourrait traduire par « allons-y ». Essayer, avancer, parfois se tromper, apprendre et recommencer.


Derrière les marques, une entreprise

C’est finalement ce que cet échange avec Valentine Noury permet de découvrir : derrière des marques populaires et joyeuses se trouve une entreprise confrontée aux grandes questions de son époque. Nutrition, ressources naturelles, emballages, climat, dialogue avec les pouvoirs publics ou engagement sociétal : fabriquer une boisson que l’on glisse machinalement dans son frigo est beaucoup moins simple qu’il n’y paraît.

Et si Suntory reste encore méconnu du grand public, ses marques, elles, racontent déjà une bonne partie de son histoire.


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Collectivités : osez l'Influence ! | B. Bruzel, A. Cunego, N. Nowaczyk | Best Of15 août 202600:42:02

Influenceurs et collectivités publiques : deux mondes que l’on imagine encore assez éloignés. Pourtant, les créateurs de contenu peuvent permettre aux collectivités de toucher des publics qui échappent à leurs canaux traditionnels. Armelle Cunego, directrice de la communication de Savigny-le-Temple, Baptiste Bruzel, chargé de communication numérique à Bordeaux Métropole, et Nicolas Nowaczyk, directeur de la communication de la ville et de l’agglomération de Cergy, confrontent leurs expériences et leurs réflexions.


Toucher ceux qu’on ne touche plus

À Savigny-le-Temple comme à Cergy, la population est particulièrement jeune. Problème : les outils institutionnels classiques peinent parfois à l’atteindre. Faut-il pour autant ouvrir un compte TikTok ? Pas nécessairement.

Pour Baptiste Bruzel, l’intérêt des créateurs de contenu est justement d’aller chercher les publics là où ils se trouvent, sans obliger la collectivité à maîtriser elle-même tous les codes des plateformes. À Bordeaux, une collaboration autour du pont Simone-Veil avec une créatrice suivie par plusieurs millions de personnes a ainsi généré 250 000 vues… sans budget média.


Le nombre d’abonnés ne fait pas tout

Une grosse communauté ne garantit pourtant rien. Le véritable indicateur, c’est l’engagement. Un créateur aux dizaines de milliers d’abonnés peut n’avoir quasiment aucune interaction, quand un profil plus modeste mais très ancré localement peut devenir un excellent relais.

Surtout, le choix doit partir du sujet et non d’un coup de cœur. Baptiste Bruzel raconte ainsi une collaboration avec Nota Bene autour de l’Hôtel de la Marine. Malgré 150 000 vues, le résultat est jugé mitigé : le sujet était trop éloigné de l’univers naturel du créateur. La leçon est simple : on ne choisit pas un influenceur parce qu’on l’aime, mais parce que sa ligne éditoriale rencontre l’objectif de communication.


Des valeurs avant les vues

Autre impératif : étudier le créateur, ses contenus, ses prises de parole et ses valeurs. Car une collaboration engage aussi l’image de la collectivité. Ici, pas de raccourci possible : l’humain reste essentiel pour comprendre si le profil est réellement compatible avec l’institution.


Un canal comme un autre

Contractualisation, budget, nombre de contenus, évaluation : l’influence doit finalement être traitée comme n’importe quelle action de communication. On peut contractualiser des livrables, mais certainement pas promettre 150 000 vues ou un nombre précis de commentaires.


Le message d’Armelle Cunego, Baptiste Bruzel et Nicolas Nowaczyk est donc moins « faites de l’influence » que « osez l’envisager ». Avec une règle qui reste valable pour toute bonne communication : réfléchir avant d’agir.


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Le Courage de dire NON | Fred Fougerat, Tenkan | Best Of11 août 202600:32:26

Dire oui est souvent confortable. Dire non est parfois indispensable. Pour Frédéric Fougerat, dirigeant de Tenkan, la capacité à refuser certaines demandes est l'une des qualités fondamentales d'un bon directeur de la communication.


Dire non, c'est protéger la communication

Pour Fred, la communication ne peut pas être réduite à un simple exécutant auquel on commande une vidéo, une brochure ou un post LinkedIn. Le rôle du dircom consiste d'abord à comprendre le besoin, à challenger la demande et à proposer la solution la plus pertinente, quitte à expliquer qu'une vidéo n'est pas la bonne réponse. Refuser un mauvais projet, c'est défendre l'efficacité de la communication autant que les budgets de l'entreprise.


Le manager qui ose créer l'incident

Dire non ne relève ni de l'autorité ni de l'ego. C'est un acte de management. Fred raconte avoir appris très tôt à ses équipes à ne pas accepter les urgences créées par la mauvaise organisation des autres services. La communication n'est pas une variable d'ajustement. En expliquant les raisons d'un refus, le manager fait évoluer les pratiques et gagne progressivement le respect de ses interlocuteurs.


Ne pas chercher à plaire

Pendant sa carrière, Fred a souvent été perçu comme "celui qui dit non". Une réputation qu'il assume pleinement. Son objectif n'a jamais été d'être populaire, mais d'accomplir la mission pour laquelle il avait été recruté. Chercher à satisfaire tout le monde conduit souvent à perdre sa crédibilité. À l'inverse, assumer ses décisions, les expliquer et les tenir constitue, selon lui, l'une des marques des meilleurs managers.


L'autorité passe aussi par la confiance

Ce droit de dire non n'existe toutefois que si le directeur de la communication bénéficie de la confiance de sa direction générale. Sans le soutien du dirigeant, impossible d'imposer une vision, de protéger ses équipes ou de faire respecter la fonction. Pour Frédéric, un dircom est avant tout un manager au service de son entreprise, capable de prendre des décisions, d'assumer ses choix… et de dire non lorsque c'est nécessaire


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Quand l'associatif comprend l'Importance de la Communication | Delphine Brard, La Vie Active | Best Of08 août 202600:50:22

Pendant longtemps, le secteur social et médico-social a considéré la communication comme un sujet secondaire. Les professionnels agissaient, mais parlaient peu de leurs actions. C'est précisément ce défi qu'a relevé Delphine Brard lorsqu'elle prend la direction de la stratégie et de la communication d'une grande association du secteur qui compte 4000 salariés : La Vie Active.


Convaincre avant de communiquer

Le premier chantier n'était pas de créer une page LinkedIn ou de lancer un compte TikTok. Il fallait d'abord convaincre les équipes que communiquer n'était ni se mettre en avant ni trahir leurs valeurs.

Pendant plusieurs mois, Delphine sillonne les établissements, rassure les professionnels, explique l'intérêt de montrer leur travail et démonte une idée reçue : communiquer, ce n'est pas faire de la publicité, c'est rendre visible l'utilité de son action.


L'humour comme levier de crédibilité

Dans un univers souvent perçu comme grave, Delphine fait un choix surprenant : utiliser l'humour.

Vidéos décalées, TikTok, campagnes originales… Loin de décrédibiliser les équipes, cette approche permet de montrer une réalité souvent oubliée : derrière les difficultés, il existe aussi de la joie, de la complicité et beaucoup d'humanité.

Une démonstration qu'il est possible de parler de sujets sérieux sans adopter un ton misérabiliste.


Une communication qui sert avant tout le terrain

Pour Delphine, la communication n'est jamais une fin en soi. Son rôle consiste à mettre en lumière les professionnels, les établissements et les personnes accompagnées, jamais à prendre leur place.

Cette vision du métier rejoint une conviction forte : un communicant crée de la valeur lorsqu'il donne de la visibilité aux autres.


Le sens comme moteur

Après avoir travaillé au sein de plusieurs ministères, en agence régionale de santé et en préfecture, Delphine Brard a choisi un environnement où chaque action a un impact concret.

Son parcours rappelle qu'une stratégie de communication ne repose pas uniquement sur des outils ou des campagnes. Elle commence par une compréhension fine des organisations, beaucoup de pédagogie et une qualité devenue rare : le bon sens.

Au fil de cet échange, une idée s'impose finalement : les meilleures communications ne sont pas toujours les plus spectaculaires. Ce sont souvent celles qui parviennent à révéler ce qui existait déjà, mais que personne ne regardait.


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Google AI Overview : Tout Comprendre en 5 minutes | Sébastien Beaujault04 août 202600:05:16

Fin juillet, Google AI Overview est est arrivé en France. La recherche sur Internet entre dans une nouvelle ère et Sébastien Beaujault, formateur IA et communicant digital vous explique tout en 5 minutes. C'est parti !


Quand Google répond avant même de vous envoyer sur un site

Pendant plus de vingt ans, Google a fonctionné selon le même principe : une requête, une liste de liens, puis à l'internaute de choisir où cliquer. Avec l'arrivée de Google AI Overview, cette logique évolue profondément.

Désormais, le moteur de recherche est capable de générer une réponse synthétique directement en haut de la page, en s'appuyant sur plusieurs sources. L'utilisateur obtient ainsi une première réponse sans nécessairement visiter les sites qui l'ont alimentée.


Une évolution majeure pour les communicants

Pour Sébastien, cette évolution confirme une tendance déjà amorcée avec ChatGPT ou Gemini : nous passons progressivement d'un moteur de recherche à un moteur de réponse.

Cette transformation oblige les entreprises à revoir leur manière de produire et de diffuser leurs contenus. L'objectif n'est plus uniquement d'être bien positionné dans les résultats de recherche, mais aussi de devenir une source suffisamment crédible pour être reprise par ces nouvelles interfaces conversationnelles.


Une nouvelle question sur la circulation de l'information

L'échange soulève également une interrogation de fond : comment les intelligences artificielles sélectionnent-elles leurs sources ?

Selon les accords conclus entre les éditeurs de presse et les acteurs de l'IA, certaines publications peuvent être davantage mises en avant que d'autres. Sans remettre en cause la qualité de ces médias, cette situation pose une question essentielle : comment garantir la diversité des sources et des points de vue lorsque l'information est synthétisée par une intelligence artificielle ?


Plus d'interrogations que de certitudes

L'arrivée de Google AI Overview ne signe pas la fin du SEO, pas plus qu'elle ne rend obsolètes les fondamentaux de la communication. Produire des contenus fiables, développer son expertise et construire son autorité restent plus que jamais des leviers essentiels.

En revanche, cette évolution rappelle que les usages changent à grande vitesse. Les communicants devront désormais apprendre à comprendre non seulement les attentes de leurs publics, mais aussi le fonctionnement des nouveaux moteurs de réponse qui façonnent déjà notre manière d'accéder à l'information.


Sébastien revient très bientôt pour parler de GEO sans langue de bois.


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Les 8 étapes pour Réussir ses premiers pas de Dircom | Claire Crépon & Yoann Galiotto | Best Of01 août 202600:46:59

Prendre son premier poste de directeur ou directrice de la communication est un moment aussi enthousiasmant que flippant. Claire Crépon (Combs-la-Ville) et Yoann Galiotto (Lunel) vous livrent les enseignements de leur première prise de poste.


1. Observer avant d'agir

La première tentation est de vouloir tout changer. Pourtant, les deux invités recommandent d'abord de réaliser un état des lieux : rencontrer les équipes, analyser les supports existants, comprendre les attentes des élus et des autres directions, identifier les forces et les axes de progrès. Un à 2 mois d'observation permettent de bâtir une stratégie solide.


2. Agir vite sur les priorités

Observer ne signifie pas rester immobile. Tous deux ont rapidement pris en main un dossier stratégique : le bilan de mi-mandat. Puis chacun a lancé des actions concrètes, comme la réouverture du dialogue sur les réseaux sociaux, la refonte du magazine municipal ou la définition de nouvelles lignes éditoriales.


3. Donner une direction claire

Un dircom est recruté pour faire évoluer la communication, pas pour gérer l'existant. Encore faut-il expliquer où l'on veut aller. Définir une feuille de route, fixer un cap et partager cette vision avec son équipe permettent d'embarquer tout le monde dans le projet.


4. Fédérer plutôt que diriger

Le management est l'un des plus grands défis du poste. Les deux dircoms insistent sur l'importance d'écouter chaque collaborateur, d'organiser des réunions régulières, de partager l'information et de construire une dynamique collective. Un service communication performant est avant tout une équipe qui avance dans la même direction.


5. Gagner sa légitimité par le travail

La confiance ne se décrète pas. Elle se construit. Auprès du maire, des élus comme des collaborateurs, ce sont la qualité des réalisations, la pertinence des conseils et les résultats obtenus qui installent durablement la crédibilité du directeur de la communication.


6. Communiquer... sur sa communication

Un plan de communication ne s'arrête pas à sa mise en œuvre. Il faut également présenter les actions réalisées, partager les résultats obtenus et démontrer l'efficacité des dispositifs. Rendre compte régulièrement rassure les décideurs et renforce la relation de confiance.


7. Garder le cap malgré les urgences

Le quotidien d'un dircom est rythmé par les sollicitations permanentes. Le risque est de perdre de vue les objectifs fixés. Le meilleur conseil de Yoann est simple : ne jamais oublier le cap défini avant la prise de fonction et résister à la dispersion.


8. Accepter que tout prend du temps

Avec le recul, Claire Crépon reconnaît qu'elle mettrait moins d'affect dans certaines situations, tandis que Yoann Galiotto chercherait moins à tout transformer immédiatement. Une prise de fonction réussie repose aussi sur la patience : les changements durables se construisent progressivement.



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Pourquoi les Marques doivent Créer des Communautés | Sébastien Beaujault | Ext28 juil. 202600:11:22

Fin juillet, j'ai eu le plaisir d'enregistrer un épisode sur le GEO avec Sébastien Beaujault, consultant en com digitale et formateur IA générative. Seb est un vrai communicant et non pas un techos pénible. Voici en avant-première un extrait de cet épisode passionnant . Il porte sur les communautés.


Des réseaux sociaux plus si sociaux

Pendant des années, les marques ont concentré leurs efforts sur les réseaux sociaux pour diffuser leurs messages. Mais les règles ont changé. Les algorithmes personnalisent désormais les contenus en fonction des centres d'intérêt de chacun. Résultat : publier ne garantit plus d'être vu, même par ses propres abonnés.

Pour Sébastien, les communicants doivent prendre acte de cette nouvelle réalité. Plus qu'un réseau social, nous évoluons désormais dans un univers de recommandations où chaque utilisateur reçoit un contenu différent.


De l'audience à la communauté

Face à cette évolution, une nouvelle priorité s'impose : construire une véritable communauté.

Sébastien résume cette stratégie en trois étapes :

  • créer une audience,

  • transformer cette audience en communauté,

  • puis faire de cette communauté un réseau d'ambassadeurs.


La différence est essentielle. Une audience écoute. Une communauté échange, partage, débat… et finit par porter elle-même la marque auprès de son entourage. C'est sans doute l'un des leviers les plus puissants dans un monde où les messages institutionnels peinent de plus en plus à émerger.


Accepter de perdre un peu le contrôle

Créer une communauté implique aussi d'accepter une part d'imprévu. Les membres ne seront pas toujours d'accord. Ils pourront critiquer une campagne, une décision ou un produit.

Cette idée reste difficile à accepter pour de nombreuses organisations, habituées à maîtriser leur communication. Pourtant, c'est précisément cette liberté qui donne de la valeur à une communauté. Une marque qui ne tolère que les compliments ne crée pas un collectif : elle entretient simplement une audience passive.


Le défi des communicants

À l'heure où l'intelligence artificielle personnalise toujours davantage les contenus, le rôle des communicants évolue. Il ne s'agit plus seulement de produire des messages, mais de créer des espaces d'échange où les personnes se reconnaissent, partagent des valeurs communes et deviennent naturellement les premiers ambassadeurs de la marque.


Demain, les entreprises qui tireront leur épingle du jeu ne seront probablement pas celles qui publieront le plus, mais celles qui auront réussi à fédérer une communauté engagée autour d'une vision.


Comme je le disais en intro, Sébastien reviendra à la rentrée pour parler GEO, la fameuse Generative Engine Optimization.

Et vous verrez, vous serez très surpris.


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Nous sommes des Empêcheurs de tourner en rond | Séverine Alfaiate, dircom de l'agglo Paris-Saclay | Best Of25 juil. 202600:59:58

Pendant près de vingt ans, Séverine Alfaiate a exercé la communication dans des collectivités territoriales. Aujourd'hui directrice de la communication de l'agglomération Paris-Saclay, elle défend une idée simple : communiquer, ce n'est pas produire des supports, c'est rendre un message compréhensible.


Traduire plutôt que compliquer

Pour Séverine, le communicant est avant tout un médiateur. Son rôle consiste à transformer un discours souvent technique en un message accessible à tous. Exit le jargon administratif : les habitants ne parlent ni de "mobilité", ni de "points d'apport volontaire". Ils prennent les transports et déposent leurs bouteilles dans une benne à verre. Une communication efficace commence toujours par des mots que chacun comprend.


Le courage de dire non

La communication ne consiste pas à exécuter une commande. Derrière chaque demande d'affiche, de communiqué ou de vidéo, le communicant doit interroger les objectifs, les publics et le sens du message. Cela suppose parfois de contredire, de questionner ou de proposer une autre voie. Un rôle parfois inconfortable, mais indispensable si l'on veut apporter une véritable expertise.


La confiance, moteur de l'efficacité

Conseiller suppose d'être écouté. Au fil de sa carrière, Séverine a eu la chance de travailler avec des élus qui reconnaissaient la communication comme un métier à part entière. Sans cette confiance, impossible d'être un véritable partenaire stratégique. Le communicant ne décide pas, mais il éclaire les décisions et aide à leur donner du sens.


Public ou privé : des métiers plus proches qu'on ne le croit

Contrairement aux idées reçues, la communication publique et la communication privée partagent les mêmes fondamentaux : des objectifs, des contraintes, des publics et des stratégies. Les différences résident davantage dans les procédures ou les moyens que dans la nature du métier. Ce qui distingue surtout le secteur public, selon elle, c'est la recherche d'une mission d'intérêt général.


Redonner confiance grâce à la communication

Dans un contexte où la défiance envers les institutions progresse, le communicant public a une responsabilité particulière. Expliquer les décisions, contextualiser les choix et privilégier le "parler vrai" sont autant de leviers pour recréer du lien entre les citoyens et l'action publique. Une mission qui dépasse largement la simple production de contenus.


Cet échange rappelle une évidence souvent oubliée : la communication est un métier d'écoute, de stratégie et de pédagogie. Un métier profondément humain, qui ne se résume jamais à fabriquer des supports, mais consiste à créer les conditions de la compréhension et de la confiance.


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L'énergie et la Passion de la Communication | Pierre Drillon, dircom et RSE de Storengy France | Best Of21 juil. 202600:20:36

Il y a des communicants qui suivent un parcours tout tracé. Et puis il y a ceux qui découvrent ce métier presque par hasard… avant d'en tomber définitivement amoureux. C'est le cas de Pierre Drillon, directeur de la communication de Storengy France,.


Un parcours qui prouve que rien n'est écrit

Destiné à l'enseignement après des études de langues, Pierre découvre finalement la communication au fil des opportunités. Plus de vingt ans plus tard, il dirige la communication d'un acteur stratégique de l'énergie. Une trajectoire qui rappelle qu'une carrière se construit souvent grâce à la curiosité, aux rencontres et à l'envie d'apprendre.


Donner du sens avant tout

Pour Pierre, la communication ne consiste pas seulement à diffuser des messages. Elle sert avant tout à expliquer, à fédérer et à faire comprendre les choix de l'entreprise. Que l'on s'adresse aux collaborateurs, aux médias, aux institutions ou aux riverains, la mission reste la même : porter une vision claire et renforcer la confiance.


Le collectif comme moteur

Tout au long de l'échange, un mot revient sans cesse : l'équipe. Pierre Drillon insiste sur la richesse des profils, la complémentarité des talents et l'importance de construire une communication collective. Pour lui, un directeur de la communication n'avance jamais seul : il s'appuie sur des expertises variées et sur des collaborateurs capables de se challenger mutuellement.


Transmettre aux nouvelles générations

L'autre thème fort de cet épisode est la transmission. Pierre Drillon raconte avec beaucoup de sincérité combien les professionnels qui l'ont accompagné au début de sa carrière ont compté pour lui. Aujourd'hui, il considère naturel de rendre cette confiance en accompagnant à son tour les jeunes communicants. Leur regard neuf, leurs questions et leur capacité à remettre en cause les habitudes constituent, selon lui, une formidable source de progrès.

Au moment de conclure, Pierre livre un conseil simple mais puissant : croire en ses envies et choisir un métier qui donne envie de se lever le matin. Une philosophie qui résume parfaitement cet échange inspirant, où la passion du métier apparaît comme la meilleure des énergies.


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Comment Cartonner sur YouTube | Sylvain Lepoutre, CEO de Video Bees | Best Of18 juil. 202600:39:41

Pourquoi certaines vidéos explosent-elles quand d'autres peinent à dépasser quelques dizaines de vues ? Pour Sylvain Lepoutre, CEO de Video Bees, la réponse ne tient ni à l'algorithme ni au matériel. Elle repose avant tout sur la valeur apportée au public.


Arrêter de parler de soi

L'erreur la plus fréquente, notamment chez les entreprises, consiste à utiliser YouTube comme une vitrine publicitaire. Or les internautes ne viennent pas sur la plateforme pour regarder des réclames. Ils cherchent avant tout à apprendre, se divertir ou s'inspirer. Une vidéo qui ne répond à aucun de ces trois objectifs a très peu de chances d'être recommandée.


L'histoire avant la technique

Pour capter l'attention, une vidéo doit raconter une histoire. Qu'il s'agisse d'un tutoriel ou d'un vlog, le spectateur doit percevoir une transformation, un enjeu, des difficultés et un résultat. Aujourd'hui, les chaînes qui progressent sont celles qui travaillent leur écriture autant que leur réalisation. Une bonne idée et un bon scénario valent souvent davantage qu'une image parfaite.


Les entreprises doivent changer de regard

Pour Sylvain, les marques gagneraient à abandonner les vidéos institutionnelles au profit de contenus utiles, incarnés et réguliers. Il invite les organisations à créer de véritables programmes éditoriaux plutôt que des films promotionnels, à montrer leurs valeurs à travers des histoires concrètes et, surtout, à accepter une part de vulnérabilité. C'est ainsi que naît la confiance.


La passion comme moteur

À ceux qui souhaitent se lancer sur YouTube, son conseil est limpide : choisissez un sujet qui vous passionnera encore dans cinq ans. Ensuite, trouvez votre "prisme", cette façon unique d'aborder votre thème. C'est cette combinaison entre expertise et personnalité qui permet de construire une communauté fidèle.


Commencer simplement… et persévérer

Inutile d'investir des milliers d'euros dans du matériel. Un smartphone, un petit micro et une bonne lumière suffisent largement pour débuter. Le véritable investissement est ailleurs : dans le temps, la régularité et la capacité à progresser vidéo après vidéo. Car YouTube n'est pas un sprint. C'est un marathon où la passion reste le meilleur carburant.


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La Communication, un métier plus Stratégique que jamais | Véronique Dubois, dircom et marque, l'Apec | Best Of14 juil. 202600:37:19

Après avoir fait ses armes dans quelques-unes des plus grandes agences françaises, de DDB à Australie en passant par Lowe, Véronique Dubois a choisi de mettre son expertise au service de l'APEC, où elle dirige aujourd'hui la communication et la marque. Dans ce Best Of du Décodeur de la communication, elle revient sur un parcours riche qui illustre à quel point les métiers de la communication se sont transformés.


La communication n'a de sens que si elle sert la stratégie

La communication n'est plus là pour "faire joli". C'est le message fort que délivre Véronique Dubois, directrice communication et marque de l'APEC, dans ce Best Of du Décodeur de la communication. Forte d'un parcours en agence puis chez l'annonceur, elle défend une vision exigeante du métier : la communication doit être un levier de transformation, au service de la stratégie de l'entreprise.


Partir des enjeux, pas des outils

Pour Véronique Dubois, tout commence par une question simple : quels sont les objectifs de l'organisation ? La stratégie de communication ne se construit ni autour d'un réseau social, ni autour d'une campagne publicitaire. Elle découle des priorités de l'entreprise et doit contribuer à leur réussite. C'est cette logique qui guide aujourd'hui l'ensemble des actions menées à l'APEC, qu'il s'agisse d'accompagner les cadres, d'aider les entreprises à recruter ou de faire connaître les services proposés aux jeunes diplômés.


Le communicant, garant de la cohérence

Dans un monde saturé d'informations et de canaux, le rôle du communicant dépasse largement la production de contenus. Il devient le garant de la cohérence de la marque. Communication interne, relations médias, influence, publicité, réseaux sociaux ou événementiel : toutes ces prises de parole doivent raconter une même histoire et porter une même ambition.

Cette cohérence est d'autant plus essentielle que les publics ont profondément changé. Les jeunes ne consomment plus l'information comme leurs aînés. Pour les toucher, l'APEC s'appuie désormais sur des influenceurs, de nouveaux médias et des dispositifs spécifiquement pensés pour leurs usages.


Une fonction stratégique

Après quinze années passées dans les plus grandes agences de publicité, Véronique Dubois constate combien le métier a évolué. Longtemps perçue comme une fonction support, la communication est aujourd'hui pleinement associée aux décisions stratégiques. Elle mesure ses résultats, démontre sa contribution aux objectifs de l'entreprise et accompagne les grandes transformations.

Son conseil aux futurs communicants est à l'image de cette évolution : soyez curieux, formez-vous en permanence et gardez toujours en tête que la communication n'est pas une fin en soi. Elle est avant tout un outil au service d'une stratégie.


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Comment Bâtir une Stratégie de Com Interne ? | Mary Mackay | Best Of11 juil. 202600:39:07

Comment bâtir une stratégie de communication interne ? Mary Mackay, responsable de la com interne à l’Agglomération du Pays de Montbéliard, partage son expérience et présente son premier livre paru chez Territorial Éditions.

Un guide méthodologique rempli de conseils pratiques pour structurer et dynamiser la com interne des organisations


👍Pour l'acheter : https://boutique.territorial.fr/batir-strategie-communication-interne.html


Un livre conçu pour l’action

Mary a écrit ce livre pour répondre à un besoin concret : donner des repères et des outils opérationnels aux communicants internes face aux enjeux de mobilisation et d’adhésion des collaborateurs. Elle y propose une méthodologie éprouvée, issue de son expérience terrain, avec un regard pragmatique et accessible.

L’ouvrage est jalonné de témoignages concrets et de retours d’expérience, permettant aux professionnels de s’inspirer et d’adapter les bonnes pratiques à leur propre organisation.


La com interne : un enjeu stratégique

Longtemps reléguée au second plan, la com interne a pris une place centrale, notamment depuis le Covid. « La com’ interne a tout d’une grande », rappelle Mary, insistant sur son rôle dans l’engagement des collaborateurs et la transmission du sens au sein des organisations.

Elle met en garde contre l’approche purement « outil » qui consiste à empiler des supports sans stratégie claire. Pour elle, tout commence par un audit terrain, une définition précise des objectifs et une vraie réflexion sur les attentes des équipes.


À la croisée des chemins : com interne et marque employeur

La communication interne est intimement liée à d’autres dimensions stratégiques, notamment la marque employeur. « On peut promettre une belle expérience aux candidats, mais si la réalité interne ne suit pas, cela crée une énorme déception », souligne-t-elle.

Elle insiste sur la nécessité d’une cohérence entre l’image projetée et l’expérience réelle des collaborateurs. C’est pourquoi la communication interne doit être pensée avec la DRH, la direction et les équipes terrain pour créer un environnement authentique et motivant.


L’importance d’un accueil réussi

Mary rappelle un élément fondamental souvent négligé : l’accueil des nouveaux collaborateurs. Elle cite Claude Harter, qui souligne combien les premières impressions sont durables. Un bon accueil, même avec peu de moyens, renforce l’engagement et l’adhésion des agents dès leur arrivée.


Un livre à mettre entre toutes les mains

Mon invitée livre un ouvrage accessible et immédiatement actionnable. Il s’adresse aussi bien aux communicants internes aguerris qu’à ceux qui découvrent ce domaine. Un incontournable pour toute organisation souhaitant faire de la communication interne un véritable levier stratégique.



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A assureur militant, dircom engagée (et vraiment) | Cécile Ribour, dircom de la Maif | Best Of07 juil. 202600:48:02

Impossible de parler de la Maïf sans évoquer sa signature d'assureur militant. Cécile Ribour, directrice de la communication depuis 2018, incarne pleinement cette posture. Dans cet épisode, elle revient sur l’ADN de l'entreprise, héritée des instituteurs fondateurs, et sur l’engagement de l’entreprise en faveur de l’impact environnemental et sociétal.


Engagé pour l'environnement

La Maïf a mis en place un dispositif inédit : le dividende écologique. Il reverse 10 % du résultat à des projets d’intérêt général. Un engagement tangible, local, loin du greenwashing.


Une maison à mission, pas une posture

Depuis 2020, la Maïf est devenue société à mission. Un travail de fond, amorcé bien en amont, que Cécile a piloté pendant un an et demi. Pas de tagline creuse ici, mais une raison d’être nourrie par l’histoire de la marque et par la réalité du terrain. “On a d’abord vérifié qu’on faisait ce qu’on disait”, explique-t-elle. Chaque mot a été pesé, chaque engagement traduit en indicateurs concrets.


Une direction com de 130 personnes

Avec une équipe de 130 personnes couvrant tous les métiers – du studio créa aux événements mutualistes – la direction de la communication de la Maïf est une PME à elle seule. Le choix stratégique : internaliser un maximum de compétences. L’enjeu : ne pas tourner en rond, continuer à se challenger. Cécile l’assume pleinement : “On est une agence intégrée. Et on se confronte aussi à l’extérieur, avec des agences partenaires pour se remettre en question.”


Du sens, pas seulement des outils

Dans un métier où l’IA, les KPIs et la data ont pris une place considérable, Cécile défend une vision exigeante de la communication. “Notre job, c’est de réfléchir, de créer des ponts entre stratégie, image et impact.” Un plaidoyer pour une com’ de sens, portée par une culture d’entreprise très forte.


Un métier d’intellectuel, pas d’exécutant

Le message est clair pour les jeunes communicants : cultivez votre curiosité, votre capacité d’analyse, votre culture générale. “Ce métier est un métier d’intellectuel”, rappelle Cécile. Une belle leçon de transmission pour celles et ceux qui voient la communication comme un levier d’action, pas un simple habillage.


Et puis, nous avons abordé Cécile et moi d'autres sujets essentiels comme la com interne, la différence entre l'agence et l'annonceur, ses craintes lorsqu'elle a pris son poste, etc.


Un épisode riche, très riche, et passionnant grâce à une invitée de marque. Et très cool. What else ?



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Comment Gérer une Crise Sanitaire | Magali Lafleur, dircom de la Fnil | Best Of04 juil. 202600:27:06

Une crise sanitaire impliquant des nourrissons, une ONG qui diffuse des informations erronées, une pression médiatique immédiate… Pour ce Best Of du Décodeur de la com, Magali Lafleur, dircom de la Fnil, revient sur la première grande crise qui a marqué sa carrière. Un épisode riche d'enseignements sur le rôle stratégique des communicants lorsque tout s'accélère.


Réagir sans attendre

Pour Magali, la première règle est simple : en communication de crise, chaque minute compte. Dès les premières alertes, une cellule de crise est constituée autour d'experts scientifiques, des affaires publiques, d'une porte-parole et de la communication. L'objectif est clair : suspendre toutes les autres activités pour se consacrer entièrement à la gestion de la situation.


Comprendre avant de communiquer

Avant de prendre la parole, encore faut-il connaître précisément les faits. La première question posée par la communicante est sans détour : les entreprises sont-elles réellement en faute ? Une fois la réponse obtenue et les vérifications effectuées auprès de toutes les marques concernées, la stratégie peut être définie avec sérénité. Car une crise ne se gère pas de la même manière selon que l'on est responsable… ou non.


Un message simple vaut mieux qu'un long discours

Face à un sujet extrêmement technique, la tentation est grande d'entrer dans les détails. Magali défend l'approche inverse : construire un message clair, compréhensible et rassurant. Cette simplicité permet de répondre rapidement aux médias sans alimenter le doute ni ouvrir de nouvelles polémiques.


Le porte-parole, un acteur décisif

Des éléments de langage efficaces ne suffisent pas. Encore faut-il une personne capable de les porter avec calme et conviction. La porte-parole choisie possède à la fois une solide expertise scientifique et une vraie culture de la communication. Une combinaison rare qui contribue largement à désamorcer la crise et à rétablir la confiance auprès des médias et du grand public.


Les trois qualités d'un communicant de crise

Avec le recul, Magali résume son expérience en trois mots : rapidité, confiance et sang-froid. Réagir vite, éviter de multiplier les avis contradictoires et garder suffisamment de distance émotionnelle pour prendre les bonnes décisions. Parce qu'en communication de crise, le calme est souvent la meilleure arme.


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Et sinon, la Diversité dans la Communication... ? | Nadjet Boubekeur & Fawaz Mamah | Ep 21927 juin 202600:39:56

La communication est un métier qui parle à tout le monde. Pourtant, ceux qui la pratiquent ne reflètent pas toujours la diversité de la société. Dans cet épisode, enregistré en 2022, Nadjet Boubekeur et Fawaz Mamah partagent leur expérience et proposent des pistes pour faire évoluer les choses. Depuis, est-ce que les choses ont changé ? Euh, ben, non...


Un manque de représentation encore visible

Pour Nadjet Boubekeur, le constat est sans appel : en plus de vingt ans de carrière dans les relations presse, les professionnels issus de la diversité rencontrés à des postes à responsabilité se comptent sur les doigts d’une main. Une situation qui ne relève pas seulement du recrutement, mais aussi de l’accès à l’information et aux opportunités.


Le poids des parcours et des déterminismes

Pourquoi si peu de diversité dans la communication ? Pour les deux invités, une partie de la réponse se trouve dans l’orientation scolaire et les représentations. Beaucoup de jeunes ne connaissent tout simplement pas ces métiers. D’autres n’osent pas s’y projeter, faute de modèles auxquels s’identifier. Quand personne autour de soi n’a emprunté ce chemin, il devient plus difficile d’imaginer qu’il est accessible.


La communication peut changer les regards

Fawaz Mamah rappelle que la communication elle-même possède un pouvoir considérable. Une campagne publicitaire, un visuel ou un récit peuvent modifier la perception que les jeunes ont de leur avenir. Montrer davantage de profils diversifiés dans des rôles de dirigeants, d’experts ou d’entrepreneurs contribue à élargir le champ des possibles.


Rôle modèle, réseau et transmission

Les deux invités insistent sur l’importance des rôles modèles. Voir quelqu’un qui nous ressemble réussir permet de se projeter. Ils défendent également l’idée de créer davantage de passerelles entre professionnels et jeunes talents afin de partager les réseaux, les conseils et les opportunités.


Oser et persévérer

Au-delà des obstacles, Nadjet et Fawaz délivrent un message résolument optimiste. Les métiers de la communication sont accessibles à celles et ceux qui s’y intéressent, cherchent l’information et font preuve de persévérance. Leur conseil est simple : ne pas s’autocensurer. Oser demander, oser candidater, oser se rendre visible. Car souvent, le premier pas est déjà une victoire.


La diversité n’est pas seulement une question de représentation. C’est aussi une richesse pour les entreprises, qui gagnent à multiplier les points de vue, les expériences et les parcours. Une communication plus diverse est, finalement, une communication plus juste et plus proche du réel.


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Etre soi-même au Bureau | Agathe Weil, dircom | Ep 21823 juin 202600:41:17

Peut-on être pleinement soi-même au travail ? Pour Agathe Weil, la réponse est évidente aujourd'hui. Mais cela n'a pas toujours été le cas.

Dans cet épisode du Décodeur, elle revient avec sincérité sur son parcours, son rapport à la différence et l'importance des rôles modèles en entreprise.


Le jour où tout a basculé

Le déclic survient il y a une quinzaine d'années, lors d'un déplacement professionnel au Texas. Au cours d'un dîner, Agathe réalise qu'elle passe son temps à contourner les questions personnelles pour éviter de révéler qu'elle partage sa vie avec une femme.

Le soir même, seule dans sa chambre d'hôtel, elle s'effondre. Cette situation lui apparaît soudain insupportable. Pourquoi consacrer autant d'énergie à cacher une partie de soi ?

Le lendemain, elle prend une décision qui changera sa vie : ne plus se cacher.


Les petites discriminations du quotidien

Agathe n'a jamais subi de discrimination frontale dans sa carrière. En revanche, elle évoque ces innombrables micro-agressions qui, mises bout à bout, finissent par peser.

Une remarque maladroite. Un formulaire qui ne prévoit qu'un conjoint masculin. Une surprise affichée lorsqu'elle évoque sa compagne.

Rien de dramatique pris isolément. Mais une accumulation qui rappelle constamment que certaines situations restent considérées comme "hors norme".


L'importance des rôles modèles

L'absence de représentation a longtemps été un sujet pour Agathe. Adolescente, elle ne voyait personne qui lui ressemblait dans les films, les médias ou le monde professionnel.

C'est précisément pour cette raison qu'elle s'engage aujourd'hui comme rôle modèle auprès de l'Autre Cercle.

Son objectif est simple : montrer qu'il est possible d'être soi-même, d'exercer des responsabilités importantes et de réussir sa carrière sans renoncer à son identité.

Comme elle le résume avec une formule forte : « On ne peut pas être ce qu'on ne montre pas. »


Créer des environnements où chacun trouve sa place

Agathe souligne également le rôle déterminant de l'entreprise et des managers. Elle rend notamment hommage à Frédéric Fougerat, son directeur de la communication, qui a toujours créé un environnement de travail ouvert et protecteur.

Car l'inclusion ne repose pas uniquement sur les personnes concernées. Elle dépend aussi de la capacité des organisations à permettre à chacun d'être lui-même sans crainte.


Au fond, le sujet dépasse largement les questions d'orientation sexuelle. Il touche à quelque chose d'universel : la possibilité d'exister pleinement dans son environnement professionnel.

Et peut-être est-ce là la mission la plus importante d'un rôle modèle : ouvrir la voie pour ceux qui hésitent encore à emprunter le chemin.


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Les 10 étapes des Relations Presse | Nadjet Boubekeur, Dircom et RSE, L'Oréal | Ep 21720 juin 202600:15:50

Les relations presse sont souvent perçues comme un art. Dans cet épisode, Nadjet Boubekeur démontre qu'elles reposent sur une méthode, de la préparation et beaucoup de bon sens. Forte de son expérience, elle partage une feuille de route claire pour construire une stratégie RP efficace et durable.


Les 10 étapes clés des relations presse

  • S'appuyer sur les experts internes

  • Créer une relation avec les journalistes avant d'avoir besoin d'eux

  • Définir une véritable intention de communication

  • Rédiger un communiqué de presse percutant, court, structuré et enrichi de verbatims

  • Entretenir son fichier presse et assurer un suivi personnalisé, avec relances et échanges ciblés

  • Choisir le bon média en fonction de la cible visée

  • Penser digital

  • Faire preuve de persévérance et retravailler son angle lorsqu'un sujet ne trouve pas immédiatement son public

  • Faire systématiquement relire ses contenus

  • Rester honnête, même en période de crise

La relation avant l'information

L'une des idées fortes de Nadjet est qu'un journaliste ne se contacte pas uniquement lorsqu'un communiqué est prêt à partir. Les meilleures collaborations se construisent dans la durée, grâce à des échanges réguliers qui instaurent confiance et réciprocité. Lorsqu'une actualité survient, cette relation préexistante fait toute la différence.


Penser comme le journaliste

Pour espérer être repris, il faut sortir de sa logique d'entreprise et se demander ce qui intéressera réellement les lecteurs ou les auditeurs. Un bon sujet n'est pas une publicité déguisée : c'est une information utile, originale ou porteuse d'enjeux pour le public.


L'angle fait souvent le succès

Un refus n'est pas forcément synonyme de mauvais sujet. Il peut simplement révéler un problème d'angle ou de présentation. Reformuler son histoire, la rendre plus concrète ou plus proche des préoccupations des citoyens permet souvent de transformer un échec en opportunité médiatique.


L'humilité comme meilleure alliée

Enfin, l'épisode rappelle une règle essentielle : dans les relations presse, la transparence paie toujours davantage que la dissimulation. En cas de difficulté ou de crise, reconnaître ses erreurs, apporter des preuves et répondre rapidement renforce la confiance des journalistes et protège durablement la réputation de l'organisation.


Plus qu'une recette miracle, Nadjet livre ici une méthode de travail solide. Dix étapes simples, applicables par tous les communicants, qui rappellent qu'en matière de relations médias, la qualité de la relation humaine reste fondamentale.


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(2/2) Pourquoi la Communication est-elle Méprisée ? | Virginie Debuisson, Olivier Cimelière, Mathieu Pimort | Ep 21616 juin 202600:26:34

Seconde partie d'épisode en compagnie de Virginie Debuisson, Olivier Cimelière et Mathieu Pimort.

Nous analysons encore les raisons du mépris du métier de communicant en entreprise.

La 1ère partie : https://podcasts.apple.com/fr/podcast/1-2-pourquoi-la-communication-est-elle-m%C3%A9pris%C3%A9e-virginie/id1532638419?i=1000771488124


Le piège du court terme

Pour Virginie, le problème est simple : la communication est encore trop souvent évaluée avec les mauvais indicateurs.

Beaucoup de dirigeants cherchent un ROI immédiat.. Un passage à la télé, un article dans la presse ou une campagne doivent, selon eux, générer instantanément du chiffre d’affaires. Une vision réductrice qui ignore la véritable nature de la communication : construire une réputation, renforcer une marque, créer de la confiance. Autant d’actifs qui se développent sur le temps long.


Les communicants, sentinelles des crises

Pour Olivier, la crise illustre parfaitement le manque de considération accordé aux professionnels de la communication.

Les signaux faibles existent presque toujours avant qu’une crise n’éclate. Pourtant, les alertes des communicants restent souvent ignorées jusqu’au moment où la situation devient incontrôlable.

Le paradoxe est cruel : tant que tout va bien, leur expertise est minimisée. Mais lorsque l’incendie se déclare, tout le monde se tourne vers eux pour trouver une solution.


Communication et business : le grand malentendu

Mathieu pointe une autre difficulté : la confusion persistante entre marketing et communication.

Le marketing vise directement l’acquisition commerciale. La communication, elle, travaille l’image, la notoriété, la culture et la perception d’une organisation.


Où sont passées les "role-models" de la com ?

Autre constat partagé : la disparition progressive des figures inspirantes du secteur.

Mes invités regrettent une époque où des professionnels expérimentés partageaient davantage leurs analyses, leurs convictions et leurs désaccords. Pour retrouver sa place, la communication doit peut-être retrouver des personnalités capables de bousculer les idées reçues et d’assumer des positions fortes.


Une profession qui doit retrouver sa voix

Malgré les critiques, mes 3 invités restent profondément optimistes.

Pour Virginie, l’explosion des technologies et de l’intelligence artificielle représente une formidable opportunité pour les communicants capables d’aider les marques à émerger dans un environnement saturé.

Pour Olivier, la communication demeure l’un des métiers les plus passionnants qui soient, parce qu’il permet de comprendre toutes les facettes de l’entreprise.

Et pour Mathieu , la reconnaissance passera par une meilleure démonstration de la valeur économique de la communication.


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L'enthousiasme comme Signature | Arnaud Le Mérour, directeur marque, com & marketing, Rennes School of Business | Ep 215 Hommage13 juin 202600:28:25

Episode hommage aujourd'hui. Arnaud Le Mérour, alors directeur de la marque, de la communication et du marketing de Rennes School of Business, partageait bien plus qu'une vision du métier. Avec sincérité, générosité et profondeur, il livrait une véritable philosophie de la communication. Une pensée pour sa famille, ses proches et ses anciens collègues de RSB.


Porter une marque, porter une vision

À la tête d'une équipe de communication particulièrement étoffée, Arnaud ne réduisait jamais son rôle à celui d'un gestionnaire de campagnes. Pour lui, communiquer consistait avant tout à faire vivre une marque, lui donner une âme, une personnalité et une cohérence.

À Rennes School of Business, cette mission passait par une conviction forte : la différenciation. Dans un univers des grandes écoles souvent perçu comme uniforme, il défendait avec fierté l'identité singulière de son établissement, son ouverture internationale, son ancrage territorial et sa capacité à sortir des sentiers battus.

Derrière chaque campagne, chaque prise de parole, chaque message, il cherchait à faire émerger une vision claire et authentique.


La créativité comme état d'esprit

Ce qui frappe dans cet échange, c'est la place centrale qu'Arnaud accordait à la créativité. Pour lui, une bonne idée n'était jamais le fruit du hasard. Elle naissait de la curiosité, de l'observation, de l'accumulation de connaissances mais aussi de la capacité à oublier les certitudes pour laisser émerger quelque chose de nouveau.

Sa définition de la créativité dépasse largement le cadre de la communication. Elle touche à la manière d'être au monde : observer, écouter, ressentir et rester ouvert à l'inattendu.

Cette vision explique sans doute pourquoi il considérait la communication comme un métier profondément vivant, un terrain d'expression où l'on peut donner corps à des idées, des projets et des ambitions.


Un manager profondément humain

Au fil de l'entretien apparaît également une autre facette d'Arnaud : celle du manager.

À la tête d'une équipe de dix-huit personnes, il parlait moins de process que de confiance, moins d'organisation que de bien-être. Il était convaincu qu'aucune créativité durable ne pouvait naître dans un environnement qui ne favorise pas l'épanouissement des collaborateurs.

Son rôle, disait-il, consistait avant tout à transmettre de l'enthousiasme. Une phrase simple, mais qui résume parfaitement sa manière d'envisager le management : accompagner, encourager et permettre à chacun de révéler le meilleur de lui-même.


Le métier de communicant comme transmission

Peut-être est-ce là l'idée la plus forte de cet épisode. Arnaud ne se définissait ni comme un expert ni comme un sachant. Il se voyait comme un passeur. Un passeur d'informations, un passeur d'énergie, un passeur d'idées.

Cette humilité, associée à une immense curiosité intellectuelle, transparaît dans chacune de ses réponses. Elle explique aussi pourquoi son témoignage conserve aujourd'hui toute sa force.


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Piloter la Communication de 4 Marques à... 26 ans | Bryan Coukan, Nihazonako | Ep 21409 juin 202600:35:33

À 26 ans, Bryan Coukan pilote la communication de plusieurs entreprises réunies au sein d'une holding à La Réunion. Hôtellerie, formation, sécurité incendie, bureau d'études… des activités très différentes qui l'obligent à jongler en permanence entre stratégie, organisation et opérationnel. Dans cet épisode, Bryan revient partage une vision déjà mature de son métier.


Gérer plusieurs marques sans se disperser

Comment communiquer efficacement lorsque l'on doit accompagner plusieurs entreprises à la fois ? Pour Bryan, la réponse tient en un mot : l'organisation. Face à la diversité des activités qu'il accompagne, le communicant a mis en place des processus simples mais rigoureux. Chaque journée débute par l'identification des urgences et la priorisation des sujets. Une méthode indispensable lorsque les ressources sont limitées et que les demandes se multiplient.

Son objectif : éviter de subir l'actualité et conserver du temps pour les actions à forte valeur ajoutée.


La confiance, moteur de la communication

Au cœur de son quotidien se trouve également une relation essentielle : celle qu'il entretient avec Vincent, dirigeant de la holding.

Dès leur rencontre, les deux hommes partagent une même vision du développement des entreprises et du territoire réunionnais. Une confiance mutuelle qui permet aujourd'hui à Bryan de bénéficier d'une véritable autonomie dans ses missions.

Cette relation lui permet notamment d'accompagner le dirigeant dans sa prise de parole et dans le développement de son personal branding, devenu un levier important de visibilité et d'incarnation.


Une stratégie fondée sur le bon sens

Loin des recommandations interminables et des présentations de plusieurs centaines de pages, Bryan privilégie une approche pragmatique.

Avant toute action, il réalise un diagnostic de l'existant afin d'identifier les forces, les faiblesses et les opportunités de chaque structure. Une fois ce travail effectué, la stratégie se construit autour d'objectifs concrets, d'un calendrier éditorial et d'actions adaptées aux réalités du terrain. Une méthode simple, mais redoutablement efficace.


Remettre l'humain au centre

La communication est avant tout une affaire d'humains.

Pour mon invité, les meilleurs contenus sont ceux qui mettent en lumière les collaborateurs, les parcours et les histoires vécues. Humaniser une entreprise permet de créer davantage de proximité, de renforcer l'engagement et de donner du sens aux messages diffusés.

Une philosophie qui guide l'ensemble de ses actions.


Oser et croire en ses ambitions

En conclusion, Bryan adresse un message aux jeunes communicants. Selon lui, la curiosité, l'audace et la persévérance restent les meilleures armes pour construire une carrière.

Sans réseau particulier ni piston, il a bâti son parcours en multipliant les expériences et en osant saisir les opportunités. Une preuve supplémentaire que la passion demeure souvent le meilleur moteur de réussite.


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(1/2) Pourquoi la Communication est-elle Méprisée ? | Virginie Debuisson, Mathieu Pimort, Olivier Cimelière | Ep 21306 juin 202600:39:42

La communication souffre d'un paradoxe : elle est partout, mais rarement reconnue à sa juste valeur. Virginie Debuisson, Mathieu Pimort et Olivier Cimelière décortiquent les raisons qui expliquent pourquoi le métier reste souvent sous-estimé, voire méprisé. Cet épisode est en 2 parties, tant il y a de choses à dire !


Tout le monde pense savoir faire de la communication

C'est probablement le premier malentendu. Parce que chacun sait parler, écrire un e-mail, publier sur LinkedIn ou créer un visuel sur Canva, beaucoup considèrent que la communication ne nécessite pas de véritable expertise.

Pour Virginie, l'arrivée des outils d'intelligence artificielle accentue encore ce phénomène. Produire du contenu semble devenu simple et accessible à tous. Pourtant, derrière un visuel ou un message se cachent une intention, une stratégie, une symbolique et une compréhension fine des publics. Autant d'éléments invisibles qui constituent pourtant le cœur du métier.


L'illusion de la facilité

Mathieu compare la communication au football : tout le monde a un avis, mais peu maîtrisent réellement le sujet.

Cette facilité apparente contribue à dévaloriser la fonction. Contrairement à un directeur financier ou à un expert data, le communicant voit son travail commenté par tout le monde. Résultat : la communication est souvent perçue comme une compétence universelle plutôt qu'un métier à part entière.


Le poids d'une réputation historique

Pour Olivier, la communication paie encore aujourd'hui une image héritée des années 1990. À cette époque, elle était souvent associée à l'événementiel, aux relations publiques ou à l'habillage des décisions déjà prises.

Même si la fonction s'est considérablement professionnalisée, cette perception demeure. Le communicant reste parfois vu comme celui qui "fait joli" plutôt que comme celui qui accompagne la stratégie de l'entreprise.


Le piège du tout-outil

Un autre travers consiste à réduire la communication à ses supports : un site internet, une brochure, une campagne ou un post LinkedIn.

Or, comme le rappelle Olivier Cimelière, la communication commence bien avant la production des outils. Elle consiste d'abord à analyser un contexte, comprendre les parties prenantes, identifier les enjeux et construire un récit cohérent. Les outils ne sont que la traduction visible d'une réflexion stratégique beaucoup plus profonde.


Retrouver le sens et le courage

Les intervenants pointent enfin un risque majeur : celui d'une communication devenue standardisée, dictée par les tendances, les algorithmes et la peur de se différencier.

À force de reproduire ce qui fonctionne ailleurs, les entreprises finissent par produire les mêmes contenus et les mêmes discours. Pour retrouver sa valeur, la communication devra sans doute renouer avec ce qui fait sa singularité : la réflexion, la curiosité, l'audace et le courage de défendre des convictions.


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Communicant & Manager avant tout | Thibault Leflot, resp pôle communication, SCP | Ep 21202 juin 202600:27:57

On parle souvent stratégie, contenus ou marques lorsqu'il est question de communication. Plus rarement management. C'est désormais chose faite avec Thibault Leflot, responsable du pôle communication de la SCP.


De l'OM à Zidane, des expériences hors normes

Avant d'évoluer dans le monde de l'eau, Thibault construit son parcours dans le sport. Il rejoint l'Olympique de Marseille au début de sa carrière. Là-bas, il participe à l'organisation des matchs de Ligue des Champions.

Après avoir consacré son mémoire au développement du foot à 5, il provoque sa chance et entre en contact avec les proches de Zinedine Zidane. Il participe alors à l'aventure Z5, les centres de football créés par l'ancien champion du monde.


Construire une marque sans dépendre de son icône

Chez Z5, le défi est immense : comment développer une marque forte lorsqu'elle porte le nom de l'une des personnalités les plus connues de la planète ?

Pour Thibault, l'enjeu consiste à trouver le bon équilibre. Utiliser la puissance médiatique de Zizou sans rendre la marque dépendante de son image.

Son image est utilisée avec parcimonie, uniquement lors de moments stratégiques. Un principe qui guidera également le développement de Z5.

Au-delà de la légende, Thibault retient le professionnalisme et le niveau d'exigence de Zinedine, soucieux de comprendre précisément comment son image était utilisée dans chacun de ses partenariats.


Le management comme passion

Aujourd'hui à la SCP, Thibault assume pleinement une définition peu commune du métier : il se considère autant manager que communicant.

Sa mission ? Permettre à chaque membre de son équipe d'exprimer pleinement son potentiel. Donner de l'autonomie, accompagner la progression des collaborateurs et veiller à ce que chacun passe un maximum de temps dans sa « zone de génie ».

Pour y parvenir, il a mis en place une méthode simple mais exigeante : des points hebdomadaires individuels, un suivi régulier des objectifs et une attention permanente portée à la charge de travail et au bien-être de ses équipes.

Son rôle consiste aussi à protéger ses collaborateurs. Savoir ralentir certains projets, prioriser, simplifier et parfois dire non pour préserver l'essentiel.


Le plus beau métier du monde

Lorsqu'on lui demande quel conseil il donnerait à un jeune communicant, Thibault ne cache pas son enthousiasme. Pour lui, la communication est un métier d'avenir avec un impact concret sur la performance des organisations.

La clé réside dans la curiosité, la préparation et la capacité à comprendre les mécanismes qui se cachent derrière les messages.

Car ce qu'il aime le plus dans son métier n'est pas seulement la diffusion d'une campagne. C'est tout ce qui précède : comprendre les enjeux, analyser une situation, construire une stratégie puis voir un projet prendre vie.


Une vision du métier qui résume parfaitement cet épisode : la communication n'est jamais uniquement une affaire de messages. C'est avant tout une aventure humaine et collective.


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Responsable Communication : cette fonction Essentielle et pourtant méconnue | Katia Luccin, Engie | Ep 21130 mai 202600:28:35

Le responsable communication est partout dans l'entreprise. Pourtant, peu savent réellement ce qu'il fait.

Dans cette deuxième partie* du Décodeur de la Communication, Katia Luccin, responsable communication chez Engie, revient sur un métier aussi essentiel que méconnu.


Un poste au cœur de l'entreprise

Le responsable communication est à la croisée de nombreux univers : il travaille avec la direction, les métiers, les experts, les managers et les équipes opérationnelles. Son rôle : créer du lien entre tous ces acteurs et à faire en sorte que chacun avance dans la même direction.

Cette position intermédiaire est complexe. Le communicant doit comprendre les enjeux stratégiques de son organisation tout en restant connecté aux réalités du terrain.


Traduire la complexité

Pour Katia, l'une des principales missions du resp com est de rendre accessibles des sujets parfois techniques.

Énergie, forage, renouvelables, RSE, transformation des processus : tout au long de sa carrière, elle a dû apprendre des métiers très différents afin de pouvoir les expliquer simplement.

Cette capacité d'apprentissage permanent constitue l'une des grandes forces du communicant.


Faire entendre sa voix

Le métier exige également une vraie force de caractère. Le responsable communication n'est pas là pour valider mécaniquement les demandes qui lui sont adressées.

Son expertise consiste aussi à questionner, à challenger et parfois à dire non. Non pas par principe, mais parce qu'il est garant de la cohérence des messages, de l'image de l'entreprise et de l'efficacité des actions menées.

Pour être entendu, il doit construire au fil du temps une relation de confiance avec les dirigeants, les experts et l'ensemble de ses interlocuteurs.


L'humain avant les outils

L'intelligence artificielle transforme le quotidien des communicants. Mais pour Katia, l'essentiel restera ailleurs. Comprendre les comportements, accompagner le changement, écouter les résistances, expliquer les décisions : autant de missions qui nécessitent une véritable intelligence humaine. Et derrière chaque stratégie, il y a avant tout des femmes et des hommes.


Un métier de passion et de curiosité

Quel conseil donner à celles et ceux qui souhaitent devenir responsables communication ?

Être curieux de tout. Aller à la rencontre des métiers. Comprendre les organisations. S'intéresser aux innovations sans oublier les fondamentaux.


Le responsable communication est un professionnel qui apprend en permanence, qui se réinventer, s'attaque aux nouveaux enjeux et crée du sens.



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Réussir dans un Secteur sans le Connaître, c'est Possible | Thibault Leflot, responsable com, SCP | Ep 21026 mai 202600:29:00

On dit souvent que les entreprises ont peur d'embaucher quelqu'un qui ne vient pas du secteur. Une fois n'est pas coutume, je reçois aujourd'hui Thibault Leflot, responsable communication de la SCP, la société du canal de Provence. Thibault revient sur son arrivée dans un univers radicalement différent et sur les défis passionnants qu’il y relève avec succès depuis trois ans.


La SCP, une entreprise stratégique

La SCP joue un rôle fondamental dans la gestion de l’eau dans le midi depuis près de 70 ans. Mais comme l’explique Thibault, l’entreprise ne se limite plus, depuis longtemps, au Canal de Provence. Présente à l’international, capable d’intervenir sur des problématiques hydrauliques au Sénégal, au Sri Lanka ou encore sur le canal de Panama, la SCP dispose d’expertises extrêmement pointues dans la gestion de l’eau et l’ingénierie hydraulique.


Repositionner une marque historique

Lorsque Thibault rejoint la SCP, l’un des grands enjeux est clair : mieux expliquer ce qu’est réellement l’entreprise. Derrière un nom très régional se cache en réalité un groupe aux missions bien plus larges. Avec ses équipes, il engage alors un travail de clarification de la marque. Nouvelle manière de présenter les activités, évolution du discours, simplification des messages, création d’un film de marque : tout est pensé pour rendre la SCP plus lisible et plus identifiable.


Du Canal de Provence à la SCP

Désormais, la société s'appelle la SCP. Une manière d’assumer une dimension nationale et internationale, tout en conservant l’héritage historique de la structure. Un exercice mené avec le CODIR et largement accompagné en communication interne.

Pour rendre compréhensible son entreprise auprès du grand public, Thibault adopte la méthode KISS, keep it short and simple, qu’il applique aussi bien aux messages qu’aux projets.


Le défi du management

Au-delà de la communication corporate, cet épisode parle aussi de management. À la tête d’une équipe de onze personnes, Thibault se définit autant comme manager que comme communicant. Pour lui, la performance d’une direction communication repose avant tout sur l’humain.


Pour conclure cette première partie, mon invité partage sa vision d’un métier en pleine évolution. Selon lui, la communication est un métier d’avenir, capable d’avoir un impact très concret sur le développement des entreprises et sur la compréhension des grands enjeux contemporains. Un échange passionnant sur la transformation d’une marque, la gestion d’équipe et la place stratégique de la communication dans une entreprise engagée sur des sujets aussi essentiels que l’eau et le climat.


PS : le film instit de la SCP : https://www.youtube.com/watch?v=74pvLa7pAVM


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Copier n’est pas Créer | Joe la Pompe | Les Archives23 mai 202600:55:10

Joe La Pompe observe la publicité depuis plus de vingt-cinq ans. Et depuis tout ce temps, il traque ce que beaucoup préfèrent éviter de regarder : les idées déjà vues, les copies, les inspirations un peu trop appuyées. Derrière son pseudonyme et sa cagoule, l’ancien concepteur-rédacteur est devenu une figure incontournable de la culture publicitaire.

Dans cet épisode du Décodeur de la com, il revient sur la naissance de son blog, devenu une référence mondiale, mais surtout sur une question essentielle : qu’est-ce qu’une idée originale aujourd’hui ?


Copier ou coïncider ?

Joe La Pompe le reconnaît lui-même : avec le temps, sa vision du plagiat a évolué. Au départ, il pensait qu’une publicité ressemblant à une autre relevait forcément de la copie. Aujourd’hui, il nuance. Entre hasard, influence inconsciente et véritable plagiat, la frontière est parfois mince.

Mais une chose reste certaine selon lui : dans un métier qui prétend vendre de la créativité, ne pas vérifier si une idée a déjà été faite est une faute professionnelle. D’autant plus à l’heure où toutes les campagnes du monde sont accessibles en quelques clics.


Une génération “copier-coller” ?

L’un des passages les plus passionnants de cet échange concerne la nouvelle génération de créatifs. Joe La Pompe évoque une époque où l’originalité était un véritable graal. Désormais, il observe une culture du remix permanent, nourrie par les réseaux sociaux, les templates et les outils automatisés.

Pour certains jeunes créatifs, reprendre une idée déjà vue n’est même plus un problème. Après tout, “si personne ne l’a vue, pourquoi ne pas la refaire ?”. Une logique que Joe comprend… sans forcément la cautionner.


La publicité a-t-elle perdu son âme ?

Au fil de la conversation, Laurent François et Joe La Pompe dressent aussi le portrait d’un métier devenu plus corporate, plus standardisé, parfois moins audacieux. Entre pression des awards, peur de choquer, multiplication des contenus et explosion des outils d’IA, la publicité semble avoir perdu une partie de sa folie créative.

Et pourtant, Joe reste optimiste. Chaque jour encore, il découvre des campagnes capables de le surprendre. Preuve que tout n’a pas encore été inventé.


Le vrai conseil aux jeunes créatifs

Le conseil qu’il donne aux étudiants et aux jeunes talents est simple : osez être différents. Dans un univers où tout le monde finit par se ressembler, la singularité reste la meilleure arme.

Ne pas copier. Ne pas suivre la mode. Ne pas chercher à faire “comme les autres”. Mais tenter d’apporter une vision, une personnalité, une culture. Bref, redevenir créatif au sens noble du terme.


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Comment se lancer dans le E-commerce ? | M'Hamed Larbi | Les Archives19 mai 202600:41:06

Comment se lancer dans le E-commerce ? M’Hamed Larbi, alias “Momo”, spécialiste du growth et du e-commerce, vous explique tout dans cette archive du Décodeur.


Le e-commerce n’existe pas sans passion

Momo insiste d'emblée sur un point essentiel : impossible de construire une marque durable sans passion. Derrière chaque projet qui fonctionne, il y a une vision, des valeurs et une envie sincère d’apporter quelque chose aux gens. Il explique que le consommateur finit toujours par sentir si une marque est sincère… ou opportuniste.


La data au service de l’humain

Growth hacking, customer journey, rétention, cohorte… Momo maîtrise parfaitement le langage de la data. Pourtant, il le traduit toujours avec des exemples ultra concrets. Pour lui, analyser des chiffres revient simplement à observer le comportement des gens dans une boutique physique : attirer le regard, faciliter le parcours, donner envie de revenir.

Il raconte notamment comment une marque pour laquelle il travaille a détecté un problème produit grâce à l’analyse des clientes qui ne rachetaient plus. Résultat : remboursement immédiat, amélioration du produit et transformation des clientes déçues en véritables ambassadrices. Une démonstration brillante de ce qu’est réellement une stratégie de long terme.


Les étapes pour vous lancer dans le E-commerce

  • Apprendre à vendre sur des plateformes comme Vinted, Leboncoin ou eBay

  • Développer une vraie logique de commerçant

  • Trouver une passion et défendre une vision

  • Tester son produit dans la vraie vie

  • Écouter les retours clients et valider son concept

  • Passer ensuite au e-commerce avec des outils comme Shopify

  • Utiliser la data pour améliorer l’expérience client

  • Construire une marque sur le long terme

  • Fidéliser sa communauté et transformer ses clients en ambassadeurs


Un parcours hors des cases

Mais cet épisode dépasse largement le simple sujet du e-commerce. Car le parcours de Momo est une leçon à lui tout seul. CAP, radio, médecine, infirmier à domicile, entrepreneuriat, startup, growth… rien n’était écrit d’avance. Et c’est justement ce qui rend son témoignage si puissant.

À travers son histoire, il rappelle qu’aujourd’hui, les barrières à l’entrée dans les métiers du digital et de la communication ont explosé. On peut apprendre partout : sur YouTube, dans les livres, en testant, en se trompant. L’essentiel reste la curiosité, la régularité et la générosité.

Et c’est peut-être ça, au fond, la grande force de cet épisode : montrer que derrière la performance, la technologie et les métriques, les plus belles réussites restent profondément humaines.


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Audace, Management et Flair : c'est aussi ça être Dircom | Agnès de Ribet, dircom & marketing, Grant Thornton France | Les Archives16 mai 202600:25:13

Aujourd'hui, Agnès de Ribet, directrice de la communication et du marketing de Grant Thornton France, revient sur son parcours. Elle dévoile les coulisses d’un métier qui ne se résume jamais à “faire de la pub”.


Faire émerger une marque

Quand Agnès de Ribet rejoint Grant Thornton, cabinet d'audit international aux 2500 collaborateurs en France, l'entreprise communique très peu. Tout est alors à construire. Son ambition ? Faire de la marque un véritable levier de différenciation dans un secteur pourtant très normé. Pour elle, la communication ne doit jamais être déconnectée de la réalité de l’entreprise. Une marque forte n’est pas un vernis : c’est l’expression sincère d’une culture interne, d’un ADN et d’une vision portée collectivement.


Avec son équipe, elle impose progressivement Grant Thornton là où personne ne l’attend. Audace, agilité, brand content, sponsoring culturel… la stratégie repose sur une conviction simple : on fait davantage confiance à une entreprise connue et incarnée qu’à une structure invisible.


Le rôle essentiel du management

Au fil de l’épisode, Agnès insiste sur un point clé : sans soutien du top management, un directeur de la communication ne peut rien construire durablement. Sa relation avec le président de Grant Thornton repose avant tout sur une vision commune et une confiance mutuelle.


Car chez Grant Thornton, la bienveillance n’est pas un slogan. C’est une pratique quotidienne. Et c’est précisément cette cohérence entre discours et actes qui, selon Agnès de Ribet, permet de fidéliser les équipes et de faire grandir une marque.


Les qualités pour réussir dans la communication

Pour réussir dans les métiers de la communication, Agnès cite plusieurs qualités essentielles : savoir écrire, être agile, faire preuve d’humilité… et garder de l’humour. Un communicant doit savoir s’adapter à ses interlocuteurs, comprendre les cultures et accepter que certaines idées ne soient pas toujours “time to market”.


Mais au-delà des compétences techniques, elle rappelle surtout que la communication reste un métier profondément humain. Un métier stratégique, certes, mais qui exige avant tout de savoir écouter, comprendre et créer du lien.


Enfin, impossible de ne pas sourire lorsqu’elle raconte son embauche chez Grant Thornton : passionnée par les parfums, elle reconnaît immédiatement celui porté par son futur dirigeant pendant l’entretien. Une anecdote savoureuse qui résume finalement assez bien son parcours : de l’intuition, de la sensibilité… et beaucoup de flair.


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La Com Politique : derrière les Mots du Pouvoir | Gaspard Gantzer | Les Archives12 mai 202600:22:24

Pendant plusieurs années, Gaspard Gantzer a été conseiller communication de François Hollande à l’Élysée. Dans cette première archive du Décodeur, enregistrée en plein Covid, il revient avec sur son parcours, sa vision de la com politique et les mutations du métier.


De l’Élysée à l’agence de communication

Rien ne prédestinait Gaspard Gantzer à devenir communicant. Formé à Sciences Po puis à l’ENA, il se destinait davantage à une carrière administrative ou politique. C’est Bertrand Delanoë qui lui ouvre les portes de la communication en lui proposant de rejoindre son cabinet à la mairie de Paris. Une expérience fondatrice qui changera totalement sa trajectoire professionnelle.

Après plusieurs années au sommet de l’État, il décide en 2017 de quitter la politique pour entreprendre. Il crée alors sa propre structure, aujourd’hui baptisée Gantzer, spécialisée dans la communication des dirigeants et la gestion de crise.


La com politique est indispensable à la démocratie

Loin des clichés du “coup de com”, Gaspard Gantzer défend une vision particulièrement noble de la communication politique. Pour lui, elle est avant tout un lien entre les citoyens et leurs dirigeants. Dans une démocratie, explique-t-il, on ne gouverne pas par la peur mais par la confiance. Et cette confiance passe nécessairement par les mots, les messages et les récits.

Selon lui, le plus grand communicant politique reste le général de Gaulle.


La crise du Covid, un révélateur des forces et faiblesses de la com publique

Interrogé sur la gestion du Covid, Gaspard livre une analyse nuancée. Il salue la force du premier discours présidentiel de mars 2020, capable de faire comprendre immédiatement aux Français la gravité de la situation. Mais il reconnaît également que le manque de transparence sur les masques, les tests ou les vaccins a progressivement fragilisé la confiance.

Un regard particulièrement intéressant venant d’un homme qui a lui-même vécu la communication de crise au plus haut niveau de l’État, notamment pendant les attentats qui ont marqué le quinquennat Hollande.


Com politique et com corporate : mêmes combats ?

Les frontières sont aujourd’hui beaucoup plus poreuses qu’avant. Réseaux sociaux, crises permanentes, image des dirigeants, personal branding… les enjeux se ressemblent de plus en plus.

Il insiste notamment sur l’importance de l’authenticité. Impossible, selon lui, de construire artificiellement un personnage. Un dirigeant doit assumer ce qu’il est réellement, ses passions, sa personnalité, ses convictions. C’est cette cohérence qui crée une image forte et crédible.


Les conseils d’un communicant aux jeunes générations

Enfin, Gaspard adresse plusieurs conseils aux jeunes qui souhaitent travailler dans la communication. Pour lui, ce secteur reste un formidable terrain de créativité et d’opportunités. Stages, curiosité, culture générale, travail collectif et prise de risques : voilà les ingrédients essentiels pour réussir dans un univers en perpétuelle mutation.


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La Pub, c'était mieux avant? | Jacques Séguéla, Mercedes Erra, Nicolas Bordas, Olivier Altmann, Catherine Michaud, Richard Gotainer | Ep 20909 mai 202600:21:46

La pub, c’était mieux avant ? Derrière cette question provoc, Jacques Séguéla, Mercedes Erra, Nicolas Bordas, Olivier Altmann, Catherine Michaud et Richard Gotainer racontent comment la publicité a changé et ce qu’elle a perdu en route.


🤙 J'aimerais que vous aussi vous me disiez si, selon vous, la pub, c'était mieux avant. Envoyez-moi un whatsapp vocal de 2/3 minutes au 06 25 85 17 80 svp.


L’âge d’or des années 80

Pour Jacques Séguéla, les années 80 étaient celles du courage. Le courage des annonceurs, capables de valider des idées folles, et celui des créatifs, qui repoussaient les limites de la communication. À l’époque, les publicitaires parlaient directement aux dirigeants d’entreprise. Les décisions étaient rapides, sans une ribambelle d'interlocuteurs.

Mercedes Erra partage ce constat. Elle évoque une époque où la communication était considérée comme stratégique et essentielle. Aujourd’hui, elle regrette des briefs déconnectés des réalités business et appelle à revenir aux fondamentaux : comprendre un produit, son prix, son goût, son histoire, avant même de chercher une idée créative.


Des métiers qui font encore rêver

Mais contrairement aux idées reçues, Olivier Altmann refuse le cliché d’un métier devenu sans saveur. Oui, les conditions de travail ont changé. Oui, les agences ont subi les crises économiques. Pourtant, les jeunes continuent de vouloir faire ce métier.

Ce qui a changé, selon lui, c’est surtout le rythme. Les campagnes se fabriquent désormais dans l’urgence. Les carrières sont moins fulgurantes. Mais l’envie de trouver des idées, elle, reste intacte. Et c’est peut-être là le véritable moteur du métier.


Le retour nécessaire du courage

Catherine Michaud et Nicolas Bordas insistent tous les deux sur une valeur devenue rare : l’audace. La pub actuelle leur semble parfois trop prudente, trop normée, trop interchangeable. Elle prend l’exemple des campagnes automobiles, devenues tellement similaires qu’on pourrait échanger les marques sans que personne ne s’en rende compte.

Pour Nicolas Bordas, la solution tient en un mot : disruption. Non pas la rupture gratuite, mais la capacité à casser une convention pour créer quelque chose de nouveau. Il rappelle aussi que ce métier repose sur trois qualités fondamentales : la curiosité, la créativité et le courage.


L'idée, le fondement

La conclusion de l'épisode se veut positive : Richard Gotainer défend la publicité simple au sens noble du terme. Une publicité qui ne cherche pas à compliquer le message mais à créer une connexion immédiate avec les gens.

Puis Jacques Séguéla termine sur une formule dont lui seul a le secret. Face à l’intelligence artificielle, il rappelle qu’une machine peut produire des données… mais pas une idée. “Quand la neige fond, un annonceur répond que cela donne de l’eau. Un créatif répond que c'est le printemps.”


Je compte sur vous, chers auditeurs, pour m'envoyer votre réponse par whatsapp vocal à la question : la pub, c'était mieux avant ?



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Comment Engie Réussit sa Transformation mondiale | Katia Luccin, Responsable Communication, Engie | Ep 20805 mai 202600:38:38

Responsable communication chez Engie, Katia Luccin est au cœur du réacteur de la transformation d'Engie, le géant de l'énergie. Dans cette première partie, elle nous embarque dans un terrain de jeu vertigineux : accompagner la transformation d’un groupe présent dans 30 pays. Un rôle où la communication est un levier stratégique.


Comprendre avant de communiquer

Avant de parler, il faut comprendre. Chez Engie, comprendre signifie s’approprier une machine complexe : métiers industriels, enjeux énergétiques, processus internationaux. Katia le rappelle : le communicant est, entre autres, un passeur capable de rendre intelligible ce qui ne l’est pas au premier regard.


La communication au cœur du changement

Le programme GET (Global Enterprise Transformation) vise à harmoniser les pratiques du groupe à l’échelle mondiale. Derrière cet objectif, un défi colossal : faire travailler ensemble des équipes issues de cultures, d’histoires et de méthodes différentes.
La communication n’intervient pas en bout de chaîne. Elle est un outil d’accompagnement, presque un levier d’adhésion. Expliquer, rassurer, embarquer : voilà le triptyque.


Cartographier pour mieux adresser

Premier réflexe : identifier les parties prenantes. Qui sont-elles ? Quels sont leurs enjeux ? Le rôle de Katia consiste à construire des dispositifs adaptés à chaque public.
Un plan de communication global est défini, mais il doit être ajusté localement. Car ce qui fonctionne en France ne fonctionne pas forcément au Moyen-Orient ou en Amérique du Sud.


S’adapter sans perdre le cap

C’est là toute la subtilité du métier : trouver l’équilibre entre cohérence globale et adaptation locale. Fournir des outils, des kits, des messages… tout en laissant la place aux spécificités culturelles.
La communication devient agile, presque vivante. Elle évolue au rythme des pays, des équipes et des résistances rencontrées.


Dans cette première partie avec Katia, une chose est claire : la communication n’est pas un vernis. C'est un moteur. Chez Engie, elle accompagne la transformation en profondeur, au plus près des équipes. Et révèle un métier exigeant, stratégique… et profondément humain.


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