Discover shows related to Coaché.e pour l'agrégation, based on actual content similarities. Explore podcasts with similar topics, themes, and formats, backed by real data.
Coaché.e pour l'agrégation, a podcast by Marie Motard - Stats, Episodes and Rankings - My Podcast Data
J'ai testé la règle des 5 secondes
Friday, October 9, 2026 • Duration 35:05
Aujourd’hui, ce podcast pourrait s’intituler « J’ai testé pour vous ».
Tu vois ces formats sur les réseaux sociaux où quelqu’un essaie un produit, une recette ou une méthode, puis vient raconter ce que ça donne ?
Eh bien cette fois, c’est mon tour. Avec un livre qui promet de révéler comment passer enfin à l’action… grâce à un simple compte à rebours — ça me semblait trop beau pour être vrai, alors j’ai voulu vérifier par moi-même.
J’avais envie de te proposer une critique détaillée de The 5 Second Rule, de Mel Robbins. De prendre le temps de discuter ses idées, de raconter mes essais et d’expliquer mes réserves.
Et je n’avais pas envie de faire rentrer tout ça dans les quelque 600 mots d’une newsletter.
Alors j’ai enregistré un podcast.
Pourquoi ce format ? Tout simplement parce que j’en avais envie. L’écoute du livre m’avait inspirée. J’avais des choses à dire, et notamment quelques désaccords que j’avais envie d’oser exprimer.
D’ailleurs, tu vas voir qu’en prenant le micro pour donner mon avis, j’applique déjà une des recommandations du livre : oser partager ses idées, même quand on hésite. Hihihi.
Je connais bien cette petite résistance au démarrage. Au moment d’installer mon micro pour enregistrer ce podcast, elle était là aussi.
Une fois lancée, j’ai plein de choses à raconter. Mais il faut commencer. 😂
Alors quand une méthode propose de passer à l’action avec un simple compte à rebours, forcément, ça m’intrigue.
5, 4, 3, 2, 1… et on y va.
C’est la règle des 5 secondes de Mel Robbins.
Je te vois venir : « Tout ça pour compter à l’envers ? »
C’est justement ce que j’avais envie de creuser.
J’ai écouté le livre en entier et j’ai essayé la méthode dans plusieurs situations. Pour voir ce que ça donnait dans ma vie à moi, au-delà d’une idée séduisante sur le papier.
Est-ce que ça suffit à faire taire la petite voix qui négocie ? Et peut-on utiliser ce décompte pour autre chose que sortir du lit ?
Spoiler alert
Parce que je sais que ton temps est précieux et que tu n’as pas forcément envie de m’entendre blablater d’un sujet sérieux sur un ton décontracté, voici mes conclusions sur cette méthode.
Pour démarrer et oser, l’idée me parle. Commencer à travailler, prendre la parole, faire un premier pas malgré les hésitations… Le décompte me paraît intéressant pour dépasser cette petite résistance au démarrage. Pour sortir du lit, en revanche, je le faisais déjà facilement. Mon défi à moi, c’est plutôt de réussir à me reposer sans culpabiliser 😂
Pour les pensées qui tournent en boucle, je suis moins convaincue. Je n’ai pas constaté l’effet annoncé. Je préfère chercher d’autres pensées, positives et tout aussi vraies : un 4/20 reste décevant, mais avoir terminé et rendu sa dissertation, c’est aussi quelque chose. Ça reste mon expérience, pas un verdict valable pour tout le monde.
Je retiens l’envie de protéger mes matinées. C’est un moment où j’ai beaucoup d’idées. Autant préserver cet espace au lieu de laisser les mails et les notifications décider tout de suite de ce qui entre dans ma tête.
La façon de regarder le trac me parle aussi. Avant un oral, envisager ce que je ressens comme de l’excitation plutôt que comme une peur paralysante : voilà une piste que je garde.
Et cette écoute m’a rappelé pourquoi j’aime aller au-delà des résumés. Comprendre une idée en quinze minutes, c’est pratique. La retrouver sous plusieurs angles, avec des exemples, lui laisse davantage le temps de s’ancrer… et nous donne aussi matière à la discuter.
C’est finalement ce que j’ai fait dans ce podcast : ce que j’approuve, ce que je nuance, puis ce que j’en fais à partir de ma propre expérience.
Tu ne trouves pas que ça ressemble un peu à une dissertation ? Comme quoi, l’agreg n’est jamais bien loin ;-)
38. [Témoignage] - Aurélie (agreg interne de Maths)
Friday, August 28, 2026 • Duration 36:53
Synthèse de réunion
Points clés
Aurélie, professeure de mathématiques en collège, a obtenu l'agrégation interne de mathématiques après deux ans de préparation active, dont une année en formation officielle à Toulouse.
La préparation a été progressive : environ 5 à 8 heures par semaine la première année, puis une vingtaine d'heures par semaine lors de l'année de formation.
La formation à Toulouse (accessible à distance en vidéo) s'est révélée déterminante, notamment pour calibrer la profondeur et la largeur du programme à maîtriser.
Un des pièges majeurs identifiés est de travailler trop en profondeur sur un seul thème au détriment de la couverture globale du programme.
La dimension psychologique et émotionnelle est centrale dans la préparation, quelle que soit la matière.
S'entourer des bonnes personnes (conjoint, amis, psychologue) et se protéger des discours négatifs ou anxiogènes est essentiel.
Les ressources recommandées incluent les livres de prépa (Monnier, Rombaldi), les corrigés de Bib Math, et les vidéos ciblées de Gilles Lemaître sur YouTube.
Il n'y a pas de composante pédagogique ou didactique dans les épreuves de l'agrégation de mathématiques.
Le programme ne changeant pas, il est possible de capitaliser sur plusieurs années de préparation sans pression de recommencer à zéro.
Aurélie a mené de front la préparation à l'agrégation et l'organisation de son mariage, preuve que tout est possible avec une bonne organisation.
Résumé des questions et réponsesParcours et contexte de la préparation
Marie : Depuis combien de temps Aurélie enseignait-elle avant de commencer la préparation à l'agrégation ?
Aurélie : Elle a commencé la préparation il y a deux ans, après environ quatre ans d'enseignement. Elle n'était pas encore éligible au moment où elle a débuté, ce qui lui a permis d'anticiper. Sa première année d'enseignement s'est déroulée à Mayotte, ce qui ne lui laissait pas de place pour se concentrer sur l'agrégation.
Marie : Aurélie enseignait-elle en collège ou en lycée, et cela ne lui faisait-il pas peur face aux candidats venant du lycée ?
: Elle enseigne en collège. Au début, elle se focalisait sur ses désavantages par rapport aux autres candidats (pas de prépa, formation en fac, L3 triplée, moyenne d'âge des candidats autour de 40-45 ans). Cependant, elle avait aussi des atouts : pas d'enfants, emploi du temps au collège moins chargé que celui du lycée. Elle a appris à voir le verre à moitié plein.
Organisation et rythme de travailLa formation à ToulousePréparation aux écrits et aux orauxRessources utiliséesProgramme et stratégie à long termeDimension psychologique et entourage
37. [Témoignage] - Stéphanie (agreg interne de lettres modernes)
Tuesday, August 11, 2026 • Duration 34:34
Points clés
Stéphanie Lokoli est professeure de français en collège, formatrice académique dans l'académie de Grenoble, et ancienne sportive de haut niveau (lancer de marteau en équipe de France jeune).
Il s'agissait de son quatrième passage à l'agrégation de lettres ; elle a été admissible en 2025-2026 mais n'a pas obtenu l'admission finale.
Le coaching de Marie a porté principalement sur la planification, la hiérarchisation des tâches et l'optimisation du travail, comblant ainsi une lacune malgré une grande capacité de travail préexistante.
Le parallèle entre le sport de haut niveau et la préparation à l'agrégation est central : discipline, stratégie, phases de repos, réflexivité après les échecs.
Un blackout lors d'une composition sur Coltès en 2025 a conduit Stéphanie à revoir entièrement sa gestion de la mémoire, en commençant l'apprentissage dès juillet-août.
La nomination au grade de Chevalier de l'Ordre National du Mérite a constitué un tournant psychologique majeur, l'amenant à penser en termes de cheminement plutôt que de résultat.
Ses mantras : « Si tu as de la discipline, plus rien ne t'arrêtera » (David Goggins) et « La réussite est inévitable ».
Après les oraux, elle a transformé son travail sur l'œuvre Quelque chose noir de Jacques Roubaud en projet pédagogique inclusif avec l'Institut National des Jeunes Sourds, destiné à être publié en septembre.
Elle encourage les agrégatifs enseignant en collège à se décomplexer : enseigner au collège n'est pas un obstacle à la préparation de l'agrégation, notamment pour l'épreuve de didactique.
Mot de la fin : « Ne limitez pas vos défis, défiez vos limites. »
Résumé des questions et réponsesPrésentation et parcours
Marie : Peux-tu te présenter et nous parler de ton parcours à l'agrégation ?
Stéphanie Lokoli : Elle est professeure de français en collège, enseigne la prise de parole en public et l'éloquence auprès de collégiens, jeunes adultes et doctorants, et est formatrice académique dans l'académie de Grenoble. Elle a passé l'agrégation quatre fois : en 2018-2019, 2019-2020, puis après une pause de quatre ans consacrée à la formation, à l'écriture de deux mémoires sur l'oralité et à la validation de son CAFA, elle s'est réinscrite en 2024-2025 et 2025-2026. Elle a été admissible lors de ce dernier passage.
Motivations pour faire appel au coachingChangements concrets dans l'organisation du travailGestion du blackout et de la peurConseils aux candidats qui n'osent pas rendre des devoirsVécu des oraux et analyse de l'échec à l'admissionCe que la préparation lui a apporté durablementProjet pédagogique issu de la préparationEnseigner au collège et préparer l'agrégation : incompatibilité ?
Géraldine a préparé l'agreg sur deux ans, en cumulant préparation interne et externe, tout en travaillant à l'IUT.
La partie la plus difficile de la préparation a été de trouver la force mentale et physique pour repartir après un échec.
La première année, Géraldine était admissible à l'interne mais a échoué aux oraux en raison d'un épuisement extrême dû à un manque de temps pour elle-même et à l'arrêt du sport.
La deuxième année, elle a obtenu un congé de formation de six mois, ce qui lui a permis de mieux gérer son temps et de reprendre le sport deux fois par semaine.
Elle a finalement obtenu le concours externe, dont le format (10 notes, plus de temps de préparation aux oraux) lui convenait mieux que l'interne.
Le soutien humain — binôme de travail, groupe de préparation mixte internes/externes, collègues de l'IUT, famille — a été déterminant dans sa réussite.
La newsletter de Marie, notamment la « copie B », l'a aidée à se concentrer sur la méthodologie plutôt que sur la perfection absolue.
Conseil clé : intégrer des temps de repos dans son planning dès le départ, et arriver aux épreuves en étant fraîche plutôt que surpréparée mais épuisée.
Après un échec, il est conseillé de s'accorder une période limitée pour exprimer sa déception, puis de changer de mindset et de repartir sans se poser de questions.
Résumé des questions et réponsesParcours général et moment le plus difficile
Marie : Quel a été le moment le plus difficile dans ta préparation ?
Géraldine : Les moments d'échec et la nécessité de repartir après avoir eu l'impression d'avoir tout donné. C'est l'aspect mental et physique du rebond qui a été le plus éprouvant, plus encore que les révisions elles-mêmes.
Durée de la préparation
Marie : Sur combien d'années s'est étalée ta préparation ?
Géraldine : Deux ans, en travaillant à plein temps à l'IUT la première année, puis en bénéficiant d'un congé de formation de six mois la deuxième année.
Syndrome de l'imposteur et rapport à l'interne
Marie : Comment se fait-il que tu aies eu ce syndrome de l'imposteur alors que tu travaillais déjà à la fac ?
Inscription administrative à la formation externeErreurs de la première annéeRaisons de recommencer l'interne la deuxième annéeGestion de l'échec et changement de mindsetComposition du groupe de préparation externeImportance du présentiel et des liens humainsSoutien des collègues et des élèves de l'IUTCe qu'elle changerait si c'était à refaire
Lucie a réussi l'agrégation à sa troisième tentative, après avoir échoué de très peu (0,80 point) lors de sa deuxième année.
La stratégie gagnante repose sur le principe "less is more" : sélectionner un nombre limité de connaissances solides plutôt que d'accumuler des informations en excès.
Pour chaque œuvre, Lucie s'est appuyée sur un seul manuel de référence (type Ellipses) et a constitué un corpus de 15 à 30 citations maîtrisées, chacune associée à un élément d'analyse pertinent.
En civilisation, la clé est de connaître parfaitement les axes des lettres de cadrage et de ne pas chercher l'originalité.
Une routine quotidienne rigoureuse a été maintenue tout au long des six mois de préparation : lecture d'articles d'actualité, shadowing, révision de fiches, même pendant les vacances et les jours fériés.
La planification quotidienne (savoir la veille ce que l'on fera le lendemain) a été un facteur déterminant d'efficacité.
Un trinôme de travail hebdomadaire (avec Cindy et Dottie) a permis de s'entraîner régulièrement à la dissertation.
La bibliographie officielle n'a pas été utilisée, celle-ci étant jugée destinée aux enseignants-chercheurs plutôt qu'aux candidats.
Le soutien du conjoint et l'organisation familiale (partage des demi-journées pendant les vacances) ont été essentiels pour concilier préparation et vie de famille.
L'après-agrégation est décrit comme une véritable renaissance personnelle et professionnelle.
Résumé des questions et réponsesRéaction à l'échec et motivation à recommencer
Marie : Comment as-tu réagi lorsque tu as raté l'agrégation de très peu (0,80 point) lors de ta deuxième année, et comment as-tu trouvé la motivation pour recommencer ?
Lucie : Il était évident pour elle qu'elle devait continuer jusqu'à réussir. Dès la première année, elle avait passé les épreuves sans vraiment se préparer, puis lors de la deuxième année, elle avait suivi deux prépas intensives (Lille et Nanterre) et travaillé énormément, mais en surchargeant sa tête d'informations. Après le deuxième échec, elle s'est dit qu'elle recommencerait une troisième fois, mais différemment, en adoptant une approche minimaliste et ciblée.
Stratégie de préparation pour la troisième tentativeMéthodologie pour la dissertation de littératureMéthodologie pour la civilisationRoutine quotidienne de préparationLe shadowing comme technique d'entraînementPlanification quotidienneTravail en groupe et trinôme de révisionRésultats aux écrits et progressionRessenti à la sortie des épreuves écritesConseils pour les épreuves oralesGestion de l'imprévu aux oraux (civilisation britannique)Utilisation de la bibliographie officielleConciliation vie de famille et préparationRôle du conjoint dans la préparationBénéfices de l'agrégation au-delà du concours
33. [Témoignage] - Morgane (agreg interne de lettres mordernes)
Saturday, July 4, 2026 • Duration 29:49
Points clés
Morgane a réussi l'agrégation interne de lettres modernes après une préparation rigoureuse d'un an, menée en parallèle d'un travail à temps partiel (80%) et de la gestion de ses enfants.
La préparation anticipée (cours prêts à l'avance, inscription à la pré-prépa de Sévigné) a été déterminante pour sa réussite.
Le travail en groupe a joué un rôle crucial, notamment pour surmonter les difficultés en grammaire.
La mémorisation précoce des citations a été une stratégie clé pour aborder les épreuves écrites avec confiance.
Le coaching mental a permis à Morgan de gérer ses émotions lors des périodes les plus difficiles, notamment entre les écrits et les oraux.
Les mauvaises notes, bien exploitées, se révèlent être les plus utiles dans la progression.
Sujets abordés1. Contexte et présentation de Morgane
Marie accueille Morgan, fraîchement lauréate de l'agrégation interne de lettres modernes, pour un entretien de retour d'expérience destiné aux futurs candidats.
Détails
Marie : Présentation de Morgan comme exemple de réussite, en soulignant les compétences transversales acquises (esprit de synthèse, clarté de communication).
morganelefort : Confirmation du contexte — fin d'année scolaire chargée, séparation personnelle, suppression d'une classe en dernière minute ayant nécessité une réorganisation.
Conclusion
Morgan illustre qu'il est possible de réussir un concours exigeant dans un contexte de vie complexe.
2. Parcours de préparation à l'agrégation
Discussion sur les tentatives précédentes et la stratégie mise en place pour cette année de réussite.
Détails
morganelefort : Première tentative à l'externe en même temps que le CAPES — échec à l'écrit de l'agrégation, réussite du CAPES. Tentative à l'interne jugée intellectuellement passionnante mais sans succès initial.
morganelefort : Pour cette année décisive, elle a demandé un passage à 80%, préparé ses cours sur les quatre niveaux du collège à l'avance, et s'est inscrite à la pré-prépa de Sévigné dès janvier pour revoir les bases de littérature et les méthodes.
Marie : Souligne l'importance d'anticiper et de se libérer des contraintes professionnelles pour se concentrer sur la préparation.
3. Philosophie de la préparation : s'engager pleinement ou étaler sur plusieurs années4. Gestion des périodes difficiles : novembre et la phase post-écrits5. Les mauvaises notes comme levier de progression6. La grammaire : point faible transformé en épreuve surmontée7. Stratégie de mémorisation des citations8. Organisation générale et gestion du temps9. Gestion du mental et des émotions10. Conseil en or et mot de finDifficultés identifiéesActions à suivre
Laurie a réussi l'agrégation externe d'arts plastiques en 2026, après un premier échec en 2024, tout en étant mère de trois enfants et infirmière libérale.
La clé de sa réussite repose sur une meilleure organisation du temps, notamment grâce au système des bannettes physiques et numériques.
L'utilisation de ChatGPT pour s'entraîner à formuler des problématiques et des plans a constitué un apport méthodologique décisif.
S'entraîner dès la phase d'admissibilité aux épreuves d'admission (notamment l'option cinéma) a fait une différence significative.
La collaboration avec une autre candidate, Emilie, rencontrée via la formation, a permis un entraînement régulier et enrichissant.
Il est conseillé de ne pas attendre d'avoir « tout fiché » avant de se confronter aux exercices de dissertation.
Sujets abordés1. Présentation du parcours de Laurie
Marie introduit Laurie et rappelle le contexte exceptionnel de sa réussite : reconversion professionnelle, vie de famille chargée et exercice en parallèle de sa profession d'infirmière libérale.
Détails
Marie : Présentation de Laurie comme infirmière libérale, mère de trois enfants, ayant réussi l'agrégation externe d'arts plastiques.
Laurie : Explique que son parcours a débuté par une reprise d'études (master), après n'avoir obtenu qu'une licence dans sa jeunesse. La naissance de son troisième enfant a retardé la reconversion.
Conclusion
Le parcours de Laurie illustre qu'une reconversion tardive et complexe est possible avec de la rigueur et une bonne organisation.
2. Premier passage de l'agrégation en 2024
Laurie revient sur sa première tentative en 2024, vécue comme une expérience exploratoire.
Détails
Laurie : En 2024, elle avait surtout travaillé les écrits sans préparer les épreuves d'admission, pensant ne pas être admissible. Elle a obtenu l'admissibilité mais a raté l'admission de quelques points.
Laurie : Elle souligne l'importance de passer le concours une première fois pour se confronter à la réalité des épreuves, notamment les huit jours d'admission en arts plastiques.
Conclusion
Passer le concours une première fois, même sans être totalement préparé, est un exercice essentiel pour comprendre les attentes du jury.
3. Problème d'organisation et solution apportée par le coaching4. Le système des bannettes physiques et numériques5. Utilisation de ChatGPT pour la méthodologie des écrits6. Les épreuves d'admission en arts plastiques7. Préparation de l'épreuve d'option cinéma avec Emilie8. Conseils sur l'équilibre entre fiches et exercices de dissertation9. Choix des prépas et ressources complémentaires10. Perspectives professionnelles de LaurieDifficultés identifiéesActions à entreprendre
Aurore a réussi l'agrégation externe d'espagnol après trois années de préparation, obtenant notamment un 14 en dissertation écrite.
La décision de passer l'externe plutôt que l'interne s'est avérée stratégiquement déterminante, notamment en raison des contraintes liées à son statut dans l'enseignement privé.
La méthode de la « tournante » (révision cyclique de toutes les matières par blocs de 45 minutes minimum) a été un outil clé pour la préparation finale.
Ne faire aucune impasse sur les sujets au programme est la recommandation principale à retenir.
L'équilibre entre vie personnelle, sport et travail a été maintenu tout au long de la dernière année de préparation.
Le soutien en coaching (sessions avec Marie) et la newsletter ont joué un rôle important dans la motivation et la méthode d'Aurore.
Sujets abordés1. Présentation du parcours d'Aurore et contexte de départ
Marie retrace avec Aurore les origines de leur collaboration, en repartant de leur première séance du 17 mars 2023.
Détails
Marie : Lors de la première séance, Aurore souhaitait optimiser la fin de son congé de formation et améliorer sa méthodologie.
Aurore : Elle venait d'obtenir son CAPES en interne et souhaitait préparer l'agrégation pour décrocher un nouveau concours.
Conclusion
Aurore avait déjà une forte motivation initiale, mais manquait de méthode et de cadre structuré.
2. Première année de préparation : l'agrégation interne à temps plein
Aurore décrit sa première tentative de l'agrégation interne, menée en parallèle de sa prise de poste en lycée.
Détails
Aurore : Elle découvrait simultanément le lycée et le collège, après avoir enseigné uniquement en lycée professionnel. Les épreuves de composition lui plaisaient, mais la traduction posait problème.
Aurore : Elle n'a pas été admissible cette première année.
Conclusion
L'échec à l'admissibilité l'a conduite à demander un congé de formation pour la deuxième année.
3. Deuxième année : congé de formation et surcharge de préparations
Aurore revient sur son année de congé de formation, durant laquelle elle s'est inscrite à quatre formations différentes par peur de ne pas travailler suffisamment.
4. Découverte de l'agrégation externe et changement de stratégie5. L'été de la déception et la « fuite en Espagne »6. Troisième et dernière année : méthode, organisation et formation choisie7. La méthode de la « tournante »8. Les épreuves écrites : sérénité et gestion post-épreuves9. Les épreuves orales : gestion du stress et prestance face au jury10. Comparaison interne / externe et choix stratégique11. Équilibre vie personnelle et préparation12. Conseils aux futurs agrégatifsDifficultés identifiées
30. Partir en vacances pendant l’agreg?
Friday, March 6, 2026 • Duration 20:55
🎙️ Peut-on partir en vacances l’année de l’agrégation ?
Beaucoup de candidats se posent la question :
est-ce raisonnable de partir en vacances quand on prépare l’agrégation ?
La réponse courte : ça dépend.
Dans cet épisode, enregistré depuis la montagne pendant une semaine de ski, je partage mon expérience et mes observations après avoir accompagné de nombreux candidats.
L’idée principale : la déconnexion n’est pas un luxe — c’est un outil stratégique.
Mais encore faut-il savoir quand, comment et pourquoi se reposer pour que ces moments deviennent un véritable levier de performance… et non une source de culpabilité.
Au programme de cet épisode
Peut-on vraiment prendre des vacances pendant l’année de l’agrégation ?
Oui… mais pas n’importe comment.
Tout dépend de ce que l’on appelle “vacances” :
un week-end : ✔️ aucun problème
une semaine : ✔️ possible si c’est planifié
trois semaines de déconnexion totale : ⚠️ généralement trop long
Marie : Comment Aurélie organisait-elle sa préparation sur le temps scolaire et pendant les vacances ?
Aurélie : La première année, elle a commencé en octobre ou novembre, avec environ 5 à 8 heures par semaine, sans travailler pendant les petites vacances. La deuxième année, elle est passée à une dizaine d'heures par semaine (un jour de week-end et le mercredi après-midi). Lors de l'année de formation, elle atteignait une vingtaine d'heures par semaine : vendredi de 13h à 19h, samedi de 9h à 16h, mercredi après-midi, jeudi après-midi et dimanche matin (période très productive pour elle).
Marie : Aurait-elle pu s'organiser différemment ?
Aurélie : Oui. La première erreur a été de réviser avec les sujets du CAPES plutôt qu'avec des livres de prépa, ce qui n'était pas optimal. La deuxième erreur était de travailler trop en profondeur sur un seul thème au lieu de balayer l'ensemble du programme. La formation lui a permis de corriger ce défaut de méthode.
Marie : Quel rôle a joué la formation dans la réussite d'Aurélie ?
Aurélie : La formation à Toulouse a été déterminante. Elle se déroule le vendredi de 13h à 19h et le samedi de 9h à 16h, et est accessible à distance en vidéo. Elle comprenait des cours, des exercices, des démonstrations de théorèmes et des devoirs blancs (environ six sur l'année). C'est la formation qui lui a permis de calibrer correctement la profondeur de travail nécessaire et de s'entraîner aux oraux blancs.
Marie : Comment Aurélie s'est-elle entraînée aux épreuves écrites ?
Aurélie : Elle travaillait sur les exercices donnés par les formateurs, reprenait les exercices vus en cours en notant d'une croix les points incompris, et utilisait les corrigés disponibles sur Bib Math. Elle recommande de commencer par lire la correction, et de ne regarder les vidéos de Gilles Lemaître que de manière ciblée sur les points non compris, car ses corrections sont très longues (environ 20 heures par épreuve).
Marie : Les oraux étaient-ils préparés en même temps que les écrits ?
Aurélie : Non, la préparation aux oraux n'a commencé qu'après les écrits. Lors des oraux blancs en formation (deux fois par semaine), elle passait presque systématiquement au tableau. Elle a appris à gérer le temps, à regarder le jury, et à réciter des démonstrations sans consulter ses notes (regarder sa feuille pouvant faire perdre environ cinq points).
Marie : Quels livres et ressources Aurélie a-t-elle utilisés, notamment pour la géométrie affine euclidienne et les coniques ?
Aurélie : Pour les écrits, elle a utilisé les livres de prépa Monnier et Rombaldi. La géométrie n'était pas son point fort et n'était pas très représentée aux écrits selon sa formation, donc elle n'a pas approfondi ce thème. Pour les oraux, elle a utilisé davantage de livres spécialisés sur l'agrégation (références à préciser dans les notes de l'épisode), ainsi que les corrigés de Bib Math et les vidéos ciblées de Gilles Lemaître sur YouTube.
Marie : Que pense Aurélie des vidéos de Gilles Lemaître ?
Aurélie : Elle les recommande chaudement, mais de manière ciblée uniquement sur les points non compris, car les corrections sont très longues. Elle lui a d'ailleurs fait un don lorsqu'elle a obtenu l'agrégation, en reconnaissance de l'aide apportée.
Marie : Est-il suffisant de maîtriser les programmes de MPSI et MP pour réussir le concours interne ?
Aurélie : C'est un bon point de départ et un minimum pour les écrits, mais cela ne suffit pas pour les oraux, qui requièrent des compétences différentes : apprendre des développements par cœur et construire une leçon. N'ayant pas fait de prépa elle-même, elle ne peut pas en être totalement certaine.
Marie : Le programme changeant-il d'une année à l'autre ?
Aurélie : Non, le programme reste le même. Cela permet de capitaliser sur plusieurs années de préparation, mais cela signifie aussi que les candidats qui passent depuis plusieurs années ont un avantage cumulatif. En mathématiques, cela peut conduire à des préparations plus longues que dans les disciplines où le programme change tous les deux ans.
Marie : Comment Aurélie a-t-elle géré la comparaison avec les autres candidats et le regard des autres ?
Aurélie : Au début, elle se focalisait sur ses désavantages. Elle a appris à transformer les émotions négatives en informations neutres et actionnables, en notant dans un carnet les notions à travailler plutôt qu'en se jugeant. Elle a également été suivie par une psychologue, ce qui l'a beaucoup aidée sur la gestion des comparaisons et des interactions avec les collègues.
Marie : Quels conseils Aurélie donnerait-elle sur l'entourage pendant la préparation ?
Aurélie : Elle recommande de bien s'entourer et de faire le tri. Elle a choisi de ne pas parler de sa préparation à ses collègues (dont les réactions étaient souvent négatives ou anxiogènes) ni à ses parents (de nature anxieuse). Son principal soutien a été son conjoint, professeur lui-même, qui a pris en charge toutes les tâches ménagères pendant le mois précédant les oraux. Ses amis ont également adapté leurs activités pour lui offrir des moments de décompression le dimanche après-midi. La veille des écrits, une amie a passé la journée avec elle pour lui changer les idées.
Marie : Y a-t-il une composante pédagogique ou didactique dans les épreuves de l'agrégation de mathématiques ?
Aurélie : Non, il n'y a aucune composante pédagogique ni didactique. L'oral requiert de savoir bien s'exprimer et de ne pas parler dans sa barbe, mais il ne s'agit pas d'expliquer à des élèves. L'expérience professionnelle sur le terrain n'apporte donc pas de plus-value directe pour ce concours.
Et voici les principales ressources qu'Aurélie a utilisées :
Internet
YouTube : chaîne de Gilles Bailly-Maître (correction des écrits)
BibMath (correction des écrits, éléments de cours, exo supplémentaires)
Écrits
Tout-en-un – Première année, Deschamps
Analyse MP, Analyse MPSI, Algèbre MPSI, Géométrie MPSI de Monier
Oraux
Ketrane & Elineau, Épreuve orale d’exemples et d’exercices
Cazeaux (+++)
Kieffer
Karmati
Dantzer
Scandalis
Gourdon (peu utilisé pour les développements, niveau assez difficile)
Marie : Pourquoi as-tu fait appel à un coaching alors que tu avais déjà un mental solide forgé par le sport de haut niveau ?
Stéphanie Lokoli : Malgré un mental fort, elle avait besoin d'aide pour planifier son travail et hiérarchiser ses tâches. Sa capacité de travail était importante (jusqu'à 14 heures par jour), mais elle n'était pas optimisée. Le coaching lui a appris à travailler moins mais mieux, en ciblant les tâches à fort impact aux moments où elle était le plus disponible mentalement.
Marie : Qu'est-ce qui a concrètement changé dans ton planning entre ta préparation sans coaching et celle avec coaching ?
Stéphanie Lokoli : Elle a appris à identifier ses moments de disponibilité mentale optimale (le matin) pour y placer les tâches complexes. Elle a réduit son volume de travail quotidien à six-neuf heures tout en augmentant l'efficacité. Elle a également décéléré dans les deux dernières semaines avant les écrits, travaillant seulement une heure et demie par jour, car le gros du travail avait été fait en amont. Elle a aussi pris soin de sa mémoire en intégrant des phases de repos.
Marie : Tu avais peur que le blackout se reproduise. Comment as-tu fait pour surmonter cette peur ?
Stéphanie Lokoli : Elle a adopté des mantras, notamment « Si tu as de la discipline, plus rien ne t'arrêtera », tiré du livre Ne cède jamais de David Goggins. Elle a commencé à mémoriser des citations et des éléments des œuvres dès juillet-août, traitant la mémoire comme un muscle à entraîner sur le long terme. Les petites réussites accumulées (comme obtenir 18/20 sur une composition sur Jacques Roubaud) ont progressivement dissipé cette peur.
Marie : Que dirais-tu aux agrégatifs qui n'osent pas rendre des copies par peur de la mauvaise note ou de décevoir leur correcteur ?
Stéphanie Lokoli : Il faut oser, car on n'est jamais aussi mauvais juge de soi-même. Elle rappelle que chaque erreur est une information : une erreur, une information ; deux erreurs, deux informations. Elle conseille de tenir un carnet d'analyse de ses copies (points faibles, points forts, pistes d'amélioration) et de faire un retour réflexif à froid, en se relisant et en lisant les copies de collègues ayant traité le même sujet.
Marie : Comment as-tu vécu les oraux et qu'est-ce qui, selon toi, t'a empêchée d'obtenir l'admission ?
Stéphanie Lokoli : Elle a vécu les oraux comme une compétition sportive, arrivant avec ses oreillettes et son sac, dans un état d'esprit de « guerrière ». Elle a cru en ses chances jusqu'au bout. Avec le recul, elle estime avoir manqué d'équilibre : si sa connaissance des œuvres était très solide, sa base écrite n'était pas assez simple ni assez didactique. Elle est partie dans une spécialisation excessive au lieu de construire un propos clair et accessible, ce qui l'a desservie.
Marie : Qu'est-ce que tu as retiré de cette préparation, au-delà du résultat du concours ?
Stéphanie Lokoli : Elle utilise encore aujourd'hui les outils de planification et de hiérarchisation acquis pendant le coaching. Son exigence intellectuelle s'est renforcée, ce qui lui a permis de faire accepter des propositions d'articles dans des revues littéraires. Elle applique désormais le principe de simplicité et de clarté du propos qu'elle n'avait pas su mettre en œuvre aux oraux.
Marie : Qu'as-tu fait après les résultats, et comment as-tu transformé ton expérience en projet ?
Stéphanie Lokoli : Elle a décidé de transformer les savoirs universitaires acquis sur Quelque chose noir de Jacques Roubaud en savoirs didactiques, en montant un projet pédagogique inclusif avec sa collègue AESH et en collaboration avec l'Institut National des Jeunes Sourds. Elle a rédigé quatre versions du document (parents d'élèves, ministère, rectorat/IPR, version disciplinaire) et les a transmises aux différents acteurs de la communauté éducative. La publication est prévue pour septembre.
Marie : Que penses-tu du sentiment d'incompatibilité ressenti par certains agrégatifs qui enseignent au collège ?
Stéphanie Lokoli : Elle rejette fermement cette idée. Enseigner au collège n'est pas un obstacle : cela peut même constituer une plus-value, notamment pour l'épreuve de didactique, où la créativité et l'audace pédagogiques propres au collège peuvent enrichir les copies. Elle encourage tous les agrégatifs à se décomplexer, à noter leurs réussites intermédiaires, à s'entraîner régulièrement et à faire des retours réflexifs sur leurs copies.
Géraldine : Ce qu'elle faisait à l'IUT n'avait rien à voir avec les exigences du concours. Elle ne connaissait pas les programmes ni les attentes, et n'avait pas été une étudiante brillante lors de son CAPES initial, obtenu en deuxième moitié de classement il y a 20 ans.
Marie : En termes d'inscription administrative, comment as-tu procédé pour suivre à la fois la formation interne et externe ?
Géraldine : Elle s'est inscrite via l'AFC pour la formation interne, et en tant qu'étudiante à part entière (avec carte étudiante) pour la formation externe, pour un coût d'environ 300 à 305 €. À Lyon, les mêmes professeurs assuraient les deux formations, ce qui rendait le dispositif très cohérent.
Marie : Que veux-tu dire par « j'ai fait n'importe quoi » aux oraux de l'interne la première année ?
Géraldine : Elle était épuisée, n'avait pas dormi les deux nuits précédentes, et a produit des copies incohérentes — par exemple, une problématique sur le carnivalesque pour une question sur Shakespeare, et une prestation désastreuse en linguistique. Elle est arrivée au bout du rouleau après un mois de révisions intensives sans pause.
Marie : Pourquoi as-tu quand même recommencé l'interne la deuxième année ?
Géraldine : Parce qu'une partie du programme est commune aux deux concours, qu'elle était déjà inscrite à la formation, et qu'elle croyait encore à l'interne en raison de ses 20 ans d'expérience d'enseignement. Elle n'a finalement pas été admissible aux écrits de l'interne cette année-là, ce qui lui a permis de se concentrer sur les oraux de l'externe.
Marie : Comment as-tu géré le moment où tu n'as pas été admissible aux écrits de l'interne la deuxième année ?
Géraldine : Ce fut le moment le plus difficile. Elle s'est accordé une semaine pour pleurer, se plaindre et exprimer sa frustration, puis a décidé de changer de mindset en se disant que c'était peut-être une chance, car le format de l'externe lui convenait mieux. Elle est repartie en mode « tunnel » sans se poser de questions, portée par sa binôme et son groupe de travail.
Marie : Dans le groupe de préparation externe, y avait-il uniquement des jeunes étudiants ou aussi des enseignants en poste ?
Géraldine : Non, il y avait également des collègues de l'interne, car le responsable de la formation conseillait à tous les internes de s'inscrire aussi à la préparation externe. Ce mélange internes/externes était très enrichissant et favorisait une vraie entraide, sans esprit de compétition.
Marie : Penses-tu que le fait d'être en présentiel t'a aidée à former ce groupe de travail et à tisser ces liens ?
Géraldine : Oui, absolument. Elle admire ceux qui préparent à distance, mais estime que rien ne remplace le fait d'avoir un professeur en face de soi et un groupe de personnes vivant la même expérience. Seuls ceux qui passent le concours peuvent vraiment se comprendre mutuellement.
Marie : Tes collègues de l'IUT étaient-ils soutenants ? En avais-tu parlé à tes élèves ?
Géraldine : Ses collègues ont été très aidants : ils ont allégé sa charge la première année et l'ont préservée des informations non essentielles pendant la préparation des oraux. Elle n'a pas parlé de sa démarche à ses élèves par crainte de devoir leur annoncer un éventuel échec, par orgueil. Certains ont deviné, d'autres ont cru qu'elle était malade pendant son congé de formation.
Marie : Si c'était à refaire, y a-t-il quelque chose que tu changerais dans ta façon de procéder ?
Géraldine : Elle prendrait beaucoup plus de temps pour elle — sport, repos, activités personnelles — et l'inscrirait réellement dans son planning dès le départ. Elle culpabilisait dès qu'elle faisait autre chose que travailler, ce qui nuisait à la fois à son repos et à son efficacité. Elle note que la semaine de vacances à la montagne prise juste avant les écrits de l'externe, sans aucune révision, a coïncidé avec ses meilleurs résultats.
Marie : Comment as-tu organisé ta préparation pour cette troisième tentative, avec des contraintes de temps, financières et familiales ?
Lucie : Elle a appliqué le principe "less is more" : un seul manuel par œuvre, entre 15 et 30 citations maîtrisées par œuvre avec un élément d'analyse associé à chacune, et une connaissance parfaite des axes des lettres de cadrage en civilisation. Elle a renoncé aux formations coûteuses et a tout organisé autour de ses contraintes (nouveau poste, voyage à New York, deux jeunes enfants).
Marie : D'où venait ta méthodologie pour la dissertation, et en quoi consistait-elle ?
Lucie : Elle provenait d'un professeur de Shakespeare rencontré à Nanterre. La méthode consiste à passer 10 minutes à explorer 10 thèmes autour du sujet (mythologie, citations, personnages, procédés, société, politique, religion, motifs, prénoms, etc.), puis à regrouper les éléments pour construire les parties et sous-parties de la dissertation.
Marie : Quelle était ton approche spécifique pour les épreuves de civilisation ?
Lucie : Elle mémorisait les axes des lettres de cadrage jusqu'à pouvoir se les réciter mentalement, et pour chaque axe, elle préparait un élément intéressant à dire, idéalement une citation avec un commentaire pertinent. Elle insiste sur le fait qu'il ne faut pas chercher l'originalité en civilisation, mais rester strictement dans le cadre des axes imposés.
Marie : Concrètement, à quoi ressemblait ta routine quotidienne de préparation ?
Lucie : Chaque jour, elle consacrait 10 à 15 minutes à la lecture d'articles d'actualité en anglais (CNN, BBC) ou à la traduction instantanée d'articles français. Elle pratiquait également le shadowing (imiter des actrices anglophones sur YouTube pour améliorer accent et fluidité). Chaque soir, elle planifiait par écrit ce qu'elle ferait le lendemain, en tenant compte de ses contraintes horaires. Elle réalisait aussi une traduction et une dissertation par semaine, et révisait régulièrement ses fiches et citations.
Marie : Qu'est-ce que le shadowing dans ce contexte, et comment le pratiquais-tu ?
Lucie : Elle choisissait sur YouTube des interviews d'actrices anglophones qu'elle appréciait (par exemple Kate Winslet), écoutait une minute, puis relisait les sous-titres en imitant le rythme, l'intonation et les expressions de l'actrice. Cela lui permettait d'améliorer son accent, de gagner en confiance et d'enrichir son vocabulaire, le tout gratuitement et à domicile.
Marie : Comment organisais-tu concrètement ta planification quotidienne ?
Lucie : Elle notait chaque soir sur un post-it ou un coin de feuille ce qu'elle ferait le lendemain, parfois avec des horaires précis. Elle exploitait tous les créneaux disponibles, y compris 20 minutes dans une voiture pendant une activité de ses enfants. Elle estime que le cerveau se prépare pendant la nuit à ce qui est planifié, ce qui rend le travail du lendemain plus efficace.
Marie : Comment fonctionnait le trinôme de travail que tu avais constitué avec Cindy et Dottie ?
Lucie : Chaque semaine, le trinôme se donnait un thème de dissertation sur une œuvre au programme. Chacune travaillait de son côté (plan détaillé, introduction, conclusion selon le temps disponible), puis partageait son travail par mail avec de brefs commentaires. La mise en commun n'était pas aussi formalisée qu'en prépa, mais l'essentiel était de s'entraîner régulièrement à trouver une problématique, des thèmes et des citations de manière autonome.
Marie : Quels ont été tes résultats aux épreuves écrites cette année, et comment as-tu évolué d'une année à l'autre ?
Lucie : En dissertation de civilisation américaine (sujet "Compromise"), elle a obtenu 12,5, sa meilleure note, contre 5 la première année et 10,5 la deuxième. En traduction, elle a obtenu des notes comprises entre 10,75 et 11,75 sur les trois années, avec une relative constance malgré des volumes de préparation très différents.
Marie : En sortant des épreuves écrites, avais-tu le sentiment d'avoir réussi ?
Lucie : Oui, elle était calme et confiante. Elle savait exactement le temps qu'il lui fallait pour chaque partie, avait terminé sa relecture et posé le stylo sereinement. Elle attribue en partie cette sérénité à l'expérience accumulée lors des deux tentatives précédentes.
Marie : Quel conseil principal donnerais-tu pour aborder les épreuves orales le jour J ?
Lucie : Garder son sang-froid, rester zen, bien dormir et maintenir une bonne hygiène de vie. Sur le plan académique, s'appuyer fermement sur sa méthodologie de commentaire de texte, quelle que soit la nature du sujet tiré au sort. Elle souligne qu'il ne faut pas compter sur un sujet "magique" : les sujets sont aléatoires et il faut être capable de s'en sortir avec n'importe quel thème.
Marie : Comment as-tu réagi lorsque tu es retombée sur la civilisation britannique à l'oral, ton point faible, pour la troisième fois ?
Lucie : Elle a failli paniquer en préparation, mais a décidé de rester zen et d'appliquer sa méthode de commentaire de texte sans chercher à lutter contre le sujet. Elle a obtenu 8,80, contre 6,25 l'année précédente et 5 la première année, ce qui lui a suffi pour être reçue. Elle est sortie de l'oral en se disant qu'elle recommencerait si nécessaire, sans pleurer ni se décourager.
Marie : As-tu utilisé la bibliographie officielle fournie avec le programme de l'agrégation ?
Lucie : Non, pas du tout. Un professeur lui avait expliqué que la bibliographie est destinée aux enseignants-chercheurs qui construisent leurs cours ; pour les candidats à l'agrégation, elle est très accessoire. Elle s'est concentrée uniquement sur les manuels de préparation et les lettres de cadrage.
Marie : Comment as-tu géré la préparation de l'agrégation avec deux jeunes enfants et un mari travaillant le soir ?
Lucie : Elle travaillait principalement pendant les heures où elle n'avait pas les enfants (pauses déjeuner, temps libres en journée). Le soir, elle bossait jusqu'à 22h-22h30 maximum. Pendant les vacances, elle et son mari se partageaient les demi-journées avec les enfants (repas inclus), en se concertant la veille. Elle exploitait également tous les petits créneaux disponibles (20 minutes dans la voiture, etc.).
Marie : Quel rôle a joué ton mari dans ta réussite ?
Lucie : Son mari a été un soutien essentiel, tant sur le plan logistique (tâches ménagères, activités avec les enfants) que moral (encouragements dans les moments de doute, proposition de décompresser ensemble). Elle insiste sur le fait que la préparation de l'agrégation est une décision presque familiale, qui nécessite l'adhésion du partenaire et, dans la mesure du possible, des enfants.
Marie : Que dirais-tu aux candidats qui s'interrogent sur la valeur des sacrifices consentis pour préparer l'agrégation ?
Lucie : Elle décrit l'après-agrégation comme une renaissance : disparition de la charge mentale liée au concours, meilleure connaissance de soi, gain de confiance, fin du doute constant. Elle souligne également que les connaissances acquises enrichissent directement les cours dispensés aux élèves. Elle encourage tous les candidats à ne pas lâcher.
L'anticipation organisationnelle (cours prêts, volume horaire allégé) est un facteur clé de réussite.
S'inscrire à une structure de préparation méthodologique dès le début est une décision cruciale.
Débat sur l'approche à adopter : tout donner en une seule tentative ou étaler la préparation.
Détails
morganelefort : Préparer le concours sans se donner vraiment les moyens de l'obtenir est une perte d'énergie et d'argent. Elle observe que certains candidats font de grosses impasses et ne se donnent pas les moyens de décrocher le concours.
Marie : Nuance en rappelant que chaque candidat a sa propre temporalité — certains ont besoin d'une phase de remise à niveau avant de s'engager pleinement.
Marie : Rejoint Morgan sur l'idée qu'il faut toujours se projeter dans la réussite, car l'intention influence le résultat (effet auto-réalisateur).
Conclusion
Il n'existe pas une seule bonne approche, mais il est essentiel de toujours viser l'obtention du concours, quelle que soit la durée de préparation choisie.
Identification des moments les plus éprouvants de la préparation et des stratégies pour les traverser.
Détails
morganelefort : La période la plus difficile n'était pas novembre (malgré un creux lié aux premières mauvaises notes), mais les trois semaines entre les résultats des écrits et les oraux — d'autant plus qu'elle avait deux formations à préparer, des enfants à gérer et une séparation personnelle.
morganelefort : En novembre, l'échéance des écrits sert de moteur. En revanche, après les écrits, l'incertitude sur l'admission à l'oral fragilise la motivation.
morganelefort : Elle a observé des camarades qui ont relâché leurs efforts entre les écrits et les oraux, accumulant des regrets.
Marie : Recommande d'anticiper le planning de reprise avant même de passer les écrits, pour ne pas perdre de temps.
Conclusion
Anticiper mentalement et logistiquement la reprise du travail après les écrits est indispensable.
Se fixer un plan de révision préétabli permet de se raccrocher à une structure dans les moments de doute.
Retour sur une mauvaise note marquante reçue en cours de préparation et la façon dont Morgan l'a exploitée.
Détails
Marie : Évoque une copie de Morgan dont la note était illisible (16 ou 6 ?) et les commentaires peu élogieux.
morganelefort : Cette note — la seule en dessous de la moyenne sur toute sa préparation — a été la plus utile. Elle l'a poussée à analyser ses erreurs de méthode (citations, analyses, structure) et à ajuster chaque dissertation suivante comme un test d'amélioration.
morganelefort : Le déchiffrage collectif de la copie en salle des profs a permis de dédramatiser et de partager les apprentissages.
Marie : Rappelle que les bonnes notes doivent aussi être comprises pour être répliquées, mais que les mauvaises notes sont un tremplin si on sait s'en saisir.
Conclusion
Une mauvaise note reçue suffisamment tôt (novembre-décembre) laisse le temps d'ajuster sa méthode avant les épreuves.
Il faut aborder les retours critiques avec philosophie et les transformer en plan d'action concret.
Discussion sur la gestion de la grammaire, bête noire de Morgan, et la stratégie collective mise en place.
Détails
morganelefort : La grammaire a été une source d'angoisse toute l'année. Travaillée intensément au début, elle est passée au second plan à la rentrée face aux urgences professionnelles.
morganelefort : Après les écrits, avec son groupe de travail, elle a mis en place des créneaux quotidiens de grammaire à 22h30, pendant un mois, couvrant toutes les notions clés.
morganelefort : Ce travail collectif lui a permis d'avoir en tête l'introduction et le plan dès le retournement du sujet à l'oral.
Marie : Souligne que sans ce groupe, il aurait été très difficile d'atteindre ce niveau de maîtrise seule.
Conclusion
Des sessions courtes mais régulières (30 minutes par soir) sur un mois peuvent compenser un retard important.
Le travail en groupe est particulièrement efficace pour les matières techniques comme la grammaire.
Présentation détaillée de la méthode de Morgan pour sélectionner et mémoriser les citations des œuvres au programme.
Détails
morganelefort : Début de la mémorisation des citations dès la Toussaint pour les premières œuvres, finalisation pendant les vacances de Noël, puis révisions intensives jusqu'aux épreuves.
morganelefort : Utilisation de flashcards, pictogrammes et cartes mentales. Pour Roubaud (81 poèmes en 9 sections), elle a progressivement réduit sa sélection de une citation par poème à trois par section, puis encore moins.
morganelefort : La mémorisation permet de passer les dissertations en conditions réelles sans ressources, de tester ses arguments et d'ajuster sa sélection de citations.
Marie : Reconnaît que ce conseil est rarement donné mais très pertinent — la mémorisation installe une confiance durable.
Conclusion
La sélection des citations doit être faite tôt, lors de la deuxième relecture des œuvres.
Chaque œuvre nécessite une approche adaptée à sa structure propre.
La mémorisation progressive, intégrée dans une routine quotidienne, est un facteur de confiance majeur le jour des épreuves.
Discussion sur la façon dont Morgan a structuré son année de préparation tout en assumant ses responsabilités professionnelles et familiales.
Détails
morganelefort : Toute l'année a été planifiée avec un rétroplanning précis. Les périodes avec les enfants étaient dédiées aux enfants, sans révisions.
morganelefort : Avant les écrits, elle s'est imposé quelques jours de break chez une camarade du groupe de travail, loin des enfants et des contraintes du quotidien.
morganelefort : Elle avait réalisé le concours blanc dès le début des vacances de la Toussaint pour expérimenter les conditions réelles (fatigue, gestion du temps sur deux jours).
morganelefort : L'objectif de ficher toutes les œuvres avant la rentrée n'a pas été totalement atteint (terminé avant le 20 septembre), mais la progression dans l'efficacité du fichage a été notable.
Marie : Insiste sur le fait que le repos doit être planifié au même titre que le travail, sinon il n'a pas lieu.
Conclusion
Un rétroplanning rigoureux avec des échéances claires est indispensable pour maintenir le cap sur toute l'année.
Les périodes de repos doivent être organisées et protégées, notamment avant les épreuves.
Rôle du coaching et du travail sur soi dans la réussite de Morgan, notamment lors des oraux.
Détails
morganelefort : Le coaching réalisé en mai-juin (travail sur les émotions, la voix intérieure, la gestion des difficultés comme moteur) a été très précieux et réutilisé tout au long de l'année.
morganelefort : Lors des oraux, sa colocataire a été déstabilisée par un jury difficile et n'a pas réussi à s'en remettre psychologiquement. Morgan a choisi de se mettre dans une « carapace » et de traverser chaque obstacle indépendamment de ce qui se passait autour d'elle.
Marie : Rappelle qu'Anna a adopté une démarche similaire, et que la gestion des émotions est le fruit d'une pratique régulière, pas d'une technique miracle.
Conclusion
Travailler sur sa posture mentale en amont des épreuves est aussi important que la préparation académique.
La capacité à gérer ses émotions le jour J se construit progressivement, par la réflexion et la pratique.
Morgan partage son conseil principal et ses encouragements pour les futurs candidats.
Détails
morganelefort : Le conseil en or est de trouver un bon groupe de travail — pour le soutien mutuel, le partage des difficultés et des questionnements au même moment.
morganelefort : L'agrégation est une aventure riche en rebondissements, passionnante mais difficile à quitter une fois terminée.
Marie : Félicite Morgan pour sa capacité à garder le cap, la bonne humeur et l'énergie dans un contexte particulièrement difficile.
Conclusion
Le groupe de travail est un pilier fondamental de la préparation, tant sur le plan académique que psychologique.
Gestion simultanée de la préparation, du travail à temps partiel, des enfants et d'une séparation personnelle.
La grammaire est restée un point de fragilité jusqu'aux oraux, faute de temps suffisant pour l'assimiler en profondeur pendant l'année.
La période entre les résultats des écrits et les oraux est identifiée comme la plus éprouvante psychologiquement, avec un risque élevé de démobilisation.
Certains candidats du groupe de travail ont été déstabilisés par des jurys difficiles à l'oral et n'ont pas réussi à surmonter cet obstacle mentalement.
La tentation de faire des impasses ou de ne pas s'engager pleinement dans la préparation est un écueil fréquent observé dans les formations.
morganelefort
Donner des cours particuliers de préparation à l'agrégation (mentionné en fin d'entretien comme une prochaine étape).
Marie
Intégrer le conseil de mémorisation précoce des citations dans les recommandations transmises aux futurs candidats.
Partager le témoignage de Morgan (enregistrement de l'entretien) avec les candidats en cours de préparation.
Marie et Laurie discutent du principal obstacle identifié : l'incapacité à intégrer la préparation dans un quotidien très chargé.
Détails
Laurie : Elle travaillait l'agrégation uniquement sur le temps restant après ses obligations, ce qui s'est révélé inefficace.
Laurie : Le coaching avec Marie lui a permis de mettre à plat toutes les exigences du concours et d'optimiser les petits créneaux disponibles (15 min, 30 min, 45 min).
Marie : Rappelle que lors de leur première séance, elles avaient travaillé sur l'optimisation des petits créneaux et le système des bannettes.
Conclusion
L'organisation rigoureuse du temps, même en petites tranches, est indispensable pour les candidats ayant un emploi du temps chargé.
Attendre d'avoir de longues plages de temps libre pour travailler est une erreur à éviter.
Marie et Laurie détaillent le système d'organisation concret mis en place.
Détails
Laurie : Elle a utilisé des bannettes physiques classées par discipline (esthétique, histoire de l'art avec deux périodes), avec des pochettes internes par durée (15 min, 30 min).
Laurie : En parallèle, elle a utilisé l'application Google Tasks sur son téléphone, avec des post-it colorés par discipline, pour accéder à des articles et ressources lors de ses déplacements professionnels.
Laurie : Elle remplaçait le temps passé sur Instagram par des sessions de travail dans Google Tasks.
Marie : Demande à Laurie de partager des captures d'écran de son organisation numérique pour les notes de l'épisode.
Conclusion
Le système des bannettes, adapté en version physique et numérique, permet d'optimiser tous les petits créneaux disponibles dans la journée.
L'outil numérique est particulièrement utile pour les candidats itinérants.
Laurie explique comment elle a utilisé l'intelligence artificielle pour améliorer sa méthode de dissertation.
Détails
Laurie : Elle avait du mal à formuler des problématiques pertinentes malgré les classes préparatoires. Elle a utilisé ChatGPT pour s'entraîner à construire des problématiques et des plans détaillés.
Laurie : Elle s'entraînait sur des sujets proposés par ChatGPT ou issus de prépas, en rédigeant uniquement des plans détaillés, ce qui s'est avéré suffisant pour progresser.
Laurie : Elle a également utilisé la vidéo de Marie sur la méthode du brouillon et s'est acheté un chronomètre pour s'entraîner en conditions réelles.
Laurie : Résultats obtenus aux écrits : 18 en esthétique et 17 en histoire de l'art, contre 11 et 12 lors du premier passage.
Conclusion
L'utilisation de ChatGPT comme outil d'entraînement méthodologique est une approche efficace pour travailler la problématique et le plan.
S'entraîner avec un chronomètre dès la préparation permet de se familiariser avec la contrainte temporelle des épreuves.
Marie et Laurie décrivent le déroulement des huit jours d'épreuves d'admission, spécifiques à la discipline.
Détails
Laurie : Les épreuves d'admission associent théorie et pratique. Elles comprennent une épreuve de projet (6 heures, rendu en 2D), un jour d'achat de matériel, deux fois huit heures de réalisation pratique, une épreuve de leçon (séquence d'enseignement) et une épreuve d'option.
Laurie : Le sujet de l'année portait sur le thème « écrire ». Les candidats devaient imaginer une réponse plastique à partir d'un corpus iconographique.
Laurie : L'épreuve pratique s'est déroulée à Nîmes, dans un hangar avec 50 candidats, dans des conditions de canicule.
Laurie : Sa spécialité pratique était la céramique/modelage ; elle a travaillé la porcelaine crue pour l'épreuve.
Conclusion
Les épreuves d'admission en arts plastiques sont particulièrement exigeantes et nécessitent une préparation spécifique, notamment en prépa externe.
L'épreuve pratique est difficile à évaluer, même pour des candidats expérimentés.
Laurie évoque sa collaboration avec Emilie, une autre candidate rencontrée via la formation de Marie.
Détails
Laurie : L'épreuve d'option cinéma consiste à analyser une séquence de film sans préparation devant le jury. Elle l'avait sous-estimée lors du premier passage.
Laurie : Elle et Emilie se sont entraînées régulièrement sur Discord (espace de travail de la formation), en se projetant des séquences et en faisant des analyses en conditions réelles, environ une fois par semaine.
Laurie : Résultat obtenu à cette épreuve : 17/20.
Marie : Annonce qu'elle orientera une nouvelle élève en arts plastiques vers Emilie, qui a également réussi le CAPES externe en première position.
Conclusion
La collaboration entre candidats est un atout majeur, particulièrement en arts plastiques où les candidats sont peu nombreux.
Il est indispensable de préparer l'épreuve d'option dès la phase d'admissibilité et de ne pas attendre les épreuves d'admission.
Marie et Laurie discutent d'une erreur fréquente : repousser les exercices de rédaction en attendant d'avoir suffisamment de fiches.
Détails
Laurie : Elle observe que les candidats ont tendance à accumuler des fiches et à retarder les exercices de dissertation, pensant manquer de connaissances.
Marie : Précise qu'il faut distinguer deux objectifs dans les exercices de dissertation : s'entraîner en temps limité (pour la performance) ou explorer un thème en profondeur (en temps illimité).
Laurie : Recommande de commencer à rédiger des dissertations à partir de décembre-janvier au plus tard.
Conclusion
Il ne faut pas attendre d'avoir tout fiché pour se confronter aux exercices de rédaction.
Faire une dissertation peut être une alternative efficace aux fiches pour approfondir un sujet.
Définir clairement l'objectif de chaque exercice (performance chronométrée ou exploration) est essentiel.
Laurie partage son expérience des différentes ressources utilisées pour sa préparation.
Détails
Laurie : Elle était inscrite à la prépa de l'Université d'Aix-Marseille et avait pris le CNED comme filet de sécurité pour les cours auxquels elle ne pouvait pas assister.
Laurie : À refaire, elle ne reprendrait pas le CNED, estimant qu'une bonne bibliographie et une méthodologie solide permettent de s'en sortir seul, mais avec beaucoup de temps et de rigueur.
Conclusion
S'inscrire dans une prépa externe est fortement recommandé en arts plastiques pour bénéficier de retours aiguisés sur la pratique.
Le CNED peut être utile comme sécurité mais n'est pas indispensable si la méthodologie est bien maîtrisée.
En fin d'entretien, Marie et Laurie évoquent la transition professionnelle à venir.
Détails
Marie : Félicite Laurie et lui souhaite une belle réussite pour sa nouvelle carrière d'enseignante.
Laurie : Indique qu'elle n'a pas encore reçu son affectation pour l'année prochaine et qu'elle anticipe un changement de vie important (quitter la profession d'infirmière libérale).
Conclusion
Laurie entame une nouvelle étape professionnelle en tant que professeure d'arts plastiques, avec une affectation à confirmer.
Intégrer la préparation au concours dans un quotidien très chargé (vie de famille, travail en libéral) sans organisation rigoureuse.
Formuler des problématiques pertinentes pour les épreuves écrites, même après avoir suivi des classes préparatoires.
L'épreuve pratique de l'agrégation d'arts plastiques est difficile à appréhender : les critères d'évaluation restent peu transparents, même pour des candidats ayant côtoyé des membres du jury.
L'épreuve d'option (cinéma) est souvent sous-estimée et nécessite une préparation spécifique et anticipée.
La tentation de repousser les exercices de dissertation en attendant d'avoir suffisamment de connaissances est un frein fréquent à la progression.
Laurie
Rechercher et envoyer à Marie des captures d'écran de son organisation dans Google Tasks pour illustration du système des bannettes numériques.
Marie
Intégrer les captures d'écran de Laurie dans les notes de l'épisode une fois reçues.
Rediriger la nouvelle élève en arts plastiques vers Emilie pour un potentiel binôme d'entraînement.
Envisager d'assister aux épreuves orales publiques de l'agrégation l'année prochaine.
Aurore : Elle s'est perdue dans les lectures d'articles, sans planning structuré, et a finalement fait une impasse sur une épreuve.
Marie : Elle souligne que la peur de rester inactive a conduit à une surcharge contre-productive.
Aurore : Il lui manquait 1,5 point pour être admissible ; elle avait obtenu 3 à l'épreuve sur laquelle elle avait fait l'impasse, contre 8 la première année.
Conclusion
Faire des impasses est une erreur majeure : aucune statistique ne permet de prédire les sujets qui tomberont.
Trop de formations simultanées nuit à la concentration et à l'efficacité.
Aurore explique comment elle a été amenée à s'inscrire également à l'externe lors de sa deuxième année, sur les conseils de professeurs à la faculté de Rennes.
Détails
Aurore : Elle a été admissible à l'externe mais pas à l'interne, ce qui l'a surprise et lui a donné envie de se concentrer sur l'externe.
Aurore : En tant qu'enseignante dans le privé, s'inscrire à l'externe tout en maintenant une inscription à l'interne lui aurait fait perdre le droit de rester dans le privé en cas de réussite à l'externe — une contrainte réglementaire inscrite au Bulletin Officiel.
Marie : Cette contrainte s'est transformée en avantage, car elle a forcé Aurore à concentrer toutes ses ressources sur un seul concours.
Conclusion
Le choix exclusif de l'externe a permis à Aurore de ne pas diluer son énergie et d'établir un plan de travail clair et ciblé.
Marie et Aurore reviennent sur la période difficile qui a suivi les résultats des oraux de la deuxième année.
Détails
Aurore : Bien qu'elle se soit dit qu'elle n'avait « rien à perdre » aux oraux, elle a mis un mois à se remettre de la déception des résultats, pleurant à chaque fois qu'on lui en parlait.
Aurore : Elle a prolongé son séjour en Espagne (formation à Salamanque, puis arrêt à San Sebastian, puis à Bordeaux) pour retarder son retour et éviter de reprendre le travail.
Marie : C'est depuis Bordeaux qu'Aurore l'a contactée pour un coaching, qui lui a redonné de l'élan.
Aurore : Elle a finalement passé tout l'été sans travailler intensément, mais a maintenu un minimum d'activité (une heure par après-midi lors d'un séjour à Vannes) sur les nouveaux programmes.
Conclusion
Prendre le temps de digérer une déception est nécessaire avant de repartir efficacement.
Maintenir un minimum de travail régulier pendant les vacances (même 30 minutes par jour) évite une rupture trop longue.
Aurore décrit comment elle a abordé différemment cette dernière année de préparation, avec une seule formation (Paris Nanterre) et une méthode de travail révisée.
Détails
Aurore : La formation de Paris Nanterre pour l'espagnol externe s'est distinguée par la stabilité et la précision de ses enseignants, ainsi que par la flexibilité du format à distance.
Aurore : Le format à distance a cependant engendré une accumulation de vidéos non visionnées (jusqu'à 50 heures de retard), qu'elle a dû gérer en faisant des choix.
Marie : Elle a conseillé à Aurore de renoncer aux vidéos en retard à l'approche des épreuves, ce qu'Aurore a réussi à faire.
Aurore : Pour la prochaine fois, elle suggère de parcourir rapidement les vidéos non vues (en accéléré) pour identifier celles qui méritent d'être regardées en entier.
Conclusion
Une seule formation bien choisie vaut mieux que plusieurs formations dispersées.
Il faut savoir renoncer à certains contenus pour préserver l'essentiel à l'approche des épreuves.
Aurore présente en détail la méthode qu'elle a mise au point pour gérer la révision de huit matières tout en étant en poste à temps plein.
Détails
Aurore : Dès qu'elle disposait de 45 minutes ou plus, elle consultait sa liste de matières (linguistique, traduction, Espagne, Amérique latine, etc.) et travaillait la suivante dans l'ordre, sans réfléchir. L'objectif était de couvrir chaque matière au moins une fois par semaine.
Aurore : La linguistique était travaillée deux fois par semaine car elle avait été négligée pour les écrits.
Marie : Cette méthode est particulièrement adaptée à la phase de révision finale, une fois les bases maîtrisées, pour réactiver les connaissances de chaque thème.
Conclusion
La tournante permet de ne faire aucune impasse, de maintenir un rythme régulier et de réduire l'anxiété liée à la gestion du temps.
Elle est recommandée en phase de révision, et non en phase d'apprentissage initial.
Aurore revient sur son état d'esprit lors des épreuves écrites et sur la période qui a suivi.
Détails
Aurore : Pour la première fois, elle s'est sentie prête à composer sur tous les sujets et avait appris entre 30 et 40 citations classées par thèmes.
Aurore : Elle a obtenu 14 en dissertation (sujet sur Barcelone, que beaucoup avaient mis en impasse), mais a rencontré des difficultés en traduction (mélange de temps verbaux).
Marie : Elle recommande de se déconnecter des groupes WhatsApp et des échanges avec les autres candidats pendant et après les épreuves écrites, pour ne pas se laisser influencer négativement.
Aurore : Les retours des professeurs de la formation sur les écrits ont ravivé la déception, mais elle a réussi à repartir après quelques semaines.
Conclusion
Se déconnecter des groupes de candidats pendant les épreuves est fortement conseillé.
Un débriefing personnel (s'enregistrer, envoyer un message au coach) est préférable à un échange collectif.
Aurore décrit le déroulement des épreuves orales, notamment l'organisation en salle d'attente et sa gestion du stress.
Détails
Aurore : Tous les candidats à une même épreuve sont convoqués simultanément mais passent à des horaires différents, sans accès au téléphone ni à l'ordinateur pendant l'attente (jusqu'à 3 heures).
Aurore : Pour l'épreuve de portugais (option choisie pour sa proximité avec l'espagnol), elle avait préparé la veille un résumé manuscrit des chapitres du livre au programme, généré avec l'aide de NotebookLM à partir du PDF de l'œuvre.
Aurore : Malgré des prestations qu'elle jugeait insuffisantes sur certaines épreuves (notes de 5, 6, 7,5 et 8,5), elle a maintenu sa prestance face au jury en se concentrant sur la forme.
Marie : Avec un 14 aux écrits, Aurore avait 18 points d'avance à l'entrée des oraux, ce qui lui a permis d'absorber des notes plus faibles.
Conclusion
La prestance et la tenue face au jury comptent, même quand le fond est perfectible.
L'externe offre une marge de compensation entre épreuves que l'interne ne permet pas.
Le choix du portugais comme option s'est avéré judicieux grâce à la transparence lexicale avec l'espagnol.
Marie et Aurore analysent rétrospectivement le choix entre l'agrégation interne et externe.
Détails
Aurore : Elle maîtrisait trois sujets sur quatre du programme interne, mais le taux de réussite à l'interne est d'environ 8 %, contre 20 à 25 % à l'externe.
Marie : L'externe permet une compensation entre épreuves ; l'interne exige une régularité sans faille sur toutes les épreuves.
Conclusion
Le choix de l'externe était stratégiquement plus favorable malgré un programme moins familier.
Les statistiques de réussite doivent être prises en compte dans la décision.
Aurore évoque l'importance d'avoir préservé son équilibre de vie durant la dernière année.
Détails
Aurore : Elle a intégré le sport en priorité dans son planning, avant les impondérables et le travail de révision.
Aurore : Son compagnon, lui-même engagé dans un projet d'écriture, a été un soutien mutuel sans sacrifier leurs projets respectifs.
Conclusion
Préserver le sport et les temps de récupération est un facteur de performance sur la durée.
Un environnement personnel soutenant facilite la préparation d'un concours exigeant.
En fin d'entretien, Aurore partage ses recommandations pour les candidats qui se préparent à l'agrégation.
Détails
Aurore : Faire des plannings rigoureux, ne faire aucune impasse, et s'appuyer sur un accompagnement (coaching avec Marie ou newsletter) pour se rebooster régulièrement.
Aurore : Même sans participer activement à chaque session de coaching collectif, le simple fait d'écouter apporte toujours quelque chose.
Marie : La régularité et la stratégie priment sur la notion de mérite ; le facteur chance existe mais peut être lissé par de bonnes décisions.
Conclusion
La combinaison planification + absence d'impasse + soutien régulier est la clé du succès.
S'abonner à la newsletter est une alternative accessible pour ceux qui ne peuvent pas financer un coaching complet.
Gestion de la déception : La déception après les résultats des oraux de la deuxième année a été difficile à surmonter et a nécessité un mois de récupération émotionnelle avant de pouvoir reprendre le travail.
Accumulation de vidéos non visionnées : Le format à distance de la formation a généré un retard important (jusqu'à 50 heures de vidéos), difficile à gérer en parallèle d'un poste à temps plein.
Maintien de la motivation après les écrits : La période entre les écrits et les résultats d'admissibilité a été marquée par un manque d'élan, nécessitant de continuer à avancer mécaniquement (cocher les cases) sans enthousiasme.
Gestion du stress aux oraux : Certaines épreuves orales ont été vécues comme des échecs sur le moment, avec un risque de démoralisation pour les épreuves suivantes.
Préparer l’agrégation est une sollicitation mentale permanente :
mémoriser
analyser
produire
rédiger
réfléchir en continu
Cette charge mentale finit par créer une fatigue cognitive intense.
Sans récupération, le cerveau finit par saturer.
Une vraie pause permet de :
relâcher la pression mentale
diminuer la fatigue cognitive
revenir plus lucide et plus efficace
aborder les épreuves avec plus de sérénité
L’importance des activités de “pleine conscience”
Toutes les pauses ne se valent pas.
Les activités les plus efficaces sont celles qui mobilisent le corps et l’attention, par exemple :
ski
danse
yoga
randonnée
sport
Ces activités obligent le cerveau à se concentrer sur le moment présent, ce qui stoppe les ruminations.
Contrairement à ce qu’on croit, scroller sur son téléphone n’est pas une vraie pause.
La métaphore de la musculation
Le cerveau fonctionne comme un muscle.
En musculation :
on sollicite les fibres musculaires
on crée une fatigue
on laisse le corps récupérer
les fibres se reconstruisent plus fortes
Avec le cerveau, c’est exactement pareil.
Les progrès se produisent pendant la récupération.
Sans repos, on ne progresse pas : on s’épuise.
Attention aux fausses pauses
Certaines activités donnent l’impression de se reposer mais continuent à consommer de l’attention.
Exemple typique : les réseaux sociaux.
Les algorithmes sont conçus pour capturer votre attention et vous faire rester le plus longtemps possible.
Une stratégie simple peut être :
supprimer temporairement certaines applications
limiter leur accès pendant la semaine
les réserver éventuellement au week-end
Quand on prépare l’agrégation, l’attention est une ressource précieuse.
Le piège des vacances culpabilisantes
Le vrai problème n’est pas de prendre des vacances.
Le problème est de partir sans avoir planifié.
Résultat :
on culpabilise
on pense qu’on “devrait travailler”
on ne se repose pas vraiment
La solution est simple : planifier la pause dans son planning.
Si c’est écrit dans le planning que vous ne travaillez pas, alors vous ne devriez pas travailler.
La culpabilité disparaît.
Le rôle clé de la planification
Pour réussir à déconnecter :
anticiper le travail avant la pause
savoir ce qui sera fait après
planifier clairement la période de repos
La déconnexion devient alors un choix assumé, pas une fuite.
Les moments stratégiques pour ralentir
Certaines périodes sont particulièrement propices à la récupération.
Par exemple :
le week-end avant les écrits
une semaine de décélération avant les oraux
une ou deux semaines pendant l’été
L’idée est de travailler intensément avant, puis de ralentir pour récupérer.
Une compétence clé de l’agrégatif
Si votre planning ne rentre pas dans vos journées, la solution n’est pas de supprimer les pauses.
La solution est souvent d’éliminer certaines tâches.
Choisir, prioriser, décider rapidement ce qui est essentiel :
c’est l’une des compétences les plus importantes pour réussir l’agrégation.
À retenir
La récupération n’est pas un luxe.
C’est une compétence stratégique.
Les candidats qui tiennent dans la durée sont ceux qui savent :
travailler intensément
mais aussi s’arrêter au bon moment
Avec une bonne planification, il est tout à fait possible de prendre des vacances pendant l’année de l’agrégation — et même d’en faire un levier de performance.
⭐ La clé : planifier pour pouvoir vraiment déconnecter.