Explore every episode of the podcast Carte d'identités : Israéliens
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| Bande annonce – Carte d'identités : Israéliens | 30 Oct 2025 | 00:02:12 | |
RFI propose une plongée au cœur d’une société traversée par ses contradictions. Porté par trois anciens correspondants de RFI à Jérusalem, ce podcast documentaire donne la parole à celles et ceux qui vivent, doutent, contestent ou défendent l’État hébreu. À travers leurs récits se dessine le portrait d’un pays en quête de sens, déchiré entre mémoire, sécurité et identité. | |||
| Hors-série – Entretien avec le Pr. Amos Goldberg | 03 Nov 2025 | 00:32:00 | |
Le Pr. Amos Goldberg, est historien, spécialiste de la Shoah et des génocides. Juif, Israélien, il est l’un des premiers (dès avril 2024) à avoir accusé son pays de commettre un génocide dans la bande de Gaza. Cet entretien a été réalisé en mai 2025. Depuis, plusieurs autres universitaires israéliens, ainsi que des ONG israéliennes, internationales, et une commission d'enquête de l'ONU, en sont venus à la même conclusion que lui. Mais en Israël sa voix reste minoritaire. | |||
| 7. Face à Gaza, la rupture du 7 octobre 2023 | 03 Nov 2025 | 00:39:13 | |
Le 7 octobre 2023 a marqué un point de rupture. Les attaques du Hamas en territoire israélien ont fait vaciller la confiance d’un pays dans sa capacité à protéger ses propres citoyens. Dans cet ultime épisode, nos trois anciens correspondants reviennent sur ce point de bascule et ses répercussions : villes désertées, communautés meurtries, colère et sidération face à l’impuissance de l’État. Au fil des témoignages, on mesure comment ce choc a bouleversé les Israéliens, mais aussi ravivé les fractures autour de Gaza, du camp de la paix ou encore du rapport à l’Holocauste. Un épisode qui interroge sur l’avenir d’Israël, entre douleur, peur et quête obstinée de sécurité. Avec : Oren, habitant de Tel-Aviv, rencontré lors des célébrations de la fête nationale israélienne. Rula Daoud, co-présidente de Standing Together, le plus grand mouvement populaire de Palestiniens et de Juifs pour la paix. Hanna Yablonka, historienne, professeure à l’Université Ben Gourion du Néguev. | |||
| 6. Yerida, la recherche d’un nouveau refuge | 03 Nov 2025 | 00:44:16 | |
Quitter Israël a longtemps été perçu comme une trahison. En hébreu, le mot yerida – la « descente » – s’oppose à l’alya, la « montée » vers la Terre promise. Mais certains Israéliens ne reconnaissent plus leur pays. Face à un tournant perçu comme autoritaire dans la pratique du pouvoir, l’espoir de changer les choses diminue, poussant de plus en plus d’Israéliens à partir. L’Europe souvent, les Etats-Unis également redeviennent des destinations possibles. Mais sans forcément rompre tous les liens avec Israël. Avec : Ruth Rosenthal, installée à Paris. Son pays d'origine est omniprésent dans les œuvres de son groupe “Winter familly ». Cian, a récemment quitté Israël pour Lisbonne. Nathan Landau, père de famille qui réfléchit au départ. | |||
| 5. Fractures israéliennes | 03 Nov 2025 | 00:36:15 | |
En 2019, Benyamin Netanyahu a détrôné le père fondateur du pays, David Ben Gourion : il est devenu le Premier ministre à la plus grande longévité de l’histoire d’Israël. Mais son exercice du pouvoir et les affaires de corruption pour lesquelles il a été mis en examen font de lui un homme politique honni par les uns, même s’il reste vénéré par sa base. Au fil des mobilisations, son nom est conspué dans la rue. Ses détracteurs disent lutter pour la démocratie, l’avenir du pays, s’interrogent sur la place de la religion et exigent la fin de la guerre pour permettre la libération des otages à Gaza. Mais ce n’est plus uniquement autour de la question palestinienne que se dessinent les fractures israéliennes. Avec : Nava Rozolyo, fondatrice des « Brigades de la honte », un mouvement de protestation contre le gouvernement Netanyahu. Hagaï El Ad, ancien directeur général de B’Tselem, une organisation de défense des droits humains. | |||
| 4. Les Israéliens de la Torah | 03 Nov 2025 | 00:40:16 | |
En Israël, la religion structure profondément la société. Les ultra-orthodoxes, ou Haredim, (littéralement « craignant-Dieu ») privilégient l’étude de la Torah et refusent majoritairement le service militaire, suscitant des tensions avec le reste du pays. À la différence des sionistes religieux qui allient foi et nationalisme, revendiquant l’ensemble des terres bibliques et s’impliquant massivement dans l’armée et les colonies de Cisjordanie. Deux visions qui s’opposent dans leur rapport à l’État, mais qui pèsent de plus en plus lourd dans la vie politique israélienne. Avec : Henri Kahn, directeur de la revue ultra-orthodoxe Kountrass Perle Nicolle-Hassid, sociologue, spécialiste des mouvements radicaux. Elyahu Sellem, habitant de la colonie de Amihai, en Cisjordanie occupée. Michal Zelikovich, habitante de la colonie de Kida. Et membre du Forum Kohelet, un cercle de réflexion conservateur. | |||
| 3. La fabrique du récit | 03 Nov 2025 | 00:36:26 | |
En Israël, l’éducation joue un rôle central dans la construction de l’identité nationale. Dès leur plus jeune âge, les élèves découvrent l’histoire juive et la Shoah comme piliers fondateurs, tandis que la Nakba - l'exode forcé des Palestiniens en 1948 - reste absente des manuels scolaires en hébreu. L’arabe, pourtant langue officielle jusqu’en 2018, est relégué à un statut secondaire et peu parlé. Cette vision partielle du passé et de la région façonne des générations qui se définissent avant tout par la mémoire juive et le récit sécuritaire. L’école devient ainsi un lieu clé où se transmettent les fractures de la société israélienne. Avec : Pr. Yonatan Mendel, chef du département des études sur le Moyen-Orient à l’université Ben Gourion du Néguev à Beer-Sheva. Emmanuel Medioni, professeur d’Histoire dans un collège/lycée religieux de Jérusalem. | |||
| 2. Un État nation pensé pour le peuple juif | 03 Nov 2025 | 00:42:06 | |
Comment être israélien quand on n’est pas juif ? L’État d’Israël a été pensé comme un refuge pour le peuple juif. En 2018, l’adoption de la loi État-nation stipule même que « le droit d'exercer l'auto-détermination au sein de l'État d'Israël est réservé uniquement au peuple juif ». Pourtant, près d’un cinquième des citoyens d’Israël sont des Palestiniens. Et le pays compte aussi une petite communauté druze. Ces deux minorités n’ont pas le même sentiment national. Mais leur sort témoigne de la difficulté du pays à intégrer ses minorités non juives. Avec : Dov Maïmon, directeur de recherche au Jewish People policy Institute. Samer Berani, ancien premier adjoint au maire de Daliyat al Carmel. Munir Madi, directeur d’une classe préparatoire à l’armée à Daliyat al Carmel Shareef Safadi, Palestinien de nationalité israélienne, militant anti-occupation et créateur de contenu. | |||
| 1. Le poids de l’armée | 03 Nov 2025 | 00:38:28 | |
En Israël, l’armée est un passage obligatoire pour l'immense majorité des citoyens et citoyennes. En deux ans minimum, le service militaire forge l’identité des jeunes et occupe une place centrale dans la société. Perçue comme une armée de défense, garante de la survie du pays, vue comme l’armée « la plus morale du monde » par une grande partie de la société israélienne et ses dirigeants, elle est aussi l’instrument de l’occupation des territoires palestiniens grignotés petit à petit par la colonisation. Si la majorité s’y engage, une minorité refuse de servir.... Entre sacralisation et contestation, l’armée reste un pilier structurant de l’identité israélienne. Avec : Une soldate israélienne, également de nationalité française. Son anonymat est imposé par l’armée israélienne. Atalya Ben Abba, objectrice de conscience et militante anti-occupation. | |||
| Prologue – Le traumatisme fondateur | 03 Nov 2025 | 00:20:35 | |
La Shoah, le génocide de six millions de juifs durant la Seconde Guerre mondiale, est un traumatisme enraciné en chaque juif israélien. Antisémitisme et persécution ont façonné l'identité nationale autour de la mémoire, de la peur de l’extermination et de la nécessité de construire un refuge pour les Juifs. Cet épisode débute à Yad Vashem, le mémorial de la Shoah à Jérusalem. Et se poursuit chez l’historien Amos Goldberg, qui analyse le rôle central de cette mémoire dans la société israélienne contemporaine. Mais il va plus loin, et considère qu’Israël commet aujourd’hui un génocide à Gaza. Comment ce pays, né de la volonté de protéger un peuple victime, en est-il arrivé à exercer à son tour une violence radicale ? Avec : Nicolas Rosenbaum, correspondant de RFI à Jérusalem Pr. Amos Goldberg, historien, titulaire de la chaire Jonah M. Machover d’études sur la Shoah à l’Université hébraïque de Jérusalem. Spécialiste des génocides. | |||