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#1780 : Découverte indirecte d'une planète de seconde génération autour d'une naine blanche07 oct. 202600:15:01

Une équipe d’astrophysiciens publie la découverte d'une naine blanche accrétant de la matière provenant des débris d’une planète. Mais cette planète serait de seconde génération, formée à partir de la matière stellaire éjectée lors de la phase géante de l’étoile, avant qu’elle ne devienne une naine blanche. L'atmosphère de cette naine blanche nommée HS 0209+0832 apparaît en effet fortement enrichie en éléments au-delà du fer, notamment le zinc, le cuivre et le niobium, mais appauvrie en silicium et en fer, éléments constitutifs des roches. L’étude est parue dans Nature Astronomy.

Source

Discovery of a second-generation planet candidate accreting onto a white dwarf
Williams et al.
Nature Astronomy (7 october 2026)
https://doi.org/10.1038/s41550-026-02983-7

Illustrations

  1. Vue d'artiste de HS 0209+0832 et sa planète de seconde génération (NASA / ESA / Leah Hustak, STScI.)
  2. Spectres mesurés révélant des raies d'absorption caractéristiques d'éléments lourds (Williams et al.)
  3. Jamie Williams
#1779 : Les grains de glace éjectés par Encelade mieux compris04 oct. 202600:09:11

Une équipe internationale de planétologues a étudié ce qui arrive à l'eau océanique de Encelade lorsqu'elle se déplace sous la surface glacée et finit par se transformer en minuscules grains de glace. Ils montrent que Encelade pourrait naturellement séparer et concentrer les composés chimiques de son océan lorsque des gouttelettes gèlent et se fragmentent lentement une fois dans l'espace. Ce processus pourrait expliquer la composition chimique énigmatique des grains de glace qiu avaient été détectés par feu la sonde Cassini. L'étude est publiée dans Science Advances.

Source

Cassini CDA observes compositional segregation of Enceladus’ ice grains from slow freezing and fragmentation of oceanic spray
Frank Postberg et al.
Science Advances Vol 12, Issue 39 (25 Sep 2026)
https://doi.org/10.1126/sciadv.aee7256

Illustrations

  1. Les panaches éjectés de l'océan de Encelade imagés par la sonde Cassini (NASA/JPL/Space Science Institute)
  2. Frank Postberg
#1778 : Découverte du premier microblazar galactique, source de particules de très haute énergie26 sept. 202600:08:46

On connaissait les quasars, les blazars, les microquasars, et bien voilà enfin venir les microblazars après plusieurs décennies de prédiction théorique de leur existence... Rappelons qu'un quasar est l'émission énergétique du disque d'accrétion entourant un trou noir supermassif, qui produit un jet de particules le long de son axe de rotation. Un blazar est un quasar dont l'axe du jet pointe vers nous, un microquasar est l'équivalent d'un quasar mais avec un trou noir de taille stellaire, et vous l'aurez compris, un microblazar est l'équivalant d'un blazar, mais avec un trou noir stellaire, donc un microquasar dont le jet pointe vers nous. La découverte du premier microblazar est publiée dans Astronomy&Astrophysics.

Source

A Galactic microblazar as a potential accelerator of ultra-high-energy particles
Josep Marti et al.
Astronomy & Astrophysics (4 september 2026)
https://doi.org/10.1051/0004-6361/202661105

Illustrations

  1. Image composite de IRAS 18293−0941 (Marti et al.)
  2. Josep Marti
#1777 : Des graines de trous noirs supermassifs et des LRD produits naturellement dans des simulations19 sept. 202600:09:50

Une équipe d’astrophysiciens vient de produire des simulations cosmologiques complètes (rayonnement+hydrodynamique) qui reproduisent de manière auto-cohérente la naissance et la croissance initiale des trous noirs supermassifs dans un environnement de proto-amas de galaxies. Et elles montrent également l'émergence de signatures observables de ces trous noirs supermassifs qui sont totalement cohérentes avec les mystérieux LRD (Little Red Dots ). Il s'agit de la première démonstration unifiant les Little Red Dots à une phase brève et enveloppée de formation de germes massifs, qui évoluent naturellement en progéniteurs des trous noirs supermassifs actuels. L’étude est publiée dans Nature.

Source

Des trous noirs surmassifs et des LRD se forment naturellement dans les simulations
Sunmyon Chon et al.
Nature 657 , 621–625 (16 septembre 2026).
https://doi.org/10.1038/s41586-026-10985-8

Illustrations

  1. Exemple de résultats de simulation montrant l'apparition de graines de trous noirs supermassifs (Chon et al.)
  2. Sunmyon Chon
#1776 : Découverte de sources lumineuses de rayons X "hyper-mous"12 sept. 202600:07:58

Grâce au télescope spatial Chandra, des astrophysiciens ont découvert une nouvelle classe d'objets au comportement inédit. Ces objets émettent des rayons X d'énergie exceptionnellement faible, et un rayonnement ultraviolet intense. Ils pourraient permettre de résoudre non pas une, mais deux questions fondamentales de l'astrophysique. L'article est publié dans Nature Astronomy.

Source

Hypersoft X-ray sources as a low-energy class of luminous cosmic emitter
Mustafa Muhibullah et al.
Nature Astronomy (9 september 2026)
https://doi.org/10.1038/s41550-026-02959-7

Illustration

  1. Images de Chandra de NGC 3379 et NGC 4472 dans deux gammes d'énergie révélant des sources de rayons X hypermous (Muhibullah et al.)
  2. Mustafa Muhibullah
#1775 : L'expérience LZ détecte un signal potentiel de matière noire !03 sept. 202600:11:33

Pour une fois, je vais déroger à la règle que je suis fixée de ne parler que d’articles publiés dans des journaux après revue par des pairs. Il s’agit ici de la présentation d’un résultat il y a deux jours dans une conférence de physique qui s’est tenu au Japon, et qui concerne la matière noire, qui me touche particulièrement… Je précise que l’article correspondant a été soumis pour publication dans la très fameuse Physical Review Letters et pourrait sortir dans quelques mois…

Source

Search for dark matter particle interactions in an extended nuclear recoil energy window with the LUX-ZEPLIN (LZ) experiment
LZ Collaboration
https://arxiv.org/abs/2609.02823 (02 september 2026)

Illustrations

  1. Le plot de la page 16 de la présentation de Sam Eriksen , le signal mystérieux est entouré par une croix rouge (LZ collaboration)
  2. Schéma du détecteur Lux Zeppelin (LZ)
#1774 : Bételgeuse est une étoile binaire30 août 202600:13:09

Une équipe internationale d'astronomes dirigée par Miguel Montargès (Observatoire de Paris – PSL) a publié fin juillet la preuve la plus convaincante à ce jour que Bételgeuse est une étoile binaire. Grâce à des observations avec le Very Large Telescope (VLT) de l’ESO, les chercheurs ont obtenu l’image la plus significative jamais acquise de son étoile compagne, mettant fin à des décennies de questionnements. L'étude est parue dans Astronomy & Astrophysics.

Source

VLT/SPHERE images of the candidate companion of Betelgeuse
Miguel Montargès et al.
A&A Volume 711 (28 July 2026)
https://doi.org/10.1051/0004-6361/202661023

Illustrations

  1. Image de Bételgeuse B (croix), Bételgeuse se situe dans le cercle blanc (ESO/M. Montargès et al.)
  2. Miguel Montargès
#1773 : Découverte d'une étoile qui passe à seulement 12 unités astronomiques de Sgr A* 25 août 202600:19:45

Une équipe d’astronomes vient de publier la découverte d'une étoile peu lumineuse sur l’orbite qui se rapproche le plus de Sgr A, le tou noir central de notre galaxie Sa période orbitale autour du trou noir supermassif n’est que de 8,7 ans et sa distance au péricentre est suffisamment faible pour que sa vitesse maximale atteigne 25 000 km/s. Grâce aux capacités de mesure actuelles de l'interférométrie proche infrarouge et aux futures spectroscopies réalisées avec les prochains télescopes géants, le mouvement de cette étoile nommée S301 pourra directement mesurer la rotation de Sgr A. La forte excentricité de S301 suggère en outre qu'elle est la composante capturée d'un système binaire qui a été disloqué par Sgr A* via le mécanisme de Hills. L’étude est publiée dans Nature.

Source

Discovery of a star sensitive to the spin of Sagittarius A*
Karim Abd El Dayem et al.
Nature (19 August 2026)
https://doi.org/10.1038/s41586-026-10894-w

Illustrations

  1. Positions de S301 autour de Sgr A* à quatre époques différentes (Abd El Dayem et al.)
  2. Karim Abd El Dayem
#1772 : Les galaxies primordiales contiennent beaucoup plus de petites étoiles que prévu22 août 202600:07:01

Des astronomes utilisant le télescope Webb ont découvert que les galaxies primordiales massives contiennent bien plus de petites étoiles peu lumineuses que prévu. Cette population cachée pourrait rendre certaines de ces galaxies trois à quatre fois plus massives que les estimations précédentes. Cette découverte complique encore davantage l'explication de la formation de galaxies si massives et matures si peu de temps après le Big Bang. Ils publient leur étude dans Nature Astronomy.

Source

Hidden mass in early galaxies revealed by bottom-heavy initial mass functions
Chloe M. Cheng et al.
Nature Astronomy (18 august 2026)
https://doi.org/10.1038/s41550-026-02932-4

Illustration

  1. 6 galaxies parmi les 9 de l'échantillon étudié (Chloe Cheng et al.)
  2. Chloe Cheng
#1771 : Découverte de la première "étoile à trou noir"19 août 202600:12:22

Une équipe d’astrophysiciens vient d’identifier un objet rouge exceptionnellement brillant datant des premiers âges de l'Univers. À première vue, il ressemble à une étoile gigantesque dont les dimensions sont comparables à celles de notre système solaire. Son rendement énergétique, cependant, est extraordinaire. Cet objet produit environ 100 milliards de fois plus d'énergie que n'importe quelle étoile connue ne pourrait physiquement en générer, ce qui le rapproche considérablement des niveaux associés aux trous noirs. Cette combinaison inhabituelle a conduit les chercheurs à proposer que cet objet représente un tout nouveau type de source astrophysique. Ils le qualifient d'« étoile à trou noir ». Ils publient leur découverte dans Nature.

Source

A gas-enshrouded and gas-reddened black hole at cosmic dawn
Rohan P. Naidu et al.
Nature volume 656, pages329–333 (12 august 2026)
https://doi.org/10.1038/s41586-026-10846-4

Illustrations

  1. Vue d 'artiste de MoM-BH*-1 (Jose-Luis Olivares)
  2. Rohan Naidu
#1770 : Détection d'une raie gamma à 43,2 GeV provenant d'amas de galaxies massifs16 août 202600:11:01

Une équipe d'astrophysiciens chinois vient de mettre en évidence l'existence d'une raie gamma à une énergie de 43,2 GeV dans les données du télescope Fermi LAT accumulées pendant 15,5 ans en direction de 13 amas de galaxies. Cette raie gamma pourrait être le signal tant attendu d'un processus de désintégration ou d'annihilation de particules de matière noire, et donc une preuve indirecte de l'existence de particules massives interagissant faiblement. L'étude est publiée cette semaine dans Physical Review Letters.

Source

Evidence for a ∼43 GeV γ-ray Line Signal in a Stacking Analysis of the Virgo, Fornax, and Ophiuchus Galaxy Clusters
Yi-Zhong Fan et al.
Physical Review Letters 137, 071003 (
12 August 2026)
https://doi.org/10.1103/lq5r-sjp7

Illustration

Spectre en énergie mesuré par Fermi LAT et simulation du signal observable avec VLAST (Fan et al.)

#1769 : Reflect Orbital : une pure catastrophe !21 juil. 202600:09:10

C’est une dinguerie... de type folie furieuse ! Le 9 juillet dernier, la Commission fédérale des communications des États-Unis a approuvé le projet de la start-up californienne Reflect Orbital qui vise à lancer en orbite basse un énorme miroir pour créer à la demande des zones éclairées sur Terre, pendant la nuit. Le but de Reflect Orbital est ensuite de déployer 50 000 miroirs de ce type d’ici 2035 ! Si jamais ce projet délirant voit le jour, ç’en est fini de l’astronomie optique terrestre…

Illustrations

  1. La Terre illuminée (Jesper Klausen/Science Photo Library)
  2. Vue d'artiste de quelques miroirs en orbite (Reflect Orbital)
#1768 : Découverte du premier trou noir stellaire dans Omega Centauri19 juil. 202600:09:15

L'amas globulaire massif Omega Centauri intrigue les astronomes depuis des décennies parce qu’il devrait contenir de nombreux trous noirs, mais les preuves de leur existence se font bien rares. Aujourd'hui, une équipe d'astrophysiciens, grâce aux données d'archives du télescope spatial Hubble et à des observations complémentaires du télescope spatial Webb, ont enfin localisé le premier trou noir de masse stellaire dans cet amas. L’étude a été publiée dans The Astrophysical Journal Letters.

Source

A Long Period Stellar-mass Black Hole Binary in ω Centauri
Matthew Whitaker, et al.
The Astrophysical Journal Letters, Volume 1006, Number 1 (13 july 2026)
https://doi.org/10.3847/2041-8213/ae7a5c

Illustrations

  1. Localisation de oMEGACat BH-2 dans Omega Centauri (ESA, NASA, Maximilian Häberle (MPIA), Joseph DePasquale (STScI))
  2. Matthew Whitaker
#1767 : Découverte de 31 quasars extrêmement lointains grâce à Euclid08 juil. 202600:08:31

Le télescope spatial Euclid vient de permettre la découverte de 31 quasars parmi les plus lointains jamais observés. Deux de ces cœurs de galaxies alimentés par des trous noirs supermassifs, sont les quasars les plus lointains jamais observés dans l'histoire cosmique. Ils brillent lorsque l'Univers n’a que 670 millions d'années, soit seulement 5 % de son âge actuel. La découverte est publiée dans Astronomy&Astrophysics.

Source

Euclid : Découverte de 31 nouveaux quasars à 6,6 < z < 7,8
D. Yang et al.,
Astronomy & Astrophysics (6 juillet 2026)
https://doi.org/10.1051/0004-6361/202658883

Illustration

15 quasars lointains sur les 31 observés avec Euclid [au centre de chaque image] (ESA / Euclid / Euclid Consortium / NASA, image processing by the Euclid Science Ground Segment and Antoine Basset (CNES))

#1766 : Excès gamma du centre galactique : la matière noire remise en selle04 juil. 202600:10:16

En 2011, Dan Hooper et Lisa Goodenough (Fermilab) publiaient un article retentissant annonçant l'existence d'un excès mystérieux de rayons gamma en provenance du centre galactique, qui pouvait être interprété comme le signal de l'annihilation de particules exotiques de matière noire. Quelques années plus tard, une autre explication a émergé pour expliquer ce flux gamma : la présence de centaines de pulsars millisecondes émetteurs de photons gamma. Depuis lors, les deux scénarios ont âprement été débattus, avec une préférence qui s'est de plus en plus affirmée au fil des ans pour l'hypothèse des pulsars millisecondes, sans que l'hypothèse matière noire ne puisse être définitivement écartée. Aujourd'hui, une équipe de chercheurs vient d'analyser les données sous un nouvel angle, en prenant en compte l'énergie des photons gamma individuels. Ils en concluent que l'hypothèse matière noire est plus convaincante que celle des pulsars millisecondes... Ils publient leur étude dans la prestigieuse Physical Review Letters.

Source

Energy Distribution of the Galactic Center Excess’s Sources
Florian List et al.
Phys Rev Lett 136 (12 June 2026)
https://doi.org/10.1103/dkcq-6y4f

Illustration

Visualisation de l'excès gamma du centre galactique (NASA)

#1765 : Détection de structures cosmiques anisotropes à l'échelle du gigaparsec27 juin 202600:09:26

D’après le principe cosmologique qui sous-tend le modèle cosmologique standard ΛCDM, l'Univers devient statistiquement homogène et isotrope aux grandes échelles. Dans ce cadre, au-delà du régime non linéaire de formation des amas de galaxies, les caractéristiques inhomogènes et anisotropes devraient s'estomper rapidement. Mais cette vision est de plus en plus remise en question par le réseau complexe de structures et de vides à grande échelle qui est observé dans la distribution des galaxies, ainsi que par des études indépendantes qui rapportent de possibles écarts à grande échelle par rapport à l'homogénéité statistique et à l'isotropie.
Aujourd’hui, deux astrophysiciens montrent à nouveau, dans un article paru dans Nature, que la distribution des galaxies présente des structures anisotropes qui sont persistantes et qui s'étendent jusqu'à des échelles de l'ordre du gigaparsec ! De quoi faire trembler les fondements du modèle standard...

Source

Detection of anisotropic cosmic structures on a gigaparsec scale
Francesco Sylos Labini & Marco Galoppo
Nature (24 juin 2026)
https://doi.org/10.1038/s41586-026-10702-5

Illustration

Comparaison des projections bidimensionnelles de l'échantillon de galaxies du catalogue DESI et carte ADPD correspondante avec l’équivalent simulé (modèle ΛCDM) (Sylos Labini & Galoppo )

#1764 : Découverte d'une troisième galaxie dépourvue de matière noire dans le champ de NGC 105219 juin 202600:15:08

Dans une nouvelle étude publiée dans The Astrophysical Journal , une équipe d'astronomes de Yale décrit une galaxie naine située à 45 millions d'années-lumière de la Terre, appelée NGC 1052-DF9 , qui est la troisième galaxie découverte dépourvue de matière noire, après ses galaxies voisines DF2 et DF4. Ces trois petites galaxies semblent s'être formées par le même mécanisme de séparation du gaz et de la matière noire.

Source

Une troisième galaxie dépourvue de matière noire le long d'une traînée de galaxies dans le champ NGC 1052
Michael A. Keim et al.
The Astrophysical Journal volume 1004 (16 juin 2026)
https://doi.org/10.3847/1538-4357/ae6b8d

Illustrations

  1. DF9 dans son environnement ( Keim et al.)
  2. Illustration du processus qui pourrait être à l'origines des galaxies sans matière noire (Nature)
#1763 : Des observations de Jupiter révèlent une loi d'échelle simple pour l'accélération des particules07 juin 202600:08:53

Dans un article publié dans Nature , une équipe de chercheurs présente un modèle unificateur qui décrit les mécanismes d'accélération des particules chargées formant les rayons cosmiques. Ce modèle relie l'énergie maximale des particules accélérées à l'échelle spatiale du choc supersonique dans le milieu. Cette découverte, réalisée à partir des données de la sonde Juno de la NASA en orbite autour de Jupiter , remet en question la théorie conventionnelle et pourrait éclairer l'origine énigmatique des rayons cosmiques.

Source

Relativistic electron acceleration at the bow shock of Jupiter and beyond
Savvas Raptis et al.
Nature volume 654(3 juin 2026)
https://doi.org/10.1038/s41586-026-10473-z

Illustrations

  1. Schéma du processus d'accélération des électrons dans le front d'onde de choc (Nature)
  2. Savvas Raptis
#1761 : Un trou noir supermassif mesuré directement dans un Little Red Dot 700 millions d'années après le Big Bang30 mai 202600:08:53

Les Little Red Dots (LRD) sont des tout petits noyaux galactiques actifs peu lumineux et très rouges qui ont été découverts ces dernières années grâce au télescope Webb à des décalages vers le rouge très grands, donc très tôt dans l’histoire cosmique. Une équipe d’astrophysiciens vient d’effectuer une mesure directe et dynamique de la masse du trou noir d'un tel LRD qui se trouve à un décalage vers le rouge de 7,04 (soit seulement 700 millions d’années post Big Bang). Le trou noir fait 50 millions de masses solaires et n’est entouré au maximum que d’une vingtaine de millions de masses solaires en étoiles, le reste n’est que du gaz primordial. De quoi éclairer l’origine des trous noirs supermassifs. L’étude est publiée dans Nature.

Source

A direct black-hole mass measurement in a little red dot at high redshift
Ignas Juodžbalis et al.
Nature 653 (27 mai 2026)
https://doi.org/10.1038/s41586-026-10579-4

Illustrations

  1. Les trois images de Abell 2744−QSO1 par la télescope Webb (NASA)
  2. Ignas Juodžbalis
#1761 : Découverte d'un système binaire de naines blanches avec transfert de masse26 mai 202600:09:06

Une équipe d'astrophysiciens a observé un système binaire d'étoiles naines blanches où l'une des deux est en train d'absorber activement de la matière de l'autre. Cette étude publiée dans The Astrophysical Journal révèle l'une des images les plus nettes à ce jour de la manière dont les naines blanches ultracompactes échangent de la masse lorsqu'elles sont extrêmement proches l'une de l'autre.

Source

An Eclipsing 8.56 Minutes Orbital Period Mass-transferring Binary
Emma T. Chickles
The Astrophysical Journal, Volume 1000, Number 2 (26 march 2026)
https://doi.org/10.3847/1538-4357/ae4871

Illustrations

  1. Vue d'artiste d'un système binaire de naines blanches (CalTech)
  2. Emma Chickles
#1760 : La Terre sous une pluie de poussières de supernovas14 mai 202600:10:53

Le Système solaire traverse actuellement un nuage de débris stellaires. En traquant l'isotope Fer-60 dans la glace de l'Antarctique, une équipe de physiciens nucléaires vient de prouver que notre environnement galactique immédiat est imprégné des restes d'explosions stellaires massives. Ils publient leur étude dans Physical Review Letters.

Source

Local Interstellar Cloud Structure Imprinted in Antarctic Ice by Supernova 60Fe
Dominik Koll et al.
Physical Review Letters 123 (13 May 2026)
https://doi.org/10.1103/nxjq-jwgp

Illustrations

  1. Section de la carotte de glace extraite de la calotte antarctique (Alfred Wegener Institute/Esther Horvath)
  2. Dominik Koll
#1759 : L'atmosphère d'une mini-Neptune dévoile son histoire migratoire10 mai 202600:11:49

De nouvelles mesures portant sur une Jupiter chaude et sur sa compagne de type mini-Neptune indiquent que ces deux exoplanètes se seraient formées à des distances notablement plus grandes de leur étoile hôte que ne le suggère leur configuration actuelle. L'étude est parue dans The Astrophysical Journal Letters.

Source

JWST Unveils a High Mean Molecular Weight Atmosphere for Mini-Neptune TOI-1130 b: Evidence for Formation Beyond the Water Ice Line
Saugata Barat et al.
The Astrophysical Journal Letters, Volume 1002, (5 mai 2026)
https://doi.org/10.3847/2041-8213/ae5f8b

Illustrations

  1. Vue d'artiste du système de TOI 1130 (Sci-News.com)
  2. Saugata Barat
#1758 : Découverte d'une cavité au centre d'une galaxie géante, produite par un trou noir ultramassif01 mai 202600:12:42

Une équipe d’astrophysiciens vient de démontrer l’existence d’une cavité d’une taille de l'ordre du kiloparsec dans la distribution stellaire de la galaxie centrale de l'amas A402. Les données des télescopes Webb et Hubble mettent en évidence un noyau galactique aplati dans la distribution stellaire sur lequel se superpose la cavité, ce qui implique la présence d'un trou noir ultramassif central de masse d’environ 50 milliards de M⊙ qui serait à l’origine de cette cavité. Ils montrent en outre qu'un second trou noir supermassif candidat se trouve de l'autre côté de la cavité, avec une vitesse relative de 370 km s⁻¹. Si cette hypothèse se confirme, cela impliquerait la présence d'un système binaire de trous noirs ultramassifs séparés par plusieurs kiloparsecs, d'une masse totale de 60 milliards M⊙. Cela en ferait le système binaire de trous noirs le plus massif découvert à ce jour. L’étude est publiée dans The Astrophysical Journal.

Source

A Kiloparsec-scale Stellar Cavity in the Center of A402-BCG May Be Caused by Dynamic Interactions with an Ultramassive Black Hole
Michael McDonald et al.
The Astrophysical Journal Letters, Volume 1002, Number 1 (23 Avril 2026 )
https://doi.org/10.3847/2041-8213/ae5bbe

Illustrations

  1. Observations multi-longueurs d'onde de la galaxie centrale d'A402 (McDonald et al.)
  2. Michael McDonald
#1757 : Le déséquilibre du cycle du carbone, une clé pour l'habitabilité des planètes telluriques22 avr. 202600:15:40

Déterminer l'habitabilité d’une planète ne se résume pas à savoir si elle possède ou non de l'eau liquide. Une exoplanète pauvre en eau peut être inhospitalière, qu'elle se trouve ou non dans la zone dite habitable. La Terre, la seule planète habitable connue, dépend de son cycle du carbone pour maintenir son habitabilité. Or, ce cycle dépend de l'eau, et les exoplanètes qui en sont dépourvues ont peu de chances de le maintenir, ce qui compromet sérieusement leurs perspectives d'habitabilité à long terme. Une nouvelle étude publiée dans The Planetary Science Journal examine la teneur en eau nécessaire à l'habitabilité des exoplanètes, en prenant Vénus pour exemple éloquent.

Source

Carbon Cycle Imbalances on Arid Terrestrial Planets with Implications for Venus
Haskelle T. White-Gianella and Joshua Krissansen-Totton
The Planetary Science Journal, Volume 7, Number 4 (15 avril 2026)
https://doi.org/10.3847/PSJ/ae4faa

Illustrations

  1. Image d'artiste de Vénus (à gauche) et des variations de Gliese 12b (NASA/JPL-Caltech/R. Hurt (Caltech-IPAC)
  2. Haskelle T. White-Gianella
#1756 : Mesure inédite de la puissance instantanée d'un jet de trou noir17 avr. 202600:16:56

À partir de 18 années d'imagerie radio à haute résolution, une équipe de chercheurs parvient à détecter une courbure des jets du trou noir de Cygnus X-1, induite par le vent stellaire de l'étoile compagne dans le système binaire. En modélisant les interactions jet-vent, ils déterminent pour la première fois la puissance cinétique instantanée du jet, qu'ils peuvent comparer à la puissance moyenne, seule valeur accessible jusqu'alors. Ils publient leur étude dans Nature Astronomy.

Source

A jet bent by a stellar wind in the black hole X-ray binary Cygnus X-1
S. Prabu, et al.
Nature Astronomy (2026)
https://doi.org/10.1038/s41550-026-02828-3

Illustration
Vue d'artiste de Cygnus X-1 (International Centre for Radio Astronomy Research)

#1755 : Un nouvel accélérateur de particules extrême alimenté par un pulsar14 avr. 202600:10:48

Les nébuleuses de vent de pulsar sont des bulles de particules relativistes, alimentées par la perte d'énergie rotationnelle des pulsars. L'observatoire LHAASO (Large High Altitude Air Shower Observatory) a récemment permis de découvrir que la nébuleuse du Crabe, alimentée par le pulsar le plus énergétique de la Voie lactée, est un objet émetteur de rayons gamma de l'ordre du PeV (1015 eV), confirmant son rôle d'accélérateur de particules extrême. Les astrophysiciens de la collaboration LHAASO présentent aujourd'hui une autre source gamma ponctuelle d'ultra-haute énergie (E>100 TeV) qui est très clairement associée à la nébuleuse de vent de pulsar alimentée par PSR J1849-0001, un pulsar dont la puissance de ralentissement est 50 fois inférieure à celle du pulsar du Crabe. Ils publient leur étude dans Nature Astronomy.

Source

An extreme particle accelerator powered by pulsar PSR J1849−0001
The LHAASO Collaboration
Nature Astronomy (13 avril 2026)
https://doi.org/10.1038/s41550-026-02839-0

Illustrations

  1. PSR J1849 détecté pat LHAASO dans plusieurs bandes énergétiques (LHAASO collaboration)
  2. Vue aérienne de l'observatoire LHAASO et ses centaines de détecteurs de gerbes de particules induites par les photons gamma de haute énergie (LHAASO collaboration)
#1754 : Le rôle clé de la magnétosphère dans l'architecture des satellites de Jupiter et Saturne11 avr. 202600:08:13

L'hétérogénéité morphologique des systèmes de stellites de Jupiter et Saturne est frappante : alors que la configuration jovienne est caractérisée par la présence de quatre gros satellites (les satellites galiléens Ganymède, Io, Callisto et Europe), le système saturnien est architecturalement dominé par un seul gros satellite :Titan. Une équipe sino-japonaise vient de trouver une origine de cette différence, les chercheurs publient leur étude dans Nature Astronomy.

Source

Different architecture of Jupiter and Saturn satellite systems from magnetospheric cavity formation
Yuri Fujii et al.
Nature Astronomy (2 april 2026).
https://doi.org/10.1038/s41550-026-02820-x

Illustrations

  1. Vue d'artiste de la formation des satellites de Jupiter et de Saturne (Yuri I. Fujii/L-INSIGHT [Kyoto University], Shinichiro Kinoshita)
  2. Yuri Fujii
#1753: Détermination précise des abondances chimiques à proximité d'un trou noir supermassif03 avr. 202600:11:53

Une équipe internationale d'astrophysiciens vient de réaliser, pour la première fois, une mesure détaillée de la distribution des abondances de plusieurs éléments lourds dans l’environnement immédiat du trou noir supermassif de la galaxie du Compas. Cette analyse permet de contraindre la fraction relative des différents types de supernovas ayant enrichi chimiquement le milieu proche du trou noir. Les résultats de cette étude ont été publiés dans Nature Astronomy.

Source

Accurate determination of chemical abundances near a supermassive black hole
Collaboration XRISM
Nat Astron (31 mars 2026).
https://doi.org/10.1038/s41550-026-02817-6

Illustrations

  1. La galaxie du Compas imagée par Hubble (NASA, Andrew S. Wilson (University of Maryland); Patrick L. Shopbell (Caltech); Chris Simpson (Subaru Telescope); Thaisa Storchi-Bergmann and F. K. B. Barbosa (UFRGS, Brazil); and Martin J. Ward (University of Leicester, U.K.))
  2. Le télescope spatial XRISM (JAXA)
#1752 : Quand souffle le vent chaud de M8228 mars 202600:08:10

Pour la première fois, des astronomes ont mesuré directement la vitesse du gaz extrêmement chaud éjecté depuis le noyau de la galaxie M82, une galaxie voisine caractérisée par une activité de formation stellaire intense. Ces résultats, publiés dans la revue Nature, constituent une avancée majeure dans la compréhension des mécanismes à l’origine des vents galactiques dans les galaxies à sursaut de formation d’étoiles.

Source

A fast starburst wind consumes most of the energy from supernovae
XRISM Collaboration
Nature volume 651 (25 march 2026)
https://doi.org/10.1038/s41586-026-10231-1

Illustrations

  1. Image composite de M82 (NASA’s Goddard Space Flight Center; X-ray: NASA/CXC/JHU/D.Strickland; Optical: NASA/ESA/STScI/AURA/The Hubble Heritage Team; Infrared: NASA/JPL-Caltech/Univ. of AZ/C. Engelbracht; XRISM Collaboration et al. 2026)
  2. Spectre X du noyau de M82 mesuré par XRISM (XRISM collaboration)
  3. Erin Boettcher
#1751 : Le mystère de Gamma Cassiopeiae enfin résolu25 mars 202600:09:14

Des observations à haute résolution obtenues grâce au spectromètre Resolve du télescope spatial XRISM ont permis de résoudre le mystère de l’origine de l’émission X atypique de γ Cassiopeiae (γ Cas), un problème ouvert depuis près d’un demi‑siècle... Les résultats, récemment publiés dans Astronomy & Astrophysics, constituent la première démonstration directe reliant les rayons X durs de γ Cas au mouvement orbital de sa compagne.

Source

Orbital motion detected in γ Cas Fe K emission lines
Yaël Nazé et al.
A&A Volume 707 (24 March 2026)
https://doi.org/10.1051/0004-6361/202558284

Illustrations

  1. Vue d'artiste du système binaire Gamma Cassiopeiae (ESA, Y. Nazé)
  2. Yael Nazé
#1750 : Supernovas superlumineuses : la piste très sérieuse du magnétar20 mars 202600:09:11

Dans un article publié dans Nature, Joseph Farah (université de Californie) et ses collaborateurs rapportent les observations d'une supernova superlumineuse nommée 2024afav, qui a été détectée presque continuellement pendant six mois grâce à des télescopes du monde entier. Les auteurs ont mis en évidence des fluctuations de sa luminosité qui indiquent qu'elle est alimentée par une étoile à neutrons fortement magnétisée et en rotation rapide : un magnétar...

Source

Lense–Thirring precessing magnetar engine drives a superluminous supernova
Joseph R. Farah et al.
Nature 651, 321–325 (11 march 2026)
https://doi.org/10.1038/s41586-026-10151-0

Illustrations

  1. Illustration du phénomène de précession du disque autour d'un magnétar lors d'une supernova superlumineuse (Nature).
  2. Application du modèle du magnétar de Farah et al. à trois autres supernovas superlumineuses (Farah et al.)
  3. Joseph Farah
#1749 : La transition de la supergéante rouge WOH G64 en une hypergéante jaune28 févr. 202600:14:18

Une nouvelle étude parue dans Nature Astronomy montre que l'une des plus grandes étoiles connues, nommée WOH G64, a subi une transformation spectaculaire en 2014 en passant de supergéante rouge à hypergéante jaune. Ce changement brutal pourrait être le signe d'une supernova imminente.

Source

The dramatic transition of the extreme red supergiant WOH G64 to a yellow hypergiant
Gonzalo Muñoz-Sanchez et al.
Nature Astronomy (23 february 2026)
https://doi.org/10.1038/s41550-026-02789-7

Illustrations

  1. Image de WOH G64 par le VLTI et représentation d'artiste (ESO/K. Ohnaka et al., L. Calçada)
  2. Evolution du spectre de WOH G64 lors de la transition (Muñoz-Sanchez et al.)
  3. Gonzalo Muñoz-Sanchez
#1748 : Confirmation de l'existence d'un trou noir supermassif en fuite grâce à son choc supersonique21 févr. 202600:11:40

L'existence de trous noirs supermassifs fugitifs, résultant de fusions de galaxies, est prédite depuis longtemps. Pour la première fois, en mars 2023, le télescope spatial Hubble avait donné un indice laissant penser qu’on en avait repéré un, avec l’existence d’une sorte de longue trainée de gaz choqué (voir nos épisodes 1469 et 1493). Aujourd'hui, l’équipe à l’origine de cette observation initiale a refait d’autres observations mais cette fois avec le télescope Webb. Les données confirment que cet objet se déplace à une vitesse supersonique dans le milieu intergalactique, perturbant le gaz diffus et créant un arc de choc. Les chercheurs estiment que cet objet est très probablement un trou noir supermassif, éjecté de sa galaxie et traversant le milieu intergalactique à grande vitesse. L’étude est à paraître dans The Astrophysical Journal Letters.

Source

JWST Confirmation of a Runaway Supermassive Black Hole via its Supersonic Bow Shock
Pieter Van Dokkum et al.
The Astrophysical Journal Letters, Volume 998, Number 1
https://doi.org/10.3847/2041-8213/ae3d0e

Illustrations

  1. Image du sillage obtenue par Hubble en 2023 et zone aujourd'hui observée avec Webb (Van Dokkum et al.)
  2. Modélisation 3D de l'arc de choc supersonique produit dans le milieu intergalactique (Van Dokkum et al.)
    3.Pieter Van Dokkum
#1747 : A l'origine d'Hypérion et des anneaux de Saturne14 févr. 202600:08:59

Dans un article à paraître dans Planetary Science Journal, une équipe de chercheurs montrent grâce à des simulations que Hypérion serait le résultat d'une collision spectaculaire entre Titan et une lune ancienne suite à une déstabilisation orbitale. Cette découverte contribue à expliquer l'origine du système d'anneaux de Saturne.

Source

Origin of Hyperion and Saturn’s Rings in A Two-Stage Saturnian System Instability
Matjia Cuk et al.
à paraître dans The Planetary Science Journal
https://www.arxiv.org/abs/2602.09281

Illustrations

  1. Hyperion imagé par la sonde Cassini le 26 septembre 2005 à une distance d'environ 34 000 km (NASA / JPL-Caltech / Space Science Institute).
  2. Illustration de la séquence d'événements du modèle proposé (Matija Ćuk et al.)
  3. Matija Ćuk
#1746 : Un effet dynamo produit par des jets à grande échelle08 févr. 202600:11:34

Une équipe de chercheurs a découvert que les jets à grande échelle entraînent une forte amplification du champ magnétique, et ils ont intégré cet effet dans un nouveau scénario de dynamo distinct des modèles conventionnels généralement adoptés pour les dynamos planétaires et stellaires. Ces travaux sont particulièrement pertinents pour l'amplification du champ magnétique dans les plasmas, les planètes, les étoiles, les étoiles à neutrons et les disques d'accrétion autour d'objets compacts. Ils publient leur étude dans Nature.

Source

Large-scale dynamos driven by shear-flow-induced jets
B. Tripathi et al.
Nature volume 649 (21 janvier 2026)

Illustration

  1. Evolution à long terme d’une dynamo, montrant des phases de génération turbulente de flux et de champs magnétiques (B. Tripathi et al.).
  2. Bindesh Tripathi
#1745 : Une nouvelle carte de la matière noire à très haute résolution30 janv. 202600:13:51

La matière noire n'émet ni n'absorbe de lumière, mais joue un rôle fondamental dans l'évolution des galaxies et des structures. Comme elle n'interagit que par la gravité, l'un des moyens les plus directs de l'étudier est l'effet de lentille gravitationnelle : la déviation de la lumière provenant de galaxies lointaines par une masse intermédiaire. Une équipe de chercheurs vient d’utiliser cette méthode avec des images du télescope Webb pour fournir une carte de la masse sombre la plus détaillée à ce jour. L’étude est publiée dans Nature Astronomy.

Source

An ultra-high-resolution map of (dark) matter
Diana Scognamiglio et al.
Nature Astroinomy (26 january 2026)
https://doi.org/10.1038/s41550-025-02763-9

Illustrations

  1. Cartographie de la matière noire dans la zone étudiée (Scognamiglio et al.)
  2. Cartographie de la matière noire dans la zone étudiée, en contours de densité (Scognamiglio et al.)
  3. Diana Scognamiglio
#1744 : Solar Orbiter dévoile le processus de la naissance d'une éruption solaire majeure25 janv. 202600:11:26

La sonde Solar Orbiter de l'ESA a permis de découvrir qu'une éruption solaire est déclenchée par des perturbations initialement faibles qui s'intensifient rapidement. Un ensemble inédit d'observations réalisées grâce au travail complémentaire de quatre instruments de la sonde offrent l'image la plus complète jamais obtenue d'une éruption solaire. L'étude est parue dans Astronomy&Astrophysics.

Source

A magnetic avalanche as the central engine powering a solar flare
L. P. Chitta et al.
Astronomy&Astrophysics Volume 705 (21 January 2026)
https://doi.org/10.1051/0004-6361/202557253

Illustrations

  1. L'éruption du 30 septembre 2024 imagée par Solar Orbiter (Chitta et al.)
  2. Lakshmi Pradeep Chitta
#1743 : Galaxies Little Red Dots : des trous noirs supermassifs en formation au sein de cocons de gaz16 janv. 202600:10:37

Depuis la mise en service du télescope spatial Webb, les petits points rouges apparaissant sur ses images intriguent les astrophysiciens du monde entier. On en avait encore parlé ici même fin novembre. Aujourd'hui, une équipe internationale de chercheurs expliquent finalement ce qui se cache dans ces objets : des petits trous noirs supermassifs entourés d’un cocon de gaz ionisé en train de grossir rapidement. L’étude est publiée dans Nature, qui en fait sa couverture cette semaine.

Source

Little red dots as young supermassive black holes in dense ionized cocoons
V. Rusakov, et al.
Nature volume 649, (14 january 2026)
https://doi.org/10.1038/s41586-025-09900-4

Illustrations

  1. Exemple de Little Red Dots imagées par le télescope Webb (NASA JWST/Darach Watson)
  2. Couverture de Nature cette semaine
  3. Vadim Rusakov
#1742 : Découverte d'un probable mini-halo de matière noire atypique09 janv. 202600:15:46

Récemment, un objet d'un million de masses solaires a été découvert, associé à un arc gravitationnel étendu et extrêmement fin. Une équipe d'astrophysiciens vient d'effectuer des tests approfondis de diverses hypothèses concernant le profil de densité de masse de cet objet. Il serait composé d'un trou noir central de l'ordre de 1 million de masses solaires entouré d'une distribution de matière noire qui serait tronquée brusquement à un rayon de 139 pc, une structure qui ne ressemble à aucun objet astronomique connu et qui challenge les modèles "classiques" de matière noire froide. L'étude est parue dans Nature Astronomy.

Source

A possible challenge for cold and warm dark matter
Simona Vegetti et al.
Nature Astronomy (5 january 2026)
https://doi.org/10.1038/s41550-025-02746-w

Illustration

  1. Image de la lentille gravitationnelle JVAS B1938+666. L'objet perturbateur objet de cette étude est désigné par la lettre 𝛎
  2. Simona Vegetti
#1741 : Deux noyaux instables réécrivent les sursauts de rayons X des étoiles à neutrons04 janv. 202600:08:38

Des physiciens de l'Institut de Physique Moderne de l'Académie chinoise des sciences (CAS) ont mesuré directement les masses de deux noyaux atomiques extrêmement instables, le phosphore-26 et le soufre-27 (demi-vies de 43 ms et 15 ms respectivement). Ces mesures de haute précision fournissent des données essentielles au calcul des taux de réactions nucléaires lors des sursauts de rayons X des étoiles à neutrons. Cela permet de mieux comprendre comment les éléments chimiques sont créés dans certains des environnements les plus extrêmes de l'univers. Les résultats de l'étude ont été publiés dans The Astrophysical Journal.

Source

Precision Mass Measurement of 26P and 27S and Their Impact on the 26P(p,γ)27S Reaction in Stellar X-Ray Bursts
Z. Y. Chen, et al.
The Astrophysical Journal, Volume 994, Number 2 (1 december 2025)
https://doi.org/10.3847/1538-4357/ae1470

Illustration
Vue d'artiste d'un sursaut X d'une étoile à neutrons (Chutterstock).

#1740 : Nouvelle estimation de l'épaisseur de la croûte de glace d'Europe27 déc. 202500:14:46

Une équipe de chercheurs vient de caractériser l'épaisseur de la glace et la structure du sous-sol d'Europe (lune de Jupiter) grâce au radiomètre micro-ondes de la sonde Juno. Alors qu'on estimait auparavant que cette croute de glace surplombant un océan liquide faisait entre 3 km et 30 km, la valeur trouvée aujourd'hui est dans la fourchette haute : 29 ± 10 km, mais il y aurait des fissures de plusieurs centaines de mètres de profondeur. L'étude est publiée dans Nature Astronomy.

Source

Europa’s ice thickness and subsurface structure characterized by the Juno microwave radiometer
S. M. Levin et al.
Nature Astronomy (17 december 2025)
https://doi.org/10.1038/s41550-025-02718-0

Illustrations

  1. Europe imagée par Juno lors de son survol du 29 septembre 2022 (NASA)
  2. Données MWR pour chaque canal de fréquence, superposées sur une carte d'Europe (Levin et al.)
  3. Steven Levin
#1739 : Après la supernova, après la kilonova : la superkilonova.21 déc. 202500:18:27

Le 18 août 2025, la collaboration LIGO–Virgo–KAGRA a détecté des ondes gravitationnelles issues de la fusion d'un système binaire d'étoiles à neutrons en dessous du seuil de masse classique. Au moins une des étoiles à neutrons avait une masse inférieure à celle du Soleil. Le Zwicky Transient Facility a cartographié la localisation approximative de cet événement et a découvert une source transitoire coïncidant spatialement et temporellement avec le déclenchement des ondes gravitationnelles. La première semaine de suivi a révélé des propriétés similaires à celles d'une kilonova de type GW170817. Mais les suivis ultérieurs suggèrent des propriétés plus proches de celles d'une jeune supernova de type IIb à enveloppe dépouillée. Une analyse approfondie montre qu'il pourrait s'agir en fait des deux, dans un nouveau processus qu'on appelle une superkilonova... L'étude est parue dans The Astrophysical Journal Letters.

Source

ZTF25abjmnps (AT2025ulz) and S250818k: A Candidate Superkilonova from a Subthreshold Subsolar Gravitational-wave Trigger
Mansi Kasliwal et al.
The Astrophysical Journal Letters, Volume 995, Number 2 (15 december 2025)
https://doi.org/10.3847/2041-8213/ae2000

Illustrations

  1. Vue d'artiste du phénomène de superkilonova (Caltech/K. Miller and R. Hurt (IPAC))
  2. Mansi Kasliwal
#1738 : Signes d'une évolution du fonctionnement des quasars dans l'histoire cosmique14 déc. 202500:10:29

Une équipe internationale d'astrophysiciens vient de publier dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society des preuves convaincantes que la structure de la matière entourant les trous noirs supermassifs a changé au cours du temps cosmique, ce qui remet en cause un paradigme sur les quasars datant des années 1960.

Source

Revisiting the X-ray-to-UV relation of quasars in the era of all-sky surveys
Maria Chira et al.
Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, Volume 545, Issue 1 (11 December 2025)
https://doi.org/10.1093/mnras/staf1905

Illustrations

  1. Corrélation entre la luminosité UV et la la luminosité X pour différentes valeurs de redshift z. (Chira et al.)
  2. Maria Chira
#1737 : Détection d'un sursaut gamma durant plus de 7 heures !11 déc. 202500:12:34

Le 2 juillet 2025 a eu lieu un événement extraordinaire : un sursaut gamma a été détecté sur une durée de près de 7h d'affilée ! La plupart des sursauts gamma (GRB) de longue durée ne durent au maximum que quelques minutes. Il est probable que cet événement sans précédent annonce un nouveau type d'explosion stellaire. Selon les astrophysiciens, la meilleure explication de cette explosion est qu'un trou noir a englouti une étoile, mais ils ne s'accordent pas sur la manière dont cela s'est produit et d’autres hypothèses restent valides. Une série d’articles consacrés à GRB 250702 sont parus ou à paraître, dont celui décrivant l’émission de rayons gamma, paru dans Monthly Notices of the Royal Astronomical Society.

Source

GRB 250702B: Discovery of a Gamma-Ray Burst from a Black Hole Falling into a Star
Eliza Neights et al.
Monthly Notices of the Royal Astronomical Society (14 novembre 2025)
https://doi.org/10.1093/mnras/staf2019

Illustrations

  1. Image de la galaxie hôte de GRB 250702B par le télescope Webb (Neights et al.)
  2. Vue d'artiste de GRB 250702B (NOIRLab/NSF/AURA/M. Garlick)
  3. Eliza Neights
#1736 : Les mégaconstellations de satellites menacent aussi l'astronomie spatiale06 déc. 202500:16:03

Ces cinq dernières années ont été marquées par une augmentation sans précédent du nombre de satellites en orbite autour de la Terre. On commence à peine à en comprendre les répercussions, à l'heure où les débris en orbite sont déjà en tel nombre qu'un micro-impact a récemment empêché le dernier équipage chinois de rentrer sur Terre avec la capsule prévue. Une chose est sûre : le ciel nocturne est en pleine mutation, et les astronomes sont aux premières loges pour en être témoins. Vu du sol, cette flambée satellitaire se manifeste par des traînées lumineuses sur les images astronomiques des grands télescopes, dues à la réflexion de la lumière solaire par les satellites lors de leur déplacement dans le ciel. Mais il n'y a pas que les télescopes terrestres qui sont impactés. Dans un article venant de paraître dans Nature, une équipe de chercheurs montre que la prolifération des satellites a et aura également un impact très important sur les télescopes en orbite.

Source

Satellite megaconstellations will threaten space-based astronomy
Alejandro Borlaff et al.
Nature volume 648(3 december 2025)
https://doi.org/10.1038/s41586-025-09759-5

Illustrations

  1. Images simulées des télescopes spatiaux Hubble, SPHEREx, ARRAKIHS et Xuntian (Borlaff et al.)
  2. Positions en altitude des télescopes spatiaux étudiés et des constellations de satellites prévues (Borlaff et al.)
  3. Nombre moyen de traînées de satellites par exposition en fonction de la population de satellites artificiels en orbite terrestre pour les quatre télescopes étudiés [échelles logarithmiques!] (Borlaff et al.)
  4. Alejandro Borlaff
#1735 : Les galaxies Little Red Dots : des pépinières de trous noirs supermassifs30 nov. 202500:16:18

La découverte récente de toutes petites galaxies très rouge à faible rayon (appelées des Little Red Dots, LRD) a potentiellement révélé un nouveau type de population galactique dans l'Univers primordial, caractérisée par de petits rayons effectifs (100 à 200 parsecs seulement) mais de grandes masses stellaires (plusieurs dizaines de milliards de masses solaires). Leur source d'énergie demeure incertaine : trous noirs supermassifs en accrétion ou une intense formation d'étoiles. Une équipe d'astrophysiciens à analysé les conséquences dynamiques de ces densités stellaires extrêmes et arrivent à la conclusion que les collisions d'étoiles doivent y être incontrôlées, menant à la naissance de trous noirs massifs en très peu de temps. L'étude est publiée dans The Astrophysical Journal.

Source

Little Red Dots are Nurseries of Massive Black Holes
Fabio Pacucci, Lars Hernquist, and Michiko Fujii
The Astrophysical Journal, Volume 994, Number 1 (13 november 2025)
https://doi.org/10.3847/1538-4357/ae1619

Illustrations

  1. Images de six LRD observées avec le télescope Webb [NASA/ESA/CSA/I. Labbe]
  2. Fabio Pacucci
#1734 : Détection de décharges électriques dans la poussière de Mars28 nov. 202500:13:45

Le rover martien Perseverance vient d’enregistrer plusieurs sons et signaux électromagnétiques qui correspondent très probablement à des décharges électriques associées à des tempêtes de poussière. C'est la première fois qu'un preuve in situ est apportée sur un phénomène longtemps prédit théoriquement. L’étude est parue dans Nature.

Source

Detection of triboelectric discharges during dust events on Mars.
Baptiste Chide et al.
Nature 647, 865–869 (26 November 2025).
https://doi.org/10.1038/s41586-025-09736-y

Illustrations

  1. Illustration de la détection de décharges électriques par Perseverance (Nicolas Sarter)
  2. Baptiste Chide devant la maquette de Perseverance
#1733 : Un fort biais d'âge des supernovas bouleverse le modèle cosmologique standard13 nov. 202500:19:14

Un article paru dans les Monthly Notices of the Royal Astronomical Society met à nouveau de sérieux doutes sur la véracité du modèle cosmologique standard ΛCDM, quelques mois après les résultats de la collaboration DESI qui trouvait une constante cosmologique variable dans le temps. Cette fois-ci, il s'agit de la découverte d'un important biais existant dans la population de supernovas qui servent à mesurer l'expansion cosmologique : la luminosité des supernovas dépend de l'âge de leur étoile progénitrice ! Et ça change tout...

Source

Strong progenitor age bias in supernova cosmology – II. Alignment with DESI BAO and signs of a non-accelerating universe Open Access
Junhyuk Son et al.
Monthly Notices of the Royal Astronomical Society, Volume 544 (6 November 2025)
https://doi.org/10.1093/mnras/staf1685

Illustrations

  1. Évolution du paramètre de décélération de l'univers (Son et al.)
  2. Comparaison des relations luminosités-redshift selon les modèles cosmologiques, avant et après correction du biais d'âge (Son et al.)
  3. L'équipe de l'université Yonsei autrice de l'article, Junhyuk Son est au centre (Yonsei University)
#1732 : Eruption record dans un noyau galactique actif08 nov. 202500:14:03

Une équipe d'astrophysiciens vient de découvrir une éruption extrême du noyau galactique actif (AGN) J2245+3743. Sa luminosité a été multipliée par plus de 40 en 2018, puis la source a progressivement diminué depuis. L'énergie totale émise dans l'ultraviolet et le domaine visible à ce jour est de l'ordre de 1054 erg, soit la conversion complète d'environ 1 masse solaire en rayonnement électromagnétique, du jamais vu. Cette éruption est 30 fois plus puissante que la plus puissante éruption transitoire de noyau galactique actif (AGN) jamais enregistrée. L'étude est parue dans Nature Astronomy.

Source

An extremely luminous flare recorded from a supermassive black hole
Matthew J. Graham, et al.
Nature Astronomy (4 november 2025)
https://doi.org/10.1038/s41550-025-02699-0

Illustrations

  1. Vue d'artiste de l'éruption géante de J2245+3743 (AP)
  2. Matthew Graham
#1731 : Deux fusions de deux trous noirs donnent un nouvel éclairage sur leur formation et leur évolution.31 oct. 202500:11:31

Deux fusions de trous noirs, mesurée à un mois d'intervalle fin 2024 par la collaboration LIGO-Virgo-KAGRA, permet aux chercheurs de mieux comprendre la nature et l'évolution des collisions les plus violentes de l'univers. Les données recueillies lors de ces fusions valident également avec une précision sans précédent les lois fondamentales de la physique prédites par Albert Einstein et font progresser la recherche de nouvelles particules élémentaires encore inconnues, susceptibles d'extraire de l'énergie des trous noirs. L'étude est parue dans The Astrophysical Journal Letters.

Source

GW241011 and GW241110: Exploring Binary Formation and Fundamental Physics with Asymmetric, High-spin Black Hole Coalescences
LVK Collaboration
The Astrophysical Journal Letters, Volume 993, Number 1 (28 october 2025)
https://doi.org/10.3847/2041-8213/ae0d54

Illustration

Vue d'artiste d'une fusion de trous noirs asymétriques (Carl Knox, OzGrav, Swinburne University of Technology)

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