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Pétrole, gaz : le choc mondial - Vos questions sms -
26 Mar 2026
00:08:03
C dans l’air du 26 mars 2026 - Pétrole, gaz : le choc mondial
Nos experts :
- Gaëlle MACKE - Directrice déléguée de la rédaction - Challenges - Philippe GEOFFRON - Directeur du Centre de Géopolitique de l'énergie - Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste - Sylvie MATELLY - Directrice de l’institut Jacques DELORS, auteure de Géopolitique de l’économie
Lyhanna : l'État cherche des réponses... et des responsables - Vos questions sms -
09 Jun 2026
00:06:48
C dans l’air du 8 juin 2026 - Lyhanna : l'État cherche des réponses... et des responsables
Nos experts : - Laurent VALDIGUIÉ - Journaliste d’investigation - Marianne - Carl MEEUS - Rédacteur en chef - Le Figaro Magazine - Cécile CORNUDET - Éditorialiste politique - Les Échos - Me Laure HEINICH - Avocate pénaliste au barreau de Paris, auteure de « La Justice contre les Hommes »
Lyhanna : l'État cherche des réponses... et des responsables - L'intégrale -
09 Jun 2026
01:02:40
C dans l’air du 8 juin 2026 - Lyhanna : l'État cherche des réponses... et des responsables
« Combien de Lyhanna ? ». C'est à ces mots que près de 60 000 personnes se sont rassemblées partout en France, devant les tribunaux, pour exprimer leur colère face au manque de protection des enfants par la justice. Les ministres de l'Intérieur et de la Justice, Laurent Nuñez et Gérald Darmanin, ont été entendus ce matin par la commission des lois du Sénat. Face aux accusations visant l'institution judiciaire, le garde des sceaux a défendu son action, assurant avoir fait passer des consignes « extrêmement claires » aux procureurs généraux concernant les violences sexuelles, et regrettant que celles-ci « n’aient pas été tout à fait suivies ». De son côté, le Conseil supérieur de la magistrature a déploré dans un communiqué le « discrédit jeté sur des milliers de magistrats, qui travaillent sans relâche dans un contexte difficile ». La tension devrait continuer de monter cet après-midi avec les questions aux gouvernements à l'Assemblée nationale, d'autant que la famille d'une victime présumée de Jérôme Barella a annoncé son intention de porter plainte contre l'État pour faute lourde. La présidente de l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet a appelé à dépasser la question des « dysfonctionnements » de la chaîne pénale en faisant voter dès septembre une « loi intégrale transpartisane sur les violences sexistes et sexuelles contre les femmes et les enfants ».
Première présidente à la Cour d’Appel de Papeete, Gwenola Joly-Coz tire la sonnette d’alarme et demande une réorganisation de la justice sur les féminicides et les violences faites aux femmes. « Beaucoup d'outils de protection ont été mis en place au cours des dernières années (…) mais force est de constater que le chiffre des féminicides ne baisse pas », explique-t-elle à C dans l'air. La magistrate appelle notamment à mieux prendre en compte le « contrôle coercitif », un continuum de violences et de micro-agressions visant à contrôler un partenaire en le privant de ses ressources et de sa liberté. Elle évoque également le geste de la strangulation et celui des menaces de morts comme trop souvent annonciateurs de féminicides : « Lorsque nous repérons de la strangulation dans les violences qui sont à l'œuvre dans un couple, il faut nous dire immédiatement que nous sommes dans une situation de haute intensité, de très forte gravité prédictive de féminicides ». Elle nous expliquera comment changer le parcours judiciaire pour mieux prendre en compte la parole des victimes de violences sexuelles.
Alors que la colère gronde au pied des tribunaux, c'est une autre affaire qui a percuté l'actualité. La garde à vue de Patrick Bruel, accusé de viols, tentatives de viols et agressions sexuelles sur 13 femmes, démarrée ce lundi à la préfecture de police de Paris, a été prolongée de 24 heures par le parquet de Nanterre. Certains faits remontent à la fin des années 1990, d'autres sont plus récents, comme cette accusation de viol à Dinard, en 2012, par une femme âgée de 32 ans. Le chanteur et acteur, qui conteste l’ensemble des accusations, a annulé une série de concerts estivaux sous la pression. Selon l'avocate de Flavie Flament, l'une des victimes présumées, deux nouvelles plaintes pour viol ont été déposées le 27 mai et le 3 juin auprès du juge d'instruction, tandis que d'autres pourraient suivre.
Quelles peuvent être les répercussions politiques après l'affaire Lyhanna ? Comment mieux rendre la justice sur les violences faites aux femmes et aux enfants ? Et où en sont les accusations visant Patrick Bruel ?
Nos experts : - Laurent VALDIGUIÉ - Journaliste d’investigation - Marianne - Carl MEEUS - Rédacteur en chef - Le Figaro Magazine - Cécile CORNUDET - Éditorialiste politique - Les Échos - Me Laure HEINICH - Avocate pénaliste au barreau de Paris, auteure de « La Justice contre les H
Lettre de Zelensky: que va faire Poutine ? - L'intégrale -
05 Jun 2026
01:04:22
C dans l’air du 5 juin 2026 - Ukraine : pourquoi Zelensky écrit-il à Poutine ?
Un face à face pour mettre fin à la guerre. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a proposé jeudi une rencontre à son homologue russe Vladimir Poutine dans une lettre ouverte, suggérant également un « cessez-le-feu complet » le temps de négocier pour mettre fin à la guerre. Cette séquence intervient alors que les frappes russes sur Kiev se sont intensifiées, tandis que l’Ukraine revendique des opérations en profondeur contre des cibles stratégiques russes.
Dans ce contexte de surenchère militaire, Kiev cherche à apparaître en position d’initiative. Les autorités ukrainiennes multiplient les signaux de capacité de riposte. Côté russe, le pouvoir affiche sa détermination, mais fait face à une pression militaire, économique et diplomatique accrue, qui nourrit l’idée d’un Kremlin plus acculé qu’au début du conflit. Hier soir, Vladimir Poutine a même concédé quelques fragilités de son système de défense anti-aérien. Il a également envisagé d’étendre l’utilisation du missile balistique à portée intermédiaire (IRBM) Orechnik.
De son côté, Donald Trump s’est dit « ravi » qu'une rencontre entre les présidents russe et ukrainien puisse avoir lieu, affirmant que les deux pays devront malgré tout faire des compromis.
À Paris, un couple de Russes exilés, Aleksei Ishimov et Nadezhda Ishimova, raconte un parcours marqué par la peur et la séparation. Elle travaillait pour le QG de Alexei Navalny, figure de l’opposition au Kremlin, mort en prison en 2024. Contraints de fuir, ils ont traversé plusieurs pays avant d’être séparés aux États-Unis par les procédures migratoires, puis de se retrouver en France, où ils vivent aujourd’hui dans un village, loin de la répression du régime russe.
Plus au nord, la Lettonie se vit en première ligne. Le gouvernement impose progressivement l’enseignement en letton dans les écoles, y compris dans les établissements russophones, pour limiter l’influence de Moscou. Une réforme sensible dans un pays où la minorité russophone est importante, et où les autorités redoutent toute instrumentalisation politique venue de Russie.
Cette proposition de rencontre par Volodymyr Zelensky avec Vladimir Poutine peut-elle aboutir à une avancée majeure de la fin du conflit en Ukraine ? L’exil est-il devenu la seule alternative pour les figures critiques du régime en Russie ? À quel point la Russie est-elle influente en Lettonie ?
Nos experts :
- Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU et auteur de "D’un monde à l’autre" - Paul GOGO - Journaliste, ancien correspondant indépendant en Russie et auteur de "Moscou Parano" - Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales - Laura KAYALI - Correspondante défense pour Politico Europe
PRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.
PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine
RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine
PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions
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Ormuz : Trump peut-il libérer le détroit par la force ? - Vos questions sms -
04 May 2026
00:05:55
C dans l'air du 4 mai 2026 - Ormuz : Trump peut-il libérer le détroit par la force ?
Nos experts : - Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d’état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN - Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales - Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale - La revue politique et parlementaire - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, éditorialiste - Ouest France, auteur de « Requiem pour le monde libre » - Sylvain DOMERGUE (duplex) - Géographe, enseignant à sciences Po Bordeaux, auteur de « Géopolitique des espaces maritimes »
Ormuz : Trump peut-il libérer le détroit par la force ? - L'intégrale -
04 May 2026
01:03:06
C dans l'air du 4 mai 2026 - Ormuz : Trump peut-il libérer le détroit par la force ? Tension maximale dans le détroit d'Ormuz. Une agence de presse iranienne a rapporté lundi que les Gardiens de la révolution avaient tiré deux missiles en direction d'une frégate américaine au large de l'Iran et du Pakistan, ce que le Pentagone a démenti. Cet incident intervient malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril, et alors que Donald Trump a annoncé le lancement d'une opération pour débloquer des navires « qui n'ont rien à voir avec le conflit au Moyen-Orient ». Au total, 15 000 soldats américains, des destroyers et une centaine d'aéronefs, ont été déployés dans le cadre de cette opération baptisée « Projet Liberté ». De leur côté, les Iraniens avaient prévenu les Américains : « S’ils ont l’intention de s’approcher du détroit d’Ormuz ou d’y pénétrer, ils seront ciblés et attaqués ». Alors que la tension monte dans le détroit d'Ormuz, Téhéran et Washington continuent de négocier à distance pour trouver un plan de paix. L'Iran étudie actuellement une proposition de Washington mais appelle les Américains à « abandonner les demandes excessives concernant l’Iran ». La question du nucléaire, notamment, semble toujours inextricable.
Pendant ce temps, les dirigeants européens sont sur la corde raide avec Washington. Dernier visé en date, le chancelier allemand Friedrich Merz, qui a longtemps dénoncé l'opération américaine en Iran. Le 27 avril, il avait estimé que l’Iran « humiliait » Washington à la table des négociations, tandis que le président américain a répondu que Merz devrait « passer moins de temps à interférer dans les efforts déployés pour éliminer la menace nucléaire iranienne ». Le ton monte, et Donald Trump sanctionne. Vendredi, le président américain a annoncé le retrait de 5 000 soldats mobilisés de façon permanent en Allemagne. Un coup de tonnerre Outre-Rhin, où la présence militaire américaine revêt un caractère stratégique depuis la fin de la Seconde guerre mondiale. Le président américain a par ailleurs annoncé rehausser à 25 % les droits de douane sur les importations de véhicules européens. Un nouveau coup dur pour l'Allemagne pour qui les Etats-Unis représentent 9,5 % des exportations, devant la France.
Les hostilités s'apprêtent-elles à reprendre entre l'Iran et les Etats-Unis ? Le projet d'opération navale européenne dans le détroit d'Ormuz est-il crédible ? Et pourquoi la relation entre l'Allemagne et les Etats-Unis s'est-elle brusquement dégradée ?
Nos experts : - Général Jean-Paul PALOMÉROS - Ancien chef d’état-major, ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN - Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des relations internationales - Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale - La revue politique et parlementaire - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des Etats-Unis, éditorialiste - Ouest France, auteur de « Requiem pour le monde libre » - Sylvain DOMERGUE (duplex) - Géographe, enseignant à sciences Po Bordeaux, auteur de « Géopolitique des espaces maritimes »
Stéphane Voirin - Mort d'Agnès Lassalle: après le procès, son compagnon réagit
03 May 2026
00:13:46
C dans l’air l'invité du 2 mai avec STÉPHANE VOIRIN, compagnon d'Agnès Lassalle, professeure tuée par un élève en 2023.
Il avait ému le monde entier en dansant près du cercueil de sa compagne, Agnès Lassalle, professeure d’espagnol poignardée par l’un de ses élèves en février 2023.
Plus de trois ans après les faits, la cour d’assises des mineurs des Pyrénées-Atlantiques a rendu son verdict, condamnant l’auteur à 15 ans de réclusion criminelle, avec reconnaissance d’une altération du discernement au moment des faits. L’avocat de la défense a souhaité que ce procès serve de « leçon », appelant à une « attention particulière » pour la prise en charge des adolescents souffrant de troubles psychiatriques, qui passent « en dessous des radars ». La famille d’Agnès Lassalle a annoncé ne pas faire appel.
Son compagnon, Stéphane Voirin, revient pour la première fois sur cette décision de justice, sur sa reconstruction personnelle et sur le débat plus large autour de la sécurité du personnel éducatif.
Détroit d'Ormuz: Trump peut-il tenir ? - Vos questions sms -
02 May 2026
00:06:21
C dans l'air du 2 mai 2026 - Iran : Trump peut-il tenir ?
Nos experts :
- Romuald SCIORA - Directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'IRIS, auteur d'"America 250 : Une histoire graphique des Etats-Unis" - Corentin SELLIN - Professeur d’histoire et chroniqueur politique américaine pour le site Les Jours - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste à Ouest France - Anne-Elisabeth MOUTET - Editorialiste au Daily Telegraph
Détroit d'Ormuz: Trump peut-il tenir ? - L'intégrale -
02 May 2026
01:02:19
C dans l'air du 2 mai 2026 - Iran : Trump peut-il tenir ?
« Les hostilités sont terminées ». Par ces mots, Donald Trump a justifié hier de se passer du feu vert du Congrès pour la guerre en Iran. Au bout de soixante jours de conflit, l’exécutif américain doit normalement obtenir une autorisation de celui-ci pour mener une guerre. Le président cherche en réalité toujours une porte de sortie à ce conflit alors que le blocage du détroit d'Ormuz semble parti pour durer. Trump a de surcroît affirmé ne pas être "satisfait" d'une nouvelle offre de l'Iran pour relancer les négociations de paix, renouvelant sa menace de "pulvériser" la République islamique en cas d'échec de la diplomatie.
Le président américain continue donc coûte que coûte, malgré le décalage croissant avec l’opinion publique. Cette guerre, qui a entraîné une forte hausse des prix de l’essence, est très impopulaire. Les Américains sont aussi de plus en plus critiques à l’égard de la politique de Donald Trump. Sa cote de popularité ne cesse de chuter : elle est tombée à son niveau le plus bas depuis le début de son deuxième mandat.
Inquiets, les républicains de Trump craignent de perdre le contrôle du Congrès lors des élections de mi-mandat en novembre. Bien qu’une large majorité de républicains (78 %) continuent de soutenir Trump, 41 % des membres de son parti désapprouvent sa gestion du coût de la vie. Les électeurs indépendants inscrits, un groupe potentiellement décisif, penchent en faveur des démocrates avec quatorze points d’avance.
Une partie de l'opinion se braque donc, y compris chez les vétérans, ces héros de guerre très respectés par l'Amérique. Le conflit au Moyen-Orient les divise : ils connaissent le prix de la guerre, ces vies perdues, ces traumatismes, et ces conséquences graves sur l'économie. Certains estiment que le président de leur pays ment, tandis que d'autres ne doutent pas deses bonnes intentions. Les récentes critiques de Trump envers le pape ont aussi choqué bon nombre d'entre eux.
Alors, où en est la stratégie de Trump face à l'Iran ? Ce conflit lui coûtera-t-il les élections de mi-mandat ? Pourquoi les vétérans américains sont-ils si divisés face à cette guerre ?
Nos experts :
- Romuald SCIORA - Directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'IRIS, auteur d'"America 250 : Une histoire graphique des Etats-Unis" - Corentin SELLIN - Professeur d’histoire et chroniqueur politique américaine pour le site Les Jours - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste à Ouest France - Anne-Elisabeth MOUTET - Editorialiste au Daily Telegraph
Philip Turle - Charles III face à Trump: le roi de la diplomatie
02 May 2026
00:10:32
C dans l’air l'invité du 1er mai avec PHILIP TURLE, Journaliste britannique, chroniqueur international - France 24
Opération séduction réussie pour Charles III. Quatre jours de visite d'Etat entre Washington et New York, rythmés par des cérémonies officielles et surtout un discours très attendu devant le Congrès : Une intervention millimétrée saluée par plusieurs standing ovations, aussi bien des démocrates que des républicains, fait rare dans un parlement profondément divisé. Insistant à plusieurs reprises sur les liens privilégiés, "uniques" entre les deux pays, le roi Charles a tenté d'apaiser des relations particulièrement tendues depuis le retour de Donald Trump à la Maison Blanche.
L'habileté diplomatique du roi a été unanimement saluée par la presse britannique. Sera-t-elle suffisante pour calmer les attaques de Donald Trump envers le gouvernement de Keir Starmer? Permettra-t-elle de redorer le blason de la monarchie, terni par le scandale Epstein ?
Flambée du pétrole : qui profite de la crise ? - Vos questions sms -
01 May 2026
00:04:17
C dans l'air du 1er mai 2026 - Flambée du pétrole : qui profite de la crise ?
Nos experts :
- Philippe DESSERTINE - Economiste, directeur de l'Institut de Haute Finance et auteur de L’Horizon des possibles - Gaëlle MACKE - Directrice déléguée de la rédaction de Challenges - Stéphanie VILLERS - Économiste au cabinet de conseil PWC - Thomas PORCHER - Économiste, professeur d'économie à la Paris School of Business et auteur de Les débats de l'éco
Flambée du pétrole : qui profite de la crise ? - L'intégrale -
01 May 2026
01:05:03
C dans l'air du 1er mai 2026 - Flambée du pétrole : qui profite de la crise ?
Les prix du pétrole ont de nouveau flambé jeudi après que la Maison-Blanche a évoqué un blocus prolongé du détroit d’Ormuz. La perspective d’un blocage de cet axe stratégique pendant « des mois » affole les marchés… mais profite à certains. Tandis que les prix à la pompe s’envolent, les traders et les compagnies pétrolières voient leurs bénéfices exploser.
Selon Greenpeace, les groupes européens auraient engrangé plus de 80 millions d’euros de « surprofits » par jour depuis le début de la guerre en Iran. TotalEnergies illustre cette dynamique : le groupe a publié un bénéfice net trimestriel de 5,8 milliards de dollars, en hausse de 51 % sur un an. Son PDG, Patrick Pouyanné, revendique une « capacité à capter la hausse des prix ». Mais ces résultats suscitent la polémique et relancent le débat sur la taxation des superprofits. Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a appelé le pétrolier à « redistribuer d’une manière ou d’une autre » d’éventuels profits « exceptionnels ». Le groupe a rapidement et vivement répondu qu’il procédait déjà à une redistribution via le plafonnement des prix mis en place depuis février. Face à la pression, l’entreprise a confirmé jeudi son intention de « poursuivre » ce plafonnement des prix à la pompe « tant que la crise durera ». Un geste salué par l’exécutif, mais jugé trop flou par ses détracteurs. Le PS a déposé une proposition de loi visant à instaurer une surtaxe de 20 % sur les bénéfices exceptionnels des majors pétrolières, estimant qu’elle pourrait rapporter 2 milliards d’euros par an à l’État.
La question dépasse la France. Cinq pays européens — Allemagne, Espagne, Autriche, Italie et Portugal — plaident pour que Bruxelles active une taxation des surprofits énergétiques afin de soutenir les consommateurs face à l’inflation. Paris, pour l’heure, n’a pas tranché.
Pendant ce temps, aux États-Unis, les États pétroliers, comme le Texas, tirent clairement leur épingle du jeu : les exportations américaines atteignent des niveaux records. Une dynamique encouragée par Donald Trump, qui cherche à repositionner son pays comme fournisseur énergétique incontournable. Parallèlement, l’industrie américaine de défense signale un bond de ses commandes et des signatures de contrats au premier trimestre. Le secteur avait déjà connu en 2025 une forte croissance, sous l’effet des guerres en Ukraine et à Gaza, d’incursions russes dans des espaces aériens européens, de manœuvres militaires chinoises près de Taïwan ou encore de tensions en mer Rouge. Ce regain de tensions pousse les pays du monde entier à accroître leurs réserves d’armements et d’équipements militaires. L’Allemagne, premier soutien militaire et financier de l’Ukraine, a débloqué un fonds spécial de 100 milliards d’euros pour renforcer sa défense et, depuis le début de la guerre, son industrie de l’armement est en plein essor.
Mais si certains secteurs tirent leur épingle du jeu, l’économie mondiale est sous pression et l’inflation grimpe. En France, elle s’élève à 2,2 % sur un an en avril, et certains aliments voient leurs prix s’envoler. C’est le cas du poisson. Entre la raréfaction de l’offre et l’envolée des prix du carburant liée au contexte géopolitique, mareyeurs et poissonniers tirent la sonnette d’alarme.
Nos experts :
- Philippe DESSERTINE - Economiste, directeur de l'Institut de Haute Finance et auteur de L’Horizon des possibles - Gaëlle MACKE - Directrice déléguée de la rédaction de Challenges - Stéphanie VILLERS - Économiste au cabinet de conseil PWC - Thomas PORCHER - Économiste, professeur d'économie à la Paris School of Business et auteur de Les débats de l'éco
Philippe Tabarot - Flambée des carburants: la France en panne sèche!
01 May 2026
00:11:37
C dans l’air l'invité du 30 avril avec Philippe Tabarot, ministre des Transports.
La crise énergétique plombe le budget des automobilistes, ceux qui ont besoin de leur voiture pour travailler et plus généralement pour tout le secteur du transport, routier ou aérien. Donald Trump a évoqué hier un blocus du détroit d'Ormuz qui pourrait durer « des mois », entrainant une nouvelle flambée des prix du pétrole.
Philippe Tabarot, ministre des Transports, répondra à nos questions sur les stocks énergétiques, les perspectives pour le secteur aérien, mais aussi les actions possibles sur les prix des carburants. Hier, le ministre a participé à une réunion des ministre des Transports de l’Union européenne pour imaginer une réponse coordonnée à la crise.
Mercredi prochain, il fera le point sur la préparation de l’été, les enjeux de volume et de prix avec les représentants du secteur aérien. En cette veille de week-end du 1er mai, les inquiétudes sont grandes pour les déplacements des Français, alors que l'aide au carburant pour les « grands rouleurs » est prolongée.
Trump veut "des mois" de blocus...L'Iran va-t-il plier? - Vos questions sms -
30 Apr 2026
00:06:57
C dans l'air du 30 avril 2026 - TRUMP VEUT « DES MOIS » DE BLOCUS… L’IRAN VA-T-IL PLIER ?
Nos experts :
- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs - Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense de l’Union-IHEDN - Institut des hautes études de défense nationale - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste - Ouest France, auteure de Requiem pour le monde libre - David RIGOULET-ROZE - Chercheur associé à l’IRIS, rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques - Leila ABBOUD (en duplex) - Cheffe du bureau parisien – Financial Times
Mathieu Plane - Qui est riche en France?
05 Jun 2026
00:11:34
C dans l’air l'invité du 4 juin 2026 - Mathieu Plane, économiste, directeur adjoint du département analyse et prévisions à l'OFCE, enseignant à Sciences Po Paris et à la Sorbonne.
Dans son dernier rapport consacré aux "riches en France" publié mardi, l'Observatoire des inégalités fixe le "seuil de richesse" au double du niveau de vie médian en France : 4.292 euros mensuels après impôts pour une personne seule, 6.400 euros pour un couple, 10.700 euros pour un couple avec deux adolescents. Cela représente 7,5% de la population, soit 4,8 millions de personnes, selon cette association spécialisée dans l'analyse des inégalités sociales. Pourtant, parmi les personnes les plus aisées, une grande part se considère comme appartenant à la classe moyenne.
Que signifie être riche ? Comment réduire les inégalités ? Y a-t-il une trop grande concentration des richesses ? Ce sujet sera-t-il au coeur de la campagne présidentielle en 2027 ?
C dans l'air du 30 avril 2026 - TRUMP VEUT « DES MOIS » DE BLOCUS… L’IRAN VA-T-IL PLIER ?
Le bras de fer se durcit entre les États-Unis et l’Iran. Donald Trump s’est dit prêt, hier, à prolonger le blocus dans le détroit d’Ormuz et à jouer la montre. Selon la presse américaine, il aurait demandé à ses conseillers de se préparer à un blocus qui « pourrait durer pendant des mois ». Sur son réseau social, le président américain a durci le ton. « Les Iraniens sont étranglés comme un cochon farci. Monsieur gentil, c'est fini ! », a-t-il écrit, au-dessus d’un photomontage le montrant en costume sombre, lunettes noires et fusil d’assaut à la main. Avant d’ajouter : les Iraniens « ont intérêt à devenir intelligents, et vite ».
Dans une interview accordée au média Axios, le locataire de la Maison-Blanche se veut plus mesuré. Il assure que « le blocus est un peu plus efficace que les bombardements ». Une stratégie assumée : asphyxier le régime iranien, au risque d’entraîner le monde avec… et les marchés mondiaux où les prix du pétrole flambe.
Reste une question : Donald Trump peut-il tenir dans la durée ? Aux États-Unis, la pression monte. L’opinion publique s’inquiète de la hausse des prix à la pompe, et le camp républicain redoute l’impact à l’approche des élections de mi-mandat.
Hier, auditionné par la commission des forces armées de la Chambre des représentants, le secrétaire à la Défense, Pete Hegseth, a été vivement interpellé par les élus démocrates. Certains l’accusent de « mentir aux Américains depuis le premier jour » sur les motivations et l’évolution de cette guerre. Le coût du conflit est déjà estimé à 25 milliards de dollars.
Sur la scène internationale, les mises en garde se multiplient. Lors d’un échange téléphonique, Vladimir Poutine a évoqué des « conséquences dommageables » en cas d’escalade. De son côté, le président iranien, Masoud Pezeshkian, juge le blocus « voué à l’échec » et dénonce une source de déstabilisation durable dans le Golfe.
Téhéran agite aussi une autre menace : celle des câbles sous-marins. Ces infrastructures, essentielles à l’économie numérique mondiale, traversent le détroit d’Ormuz. Une zone stratégique, non seulement pour le pétrole et le gaz, mais aussi pour les flux de données entre l’Asie et l’Europe.
Alors, jusqu’où peut aller l’Iran ? Peut-il réellement s’attaquer à ces câbles vitaux ? Et les États-Unis sont-ils réellement prêts à s’engager dans un conflit long ? L’Agence internationale de l’énergie alerte déjà : le monde pourrait être confronté à « un défi majeur sur le plan énergétique et économique ».
Nos experts :
- Pierre HASKI - Chroniqueur international - France Inter et Le Nouvel Obs - Général François CHAUVANCY - Rédacteur en chef de la revue Défense de l’Union-IHEDN - Institut des hautes études de défense nationale - Nicole BACHARAN - Historienne et politologue, spécialiste des États-Unis, éditorialiste - Ouest France, auteure de Requiem pour le monde libre - David RIGOULET-ROZE - Chercheur associé à l’IRIS, rédacteur en chef de la revue Orients stratégiques - Leila ABBOUD (en duplex) - Cheffe du bureau parisien – Financial Times
Pascal de Izaguirre - Des avions cloués au sol cet été?
30 Apr 2026
00:11:00
C dans l’air l'invité du 29 avril avec Pascal de Izaguirre, PDG de la compagnie aérienne Corsair, et président de la Fnam.
Hausse des prix des billets, annulation de vols, les compagnies aériennes européennes encaissent le choc du blocage du détroit d’Ormuz…Pascal de Izaguirre, PDG de la compagnie aérienne Corsair, et président de la Fédération nationale de l'aviation et de ses métiers, s'exprimera sur la situation économique des compagnies aériennes, et sur le risque d'une crise dans le secteur, liée à la hausse des coûts du carburant, ainsi qu'aux incertitudes en matière de sécurité au Moyen-Orient.
La compagnie Transavia a déjà annoncé l'annulation de vols pour mai et juin : d'autres compagnies pourraient-elles en faire autant ? De leur côté, les Français attendent de voir venir en ce qui concerne leurs vacances. D'après une étude d’Alliance France tourisme, publiée hier, ils sont 68 % à prévoir de partir au moins une semaine cet été, soit une biasse de 9 points par rapport à l'an dernier, et 37% sont sûr de partir (contre 50% l'an dernier). Par ailleurs, avec un budget moyen de 1530 euros, ils comptent dépenser moins qu'en 2025 (- 150 euros).
C dans l'air du 29 avril 2026 - Trump veut étouffer l'Iran ...et asphyxie l'Europe
Nos experts :
- GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de D’un monde à l’autre - VINCENT HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux - JEAN-DOMINIQUE MERCHET - Journaliste - L’Express, spécialiste des relations internationales et des questions de défense - ISABELLE LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, auteure de Les fantômes de Munich - SONIA DRIDI - (en duplex de Washington) Correspondante aux États-Unis - LCI et France 24
C dans l'air du 29 avril 2026 - Trump veut étouffer l'Iran ...et asphyxie l'Europe
Secouée par Donald Trump depuis son retour à la Maison-Blanche, l’Europe a tenté plusieurs stratégies, allant de la flatterie aux concessions. Mais Trump ne respectant que ceux qui lui tiennent tête, certains, à commencer par la France et l’Espagne, ont décidé de parler le même langage, depuis la crise du Groenland. Un changement de ton qui gagne aujourd’hui d’autres pays européens alors que le blocage du détroit d'Ormuz se poursuit... et même la monarchie britannique.
À l'heure où la « relation spéciale » traverse une zone de turbulences, le président des États-Unis reprochant aux Britanniques de ne pas l’aider dans sa guerre contre l’Iran, Charles III a choisi l’ironie face à Donald Trump, lors du dîner d’État à la Maison-Blanche. « Vous avez récemment déclaré, M. le président, que sans les États-Unis, les pays européens parleraient l’allemand. Oserais-je dire que sans nous, vous parleriez français ? » Une pique feutrée, mais révélatrice d’un agacement grandissant. Un peu plus tôt, devant le Congrès, le souverain avait déjà insisté sur « la défense de la démocratie » qui a permis aux deux pays de rester si proches, « non pas dans l’intérêt de nos peuples, mais du peuple ».
Même évolution à Berlin. Longtemps prudent, Friedrich Merz hausse désormais le ton. Après avoir été en retrait lors de son déplacement aux États-Unis début mars, le chancelier allemand critique ouvertement la stratégie américaine en Iran, estimant que « les Américains n’ont visiblement aucune ligne claire » et que Téhéran « humilie » la première puissance mondiale. Des propos qui ont immédiatement fait réagir Donald Trump, dénonçant un manque d’expertise et s’attaquant, au passage, à la situation économique allemande.
À Rome, la relation se dégrade également. Giorgia Meloni, longtemps perçue comme une alliée naturelle par le président américain, est désormais dans son viseur. Donald Trump s’en prend à la présidente du Conseil italien, qu’il a cessé de considérer comme courageuse, car il pensait qu’elle allait l’aider dans la guerre contre l’Iran. Elle lui semble désormais « ingrate » et n’est plus la « remarquable » dirigeante conservatrice qu’il avait connue.
Autre pays « vilain » dans le collimateur de Donald Trump : l’Espagne. Le pays dirigé par le Premier ministre Pedro Sánchez s’impose comme l’un des principaux opposants européens à la politique de Donald Trump. Depuis le 28 février 2026, il condamne fermement la guerre menée par les États-Unis et Israël contre l’Iran, qu’il qualifie d’« illégale » et d’« erreur extraordinaire ». Une position qui lui a valu de vives critiques du président américain, allant jusqu’à menacer de « cesser » tout commerce bilatéral après le refus de Madrid d’autoriser l’utilisation de ses bases militaires. Selon un courriel interne au Pentagone, dévoilé la semaine dernière par l’agence de presse Reuters, les États-Unis étudieraient désormais la possibilité de suspendre la participation de l’Espagne à l’OTAN.
Furieux de ne pas avoir obtenu le Groenland, Donald Trump a également réitéré récemment ses menaces de quitter l’OTAN, « un tigre de papier ». Mais serait-ce possible ? Jusqu’où ira le bras de fer entre Trump et les Européens ? Et que se passe-t-il au Groenland ? Reportage dans l’île arctique où les investissements américains se multiplient…
Nos experts :
- GÉNÉRAL DOMINIQUE TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de D’un monde à l’autre - VINCENT HUGEUX - Journaliste indépendant, essayiste, spécialiste des enjeux internationaux - JEAN-DOMINIQUE MERCHET - Journaliste - L’Express, spécialiste des relations internationales et des questions de défense - ISABELLE LASSERRE - Correspondante diplomatique - Le Figaro, auteure de Les fantômes de Munich - S
Laurent Coumel - Tchernobyl: 40 ans de mensonges
29 Apr 2026
00:12:09
C dans l’air l'invité du 28 avril avec Laurent Coumel, historien, maître de conférences à l’Inalco, et conseiller historique de la série documentaire "Tchernobyl, une tragédie sans fin", diffusée ce soir à 21h10 sur France 2. Son livre : livre "Tchernobyl, la mémoire atomisée", aux éditions JC Lattès.
Quarante ans après l’explosion du réacteur numéro 4, Tchernobyl reste un nom qui dépasse le simple souvenir historique. France Télévisions consacre une soirée événement à une catastrophe dont les effets continuent de peser sur l’Ukraine, sur l’Europe et sur notre mémoire collective.
Le 26 avril 1986, l’explosion du réacteur de la centrale nucléaire a libéré une quantité massive de radioactivité dans l’atmosphère. La contamination a touché une grande partie de l’Europe et a inscrit durablement le site ukrainien dans l’histoire mondiale du nucléaire.
Les conséquences sanitaires, environnementales et politiques de la catastrophe restent préoccupantes, d’autant plus que la guerre menée par la Russie en Ukraine depuis 2022 a replacé le site dans une zone de tension stratégique. Réalisée par David Korn-Brzoza, la série "Tchernobyl, une tragédie sans fin" mêle archives, témoignages de survivants, documents déclassifiés du KGB, images tournées dans la zone interdite et reconstitutions en 3D.
Ormuz : le blocus s'éternise, la France se prépare aux pénuries... - Vos questions sms -
28 Apr 2026
00:06:16
C dans l'air du 28 avril 2026 - Ormuz : le blocus s'éternise, la France se prépare aux pénuries...
Nos experts :
- Philippe DESSERTINE - Economiste, directeur de l'Institut de Haute Finance et auteur de L’horizon des possibles - Dominique SEUX - Editorialiste Les Echos et France Inter, auteur de Les débats de l’éco” - Patrice GEOFFRON - Professeur d'économie à Paris Dauphine, spécialiste de l’énergie, directeur du centre de géopolitique de l’énergie - Béatrice MATHIEU - Grand reporter économie pour L’Express
Ormuz : le blocus s'éternise, la France se prépare aux pénuries... - L'intégrale -
28 Apr 2026
01:03:37
C dans l'air du 28 avril 2026 - Ormuz : le blocus s'éternise, la France se prépare aux pénuries...
Le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, a mis en garde vendredi dernier contre les conséquences d’un blocage prolongé du détroit d’Ormuz. « Nous avons désormais absorbé tout le surplus (des stocks, ndlr). Si la situation perdure encore deux ou trois mois, nous entrerons dans une ère de pénurie énergétique, comme celle que subissent déjà certains pays asiatiques », a-t-il déclaré lors d’une conférence organisée par l’Institut français des relations internationales (Ifri).
Une inquiétude désormais partagée par plusieurs grands dirigeants français. « Le monde est maintenant dans une crise assez sérieuse au Moyen-Orient », a estimé Bernard Arnault lors de l’assemblée générale des actionnaires de LVMH, le 23 avril. Même constat pour Benoît Bazin, PDG de Saint-Gobain : « La crise est profonde et elle se diffuse partout. Elle va peser sur l’économie mondiale. On ne reviendra pas à la situation d’avant. »
Faut-il pour autant redouter une pénurie imminente ? À ce stade, les messages se veulent rassurants. « Il n’y a pas de signe de pénurie en vue », a affirmé Michel-Édouard Leclerc vendredi dernier sur le plateau de C dans l’air, tout en prévenant que les prix du pétrole ne devraient pas retrouver leur niveau d’avant la guerre entre les États-Unis et l’Iran.
Même ligne du côté de l’exécutif. « À ce stade, la situation est contrôlée », a déclaré le chef de l’État samedi. En déplacement à Athènes, Emmanuel Macron a assuré que le conflit au Moyen-Orient ne permettait « d’envisager aucune pénurie » de carburant en France, appelant à éviter tout « comportement de panique ».
Le ministre de l’Économie a, lui aussi, tenté de rassurer ce mardi sur France Inter. « Si demain on arrêtait complètement d’importer, on aurait trois mois de stock (…) On a encore énormément de réserves », a résumé Roland Lescure. « Le sujet potentiel, c’est le kérosène », a-t-il toutefois relevé, en rappelant la forte dépendance des compagnies européennes aux approvisionnements en provenance des pays du Golfe.
Les premières conséquences se font déjà sentir dans le transport aérien. Plusieurs compagnies à bas coût, comme Ryanair, Transavia ou Volotea, ont commencé à annuler des vols face à la flambée des prix. « Il est probable que les vacances de beaucoup de gens seront touchées », avertissait le 22 avril le commissaire européen à l’Énergie, Dan Jørgensen, évoquant à la fois des annulations et des billets « très, très élevés ».
Au-delà du secteur aérien, c’est l’ensemble de l’économie mondiale qui pourrait être affecté. Le Fonds monétaire international a revu à la baisse sa prévision de croissance pour 2026, à 3,1 %, et alerte sur un scénario plus défavorable en cas d’aggravation des tensions : risque de récession, inflation plus élevée. « Rares seront les pays à sortir indemnes », prévient l’institution.
Nos experts :
- Philippe DESSERTINE - Economiste, directeur de l'Institut de Haute Finance et auteur de L’horizon des possibles - Dominique SEUX - Editorialiste Les Echos et France Inter, auteur de Les débats de l’éco” - Patrice GEOFFRON - Professeur d'économie à Paris Dauphine, spécialiste de l’énergie, directeur du centre de géopolitique de l’énergie - Béatrice MATHIEU - Grand reporter économie pour L’Express
Pascal Bitot-Panelli - Trump visé: un "bodyguard" des présidents raconte
28 Apr 2026
00:12:57
C dans l’air l'invité du 27 avril avec Pascal Bitot-Panelli, ancien commandant du service de protection des hautes personnalités, membre fondateur du GSPRP, groupe de sécurité et de protection rapprochée privée. Il a commandé des groupes opérationnels de protection de ministres, et été responsable de l’organisation des voyages à l’étranger du Président de la République, en particulier de Nicolas Sarkozy. Il dirige désormais une société de sécurité privée.
Deux jours après qu'un suspect a ouvert le feu après avoir réussi à passer le périmètre de sécurité du dîner de gala des correspondants de la Maison Blanche, ce samedi 25 avril en présence de Donald Trump, une question s'est posée sur le rôle du Secret service: y a-t-il eu une faille dans la sécurité ?
Sur les images de vidéosurveillance, le suspect, un homme de 31 ans identifié comme étant Cole Tomas Allen, un homme originaire de Torrance en Californie, a été filmé arme à la main en train de courir en forçant le contrôle des agents du service de protection du président américain, avant que ces derniers ne braquent leurs armes. Prise de vitesse, la sécurité se lance à sa poursuite.
Dans le hall, des coups de feu sont tirés. Le suspect est arrêté. Les autorités américaines l'assurent: non la sécurité du président américain n'a pas été compromise. D'autres experts assurent qu'une catastrophe a pourtant bel et bien été évitée de justesse. Alors y'a-t-il eu des manquements de sécurité samedi soir ? Et comment sont protégées les personnalités et les chefs d'Etat ?
Qui a voulu tuer Donald Trump ? - Vos questions sms -
27 Apr 2026
00:04:40
C dans l'air du 27 avril 2026 - Qui a voulu tuer Donald Trump ?
Nos experts :
- Alain Bauer, - Professeur émérite au Cnam, fondateur du pôle Sécurité, Défense et Renseignement - Corentin Sellin - Professeur agrégé d'histoire, spécialiste des États-Unis, chroniqueur sur la politique américaine pour les Jours.fr - Laure Mandeville - Grand reporter au Figaro - Anne-Elisabeth Moutet - Éditorialiste au Daily Telegraph - Sonia Dridi (en duplex de Washington) - Correspondante de LCI et France24 à Washington
Qui a voulu tuer Donald Trump ? - L'intégrale -
27 Apr 2026
01:03:21
C dans l'air du 27 avril 2026 - Qui a voulu tuer Donald Trump ?
Outre-Atlantique, l’attaque de samedi soir, dans un grand hôtel de Washington, lors du dîner des correspondants de la Maison-Blanche, continue de secouer les États-Unis. L’homme qui a tenté de faire irruption dans le gala, en possession d’armes à feu et de couteaux, a été interpellé avant de pénétrer dans la salle où se trouvaient Donald Trump et plusieurs membres de son administration. Il est présenté à la justice américaine ce lundi.
« Un loup solitaire » et « un homme dérangé », a rapidement jugé Donald Trump, qui a partagé des photos du suspect sur son réseau social, le montrant torse nu, au sol, menotté. Selon les médias américains, Cole Tomas Allen, âgé de 31 ans, était développeur informatique, créateur de jeux vidéo et enseignant. Dix minutes avant de passer à l'acte, il avait adressé une lettre à sa famille, indiquant être stupéfait du peu de contrôles auxquels il avait été soumis pour entrer dans l’hôtel où il avait réservé une chambre. « Je ne suis plus disposé à permettre à un pédophile, un violeur et un traître de se salir les mains avec ses crimes », peut-on également lire dans le document, dans lequel il justifie son action en tant que chrétien. Invité à réagir à ces propos, le président américain s'est montré particulièrement virulent lors de l'émission phare de CBS, 60 Minutes, diffusée ce dimanche : « Je ne suis pas un violeur. Je n'ai violé personne. Je ne suis pas pédophile », a-t-il affirmé, en fustigeant la journaliste pour avoir lu à l'antenne un extrait du manifeste du tireur.
Si, à cette heure, les motivations du suspect restent encore floues, ces événements relancent, dans la société américaine, le débat sur la sécurité du président et la violence en politique. Alors, que sait-on du profil du suspect ? Peut-on parler de failles dans la sécurité du président des États-Unis ? Après les tirs, Donald Trump s’est empressé de défendre son projet controversé de construction d’une salle de bal à la Maison-Blanche. Il a également convoqué, ce lundi, une réunion de crise sur l’Iran, alors qu’au Moyen-Orient, après l’annulation de nouveaux pourparlers — les États-Unis ne voulant plus de négociations directes avec l’Iran —, le ministre iranien des Affaires étrangères s’est tourné vers Moscou.
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, est arrivé ce lundi à Saint-Pétersbourg pour s'entretenir avec Vladimir Poutine. Parallèlement, un haut responsable iranien a déclaré que l'armée de son pays devrait avoir autorité sur le détroit d'Ormuz, toujours au centre des tensions. Ce point de passage, par lequel transite quotidiennement 20 % du commerce mondial de pétrole et de gaz naturel liquéfié, est toujours quasiment fermé. À la pompe, les automobilistes en subissent les conséquences, et plusieurs compagnies aériennes comme Transavia annoncent des annulations de vols pour mai et juin à cause du prix du kérosène. Une situation qui inquiète aux quatre coins du monde, mais pas au Texas, dont le sous-sol est gorgé d’hydrocarbures. Reportage dans le bassin permien, situé dans l’ouest de l’État, devenu la plus grande région de production pétrolière au monde, avec plus de 6 millions de barils par jour.
Nos experts :
- Alain Bauer, - Professeur émérite au Cnam, fondateur du pôle Sécurité, Défense et Renseignement - Corentin Sellin - Professeur agrégé d'histoire, spécialiste des États-Unis, chroniqueur sur la politique américaine pour les Jours.fr - Laure Mandeville - Grand reporter au Figaro - Anne-Elisabeth Moutet - Éditorialiste au Daily Telegraph - Sonia Dridi (en duplex de Washington) - Correspondante de LCI et France24 à Washington
C dans l’air du 4 juin 2026 - L’Ukraine frappe Saint-Pétersbourg… Poutine panique ?
Nos experts : - Vera GRANTSEVA - Politologue, spécialiste de la Russie et professeure à Sciences Po Paris - Marie JÉGO - Journaliste "Le Monde", ancienne correspondante à Moscou - Anthony BELLANGER - Éditorialiste à Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales - Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de défense, enseignant à Sciences Po
Ovnis, extraterrestres: pourquoi Trump déclassifie - Vos questions sms -
25 Apr 2026
00:06:35
C dans l'air du 25 avril 2026 - Ovnis, extraterrestres: pourquoi Trump déclassifie
Nos experts :
- Romuald SCIORA - Directeur de l’observatoire politique et géostratégique des Etats-Unis à l'IRIS et auteur de “America 250” - André KASPI - Historien, spécialiste des Etats-Unis - Mathilde FONTEZ - Journaliste scientifique-rédactrice en chef “ Epsilon” - Sylvain MAISONNEUVE - Auteur de “Ovnis, l’enquête déclassifiée”
C dans l'air du 25 avril 2026 - Ovnis, extraterrestres: pourquoi Trump déclassifie
La légende des ovnis relancée ? Invité il y a quelques semaines dans un podcast, l’ex-président américain Barack Obama a évoqué la possibilité d’une vie extraterrestre, avant de préciser qu’il n’avait jamais eu accès à la moindre preuve concrète durant son mandat. Une déclaration qui a ravivé un débat aussi ancien que fascinant. Dès 1947, l’incident de Roswell avait déjà alimenté les théories les plus insolites.
Aujourd’hui, ces spéculations intriguent jusqu’à la tête du gouvernement américain actuel. Le vice-président américain JD Vance a promis d'étudier en détail les informations dont disposent les autorités sur les ovnis, qu’il décrit comme des « démons ». « Il me reste encore trois ans comme vice-président. J'irai au fond des dossiers », a-t-il ajouté.
Aux États-Unis, des disparitions et des décès en série dans le monde scientifique ont également alimenté les spéculations jusqu'à déclencher une enquête du FBI en collaboration avec les ministères de l'Energie et de la Guerre. Si aucun lien n'a été établi entre ces affaires, dont certaines remontent à plusieurs années, l’inquiétude grandit sur une possible atteinte à la sécurité nationale.
En France, le sujet est pris au sérieux. Le Geipan, un groupe d'investigation sur les phénomènes aérospatiaux non identifiés, recueille, depuis plus de 40 ans, des témoignages. Adossée au Cnes, l'agence spatiale française, cette petite structure civile basée à Toulouse a été créé en 1977 à l'initiative de Claude Poher, un scientifique français. Sa mission : l'étude des phénomènes spatiaux non identifiés. Au total, plus de 9.000 témoignages rapportant de tels phénomènes à travers la France ont été recueillis depuis la création du bureau.
Ces dernières semaines, l’actualité spatiale a été particulièrement dense. La mission Artémis II de la Nasa, effectuée début avril, a vu quatre astronautes faire le tour de la Lune pour la première fois en plus d'un demi-siècle. De son côté, SpaceX multiplie les projets ambitieux en vue de missions habitées vers Mars. Dans le même temps, la Chine accélère ses propres initiatives pour atteindre la Lune. Dans ce contexte de conquête et de compétition stratégique, l’espace redevient un enjeu central.
Pourquoi les ovnis fascinent-ils toujours autant l’opinion publique ? Sont-ils devenus un enjeu de sécurité nationale aux États-Unis ? Le programme Artemis marque-t-il une nouvelle ère dans la conquête spatiale ?
Nos experts :
- Romuald SCIORA - Directeur de l’observatoire politique et géostratégique des Etats-Unis à l'IRIS et auteur de “America 250” - André KASPI - Historien, spécialiste des Etats-Unis - Mathilde FONTEZ - Journaliste scientifique-rédactrice en chef “ Epsilon” - Sylvain MAISONNEUVE - Auteur de “Ovnis, l’enquête déclassifiée”
Adèle Haenel et Me Anouck Michelin - 1ère interview après le procès
25 Apr 2026
00:15:51
C dans l’air l'invité du 25 avril avec Adèle Haenel, actrice et Me Anouck Michelin, son avocate, du barreau de Paris.
Adèle Haenel s'exprime pour la première fois dans une interview télévisée à propos de la condamnation en appel de Christophe Ruggia. Le cinéaste a été condamné en appel ce vendredi 17 avril à cinq ans de prison dont deux ferme sous bracelet électronique, pour agressions sexuelles à l’encontre de l’actrice lorsqu’elle était âgée de 12 à 14 ans.
Accompagnée de son avocate, Me Anouck Michelin, elles reviendront ensemble sur ce procès qui s'est ouvert en décembre 2024. Son avocate a-t-elle réussi à convaincre Adèle Haenel, au départ très sceptique, de l'importance de cette action en justice ? Quel bilan tirent-elles de ce procès ? Si la page judiciaire se tourne, la comédienne dénonce toujours le fait qu'on lui a volé son enfance. L'actrice qui a, depuis, décidé d'arrêter le cinéma, dit désormais consacrer le reste de sa vie à lutter pour la justice et les droits humains.
Michel-Edouard Leclerc donne ses prévisions sur l'inflation
25 Apr 2026
00:12:02
C dans l’air l'invité du 24 avril avec Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique des centres E.Leclerc.
Les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient se font toujours sentir en France. Le gouvernement estime que la guerre va coûter 6 milliards d’euros à l’Etat. Les prix à la pompe de l’essence et du gazole ne retombent pas, l’inflation redémarre et les prix à la consommation augmentent légèrement. Notre invité, en tant que Président du comité stratégique des centres E. Leclerc, a les yeux rivés sur cette hausse des prix. Parfois accusé de profiter de l’inflation, la grande distribution veut au contraire se présenter comme protectrice du pouvoir d’achat des consommateurs. Mais quelle est sa marge de manœuvre ? Peut-elle réellement faire baisser les prix de l’essence à la pompe ? Doit-elle accepter de rouvrir les négociations commerciales avec les industriels qui dénoncent une « guerre des prix » qui profiterait aux distributeurs ?
Notre invité nous dira ce qui nous attend dans nos rayons de supermarchés pour les semaines à venir.
Patron ivre du FBI, généraux limogés : la Maison-Blanche ne répond plus
24 Apr 2026
00:06:55
C dans l'air du 24 avril 2026 - Patron ivre du FBI, généraux limogés : la Maison-Blanche ne répond plus
Nos experts :
- Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste - GEORGES MALBRUNOT - Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient – Le Figaro - Anne Elisabeth MOUTET - Éditorialiste - « The Daily Telegraph » - Anne DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Les juges contre l’Amérique
Patron ivre du FBI, généraux limogés : la Maison-Blanche ne répond plus - L'intégrale -
24 Apr 2026
01:02:52
C dans l'air du 24 avril 2026 - Patron ivre du FBI, généraux limogés : la Maison-Blanche ne répond plus
Et un départ de plus, dans une séquence politique américaine de plus en plus troublée. Alors que le conflit au Moyen-Orient s’enlise et que les tensions montent dans le détroit d’Ormuz, le plus haut responsable civil de la marine américaine, John Phelan, a quitté ses fonctions « avec effet immédiat », selon le Pentagone. Un départ qui ne fait qu’allonger la liste, déjà fournie, de hauts responsables militaires écartés ces derniers mois, souvent sans explication claire. À Washington, le malaise s’installe. L’administration Trump est fragilisée par une série de scandales et de démissions en cascade. Après la ministre de l’Intérieur Kristi Noem et la ministre de la Justice Pam Bondi, c’est la ministre du Travail, Lori Chavez-DeRemer, qui a quitté lundi le gouvernement, mise en cause dans plusieurs affaires. Désormais, l’attention se concentre sur le directeur du FBI, Kash Patel, dont la position apparaît de plus en plus fragile. Une enquête du magazine « The Atlantic », publiée la semaine dernière, décrivant une consommation excessive d’alcool et un comportement impulsif, a jeté un nouveau trouble sur le fonctionnement du premier cercle trumpiste. En coulisses, les signaux d’alerte se multiplient. La guerre en Iran, coûteuse et de plus en plus impopulaire, divise jusque dans les rangs du pouvoir. Selon le Wall Street Journal, le président aurait engagé son pays malgré de fortes réticences internes. Plus surprenant encore, certains conseillers auraient jugé préférable de l’écarter du centre de commandement lors d’une opération sensible de sauvetage de pilotes américains en Iran, estimant sa présence contre-productive. Et puis il y a les rumeurs, persistantes, virales, qui alimentent l’incertitude. L’une d’elles, relayée par l’ancien analyste de la CIA Larry Johnson, affirme que Donald Trump aurait tenté d’activer les codes nucléaires avant d’en être empêché par le Général Dan Caine. Une accusation sans preuve, que son propre auteur dit ne pas pouvoir confirmer — mais qui contribue à nourrir un climat de défiance inédit. La Maison-Blanche dément en bloc. Mais le doute s’installe, y compris dans le camp présidentiel. Alors que se passe-t-il à la Maison-Blanche ? Qui encadre, qui conseille, qui, éventuellement, freine le président américain ? Et jusqu’où va l’autonomie du président américain dans un contexte de crise majeure ? Des interrogations qui dépassent largement les frontières des États-Unis. Dans les monarchies du Golfe, fortement impactées par la guerre, l’inquiétude grandit. Toujours sous la menace constante des drones et des missiles de Téhéran, certains alliés traditionnels de Washington prennent un peu leurs distances. L’Arabie saoudite, le Qatar, mais aussi d’autres acteurs régionaux, commencent à revoir leurs équilibres stratégiques et à esquisser de nouvelles alliances, notamment avec l’Égypte, la Turquie ou encore le Pakistan.
Nos experts :
- Richard WERLY - Éditorialiste international - Blick.ch, auteur de Cette Amérique qui nous déteste - GEORGES MALBRUNOT - Grand reporter spécialiste du Moyen-Orient – Le Figaro - Anne Elisabeth MOUTET - Éditorialiste - « The Daily Telegraph » - Anne DEYSINE - Juriste et politologue, spécialiste des États-Unis, auteure de Les juges contre l’Amérique
Boris Vallaud - Des idées...et beaucoup de candidats pour 2027!
24 Apr 2026
00:11:28
C dans l’air l'invité du 23 avril avec Boris Vallaud, député PS des Landes et président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale. Il publie "Nos vies ne sont pas des marchandises" aux éditions du Seuil.
« Le monde est devenu une immense boutique, déplore Boris Vallaud. Du berceau à la mort, des crèches aux Ehpad, c’est un mouvement irrépressible qui a colonisé notre univers mental.» Rien n’échappe à « cet envahisseur silencieux» qui s’empare des ressources naturelles, supplante et asphyxie les services publics, avale «nos écoles, nos hôpitaux, nos vieux jours ». Le patron des députés PS développe le concept de la démarchandisation. Son livre est un « manuel de reconquête» pour «reprendre le contrôle» et affirmer que tout, surtout l’essentiel, n’est pas à vendre. Avec cet ouvrage, il souhaite peser dans le débat interne sur le programme du Parti socialiste pour la Présidentielle. C'est aussi dans cet objectif qu'il a appelé à un « projet crédible et mobilisateur », comme une quarantaine d’élus de la gauche et des écologistes dans une tribune. « Nous ne nous résignons pas à la victoire du Rassemblement national en 2027. (…) Nous voulons gagner maintenant », affirme cette tribune. Offensive de François Hollande, construction d'un collectif autour de Raphaël Glucksmann, Yannick Jadot et Boris Vallaud, et question de l'organisation de la primaire « unitaire », projet du Parti socialiste pour le 21è siècle, les grandes manœuvres ont bien commencé pour 2027...
Blocus contre blocus... qui cèdera le premier ? - Vos questions sms -
23 Apr 2026
00:06:27
C dans l'air du 23 avril 2026 - Blocus contre blocus... qui cèdera le premier ?
Nos experts :
- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des questions internationales - Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique au Figaro, autrice de Les fantômes de Munich publié aux éditions de l’Observatoire - Laurence NARDON - Chercheure - Responsable du programme Amériques de l’IFRI, autrice de Géopolitique de la puissance américaine publié aux PUF - Anthony BELLANGER - Éditorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales - Claire BOULEAU - Chef de rubrique, spécialiste du transport aérien – Challenges
Blocus contre blocus... qui cèdera le premier ? - L'intégrale -
23 Apr 2026
01:03:31
C dans l'air du 23 avril 2026 - Blocus contre blocus... qui cèdera le premier ?
Les tensions s’intensifient dans le détroit d’Ormuz après l’attaque de trois porte-conteneurs, dont deux ont été saisis par l’Iran, en dépit de la prolongation du cessez-le-feu annoncée par Donald Trump. Ces opérations sont menées par des vedettes rapides des Gardiens de la Révolution, surnommées « flotte moustique » pour leur agilité et leur capacité de nuisance. Dans le même temps, la marine américaine maintient son blocus afin d’entraver les exportations de pétrole iranien et d’asphyxier les ressources financières et militaires de Téhéran. Selon le Financial Times, 34 tankers seraient toutefois déjà parvenus à le contourner.
À Washington, Donald Trump défend une stratégie qu’il juge efficace. « Nous contrôlons totalement le détroit d’Ormuz. Aucun navire ne peut y entrer ou en sortir sans l’accord de la marine américaine. Il est «hermétiquement fermé » jusqu’à ce que l’Iran soit en mesure de conclure un ACCORD !!! » a-t-il écrit ce jeudi sur son réseau social. « L’Iran s’effondre financièrement. Ils veulent l’ouverture immédiate du détroit d’Ormuz. Ils sont à court d’argent. Ils perdent 500 millions de dollars par jour », a également souligné un peu plus tôt le président américain, laissant entrevoir une possible reprise des négociations d’ici vendredi.
Côté iranien, les autorités mettent en avant leurs premières recettes issues des droits de passage à Ormuz. Elles refusent toujours de se rendre au Pakistan pour un second round de négociations tant que le blocus américain des ports iraniens se poursuit. Téhéran a par ailleurs diffusé une vidéo générée par intelligence artificielle montrant Donald Trump face à des chaises vides, avec pour seule réplique : « Trump, shut up » (« Trump, ferme-la »).
Parallèlement, le ton monte entre Washington et Pékin. Donald Trump accuse la Chine, partenaire de l’Iran, de soutien militaire implicite, évoquant des marchandises suspectes à bord d’un cargo iranien arraisonné par l’US Navy après avoir quitté un port chinois. « Ce navire transportait certaines choses, ce qui n’était pas très bien, peut-être un cadeau de la Chine », a-t-il déclaré sur CNBC, se disant « surpris » par l’attitude de Xi Jinping, qu’il prévoit de rencontrer à Pékin à la mi-mai — une visite déjà reportée une première fois en raison du conflit au Moyen-Orient.
Enfin, aux États-Unis, la disparition ou la mort, dans des circonstances jugées suspectes, de 11 ingénieurs, chercheurs et officiers impliqués dans des programmes sensibles en l’espace de quatre ans suscite des interrogations. D’abord relayée sur les réseaux sociaux, l’affaire a conduit le FBI à ouvrir une enquête.
Nos experts :
- Lucas MENGET - Grand reporter, spécialiste des questions internationales - Isabelle LASSERRE - Correspondante diplomatique au Figaro, autrice de Les fantômes de Munich publié aux éditions de l’Observatoire - Laurence NARDON - Chercheure - Responsable du programme Amériques de l’IFRI, autrice de Géopolitique de la puissance américaine publié aux PUF - Anthony BELLANGER - Éditorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales - Claire BOULEAU - Chef de rubrique, spécialiste du transport aérien – Challenges
Guillaume Grallet - Cartes d'identité, passeports...braquage sur vos données!
23 Apr 2026
00:11:25
C dans l’air l'invité du 22 avril Guillaume Grallet, rédacteur en chef tech et sciences au Point, auteur de Pionniers, voyage aux frontières de l’intelligence artificielle, aux éditions Grasset.
Au total, "11,7 millions de comptes seraient concernés" par une fuite de données sur le portail de l'ANTS, l'Agence nationale des titres sécurisés, survenue le 15 avril dernier, et qui pourrait impliquer des données de particuliers et de professionnels, a indiqué le ministère de l'Intérieur. Une très grosse faille de sécurité, qui concerne des "données à caractère personnel", notamment les noms et prénoms, l'adresse électronique ou la date de naissance d'usagers.
Alors nos données sont-elles bien sécurisées ? Depuis quelques semaines, les milieux politiques et financiers s'inquiètent d'une autre menace, Mythos. Ce modèle de langage, développé par Anthropic, serait trop dangereux. Il serait en effet capable de déceler des failles de sécurité jusque-là indétectables. Et c'est Dario Amodei, le PDG d'Anthropix, qui a lui-même alerté de ce risque, qui l'empêche d'être mis à la disposition du grand public.
C dans l’air du 4 juin 2026 - L’Ukraine frappe Saint-Pétersbourg… Poutine panique ?
L'Ukraine à l'offensive. En plein forum économique international de Saint-Pétersbourg, l’Ukraine a lancé des frappes visant des sites stratégiques de la ville. Des réservoirs pétroliers ont été touchés et d’épaisses colonnes de fumée ont été visibles depuis le centre. Ces bombardements ont été présentés par Kiev comme des représailles, alors que l'Ukraine a été frappée, dans la nuit de lundi à mardi, par un raid de missiles et de drones russes, causant la mort d'au moins 21 personnes. L'objectif : cibler des infrastructures liées à l’effort de guerre russe.
Ces attaques interviennent dans un contexte de pression militaire accrue et de pertes territoriales évoquées côté russe. Dans le même temps, l’Ukraine prévoit d’entamer en juin des discussions officielles liées à son intégration à l’Union européenne.
En Russie, le pouvoir s’est encore durci. Des décrets classifiés ont été adoptés et les prérogatives du service russe de sécurité (FSB) renforcées. Les lois sur l’« extrémisme » et la « désinformation » sont largement utilisées, et des coupures d’internet ont été signalées.
Une partie des opposants à Vladimir Poutine vit en exil, notamment à Londres, où ils dénoncent un système devenu plus opaque. C'est le cas de l’ex-oligarque russe Mikhaïl Khodorkovski, 62 ans, emprisonné dix ans en Sibérie, aujourd'hui déclaré « terroriste » par le Kremlin.
Une présence qui pose question. Cette semaine, un pétrolier russe « Tagor », sous sanctions, a été repéré au large des côtes françaises alors qu’il n’était pas censé circuler. Selon les autorités françaises, le commandant aurait refusé d’obtempérer aux premières demandes de contrôle. Des forces françaises sont finalement montées à bord afin de procéder aux vérifications nécessaires.
Un incident comparable s’était produit la semaine précédente avec un commandant chinois. Les autorités européennes affirment appliquer désormais une vigilance renforcée face à ces navires liés à la « flotte fantôme », un ensemble de bâtiments soupçonnés de contourner les sanctions en changeant de pavillon ou de propriétaire.
Pourquoi l'Ukraine a-t-elle frappé la Russie en plein forum économique international ? Quel est le niveau actuel de contrôle exercé par l’État russe sur sa population dans le contexte de la guerre en Ukraine ? Qu’est-ce que la flotte fantôme russe, dont un quatrième pétrolier a été arraisonné par la France ?
Nos experts : - Vera GRANTSEVA - Politologue, spécialiste de la Russie et professeure à Sciences Po Paris - Marie JÉGO - Journaliste "Le Monde", ancienne correspondante à Moscou - Anthony BELLANGER - Éditorialiste à Franceinfo TV, spécialiste des questions internationales - Guillaume LAGANE - Spécialiste des questions de défense, enseignant à Sciences Po
PRESENTATION : Caroline Roux - Aurélie Casse - REDIFFUSION : du lundi au vendredi vers 23h40.
PRODUCTION DES PODCASTS: Jean-Christophe Thiéfine
RÉALISATION : Nicolas Ferraro, Bruno Piney, Franck Broqua, Alexandre Langeard, Corentin Son, Benoît Lemoine
PRODUCTION : France Télévisions / Maximal Productions
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Trump et l'arme nucléaire...anatomie d'une rumeur - Vos questions sms -
22 Apr 2026
00:06:48
C dans l'air du 22 avril 2026 - Trump et l'arme nucléaire...anatomie d'une rumeur
Nos experts :
- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de D’un monde à l’autre - Frédéric ENCEL- - Docteur en géopolitique, maître de conférences à Sciences Po Paris et Paris School of Business, auteur de La guerre mondiale n’aura pas lieu - Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale - La revue politique et parlementaire - Romuald SCIORA - Directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis -IRIS - Paul GOGO ( en duplex) - Journaliste indépendant –Ancien correspondant à Moscou
Trump et l'arme nucléaire...anatomie d'une rumeur - L'intégrale -
22 Apr 2026
01:03:10
C dans l'air du 22 avril 2026 - Trump et l'arme nucléaire...anatomie d'une rumeur
C’est un nouveau revirement du président américain, lui qui avait encore jugé en début de semaine « hautement improbable » une prolongation du cessez-le-feu. Finalement, Donald Trump a décidé unilatéralement mardi de prolonger jusqu’à nouvel ordre la trêve en cours avec l’Iran, affirmant sur son réseau social attendre que les différents courants du régime iranien, sécuritaires et politiques, parviennent à une « proposition unifiée ».
Mais pour l’heure, les pourparlers entre Téhéran et Washington semblent au point mort. Le vice-président américain JD Vance, qui devait de nouveau partir pour le Pakistan pour un deuxième round de négociations, est resté aux États-Unis. L’Iran, en l’état, refuse d’envoyer une délégation à Islamabad pour y participer, exigeant la fin du blocus américain de ses ports.
Parallèlement, sur Internet, depuis quelques heures, des internautes multiplient les moqueries contre le président américain sur les réseaux sociaux en Chine, après que ce dernier a laissé entendre que la Chine avait permis à l’Iran de reconstituer son stock d’armement. Les réseaux sociaux sont pourtant très contrôlés par les autorités chinoises. Toutefois, le clip généré par IA humiliant Donald Trump et les nombreux posts se moquant de lui n’ont pas été censurés. Aux États-Unis, la communication erratique du président américain fait également des remous, et alors que le conflit au Moyen-Orient s’enlise, une rumeur est devenue virale : le président américain aurait tenté d’activer les codes nucléaires avant d’en être empêché par le général Dan Caine. C’est en tout cas ce qu’a affirmé Larry Johnson, ancien analyste de la CIA, invité d’un podcast animé par un ancien juge. Toutefois, il n’existe pour l’instant aucune preuve d’une telle altercation entre Donald Trump et son chef d’état-major des armées. L’initiateur de la rumeur, Larry Johnson, a lui-même admis sur son blog « ne pas savoir si cela est vrai ».
Bien que l’incident des codes nucléaires ne soit absolument pas étayé, il interroge néanmoins : qui pourrait s’opposer à un tel ordre présidentiel ? Qui conseille Donald Trump ? Comment sont prises les décisions actuellement au sein de l’administration américaine ?
Avec la guerre en Iran de plus en plus coûteuse pour les États-Unis, et de plus en plus impopulaire également, la presse américaine s’interroge ces derniers jours. Une enquête du Wall Street Journal, dans les coulisses de l’administration Trump, relate l’entrée en guerre décidée par Donald Trump en dépit des réserves exprimées autour de lui. Autre exemple qui montre la méfiance grandissante d’une partie de son administration : des conseillers auraient empêché sa présence au centre de commandement lors de l’opération de sauvetage des pilotes américains en Iran, l’estimant contre-productive, rapporte le WSJ.
La Maison-Blanche a contesté cette version, mais cette mise à l’écart soulève des doutes jusque dans son camp quant à la capacité de Donald Trump à exercer pleinement ses fonctions présidentielles.
Nos experts :
- Général Dominique TRINQUAND - Ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU, auteur de D’un monde à l’autre - Frédéric ENCEL- - Docteur en géopolitique, maître de conférences à Sciences Po Paris et Paris School of Business, auteur de La guerre mondiale n’aura pas lieu - Maya KHADRA - Enseignante et éditorialiste internationale - La revue politique et parlementaire - Romuald SCIORA - Directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis -IRIS - Paul GOGO ( en duplex) - Journaliste indépendant –Ancien correspondant à Moscou
Alain Minc - Budget: la guerre va nous coûter 6 milliards!
22 Apr 2026
00:11:34
C dans l’air l'invité du 21 avril Alain Minc, économiste et essayiste, auteur de "Somme toute", aux éditions Grasset.
Le gouvernement doit annoncer aujourd'hui, lors d’une réunion du comité d’alerte des finances publiques, des mesures d’économies sur les finances publiques et la Sécurité sociale pouvant aller jusqu’à six milliards d’euros en raison de la guerre en Iran. Les mesures d’économie toucheraient pour 4 milliards d’euros les dépenses de l’Etat et 2 milliards la Sécurité sociale. Ces mesures d’économies pourraient être des annulations ou gels de crédits touchant les ministères, même si certains seraient davantage épargnés. Selon une source syndicale, les mesures d’économies sur la Sécurité sociale « ne devraient pas toucher les assurés sociaux ».
Face à l’envolée des prix de l’énergie, le gouvernement a légèrement diminué la semaine dernière sa prévision de croissance économique, à 0,9 % en 2026, et revu en hausse sa prévision d’inflation, à 1,9 %. Il a à plusieurs reprises aussi souligné que la guerre au Moyen-Orient entraînait un « renchérissement significatif » de la charge de la dette, « aux alentours de 4 milliards » d’euros. Le ministre des Comptes publics David Amiel avait évoqué un surcoût de 3,6 milliards d’euros lié à la hausse des taux d’intérêt.
Attal, Bardella : la stratégie du people, ça marche encore ? - Vos questions sms -
21 Apr 2026
00:05:41
C dans l'air du 21 avril 2026 - Attal, Bardella : la stratégie du people, ça marche encore ?
Nos experts :
- Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF - Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Nathalie MAURET - Reporter politique - Groupe de presse régionale Ebra - Gaël SLIMAN - Président et cofondateur - Institut de sondages Odoxa
Attal, Bardella : la stratégie du people, ça marche encore ? - L'intégrale -
21 Apr 2026
01:03:24
C dans l'air du 21 avril 2026 - Attal, Bardella : la stratégie du people, ça marche encore ?
À un an de l’élection présidentielle, les candidats fleurissent et plusieurs prétendants à l’Élysée exposent leur vie privée dans les médias. La semaine dernière, c’était Jordan Bardella qui s’affichait en couple en Une de Paris Match avec Maria-Carolina de Bourbon des Deux-Siciles, duchesse de Calabre et de Palerme, héritière italienne d’une famille royale parmi les plus fortunées de la jet-set internationale, dans une mise en scène reprenant les codes de la paparazzade — photos supposées volées — mais parfaitement calibrées. « Je savais qu’ils étaient là », a expliqué quelques jours plus tard au 20 heures de France 2 le président du RN, potentiel candidat à la présidentielle en cas d’inéligibilité de Marine Le Pen, assumant ces photos et cette relation. En miroir, cette semaine, c’est Gabriel Attal qui s’est confié en détail à Audrey Crespo-Mara sur TF1 au sujet de son histoire d’amour avec celui qui a été son ministre de l’Europe et est aujourd’hui vice-président exécutif de la Commission européenne, Stéphane Séjourné. Deux démarches différentes, mais une même logique : occuper le terrain médiatique autrement, en jouant sur l’incarnation et le récit personnel. La politique n’échappe plus aux règles du storytelling, et la vie privée devient un élément du message. Mais est-ce que ça marche encore ?
Car,au fond, ce phénomène n’est pas nouveau. C’est la stratégie qu’avait employée Emmanuel Macron pendant la campagne présidentielle de 2017, avec trois couvertures consacrées à son couple en Une de Paris Match. Nicolas Sarkozy l’avait également compris très tôt, assumant notamment d’évoquer sa relation avec Carla Bruni lors d’une conférence de presse ou de mettre en scène sa vie privée dans la presse people. À l’inverse, François Hollande en a fait l’expérience subie : photos volées, séquence du scooter, emballement médiatique, puis le livre de Valérie Trierweiler. Maîtriser ou subir : toute la différence est là. Mais dans les deux cas, une certitude — la frontière entre vie publique et vie privée s’est durablement effacée à l’heure des réseaux sociaux.
Et pendant que ces récits captent l’attention, une autre bataille s’engage : celle du fond. Quelques jours après le dîner de Marine Le Pen avec une quinzaine de patrons du CAC 40, le président du Rassemblement national a été reçu lundi à déjeuner par le Medef pour présenter "les grandes lignes" économiques du parti d'extrême droite à un an de l'élection présidentielle. Le Parti socialiste, de son côté, tente de reprendre la main en avançant à ce mercredi la présentation de son projet présidentiel, appelé à infuser lors de la campagne. Dans le même temps, le gouvernement a indiqué ce mardi que 6 milliards d’euros de dépenses pourraient être stoppés pour compenser le coût de la guerre au Moyen-Orient, à l’issue d’une réunion sur les finances publiques à Bercy. Le ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel, a précisé que les économies pèseraient pour 4 milliards d’euros sur l’État et 2 milliards d’euros « dans la sphère sociale », sans plus de détails, au moment où la guerre pèse sur les finances des Français et la croissance. D’autres annonces sont attendues en fin de journée à Matignon sur les aides face à la flambée des prix des carburants, terrain éminemment sensible à l’approche de 2027.
Nos experts :
- Jérôme JAFFRÉ - Politologue - Chercheur associé au CEVIPOF - Christophe BARBIER - Éditorialiste politique, conseiller de la rédaction - Franc-Tireur - Nathalie MAURET - Reporter politique - Groupe de presse régionale Ebra - Gaël SLIMAN - Président et cofondateur - Institut de sondages Odoxa
Bruno Jeudy - Bardella et les patrons: les enjeux d'une rencontre
21 Apr 2026
00:11:56
C dans l’air l'invité du 20 avril Bruno Jeudy, directeur délégué et éditorialiste à La Tribune Dimanche.
Le patron du Rassemblement national Jordan Bardella a déjeuné aujourd'hui avec le bureau exécutif du Medef. Un déjeuner organisé à l'initiative de la principale organisation patronale de France qui est désireuse de discuter avec tous les responsables politiques sans exception. C'est la première fois que le RN est reçu par les instances du Medef. À cette occasion, Marine Le Pen et Jordan Bardella annoncent vouloir "lever les verrous normatifs qui freinent le développement économique". Une rencontre qui s'inscrit dans la campagne du parti pour la course à l'Elysée en 2027. Un scrutin qui compte déjà beaucoup de candidats, à l'image de Bruno Retailleau, largement désigné candidat par les adhérents du parti Les Républicains hier. De son côté, l'ancien président de la République et actuel député François Hollande a accordé un grand entretien à l'hebdomadaire Marianne. "Je me prépare", a-t-il indiqué. Des ambitions... et des attentes de la part des Français... Selon un sondage Elabe pari dans la Tribune dimanche, la qualité principale du président de la République doit être l'honnêteté, suivie de l'écoute, puis du courage.
Ormuz : les Américains ont tiré sur un cargo iranien - Vos questions sms -
20 Apr 2026
00:05:57
C dans l'air du 20 avril 2026 - Ormuz : les Américains ont tiré sur un cargo iranien
Nos experts :
- Jean-Paul PALOMEROS - Ancien chef d’état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN - Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, autrice de Géopolitique du Sahel - Alain PIROT - Journaliste et réalisateur, spécialiste des questions de défense, ancien correspondant à Jérusalem - Guillaume LAGANE, spécialiste des questions de défense, enseignant à Sciences Po
Ormuz : les Américains ont tiré sur un cargo iranien - L'intégrale -
20 Apr 2026
01:03:28
C dans l'air du 20 avril 2026 - Ormuz : les Américains ont tiré sur un cargo iranien
À moins de 48 heures de l’expiration du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran, le temps presse pour parvenir à un accord, mais le ton, de nouveau, s’est durci ce week-end autour du détroit d’Ormuz. Après une brève ouverture vendredi, les Gardiens de la révolution ont fait volte-face samedi. Et ce, parce que les Américains ont refusé de lever leur propre blocus, qui empêche notamment les navires iraniens de passer. Depuis, les journées ont été marquées par une brusque montée des tensions, ponctuée d’images spectaculaires de manœuvres navales et d’altercations en mer.
Les porte-conteneurs et autres pétroliers sont pris en tenaille entre les belligérants. Plusieurs navires commerciaux — dont un du groupe français CMA CGM — ont essuyé des tirs et des menaces de la part de l’armée iranienne alors qu’ils tentaient de franchir cette voie commerciale cruciale, et les États-Unis ont arraisonné un navire iranien dans le golfe d’Oman, hypothéquant un peu plus la tenue de pourparlers de paix prévus aujourd’hui au Pakistan. La délégation américaine menée par le vice-président, J. D. Vance, est attendue à Islamabad pour des négociations. Donald Trump répète qu’un accord est à portée de main, mais la télévision iranienne rapporte que Téhéran ne prévoit pas de participer à la prochaine session de discussions et dénonce une absence d’« engagement sérieux dans un processus diplomatique » de la part de Washington. L’Iran a également promis ce lundi de « riposter bientôt » à la prise de contrôle par la marine américaine d’un de ses cargos.
Dans ce contexte, les cours du pétrole sont en forte hausse ce lundi. Un regain de volatilité qui ravive les perspectives de tensions inflationnistes et de conséquences à long terme. D’autant que la question du déminage du détroit d’Ormuz s’impose comme un enjeu stratégique majeur. L’Iran entretient une pression psychologique en suggérant que certaines zones pourraient être minées, ce qui contraint déjà de nombreux navires à emprunter deux routes maritimes alternatives proches de ses côtes. À ce stade, il est difficile de confirmer l’ampleur réelle de cette menace : il pourrait s’agir aussi bien de mines navales classiques que d’un simple levier de dissuasion sans déploiement massif. Le déminage est en tout cas une opération complexe et longue, nécessitant des moyens spécialisés, domaine dans lequel la marine française dispose d’une expertise reconnue, notamment grâce à ses chasseurs de mines et ses drones sous-marins. Dans ce contexte, les États-Unis pourraient être tentés de s’appuyer sur ce savoir-faire pour sécuriser les voies de navigation, même si une telle coopération dépendra étroitement de l’évolution de la situation militaire et diplomatique dans la zone.
Depuis plusieurs jours, Fatih Birol, le patron de l’AIE, alerte sur les conséquences de « la plus importante crise énergétique de l’histoire », qui concerne « le pétrole et le gaz naturel, mais aussi d’autres produits de base essentiels, comme les engrais, les produits pétrochimiques ou encore l’hélium ». « Les prix, déjà élevés, ne reflètent pas la gravité du problème », explique-t-il au micro de #cdanslair.
Nos experts :
- Jean-Paul PALOMEROS - Ancien chef d’état-major et ancien commandant suprême de la transformation de l’OTAN - Patricia ALLEMONIERE - Grand reporter, spécialiste des questions internationales, autrice de Géopolitique du Sahel - Alain PIROT - Journaliste et réalisateur, spécialiste des questions de défense, ancien correspondant à Jérusalem - Guillaume LAGANE, spécialiste des questions de défense, enseignant à Sciences Po
Romuald Sciora - Trump: la stratégie du fou
20 Apr 2026
00:11:30
C dans l’air l'invité du 18 avril avec Romuald Sciora, essayiste, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'IRIS, auteur d'"America 250 : Une histoire graphique des Etats-Unis"
Donald Trump est-il devenu fou ? Aux Etats-Unis, même dans son propre camp, beaucoup s'interrogent sur la santé mentale du président américain après ses nombreux propos outranciers et son comportement erratique. Notre invité, spécialiste des Etats-Unis et habitant de New-York, nous aidera à répondre à cette question : Trump, fou ou génie ?
Il publie "America 250 : Une histoire graphique des Etats-Unis" aux éditions Point Nemo. Roman graphique dans lequel il nous permet d'appréhender l'Amérique d'aujourd'hui à travers son histoire controversée. Pour comprendre la violence quasi inhérente des États-Unis, il faut revenir à ses origines et sa création qui s'est faite dans le sang.
L’Iran fait volte-face : Donald Trump acculé ? - Vos questions sms -
18 Apr 2026
00:05:16
C dans l'air du 18 avril 2026 - L’Iran fait volte-face : Donald Trump acculé ?
Nos experts :
- Alain FRACHON - Chroniqueur pour le journal « Le Monde », spécialiste des relations internationales - Romuald SCIORA - Essayiste, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'IRIS, auteur d'« America 250, une histoire graphique des Etats-Unis » - Isabelle DE GAULMYN - Journaliste spécialiste des questions de Religion - Anthony BELLANGER - Éditorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales - Magali LACROZE - Envoyée spéciale en direct de Midland dans le Texas
Jean-Luc Barré - De Gaulle: une passion française
04 Jun 2026
00:13:05
C dans l’air l'invité du 3 juin 2026 - Jean-Luc Barré, historien et biographe du général De Gaulle, auteur de « De Gaulle, une vie » (Grasset)
C’est l’un des plus gros budgets de l’histoire du cinéma français (74 millions d’euros pour les deux films consacrés au Général de Gaulle), "La Bataille De gaulle, l'Age de fer", premier opus, sort aujourd'hui au cinéma. Il sera suivi de "J’écris ton nom", attendu au cinéma le 3 juillet…. Une fresque historique titanesque sur le géant De Gaulle, incarné à l'écran par l'acteur Simon Abkarian. Ce premier opus débute en juin 1940. La France s'effondre et signe l’armistice. Au milieu de la débâcle, un homme refuse de céder.
Seul contre tous, le général De gaulle, alors inconnu fuit pour Londres, dans une quête de liberté et par amour pour la France. Sans armée, sans appui, mais avec la folle conviction que la France n'a pas déposé les armes. Il tente alors de rassembler autour de lui en Angleterre, en France et en Afrique.
Qui ont été les premiers résistants de l'ombre auprès de lui, ces jeunes révoltés, ses soldats déterminés ? Ils ont permis de renverser l'Histoire. Jean-Luc Barré reviendra sur cette période méconnue de la vie de Charles de Gaulle. Quel est son héritage aujourd'hui ? Pourquoi la classe politique se réclame sans cesse de lui ?
L’Iran fait volte-face : Donald Trump acculé ? - L'intégrale -
18 Apr 2026
01:02:44
C dans l'air du 18 avril 2026 - L’Iran fait volte-face : Donald Trump acculé ?
Un revirement de situation inattendu. Ce vendredi, Donald Trump avait déclaré qu'un accord de paix était « très proche » et affirmait que l'Iran avait accepté de remettre son uranium enrichi. Un point clé des négociations alors que les Etats-Unis et Israël accusent la République islamique de vouloir se doter de la bombe atomique, ce qu'elle dément. Mais Téhéran a nié avoir accepté le transfert de ces stocks de matière fissile.
Plus encore, ce samedi, l’Iran a annoncé reprendre « le strict contrôle » du détroit d'Ormuz en réaction au maintien du blocus américain des ports iraniens, revenant sur sa décision de la veille de rouvrir cette voie maritime stratégique.
Le cessez-le-feu de deux semaines, négocié par le Pakistan le 8 avril dernier, qui a mis un terme aux attaques en Iran et dans le Golfe, doit expirer le 22 avril. Si des signaux d’ouverture ont été observés entre l’Iran et les Etats-Unis, aucune percée décisive semble s’être distinguée concernant les négociations entre les deux pays.
Ces derniers jours, une autre cible a eu les faveurs de Donald Trump : le pape Léon XIV. Ce dernier a été visé par de violentes diatribes de la part du président américain, alors que le pape, lui-même américain, lui reprochait de menacer de détruire la civilisation pluriséculaire de l’Iran. Donald Trump a aussitôt rétorqué reprochant à Léon XIV d'être « faible » en matière de lutte contre la criminalité et « nul en politique étrangère ».
Le souverain pontife a alors qualifié la menace de Donald Trump de « vraiment inacceptable » et a exhorté les Américains à demander à leurs élus au Congrès de « travailler à la paix ».
Pourquoi l’Iran reprend-il le contrôle du détroit d’Ormuz après avoir annoncé sa réouverture ? Où en sont les négociations entre l’Iran et les Etats-Unis ? Pour quelles raisons Donald Trump s’en prend-il au pape Léon XIV ?
Nos experts :
- Alain FRACHON - Chroniqueur pour le journal « Le Monde », spécialiste des relations internationales - Romuald SCIORA - Essayiste, directeur de l'Observatoire politique et géostratégique des États-Unis de l'IRIS, auteur d'« America 250, une histoire graphique des Etats-Unis » - Isabelle DE GAULMYN - Journaliste spécialiste des questions de Religion - Anthony BELLANGER - Éditorialiste à France Info TV, spécialiste des questions internationales - Magali LACROZE - Envoyée spéciale en direct de Midland dans le Texas
Valentin Doyen - Qui a tué Emile ?
18 Apr 2026
00:11:28
C dans l’air l'invité du 17 avril avec Valentin Doyen - journaliste et auteur de "Emile, les zones grises de l'enquête" publié aux éditions Fayard.
Près de trois ans après la disparition du jeune Emile Soleil dans le petit village du Haut-Vernet des Alpes-de-Haute-Provence le mystère demeure. Qui a tué Emile ?
Notre invité, journaliste ancré dans ce territoire qu'il connaît par cœur, a suivi l'enquête depuis le début. Il a reçu de la part du père du jeune garçon la photo qu'aujourd'hui tout le monde connaît : Emile souriant, une fleur de pissenlit sur l'oreille. Une image qui a fait le tour des médias et qui marque le début d'une enquête qui ne l'a jamais quitté.
Une affaire policière, judiciaire et médiatique devenue affaire personnelle pour notre invité qui a enquêté pendant deux ans sur les zones grises de ce qu'on appelle désormais "l'affaire Emile".