Amour Fou par Camille Laurens – Details, episodes & analysis
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PEUT-ON AIMER QUAND ON EST SOCIOPATHE ? LILI NOUS RACONTE CE QUE PERSONNE N'OSE DIRE
mercredi 24 juin 2026 • Duration 01:31:57
10 épisodes. 10 histoires. 10 invités qui ont accepté de mettre des mots sur ce que beaucoup taisent.
Comment aimer quand on ne ressent rien ? Comment aimer quand tout le monde pense que l'on est sorti d'un fait divers ? Notre premier invité s'appelle Lili. Elle souffre d'un trouble de la personnalité antisociale, qu'on appelle aussi sociopathie, un trouble qui génère une souffrance immense, mais qui reste l'un des plus stigmatisés de tous. Elle a accepté de se livrer, en premier, pour ouvrir cette émission.
Une émission qui va vous accompagner tout l'été, sur un sujet que je porte depuis longtemps : la santé mentale et l'amour. On chiffre de plus en plus les impacts des troubles psy. Mais personne ne parle de ce qu'ils font à nos relations amoureuses.
Comment aime-t-on quand on ne peut plus se nourrir ? Comment aime-t-on quand notre cerveau s'est diffracté pour survivre ? Comment aime-t-on quand on ne sait plus si ce qu'on ressent est réel, ou juste la maladie qui parle à notre place ?
Aimer, quand on est polytraumatisé, c'est ce qu'il y a de plus dur. Se laisser aimer, encore plus. Alors j'ai demandé à mes invités de venir se livrer avec moi, en toute transparence, sur leur enfance, leur intimité, leur amour, et le self love, quatre angles qui cristallisent toute la souffrance émotionnelle avec laquelle je lutte, moi aussi, depuis l'enfance.
Vous entendrez les confessions de @patchettkatrina, danseuse phare de DALS, sur ses TCA. La transparence de @reneegreu sur le TDAH. Les mots crus de @kalikamusique et de la Queen @krokodeal sur le trouble borderline. La générosité de @chiarakahn sur son handicap. Ceux de @floralie.resa et @vlad_faggia sur les TOC, qu'on oublie trop souvent. Le courage de @lili.fiorini sur la sociopathie et de @havapsy, avec sa trentaine d'alters, venue se confier à mon micro. Et enfin @eve_simonet, qui a subi l'insoutenable et pour survivre : l'amnésie.
J'avais besoin d'un espace où l'on parle entre gens « fous », comme on nous l'accole si souvent, dans les hôpitaux. Parce que le trouble borderline, c'est mon histoire et il représente environ 20% des patients hospitalisés en psychiatrie. Depuis l'enfance, chacune de mes relations a été mise à l'épreuve par cette maladie.
Peut-être qu'en lui offrant ses lettres d'or, aujourd'hui, on va enfin faire la paix, elle et moi.
Merci à On.Suzane et à Eve et Sarah, à la Queen Anouk, à Camille de Cussac et Philipe et aux invités VOUS ÊTES LES BESTS
Faut-il vraiment quitter quelqu'un qui nous trompe ? Avec Juliette Katz
samedi 20 juin 2026 • Duration 06:14
On dit souvent qu'une tromperie marque la fin d'une histoire. Qu'il y a un avant et un après. Qu'il faut partir ou pardonner. Mais si les choses étaient un peu plus compliquées que ça ?
Pour ce deuxième take avec Juliette, une queen qui méritait largement de revenir au micro, on aborde l'un des sujets les plus explosifs des relations amoureuses : l'infidélité.
Attention, Juliette ne défend pas la tromperie. Elle ne dit pas qu'il faut l'accepter, ni qu'elle est souhaitable. Elle pose simplement une question dérangeante : et si certaines infidélités révélaient des problèmes qui existaient déjà bien avant elles ?
Parce que beaucoup de couples finissent par avancer en pilote automatique. On ne se regarde plus vraiment. On ne se parle plus autant. On oublie parfois de se demander si l'on est encore heureux ensemble. Et lorsqu'une crise éclate, elle oblige soudain à remettre des choses sur la table qui étaient restées enfouies pendant des années.
Pourquoi sommes-nous encore ensemble ? Qu'avons-nous arrêté de nous dire ? Est-ce que ce couple répond encore à nos besoins ? Est-ce que nous nous choisissons encore vraiment ?
Pour Juliette, certaines trahisons agissent comme un électrochoc. Elles ne réparent rien à elles seules. Elles ne justifient rien. Mais elles peuvent parfois ouvrir des conversations qui n'auraient jamais eu lieu autrement.
Dans cet épisode, on parle d'amour, de confiance, de fidélité, de reconstruction, des mythes qui entourent le couple moderne et de cette tendance que nous avons à vouloir ranger des situations extrêmement complexes dans des catégories simples.
Un épisode qui risque de diviser, de faire réagir, et peut-être même de faire évoluer certains regards sur ce que l'on considère comme une rupture définitive.
Alors : une tromperie détruit-elle forcément un couple... ou peut-elle parfois révéler ce qui avait besoin d'être sauvé ?
Si ton engagement ne dérange personne, est-il réel ? Avec Kalika
mardi 28 avril 2026 • Duration 11:31
Peut-on vraiment se dire artiste engagé quand on fait tout pour ne jamais déranger personne ?
Dans ce take, on rencontre Kalika, artiste, autrice et interprète, qui fait de sa musique un espace de prise de position autant qu’un terrain d’expression intime. À travers ses textes et ses prises de parole, elle défend l’idée qu’un artiste ne peut pas se revendiquer engagé s’il cherche en permanence à rester confortable, lisse ou consensuel.
Pour elle, aujourd’hui, beaucoup d’influenceurs et de personnalités publiques entretiennent une forme d’engagement très contrôlé. Une story militante tous les deux mois, une publication pensée, bien formulée, suffisamment engagée pour être remarquée, mais jamais assez pour déranger durablement. Puis très vite, on retourne au contenu lifestyle, aux collaborations, à l’image lisse, comme si l’objectif était surtout de ne perdre personne en route. Dire juste assez pour ne pas être critiqué, mais pas trop pour ne pas risquer sa communauté.
Kalika questionne cette posture. Parce qu’à ses yeux, l’engagement ne peut pas être un simple passage obligé ou un outil de communication. Être artiste, c’est aussi accepter de représenter celles et ceux qui nous écoutent, celles et ceux qui se reconnaissent dans nos mots, dans nos colères, dans nos silences aussi.
Elle rappelle surtout une chose essentielle : les personnes les plus engagées sont souvent celles qui ont le moins de pouvoir et le plus à perdre. Ce sont les plus précarisés, les plus exposés, les plus directement mis en danger par les combats qu’ils portent. Et pourtant, ce sont eux qui prennent la parole, qui se mobilisent, qui tiennent les luttes à bout de bras.
Alors quand on bénéficie d’une visibilité, d’une audience, d’un espace d’écoute, ne rien dire devient aussi un choix.
Kalika défend l’idée qu’un artiste a une responsabilité. Pas celle d’être parfait, ni de parler sur tout, mais celle d’utiliser sa voix quand elle peut servir. De soulever certains sujets. De créer du frottement. D’accepter parfois de déranger.
Parce qu’avec l’actualité du monde, elle le dit clairement : il n’a jamais été aussi nécessaire de prendre position. Donner une partie de sa voix, dans la mesure du possible, pour défendre les combats qui nous tiennent à cœur, ce n’est pas un supplément. C’est une nécessité.
Un take qui interroge notre rapport à la visibilité, au courage, et à ce qu’on choisit de risquer pour rester fidèle à ce qu’on défend.
Et toi, tu penses qu’on peut vraiment être engagé sans jamais déranger ?
Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force ❤️ Merci à @so.cotten Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.
Pourquoi les familles queer dérangent autant (et ce qu’elles révèlent vraiment)
mardi 21 avril 2026 • Duration 15:18
Et si ne pas avoir de modèle était, en réalité, la plus grande des libertés ?
Dans cet épisode, on parle de parentalité queer, de faire famille autrement et de ce que ça change, vraiment, de grandir en dehors des schémas traditionnels.
On rencontre Léa Incr’, créatrice de contenu engagée, qui ouvre des espaces de discussion autour des parents et queer, de la lesboparentalité, et des familles avec deux mamans. À travers sa page, elle questionne ce qu’on considère comme “normal” dans la construction familiale, et tout ce que ces normes excluent.
Tout part d’un constat assez simple. Quand on est une famille LGBTQIA+, on est, de fait, en dehors des schémas classiques. Pas de modèle tout fait. Pas de case évidente dans laquelle rentrer. Et du coup, tout est à repenser. L’éducation. Les rôles. Les repères. Les projections.
Et derrière ce vide apparent, il y a en réalité une liberté immense. Léa explique que ces familles, et particulièrement dans les dynamiques de lesboparentalité, sont obligées de se poser des questions que beaucoup ne se posent jamais. Qui fait quoi ? Pourquoi ? Selon quelles logiques ? Dans les familles avec deux mamans, impossible de reproduire mécaniquement un schéma patriarcal ou hétéronormé. Il n’y a pas de rôle “assigné” par défaut. Tout doit être discuté, construit, choisi.
Elle propose alors une autre lecture. Et si cette “absence de modèle” n’était pas un manque, mais une force ? Une opportunité de créer des systèmes plus conscients, plus égalitaires, plus adaptés aux personnes qui les vivent. Des manières de faire famille autrement, pensées, inventées, ajustées. Pas héritées.
À travers ses prises de parole, elle montre aussi tout ce que ces modèles viennent questionner à plus grande échelle. Nos habitudes. Nos réflexes. Nos évidences. Parce que si certaines formes de parentalité queer doivent tout réinventer, c’est peut-être aussi que les modèles existants méritent d’être interrogés.
Un épisode qui bouscule, qui ouvre, et qui rappelle que faire famille n’a peut-être jamais été une seule et même histoire.
Et toi, tu penses qu’on devrait tous réinventer nos propres codes ?
Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l’inspiration et la force ❤️
Merci à @so.cotten
Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.
On m’a menti toute ma vie (pour me protéger) avec Climax
jeudi 16 avril 2026 • Duration 14:17
ON T’A DÉJÀ MENTI POUR “TE PROTÉGER”… ET SI C’ÉTAIT ÇA QUI FAISAIT LE PLUS DE DÉGÂTS ?
Dans ce take, on rencontre Claïmax. Chanteuse, comédienne, mais surtout quelqu’un qui refuse de faire semblant. Pas de filtre, pas de version arrangée. Elle dit les choses comme elles viennent, même quand ça pique, même quand ça dérange. Et ici, elle part d’un endroit très personnel : son histoire. Le fait d’avoir été adoptée. Et ce moment précis où elle comprend que tout ne lui a pas été raconté. Pas entièrement. Pas vraiment. Pas honnêtement.
Et ce moment-là, il est clé. Parce que ce n’est pas un grand choc frontal. C’est plus diffus. Un décalage. Une sensation étrange qui s’installe. Comme si quelque chose ne collait pas depuis toujours sans que tu saches vraiment quoi. Parce qu’on lui a caché certaines choses. Pour la protéger. Du moins, c’est ce qu’on lui a dit. Mais protéger de quoi, au fond ?
C’est là que la conversation devient beaucoup plus large que son histoire à elle. Claïmax met des mots sur un truc que beaucoup vivent sans forcément réussir à le formuler : le mensonge, même petit, même “bienveillant”, même fait avec les meilleures intentions du monde, ne disparaît jamais vraiment. Il reste. Il s’infiltre. Il crée du doute, du flou, une forme d’insécurité invisible. Là où la vérité, elle, même quand elle fait mal, même quand elle dérange, a quelque chose de stable. Elle donne des repères. Elle permet de comprendre. Elle permet de se construire. Le mensonge, lui, finit toujours par remonter à la surface. Et souvent, il fait beaucoup plus de dégâts que la vérité qu’on a voulu éviter.
Dans sa vie comme dans son art, Claïmax a fait un choix radical : être sincère. Quitte à déranger. Quitte à déplaire. Quitte à mettre mal à l’aise. Parce que selon elle, ce qui abîme vraiment les gens, ce n’est pas ce qu’on leur dit. C’est ce qu’on leur cache. Et dans la version longue, la discussion va encore plus loin : sur la famille, sur la confiance, sur ce qu’on construit quand les bases sont floues, et sur le prix réel de la sincérité dans nos relations.
Bel épisode
Le couple est-il une arnaque ? avec Tiffany Cooper
samedi 11 avril 2026 • Duration 21:06
Et si le célibat n’était pas un échec, mais une forme ultime de liberté ? Et si être seule n’était pas un manque, mais un choix puissant, assumé, presque radical dans une société obsédée par le couple ?
Dans cet épisode de TAKE, on rencontre Tiffany Cooper, illustratrice, autrice, coach et créatrice du podcast Va vers ton risque. Avec son regard drôle, lucide et sans filtre, elle démonte les injonctions amoureuses qui façonnent nos vies depuis l’enfance. Des contes de fées aux films Disney, tout nous pousse à croire que l’amour romantique est une finalité, que le couple est une réussite, que le célibat est une attente. Mais si tout ça était à déconstruire ?
À travers cet échange, elle questionne la pression sociale, le besoin de validation dans les relations, et cette idée profondément ancrée qu’il faudrait “trouver quelqu’un” pour être complète. Elle raconte aussi ce moment charnière où, après une longue relation, la solitude change de visage. Là où certains voient un vide, elle décrit un espace. Un terrain de liberté, d’indépendance, de reconnexion à soi. Un endroit où le célibat devient une expérience, un équilibre, une manière d’exister pleinement sans se définir à travers l’autre.
On parle d’amour, de dating, de féminisme, de développement personnel, de confiance en soi, de solitude choisie et de liberté émotionnelle. Un épisode qui dérange, qui libère, qui fait réfléchir, et qui pourrait bien changer ta manière de voir le couple… et le célibat.
Et toi, t’es vraiment sûr·e que tu veux être en couple ?
Monogamie : et si tout était faux ? avec Eve Simonet
mercredi 8 avril 2026 • Duration 36:23
Est-ce qu'on a vraiment choisi la monogamie ou est-ce qu'on nous l'a juste appris à ne pas questionner ? Est-ce qu'on aime comme on veut ou comme on nous a dit d'aimer ? Et si le modèle qu'on croit naturel n'était en réalité qu'une construction parmi d'autres ?
Dans ce take, on rencontre Eve Simonet, autrice et penseuse des relations contemporaines, qui s'apprête à publier un livre dans lequel elle explore en profondeur les modèles amoureux et leurs limites. Elle ne vient pas tout déconstruire pour le plaisir. Elle ne vient pas non plus faire l'apologie d'un modèle contre un autre. Elle vient poser des questions qu'on évite souvent de se poser, avec une rigueur et une honnêteté qui font du bien.
Tout part d'un agacement presque banal. Une remarque de trop. Une étiquette posée trop vite. Une manière de disqualifier ce qui sort du cadre du couple classique. Et derrière cet agacement, une colère plus profonde qui s'installe : pourquoi ce qui ne rentre pas dans la norme est-il si vite réduit, moqué, mis à distance ? Pourquoi pense-t-on immédiatement au désordre, au libertinage, à l'absence de règles dès qu'on s'éloigne du modèle dominant ?
Eve propose une autre lecture. Les relations non monogames ne sont pas du désordre. Ce sont des systèmes construits, pensés, organisés, qui demandent du cadre, du dialogue, de la transparence, de la communication constante. Des relations qui exigent parfois bien plus de travail, de conscience et d'engagement que la monogamie traditionnelle. Rien d'improvisé. Rien de superficiel. Juste une autre manière d'envisager l'amour, en dehors du modèle hétéronormé dominant.
Elle retrace aussi l'histoire de ce modèle qu'on croit inné et universel. La monogamie telle qu'on la connaît aujourd'hui est une construction sociale, historique, politique. Un format qui a structuré nos imaginaires collectifs, nos attentes, nos manières d'aimer et de souffrir. Un modèle qui a longtemps été présenté comme la seule voie possible, la seule voie sérieuse, la seule voie respectable. Et qui, pour un nombre croissant de personnes, ne suffit plus à contenir la complexité des désirs, des attachements, des identités.
À travers son livre à venir, Eve met en lumière tout ce que ce modèle cristallise : des normes intériorisées, des injonctions silencieuses, des frustrations qui s'accumulent sans jamais être nommées. Elle ouvre un espace pour repenser nos relations. Non pas pour les déconstruire à tout prix ou rejeter ce qui fonctionne pour certain·es, mais pour les choisir en conscience, en connaissance de cause, librement.
Un épisode qui dérange, qui nuance, qui oblige à se poser des questions qu'on préférerait parfois éviter. Et qui rappelle une chose essentielle : l'amour n'est peut-être pas un format unique. Peut-être qu'il existe autant de manières d'aimer que de personnes qui aiment.
Et toi, tu penses qu'on peut aimer autrement ?
Merci à @subwaytakes et à Kareem pour l'inspiration et la force. Merci à @so.cotten. Merci à @camille_de_cussac pour le micro, et à toute l'équipe pour l'accueil et la confiance.
Pourquoi certaines personnes ont besoin de souffrir pour se sentir vivantes ? Amour, réseau & harcèlement avec Mc Danse pour le Climat
mardi 31 mars 2026 • Duration 56:10
Bienvenue dans Café Cash, Take Away, t’as capté le jeu de mots, le nouveau bébé né du format que j’ai lancé sur les réseaux sociaux où on a parlé autant d’éducation, d’imagination, de parentalité, de combats, de croyances, de sexualité ou encore de parisianisme, bref, tous les sujets de la vie avec des invités incroyables qui viennent se livrer à mon micro.
Et aujourd’hui je suis accompagnée d’une reine, que dis-je, d’une activiste, militante, DJ, performeuse, slasheuse, une présence qui déborde autant dans la rue que derrière les platines : Mathilde Caillard, aka MC pour le Climat, qui se joint à moi pour répondre à vos takes. Et aujourd’hui on a reçu des takes brûlants :
- pas besoin d’être en couple officiel pour se présenter ses ami·es.
- pour percer en tant que DJ, il faut forcément avoir un réseau
- être une femme, activiste et visible, ça demande de se forger une carapace hardcore ;
- ne pas confondre traits de personnalité et syndromes psy chez ses amis ;
À partir de là, on part loin, on parle d’aromantisme, de la possibilité d’aimer sans entrer dans des cases, de refuser le couple comme norme sans que ça devienne un problème à expliquer ; on parle aussi de harcèlement, celui des réseaux, celui qui surgit quand tu prends position, quand ton image circule plus vite que toi, et de la manière dont on encaisse, dont on se protège, ou dont on se transforme. On questionne aussi la visibilité — est-ce qu’aujourd’hui être engagé, c’est forcément être exposé ?
Est-ce qu’on choisit vraiment son image ou est-ce qu’elle nous échappe dès qu’elle devient publique ? Take Away, c’est une heure de discussion, parfois seule avec moi-même, parfois bien accompagnée, où l’on déroule nos takes du moment mais aussi les vôtres, que je vous demande chaque semaine, alors soyez réactifs. Un café, une nuit, une heure, zéro réponse définitive, mais beaucoup de vérités du moment, et toujours cette envie de penser à voix haute, de se contredire, de douter et de recommencer.
Reprenons les bases : c’est quoi un take ? Un take, c’est une opinion, une idée qui te traverse en scrollant, une question que tu te poses en rentrant de soirée, une conviction fragile ou un truc que tu défends à fond. À l’origine, les invités venaient déposer leur take au micro, mais quinze minutes sur Spotify c’était court, deux minutes sur Instagram encore plus.
Café Cash, c’est un endroit pour parler de la vie telle qu’elle déborde, de ce qui amuse, de ce qui inquiète, de ce qui obsède, sans formatage et sans morale toute faite. Parce que vous m’envoyez des takes chaque semaine et qu’ici on leur donne enfin le temps.
Et si notre rapport aux animaux était une erreur ? Avec Suzane
vendredi 27 mars 2026 • Duration 24:53
Pourquoi avons-nous autant de mal à reconnaître la place fondamentale des animaux dans l’équilibre de notre planète ?
Dans ce TAKE, Suzane prend le temps de s’arrêter sur une question rarement abordée de manière aussi directe. Artiste engagée et voix singulière de la scène pop française, elle construit depuis ses débuts une œuvre où la performance, l’énergie du live et la prise de parole se rejoignent. Pour elle, la musique n’est pas seulement un espace d’expression personnelle : c’est aussi un terrain de réflexion collective, un lieu où peuvent se formuler des inquiétudes générationnelles, des colères, mais aussi des tentatives de réinvention.
Elle vient de dévoiler son nouvel album « Millenium », un projet qui s’inscrit dans la continuité de son engagement artistique et qui explore les tensions de notre époque. Porté notamment par les singles « Je t’accuse » et « Virile », ce disque accompagne une tournée déjà marquée par un accueil très fort du public.
Mais dans cet épisode, l’actualité musicale devient le point de départ d’une réflexion plus large sur notre rapport au vivant. Pourquoi certaines espèces sont-elles protégées, admirées, valorisées dans les récits collectifs, tandis que d’autres sont considérées comme envahissantes, nuisibles ou simplement ignorées ? Cette hiérarchie du vivant, souvent invisible dans nos discours quotidiens, révèle selon Suzane une manière profondément utilitariste de penser notre environnement.
Nous avons progressivement organisé nos territoires, urbains, agricoles, industriels ou sauvages, en définissant des frontières, physiques et symboliques, qui déterminent qui peut circuler, se reproduire ou cohabiter avec nous. Lorsqu’un animal franchit ces limites, il devient parfois une menace, non pas en raison de sa nature propre, mais parce qu’il remet en question l’ordre que nous avons établi.
Cette logique se retrouve également dans des pratiques anciennes et contemporaines comme la chasse, la régulation des populations animales ou l’élevage intensif. Dans ces contextes, la vie animale est fréquemment envisagée sous l’angle de la gestion, du rendement ou de la consommation, ce qui tend à invisibiliser les interdépendances qui structurent pourtant les équilibres écologiques.
À travers cet échange, Suzane invite à déplacer le regard. Elle propose de penser notre relation aux autres espèces non plus uniquement comme une relation de domination ou d’exploitation, mais comme une cohabitation nécessaire, complexe et fragile. Une cohabitation qui implique de reconnaître que nos modes de vie, nos choix alimentaires, nos infrastructures et nos imaginaires participent directement à redessiner les équilibres du vivant.
Derrière les débats contemporains autour du végétarisme, du véganisme ou de la transition écologique se pose ainsi une question plus profonde : quelle place sommes-nous prêts à accorder au vivant dans nos sociétés ? Sommes-nous capables de modifier nos habitudes pour préserver des formes d’existence qui ne nous ressemblent pas, mais dont dépend pourtant notre propre avenir ?
Ce TAKE ouvre un espace de réflexion sensible et politique, où l’intime rejoint le collectif. Une invitation à interroger nos représentations, à observer différemment ce qui nous entoure et à envisager de nouvelles manières d’habiter le monde.
Et toi, qu’en penses-tu ?
Merci à Subway Takes et à Kareem pour l’inspiration.
Merci à So.Cotten. Merci à Camille de Cussac pour le micro, et à toute l’équipe pour l’accueil et la confiance.
Peut-on vraiment guérir de ses ex ou on fait juste semblant ? Maigreur, dating brain, podcasts et vérité cash- Take Away #5
vendredi 20 mars 2026 • Duration 33:06
Bienvenue dans Café Cash- Take Away numéro 5. Même format, même liberté, et cette fois encore je suis en solo. Pour ceux qui débarquent : ici, c’est un espace libre. À l’origine, les invités venaient avec leur take au micro. Puis je me suis rendu compte que quinze minutes sur Spotify ou deux minutes sur Instagram, ce n’était jamais suffisant. Alors Take Away est né : une version plus longue, plus dépliée, parfois accompagnée, parfois seule avec moi-même. Un café, une heure, une idée qu’on retourne dans tous les sens.
C’est quoi un take ? C’est une opinion. Une phrase qui te traverse sans prévenir. Une intuition brute. Un truc qui t’agace, te touche ou te réveille en te brossant les dents. C’est personnel, discutable, vivant.
Dans cet épisode 5, j’ai envie de vous proposer trois takes autour des liens, des images et de nos récits.
Premier take : garder des liens avec nos ex. Évidemment, il existe des relations toxiques, violentes, destructrices. Dans ces cas-là, il faut couper, se protéger, partir. Mais en dehors de ces situations, je trouve qu’on veut parfois effacer totalement des personnes qui ont pourtant compté. Comme si une rupture devait forcément rimer avec amnésie émotionnelle. Moi je crois qu’on peut transformer les liens, garder une tendresse, une reconnaissance, parfois même une complicité. Parce que ces personnes ont participé à notre construction. Tout ne mérite pas d’être jeté pour prouver qu’on est passé à autre chose.
Deuxième take : le retour de la maigreur. On parle beaucoup, et à raison, du fait de ne pas juger le corps des femmes. Mais en parallèle, on voit revenir une esthétique extrêmement mince qui redevient une norme désirable sur les réseaux. Ce n’est pas une question de juger des individus, c’est une question d’impact collectif. Quand on a une grande audience, on ne montre pas seulement son corps : on diffuse aussi une vision. Et parfois cette vision peut être nocive, surtout pour les plus jeunes, même sans intention.
Troisième take : l’explosion des podcasts comme journaux intimes. Et là je m’autoclash un peu ! Parce que je suis moi-même très présente sur ces formats. J’adore réfléchir à voix haute, analyser, creuser. Mais je ressens aussi une fatigue. On parle beaucoup de soi, on met des mots sur tout, et parfois je me demande si on partage vraiment ou si on se regarde partager. Le podcast est un espace incroyable de nuance et de liberté, mais il peut aussi devenir une scène permanente du moi. Moi la première, je dois rester vigilante.
Café Cash – Take Away numéro 5, c’est un espace pour penser à voix haute, se contredire, nuancer, rire parfois, douter souvent Un café, des takes, zéro censure, et aucune vérité définitive juste celles du moment.


