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TitlePub. DateDuration
Page 3 du journal intime : La santĂ© mentale Ă  l’épreuve27 Aug 202400:04:43

La tempĂȘte intĂ©rieure :

AprĂšs tous ces examens, ces annonces, je me suis retrouvĂ©e Ă  passer des jours entiers Ă  pleurer. Il y a eu tellement d’émotions Ă  digĂ©rer, tant de questions qui me hantaient. Je ne sais pas si je suis la seule Ă  ressentir cela, mais j’ai eu un nombre incalculable d’interrogations sur moi-mĂȘme, sur mon couple, et surtout, des remises en question profondes.

Ma plus grande interrogation était simple, mais lourde de conséquences : est-ce que je veux vraiment un enfant ?

Pendant des annĂ©es, j’ai rĂ©pĂ©tĂ© : « Non, je ne veux pas d’enfants. Je ne me vois pas avec des enfants. » Mais pourquoi ? Pourquoi cette conviction si forte ? Quelles sont les raisons profondes derriĂšre ce refus ? Est-ce un vĂ©ritable choix, ou est-ce une peur dĂ©guisĂ©e ? Soudainement, tout semblait flou.

Le vertige des remises en question :

Je me suis retrouvĂ©e au bord du gouffre, prĂȘte Ă  tout remettre en question : ma vie, mon couple, mon travail. Je me suis mĂȘme dit que j’allais tout quitter, que j’allais exploser en plein vol. C’était comme si tout ce que j’avais construit jusqu’ici ne tenait plus debout, comme si chaque choix, chaque dĂ©cision Ă©tait dĂ©sormais en sursis.

Mais au milieu de ce chaos intérieur, une question revenait sans cesse : et la santé mentale, on en parle ?

Le manque de soutien :

Aucun des professionnels de santĂ© que j’ai rencontrĂ©s ne m’a proposĂ© de voir un psychologue ou un psychiatre. Pourtant, en seulement deux semaines, j’ai appris deux diagnostics qui allaient changer ma vie, et je me suis retrouvĂ©e face Ă  un choix qui allait dĂ©terminer tout mon avenir. Et pourtant, il semblait que je devais faire ce choix sans aucune prise de recul, sans aucun soutien pour m’aider Ă  naviguer dans cette mer de doutes.

Selon l'OMS, la santĂ© mentale est aussi importante que la santĂ© physique. Cependant, les femmes confrontĂ©es Ă  des diagnostics d’endomĂ©triose ou d’adĂ©nomyose ne reçoivent pas un soutien psychologique adĂ©quat proposĂ© par le corps mĂ©dical. Il y a une vĂ©ritable lacune dans l’accompagnement des patients, une absence de reconnaissance du traumatisme psychologique que de telles annonces peuvent provoquer.

La dĂ©cision de chercher de l’aide :

J’ai finalement dĂ©cidĂ© d’aller voir une psychologue. C’était une dĂ©cision que je savais nĂ©cessaire, pour discuter de tout ce qui se passait, pour essayer de prendre du recul sur la situation, et pour Ă©viter de rester bloquĂ©e sur des dĂ©tails qui, bien qu’ils me paraissent cruciaux, ne l’étaient peut-ĂȘtre pas vraiment.

La thĂ©rapie n’est pas un remĂšde magique, mais c’est un espace oĂč l’on peut dĂ©poser ses peurs, ses doutes, ses questions sans jugement. C’est un endroit oĂč l’on peut commencer Ă  dĂ©mĂȘler l’écheveau de pensĂ©es et d’émotions qui se sont enchevĂȘtrĂ©es en nous, et oĂč l’on peut trouver des outils pour avancer.

Et vous ?

Est-ce que vous avez, vous aussi, dĂ©cidĂ© de demander de l’aide auprĂšs d’un professionnel de santĂ© ? Parfois, il ne s’agit pas seulement de traiter les symptĂŽmes physiques, mais aussi de prendre soin de son esprit, de son cƓur, de tout ce qui fait de nous des ĂȘtres humains complets. La santĂ© mentale, ce n’est pas un luxe, c’est une nĂ©cessitĂ©, surtout dans les moments oĂč la vie nous impose des choix aussi cruciaux.

Aujourd’hui, je ne dis pas que tout est rĂ©solu, loin de lĂ . Mais je sais que ce choix de chercher de l’aide est un pas dans la bonne direction. Parce qu’au-delĂ  des diagnostics, des traitements, des dĂ©cisions Ă  prendre, il y a moi, et il y a la nĂ©cessitĂ© de m’assurer que je suis capable de faire face Ă  tout cela avec la force et la sĂ©rĂ©nitĂ© dont j’ai besoin.



Références :

  1. OMS - Santé Mentale


Page 2 du journal intime : La violence des annonces20 Aug 202400:05:35

AprĂšs avoir reçu le diagnostic d’adĂ©nomyose, je pensais ĂȘtre prĂȘte Ă  affronter les prochaines Ă©tapes. Ma gynĂ©cologue m’a demandĂ© de faire une prise de sang pour mesurer mon taux d’AMH (Hormone Anti-MĂŒllerienne), un indicateur de ma rĂ©serve ovarienne. Elle a Ă©galement rĂ©alisĂ© une nouvelle Ă©chographie endo-pelvienne pour Ă©valuer mes ovaires afin de connaĂźtre le nombre de follicules restants.

À ce moment-lĂ , je ne savais pas vraiment ce que cet examen impliquait. C’était flou pour moi, les termes mĂ©dicaux se succĂ©daient, et je me sentais perdue dans un univers qui m’était Ă©tranger. AprĂšs cette Ă©chographie, ma gynĂ©cologue m’a annoncĂ© que ce qu’elle voyait correspondait bien aux rĂ©sultats de la prise de sang. Mon taux d’AMH Ă©tait faible pour mon Ăąge, et elle ne voyait que quatre follicules Ă  droite et six Ă  gauche.

Avec cette annonce, une série de questions et de remarques sont tombées comme un couperet :

« Est-ce que vous souhaitez des enfants ? »

« Ça serait pas mal de ne pas diffĂ©rer le projet ! »

« Malheureusement, je ne peux pas vous dire si vous allez avoir du mal à en avoir. »

« Si vous ne souhaitez pas en avoir cette année, ça serait bien de congeler vos ovocytes ! »

Chaque phrase m’a plongĂ©e un peu plus dans l’angoisse. Ces mots, jetĂ©s de maniĂšre presque mĂ©canique, rĂ©sonnaient en moi comme autant de coups de poing. Je ne comprenais pas vraiment ce que tout cela signifiait. Je n’étais pas prĂ©parĂ©e Ă  ce genre de conversation, encore moins Ă  devoir rĂ©flĂ©chir Ă  ces questions si importantes, si rapidement.

Je suis rentrĂ©e chez moi avec une multitude d’informations que je ne savais pas comment traiter. Comment pouvais-je digĂ©rer tout cela ? Je n’avais jamais vraiment rĂ©flĂ©chi au fait d’avoir des enfants, et encore moins Ă  la possibilitĂ© que ce choix pourrait m’ĂȘtre en partie retirĂ©.

J’ai alors commencĂ© Ă  investiguer, Ă  chercher des rĂ©ponses sur Internet. J’ai voulu comprendre ce que signifiait rĂ©ellement ce faible taux d’AMH, ce que cela impliquait pour moi, et surtout, ce que cela voulait dire pour mon futur en tant que femme. J’ai explorĂ© des sites, lu des articles sur l’endomĂ©triose, l’infertilitĂ©, la FIV (FĂ©condation In Vitro), les ovaires
 J’étais en quĂȘte de rĂ©ponses.

Puis, je suis tombĂ©e sur un site spĂ©cialisĂ©, FIV.fr, oĂč j’ai trouvĂ© un test basĂ© sur mon taux d’AMH. Curieuse et anxieuse, j’ai saisi mes rĂ©sultats.

Le rĂ©sultat du test a Ă©tĂ© un choc : « L’ñge rĂ©el de vos ovaires est de 45 ans ». Ce chiffre, cet Ăąge, ont rĂ©sonnĂ© en moi avec une violence inattendue. Je n’avais jamais envisagĂ© que mes ovaires puissent ĂȘtre « plus ĂągĂ©s » que moi. Cette phrase, Ă  elle seule, a cristallisĂ© toutes mes peurs et mes incertitudes. Elle m’a fait prendre conscience d’une rĂ©alitĂ© que je n’étais pas prĂȘte Ă  affronter.

Les mots du corps mĂ©dical peuvent ĂȘtre d’une violence insoupçonnĂ©e. Lorsqu’ils sont prononcĂ©s sans vĂ©ritable considĂ©ration pour la personne qui les reçoit, ils peuvent laisser des marques profondes. Des phrases comme « l’ñge rĂ©el de vos ovaires est de 45 ans » ne sont pas juste des informations mĂ©dicales ; elles touchent Ă  l’intime, au plus profond de soi, remettant en question des aspects essentiels de l’identitĂ©, du futur.

Aujourd’hui, je comprends que ces mots, aussi durs soient-ils, ne sont qu’une partie de mon parcours. Il est essentiel de parler de ces moments, de partager ces expĂ©riences pour que, peut-ĂȘtre, d’autres femmes ne se sentent pas aussi seules et dĂ©munies face Ă  la violence de certaines annonces mĂ©dicales.

Je suis toujours en quĂȘte de rĂ©ponses, de solutions, mais surtout d’un chemin qui me permette de faire face Ă  ces dĂ©fis avec sĂ©rĂ©nitĂ©. Ce journal intime est une façon pour moi de poser des mots sur des maux, et d’avancer, pas Ă  pas, vers une meilleure comprĂ©hension de moi-mĂȘme et de ce que je souhaite pour mon avenir.

Page 1 du journal intime : Mon parcours vers le diagnostic de l'adénomyose13 Aug 202400:04:49

Fin 2023, une douleur permanente :

Fin 2023, j’ai consultĂ© une gynĂ©cologue suite Ă  de trĂšs fortes douleurs pendant mes cycles : ovulation, rĂšgles et mĂȘme en dehors. Ces douleurs ne se limitaient pas Ă  une pĂ©riode prĂ©cise de mon cycle menstruel, elles Ă©taient omniprĂ©sentes, rendant chaque journĂ©e difficile Ă  vivre. En plus de ces douleurs incessantes, j'avais Ă©galement des saignements en dehors des rĂšgles. Une vĂ©ritable galĂšre au quotidien, me retrouvant souvent dans des situations embarrassantes oĂč je devais me changer Ă  tout moment.

Ma gynĂ©cologue habituelle n’étant pas disponible avant plusieurs mois, j’ai dĂ©cidĂ© de choisir une gynĂ©co offrant le crĂ©neau le plus rapide pour une Ă©chographie endo-pelvienne, sur les conseils de mon mĂ©decin traitant. J’avais besoin de rĂ©ponses et surtout, de soulagement.

L'attente et la premiÚre échographie :

Je me rappelle avoir attendu presque 40 minutes dans la salle d’attente, nerveuse et pleine d’espoir. Quand enfin je rencontre cette mĂ©decin, elle se montre agrĂ©able et attentive. Elle Ă©coute patiemment mes symptĂŽmes avant de dĂ©cider de procĂ©der Ă  l’échographie, expliquant chaque Ă©tape avec une grande douceur. C’est un vĂ©ritable soulagement de rencontrer un professionnel aussi comprĂ©hensif.

AprĂšs de longues minutes d’examen, elle prononce ces mots qui rĂ©sonnent encore en moi : « vous avez un utĂ©rus endomĂ©triosique ». Ce diagnostic me frappe de plein fouet. Une vague de dĂ©tresse m’envahit. Je reste bouche bĂ©e, voulant crier : « Mais non, ce n’est pas possible ! VĂ©rifiez encore, je n’en veux pas ! ». Comme si j’avais le choix...

La suite du parcours médical :

Elle me conseille de consulter ma gynĂ©cologue habituelle pour Ă©valuer l’ensemble de la situation et discuter des traitements possibles, du choix d’avoir des enfants et des moyens de soulager ces douleurs au quotidien. Quelques semaines plus tard, je rencontre enfin ma gynĂ©cologue qui dĂ©cide de m’orienter vers un expert de l’endomĂ©triose pour une Ă©chographie plus approfondie.

Nouvelle phobie Ă  surmonter : me faire ausculter par un homme. Trois semaines plus tard, me voilĂ  Ă  l’hĂŽpital avec mon conjoint, prĂȘte Ă  rencontrer cet expert.

Une rencontre réconfortante :

À ma grande surprise, cet expert se montre d’une gentillesse rare, rĂ©conciliant ainsi mes craintes d’ĂȘtre auscultĂ©e par un homme. Il prend le temps d'expliquer chaque geste, chaque image Ă  l'Ă©cran. Son professionnalisme et son empathie me rassurent.

Le verdict final tombe : confirmation du diagnostic d'adĂ©nomyose. Un mĂ©lange d’émotions m’envahit, mais cette fois, je suis prĂȘte Ă  affronter la rĂ©alitĂ© et Ă  chercher des solutions.

Un combat Ă  long terme :

L’endomĂ©triose touche 1 femme sur 10 en Ăąge de procrĂ©er, soit environ 200 millions de femmes dans le monde . Les symptĂŽmes varient, mais incluent souvent des douleurs pelviennes, des saignements abondants et des douleurs pendant les rapports sexuels . L’adĂ©nomyose, bien que moins connue, cause Ă©galement des douleurs intenses et des saignements anormaux .

Ce diagnostic est le dĂ©but d’un long parcours vers la comprĂ©hension et la gestion de cette maladie. Il est crucial de parler, de partager et de se soutenir. Pour celles qui, comme moi, cherchent des rĂ©ponses, sachez que vous n'ĂȘtes pas seules. Ensemble, nous pouvons trouver des solutions et amĂ©liorer notre qualitĂ© de vie.

AMH Story07 Aug 202400:02:47

Bienvenue sur AMH Story. Je vous invite à me rejoindre dans un voyage intime et personnel à travers le parcours de la préservation d'ovocytes.


À la fin de l'annĂ©e 2023, on m'a diagnostiquĂ© une adĂ©nomyose. DĂšs lors, on m'a parlĂ© de la nĂ©cessitĂ© de faire des enfants ou de prĂ©server mes ovocytes, un sujet que je ne connaissais pas et auquel je n'Ă©tais pas prĂȘte Ă  faire face.

Ce podcast est né de cette expérience, de mon besoin de trouver des réponses, et surtout, de partager ce que j'apprends en cours de route.

C'est un sujet complexe et trÚs personnel, mais je crois fermement qu'il est important de le raconter. Lorsque j'ai été confrontée à cette décision, j'ai peiné à trouver des témoignages et des informations précises sur le processus. J'ai ressenti le besoin d'en parler, mais je ne trouvais pas les personnes avec qui discuter de cette étape cruciale de ma vie.

Cette année, je vais préserver mes ovocytes, et je souhaite partager avec vous chaque étape de ce parcours. Que vous soyez dans une situation similaire, que vous soyez curieuse d'en savoir plus, ou que vous cherchiez simplement un espace de soutien et de compréhension, ce podcast est pour vous.

Laissez-moi vous emmener dans cette aventure avec douceur, honnĂȘtetĂ©, et bienveillance. Ensemble, nous allons naviguer Ă  travers les dĂ©fis, les Ă©motions, et les dĂ©couvertes de la prĂ©servation d'ovocytes.

Bienvenue dans AMH Story, un espace oĂč l'on partage, oĂč l'on apprend, et oĂč l'on se soutient.

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