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Jessie J
Sunday, February 8, 2026 • Duration
Huit ans après ”Rose”, Jessie J revient avec ”Don't Tease Me with a Good Time”, un album qui marque un vrai tournant à la fois artistique et personnel. Depuis 2018, la chanteuse britannique a vécu une succession d'épreuves : problèmes de santé, fausses couches, cancer du sein, remise en question de sa place dans l'industrie musicale et enfin, la maternité.
Cet album est né sur plusieurs années au fil de ses bouleversements. Et ça s'entend : Jessie J ne cherche plus les artifices, ni la performance vocale permanente. Elle choisit la retenue, la précision et la vérité très directe.
Musicalement, ”Don't Tease Me with a Good Time” revient à l'essentiel. Beaucoup de R’n’B feutré, des pianos, des ambiances groove, parfois des couleurs pop aux accents 80’s. La production est volontairement épurée, laissant de l'espace à la voix, au silence, aux respirations. Jessie J n'a rien perdu de sa puissance, mais elle l'utilise autrement, avec nuance, contrôle et maturité.
Les textes abordent des thèmes forts, les limites dans les relations, l'exposition permanente, la perte, la reconstruction, la complexité émotionnelle. Elle parle aussi de dépendance affective, de rapports toxiques, de la difficulté à se protéger quand on donne trop. Elle assume une parole frontale, mais toujours sincère.
Autre choix fort, Jessie J a quitté sa maison de disques historique pour sortir cet album de manière totalement indépendante. Elle ne cherche pas à cocher les cases, justement pour séduire les acteurs du marché avec ce disque. En reprenant sa liberté, elle reprend la main sur son récit, son rythme et son identité artistique.
”Don't Tease Me with a Good Time” est sans doute l'album le plus abouti de Jessie J. Un disque posé et solide qui ne court plus après le succès immédiat, mais s'inscrit dans la durée. Une œuvre d'adulte portée par une artiste qui a traversé le chaos et qui avance désormais sans se justifier
De La Soul
Wednesday, January 28, 2026 • Duration
Neuf ans après leur dernier album, De La Soul signe un retour aussi attendu que chargé d'émotion avec ”Cabin in the Sky”. Un disque particulier, puisqu'il s'agit du premier projet du groupe depuis la disparition en 2023 de l'un des membres fondateurs du trio, Trugoy the Dove. Désormais en duo, Posdnuos et Maseo ont voulu construire un album qui lui rende hommage sans jamais tomber dans le pathos. Le ton est tout de suite donné. Une voix fait l'appel des artistes présents sur le disque, puis le silence lorsqu'est prononcé le nom de Trugoy. ”Cabin in the Sky” est un album qui parle d'absence, mais aussi de transmission, de mémoire et de continuité. Trugoy est d'ailleurs présent tout au long du disque. On entend sa voix à travers des couplets inédits, des interludes ou des prises de parole. Musicalement, De La Soul reste fidèle à ce qui a fait sa légende : un hip hop chaleureux, soulful, profondément new-yorkais, nourri de beats puissants, de groove jazz, de funk et de soul. Les productions sont signées par des figures majeures du genre, ce qui donne à l'album une texture résolument old school. Le son est pourtant mature, posé, parfois lumineux, parfois plus introspectif.
Les textes, eux, parlent du temps qui passe, de la perte, de l'amitié, de la foi, mais aussi de la place du hip hop aujourd'hui. À presque 40 ans de carrière, De La Soul n'a plus rien à prouver. Le groupe observe, transmets, raconte avec une sagesse nouvelle, sans renier son esprit libre et son sens du groove. ”Cabin in the Sky” n'est pas un simple retour nostalgique. C'est un disque sincère qui célèbre l'héritage de De La Soul, tout en affirmant que leur musique a encore beaucoup à dire. Un projet touchant, élégant et profondément humain qui rappelle pourquoi De La Soul occupe une place à part dans l'histoire du hip hop mondial.
Disiz
Monday, January 12, 2026 • Duration
Disiz, ex Disiz La Peste, signe vingt-cinq ans de carrière, quatorze albums et mille vies artistiques. Son envie d’explorer, de tester vient se confirmer dans cette nouvelle production “On s’en rappellera pas” et qui arrive trois ans après “L’Amour”, disque d’or et tournant pop dans sa trajectoire. Ce nouvel album est dense, élégant et d’une sincérité désarmante. Il réunit vingt titres où l’ancien rappeur qui pète les plombs explore ce qu’il appelle la mémoire des émotions.
Disiz y chante beaucoup plus qu’il ne rappe, avec une voix plus directe, parfois fragile, toujours expressive. Musicalement, le projet mélange pop mélancolique, électro douce, rock atmosphérique et ballades. L’ensemble crée une atmosphère fluide, évolutive presque narrative, comme si l’auditeur traversait différents états d’esprit.
Au cœur de ce disque, il y a une idée simple : ce que l’on retient et ce que l’on oublie. Disiz parle d’amour, d’amitiés, de souvenirs, de fatigue, de doutes, de reconstructions. Il évoque les gestes du quotidien autant que les grandes émotions. Le ton est posé, sincère, souvent touchant. Il ne cherche pas l’effet, mais plutôt la justesse. Et c’est ce qui donne à cet album une force particulière.
Le projet accueille aussi plusieurs invités, choisis pour leur complémentarité avec son univers. Ces collaborations apportent de nouvelles couleurs, de nouvelles textures, et contribuent à l’équilibre global du disque. Elles montrent aussi à quel point Disiz aime croiser les genres et confronter sa musique à d’autres sensibilités.
Avec “On s’en rappellera pas”, Disiz propose finalement un album très abouti, à la fois accessible et profond. Un album où l’on entend un artiste en pleine maturité, qui assume ses choix, ses émotions, et son envie de raconter autrement. C’est un disque généreux, attachant, qui prend son temps et qui laisse une trace.
Un projet qui confirme que, plus de vingt ans après ses débuts, on se rappellera toujours de Disiz.
Aya Nakamura
Saturday, December 27, 2025 • Duration
Aya Nakamura n’a plus rien à prouver, mais elle continue d’avancer. Un an après avoir enflammé la cérémonie d’ouverture des Jeux Olympiques de Paris, la chanteuse la plus écoutée de la scène francophone revient avec “Destinée”, son cinquième album, sorti le 21 novembre 2025. Un disque dense, dix-huit titres, où elle confirme son rang de star mondiale, tout en livrant son projet le plus personnel.
Derrière le clinquant des rythmes et la chaleur des productions afro-pop, “Destinée” révèle une Aya plus introspective, qui se confie sur ses doutes, ses blessures, ses amours. Elle y parle d’anxiété, de désillusion, mais aussi de force et de liberté. Cette nouvelle production est le reflet d’Aya : lucide, fière, sans filtre.
Musicalement, le disque navigue entre R’n’B, zouk, house et pop urbaine, avec ce génie du refrain qui accroche dès la première écoute. Les morceaux sont courts, efficaces, collés à l’époque. Certains flirtent avec des ambiances plus suaves, d’autres rappellent les hymnes de ses débuts. On retrouve cette écriture immédiate, ces expressions qui deviennent des slogans. Aya continue d’inventer sa propre langue, entre français et verlan.
“Destinée” parle d’amour mais surtout de résilience. Aya y transforme les critiques et les polémiques en carburant artistique. Après les débats qui ont entouré sa performance lors de la cérémonie d’ouverture des jeux olympiques, elle répond par la musique, et le message est clair : elle avance, tête haute, sans justification.
Aya Nakamura sera en Mai prochain au Stade de France, où elle jouera trois soirs de suite, un exploit historique pour une artiste française en solo. De ses débuts à Aulnay-sous-Bois jusqu’aux plus grandes scènes du monde, Aya Nakamura incarne aujourd’hui la réussite, l’indépendance et l’affirmation de soi à tout juste 30 ans.
RimK
Friday, December 12, 2025 • Duration
Vingt-cinq ans de carrière, et toujours cette même rage créative. Rim’K, le “Tonton du rap français”, revient avec “RUN Évolution”, la réédition musclée de son dernier EP “RUN”, sorti en janvier dernier. Une nouvelle version qui prolonge l’aventure avec six titres inédits, des collaborations explosives et une énergie intacte — preuve que la légende de Vitry n’a pas dit son dernier mot.
Toujours là où on ne l’attend pas, Rim’K continue de mêler héritage et modernité. Dans cette nouvelle mouture, il s’entoure d’une nouvelle génération de rappeurs.
“RUN Évolution” frappe fort : des beats lourds, des refrains efficaces et cette façon unique de mêler le vécu à la performance. Le ton est direct, le son brut, sans fioritures : Rim’K ne cherche pas la nostalgie, il continue d’avancer.
Sur ce projet, le l’ex-membre de 113 parle toujours vrai. Il évoque la rue, la transmission, l’évolution d’un monde où tout va plus vite, et où le respect se gagne sur la durée. Ses textes oscillent entre constat lucide et espoir discret, comme un pont entre les générations. On sent l’expérience d’un artiste qui n’a plus rien à prouver, mais toujours quelque chose à dire.
Musicalement, “RUN Évolution” est un concentré d’efficacité : les productions oscillent entre trap nerveuse et sonorités plus atmosphériques. L’album dégage une énergie de terrain, celle d’un vétéran toujours branché sur le futur.
Et la suite s’annonce tout aussi électrique : Rim’K repart sur les routes pour une série de concerts dans toute la France, avant un show XXL le 12 décembre à l’Adidas Arena à Paris. Une date symbolique, pensée comme une grande fête du rap français, entre rétrospective et célébration.
Avec “RUN Évolution”, Rim’K prouve qu’on peut durer sans jamais se répéter, qu’on peut rester fidèle à soi-même tout en s’ouvrant aux autres. À 46 ans, il ne court pas après la tendance : il la crée encore.
Vincent Dedienne
Friday, November 28, 2025 • Duration
On le connaissait comédien, chroniqueur, acteur, humoriste… et voilà que Vincent Dedienne ajoute plus officiellement une nouvelle corde à son arc : la chanson. Son premier album “Un lendemain soir de gala” vient de sortir, et c’est bien plus qu’une simple fantaisie d’artiste. C’est un projet sincère, tendre et mélancolique, un prolongement direct de son spectacle “Un soir de gala”, qui lui avait valu un Molière en 2022.
Dedienne a demandé à une quinzaine d’auteurs-compositeurs qu’il admire – Alex Beaupain, Jeanne Cherhal, Vincent Delerm, Albin de la Simone, Ben Mazué ou encore Pierre Lapointe, de s’inspirer de ses sketchs et d’en faire des chansons. Chacun s’est emparé d’un personnage ou d’une émotion, et Dedienne en a pris la voix. Résultat : quatorze titres, entre humour et tendresse, comme autant de petits tableaux sur la vie, la nostalgie, les rêves et les blessures ordinaires.
L’album s’ouvre sur “Un lendemain soir de gala”, une chanson presque autobiographique, où il évoque ses débuts, la scène, la solitude et le vertige du lendemain. Suivent des morceaux où se croisent le rire et la mélancolie, l’ironie et la douceur. “La chanson française” écrite par Jeanne Cherhal, se moque avec tendresse de notre besoin de chanter nos malheurs ; “Le mariage de papa” revisite les familles recomposées avec une touche de fantaisie ; “La chagreur” signée Ben Mazué, se glisse dans les plis de la tristesse avec un humour désarmant.
La musique, elle, prend des airs de cabaret, de valse, parfois de jazz ou de chanson à texte. On pense à Reggiani, à Souchon, à Brel aussi. Vincent Dedienne s’inscrit dans cette filiation avec légèreté et modernité. Sa voix n’est pas celle d’un chanteur professionnel, et c’est justement ce qui la rend attachante : elle tremble un peu, elle vit, elle raconte.
Avec “Un lendemain soir de gala”, Vincent Dedienne réussit un pari rare : transformer l’humour en émotion pure, sans jamais perdre son autodérision.
Cœur de Pirate
Saturday, November 15, 2025 • Duration
On l’avait quittée en 2021 avec "Impossible à aimer". Quatre ans plus tard, Cœur de Pirate revient avec "Cavale", son septième album studio. Un disque très attendu, qui confirme à quel point Béatrice Martin, de son vrai nom, occupe une place à part dans la chanson francophone, entre pop, folk et chanson intimiste.
Depuis "Comme des enfants" en 2009, elle s’est imposée grâce à un style reconnaissable entre mille : un piano mélancolique, une voix fragile mais intense, et surtout des textes qui touchent droit au cœur. Des chansons qui, depuis plus de quinze ans, racontent aussi bien ses histoires personnelles que celles de toute une génération.
Le mot "cavale", c’est évidemment l’idée de fuite. Mais ici, il s’agit moins de disparaître que de trouver un nouvel élan. L’album aborde des thèmes très personnels : l’anxiété, la solitude, les relations toxiques, mais aussi la reconstruction et la lumière retrouvée. Cœur de Pirate assume ses failles, ses peurs, ses pensées intrusives, mais elle les transforme en chansons universelles, qui résonnent chez chacun de nous.
Musicalement, elle s’aventure davantage du côté de la pop électro, avec des sonorités inspirées des années 80. Les synthétiseurs, les rythmiques plus dansantes et les arrangements modernes contrastent volontairement avec la gravité des textes. Résultat : un disque double face, qui réussit à faire danser tout en invitant à la réflexion.
Avec "Cavale", Cœur de Pirate ne réinvente pas totalement son univers, mais elle le renouvelle avec sincérité. Plus directe, plus personnelle, elle signe un album qui assume à la fois sa fragilité et sa force.
Et ce retour s’accompagne d’une grande tournée : coup d’envoi le 6 novembre à Montréal, puis l’Europe début 2026, avec notamment une date attendue à l’Olympia de Paris le 12 mars. L’occasion de retrouver sur scène une artiste qui, album après album, s’impose comme l’une des voix les plus justes et les plus touchantes de la chanson francophone.
Tom Odell
Friday, October 31, 2025 • Duration
Tom Odell revient avec ”A Wonderful Life”, un septième album qui confirme sa volonté de rester un artiste en mouvement. Révélé en 2013 par ”Another Love”, il s’est depuis largement réinventé avec une écriture plus brute, plus frontale, presque débarrassée de toute recherche de séduction immédiate.
”A Wonderful Life” est un disque organique. Les morceaux sonnent comme des prises directes, où l’on entend parfois les respirations, les frottements, où l’on privilégie l’émotion à la perfection. Le piano reste central, mais il dialogue désormais avec des guitares, des percussions sèches, et une production volontairement dépouillée. L’ensemble dégage une tension constante : entre ballades fragiles, presque murmurées, et morceaux plus nerveux, marqués par un chaos sonore qui reflète les tourments intérieurs du chanteur.
Côté textes, Tom Odell aborde sans détour les obsessions qui traversent sa génération : le doute amoureux, le poids du regard des autres, la peur de l’échec, mais aussi le besoin vital de trouver un peu de lumière dans un monde qui vacille. Ses paroles sont simples, directes, parfois dures. Pas de métaphore inutile, mais des phrases qui claquent comme des vérités difficiles à entendre. On est loin du romantisme enjolivé : ici, l’amour est cabossé, fragile, mais il reste un moteur essentiel.
Le titre de l’album, ”A Wonderful Life”, sonne d’ailleurs comme une ironie. Derrière l’apparente joie, c’est bien un constat amer sur notre époque qu’Odell met en musique. Mais ce qui frappe, c’est sa manière de toujours laisser une porte entrouverte vers l’espoir. Dans les silences, dans un accord de piano qui s’attarde, on perçoit une forme de douceur qui empêche l’album de sombrer complètement.
Avec ce disque, Tom Odell signe un album honnête. Il illustre la sincérité d’un artiste qui préfère montrer ses failles plutôt que d’endosser un rôle.
Flora Fishbach
Friday, October 17, 2025 • Duration
Flora Fishbach est de retour. Trois ans après ”Avec les yeux”, la chanteuse ardennaise dévoile son troisième album, ”Val Synth”. Un disque court – huit titres pour moins de trente minutes – mais intense.
Avec ”Val Synth”, Flora Fishbach a choisi d’aller à l’essentiel. Le titre lui-même dit beaucoup : un clin d’œil à la vallée des Ardennes, où elle a composé une partie de l’album, et aux synthétiseurs qui imprègnent tous les morceaux. Le projet est électro, lumineux, fiévreux, mais aussi volontairement libre et audacieux. Fishbach, qui signe elle-même la production et les arrangements, assume son goût pour l’expérimentation. Elle mélange nappes électroniques, rythmes de club et ambiances cinématographiques.
Après un deuxième album plus solaire mais marqué par la frustration d’un confinement qui l’a privée de scène, ”Val Synth” est né avec une idée simple : retrouver l’énergie directe du live. Flora Fishbach a d’ailleurs testé certains titres en club, comme une DJ qui jauge les réactions du public. Résultat : une musique dansante, viscérale, mais jamais déconnectée de l’intime.
Côté textes, la chanteuse se permet toutes les libertés. Elle convoque ses obsessions personnelles et des figures inattendues : un clin d’œil appuyé à Jean Reno, qui a accepté de poser sa voix sur un titre, ou encore une évocation de Meryl Streep dans un morceau onirique. Elle joue aussi avec les sonorités, les incantations, l’autodérision, sans jamais verser dans le cynisme. Derrière l’apparente légèreté, c’est toujours le même désir : traduire les émotions brutes, qu’elles soient joyeuses ou douloureuses, à travers une électro-pop singulière.
Avec ”Val Synth”, Flora Fishbach se dévoile plus directement qu’avant. Elle explique avoir longtemps perçu la musique comme un exutoire sombre, mais aujourd’hui, elle revendique un ton plus léger, plus joyeux, plus proche de la personne qu’elle est dans la vie. Ce troisième album marque donc un tournant : celui d’une artiste qui a trouvé sa place, qui s’assume pleinement, et qui invite son public à entrer avec elle dans une fête sincère et colorée.
Parcels
Monday, October 6, 2025 • Duration
Dix ans déjà que Parcels s’est imposé comme l’un des groupes les plus enthousiasmants de la scène pop internationale. Et voilà que les cinq Australiens reviennent avec un troisième album très attendu : Loved, sorti ce 12 septembre. Un disque qui porte bien son nom puisqu’il parle d’amour sous toutes ses formes.
Natifs de Byron Bay sur la côte Est australienne et désormais installés à Berlin, les cinq copains n’ont jamais perdu ce qui fait leur force : la complicité et l’énergie du collectif. On se souvient qu’ils avaient été repérés par nos frenchy des Daft Punk en 2017, une rencontre décisive qui avait propulsé leur funk solaire sur les scènes du monde entier. Depuis, Parcels n’a cessé de grandir, enchaînant albums et tournées, sans jamais renoncer à leur mission affichée : faire danser et transmettre du bonheur.
Avec “Loved”, ils se recentrent sur l’essentiel. Douze titres enregistrés entre Berlin, le Mexique et l’Australie, qui privilégient la spontanéité et l’instinct. Pas de concept alambiqué, comme sur leur précédent album “Day/Night” : ici, tout respire la simplicité, les harmonies vocales lumineuses et ces guitares funky qui font la patte du groupe. L’album joue constamment sur une dualité touchante : des mélodies pop euphoriques, parfois traversées par des paroles plus mélancoliques. C’est ce qu’ils décrivent eux-mêmes comme l’art de « pleurer sur le dancefloor », maxi lâcher-prise !
Et bien sûr, l’amour est partout dans “Loved” : l’amour romantique, l’amour des amis, de la nature, ou tout simplement de la musique. À travers ces morceaux, Parcels signe une ode collective, un retour à la lumière après une pause bien méritée. Ils assument même leur côté « pop sucrée », parfois naïf, mais toujours sincère, comme si la clé de leur succès était justement de ne jamais se prendre trop au sérieux.
Avec Loved, Parcels déploie une pop solaire et addictive.