Nova Classics – Détails, épisodes et analyse
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Nova Classic : « Le bien, le mal » de Guru et Mc Solaar
vendredi 25 juin 2021 • Durée 05:24
Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd’hui : « Le bien, le mal » de Guru et Mc Solaar.
Une rencontre transatlantique que l’on retrouve sur le premier album solo de feu Guru, qui s’est fait connaître au sein du légendaire duo qu’il forme en 1989 avec Dj Premier : Gang Starr. En 1993, Guru lance sa série Jazzmatazz, un disque qui, au-delà de mettre en avant l’apport du jazz dans le rap, fusionne les deux genres.
Ce n’est pas totalement nouveau : Miles Davis, dans son dernier album Doo Bop, s’intéresse au genre – le rap – tout comme Quincy Jones. Guru innove en proposant un casting de haut vol. Sur ce premier volet, Donald Byrd, Roy Ayers, Lonnie Listen Smith côtoient Carleen Anderson, N’Dea Davenport, chanteuse des Brand New Heavies, ou encore ce jeune rappeur français, Mc Solaar. C’est que Claude Mc a frappé un grand coup avec son premier album et les échos de Qui sème le vent récolte le tempo sont arrivés jusqu’aux États-Unis.
« Le bien, le mal » n’est pas la première collaboration entre Solaar et Guru, puisque certains doivent connaître ce maxi de remix de « Qui sème le vent… » sur lequel on retrouve bien sûr la Funk Mob (aka Zdar et Boom Bass qui ont travaillé sur l’album) mais aussi le Kwanzaa Possee et… un remix de Gang Starr !
C’est donc un retour d’invitation de la part de Guru qui convoque cette fois le rappeur de Maison Alfort à inscrire son nom au côtés des plus grandes pointures du jazz. « Le bien, le mal », est produit par l’acolyte de Solaar, Jimmy Jay, et le clip sera tourné entre New York et Paris par Fab Five Freddy, habitué des échanges franco-américains. Un titre qui s’inscrit dans l’ADN de Nova et que l’on ressort pour vous aujourd’hui.
Visuel © Le bien, le mal de Guru et Mc Solaar
Nova Classic : « Riot Radio » de The Dead 60’s
vendredi 18 juin 2021 • Durée 04:21
Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tous bords qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd’hui : « Riot Radio » de The Dead 60’s.
Un shoot d’énergie qui nous arrive de Liverpool. Notre Nova Classic du jour c’est « Riot Radio » de The Dead 60’s. Un groupe dont la carrière a été aussi rapide qu’un morceau de punk puisque la bande sortira deux albums avant de se dissoudre.
Durée de vie : 3 ans. On est en 2005 quand sort leur premier disque éponyme The Deads 60’s, un nom que l’on pourrait traduire en français par le “son” sixties qui tue. Avant ça, le groupe formé par des copains de lycée s’appelaient The Pinhole.
Au début des années 2000, ils font leur mue et proposent un son typiquement anglais voire londonien, celui dans lequel la Jamaïque infuse le rock. On entend dans la musique de ce jeune groupe, l’influence de The Clash ou encore de The Specials ainsi que celle du grand manitou jamaïcain, Lee Scratch Perry. Côté lyrics et thèmes abordés en revanche, le propos est moins militant et politique que celui de ses modèles. Leurs textes abordent des thèmes chers à Mike Skinner de The Streets et sont collés au gris de leur cité de Liverpool. La ville, l’ennui, les filles, la glande, l’alcool. La bande emmenée par le chanteur et guitariste Matt McManamon dresse un portrait de l’Angleterre des années 2000
Et sur Nova, on se laisse séduire par ce groupe qui n’a aucun problème à revendiquer ses influences, fait un petit tour et puis s’en va. Car comme dit plus haut, le groupe se dissout peu après la parution de leur deuxième disque en 2008. Ce matin, c’est l’émeute dans le poste. « Riot Radio » de The Dead 60’s, c’est notre Nova Classic du jour.
Visuel © The Dead 60's de The Dead 60's
Nova Classic : « Don’t Leave Me » de Delroy Wilson
vendredi 2 avril 2021 • Durée 04:49
Radio Nova revisite ses propres classiques : les raretés de tout bord qui rythment notre antenne, de la soul-funk au hip-hop en passant par les musiques afro-latines et la pop. Aujourd’hui : « Don’t Leave Me » de Delroy Wilson.
Une reprise reggae de « Where Did Our Love Go », le premier hit de The Supremes, célèbre trio féminin de la Motown au sein duquel on retrouve Diana Ross.
La version de Delroy Wilson sort au début des années 70, alors que le chanteur a déjà une belle carrière. Il a alors déjà accompagné les différentes évolutions de la musique jamaïcaine – enfant star, il commence à l’âge de treize ans – et a posé sa voix sur des morceaux de ska, puis de rocksteady, et enfin de reggae. Le soulman jamaïcain a fait ses gammes dans le studio de Coxsone Dodd, Studio One, à l’époque où Lee « Scratch » Perry produit pour Sir Coxsone. Delroy Wilson sortira d’ailleurs à ses débuts à Studio One de nombreux morceaux clashant Prince Buster, autre producteur de l’île.
En 1966 sort « Dancing mood », son morceau qui sera l’un des titres majeurs du rocksteady. Son style, sa vibe enjouée, font de lui l’un des chanteurs les plus appréciés de l’époque et notamment par ses pairs,
Quand sort cette reprise des Supremes, Delroy Wilson a quitté le studio One et collabore avec son principal concurrent, Bunny Lee qui, à la fin des années 60, et avec l’aide d’un certain King Tubby, enchaîne hit sur hit. C’est donc chez celui que l’on surnomme le « striker » que Delroy Wilson sort ce reggae soul qu’il renomme « Don’t Leave Me ». Une reprise donc, exercice largement maitrisé par les Jamaïcains, qui ouvre le troisième volet des compilations Rare grooves reggae. Les ruptures ont toujours donné naissance à de merveilleux morceaux, démonstration avec notre Nova Classic du jour : « Don’t Leave Me » par Delroy Wilson sur Nova.
Visuel © Go Away Dream de Delroy Wilson
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