Je m'appelle Guillaume Fourdinier. J'ai lancé la newsletter (26 000 abonnés) Le Plongeoir, Mon objectif est qu'on construise un futur plus cool tous ensemble.
On peut se concentrer, compter les moutons, se dire “allez, maintenant je dors !”, ça ne fait aucune différence. Quelque chose décide pour nous, et ce quelque chose suit ses propres règles.
Pour manger, on mange. Pour boire, on boit. Dormir… Ça nous arrive. Bizarre quand on y pense : c’est une activité aussi vitale que se nourrir ou respirer, et on n’a aucune prise sur le moment où ça se passe. Pourtant le sommeil a un impact massif sur notre santé.
Il est temps de comprendre.
Allez c’est parti :
Constat 🧠 : Quand on dort mal, le risque de dépression est multiplié par 2,27, et celui de cumuler des maladies chroniques grimpe. La somnolence est en cause dans près d’un accident mortel sur cinq sur les autoroutes à péage. Pourtant, un adulte sur trois se plaint d’insomnie, et 9 millions de Français ont pris des benzodiazépines en 2024. C’est peut-être le problème de santé publique le moins connu de France.
Sujet 🤓 : On ne décide pas de s’endormir. Pour que la porte du sommeil s’ouvre, trois conditions doivent être réunies : une jauge de fatigue assez pleine, une horloge interne qui donne son feu vert, et un cerveau qui baisse la garde. On t’explique comment chacune fonctionne, et tout ce qui la sabote : le café, la sieste trop longue, la chaleur, la lumière, les horaires décalés, le stress…
Défis 🤝 : Le sommeil est aussi une affaire d’inégalités. On dort moins quand les fins de mois sont difficiles, quand le logement est bruyant ou trop chaud, ou quand on travaille de nuit. On a listé 10 défis et ceux qui s’y attaquent : des assos contre la précarité du sommeil, des entreprises qui font une place à la sieste, des alternatives au café, la chasse au bruit, la tech du sommeil (et ses échecs), et l’école qui commencerait plus tard.
Voilà, c'est fini pour aujourd'hui, merci d'avoir écouté cet épisode.
Il t'a plu ? Tu as noté des idées ? Tu en veux plus ?
Faut-il mettre des panneaux solaires sur son toit ? Benjamin Barnathan (Solarock)
Saison 2 · Épisode 22
vendredi 25 septembre 2026 • Durée 01:24:31
Hello les plongeurs,
La semaine dernière, on a creusé cette révolution qu’est l’autoconsommation solaire. Vous avez été nombreux à réagir et à me contacter. Ce secteur a fait X10 en 5 ans, et ça n’est que le début.
Alors j’ai cuisiné Benjamin Barnathan pendant 1h30. C’est le cofondateur de Solarock, un des pionniers de ce renouveau solaire.
Est-ce qu’installer des panneaux vaut le coup sans les aides ?
Combien ça coûte vraiment ?
En combien de temps c’est remboursé ?
Est-ce que mon panneau sera mort dans douze ans ?
Est-ce que ça marche en Bretagne ?
Huit choses que j’ai apprises pendant l’échange avec Benjamin (Solarock) :
Déployer 15 M€ de mobilier circulaire, sans banque ni fonds | Aïssa Laroussi (Enky)
Saison 2 · Épisode 21
vendredi 11 septembre 2026 • Durée 01:35:18
Aïssa Laroussi a cofondé Enky en 2019. Ils louent du mobilier durable aux bureaux, aux hôtels et aux restaurants, au lieu de leur vendre.
Objectif : faire durer chaque meuble 25 ans, sur 4 à 5 vies. Environ 200 projets ont été signés.
Et pour ça, ils ont levé 20 millions d’euros auprès de 6 000 investisseurs comme toi et moi.
Mais comment ils ont fait ?
Hello les plongeurs,
95% des projets de rupture finissent pareil. Le projet est brillant, l’impact peut être massif, tout le monde est d’accord. Et puis tout s’arrête après le premier pilote, et ça ne passe pas à l’échelle. Comment mieux financer la montée en puissance des projets qui transforment notre consommation ?
Les banques suivent peu au démarrage. Les fonds d’investissement voudront vendre leurs parts dans 7-10 ans, ce qui est parfois incompatible avec des modèles de transition qui se dessinent sur 25 ans.
Aïssa Laroussi voulait transformer le monde du “fast furniture”, où le meuble est devenu un produit jetable. Et il a réussi à contourner ce mur du financement. Grâce à une communauté de 6 000 personnes et entreprises qui investissent leur argent pour acheter des canapés, des chaises et des tables. Fou non ?
J’ai passé 1h30 avec lui pour ouvrir le capot. J’ai adoré cet échange !
8 choses que j’ai apprises pendant cet échange :
Les banques ont refusé de financer leur modèle de location de mobilier durable, mais pas parce que c’était trop risqué.[11:43]
Son modèle de mobilier par abonnement est très rentable : 25 à 30 % de rendement locatif / son prix d’achat.[26:50]
Tous ses clients réclamaient une option d’achat en fin de location. Il l’a proposée, puis supprimée.
Prévenir plutôt que guérir
Saison 2 · Épisode 20
vendredi 28 août 2026 • Durée 34:36
Hello les plongeurs,
Vous connaissez forcément l’expression : “il vaut mieux prévenir que guérir”. Pourtant, on dépense des dizaines de milliards pour soigner des cancers et des maladies chroniques, et peanuts pour les éviter.
J’ai toujours trouvé ça dingue, mais je n’avais jamais cherché à comprendre. C’est fait, et tu vas voir : c’est fascinant !
Allez c’est parti :
Constat 🧐 : On ajoute des années à la vie, mais on n’ajoute plus de vie aux années. Par exemple, une femme vit 85,6 ans en France, mais seulement 64 ans sans incapacité. Une vingtaine d'années de vie diminuée, et ce chiffre ne s'améliore pas. Le surpoids provoque 18 600 cancers par an, l'inactivité coûte 140 milliards, et une part importante des cas d'Alzheimer pourrait être évitable en agissant sur le mode de vie. On sait comment agir. Mais on ne le fait pas. Pourquoi ?
Sujet 🤓 : On fait le tour de six terrains : l'assiette, le mouvement, les mille premiers jours, la santé mentale, l'environnement et les maladies chroniques. La bonne nouvelle, c’est que des gens ont déjà commencé à se battre pour que la prévention gagne du terrain. Et ça marche ! À chaque fois on te présente des boîtes et des assos qui fonctionnent. La Fourche, Yuka, Siel Bleu, May, Alenvi, Resilience… Tu vas voir, il y a de quoi s'inspirer sérieusement ;)
Défis 🤝 : Il faut faire sauter les verrous et éviter que la prévention devienne un privilège de gens déjà en bonne santé. On peut par exemple rémunérer les soignants pour la santé d’un patient plutôt que pour le volume d’actes : l’assurance maladie le teste en ce moment avec “la capitation”. Et si tu doutes que la prévention puisse passer à l’échelle, regarde la Carélie du Nord en Finlande. En 1972, c’était le record mondial de mortalité par infarctus. Quarante ans plus tard : plus de 80 % de mortalité cardiaque en moins chez les actifs et sept ans d’espérance de vie gagnés. Allez, on plonge ?
On a co-écrit cette newsletter avec Corentin Decouty. Il dirige Komizo Partners, société à mission qui accompagne PME-ETI et investisseurs vers plus d'impact et de robustesse, en santé et prévention notamment.
Réinventer le tourisme
Saison 2 · Épisode 19
mardi 28 juillet 2026 • Durée 22:24
Hello les plongeurs,
On est nombreux à se projeter dans des vacances bien méritées. Alors hop, je saute sur l’occasion pour vous parler de tourisme.
J’adore ce sujet. On plonge dedans à pieds joints et on s’inspire des pionniers qui sont en train de le réinventer ?
Allez c’est parti :
Constat 🧐 : En 75 ans, le nombre de touristes a été multiplié par 60. Le résultat est double. D’un côté Venise se vide de ses habitants et les falaises d’Étretat s’effritent. De l’autre 270 millions d’emplois dans le monde existent grâce au tourisme, et ton bistrot de quartier ne tiendrait probablement pas sans visiteurs. Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain, mais plongeons dans la baignoire pour tout comprendre.
Sujet 🤓 : Le vrai problème n'est pas forcément le nombre de touristes. C'est surtout que le système touristique actuel a été pensé pour des millions, alors que nous sommes aujourd’hui des milliards. Je te propose qu’on creuse les dérives que ça crée. Par exemple, l’argent ne ruisselle plus assez jusqu'aux territoires. Et les algos entassent tout le monde aux mêmes endroits. Au boulot !
Inspirations 🤝 : C’est la bonne nouvelle de cette newsletter. Des personnes passionnées sont en train de repenser chaque pièce du puzzle touristique. Pour réduire les émissions de CO2, financer la régénération des territoires visités, désengorger les sites saturés ou encore redonner envie d'aller visiter des territoires oubliés. Vive les pionniers :)
Merci beaucoup à Louise Hourcade pour son aide sur cette newsletter ;)
Voilà, c'est fini pour aujourd'hui, merci d'avoir écouté cet épisode.
Il t'a plu ? Tu as noté des idées ? Tu en veux plus ?
À très vite pour construire un futur plus cool tous ensemble :)
La poubelle spatiale
Saison 2 · Épisode 18
vendredi 24 juillet 2026 • Durée 31:55
Hello les plongeurs,
Commençons par une petite histoire. Le 22 janvier 1997, Lottie Williams marche dans un parc de l’Oklahoma, ce grand État rural du milieu des États-Unis. Un objet la frôle et lui touche l’épaule. C’est un résidu de la fusée Delta II revenue de l’espace.
Lottie est entrée au Guinness des records : c’est la première humaine à avoir été touchée par un débris spatial.
Pendant 25 ans, c’était juste une anecdote sympa à raconter à un dîner. Une anecdote de l’espace, certes. Mais une anecdote quand même. Aujourd’hui, c’est devenu une grosse préoccupation.
Le nombre de satellites explose, les déchets dans l’espace aussi. Comment faire ?
Allez, on plonge, c’est parti :
Constat 🧐 : En moins de 7 ans, une seule entreprise a lancé plus de satellites dans l’espace que l’humanité entière depuis les débuts de l’exploration spatiale. Les satellites sont devenus indispensables, du téléphone à internet. Starlink annonce partout avoir une solution pour leur fin de vie : brûler les satellites. Mais ça ne supprime pas le problème, et notre climat pourrait bien en être la première victime. Les embouteillages et les accidents se multiplient là-haut. Mais qui peut réguler ?
Sujet 🤓 : Il va falloir agir. Mais à qui appartient l’espace ? Réponse du droit : à tout le monde. Ou à personne, c’est comme on veut. Sauf que les conséquences sont massives… Plongeons pour comprendre.
Défis 🤝 : Surveillance, satellites réparables, remorqueurs spatiaux, propulsion à l’eau : une filière entière se construit, avec des pépites françaises dedans. C’est fascinant !
Les 3/4 des actifs pensent cotiser pour une retraite qu’ils ne toucheront jamais. Pourtant un quart de notre salaire part en cotisations retraites…
Imagine la bombe à retardement que ça crée pour les années à venir... C’est un truc de dingue. La crise de confiance à venir peut être bien plus grosse que la crise du budget.
J’ai longtemps fui ce sujet explosif. Mais comme toujours on peut agir !
Constat 🧐 : Notre système de retraite repose sur un pacte entre générations : les actifs paient pour les retraités. Sauf qu’on est passés de 4 cotisants par retraité en 1960 à 1,7 aujourd’hui. Il y a eu plus de décès que de naissances en France en 2025. Résultat : le déficit se creuse, et surtout une génération complète a l’impression de cotiser pour une retraite qu’elle ne touchera jamais. Le sujet de la dette, c’est aussi une dette de confiance.
Sujet 🤓 : D’où vient ce système ? Pourquoi la « répartition » plutôt que l’épargne perso ? On t’explique tout, de Colbert à aujourd’hui. Pour enfin comprendre comment ça marche, et ce qu’il va se passer dans les prochaines années.
Solutions 🤝 : Chaque parti politique a ses idées, alors on te propose de faire le tour des grandes options en toute simplicité. Il y a évidemment la grande question de l’âge de départ. Mais il n’y a pas que ça. On peut mieux valoriser l’apport bénévole des séniors, repenser le système de financement, ou encore créer d’autres moyens pour générer de la liquidité chez les retraités.
Défis 💪: Comment on peut concrètement anticiper notre propre retraite, s’il est difficile de compter sur le système actuel ? On a posé des calculs pour te proposer quelques plans sympas. Tout en finançant la transition !
J’ai coécrit cette newsletter avec l’habituelle
Féminiser le monde
Saison 2 · Épisode 16
vendredi 22 mai 2026 • Durée 29:05
Hello les plongeurs,
Je suis loin d’être un exemple. Je n’écris pas de manière inclusive, et il n’y a pas assez de femmes mises en avant dans Le Plongeoir. Mais j’y pensais de plus en plus alors j’ai utilisé ma méthode favorite : écrire une newsletter ;)
J’ai découvert un enjeu dingue : celui de mieux relier les femmes et les sciences…
J’ai écrit ce sujet grâce au soutien de Goodvest, qui pour le coup est un vrai exemple de parité (50% de clientes).
Constat 🧐 : 80% des jobs sont soit exercés par une grande majorité d’hommes, soit par une grande majorité de femmes. On est conditionnés dès la naissance à ça, et les impacts sont massifs. Pourtant la mixité crée de la valeur financière, c’est prouvé. Et les femmes au pouvoir prennent beaucoup plus soin du monde. Prouvé aussi !
Sujet 🤓 : Certains stéréotypes destructeurs pour la place des femmes irriguent tous nos comportements au quotidien. Tu vas voir, c’est fou comme c’est puissant et insidieux. On prend les 3 plus intenses, et on les creuse dans le détail :
“Les filles sont moins bonnes en maths.”
“Les filles sont moins faites pour les sciences.”
“Les filles n’aiment pas la compétition et le risque. Et elles ont moins confiance en elles.”
Défis 🤝 : Des inspirations passionnantes existent évidemment. 6 leviers permettraient de changer la donne. Varier les activités des enfants, changer les contenus digitaux, sensibiliser les enseignants et les parents, agir sur l’orientation, mettre en avant les femmes scientifiques et agir (vraiment) dans les lieux de travail. Allez, on y va ?
Merci à Emmanuelle Larroque pour la co-écriture. Emmanuelle a écrit le livre « Tu seras scientifique, ma fille ! » chez Vuibert. C’est une super entrepreneure engagée pour l’égalité. Elle a fondé l’asso il y a déjà 13 ans, pour insérer plus de femmes dans les secteurs techniques d’avenir.
Le handicap
Saison 2 · Épisode 14
vendredi 24 avril 2026 • Durée 27:40
Hello les plongeurs,
Aujourd’hui, on plonge dans un sujet qui m’a beaucoup surpris. Le secteur de l’accessibilité et du handicap cache un très gros potentiel entrepreneurial. Tout est à construire.
Si tu as 30 secondes :
Constat 🧐 : L’accessibilité aux personnes en situation de handicap n’est pas une niche. 1 personne sur 3 est concernée en France, directement ou via un proche. Et pourtant, notre monde entier est pensé pour un “corps standard”… qui n’existe pas. Résultat : une exclusion massive et silencieuse de millions de personnes.
Sujet 🤓 : Le potentiel d’impact entrepreneurial est immense pour répondre aux millions de personnes qui ont des problèmes d’accessibilité. En plus, les séniors en perte d’autonomie vont continuer à se multiplier. Pourtant le secteur manque de concurrence, les prix sont très élevés. Tout est à faire ;)
Défis 🤝 : Il faut intégrer l’accessibilité dès la conception. Ce qui est conçu pour les personnes handicapées peut servir à tout le monde. Pense aux rampes d’accès que tu prends avec ta valise pour éviter de la porter dans les escaliers. Il faut aussi développer des produits esthétiques, et surtout changer de logique : transformer l’environnement (ex d’une rampe), pas les gens (ex d’une puce Neuralink).
Inspirations 👏 : Certaines boîtes prouvent qu’on peut allier impact massif par l’accessibilité et business rentable. C’est le cas de superbes cas d’usage comme Motability, Okeenea, Auticiel, Epuur, Omni, Poppins… Magnifique !
Charlotte est une multi-entrepreneure en situation de handicap. Elle a co-fondé Wheeliz (location de voitures aménagées entre particuliers), Newav (voiture électrique accessible) et Abiliz (offre de leasing adaptée). Aujourd’hui elle accompagne les acteurs de la mobilité et de la tech sur les sujets d’accessibilité by design, d'innovation éthique et d’inclusion. Elle est également écrivaine, et écrit la super newsletter
Redessiner la ville
Saison 2 · Épisode 15
mercredi 22 avril 2026 • Durée 20:33
Hello les plongeurs, voilà la newsletter du Plongeoir #66.
Aujourd’hui on plonge dans un sujet tellement inspirant pour entreprendre : comment réinventer la ville pour qu’elle réponde à nos besoins ?
Constat 🧐 : Tu connais le gaspillage immobilier ? Les bureaux sont souvent vides, ou peu utilisés. Parfois ils sont trop loin, parfois plus adaptés. D’un côté des logements sont parfois trop grands, de l’autre il en manque beaucoup. Le bâti ne répond plus aux besoins d’aujourd’hui. Le rêve est la ville du quart d’heure : tout est accessible à 15 min, du logement au travail en passant par les loisirs.
Sujet 🤓 : Pour reconstruire la ville sur la ville, il faut redessiner l’usage de chaque bâtiment, chaque espace. Ça s’appelle l’urbanisme circulaire et c’est juste fascinant. Tout est à faire. Alors, prêt à redessiner la ville ?
J’ai co-écrit cette newsletter avec Thibaud Huriez, cofondateur de Nagomya. Il est justement issu du startup Urban Odyssey. Son premier “work village” sera métro Front Populaire à Paris (ligne 12) : 970 m2 avec 6 chalets en bois et en terre crue, collés à un espace naturel d’un hectare. Magique ! Dis-lui si tu veux y bosser, ou si tu penses à d’autres lieux :-)
Merci aussi à l’habituelle Alice Carré-Seemuller, qui m’aide dans l’écriture de ces plongeons.
On plonge ?
Voilà, c'est fini pour aujourd'hui, merci d'avoir écouté cet épisode.
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Le prix des panneaux a été divisé par dix en moins de six ou sept ans. C’est ça qui a retourné l’équation, pas les aides. La rentabilité d’une installation est passée de treize ou quinze ans à moins de dix. Autrement dit, les subventions s’effondrent au moment exact où elles cessent d’être nécessaires. [18:20]
« Ce que tu autoconsommes, c’est vingt fois plus rentable que de le revendre. » Vingt centimes le kilowattheure que tu ne rachètes pas, contre un centime pour celui que tu revends au réseau. [19:42]
Les chiffres d’une installation. Panier moyen de onze à douze mille euros, retour sur investissement entre huit et douze ans, onze ou douze avec une batterie. Ensuite, « l’année treize, l’année quatorze, tu es cash flow positif ». Le tout modélisé sur une hausse du prix de l’électricité de 3,5 à 4 % par an pendant vingt-cinq ans, soit la moyenne des quinze dernières années. [27:53]
Tu ne consommes que 35 à 40 % de ce que tu produis. Ça peut être vu comme du gâchis. Le premier geste n’est pas la batterie, c’est le pilotage : un petit boîtier qui déclenche le chauffe-eau quand les panneaux tournent te fait gagner dix points, et un ou deux ans de rentabilité. La batterie vient après, et monte l’autoconsommation à 70-85 %. [23:37]
Sur ses deux cents premiers foyers équipés, trente pour cent l’ont rappelé spontanément pour ajouter une batterie. Personne ne les avait relancés. En trois ans, le stockage est passé de 10-15 % des clients, des profils technophiles et survivalistes, à deux tiers des installations. [26:07]
Il faut réparer la réputation du secteur. Des politiques de subventions « incohérentes, ou massives, avec beaucoup d’à-coups », ont généré “un afflux d’éco-délinquants margoulins qui se sont infiltrés. » L’Allemagne a eu des politiques stables. Elle équipe 15 % de ses maisons. La France, 3 %. [14:03]
Un des gros problèmes, c’est la sous-traitance. Quand celui qui vend n’est pas celui qui pose, la responsabilité se dilue. [45:11]
« En Allemagne, tu as des licornes du photovoltaïque sur l’installation. En France, c’est le début de la montée en puissance. » Et son conseil : « Reprendre ou créer une PME de toutes pièces, il n’y a rien de plus noble comme métier. » [01:18:26]
Tout ça n’est qu’un aperçu ;)
C’est partiiii !
Voilà, c'est fini pour aujourd'hui, merci d'avoir écouté cet épisode.
Il t'a plu ? Tu as noté des idées ? Tu en veux plus ?
Il a contribué à la création du fonds Mutuelles Impact, dont il accompagne les ETI (Destia, Winncare), et a fait émerger avec Meridiam et l'ANRU les startups à impact Yci Santé et Yci Enfance. Il prépare aussi un projet en santé mentale et recherche un·e DG. Contactez-le !